La Magie des Sons by Tess
Summary:


ag09 sur DeviantArt

Lily l'avait compris, La musique était le meilleur moyen de s'exprimer.
Mais ce qu'elle ne savait pas encore, c'était ce que la musique pouvait lui faire.

Parce qu'un simple piano peut changer le cours d'une existence...

Petit OS en réponse au concours de YumeTonamida : "En avant la musique..."


Categories: Durant Poudlard, Romance (Het) Characters: James Potter, Lily Evans
Genres: Romance/Amour, Tragédie/Drame
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: [concours] En avant la musique...
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 2013 Read: 1111 Published: 31/03/2013 Updated: 01/04/2013
Story Notes:

C'est mon tout premier écrit sur HPF, et j'espère qu'il vous plaira! :-)

C'est un OS de 2000 mots environ.

Chapitre 1 by Tess
Author's Notes:

Cet OS est une réponse au concours de YumeTonamida :  "En avant la musique..."

Bien que je ne sois pas particulièrement fan du couple James/Lily, j'ai eu de l'inspiration (pour une fois!)... Et ils étaient mes personnages principaux.

Bien entendu, le monde et les personnages sont à la talentueuse J.K Rowling, et je ne touche aucun sou pour cet écrit.

Je n'ai plus qu'un seul mot à vous dire: Enjoy! :D

C’est d’un air absent que Lily pénétra la porte entrouverte d’une salle de classe désaffectée, le cœur lourd.  Ses pas l’avaient menée ici, alors autant entrer.

Imaginez sa surprise en voyant au centre de la pièce un splendide piano à queue, parfaitement conservé. Les touches d’un blanc d’ivoire tranchaient sur la peinture noire de l’instrument, et le petit tabouret de bois placé devant ne semblait qu’attendre un musicien. Avait-il était posé là par hasard?

D’un pas hésitant, Lily s’approcha du piano. Pourquoi ne pas jouer ? Personne n’avait plus besoin qu’elle en ce moment que d’un moyen d’oublier ses peines. Et la musique pourrait peut être la réconforter.

Laissant le flot d’émotions contradictoires la submerger, Lily effleura de ses doigts les touches du magnifique piano à queue. Et une mélodie, aussi douce, émouvante et poignante que pouvaient l’être ses sentiments, jaillit. Les sons s’entremêlaient dans des accords simples mais expressifs.

Comment avait-elle appris le piano ? Tout simplement grâce à sa mère.

Sa mère. Morte.

Et un nouveau flot de sons naquit de ses doigts fins, parfois puissants, parfois rapides, suivant le cours de ses souvenirs. Sa mère, lui apprenant à écrire. Sa mère, lui tenant la main. Sa mère, la serrant dans ses bras. Leurs rires et leurs peines partagés.

Un air tendre vit le jour entre les sons tandis qu’un petit sourire effleura les lèvres de Lily.

Puis elle se rappela la scène des vacances d’été. Pétunia venant lui annoncer d’un ton larmoyant que sa mère avait été retrouvée morte, probablement tuée, dans une situation obscure. Lily n’avait pas tardé à comprendre en contemplant le corps blanc et froid de sa mère. Les mangemorts avaient assassiné sa mère. Surement pour le plaisir de tuer des Moldus. Et entre deux sanglots de peine et de regrets, Lily se jura ce jour là de se venger par tous les moyens.  Voldemort paierait.

La mélodie prit de l’ampleur, se développa au rythme de ses émotions de plus en plus puissantes.

Elle se souvint de Severus. Severus, son ami de toujours, à qui elle ne parlait plus depuis sa cinquième année. Severus qui avait tenté de s’excuser sans succès. Sa fierté de Gryffondor lui interdisait d’essayer la moindre chose pour revenir à leur ancienne amitié.

Son âme d’adolescente tourmentée s’exprimait à travers la musique. Ses doigts bougeaient en suivant le cours de ses réflexions.

Lily s’exprimait, Lily pensait, Lily se consolait, Lily goutait à la véritable saveur de la musique. Lily oubliait.

Deux larmes coulèrent le long de ses joues pour terminer leur chemin sur une touche du piano, et une dernière note sonna, tel un adieu que Lily adressait à sa mère.

Elle se leva maladroitement du petit tabouret de bois, et contempla le merveilleux piano encore une fois avant de sortir de la pièce. Elle ne se demanda pas comment elle avait pu trouver un piano dans les couloirs de Poudlard. Elle se dit simplement, qu’elle reviendrait.
Parce qu’elle venait de comprendre ce qu’était réellement la musique. Comme le disait sa mère : « La musique, c’est la magie des sons. » Un moyen d’exprimer ses sentiments. La mélodie qu’elle créait, c’était en quelque sorte elle-même.

Arrivée dans la tour de Gryffondor, elle monta les marches menant à son dortoir sans se soucier des élèves présents dans la salle commune. Ils ne savaient pas ce que c’était de perdre un parent. Ils ne comprenaient pas le sens réel de l’amitié. Ils ne pouvaient pas compatir.

Elle jeta un dernier regard derrière elle et croisa le regard de James Potter. Pour une fois, ce dernier ne chercha pas à la provoquer une énième fois.

Ce début de septième année semblait plus calme que les précédents. Peut être que Potter avait perdu son orgueil démesuré ? Mais il ne fallait pas être optimiste.

Sans prendre la peine de se changer, elle s’allongea sur son lit et s’endormit. Ses joues étaient toujours sillonnées de larmes, mais elle était malgré tout plus légère.

La magie des sons pouvait soulager la personne. Il suffisait juste de se laisser bercer par ses émotions et laisser parler ses doigts. La musique est peut être une magie plus intrigante, plus belle, que la magie traditionnelle. On pouvait peut être faire voler des objets, transformer un cochon en bureau, enfermer la mort dans une bouteille, dompter des dragons… Tout plein de choses fantastiques. Mais la véritable magie restait celle du cœur, des sons, de l’amour, des couleurs, de toutes ces petites choses sans importance qui possèdent cependant une magie que personne ne saura dompter ni maitriser, car elle était différente.

Voilà ce que pensait Lily avant de s’endormir.

. . . . . . . . . .

Si le temps passait, Lily ne le sentait pas. Elle se réservait souvent des moments dans la salle du piano, comme elle se plaisait à l’appeler. Elle appréciait particulièrement ces moments hors du temps, où elle se donnait l’impression de se confier. Elle n’avait confié son secret à personne, pas même à Mary McDonald, car elle savait que personne ne comprendrait ce qu’elle ressentait. Il fallait vivre cette expérience pour la comprendre.
Mais au fond d’elle, Lily savait qu’elle aurait tout raconté à Severus. Severus, lui aurait compris, elle en était sure. Mais ils ne se parlaient plus depuis deux ans, et bien que cela la blessait et ajoutait des peines à son cœur déjà bien meurtri, elle ne pouvait se résoudre à aller chez lui.

Entre ses cours, sa préparation pour les ASPIC, ses moments d’isolement dans la salle du piano, et ses petits problèmes quotidiens, Lily ne voyait pas le temps passer. Elle avait simplement l’impression de ne vivre que lorsque ses doigts jouaient sur le piano à queue. Elle chérissait ces moments uniques pour l’émotion qu’elle ressentait grâce à ce qu’elle aimait appeler la magie des sons.

Elle n’avait toujours pas oublié sa promesse de se venger. Elle avait vaguement entendu parler de l’organisation de sorciers que Dumbledore avait créée, et dont le nom n’était pas inconnu dans le monde sorcier. L’Ordre du Phénix. Lily comptait faire partie de cette poignée de sorciers qui vouaient leur vie à traquer Voldemort et ses partisans. Pour venger sa mère, mais aussi pour sauver des vies innocentes.

Lily avait bien changé, et son humeur souvent mélancolique inquiétait son entourage. Mais elle répondait simplement aux questions compatissantes de ses amis que c’était la mort de sa mère sui la rendait aussi absente. Elle ne mentait pas, mais ne disait pas toute la vérité. Elle cachait ses émotions véritables, et son petit secret.

Septembre laissa la place à Octobre. Les arbres perdaient leurs feuilles, le temps se couvrait, la température baissait. Décembre arriva sans même qu’elle ne s’en rendît compte. Avec lui l’hiver, Noël, et aussi la promesse des professeurs d’être submergés de devoirs.

Elle décida de passer ses vacances de Noël à Poudlard, car elle n’aurait pas supporté retourner chez elle encore une fois, après tout ce qui s’était passé la dernière fois qu’elle y avait passé ses vacances. Elle resta à Poudlard avec la poignée d’élèves de Gryffondor qui avaient eu le courage de ne pas rejoindre leurs parents durant ces temps de guerre : James Potter et Sirius Black, et deux élèves de troisième année à qui elle n’avait jamais adressé la parole.

Et c’est durant une journée de ces vacances de Noël que se passa ce qui devait bel et bien changer le cours de son existence.

C’était une journée banale du mois de Décembre, dans l’atmosphère fébrile précédant les jours de fête. Dans la bibliothèque, Lily achevait son devoir de métamorphoses, surveillée de loin par Mrs Pince. Des livres épais recouvraient la plus grande partie de la table pourtant large, et c’est à peine si Lily pouvait tremper sa plume dans le pot d’encre qu’elle avait posé précairement sur un livre fermé. Ce qui expliquait peut être pourquoi la bibliothécaire la surveillait avec autant d’insistance, bien qu’elle ne soit pas la seule élève présente. Elle avait sens doute peur de voir ses livres adorés recouverts d’encre verte.

Son mètre de parchemin terminé, Lily rangea ses affaires et sortit de la bibliothèque. Elle s’attendait à recevoir au moins un Effort Exceptionnel comme note.

Elle reconnut Sirius Black, flanchant devant son devoir d’arithmancie. Un petit sourire tordit ses lèvres. Le grand, le beau, le fantastique Sirius Black, n’arrivait pas à faire son devoir d’arithmancie ? Ce n’était guère habituel. Rejetant ses longs cheveux roux en arrière, Lily continua son chemin d’un pas plus léger. L’envie lui prit soudainement d’aller dans sa salle, la salle du piano. Ce serait merveilleux de jouer en étant exceptionnellement de bonne humeur. Elle fit un tour dans la salle commune afin de déposer ses affaires dans son dortoir. En contemplant les lits vides de ses amies, elle se rendit compte qu’elles lui manquaient. Elle réalisa qu’elle s’était un peu éloignée d’elles, et une pointe de culpabilité vint entacher son inhabituel entrain. Elle se dirigea vers sa salle en se promettant de faire plus attention aux autres filles du dortoir.

Les décorations de Noël l’amusèrent plus que de coutume. Les armures grinçantes étaient ornées de guirlandes, et les tableaux chantaient des cantiques sur son chemin. L’esprit de Noël imprégnait l’air, et les provocations de Peeves, qu’elle croisa sur son chemin, ne l’atteignirent presque pas.

Mais quelle ne fut pas sa surprise, en arrivant près de la porte de sa salle au piano, lorsqu’elle entendit une mélodie sortir de l’instrument pour venir chatouiller ses oreilles ! Qui pouvait bien avoir découvert son havre de paix ? Lentement, elle poussa la porte de la salle, et se figea sur le seuil.

James Potter était assis sur son petit tabouret de bois, et faisait sonner de ses doigts habiles les cordes du piano. Il ne s’était visiblement pas rendu compte de la présence d’une autre personne dans la pièce, et continuait son jeu habilement, absorbé. Lily pouvait voir la courbe de ses sourcils se froncer sous ses cheveux en bataille, et la fine monture ronde de ses lunettes glisser sur son nez fin.

Si exprimer ses sentiments à travers la musique était quelque chose, regarder, ou plutôt écouter quelqu’un le faire était cent fois mieux.

Lily avait l’impression d’apprendre à connaitre son camarde de classe. Elle sentait, en écoutant l’entremêlement d’accords, les émotions de Potter… Si semblables aux siennes. Elle écoutait, elle voyait son sentiment d’être incompris, elle voyait sa peur, et ses questions. Elle écoutait, elle voyait son amour, et sa tendresse pour une mystérieuse personne. Elle écoutait, elle voyait qu’il se sentait abandonné, et qu’il se sentait coupable d’avoir fait quelque chose. Elle contemplait sa véritable personnalité, ses pensées les plus profondes.

Elle voyait le véritable James Potter qui se cachait derrière sa façade de m’as-tu-vu.

Tout cela grâce à la musique, et à sa magie. Elle n'ignorait plus... Son pouvoir.

Et en l’observant, Lily se rendit compte que James était beau. Qu’il n’était pas ce qu’il prétendait être. Qu’il lui ressemblait peut être plus qu’elle ne le pensait. Et qu’il était le seul à ressentir ce qu’elle ressentait.

Il était venu s’exprimer et se soulager grâce à la magie du son. Ses doigts effleuraient chaque touche du piano, et une mélodie jaillissait. La mélodie de son cœur.

Lorsqu’enfin, le dernier accord résonna, tel un appel au secours, et que James Potter se leva du petit tabouret de bois, son regard croisa celui de Lily.

Et à ce moment là, sans savoir ce qui l’avait poussé, Lily se jeta à son cou, et posa ses lèvres contre les siennes. C’est un James ébahi, étonné, encore plein des émotions qu’il avait déversé sur le piano, qui répondit à son baiser.

Une nouvelle page de leur vie commençait pour eux.

Comment le piano était arrivé dans la pièce ? Ils ne le sauront sans doute jamais. Mais peut être, qu’Albus Dumbledore n’y était pas pour rien.

Il ne faut jamais sous-estimer la musique. Nous la créons peut être, mais elle aussi crée. Elle crée des liens. Notre cœur bat au rythme de la musique qu’il fait, et la musique que nous faisons finit par faire battre notre cœur.

Lily et James l’ont compris, eux.

End Notes:

... J'espère que ça vous a plu!

J'ai le droit d'espérer une review de votre part? Rien de tel pour encourager un auteur en herbe! ;)

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