C'est son tour, peut-être... by Dedellia
Summary:
Note Modération : Image supprimée car trop grande.
dessin et montage par moi


Texte écrit dans le cadre du projet PhotoGinnyque de la B.I.T.C.H.Y.


Chaque matin, Ginny attend sa lettre, sa fameuse lettre, celle que tous les jeunes sorciers attendent. Molly, elle, l'observe. Mais cette lettre va t-elle un jour arriver ? Il ne reste plus qu'à attendre...
Categories: Enfances Characters: Ginny Weasley, Molly Weasley
Genres: Aucun
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Incroyablement photo-Ginny-que
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 1392 Read: 972 Published: 07/08/2013 Updated: 07/08/2013
Chapitre 1 by Dedellia
Author's Notes:
Voici mon premier texte pour l'anniversaire de notre rouquine préférée du point de vue de Molly. Bonne lecture !
Molly se levait chaque matin dès les premières lueurs du jour, et ce depuis qu'elle avait eu son premier enfant, afin de préparer le petit déjeuner pour chaque Weasley. Crêpes, oeufs, pain grillé... Tout y passait afin de satisfaire chacun de ses enfants et qu'ils se nourrissent convenablement. Elle était toujours la première levée et profitait de ses moments de solitude pour se détendre tout en cuisinant. Elle pensait à chacun de ses enfants et la joie qu'elle avait de les revoir à chaque été. Cette année, pour la première fois depuis longtemps, elle serait seule avec Arthur durant toute l'année.
Sa petite Ginny allait bientôt vivre sa première rentrée à Poudlard. Et dès qu'elle recevrait sa lettre, le temps allait se mettre à filer pour elles deux, l'une par l'excitation et l'autre par l'inquiétude de voir son bébé partir. La lettre, elle, se faisait attendre. Normalement, elle aurait déjà du se retrouver entre les mains de sa fille qui aurait été folle de joie. Molly ne disait rien par peur d'inquiéter Ginny qui était déjà inquiète de ne pas recevoir sa lettre. Elle n'en montrait rien aux autres et pourtant Molly le savait. Car depuis le début de l'été, chaque matin, Ginny se plaçait près de la fenêtre et guettait l'horizon dans l'attente d'apercevoir la silhouette qui lui apporterait ce qu'elle attendait tant. Au début, Molly avait tenté de lui faire comprendre que sa lettre n'arriverait pas tout de suite, après tout, son anniversaire n'était pas avant plusieurs semaines, mais avait finalement mis cela sur le compte de l'excitation et l'avait laissée faire. Ces derniers jours, par contre, Ginny se levait de plus en plus tôt, comme dans l'espoir que ses heures de sommeil gâchées allaient réussir à faire venir sa lettre tant attendue. Molly s'inquiétait, elle souffrait de voir sa fille se laisser autant dépérir, elle qui était toujours pétillante.

Hier, Molly était à peine levée, elle commençait tout juste à sortir ce dont elle avait besoin qu'elle avait entendu quelqu'un descendre les marches. Sans se retourner, elle avait su que sa fille se trouvait là, déjà levée, puis, les pas s'étaient dirigés vers la fenêtre et s'y était arrêté. Molly n'avait pas voulu tourner le regard dans cette direction, la voir ainsi était au-dessus de ces forces. Alors, elle avait tentée de faire abstraction de la présence de Ginny derrière elle, elle avait tentée de faire comme si tout allait bien, mais elle aussi avait peur, elle aussi avait un doute. Puis, quand Arthur était finalement descendu, Ginny avait quitté sa fenêtre. Molly avait tenté de ne pas percevoir l'éclat de déception qui avait passé dans son regard. Arthur avait lancé son bon matin et la routine avait démarrée. Tous étaient descendus et tous avaient compris. Alors tous avaient fait semblant et avaient tenter de croire qu'elle arriverait surement demain.
Le soleil, après sa lente course vers l'horizon, s'était finalement caché quelque part entre deux arbres. Chaque Weasley avait fini par retrouver sa chambre et Ginny, encore plus déçue les avait imités.

Ce matin, Molly s'était levée avec le soleil comme chaque jour. Elle avait jeté un regard vers la grande fenêtre et observé avec fatalité que sa petite fille y était déjà accoudée. Depuis quand ? Molly ne savait pas, mais elle s'approcha et Ginny de retourna. Elle voyait très bien le désespoir dans les yeux de sa fille, sa crainte de ne pas recevoir sa lettre et donc de ne jamais devenir une sorcière. Molly fit un autre pas et Ginny quitta la fenêtre pour venir se loger dans les bras de sa mère, comme quand elle était petite.

— Et si je ne recevais pas ma lettre ? demanda soudainement Ginny avec appréhension.

— Elle va arriver, répondit Molly, il suffit d'attendre un peu.

— J'ai déjà attendu, se plaignit-elle, Bill et Charlie y sont allés, Percy, Fred, George et Ron y sont, c'est pourtant mon tour, mais je ne suis pas digne d'aller à Poudlard, ils ne veulent pas me prendre.

Ginny appuya sa tête sur l'épaule de sa mère et commença à sangloter.

— Comment peux-tu dire que tu n'es pas digne d'aller à Poudlard ? s'exclama Molly.

Elle prit sa fille par les épaules et l'éloigna d'elle pour la regarder dans les yeux.

— Tu es Ginevra Weasley, une battante, continua Molly, tu ne t'es jamais laissée marcher sur les pieds par personne et ce n'est pas maintenant que cela doit commencer. Oui, parfois tu peux pleurer, mais pas te laisser dépérir !

— Mais je n'ai pas reçu ma lettre, dit Ginny d'une petite voix, je ne suis pas une sorcière...

— Ginevra Molly Weasley, tu as fait tes premiers actes de magie à un âge plus qu'exceptionnel, tu réussissais à te venger des tours de Fred et George dès qu'ils avaient le dos tourné grâce à ta magie et tu t'arrangeais toujours pour échapper aux conséquences de tes bêtises sans qu'aucun de nous ne sache comment.

Au fur et à mesure qu'elle parlait, Molly commençait à y croire elle même, elle ne doutait plus. Sa fille était une sorcière et elle allait recevoir sa lettre de Poudlard elle en était plus que certaine. Comment avait-elle pu croire ne serait-ce qu'un instant que sa fille était une cracmolle ou qu'elle n'aurait pas sa place à la plus prestigieuse école de magie ? Ginny était une sorcière et ce n'est pas un peu de retard dans la délivrance de sa lettre qui allait empêcher qu'elle devienne une sorcière exceptionnelle.

— Alors n'ose pas dire, ma fille, que tu n'es pas digne d'aller à Poudlard. Ton père, tes frères et moi avons tous vu ce dont tu étais capable et tu auras ta place à Poudlard et une place amplement méritée.

— Tu crois vraiment, maman ? s'enfuit Ginny.

— Bien sûr que oui, Ginny, répondit Molly cette fois avec une totale confiance en ses paroles.

Ginny vint de nouveau se blottir dans les bras de sa mère, de soulagement cette fois. Elles passèrent un long moment ainsi ayant quelque peu perdu la notion du temps. Ce fut Arthur qui les interrompit lorsqu'il arriva au bas des marches.

— J'aimerais ne pas avoir à interrompre ce moment, mais il semblerait que tu aies un invité volant qui vient d'arriver ! s'exclama Arthur avec un grand sourire.

Molly vit Ginny se retourner et une surprise se peindre sur le visage de sa fille. Le hibou semblait attendre depuis un bon moment et tendit sa patte afin de pouvoir retourner d'où il venait. Molly aperçut le fameux P de Poudlard trônant entre les emblèmes des maisons et la joie l'envahit. Ginny décacheta rapidement l'enveloppe et s'est avec un cri de joie qu'elle termina la lecture de sa lettre.

— Je suis acceptée à Poudlard ! s'écria la jeune rouquine.

Molly la serra fort dans ses bras et la félicita chaleureusement. Elle vit son mari faire de même et c'est avec un grand sourire qu'ils la virent monter les escaliers en chantonnant qu'elle était acceptée à Poudlard. Ses frères ne tarderaient pas à être réveillés par toute cette agitation et le Terrier allait bientôt être rempli d'exclamations de joie et de rires. Ce fut à ce moment qu'elle se rappela qu'elle n'avait pas encore préparé le petit déjeuner. Molly partit rapidement vers la cuisine et c'est sous les exclamations de joie qui commençaient à parvenir jusqu'à ses oreilles qu'elle prépara un repas de fête pour célébrer ce moment.

De ses fourneaux, Molly entendit de multiples pas descendre les escaliers puis ce diriger vers la grande table. Telle une réunion chaotique, le bruit des conversations, très animées pour un matin, lui parvint. Et une petite voix, plus enthousiaste que les autres continuait à chantonner, donnant à Molly une joie sans équivoque.

— Je vais à Poudlard !
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