Veille éternelle by SunonHogwarts
Summary:

Warner Bros

Entre les murs de Poudlard, les générations et les réveillons se succèdent. Au rythme des inquiétudes, des questionnements et des joies de son époque, chacune se fraye un passage dans l'Histoire de l'école.

Et dans la Grande Salle, le sapin veille.

Joyeux Noël 2021 Juliette54 !

Categories: Durant Poudlard, "19 ans plus tard", Epoque Maraudeurs, Epoque de Harry Characters: Katie Bell, Lily Evans, Lily L. Potter
Genres: Amitié, Famille, Missing Moments
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Echange de Noël 2021
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 3506 Read: 261 Published: 28/12/2021 Updated: 28/12/2021
Story Notes:
Bonne lecture et bonnes fêtes de fin d'année à tou.te.s !
Chapitre 1 by SunonHogwarts
Noël avait toujours été une période magique à Poudlard - si on pouvait se permettre de décrire une période comme magique dans une école de sorciers. Dès que les premiers flocons se mettaient à tourbillonner au-dessus du parc, pour venir se poser sur les arbres de la forêt interdite et sur les toits du château, on sentait l’excitation des fêtes de fin d’année qui commençait à se répandre dans les couloirs. Peu à peu, l’herbe se recouvrait de neige et les fenêtres de givre, le lac arborait une couche de glace de plus en plus épaisse - sur laquelle les élèves attendaient impatiemment d’aller patiner- et l’école s’illuminait de décorations dans tous les recoins. Les serres de botaniques devenaient glaciales, on ressortait les écharpes et les gants aux couleurs de sa Maison, les gradins pendant les matchs de Quidditch ressemblaient à des mers de bonnets colorés. Elèves comme professeurs passaient le plus clair des sorties à Pré-au-Lard à se réchauffer aux Trois Balais et les soirées dans les salles communes se centraient autour des grandes cheminées. Les guirlandes éclairaient à nouveau les couloirs, la fausse neige tombait du plafond magique, les ornementations prenaient leurs places dans les salles de classe, les dortoirs, les escaliers.

Et dans la Grande Salle, au centre de toutes ces effervescences, l’immense sapin veillait sur les élèves qui s’émerveillaient devant les premières neige au crépuscule, qui dégustaient le festin du soir du réveillon, qui dansaient dans des robes colorées le jour de Nouvel-An. Génération après génération.


***



La salle commune des Gryffondor boue de vie, alors que le soleil se couche doucement derrière les arbres et baigne la pièce dans une jolie lueur rouge. Les odeurs de chocolat chaud et de thé se mêlent dans l’air, et les discussions vont bon train, alors que les élèves rentrent tout juste d’une balade dans le parc ou d’une bataille de boules de neige. Assise sur une canapé abîmé par le temps, le plus près possible de la chaleur de la cheminée, Lily est absorbée par son livre. Les pointes de ses longs cheveux roux sont encore humides d’avoir passé l’après-midi à s’amuser dans la neige. Sur la table basse devant elle, une tasse presque vide laisse échapper un petit filet de fumée. Le brouhaha ambiant qui règne l’apaise et la berce doucement. Emmitouflée dans son grand pull vert foncé, qui recouvre ses genoux repliés contre son ventre, elle se dit qu’elle pourrait presque s’endormir. La chaleur de la pièce s’écrase contre les fenêtres, presque comme pour narguer les flocons glacés qui s’accrochent de l’autre côté des vitres.

Alors qu’elle commence sérieusement à somnoler, le portrait de leur salle commune s’ouvre, et un rire familier lui fait relever la tête. Elle regarde James jeter un coup d’oeil autour de la pièce à sa recherche, et elle lui sourit lorsque leurs regards se croisent. Aussitôt, le jeune homme bifurque dans sa direction, entraînant avec lui Sirius et Remus en pleine discussion. Lily referme son livre tandis qu’ils s’assoient tous les trois sur le canapé, et James passe un bras dans son dos. Ses cheveux sont trempés et son pull sent le mouillé, mais Lily enfoui tout de même le nez dans son cou encore froid. Ils apportent avec eux une odeur d’air frais et de neige qui l’a fait agréablement frissonner.

Lily perd un peu la notion du temps, appuyée contre James, à écouter les voix familières de ses camarades de Maison qui s’entremêlent les unes aux autres, à rire de temps à autre à une blague de Sirius, à échanger des regards amusés avec Remus, toujours emmitouflée dans son pull, son livre sur les genoux, sa tasse qui refroidit doucement sur la table. Dehors, le noir de la nuit précoce d’hiver grignote peu à peu le rouge du crépuscule, jusqu’à le recouvrir complètement. De petites étoiles viennent éclairer la brume parsemée qui commence doucement à s’installer sur le parc.

C’est quand le portrait commence à s’ouvrir de plus en plus fréquemment, au rythme des groupes d’élèves qui quittent la salle commune, que Lily réalise que le temps a passé et qu’il est l’heure du repas.

Alors qu’ils se dirigent en discutant vers la Grande Salle, Lily laisse ses yeux s’attarder sur les décorations de Noël qui ornent les couloirs : les petits lumières blanches, jaunes, rouges ; les gros flocons enchantés qui flottent dans les airs, les guirlandes. Lily a toujours aimé l’hiver et la neige. Elle a toujours aimé le givre du matin, les tempêtes de flocons du milieu de la nuit. Elle ne pensait pas pouvoir aimer plus Noël que lors de son enfance, quand le réveillon a encore cette odeur magique de bougies et de chocolat chaud, ce parfum précieux de famille. Mais Poudlard lui avait prouvé qu’elle avait tord. Rien ne pourrait jamais être plus magique qu’un Noël au château. Et puisque sa soeur ne voulait plus d’elle, elle s’était crée une nouvelle famille, avec James, avec Sirius, Remus et Peter, avec ses amies.

Lily observe les décorations majestueuses de la Grande Salle dans laquelle ils viennent d’entrer. Elle sait que l’année prochaine, tout sera si différent. L’année prochaine, ils seront dehors, au milieu de la guerre qui fait rage. L’année prochaine ils seront adultes, ils auront peur peut-être, et qui sait qui sera encore là. Elle inspire profondément les saveurs délicieuses qui montent des quatre longues tables. Au fond, l’immense sapin se dresse comme une ombre bienveillante au-dessus des professeurs et des élèves déjà attablés.

Elle sait que l’année prochaine, tout sera bien différent. Mais ce dont elle est sûre, c’est qu’elle veut profiter de chaque minute de ce Noël-ci. Ce dont elle est sûre, c’est que l’année prochaine, peu importe où ils seront, la neige, le givre, les flocons, n’auront rien perdu de leur magie, et qu’elle aimera l’hiver tout autant que chaque autre année.

En s’asseyant aux côtés de James, elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle est un peu jalouse, tout de même, des élèves qui, l’année prochaine encore, auront ce grand sapin si bien décoré, si familier, pour veiller sur eux.


***



La porte des vestiaires des Gryffondor se referme avec un claquement, et une dernière bourrasque de vent glaciale vient déranger les vêtements empilés sur les bancs en bois. Tremblants, frigorifiés, les joueurs et joueuses se dirigent à pas vifs vers leur casier respectif. Katie est la première a retirer ses habits trempés par la neige. Elle les laisse tomber sur le sol et, avec soulagement, s’empare de son jean et de son gros pull. A côté d’elle, Alicia entreprend d’essuyer ses cheveux mouillés avec une serviette. Assise sur un banc, Angelina tape l’une contre l’autre ses bottes de Quidditch pour en faire tomber la neige. De l’autre côté de la pièce, Harry et Olivier discutent en finissant de se changer.

Katie pousse un soupir de soulagement quand elle fait passer le pull sur son torse. Elle ne sent plus son visage, et malgré les gants et les grosses chaussures, ses mains et ses pieds sont gelés. S’il y a une chose qui n’est pas magique à Noël, c’est bien les entraînements de Quidditch sous la neige. Mais cela n’a pas empêché Olivier de les tirer sur le terrain tous les deux jours depuis le début des vacances. Katie ne l’avait jamais vu aussi excité que lorsqu’il avait apprit que, en plus de Harry - qui restait toujours - les trois jeunes filles avaient décidé de passer Noël à Poudlard. Il avait passé les deux semaines suivantes a essayé de convaincre Fred et George de rester également, sans succès évidemment.

Katie attrape la serviette qu’Angelina lui tend et entreprend de la passer sur ses cheveux humides. Lorsqu’elle avait décidé, avec Angelina et Alicia, de rester à Poudlard pour les fêtes, elle ne se serait pas imaginé passer la moitié des vacances agrippée à son balais, à lutter contre le vent. Il était chanceux qu’elles partagent la passion et le dévouement au Quidditch d’Olivier, se dit Katie en secouant sa tenue de poursuiveuse trempée.

Lorsqu’ils sortent des vestiaires, les petites bourrasques de neige qui tombaient depuis le matin se sont transformés en véritable tempête. Katie est obligée de plisser les yeux pour essayer d’y voir quelque chose. Olivier en profite pour leur faire remarquer qu’il a eu raison de ne pas les écouter, lorsqu’ils lui ont suggéré qu’ils attendent que la neige se calme pour commencer leur entraînement, et Katie sourit en entendant le soupir agacé d’Alicia à côté d’elle.

Le château est toujours aussi calme, lorsqu’ils y reviennent enfin. C’est une ambiance étrange, à la fois agréable et déroutante, alors que l’école est toujours si pleine de vie et si bruyante, d’habitude. Katie aime bien cette sensation, celle d’être dans une bulle privilégiée.

Ils ont encore quelques heures avant le banquet de ce soir, et après avoir rangé leurs affaires, ils s’affalent sur les canapés rouges de leur salle commune. L’odeur du feu de cheminée et des chocolats chauds est un soulagement après l’entraînement qu’ils viennent de subir. Même Olivier à l’air content d’être au sec, mais personne ne se risque à lui faire la remarque. Katie surveille avec impatience l’heure. Ce soir, c’est le réveillon, et si les décorations étaient magnifiques, elles n’étaient rien en comparaison avec la splendeur du banquet de Noël de Poudlard - du moins, c’est ce qu’on lui avait dit, et elle avait hâte de pouvoir le constater par elle-même. Harry fini par disparaître pour rejoindre ses amis, et l’estomac d’Alicia se met à gronder. Cela fait beaucoup rire Angelina. Alicia est toujours la première à avoir faim, pendant les entraînements de Quidditch. Katie suggère que, pour apaiser le ventre de leur amie, elles commencent à aller se préparer - cela lui occupera l’esprit.

A la lueur des bougies, dans leur dortoir qui s’assombrit à vue d’oeil au fur et à mesure des minutes, elles enfilent leurs robes, relèvent leurs cheveux, appliquent leur maquillage. Des paillettes volent dans tous les sens, des piles de vêtements se forment sur les lits alors que les essayages vont bon train. Sans Olivier, qui les appellent depuis le bas de l’escalier, les tirant de leurs éclats de rire, elles auraient probablement loupé l’heure du départ.

Le soir tombe sur le parc, alors qu’ils descendent tous les quatre le grand escalier, et les lumières qui décorent les couloirs s’allument doucement. Lorsque Katie passe les portes de la Grande Salle, elle sait immédiatement qu’elle ne sera pas déçue par ce qu’on lui a raconté sur le banquet. Ils ne sont pas très nombreux et pourtant, les tables débordent de nourriture, de boissons, de sauces. Tout à l’air si délicieux et les odeurs sont si alléchantes que la tête lui tourne. Elle a à peine le temps de faire un pas qu’Alicia est déjà attablée devant un énorme plat de pommes de terre à la crème. Amusée, elle s’installe en face d’Angelina, à côté d’Olivier.

Elle jette un regard autour d’elle, sur les plats qui débordent, sur les décorations qui flottent dans l’air, sur les élèves qui s’empiffrent ou discutent, sur ses amis, qui semblent avoir décidé de faire les deux en même temps. A la table des professeurs, des carafes qui contiennent peu probablement de l’eau passent de main en main. Au-dessus d’eux, de la neige fine et délicate tombe du plafond magique, et Katie se demande si les enseignants l’ont enchanté pour que l’ambiance soit plus douce, ou si le temps s’est effectivement calmé dehors. Katie sourit. Elle qui avait peur que sa famille lui manque, elle passe l’un des meilleurs Noël de sa vie. Elle ne voudrait être nul part ailleurs. Peut-être que l’année prochaine, elle décidera de rester de nouveau. Pour profiter encore de ses amis, des batailles de boules de neige dans le parc, de leur salle commune tellement plus calme qu’à l’accoutumée. Et, surplombant le tout, de l’immense sapin qui veille sur eux.


***



La musique qui se déverse des haut-parleurs noirs résonne et rebondit contre les immenses murs de la Grande Salle. Les bols de chips se vident et se remplissent à nouveau par magie à vue d’oeil. Les verres cliquettent les uns contre les autres au rythme des nombreux toasts, et plus la soirée passe, plus les boissons se renversent et plus le sol colle sous leurs chaussures. Cela ne dérange pas Lily. Elle a toujours aimé les ambiances trop chaudes, trop bruyantes, trop étouffantes. Elle relève ses cheveux mi-longs au-dessus de sa nuque et cela lui donne l’impression d’un souffle d’air frais sur sa peau brulante. Sa robe bleu nuit est toute légère et pourtant, elle transpire. Elle jette un coup d’oeil à l’heure. Minuit n’est plus très loin.

En face d’elle, Rose grignote des apéritifs en discutant avec une amie de son année. Lily a déjà l’impression de suffoquer, et elle se demande comment sa cousine fait avec ses lourdes boucles, qu’elle n’a pas vraiment essayé de coiffer. L’excitation monte dans l’estomac de Lily, et quand Rose voit les aiguilles qui se rapprochent lentement du grand 12 gravé, elles échangent un regard impatient.

La musique ralentit un peu, et plusieurs groupes d’élèves en profitent pour prendre une pause et venir s’asseoir à l’une des tables poussées contre les murs. La Grande Salle est pratiquement méconnaissable. Chaque année, Lily s’émerveille, et elle ne peut s’empêcher de vénérer la préfète qui, quelques années avant son entrée à Poudlard, a réussi à faire instaurer des fêtes de Nouvel-An annuelles à l’école.

Elle sait que Noël est la fête la plus importante de la période, et la préférée de la majorité des gens, mais pour elle, ça a toujours été Nouvel-An. En partie parce qu’elle aime l’odeur des feux d’artifice, en partie parce qu’elle aime que la musique ne s’arrête pas de la nuit, en partie parce qu’elle aime quand tout est trop chaud, trop bruyant, trop étouffant. Surtout, parce qu’elle aime ses cousines, et que cette soirée, depuis toujours, leur ai réservée.

Le temps passe trop lentement, et Lily se met à taper du pied contre la table, ce qui agace Rose, qui le lui fait savoir d’un coup de talon dans le tibia. Cela n’arrête pas Lily, qui se contente de taper avec l’autre pied, et Rose lève les yeux au ciel. Sa cousine a toujours été plus calme qu’elle, trop calme parfois. Mais Rose dit que Lily est suffisamment agitée pour elles deux, et personne ne peut la contredire.

Mais Lily n’a pas le temps d’accorder plus de pensées à ce sujet. Bientôt, Rose lui donne un petit coup, doux cette fois, contre le mollet, et lui montre l’horloge d’un signe de tête. Lily sourit. Il est l’heure d’y aller.

Lily a déjà traversé la moitié de la salle lorsque Rose fini de dire au revoir à son amie, et elle se glisse entre les groupes d’élèves pour la rattraper. Elle l’a rejoint au moment où elle passe les immenses portes du hall, et le froid les frappe de plein fouet. Toutes les deux en petites robes à bretelles et en talons, elles vont être frigorifiées, mais ça ne les inquiète pas.

Devant elles, une immensité de neige poudreuse s’étend à perte de vue, sur les marches, les bancs, les sentiers, les buissons. De petits flocons viennent se poser en dansant sur le parc. Il a dû neiger tout au long de la soirée, car toutes les traces de pas de la journée passée ont disparues. Il n’y a plus signe de leurs batailles de boules de neige. Rose et Lily n’ont que peu de scrupules à s’élancer en avant, marquant le tapis blanc de leurs traces de talons.

Des bruits de pas résonnent derrière elle, sur le parvis protégé, et elles font de grand signe à Dominique, qui s’empresse de les rejoindre, faisant disparaître ses baskets argentées dans l’épaisse couche de neige.

Lily est du genre à s’inquiéter pour tout, et vite, mais cette fois, elle ne s’inquiète pas, bien que le temps passe et qu’elles ne soient pas encore au complet. Car s’il y a une chose qu’elle sait, c’est que ses cousines ne manqueraient le coup de minuit pour rien au monde.

Sans surprise, c’est Lucy qui déboule en première du hall, suivie de très près par Roxanne, puis par Molly, plus calme, qui les regarde d’un air amusé. Les deux premières se précipitent vers leurs cousines, en ne manquant pas de se lancer des boules de neige au passage, tandis que la dernière les rejoint en évitant les projectiles de sa soeur et de sa cousine.

Minuit va sonner, et Lily attrape la main de Rose d’un côté, celle de Molly de l’autre. En cercle, presque collées les unes aux autres, elles doivent ressembler à une drôle de tâche multicolore sur l’immensité blanche, du haut de la tour d’astronomie, songe Lily. Rose, avec sa longue robe noire qui fait si bien ressortir ses boucles rousses et sa peau pâle. Dominique, dans sa petite robe vert-eau. Roxanne, et sa robe argentée qui s’arrête en haut des cuisses et dont les grandes bottes de la même couleur font jouer des reflets de lumière sur la neige. Lucy, sa robe rouge à paillettes et ses grandes boucles d’oreilles dorées. Et Molly, dans une petite robe grise serrée, avec ses jolies lunettes sur le nez.

Lily aimerait pouvoir figer ce moment, si parfait, mais comme le lui ferait remarquer Rose, c’est ce qu’elle dit chaque année. Mais cette fois, c’est un peu différent. Victoire lui manque et l’année prochaine, c’est Dominique qui ne sera plus à Poudlard. Cela rend Lily triste, pendant une petite seconde. Mais ensuite, elle se rappelle que peu importe où elles sont, peu importe ce qu’elles font, peu importe le temps qui passe, Nouvel-An leur sera toujours réservé. Tous les ans, à ce moment précis, elles seront ensemble, presque collées l’une à l’autre, dans leurs robes colorées, au milieu des flocons qui s’accrochent à leurs cheveux, et ça, c’est une certitude.

Elles restent un instant comme ça dans le silence, puis minuit sonne, et leurs cris de joie s’élèvent dans la nuit si noire. Elles s’embrassent, se serrent dans leurs bras, une première boule de neige vole, puis une deuxième, et Lily sait qu’elles ne sont pas prêtes de rentrer.

Et de l’autre côté des hautes fenêtres recouvertes de givre, tout au fond de la Grande Salle, au milieu de la chaleur, de la musique, des rires et des danses, le grand sapin maintient un oeil sur ce qui se passe dehors, toujours là pour veiller sur les élèves, génération après génération.
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