Autour d'un arbre by Carminny
Summary:


Montage par moi à partir d’une image de Andravaz sur DA (Luna) et d’une image de FellKunst (Sombral)

Luna ne cherche jamais à s'enfuir des moqueries, mais quand cela arrive, elle trouve de vrais amis...

Participation au concours Mon centaure bien-aimé de Samantha Black


Categories: Durant Poudlard, Epoque de Harry Characters: Luna Lovegood
Genres: Missing Moments
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Mon centaure bien-aimé
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 1524 Read: 383 Published: 27/07/2020 Updated: 27/07/2020
Chapitre unique by Carminny
Author's Notes:

Coucou !

Voici ma participation au concours de Samantha Black "Mon centaure bien-aimé". Voici les consiges :

- Le personnage « créature magique » doit être identifié clairement et être nommé (avoir un prénom).
- Le personnage humain découvre une habitude culturelle propre au peuple du personnage « créature magique » qui apparaît dans le texte.
- Les deux personnages devront avoir une conversation.
- Votre histoire devra être écrite au point de vue interne (première ou troisième personne, c’est à vous de choisir).
- Il devra faire entre 1 000 et 15 000 mots.

Bonne lecture !

 

– Hé, Loufoca !

L’énième moquerie qui accompagnait ses pas depuis la rentrée fit fuir Luna Lovegood. Aussi rapidement que ses courtes jambes de fillette de onze ans pouvaient la porter, elle s’enfuyait dans la seule direction où elle était certaine que personne n’allait la poursuivre avec leurs méchantes remarques et leurs rires moqueurs. La Forêt Interdite était devenue son refuge depuis maintenant deux mois. Elle supposait qu’elle était la seule à oser s’aventurer dans la pénombre des arbres. Elle avait déjà entendu les pires rumeurs sur les animaux sauvages qui y vivaient et les sanctions que faisaient tomber leurs professeurs sur quiconque y pénétrait. Mais un jour où elle s’était réfugiée à l’orée de la forêt, elle n’avait pas pu résister aux joyeuses chansons des oiseaux et au doux bruit du vent dans les feuilles. Elle était entrée et elle avait admiré la beauté des arbres, des buissons et de la nature. Elle s’y était sentie bien. Elle était revenue encore et encore.

Luna s’installa sur une branche de l’érable qu’elle avait repéré la dernière fois et agita ses pieds nus. C’était agréable ici, dans la forêt. Personne à l’horizon, elle était seule avec la nature et les animaux. Si elle restait assez longtemps, elle pourrait peut-être même apercevoir un nargole ou un veaudelune. Avant même qu’elle ne put se placer confortablement contre le tronc, son attention fut attirée par un oiseau d’une couleur inhabituelle. Il était d’un bleu clair éclatant et parsemé de petites tâches argentées. En fait, il était aux couleurs de la maison de Serdaigle. Sa maison, songea-t-elle avec une pointe de tristesse. Même si elle n’en faisait pas vraiment partie. Après tout, pour faire partie d’une maison il fallait un peu plus que d’avoir un lit dans le dortoir et son nom dans la liste des élèves. Elle aurait aimé avoir des amis, elle avait été gentille avec tous ses camarades. Mais elle ne pouvait pas renier qui elle était pour eux. Comme cet oiseau qui ne pourra jamais nier être un oiseau et vouloir voler, elle ne voulait pas être enfermée dans une cage. Elle aimait sa liberté et elle croyait en sa vérité. Peu importe ce que disaient les autres.

 

L’oiseau était parti depuis longtemps quand un mouvement attirait l’attention de Luna. De l’autre côté de la clairière une silhouette noire semblait attendre quelque chose. La nuit était tombée depuis longtemps et la fillette blonde savait qu’elle aurait dû être rentrée depuis des heures. Mais elle n’avait aucune envie de retourner au château et ses habitants. Elle était bien ici et elle avait une idée de la créature qu’elle était sur le point d’apercevoir. Sa mère lui avait longtemps parlé d’eux.

Enfin le sombral sortit de la forêt et fit quelques pas sur la clairière. La lumière de la lune éclairait ses formes fragiles et mettait en évidence les os saillants si typiques de cette race de chevaux magiques. Son pelage noir ne présentait pas l’éclat de la domestication mais témoignait de la rude vie qu’il menait dans la Forêt Interdite. N’osant pas sortir pour brouter sur les riches berges du lac de Poudlard, il se contentait des rares herbes qu’il pouvait trouver. Aucune viande si ce n’était un rare lapin de temps en temps ne se trouvait sur son menu. Il y avait bien trop de concurrence à la chasse. Le sombral plongea son nez dans les fleurs et les herbes qui couvraient la clairière et se mit à brouter calmement.

Soudain un hennissement retentit. Le sombral leva la tête, alarmé. Ses oreilles dressées ne laissaient aucun doute sur l’importance qu’il accordait à cet appel. Faisant quelques pas de piaffer, il écarta ses ailes de chauve-souris et les battit, provoquant un bruit effrayant. Mais apparemment, c’était une fausse alerte car il se remit à brouter quelques minutes plus tard. Seuls les mouvements de ses oreilles traduisaient son agitation passée. Un deuxième hennissement se fit entendre, plus doux que le premier. Sur la clairière entra un jeune poulain. Le sombral l’appela du milieu de la clairière.

Les deux sombrals broutaient tranquillement au milieu de la dangereuse forêt. Luna leur trouvait une fascinante beauté qui lui faisait oublier tous ses soucis. Ils paraissaient tellement calmes et paisibles. Rien ne pouvait leur arriver. Rien ne pouvait lui arriver tant qu’elle était avec eux. Elle souriait et les observait, immobile de peur de les effrayer. Tout allait bien.

 

La semaine qui suivit, Luna chercha le plus d’informations possibles sur les sombrals. Elle lisait des livres à la bibliothèque, un autre endroit tranquille et à l’abri des moqueries. Elle demandait à ses professeurs. Elle écrivait à son père. Elle essayait de se rappeler les histoires de sa mère. Les sombrals étaient une race de chevaux ailés. Ils avaient une apparence qui faisait peur et surtout ils n’étaient visibles qu’aux yeux de ceux ayant déjà vu la mort. C’était cela qui leur donnait une sinistre réputation que relataient les anciens livres. Les sombrals portaient malchance. Ils étaient carnivores mais pouvaient également manger de l’herbe et des feuilles. Ils avaient un excellent sens de l’orientation et trouvaient même des destinations où ils n’avaient jamais été. Ils étaient pacifiques à moins qu’on ne les attaque, mais la plupart des sorciers les considéraient comme de mauvais présage. C’était du grand n’importe quoi, elle le savait grâce à sa mère. Elle lui avait dit que voir les sombrals témoignaient d’une grande sagesse et maturité. Elle lui en avait dessinés des dizaines sur des feuilles, sur les murs, dans l’air. Sa mère les aimait alors elle les aimait aussi.

Le lundi soir, Luna retourna dans la Forêt Interdite. Pour une fois ce n’était pas simplement une fuite devant les moqueries de ses camarades mais une envie de revoir les deux sombrals. Ses pieds nus, quelqu’un avait cru amusant d’accrocher ses chaussures au plafond, trouvaient le chemin de la clairière sans problème. Elle s’installa sur son arbre et attendit patiemment. Elle savait que les sombrals ne se montreraient que s’ils en avaient envie et s’ils étaient dans cette partie de la forêt. Après tout, il était même très probable qu’ils aient changé d’endroit depuis la dernière fois.

Mais, comme s’ils n’avaient attendu qu’elle s’assoit pour venir, les sombrals se mirent à brouter sur la clairière que quelques minutes après son arrivée. Contrairement à la dernière fois, ils n’avaient pas l’air méfiant et s’avancèrent calmement. La lune pleine faisait doucement luire leur pelage noir. Luna trouvait une fois de plus qu’ils étaient magnifiques. Ici, ils ne ressemblaient plus à l'équivalent chevalin des vampires dont les livres dessinaient les traits. Ici, sur cette clairière, ils ressemblaient à des chevaux ailés magnifiques, à des semblables exclus pour leur unicité, à des amis de longue date enfin retrouvés.

 

Poussée par un instinct qui ne pouvait pas la tromper, Luna se laissa glisser de son arbre, atterrit en douceur sur le sol couvert de mousse et s'approcha des deux sombrals. La mère lorsqu'elle la vit hennît doucement, comme pour l'appeler. La jeune sorcière lui présenta la main pour qu'elle la renifle puis lui caressa doucement l'encolure. Les oreilles de l’équidé dansaient, attentives, et elle lui donna un petit coup de museau pour l'inviter à se rapprocher.

– Je suis Luna, se présenta la fillette avec l'impression d'énoncer une évidence qu'ils savaient depuis longtemps.

– Nous savons, lui répondaient les yeux du sombral. Et tu nous aimes déjà.

Luna dût sourire devant cette assurance. Il n’y avait pas de place pour le doute.

– Tu es Cerise, affirma-t-elle, prise dans la même certitude. Et ton petit s'appelle Trèfle.

Le sombral acquiesça de sa tête, imitant le geste humain. Le petit sombral donna soudainement un coup de tête dans le bras de Luna. Puis, effrayé par son propre courage, il se cacha derrière sa mère. La sorcière lui tendit doucement la main et put lui caresser la crinière partant dans tous les sens.

– Tu es gentil, lui sourit Luna.

– Et toi, tu étais assise sur mon arbre.

Cerise rejoignit la plante avec un pas lent et commença de s'y gratter avec un air d’entière satisfaction.

– Ton arbre ? préféra vérifier Luna.

Elle avait tellement bien compris qu'elle venait à penser qu'elle lui transmettait ses pensées. Elle l'acceptait comme elle aurait accepté que les sombrals mangeaient des fourmis. Légèrement étonnée mais confiante.

– Mon arbre, confirma Cerise. Chaque sombral a son arbre de prédilection contre lequel il se frotte et qu'aucun autre n'utilise. Et voilà le mien.

Luna hocha la tête. C'était logique que chacun avait le sien. C'était probablement pour cela qu'elle avait eu le droit de s'approcher d'eux. Parce que Cerise voulait récupérer son arbre. Elle câlina Trèfle en contemplant la lune au-dessus de sa tête. C'était une belle nuit.

– Je suis votre amie maintenant ?

– Si tu veux, acquiesça Cerise pendant que son fils mordillait la cape de Luna.

Les étoiles brillaient au-dessus d'eux. Luna leur souriait. À ses côtés, Cerise broutait tranquillement et Trèfle gambadait à la poursuite d'une chauve-souris. Le vent soufflait doucement et agitait doucement les feuilles des arbres. Un oiseau gazouillait. Sur une clairière de la Forêt Interdite, la paix et l'harmonie régnaient.

 

End Notes:

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