Journée en famille by Pattenrond
Summary:

Montage fait par Digitalkiwi, avec une image d'AliNavGo, prise sur DevianArt

La veille, Ginny savait comment elle passerait la journée de ses 28 ans. Harry et elle planifiait d'emmener leurs enfants dans un petit parc moldu pour pique-niquer. Une belle journée en famille quoi. Elle n'avait pas prévu que son mari aurait une urgence.
Categories: Après Poudlard Characters: Ginny Weasley, Harry Potter
Genres: Autres genres
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Joyeux Ginny-versaire !
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 2256 Read: 1387 Published: 08/08/2012 Updated: 08/08/2012
Story Notes:
Salut! Comme vous le savez probablement déjà, ceci est une participation au projet de "Ginny is B.I.T.C.H.Y".
Joyeux Ginnyversaire! by Pattenrond
Ginny se réveilla seule. Sa chambre était silencieuse, mais on entendait tout de même la télévision qu’écoutait probablement un des garçons. Ginny soupira. N’était-ce pas son anniversaire aujourd’hui? Elle avait 28 ans. A l’anniversaire d’Harry, Ginny lui avait apporté son petit déjeuner au lit. Ça ne faisait que dix petits jours, il ne pouvait pas l’avoir oublié. Bien sûr, ça ne lui dérangeait pas d’aller manger en bas, mais elle s’attendait tout de même à ce que Harry aie une petite attention envers elle. Au moins, les enfants étaient tranquilles. Peut-être que c’était ça la petite attention d’Harry. Ginny se permit donc de rester un autre moment au lit, savourant le confort de ne pas être réveillée à l’aube par trois jeunes enfants turbulents, mais cet instant de grâce fut de courte durée.

-MAMAN! cria un de ses fils. James ne veut pas me laisser la télécommande.

Ginny soupira. Mais que diable faisait donc Harry? Elle se leva et remarqua alors une petite note sur la table de chevet de son mari. Elle la prit, mais ne la lit pas, ayant d’autres chats à fouetter pour le moment. Après moult cris et protestations autour de la vieille télévision moldue offerte par son père qui marchait plus ou moins bien, Ginny parvint à fermer la télé, emmener ses deux fils fâchés l’un contre l’autre et sa benjamine frustrée d’avoir été oubliée, à table. Et après bien d’autres aventures tout aussi rocambolesques et hautes en couleurs que les tribulations de son auror de mari, Ginny parvint à faire avaler à ses enfants leur repas. Lorsque ce fut fait et que ses enfants étaient habillés et prêts à aller réaliser de nouvelles bêtises, Ginny, en allant s'habiller, se permit de penser à son anniversaire, à Harry et d’être déçue. Et bien sûr, ce fut de cette manière qu’elle se rappela la petite note qu’elle avait glissé dans sa main et l’avait gardé ainsi pendant tout ce temps.

Ginny,

J’ai eu un appel urgent. Je suis vraiment désolé. Je vais essayer de me libérer le plus tôt possible.

Harry.

PS : Joyeux anniversaire!


Ginny soupira une énième fois. Il était supposé être en vacances pourtant. Elle voyait bien que ce n’était pas la faute d’Harry. Son écriture sur ce petit bout de parchemin était tellement maladroite et il avait fait une grosse tâche qu’il n’avait pas pris la peine d’effacer avec sa baguette. C’était évident qu’il était désolé et qu’il était très pressé. Ginny lui en voulait tout de même un peu. Elle savait bien qu’elle ne le devrait pas, mais c’était un peu plus fort qu’elle. Ils étaient supposés aller se promener avec les enfants. Ils voulaient faire un pique-nique dans un parc moldu londonien. Ginny pensait avec envie à cette journée depuis un moment, le premier jour de vacances de son mari depuis quelques petits mois et voilà que tout était annulé. Lors de cette deuxième semaine de vacances d’Harry, ils iraient en voyage en Irlande. Harry ne pensait probablement à annuler ce voyage, mais si jamais il passait qu’une journée de plus au travail, elle irait le chercher par la peau du cou, urgence ou pas. Il n’était pas le seul auror non plus.

Elle le jalousait un peu aussi, parce que lui avait pu reprendre cette carrière d’auror qu’il adorait, mais elle, après trois grossesses, avait été oublié du monde du quidditch. Enfin bon, c’était son choix et elle ne le regrettait pas. Sa mère avait élevé sept enfants et même si Ginny n’était pas sa mère et qu’elle était contente d’avoir un jour été autre chose qu’une mère, elle devait bien être capable d’élever correctement ses trois enfants qui demandaient beaucoup d’attention. Seulement, aujourd’hui, elle aurait voulu faire quelque chose de spéciale. Elle aurait voulu échapper un moment à ses responsabilités. Tant pis. Il faudra qu’elle attende qu’Harry revienne. Pour l'instant, elle devait s’habiller et vite avant qu’un des enfants ne fasse à nouveau une autre bêtise qui demanderait son attention immédiate.

Résolue, habillée et prête, elle sortit de sa chambre. L’avant-midi se passa plutôt bien. James cassa un bibelot délibérément. Elle le mit en punition dans sa chambre. Il lui demanda pourquoi en lui disant que de toute manière, elle pouvait le réparer par magie. Elle ne sut pas trop quoi répondre. Alors, elle lui répondit que c’était comme ça et le menaça d’une punition plus importante s’il n’écoutait pas. Par contre, mis à part, cet incident, ses enfants ne furent pas trop turbulents.

Elle ne savait pas quand Harry rentrerait. Elle organisa donc cette journée comme toute autre journée. C’était vraiment dommage pour leur pique-nique. Lorsqu’il fut temps pour elle de commencer la préparation du repas du midi, elle aperçut le panier en osier qu’elle avait sorti en avance pour le pique-nique avec les ustensiles et les assiettes qu’elle avait déjà placés dans le panier pour ne pas les oublier. Elle regarda dans son petit frigo. Il y avait les salades qu’elle avait faites la veille au soir.

-On va pique-niquer? demanda une petite voix derrière elle.

Elle regarda derrière elle et vit Albus avec un grand sourire. Elle allait répondre « non » lorsqu’elle s’aperçut qu’elle n’avait pas besoin d’Harry pour aller pique-niquer avec ses enfants.

-James! Lily! Vous voulez aller pique-niquer? cria Ginny dans le hall où elle savait que ses deux autres enfants l’entendraient.

James sortit de sa chambre en sautant d’enthousiasme.

-Oui, oui, oui!

Sa décision était déjà prise, mais elle alla tout de même dans la chambre de sa benjamine, suivie de ses deux fils pour demander l'opinion de Lily.

-On va pique-niquer, Lily! Ça te tente, s’écria James.

L’enthousiasme de ses deux garçons était beau à voir. Ginny sourit. Elle ne pouvait pas leur résister. Peut-être Lily fut-elle elle aussi influencé par ses aînés. Dans tous les cas, son petit visage s’éclaira d’un grand sourire joyeux et elle répondit d’un simple petit « oui ».

C’était décidé donc. Elle pensa aux petits préparatifs à faire. Elle devait faire des sandwichs et elle apporterait des biscuits. Il ne fallait pas oublier la crème solaire. Il ne faisait pas très soleil, mais mieux valait ne pas prendre de chances. Harry et elle avaient prévu d’y aller en transplanant, mais seule, elle ne pouvait pas emmener trois jeunes enfants avec elle. Elle irait en magicobus donc. Il ne fallait pas oublier de laisser un mot à Harry également. Une demi-heure plus tard, elle se trouvait devant chez elle. Ses trois enfants avaient réussi à mettre leurs souliers, prendre de petits manteaux et mettre la crème solaire presqu’à la vitesse de l’éclair. Enfin presque. Lily avait tenu à apporter son lapin. Ginny l’avertit de ne pas l’oublier, mais la laissa faire.

Elle fit le signe avec sa baguette et le magicobus apparut. Un jeune contrôleur lui ouvrit la porte.

-Mme Potter! s’exclama-t-il.
-Bonjour, lui répondit-elle poliment. Elle ne le connaissait absolument pas.

Tenant Lily par une main et le panier en osier dans l’autre, elle indiqua leur destination au jeune homme en laissant ses fils filer à l’intérieur pour trouver leurs sièges. Elle remarqua que d’autres passagers lui lançaient des regards intrigués. Elle ne leur accorda aucune attention.

Leur pique-nique et leur début d’après-midi se passa très bien. Le seul hic étant qu’Harry ne montra jamais le bout de son nez. Mais sinon, ils mangèrent tous les cinq avec appétit et James et Albus passèrent un bon temps dans les modules du parc. Quant à Lily, elle réussit à ne pas perdre son lapin en peluche. Et Ginny admira ses trois beaux enfants jouer.

En partant et en laissant ce petit mot à Harry, elle avait espéré qu’il irait les retrouver, des fleurs à la main, qu’il l’embrasserait et qu'il lui souhaiterait un joyeux anniversaire. Elle était bien là, avec ce petit rayon de soleil qui perçait finalement, avec ses enfants pas loin qui jouaient, mais elle serait mieux avec Harry avec qui elle pourrait parler. Mais il ne vint pas et elle repartit avec ses enfants dans le magicobus avec le même jeune contrôleur qui la salua et l’observa d’un air curieux. Si Harry avait été là, elle aurait pu plaisanter avec lui en disant que le jeune contrôleur irait probablement raconter à sa mère qu’il avait aperçu Mme Potter et ses enfants. Au final, elle avait un léger sourire aux lèvres, mais elle était aussi déçue.

Ses enfants étant complètement fatigués, elle n’eut pas à insister beaucoup pour leur faire faire leurs traditionnelles siestes de l’après-midi. Et profitant de ses quelques heures libres, Ginny alla lire un de ses magazines de quidditch. Ce qu’elle les adorait. Lorsqu’elle ne l’attendait presque plus, Harry arriva, des fleurs à la main et un sourire contrit aux lèvres. Il l’embrassa et lui souhaita un joyeux anniversaire comme elle avait pensé qu’il le ferait s’il arrivait au parc moldu qu’ils avaient choisi.

-Je suis vraiment désolé, Ginny. Le patron m’a appelé. Il y avait une urgence. Je ne voulais pas venir, mais si je ne venais pas, on aurait eu un gros problème pour le procès de Jameson et bon. Lorsque je serais le commandant, je m’arrangerai pour éviter ce genre d’inconvénients. J’ai essayé de revenir le plus tôt possible pour le pique-nique. J’étais sorti du ministère vers midi, mais je suis allé à l’allée de Traverse pour t’acheter des fleurs. Et j’ai aperçu un petit délinquant en train de faire du vol à l’étalage. Je suppose que je n’ai pas besoin de te dire que j’ai dû retourner au ministère avec lui. Je l’ai laissé au premier auror de garde que j’ai croisé, mais comme j’étais aussi un témoin, j’ai dû remplir quelques rapports. Et puis, je n’ai pu sortir que maintenant, il y a deux minutes plus tôt.

Ginny regarda son mari qui semblait avoir le souffle un peu court après sa longue explication, faite très vite. La petite rancœur qu’elle essayait de tenir loin fondit totalement.

-Alors, tu me les donne, ces fleurs pour que je puisse les mettre dans un vase, demanda Ginny avec un petit sourire.

Il fit ce qu’elle disait et l’embrassa plus longuement. Ensuite, il lui sourit encore et lui re-souhaita un joyeux anniversaire.

-J’espère qu’au moins, tu as passé une meilleure journée que moi.

Elle haussa les épaules.

-C’est possible. J’aurais aimé que tu sois là, par contre.
-Moi aussi, acquiesça-t-il.

Il n’y avait plus rien d’autre à dire. Ginny réveilla ses enfants un peu plus tard. Ils soupèrent, les cinq ensembles. James, Albus et Lily racontèrent leurs journées à leur père. Enfin, Lily se contenta de dire quelques mots dans son langage de jeune enfant. Pour le dessert, Harry sortit un gâteau avec 28 bougies que Ginny réussit à souffler toutes dans un même souffle, sous les applaudissements de ses enfants et son mari. Après un signal de leur père, les trois petits Potter allèrent dans leur chambre chercher chacun un dessein fait pour leur mère. Ceux des garçons les montraient tous les cinq, leurs personnages aux traits grossiers leur envoyaient la main (quelqu’un ayant apparemment décidé d’animer leurs cadeaux), tandis que Lily avait décidé d’un style plus abstrait. Ginny préféra ces trois dessins à toutes les peintures célèbres. Elle serra ses trois petits, les remercia et les félicita. Harry sortit également de sa poche un petit paquet. Elle en trouva une jolie robe de sorcière. Ginny sourit et le remercia. Harry lui sourit en réponse.

Le reste de la soirée se passa sur le canapé, en famille. Lily tenait son toutou et semblait prête à s’endormir. James et Albus, pour une fois, ne faisaient pas trop de bêtises, mais couraient autour du sofa et riaient beaucoup. Ginny était blottie contre Harry et ils parlaient tous les deux. Ils parlaient du repas chez les Weasley pour fêter Ginny le lendemain, de leurs vacances pour la semaine d’après, de leurs journées. Et Ginny souriait. Cette journée n’avait peut-être pas été parfaite, mais elle se terminait bien.
End Notes:
Ginny, c'est la meilleure.
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