Dorment les enfants et songent les hommes by Api
Summary:

Npenguin sur DA, montage par moi

Parce que la nuit, quand tout le monde est profondément endormi, il est là. Les yeux grands ouverts, il la regarde et il pense. Il pense.

Participation au projet de la BITCHY.

Categories: Biographies Characters: Peter Pettigrow
Genres: Aucun
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Incroyablement photo-Ginny-que
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 1081 Read: 1206 Published: 16/08/2013 Updated: 16/08/2013
Story Notes:
Voici donc mon texte répondant au projet du fan club de Ginny.
Le but était de parler de Ginny du point de vue d'un personnage tiré au sort. Donc Peter pour moi.

Ce texte est...je n'en suis pas fière, j'ai l'impression qu'il est bourré d'incohérences et qu'il ne vaut pas grand chose. Mais je ne pense pas pouvoir faire mieux, je n'y arrive pas :D
Merci a Bevy pour son bétatge très rapide et de qualité!
Mais bonne lecture quand même!
Chapitre 1 by Api
La petite fille a les yeux fermés, elle dort. Sa tignasse rousse déployée sur l'oreiller ressemble aux derniers rayons du soleil couchant et, dans son poing bien serré repose un petit bracelet aux couleurs chatoyantes.
Elle rêve, il en est sûr. Il peut voir ses paupières frémir et il se demande quelles merveilles se cachent derrières ses yeux clos. Il meurt d'envie de savoir. De pouvoir retomber dans cette bienfaisante inconscience que procure le sommeil. Parce qu'il ne rêve plus. Jamais.
C'est peut-être à cause du rat, peut-être à cause de lui, il ne sait pas. Ce qu'il sait en revanche, c'est qu'au début, ça ne le gênait pas. Mieux valait un sommeil sans rêve qu'une nuit peuplée de cauchemars. Maintenant il ne sait plus. Le rat prend trop de place, et parfois il aimerait bien redevenir Peter, même si c'est pour revoir toutes ses familles brisées et ses vies avortées.

Elle fronce les sourcils un moment et il se fait un peu plus petit, mais elle ne se réveille pas, se contente d'esquisser un sourire. Il aime bien venir la voir dormir. Elle est bien plus sage la nuit que la journée. Il y a deux jours elle l'a fourré dans son aquarium, soit disant pour qu'il se fasse des amis poissons. Cette petite folle est persuadée que Percy et Ron ne le font pas assez sortir. Un rat sans vie sociale, quelle bonne blague.

Il se demande souvent qui a pris la décision d'aller chez les Weasley. Lui ou le rat ? Le rat probablement. Il adore jouer avec les enfants. Et le rat aime la petite Ginny qui rit beaucoup et qui pioche en douce dans les pots de confitures. Quand à lui, il ne sait pas trop. Il se contente de la regarder dormir, ses cheveux roux lui en rappelant d'autres formant une corolle autour de sa tête. Elle lui rappelle la vie d'avant, qu'il ne peut pas être heureux. Il est Peter le paria, Peter le jaloux ou bien Peter le petit gros. C'est peut être pour ça qu'il a choisit les Weasley. Parce que le petit Percy est déjà trop sérieux et qu'il ressemble beaucoup aux rares photos que Remus lui avait montré de lui enfant. Parce qu'il ne peut pas regarder les jumeaux sans voir James et Sirius écroulés de rire. Mais aucune trace de Peter.

Il a déjà essayé de s'enfuir du terrier. De quitter cette maison trop surchargées, trop chaleureuse et trop vivante. Mais le rat l'en a toujours empêché. Il le ramène vers la maison pour se faire à nouveau poursuivre par Ginny. Le rat la laisse faire beaucoup de choses. Elle lui a même mis de la peinture magique sur la queue l'autre jour. Mais quand elle parle, c'est Peter qui écoute.
Il écoute quand elle raconte ses frères, ses rêves et ses secrets d'enfants. Il écoute son innocence et il la déteste. Il est jaloux.

Parce qu'il sait déjà. Il sait qu'elle sera quelqu'un de fort. Elle n'a que six ans mais il sait. Elle a cette petite lueur au fond des yeux, cette lueur qu'ont tous les gens biens. La lueur qu'il a éteinte chez Sirius. Celle qu'il n'a pas, qu'il n'a jamais eue.
Parfois il se laisse hypnotiser par les grand yeux bruns et les taches de rousseur. Mais quand le rat s'endort enfin et que Peter gagne du terrain, il se met a la détester cette petite fille qui sourie dans son sommeil. Il lui en veut tellement de savoir sourire. Et la rage, cette rage qui l'a rendu si fort et pourtant si faible s'empare de lui. Il aimerait que le sourire s'efface et que les couleurs qui entourent la fillette s'assombrissent. La peur arrive à ce moment là. Elle se dresse, menaçante et il fait ce qu'il a toujours fait face à elle. Il se recroqueville en espérant que la colère finira par s'en aller et il laisse le rat reprendre le contrôle.

Le rat est simple. Devenir le rat c'est facile, ça fait du bien. Il se pense pas, se contente de courir, grignoter, se cacher, manger. Le rat vit, Peter survit. Certains jours, il aimerait devenir Croutard pour de bon, disparaître complètement et se reposer enfin. Il n'a jamais aimé être Peter Pettigrow. Il n'aime pas regarder la petite Ginny rire aux éclats, la trouver mignonne et, la seconde d'après, la détester pour son innocence.

Il a cette sensation dans la poitrine, une sensation qu'il connaît bien. Elle le ronge et détruit minutieusement tout ce qui pourrait faire de lui un homme presque bien. L'envie, la jalousie surtout. Elle est là tapie, prête a lui dévorer le cœur et l'âme à chaque instant. La jalousie, toujours la jalousie. Il a bien essayé de la combattre, de l'ignorer mais il n'a jamais réussit à s'en débarrasser. Alors il a finit par se laisser entraîner et, le soir du trente et un octobre, il a bu la tasse.
La rat n'est pas jaloux lui. Et en plus, le rat ne se souvient de rien. Il joue avec Ron et Ginny et se laisse faire, trop heureux de sentir leurs petites mains qui le chatouillent et d'entendre les rires qui s'échappent de leurs bouches gourmandes. Mais le rat finit toujours par s'éloigner et il ne reste plus que lui.

Il est dérangé dans ses réflexions par Ginny qui s'agite dans son lit. Il la regarde tourner et s'emmêler dans sa couverture, il regarde sa peluche préférée tomber par terre et écoute le gémissement qui s'échappe de ses lèvres . Une partie de lui s'inquiète un peu pour elle. Celle qui est fatiguée de détester les sourires de la petite fille. Mais il y a l'autre partie, la plus grande, qui espère qu'elle fait des cauchemars.
Cette part de Peter qui attend que Ginny vienne la rejoindre dans cette danse sans fin avec la peur.

Alors il rêve Peter. De ce jour où il verra la lueur vaciller dans les iris chocolats et le rose disparaître des joues rondes.
Du jour où il ne sera plus le seul envier le monde.
End Notes:
Voilaaaa! N'hésitez surtout pas à aller lire les autres textes de ce projet, ils sont tous superbes!
Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=29268