Elles étaient trois by Selket
Summary:



À toutes les femmes de sa vie


Participation au challenge Inter Fan Club - Troisième manche


Crédit image : libre de droit modifiée par mes soins
Categories: Après Poudlard Characters: Astoria Greengrass, Daphné Greengrass, Pansy Parkinson, Theodore Nott
Genres: Amitié, Romance/Amour, Tragédie/Drame
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Les portes bannières, Projet Inter Fan Club (Challenge)
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 877 Read: 122 Published: 14/11/2021 Updated: 14/11/2021
Story Notes:
Ce texte est en réponse au challenge Inter Fan Club. Le but ?
Plusieurs manches, des contraintes tirées au sort à chaque manche, un niveau de difficulté choisi en amont et un au moyen un personnage ayant son propre fan club et dans lequel on est inscrit.

Ici j'avais choisi le niveau de difficulté difficile : j'avais donc trois contraintes minimum à prendre.
j'ai choisi :
- : Une oxymore doit être présente dans votre texte - Le narrateur doit être masculin
- Immuable


En plus de ça ce texte a été écrit durant une nuit HPF et j'avais comme contrainte : Inserer la citation "La logique est le dernier refuge des gens sans imagination. Oscar Wilde"
Chapitre 1 by Selket


La logique est le dernier refuge des gens sans imagination. Et pourtant, c’est cette froideur à disséquer le monde. Démembrer pièce par pièce les méandres du cerveau humain qui avait fait de lui l’homme qu’il était. Insolent dans la nonchalance qu’il avait de porter son regard sur les autres. Cynique jusqu’auboutisme, contemplatif à l’absolutisme.
Il restait là, immuable. Les épaules droites, les yeux perçants, sourds aux mots des autres. Il savait bien ce qu’on disait sur lui dans son dos, quand on ne venait pas lui cracher à la figure avec haine. Mais il continuait à avancer, inlassablement.
Il leur devait. Alors, péniblement, il supportait tout cela sans se briser, sans broncher. Il était Théodore Nott, le plus froid des Serpentard. Le plus impénétrable des Sang-Pur. Il s’était formé cette carapace à la mort de sa mère. Déjà réservé, déjà épris de solitude, il s’y était jeté corps et âme pour ne pas briser son cœur d’enfant. Et même Astoria et Daphné, ses compagnes de jeux, n’avait pu le sortir de l’aime dans lequel ce suicide l’avait plongé. Car il le savait, sa mère n’était pas forte, contrairement à lui, ce mantra elle lui avait chuchoté ce dernier soir.
Sa mère parti il avait décidé de rester fort, de ne pas se faire lui aussi emporter. Il avait compris très vite le poids des mots et l’avantage de la neutralité. Il était resté dans l’ombre, hors de portée des enjeux qui se jouaient en pleine lumière. Il était le marionnettiste derrière le rideau. Cynique, désinvolte, jouant avec les mots avec subtilité et économisant ses paroles. Et pourtant, malgré tout ça, il avait réussi à se faire des amis. Chose totalement improbable. Mais pour eux, malgré la guerre, la purge et la haine, il restait le même. Immuable, intemporel.
Il leur devait bien ça, surtout à elles. À toutes les femmes de sa vie. De sa nouvelle vie.

Elles étaient trois.

En première, venait Astoria. Elle avait été la première à l’aimer inconditionnellement. D’un amour enfantin. Elle lui souriait, lui tendait la main avec sa franchise désarmante. Astoria était comme ça, entière. Pour elle, il se transformait en guerrier, gardien d’un trésor ou prince charmant. Il était prêt à tout pour la faire sourire. Mais la guerre et le temps avait effacé son sourire. On était en deux mille un. Astoria allait épouser Drago, et plus la date s’approchait plus son visage, se marquait et son sourire se fanait. Aujourd’hui, il ne pouvait plus l’enlever devant l’autel comme dans leur histoire d’enfant. Il pouvait seulement espérer qu’Astoria finirait par aimer Drago à défaut d’aimer sa vie. Elle n’avait jamais voulu se marier, avoir d’enfants, mais on ne lui demandait pas son avis. Ainsi va le monde chez eux, et même la guerre n’y avait rien changé.

La deuxième, celle qui resterait pour toujours le grand amour de sa vie. C’était l’aînée. La solaire Daphné. La princesse des Serpentards, l’astre de son ciel. Celle qui le soutenait, le faisait aimer la vie. C’était elle, toujours. Celle qui hantait ses nuits et illuminait ses nuits. Et c’est parce qu’il l’aimait qu’il la laissait partir, qu’il disait au revoir à celle qui avait été sa fiancée. Car là où lui ne rêvait que d’elle, elle s’était des Blaise. C’était le grand amour de sa vie, son histoire éternelle, son rêve brisé.
Il ferait tout pour elle, y comprît la laisser derrière lui. Et pourtant elle était toujours là, dans son ombre, dans ses silences et dans sa vie. Car il ne pouvait pas se passer d’elle, elle était son roc, celle qui le faisait se sentir vivant. Mais maintenant il espérait juste la sauver, elle sombrait chaque jour un peu plus depuis le départ de celui qui était tout pour elle.

La dernière, c’était une vipère, elle osait lui cracher les mots que les autres pensaient sans rien dire. Serpentarde jusqu’au bout des ongles, fière jusqu’à la semelle de ses hauts talons, agaçante dans tous ses soupirs, c’était Pansy. La seule qu’il n’avait pas aimée, la seule qu’il n’avait jamais dû épouser. Sa seule et véritable amie, la meilleure même. Ils étaient la lumière et l’obscurité, à elle le devant de la scène à lui les coulisses. Elle était sa voix, elle disait tout haut ce qu’il pensait tout bas. Mais ça, c’était avant, avant la guerre, avant tout ça. Lorsque la lumière de ses prunelles ne s’était pas éteinte sous les remarques acerbes des vainqueurs.

Trois femmes, trois Serpentardes pour qui il donnerait sa vie, comme il l’aurait fait pour sa mère si ça avait pu la sauver. Trois femmes qu’il sauvera à leur tour.

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