Le temps fait passer l'amour by gryffmaraud
Summary:

Quand Dobby retourne au Manoir des Malefoy, il est très perturbé. Tellement perturbé que notre pauvre Hermione se retrouve à Poudlard en 1945 !


Categories: Romance (Het), Durant Poudlard, Voyages temporels Characters: Hermione Granger, Jedusor/Voldemort
Genres: Comédie/Humour, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 3 Completed: Non Word count: 2763 Read: 2461 Published: 08/09/2012 Updated: 24/09/2012
Story Notes:

Me re-voilà, après 2 ans d'absence, avec une petite fic sur Tom et Hermione :)

1. Chapitre 1 by gryffmaraud

2. Chapitre 2 by gryffmaraud

3. Chapitre 3 by gryffmaraud

Chapitre 1 by gryffmaraud
Author's Notes:

Le texte entre guillement est extrait d' "Harry Potter et les Reliques de la Mort", page 506.

Comme vous le voyez, les chapitres ne sont pas très long. Une petite review fait toujours plaisir :)

 

« Dobby ! hurla t-elle.

Bellatrix elle-même s'immobilisa.

- Toi ! C'est toi qui as fait tomber le lustre ! s'exclama Narcissa.

L'elfe minuscule s'avança dans la pièce en trottinant, un doigt tremblant tendu vers son ancienne maîtresse.

 

- Vous n'avez pas le droit de faire du mal à Harry Potter ! couina t-il.

- Tue-le, Cissy ! s'écria Bellatrix.

 

Mais il y eut un nouveau crac ! sonore et la baguette de Narcissa vola a son tour dans les airs, atterrissant à l'autre bout du salon.

 

- Espèce de sale petit singe ! brailla Bellatrix. Comment oses-tu désarmer une sorcière, comment oses-tu défier tes maîtres ?

- Dobby n'a pas de maître ! répliqua l'elfe d'une voix aïgue. Dobby est un elfe libre et Dobby est venu sauver Harry Potter et ses amis ! »

 

Sur ces mots, Dobby claqua des doigts et Hermione, qui retirait les bouts de verre du lustre tombé sur elle, disparue dans un plop !

 

 

Hermione aterrit dans l'herbe mouillée, les fesses par terre. Après que les petites étoiles qu'elle voyait suite au choc se disipèrent, la jeune Gryffondor regarda autour d'elle et ressentit un immense soulagement en reconnaissant le lieu : Poudlard lui avait tellement manqué.. Puis elle se rendit compte que, si Harry et Ron n'étaient pas là, il y avait en revanche une bonne cinquantaine d'étudiants qui l'observaient d'un air ahuris.

 

Consciente que son arrivée avait dû surprendre, et que les mangemorts qui régissaient l'école n'allait pas tarder à débarquer, Hermione traversa le parc et courut à toute vitesse jusqu'à l'ancien bureau du professeur Dumbledore. Elle espérait y retrouver le professeur MacGonagall, qui saurait surement l'aider en cette situation..

 

- Citron Sorbet ! cria t-elle.

 

Aucun mouvement.

 

- Sorbet Citron ? hésita-t-elle, un peu inquiète.

- Qu'est-ce que vous faites, Mademoiselle ? s'enquit une voix masculine derrière elle.

 

Quand elle se retourna, Albus Dumbledore, visiblement très jeune, se tenait devant elle. Hermione sentit les larmes couler de ses joues et eut envie de sauter dans les bras de son défunt professeur.

 

- Monsieur.. Monsieur.., sanglota t-elle.

- Mademoiselle, fit Dumbledore en se rapprochant, calmez-vous, je ne comprends rien de ce que vous dîtes.

- Tous le monde vous pensait mort, Monsieur, murmura Hermione, choquée.

- Mort ? Mais pourquoi serais-je mort ? s'étonna le plus grand sorcier de tout les temps.

 

Soudain, Hermione eut un éclair de lucidité.

 

- En quelle année sommes-nous, Monsieur ?

- Nous sommes en 1945, Mademoiselle.. ?

- Granger. Hermione Granger.

 

Sous le choc, la Gryffondor s'effondra. Le souffle court, elle essayait de ne pas céder à la panique et de remettre ses idées en place. Dumbledore fit appeler Mademoiselle Pomfresh, la toute jeune infirmière plutôt excitée.

 

- Tenez, buvez. Ca vous calmera, croyez-moi, dis-t-elle en tendant une petit fiole de liquide violet.

 

Hermione but docilement et sa respiration ralentit. A vrai dire, elle ralentit tellement que notre sorcière s'endormit contre le mur.

 

A son réveil, les professeurs Dumbledore et Dippet étaient assis à son chevet, impatients comme des gosses devant le sapin de Noël.

 

- Bonjour, Hermione, s'écria le directeur.

- Euh.. Oui.. bafouilla celle-ci, encore embrouillée par la potion.

- Nous allons devoir vous posez quelques questions.

 

« J'aurais le droit de garder le silence et tout ce que je dirais pourras être retenus contre moi » pensa t-elle ironiquement.

 

- Doucement Armando.

- Qui êtes-vous et comment avez-vous réussis à pénétrer l'enceinte de Poudlard, demanda le dit Armando, sans tenir compte du conseil de son collègue.

- Uhm.. Je suis Hermione Granger, et j'ai 18 ans. Je.. Je suis née en 1979.

- Excusez-moi ? dit tranquillement le Professeur Dumbledore.

- Monsieur, c'est le chaos. Voldemort est devenu tellement puissant.. Merlin, j'espère que Harry et Ron vont bien !

- Mais enfin, de qui parlez-vous Mademoiselle Granger ?

- Attendez.. 1945 ? Monsieur, Tom Jedusor est-il encore ici ?

- Et bien oui. Un excellent élève ! s'exclama le professeur Dippet, totalement extasié.

- Il faut appeler les aurors pour l'enfermer à Azkaban, Professeurs. Vite !

Chapitre 2 by gryffmaraud
Author's Notes:

Voici le deuxième chapitre ! Bonne lecture :) Et n'oubliez pas, une petite review fait toujours plaisir.. Merci à mes deux reviewers d'ailleurs !!

 

-Mademoiselle Granger.. Pourquoi souhaitez-vous enfermer notre pauvre Tom dans cet endroit horrible qu'est Azkaban ? Mais vous êtes folle ! fit Dippet, quelque peu outré.

Dumbledore restait silencieux. Il regardait Hermione comme s'il ne savait pas quoi penser. Pour lui, Tom Jedusor cachait quelque chose, quelque chose d'inquiètant. Mais il avait toujours cru qu'il était paranoïaque, avant l'arrivée d'Hermione.

 

- Armando.. Je souhaiterais m'entretenir seul un moment avec cette jeune fille.

- Entendu, et je vais contacter le Ministère. Je m'arrangerais pour que vous restiez à Poudlard le temps de vous remettre, ajouta le directeur à l'intention d'Hermione. Il faut absolument éclaircir cette histoire.

Puis il s'éloigna d'un pas énergique, la tête haute. «  A croire qu'il vient d'accomplir sa B.A de l'année » pensa la Gryffondor, ne supportant que très difficilement l'enthousiasme du directeur à propos de Voldemort Junior.

 

- Voyez-vous, ma chère, je vous crois lorsque vous affirmez venir d'une autre époque. Pour la simple et bonne raison que je conserve, dans un lieu sécurisé, des retourneurs de temps particulièrement puissants.

Il se leva et fit les cent pas dans la pièce.

- Je ne souhaite pas connaître le futur.. Votre présence confirme mes craintes. Je n'interviendrais pas, dit-il en s'arrêtant pour observer Hermione. Vous seule pouvez changer le cours de l'histoire. Mais.. Je ferais des recherches pour vous renvoyer à votre époque, Mademoiselle, et je vous conseille d'en faire autant. Il n'est pas bon de chambouler le passé.

- Oui, Monsieur. Je connais les risques.

- Bien, très bien. Vous serez répartie ce soir, lors du dîner. Vous suivrez les cours normalement, avec les autres élèves. Ne parlez pas de votre voyage, restez toujours vague : il en va de votre survie.

 

 

 

Le soir même, Hermione attendait devant la Grande Salle. Dumbledore devait venir la chercher, après que Dippet eut annonçé qu'une nouvelle élève allait grossir les rang d'une des Quatre Maisons.

La Grande Salle était aussi magnifique que dans ses souvenirs. En revanche, le nombre d'élèves étaient bien plus important que durant ses années Poudlard ! Cela la fit rougir. Elle en voulu a Dobby de s'être trompé de sort, de l'avoir obligée à vivre quelque jours auprès de Tom Jedusor, son ennemi de toujours. Quoique.. Drago Malefoy prétendait également à la première place d'Enquiquineur. C'est alors qu'Hermione se demanda si un des ancêtres du blond-platine étudiait à cette époque..

Une fois arrivée devant la table des professeurs, la jeune fille vit le Choixpeau magique, siègeant fièrement sur un minuscule tabouret branlant. Le professeur Dippet la fit asseoir sur le dit tabouret, et elle enfonça le Choixpeau sur sa tête, exactement comme elle l'avait fait lorsqu'elle avait 12 ans.

 

- GRYFFONDOR ! Hurla de toute ses forces le vieux Choixpeau.

 

Il n'y eut pas de tonnerre d'applaudissement. Les élèves étaient tournés vers elle, et certains semblaient la reconnaître comme celle qui était apparu « comme par magie » en plein milieu du parc. Hermione se dirigea vers la table silencieuse, et maudit encore une fois Dobby.

- Bienvenue à Gryffondor, Mademoiselle Granger ! fit Dippet, enjoué. Et maintenant.. Dînons !

 

Les tables se remplirent de mets succulents et l'adolescente, affamée après des mois de repas maigres, se jeta sur les plats.

Personne ne lui adressa la parole, ce soir-là. Les gens la regardaient, et Hermione sentait leur regard méfiants et curieux dans son dos. Elle n'attendit pas qu'on lui fasse visiter Poudlard : elle courut immédiatement jusqu'à la salle commune des Gryffondors, honteuse et totalement perdue.

Dans sa chambre, qu'elle partageait avec 9 autres filles, Hermione se demanda comment retourner chez elle, auprès des siens, pour se battre et gagner la guerre contre le Seigneur des Ténèbres.

 

«  En plus, je vais devoir le supporter en cours.. Comment ne pas le tuer ?? Comment ?? Merlin, que c'est difficile.. »

Elle ne dormit pas de la nuit. Elle avait une pressante envie d'aller fouiner dans la réserve de la bibliothèque, mais sans la cape d'invisibilité d'Harry, elle pouvait faire une croix dessus. D'autant plus qu'elle ne devait pas se faire remarquer. Il fallait absolument garder profil bas.

 

 

Hermione se rendit compte dès le lendemain matin que sa résolution de la veille tomberait à l'eau. Alors qu'elle déjeunait tranquillement dans la Grande Salle, le courrier vint apporter son lot de mauvaise nouvelles. Tout d'abord, elle avait reçu une lettre du Ministère de la Magie ,lui ordonnant de venir expressement à un rendez-vous, afin de régler « son petit problème ». Et puis elle vit la Gazette du Sorcier tomber pile dans son assiète, avec pour gros titre « Une jeune sorcière non répertoriée s'invite à Poudlard ! ». Elle faillit en cracher son jus de citrouille.

L'auteur de l'article relatait son étrange arrivée, en y mêlant des hypothèses toutes plus saugrenues les unes que les autres.

 

« Moi, une sorcière Nazie en mission d'espionnage ?! Oh ! Et voilà que je suis une moldue qui aurait volé des pouvoirs sorciers... Bonjour la discrétion, Hermione. »

 

Dumbledore l'observait. Elle se tourna vers lui, l'air implorant, et il lui fit un clin d'oeil. « C'est vrai, se dit-elle. Il a raison. Ca pourrait être pire. Si les gens apprenaient que j'avais fais un voyage temporel d'au moins 50 ans en arrière, ce serait la panique générale.. Au moins, les élèves ne viendront pas m'embêter maintenant que je suis une vilaine Nazie. »

Dégoûtée, la Gryffondor se leva avec l'intention de se rendre à la bibliothèque. C'était sans compter le destin, qui visiblement s'amusait bien, et qui la fit foncer dans Tom Jedusor, brillant sorcier n'appréciant pas du tout qu'on le bouscule..

 

Chapitre 3 by gryffmaraud
Author's Notes:

Bonjour à tous ! Merci beaucoup pour vos reviews, j'espère que la suite sera à la hauteur de vos attentes :)

 

- Regardes où tu vas, siffla Tom Jedusor, sous les yeux d'une Hermione pétrifiée. Et bien quoi ? Tu compte t'excuser ou rester plantée là pendant 107 ans ?

 

Indignée, Hermione fronça les sourcils.

 

- Et pourquoi est-ce que JE devrais m'excuser ? Vous.. Tu m'as aussi foncé dedans !

- Non, tu t'es violemment jetée sur moi, petite.

 

Hermione ouvrit des yeux encore plus rond. Quelle arrogance ! A cette époque, ils avaient exactement le même age.. Hermione était même plus vieille.

 

- Euh, je pense être plus âgée que toi, alors le mot « petite » ne me semble pas très approprié.

- Oui, c'est certain. Je suis navrée, très chère, de vous avoir malmenée.

- Moi de même.

 

S'en suivit un silence pesant. Se balançant sur ses jambes, les yeux pratiquement collés au sol, Hermione tachait de ne pas assimiler ce beau jeune homme aux cheveux noir de jais à l'horrible tête de serpent qui lui pourrissait la vie 50 ans plus tard. Elle voulait lui faire du mal. Une petite voix intérieur la poussait à le blesser, à lui faire payer tous ses actes qu'il n'avait pas encore commit.

 

En le regardant enfin, elle vit que Tom l'observait comme si elle était un nouvel animal de compagnie. Piégée comme un rat.

 

- J'ai des choses à faire.

- Qu'attends-tu pour les faire dans ce cas ?

- Que tu bouges tes fesses de mon chemin.

 

Il y eu quelques exclamations. Impossible de dire si c'était d'indignation ou d'admiration. Même Tom avait une expression confuse. « C'est sur, en voilà une, de claque ! ».

 

Avec un petit sourire narquois, la Gryffondor se dirigea hors de la Grande Salle, bien qu'une boule d'angoisse se formait dans son estomac..

 

 

Alors qu'Hermione bouquinait à la bibliothèque, Dumbledore vint lui demander de le suivre. Elle savait qu'elle avait rendez-vous au Ministère, elle ne posa donc aucune question. Une fois arrivée dans le bureau du professeur Dippet, Dumbledore se tourna vers elle :

 

- Je vais vous accompagner. Monsieur Faris Spavin, le Ministre de la Magie, vous demandera des détails sur votre époque. Ne lui dîtes rien.

- Je pensais prétendre être amnésique..

- C'est parfait ! Allons-y maintenant.

 

Ils se dirigèrent vers la cheminée, et l'instant d'après, ils se retrouvèrent à Londres, dans le hall du Ministère de la Magie.

 

- Mademoiselle Granger ? Fis une voix aïgue et trainante. Suivez-moi, s'il vous plait !

 

Une petite femme, probablement une elphe, habillée tout en vert, dépassa Dumbledore et la concernée en claquant les talons. Hermione commença à s'inquiéter de ce qui allait lui être demandé.

 

La pièce dans laquelle ils arrivèrent était minuscule. Un vrai placard à balais ! Pourtant, le Ministre de l'époque, Faris Spavin, se tenait fièrement debout, près d'un petit bureau.

 

- Hermione ! Bienvenue !

- Euh.. Oui, bonjour.

- Asseyez-vous.. Oh, Albus, voudriez-vous nous attendre dehors ?

- Naturellement, fit Dumbledore.

 

Spavin attendit que la porte se referme avant de se tourner vers la jeune sorcière.

 

- Alors.. J'ai entendu bien des choses sur vous, Hermione.

- Oui, j'en ai entendu aussi.

- Je sais que vous n'êtes pas une nazie, bien sur. J'ai placé un sortilège dans ce bureau les repoussant.

 

Il souriait jusqu'aux oreilles, visiblement très fier de lui. La jeune fille, elle, se sentait plutôt humiliée.

- J'ai discuté avec une amie à moi, Madame Cassandra Trelawney – Quoi ? demanda-t-il en voyant Hermione grimacer.

- Rien, Monsieur.

- Et donc, soupira-t-il, votre venue était inévitable. Que se passe-t-il dans votre époque pour que le destin décide de vous envoyer ici ?

- Je n'en ai aucune idée, Monsieur.

- Vraiment ? Réfléchissez.

- Je.. Je ne me souviens plus d'avant, Monsieur..

- C'est ennuyeux. Très ennuyeux. Au fait, s'écria t-il, qui va me remplacer ?

- Je ne sais pas, Monsieur. Je suis une fille de Moldus, je ne connais pas très bien les anciens Ministres de la Magie.

- Une fille de Moldus ? Pourquoi avez-vous été choisie, dans ce cas ? C'est un monde ! Les vrais sorciers n'ont plus leur place, aujourd'hui. Nous vous recontacterons lorsque nous aurons trouvé un moyen de vous renvoyer d'où vous venez.

 

Sur ces belles paroles, le Ministre partit, rouge d'indignation, laissant une Hermione blessée et blasée derrière lui. Dumbledore était assis sur une petite chaise massante rouge quand elle le rejoignit.

 

- C'est merveilleux, comme engin. Mon dos a retrouvé une seconde jeunesse !

 

Hermione ne sut que réponde face à cela. Elle lui conta son entretien, concluant qu'il n'avait servit strictement à rien et ils revinrent à Poudlard par le biais de la cheminée du Professeur Dippet. Fatiguée, elle mangea rapidement, seule et en silence, avant de monter les marches jusqu'à l'entrée de sa salle commune.

 

Devant le tableau se tenait Tom Jedusor, les bras croisés, et l'air agaçé.

 

- Où étais-tu aujourd'hui ? Murmura-t-il.

- Pourquoi ?

- Je t'ai cherché partout. Je n'ai pas beaucoup apprécié que tu parles de mon postérieur en plein milieux de la Grande Salle, grogna-t-il en se rapprochant d'elle.

- Il fallait que tu me laisses passer. J'avais rendez-vous avec le Ministre de la Magie.

- Ah oui ? s'étonna t-il en stoppant sa progression.

- Oui, répondit Hermione, voulant par-dessus tout aller se coucher. Excuse-moi, je voudrais dormir.

- Non. Attends.

- Erni Gicobus ! cria Hermione au tableau de la Grosse Dame, qui pivota.

 

Elle s'engouffra dans le trou, suivit de Tom Jedusor. La salle commune était encore pleine à cette heure-là, et l'arrivée de préfet de Serpentard fit monter la tension. Une jeune fille aux lunettes rondes et aux cheveux bruns se leva, et se planta devant Tom.

 

- Tu n'as pas le droit d'être ici.

 

Le ton était sec et clair. Soudain, Hermione la reconnut : c'était Minerva MacGonagall.

 

- Sans blague ?

- Ne prends pas ce ton avec moi.

- Sinon, quoi ? Je suis autant préfet que toi.

- Mais tu es dans MA salle commune. En plus, tu embêtes notre nouvelle camarade.

- Je voulais simplement discuter..

- Tu le feras demain. Maintenant, sors d'ici tout de suite !

Tom regarda Hermione, comme déçu. Son visage angélique se déforma et il cracha :

 

- Non, je pense qu'on s'en passera. Adieu, Granger, et fais attention dans qui tu foncera, la prochaine fois.

 

Une fois qu'il fut partis, elle ne prit même pas de remercier Minerva, et courut jusque dans sa chambre. Alors, dans son lit, la Gryffondore pleura. Elle pleura de tout son saoul. Parce qu'elle était seule, perdue, terrifiée dans cette époque, où Tom Jedusor se transformait petit à petit en Lord Voldemort.

 

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