Aujourd’hui, elle a vingt-six ans by Eliah
Summary:  
Fanart de ~ladyfish sur Deviantart, bannière par mes soins avec l'aide de peekaboo

 

11 août 2007. Entourée par les trois garçons les plus chers à son coeur, elle fait le compte des joies, des peines, mais surtout des choix qu'elle a faits dans sa vie et qui font qu'elle en est là aujourd'hui.

Aujourd'hui, elle a vingt-six ans, et elle est heureuse.

 

Edit Modération : Bannière supprimée car trop grande. Pour rappel, les dimensions maximales sont 250 px de haut et 500 px de large


Categories: Après Poudlard Characters: Albus Potter, Ginny Weasley, Harry Potter, James S. Potter
Genres: Autres genres
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Joyeux Ginny-versaire !, One-Shot, tout était dit
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 2093 Read: 2316 Published: 06/08/2012 Updated: 06/08/2012

1. Ginnyversaire by Eliah

Ginnyversaire by Eliah
Author's Notes:

Voilà donc ma participation au Ginnyversaire !
Merci à Laura pour son avis, et à peeka pour son aide sur la bannière ^^

Bonne lecture !

Un bonheur. Deux garçons. Trois ans de mariage.

En se réveillant ce matin, Ginny oublie qu’aujourd’hui, elle a vingt-six ans. C’est Harry qui le lui rappelle en faisant apparaître un bouquet de roses sur le lit.

« Bon anniversaire, » dit-il.

Elle n’a pas le temps de le remercier que déjà, James entre en trombe dans leur chambre, portant à bouts de bras son petit frère qui ne manque pas de protester de la façon dont il est trinqueballé. Pendant qu’Harry se précipite pour récupérer Albus avant la catastrophe, Ginny se demande comment son aîné a bien pu faire pour le sortir de son lit à barreaux. Il est encore trop jeune pour faire de la magie, lui semble-t-il, quoiqu’elle a vu tellement de choses surprenantes dans ce domaine que cela ne l’étonnerait même pas. Au contraire, elle serait fière que ce soit le cas.

« Bon anniversaire, Maman, » fait James en sautant sur le lit, puis dans ses bras.

Il se redresse subitement et fouille dans la poche de son pyjama dans laquelle il prend un parchemin.

« Tiens, » s’écrie-t-il jovialement.

Ginny le remercie, prend le parchemin et le déplie. Les coins sont cornés, le parchemin tout froissé, mais elle ne voit que le dessin que son fils a fait pour elle.

Elle est plus qu’heureuse avec Harry et leurs deux enfants, mais elle aimerait bien avoir une petite fille. Elle fond à chaque fois devant ses nièces, surtout Victoire et Rose. Ça fait quelques mois qu’elle et Harry essaient d’avoir un troisième enfant, et au fond d’elle, elle sent que si ça marche, elle aura une fille. Elle espère en tous cas qu’il ne lui faudra pas six grossesses avant d’y parvenir, comme sa mère. Certes, Harry a toujours voulu une grande famille. Sans qu’il ne le lui ait jamais dit de façon explicite, elle sait qu’il a toujours voulu obtenir ce que ses parents n’avaient pas eu le temps d’avoir avant d’être tués par Voldemort. Pourtant, elle n’est pas sûre de vouloir reproduire le modèle familial de ses parents. Peut-être que s’ils ont un troisième garçon, ils s’en contenteront. Quoiqu’il arrive, elle est certaine de demeurer satisfaite des choix qu’elle a faits, et ce depuis très longtemps.

Elle n’aime pas dire qu’elle avait su en voyant Harry dès la première fois qu’elle finirait par l’épouser et fonder une famille avec lui. Il serait tout à fait présomptueux de sa part de prétendre qu’elle n’ait jamais douté de son avenir avec lui. Bien au contraire.

En revanche, il y a bien une chose pour laquelle elle n’a jamais douté : sa carrière de joueuse professionnelle de Quidditch.


***

Quatre victoires successives pour la coupe d’Angleterre. Cinq merveilleuses années dans l’équipe des Harpies de Holyhead. Six coéquipières fabuleuses qu’elle n’oubliera jamais.

Elle ne regrette absolument pas la décision qu’elle a prise d’arrêter le Quidditch à la naissance d’Albus. Travailler pour la section sportive de La Gazette était une excellente opportunité ; elle l’a saisie sans hésiter, et elle le referait cent fois s’il le fallait. Pourtant, elle se trouve régulièrement nostalgique de l’époque où elle faisait partie du « trio de choc », comme les fans les appelaient, elle et les deux autres Poursuiveuses de l’équipe. Parfois, elle se dit qu’elle était encore assez jeune pour continuer à jouer au Quidditch. Après tout, Gwenog n’a pris sa retraite qu’à trente-cinq ans. Peut-être que Ginny n’aurait pas fait dix ans de plus, sans doute trois ou quatre, tout au plus.

Pour ça, elle se dit souvent qu’elle a eu raison de le faire. Au moins, elle l’a choisi de son propre gré. Beaucoup de joueurs de Quidditch doivent arrêter du jour au lendemain à cause d’un grave accident. Ils passent quelques semaines à l’hôpital, entourés de Médicomages qui font tout pour que le sorcier retrouve ses capacités physiques, et qu’il continue à jouer. Mais au fond de lui, celui-ci sait pertinemment que ce ne sera pas le cas. Les sportifs le sentent. C’est leur corps, après tout, ils savent mieux que quiconque de quoi ils sont capables. Ginny n’a jamais eu de problème de ce côté-là. Bien sûr, il y a eu quelques collisions, ainsi qu’une demi-douzaine de fois où elle a manqué de tomber de son balai, sans parler ni compter le nombre de doigts cassés, poignet ou cheville foulés, et les Cognards qu’elle a reçus un peu partout, lui infligeant non seulement des douleurs parfois presque plus fortes que ses accouchements, mais également des bleus. A ses débuts, ses coéquipières l’appelaient « la schtroumphette », d’ailleurs.

Bref, Ginny est heureuse d’avoir pu terminer sa carrière de Poursuiveuse avec la meilleure fin qu’il soit : en gagnant la coupe d’Angleterre pour la quatrième année consécutive. C’est elle qui avait marqué le dernier tir, juste avant que Sarah n’attrape le Vif d’Or. Non pas qu’il fût indispensable pour la victoire, puisqu’elles n’avaient pas moins de quatre-vingt points d’avance sur l’équipe arrivée deuxième du championnat, les Flèches d’Appleby. C’est cette année-là que les Canons de Chudley ont fait la plus belle performance de leur équipe depuis plus de deux siècles : ils ont décroché la neuvième place du classement.

« Avec un peu de chance, et beaucoup de travail, ils parviendront peut-être à se hisser sur le podium d’ici deux ou trois dizaines d’années, » répète Ginny régulièrement à son frère Ron, un peu pour le rassurer dans son choix éternel de supporter une équipe qui ne gagne pas souvent, et beaucoup pour le taquiner.

Parfois, Ron en doute, mais Ginny en est persuadée : elle estime beaucoup son frère. C’est celui dont elle est le plus fière. Avec Hermione et Harry, ils s’entendent à merveille et partagent de nombreuses choses ensemble, bien plus que lorsque Ginny et Ron étaient des enfants. Au départ, elle s’est sentie un peu mal à l’aise de se retrouver dans un groupe que Harry, Ron et Hermione formaient depuis leur première année à Poudlard, après toutes les épreuves qu’ils ont subies. Certes, elle avait souvent passé du temps en leur compagnie pendant les vacances, au Terrier ou à Grimmauld Place.

Oui, elle a une grande affection pour Ron, et ça ne l’empêche pas d’en avoir aussi pour ses autres frères. Les choses sont différentes, ils ont dû apprendre à vivre avec, mais ça leur a permis de renforcer leurs liens de fraternité. C’est terrible de se dire qu’il aura fallu un malheur pour qu’ils en arrivent là aujourd’hui.


***

Sept ans de terreur. Huit de reconstruction. Neuf depuis que Fred n’est plus là.

Il lui manque un peu tous les jours. On dit que le temps guérit les blessures, mais elle peut désormais dire que ce n’est pas vrai. Il était son frère, et ils partageaient la même chair, le même sang. Ils ont vécu la même enfance, les mêmes réprimandes de leur mère. Et surtout, ils ont ri ensemble, se sont chamaillés ensemble, ont pleuré ensemble.

Et en deux secondes, tout ça s’est évanoui. Pas les souvenirs. Pas les âmes. Mais le lien. Ginny en a longuement parlé avec ses autres frères. Il a fallu du temps avant que le dialogue ne soit ouvert, peut-être espéraient-ils de pouvoir cicatriser les plaies avant. Mais quand ils réalisèrent qu’ils en étaient incapables, ils soudèrent les liens entre eux, encore plus fort qu’ils n’étaient déjà liés depuis la bataille de Poudlard. Depuis le drame.

Fred n’était plus, mais il était dans chaque regard, chaque sourire, chaque larme. Leurs parents l’ont bien compris, et Harry et les belles-sœurs aussi. Surtout Harry, en fait. Hermione aussi, à sa façon, mais il y a quelque chose dans l’attitude de Harry qui fait que Ginny sait à quel point il comprend. Lui n’a pas perdu un frère, mais il a perdu ses parents. C’est une absence qui est sans doute tout aussi poignante. Avant, elle se demandait souvent si ce n’était pas pire pour lui, qui ne les a jamais connus, par rapport à elle, qui a vécu presque dix-sept ans avec Fred. Mais elle a arrêté de se poser la question lorsqu’elle a compris que finalement, tout ça n’a absolument aucune importance.

L’important n’était pas d’oublier, mais de continuer à avancer en portant cette peine au cœur. La reconstruction était sur les lèvres de tous les sorciers, elle était porteuse d’espoir après une année de chaos où s’enchaînaient les enterrements, les arrestations, les procès, les réclamations à la justice pure et simple. Un an pendant lequel beaucoup souffrirent, parce qu’ils espéraient que les choses reviendraient comme avant du jour au lendemain. Ginny ne s’était pas fait de faux espoirs, elle n’aurait pas pu car elle a vécu la reconstruction de plein fouet à Poudlard, pour sa septième année. A tel point qu’après ses ASPIC, elle a décidé d’entreprendre une carrière dans laquelle elle pouvait se permettre d’oublier un peu tout ça. Pendant une heure ou deux, parfois plus, elle était sur son balai, et tout ce dont elle avait à se préoccuper, c’était d’éviter les Cognards, de se saisir du Souafle et de marquer.

Après quelques mois d’entraînement, elle se demanda si sa décision n’était pas égoïste. Si elle n’était pas égoïste. Elle voulait se confier à Harry, mais avec son travail et ses nouvelles responsabilités, lui se trouvait précisément au cœur de la reconstruction, et elle ne voulait pas l’inquiéter avec ce qu’on pouvait considérer comme des futilités à côté des problèmes auxquels il devait faire face. Non, elle ne se confia pas à lui, et pourtant, ils étaient déjà presque fiancés. Ce fut vers l’un de ses frères qu’elle se tourna, et en arrivant face à lui, elle ne se demanda pas pourquoi elle l’avait désigné plutôt qu’un autre : Percy ne la jugea pas, il ne lui fit aucun reproche. Au contraire, il la soutint dans son choix.

« Il est certain que tu n’as pas choisi une carrière de Poursuiveuse seulement pour échapper à ce que l’on doit tous subir, » a-t-il dit, comme s’il s’agissait de l’évidence même. « Tu es extrêmement douée, c’est indéniable. Ne laisse jamais quiconque te faire croire que tu vaux moins que ça. »

En à peine une seconde, elle s’est jetée dans ses bras et lui a demandé d’être témoin de son mariage. Elle s’est demandé si elle allait le regretter. Mais jusqu’à aujourd’hui, ça n’a jamais été le cas. Au contraire. Elle pensait qu’elle se ferait longtemps chambrer par George, mais même lui n’avait rien à redire sur cette décision.

Ils étaient sept. Ils sont six. Et plus rien ne sera jamais comme avant.


***

Un bonheur. Deux garçons. Trois ans de mariage.

Ce matin, Ginny traîne dans son lit, la tête pleine de souvenirs chers à son cœur, entourée des trois garçons les plus chers à son cœur. Peu importe les erreurs qu’elle a faites. Peu importe si les choix qu’elle a faits reviennent la faire douter de temps en temps.

Aujourd’hui, elle est heureuse comme jamais.

Aujourd’hui, elle est fière d’en être arrivée là.

Aujourd’hui, elle a vingt-six ans.

End Notes:

Merci d'avoir lu !
J'espère que ça vous a plu, en tous cas n'oubliez pas la tite review avant de partir, et... allez lire les autres textes du Ginnyversaire, aussi !

Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=26199