Le récit d'Avalon by cathe
Summary:

Je suis une Black. Pourtant, jusqu'à ce mois de juin, je ne savais rien de ma famille et du rôle qu'elle avait jouée durant la guerre. 23 ans après la chute de Lord Voldemort, mon existence est révélée, j'ai alors 16 ans. L'âge de l'innocence, vous ne croyez pas si bien dire. J'ai tendance à prendre les décisions sur un coup de tête et je peux vous dire que c'est pas terrible.

Enfin bref, je suis nul pour les introductions donc, toi cher lecteur que je vois là bas, ouvre ce fichu récit et plonge toi au coeur d'Arya Anna Black, dernière descendante des Black mais aussi des Lancaster, famille mystérieuse. Rien ne te sera caché mais attends toi au pire.

Renvoyé de Dumstrang, j'entre à Poudlard et les questions déjà nombreuses affluent. Qui suis-je? Quels sont ces "êtres" qui font partie de mon passé et de mon  avenir?  Qu'est ce que les sept? Qui est ma mère?  Tant de questions et si peu de réponses pourtant, tout était en marche. Parce que Avalon avait décidé depuis longtemps de mon destin.

Acta est fabula:la pièce est jouée

 

 

 


Categories: Romance (Het), Durant Poudlard Characters: Albus S. Potter, James S. Potter, Lily L. Potter, Personnage original (OC)
Genres: Aventure/Action, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 12 Completed: Non Word count: 18520 Read: 8652 Published: 15/02/2015 Updated: 29/11/2015
Story Notes:

Bien le bonjour!!

Voici ma fanfiction, qui j'espère vous plaira. Je tiens à remercier Liorela pour la correction des fautes ainsi que pour son aide infiniment précieuse !

Bonne lecture!

Cathe (ou l'auteur)

1. Prologue by cathe

2. Chapitre 1:Direction la sortie by cathe

3. Chapitre 2:Découverte by cathe

4. Chapitre 3:Mais qui es-tu? by cathe

5. Chapitre 4:Révélation by cathe

6. Chapitre 5:Avec lui? by cathe

7. Chapitre 6:Duels by cathe

8. Chapitre 7: Potion souvenir et prophétie by cathe

9. Chapitre 8:rencontre et mise au point by cathe

10. Chapitre 9:Rendez-vous by cathe

11. Chapitre 10:Rêves by cathe

12. Chapitre 11:Prise de conscience by cathe

Prologue by cathe
Author's Notes:

Voilà le prologue!

Prologue 

(Ou comment tout a commencé)

 

Quelque part au Royaume-Uni, fin du XIII siècle, dans le château Ecossais Findlater* 

 

 

- Madame, il faut partir... les sorciers... ils arrivent.

 

Un homme essoufflé s'agenouille devant une magnifique dame, il tient dans ses bras un enfant qui dort paisiblement et semble rassuré par la présence de celui-ci.

 

- Aiden, le temps pour moi est venu, dit-elle en fermant les yeux.

- Mais Madame, l'enfant, votre petit Henry ?

- Protège-le, devient le père qu'il n'aura jamais. Je ne peux malheureusement pas assurer le rôle de mère, car avec moi il ne sera jamais en sécurité et tu le sais, mon brave Aiden.

- Madame, j'ai l'impression de revivre un cauchemar, car si autrefois j'ai fui Troie  en flammes, avec Enée, aujourd'hui je ne peux… dit Aiden en balbutiant.

-Tu m'as servie fidèlement et sache que tu seras un jour récompensé de cette fidélité, que toi et toi seul m'a fourni. Mais ta mort n'est pas encore venue, alors que la mienne se présente et je ne peux l’éviter. Protège mon fils, enseigne lui les bases de notre magie, ne lui inspire pas des idées de vengeance mais fait en sorte qu'il n'oublie jamais sa famille ; enseigne lui tout ceci, et fais en sorte que tout cela se perpétue jusqu’à la venue de la sauveuse. Je sais que cette tâche est colossale mais n'oublie jamais que tu seras récompensé à ta juste valeur…

-Ma reine, je ferai ce que vous me demandez et je vous jure par la Déesse de protéger votre fils et d'en faire le fils que je n'ai jamais eu.  

 

La dame sourit, rassurée, et indique un passage secret que l'homme emprunte. Il se retourne une dernière fois, pour voir les larmes de sa dame inonder ses joues. Et pour la première fois, il murmure son nom : « Arya » avant de se retourner et de continuer son chemin. Il sait.

 

Elle le voit s’éloigner et d'un geste referme le passage. Elle ferme les yeux, et elle sait qu'il arrive. 

Un minuscule froissement d'air, et Arya le voit apparaître.

-Gaunt.

-Ma dame, vous n'avez pas perdu de votre beauté et il est vraiment regrettable de devoir vous tuer, alors qu'un autre choix s'offre à vous.

-Comment oses-tu ? Tu as tué les miens, tu m'as pris ce que j'avais de plus cher  et tu oses me demander ça ?

-C'était un regrettable accident, j'avais prévenu votre amant des conséquences de ses actes…

- Gaunt,  pour ce que tu as fait je maudis ta lignée, elle tombera dans la décadence et ta fortune se lapidera ainsi que tout ce que tu possèdes. Mais la pire des hontes pour toi sera qu'un de tes enfants tombera amoureux d'un moldu. Ainsi la perte de ta lignée sera causée par tes propres enfants. Et lorsque le dernier de tes descendants mourra, la sauveuse naîtra. Sois maudit, Gaunt.

 

Au moment où elle prononce ces mots, une lumière blanche inonde la pièce. Gaunt sait que tout ce qui a été dit se réalisera, et pour la première fois, il a peur. 

 

-Avada Kedavra, prononce l'homme en fermant les yeux. 

Elle ferme les yeux, une dernière fois et un sourire effleure ses lèvres et lorsque le sort la touche, elle est prête.

 

 

Angleterre, de nos jours, Ministère de la magie  (7 ans après la chute de Voldemort)

 

 

-Monsieur le ministre, désolé de vous déranger mais une affaire urgente demande votre attention.

 

L'homme qui se tient  debout devant la porte a l'air inquiet, et le ministre relève les yeux de son parchemin.

 

-L'origine ?

-Magie noir, monsieur, niveau 10.

 

Cette fois le ministre sursaute et se lève, il semble inquiet. 

 

-Mais ce niveau n'est plus utilisé depuis Voldemort... Où ?

-A l’hôpital Ste Mangouste Monsieur.

 

Le ministre se dirige immédiatement vers la cheminée et prend une poudre verte et crie distinctement un endroit

Il apparaît au milieu d'une pièce blanche et peu lumineuse, ou aucune chaleur humaine ne semble pouvoir la réchauffer, un pièce d'hôpital en somme. Elle est  remplie d'Aurors, ceux-ci sont d'abord surpris puis après un instant d'hésitation, un homme prend la parole :

 

-Monsieur le ministre, heureux que vous avez pu arriver si tôt. J'en viens au fait : un sort stagnation d'état. Ce sort consiste a pétrifié le corps pendant un durée indéterminée, les fonctianolités du corps sont ralentis et peuvent entraîner la mort. Je crois que même Voldemort ne savais pas le jeter. De plus, le fait qu’elle est pu survivre jusqu’à la est un miracle. Donc, ce sort a été jeté sur une jeune femme enceinte et d'après nos experts cela fait environ 9 ans qu'elle dort. Elle vient de se réveiller et elle est en train d'accoucher mais elle a réclamé votre présence. Nous avons  pu savoir son nom.

 

-Où est-elle ?

-Dans la chambre...mais monsieur le ministre que faites-vous ?

- Je ne peux laisser cette affaire irrésolue. De plus, si elle a demandé à me voir, je pense être en mesure de répondre à sa requête.

 

L'Auror ne dit rien, mais son regard est désapprobateur. Le ministre entre dans la chambre sans un regard en arrière.

 

-Monsieur le ministre ?

 

Une jeune femme très belle, allongée dans un lit blanc d'hôpital vient de lui adresser la parole. Elle tient un enfant dans ses bras.

 

-Oui ?

-Je m’appelle Anna Lancaster et je me meure, non ne m’interrompez pas... Je n'aurai pas la force de répondre à toutes vos questions, même si j'imagine qu'elles doivent être nombreuses. Ma fille s'appelle Arya Black, et oui je suis, ou plutôt j'ai été la compagne de Sirius Black. Rappelez-vous le  massacre de Findlater et vous saurez qui je suis réellement. Ma fille ne doit pas savoir qui elle est avant ses 16 ans, ni qui est son père cela pourrait nuire à son destin, je…

 

La jeune femme s’interrompt suite à un toussotement. Elle serre l'enfant dans ses bras :

-Protégez-là des descendants et surtout d’elle-même... Je ne peux vous en dire plus et de toute façon j'en serai incapable. Je... 

Elle s'interrompt encore une fois, tousse et tend l’enfant au ministre, qui le prend   sans poser de question. Celui-ci est poussé par des infirmières qui se précipitent au chevet de la jeune femme. Il ressort, l'enfant  dans ses bras. Les Aurors le regardent tous et leur regard avide montre une envie d'en savoir plus, mais il ne peut pas leur raconter, cela serait folie.Le massacre de Findlater est un sujet trop sensible. Sans un mot, il se dirige vers la sortie et  murmure ces mots à l'enfant :

-Je te protégerai, je le jure.

 

 

*Findlater existe réellement. Ce château n'est pas très connu et se situe en Irlande.

End Notes:

Merci de votre lecture! Une petite review?

Chapitre 1:Direction la sortie by cathe
Author's Notes:

Voici le premier chapitre de ma fanfiction avec un peu (beaucoup) de retard! Je remercie les trois utilisateurs qui m'ont laissé des reviews, cela m'a fait chaud au coeur (oui, il ne m'en faut pas beaucoup !)
Bonne lecture!

CHAPITRE 1 :

Direction la sortie

 

La vie n’est pas ce long fleuve tranquille que certains se plaisent à décrire. Le chemin est long et fastidieux, souvent injuste mais la vie n’est pas si mauvaise, elle peut être merveilleuse, remplie de petites joies, comme un déjeuner entre amis, ou de plus grandes comme un mariage. La vie est une équation complexe que chacun essaye de résoudre avec ses propres outils, même si  tous finissent à la même conclusion, inévitablement : la mort. Dangereuse, entraînante et puissante, la plupart d’entre nous en avons peur. Pour certains, elle est une libération. Pour moi, c’est quelque chose de flou qui me semble être un souci d’adulte, quelque chose à laquelle je ne veux pas réfléchir.

Je m’appelle Arya Black et j’ai 16 ans. Ma vie n’est pas idéale mais elle n’est pas non plus atroce. Certes, mon école est dangereuse et on est jamais sûr d’en sortir vivant, surtout avec mon insolence. Mais vu les 5 années que j’ai passé ici, il semble que je sois presque acceptée. Mon pays natal est l’Angleterre où se trouve mon orphelinat, que je n’aime pas du tout. La directrice est surnommée « le dragon » et la seule surveillante digne d’intérêt est Sarah. Enfin, revenons à mon statut de sorcière. Je ne suis pas scolarisée à Poudlard, et je ne sais pas pourquoi. C’est ma plus grande frustration, mais apparemment, seul Dumrstrang voulait de moi. D’accord, d’accord, je suis légèrement amère mais que voulez-vous... Bref, je parle donc deux langues : l’anglais et le bulgare. Je suis un bonne élève malgré mon comportement explosif. Les Doloris n’y font rien et les tortures inventées pour moi, ne le sont pas non plus. Oui, je sais, je suis de nouveau amère.

-Black, tu dors ?

Je me retourne vers mon interlocuteur. Le genre de gars que je n’aime pas, même si par malheur j’ai couché avec lui (la plus grande erreur de ma vie et pourtant il y en a eu).

-Black !!!

-Tais-toi Crâne, tu m’agaces...

-Comment ça, je t’agace hein ? Moi, le meilleur...

Je soupire, relève la tête de mes bras et me détourne de ma grande philosophie sur la vie.

-Crâne, ta gueule !

Je n’aime pas dire des injures mais je déteste encore plus les prétentieux.

-Black, t’es qu’une… Une...

Le pauvre, il ne trouve pas les mots... Je souris et lui s’énerve encore plus. Jusqu’à ce qu’il sorte sa baguette. Aussitôt, je me relève et sors la mienne.

-Crâne, un jour comprendras-tu la leçon ?

Mais, ce qu’il fait est totalement déloyal. Il se jette sur moi et me met une jolie droite. Je reste soufflée par le choc et le fait qu’il ose. Je le vois reculer, un sourire satisfait sur son visage 

-T’aurais jamais dû faire ça...

Je me jette sur lui, et lui assène coup de poing sur coup de poing... Si au début il arrive à les contrer, mon endurance et la rage qui m’habitent ont rapidement le dessus. Son visage est rapidement en sang, nous tombons par terre mais je continue à frapper. Je n’arrive pas à me contrôler, j’entends des voix, des exclamations et je sens qu’on me tire vers l’arrière mais je veux continuer à frapper. Je me débats, mais des mains plus nombreuses se joignent aux autres et soudain, un « stupefix » retenti. C’est le noir.

Lorsque je me réveille, je suis dans un lit blanc et il fait plus froid que d’habitude. On a retiré mes fourrures et aucun feu n’est allumé. Normal, c’est Durmstrang. J’ai mal à la tête et je ne me rappelle plus très bien pourquoi je suis ici. La bagarre avec Crâne, l’envie de sang en moi et le sortilège de « stupefix ». J’ai encore perdu le contrôle, cette soif de sang qui m’habite m’effraie, je n’ai aucun contrôle sur elle. A tel point que je me suis vue surnommée ici : « La déesse rouge ».

-Black, le directeur vous attend.

Je n’avais pas vu le directeur adjoint, qui ne m’accorde pas un regard. Il est déjà passé au lit suivant. Je prends mon souffle et attrape mes fourrures qui sont posées près de mon lit. Je connais le directeur et je sais qu’il ne faut pas le faire attendre. Lorsque je frappe à sa porte, j’ai une boule au ventre et une sérieuse envie de fuir.

-Entrez.

Je déglutis et entre doucement.

-Monsieur le directeur.

-Asseyez-vous Miss Black.

Je suis stupéfaite, il n’a jamais agis comme cela. Cela sent le piège mais je suis fatiguée alors j’attrape une chaise et je m’assois.

-Il semblerait que pour une fois, vous vous soyez attaquée à la mauvaise personne Miss Black. Mr Crâne est l’un des fils d’une longue lignée de sorciers en Bulgarie et ses parents ne sont pas heureux du tout. Ils considèrent ce que vous lui avez affligé comme un déshonneur...

-Mais...

Je ne peux continuer lorsque je vois sa main s’approcher de sa baguette et je ne dis rien.

-Ils avaient réclamé votre mort en dédommagement.

Je pâlis brusquement.

-Mais, comme la communauté internationale des écoles magiques n’approuverait pas, je leur ai fait comprendre que vous n’étiez pas d’ici, et par conséquent vous ne connaissiez pas les us et coutumes.

-Je vous remercie vraiment Monsieur  le directeur, il ne...

-Ce que j’essaye de vous dire, c’est que vous êtes renvoyée Miss Black, définitivement. L’Institut Durmtrang ne veut plus de vous.

Ma bouche s’ouvre et forme un rond parfait. Je suis... Pétrifiée. 

-Mais... Mais...

-Votre baguette ne sera brisée que si vous ne trouvez pas d’école avant la fin de l’été. Vous recevrez le résultat de vos Buses par hibou comme les autres. Vos valises devront être prêtes dans une heure. Je vous attends ici et dépêchez-vous.

Je me lève, prête à rétorquer mais sa main, trop près de sa baguette encore une fois, me décourage. Je sors rageusement du bureau et me dirige vers le dortoir des sixièmes années. Je me sens mal, des milliers d’émotions se bousculent en moi et je ne sais laquelle choisir. Il est vrai, je n’aime pas Durmustrang, je n’ai aucun ami et je n’en cherche pas mais... Elle m’a accueillie alors que j’avais besoin de savoir qui j’étais. Lorsque j’entre dans le dortoir et que j’enfile des vêtements moldus tout en rangeant ma valise à coup de baguette, une fille plus téméraire que les autres s’exclame :

-Alors Black, enfin virée ?

-Petreficulus Totalus.

Je ne me retourne pas, mais lorsque j’entends un gros boum, j’esquisse un sourire. Cette fille partage mon dortoir depuis 5 ans mais je suis incapable de me rappeler son nom. Je suis toujours autant stupéfaite et je n’arrive pas à croire que je vais définitivement quitter Durmustrang. Lorsque j’atteins le bureau du directeur, celui-ci m’attend déjà.

-Bien, Miss Black vous êtes à l’heure.

-Toujours Monsieur le directeur.

-Votre orphelinat a été prévenu. Vous avez été une excellente élève et un sujet d’étude très intéressant, mais il est temps de se quitter.

-Un sujet d’étude ? Je m’exclame outrée.

-Miss Black, méfiez-vous de l’élite. 

Mes yeux deviennent des soucoupes mais je reprends contenance et me recompose un visage de marbre.

-Je sais tout Miss Black, de ce qui se passe dans cette école, ne l’oubliez pas. L’élite est aussi présente en Angleterre.

-Monsieur le directeur, j’ai été formée, ne l’oubliez pas. Quant à votre Legilimancie elle est médiocre.Dois-je vous rappeler que je pratique également l'Occlumancie ?

Je le vois esquisser un sourire et soudain je ressens une douleur dans tout mon corps. Des milliers d’aiguilles picotent celui-ci et un feu intérieur me dévore. Je ne crie pas et ne pleure pas, ma figure a gardé cette expression  de marbre. Après tout, j’ai été formée par l’élite. Tout s’arrête aussi brusquement que cela a commencé.

-Vous êtes douée Miss Black. Vous savez manier votre baguette de façon remarquable mais votre... Insolence et votre sens de la justice vous perdront. N’oubliez pas, nous sommes partout.

-Nous sommes le rempart contre les ténèbres, le bouclier de l’innocent, le premier et dernier combattant contre les mages noirs. Jamais tenté, jamais oublié.

-Vous connaissez toujours votre serment...

-A l’époque, il semblait noble. Je dois prendre quelle poudre ?

-La verte Miss Black, ne cherchez pas votre passé.

-Autrefois je vous ai cru, aujourd’hui je suis tentée. Au revoir Monsieur le directeur.

-Bonne chance, Miss Black.

Je prends la poudre qu’il me tend et la jette dans le feu :

-Orphelinat Gridwitch.

Alors que je disparais, j’entends les dernières paroles du directeur :

-Ne sombrez pas, Miss Black.

End Notes:

Une petite review?

Chapitre 2:Découverte by cathe
Author's Notes:

Merci à tous pour vos précédentes reviews et voici la suite des aventure d'Arya*cris de fan en délire* OK,OK j'arrête.

Allez à plus!

Cathe.

      Chapitre 2:

Découverte

 

Le temps est une valeur dont nous sommes prisonniers. C’est peut-être la seule chose que nous ne contrôlons pas. Une semaine, deux heures et vingt-huit minutes sont le temps que j’ai passé ici. Je me sens triste, seule, vidée. Allongée sur mon lit, je compte les jours, les heures, les minutes. Je n’ai personne à qui parler, personne à qui dire ce que je ressens. Les plus petits de l’orphelinat sont encore à l’école et les autres sont en sortie généralement. Je suis la plus grande, celle dont personne ne veut. Une déprime s’installe en moi, je voudrais agir mais comment ? Je n’en ai aucune idée. Je devrai trouver une autre école, je le sais. Puis soudain, j’en ai marre. Je ne resterai pas ici à me morfondre. Je prends ma baguette qui est posée à côté de mon lit. J’en ai marre de ne jamais trouver ce que je veux. Poudlard peut me donner des explications,j'en suis sûr ! Je prends un sac et y fourre tout ce que je trouve. En un quart d’heure, je suis prête. J’ouvre la fenêtre de ma chambre qui donne sur la rue. Mon orphelinat est une vielle bâtisse, il est donc assez facile de partir. Je l’ai découvert assez rapidement, car ce n’est pas la première fois que je pars. J’ai toujours eu un côté à ne pas rester en place et je ne sais pas comment j’ai pu ne rien faire pendant une semaine. Je marche un moment avant de sortir ma baguette afin d’être le plus loin possible de l’orphelinat. Je lève ma baguette et soudain apparaît le magicobus. Je l’ai toujours trouvé chouette et le contrôleur m’aime bien.

-Salut ! Comment vas-tu ? Tu t’es encore enfuie ? Tu n’es pas censée être à Dumurstrang ?

Je souris, lui tend quelques gallions :

-Cette fois, je vais à Poudlard. Je ne me suis pas réellement enfuie de chez moi... Enfin, je sais pas si on peut appeler ça une fugue hein, t’emballe pas. J’ai été...congédiée de Dumurstang.

Je vois ses yeux s’ouvrir comme des soucoupes, je le laisse digérer les informations que je viens de lui donner et je vais m’assoir. Je ne veux pas trop en parler et je suis suffisamment stressée par l’idée d’aller à Poudlard. Il n’y pas beaucoup de monde dans le magicobus et j’atteins donc rapidement l’endroit tant désiré. Le contrôleur me fait descendre et me souhaite bonne chance. Je vois bien qu’il essaye d’être gentil mais ça me stresse. Je lui dis rapidement au revoir et me retrouve sur un petit chemin que je suis avant de me trouver devant un magnifique portail en fer forgé. Il est non seulement très grand mais aussi protégé par des barrières magiques. Et comme vous vous en  doutez, il n’y a pas de sonnette. Je soupire et pose mes mains sur le portail. Le contact est froid et j’essaye vainement de contrôler ma respiration. Comment faire ? J’ai fait tout cela sur un coup de tête sans même réfléchir aux conséquences. Je me sens de plus en plus mal mais aussi... En colère. Très en colère. Je sors ma baguette et essaye quelques sortilèges basiques tels que « Alhomora » mais bien évidemment cela ne marche pas. La colère continue à monter au fur et à mesure que j’essaye des sortilèges. Mais le portail ne bouge pas et personne ne vient. Suis-je bête ! Vu que je n’ai pas de hibou, pourquoi pas utiliser un patronus ? Je repense au jour où j’ai découvert que j’étais une sorcière et je murmure doucement :

-Expecto Patronum

Un volupté de fumée apparaît et laisse place à un loup. Je soupire de satisfaction pendant qu’il s’éloigne.

-Allez, viens-là, lui dis-je.

Il s’approche et je lui murmure à l’oreille ce qu’il doit dire et à qui. Je le vois partir en courant, et je m’assieds sur mon sac. Il est bientôt midi et je commence à avoir faim. Les bruits sont si relaxants, loin de la ville de Londres avec toutes ses voitures. Je me sens en paix, le soleil chauffe mon visage. On est bien, loin du froid de Durmstrang, je pense, amère.

-Miss ?

Je sursaute et me retourne. Derrière le portail se tient une vielle femme, elle a un visage sévère et semble ne pas vouloir plaisanter.

-Vous désiriez me voir ?

-Je m’appelle Arya Black et je suis...

-Black ? Vous avez bien dit Black ?

-Oui, madame. Mais...

-Par Merlin ! son visage pâlis et elle me regarde plus attentivement.

-Quel âge avez-vous ?

-J’ai seize ans madame, mais je...

-Venez !

D’un mouvement de baguette, le portail s’ouvre.

-C’est étrange, les protections semble... Fragilisées.

Je rougis brusquement et entre précipitamment.

-Suivez-moi et ne dites rien avant que nous soyons dans mon bureau, d’accord ?

Je secoue la tête et nous commençons à marcher. Son comportement est plus qu’étrange. Lorsque nous apercevons le château, je m’arrête brusquement.

-C’est grandiose…

-Oui, mais dépêchez-vous, nous devons parler de toute urgence.

Je soupire et continue d’avancer tout en restant le nez en l’air pour ne rien manquer. Tout est grand, démesurément grand. Plus nous approchons, plus l’excitation me gagne. Je veux tout découvrir, tout. J’ai l’impression d’être une enfant devant son cadeau de noël. Et la vieille femme s’en rend compte car elle esquisse un léger sourire. Lorsque nous entrons, je ne peux m’empêcher de laisser filer une exclamation. Tout est beau, grand, tout est si magique. Rien à voir avec l’austère château de Durmustrang. C’est à ce moment que je me rends compte que des élèves nous regardent passer en chuchotant. Leurs robes de sorciers sont noires, ce que je trouve assez lugubre et cela refroidit un peu mon enthousiasme.

-Professeur MacGonagall, attendez !

La dame se retourne et je suis obligée de faire de même. C’est un homme qui nous a interpellé, certainement un professeur. C’est seulement quand il me jette un curieux regard que je me rends compte que je suis toujours en habit de moldu. Tant pis, je regarde un peu plus au tour de moi et je suis surprise de voir autant d’élèves qui me regardent, is ne doivent pas être habitués à ce que quelqu'un accompagne la directrice. Je hausse un sourcil et les défie du regard. Le professeur et la vieille dame continue à parler mais je n’y prête guère attention. Tout est si beau ici, que même le regard curieux des élèves présents ne me dérange plus. 

-Miss Black, nous y allons.

Le vielle dame se retourne et je la suis. Nous marchons un moment, et nous finissons par arriver devant deux gargouilles.

-Maugrey, dit la vielle dame.

Ce nom me dit vaguement quelque chose mais je suis fascinée par les gargouilles qui s’écartent et l’escalier qu’elles dévoilent. Nous montons l’escalier et nous finissons par arriver dans un bureau. La vielle dame m’indique un siège que je prends et elle s’assied aussi.

-Très bien Miss Black, puis-je savoir ce qui vous amène ici et surtout ce que vous savez de votre famille ?

-Je veux intégrer votre école. Vous ne m’avez pas envoyé de lettre comme à tous les sorciers âgés de 11 ans qui vivent en Angleterre, pourquoi ?

-Intégrer notre école ? Cela ne s’est pas fait depuis des années... Mais pourquoi pas.

-Vous seriez d’accord ?

-Nous verrons, ou étiez-vous pendant toutes ces années ?

-A Durmstrang.

-Très bien, je contacterai le directeur pour voir s’il est d’accord. Ensuite, pour toutes vos autres questions, je vais contacter des personnes qui je pense ont hâte de vous rencontrer !

-Ou vais-je dormir ?

- Vous logerez ici. Nous reparlerons de votre scolarité plus tard. Je vais vous présenter à quelques personnes. Avez-vous faim ?

Je hoche la tête et elle se lève, je fis de même. Nous dirigeons vers ce qui semble une grande salle vu la taille de la porte.  Lorsque la vielle dame ouvre la porte, ce furent des centaines de têtes qui se tournèrent vers nous.

-Quelques personnes hein ? murmuré-je.

Un silence pesant règne sur la grande salle.

-L’école Poudlard accueillera pour quelques jours Miss Black, une sorcière venue de Durmustrang. J’espère que vous lui ferez bon accueil. Miss Black asseyez-vous où il vous plaira.

-Heu... C’est normal qu’il y ait quatre tables ?

Aussitôt cette question sortie, je sus qu’elle était débile. Je ne m’étais pas interessée à Poudlard plus que ça, ne voulant pas retourner le couteau dans la plaie.

-Oui Miss Black, choisissez.

Je déglutis, j’ai l’impression de jouer ma vie. J’observe les quatre tables qui m’entourent. Je remarque vite qu’elles semblent avoir toutes une couleur et un animal pour emblème. Quelle drôle de tradition, dis donc. Je me dirigeais vers les rouge et or. J’aimais bien ces couleurs. La directrice, comme je l’avais enfin compris, s’était assise sur la cinquième table qui semblait être celle des professeurs.

-Très bien Miss Black, j’espère que les Griffondors vous feront un bon accueil. Bon appétit, chers élèves.

Doucement d’abord, des voix se firent entendre, puis de plus en plus fort. Je m’étais assise en bout de table à côté d’un brun à lunettes. Je commençais à me servir, mon sac calé entre les jambes.

-Alors comme ça, tu viens de Durmustrang. C’est bien là-bas ?

 Je relève la tête, surprise qu’on m’adresse la parole.

-Non, c’est un enfer au quotidien. Il n’y a ni tolérance, ni aucune chance que tu en sortes en bon état.

Le brun fronce les sourcils :

-Tu es sérieuse ?

-Tu vois ça ? je lui montre une fine cicatrice qui démarre de mon poignet et monte jusqu’à mon épaule. C’est un sortilège Doloris mal lancé. 

Mon ton est froid et cassant. Le garçon déglutit :

-Ah ouais, quand même. Attends, ça veut dire que vous avez le droit de jeter des sortilèges Impardonnables ?

-Oui, si on ne se fait pas prendre. Tu me passes les patates s’il te plait ?

-Quoi ?

-Les patates s’il te plaît.

End Notes:

Un avis?N'hésitez pas!

Chapitre 3:Mais qui es-tu? by cathe
Author's Notes:

Voici un nouveau chapitre de mon histoire,qui j'espère vous plaira!

Cathe.

      Chapitre 3

Mais qui es-tu ?

 

-Tu t’appelles comment ? lui demandé-je tandis qu’il me passait le plat.

-James Potter et toi ?

-Arya Black.

Il semble étonné comme s’il attendait quelque chose de moi.

-Tu sais, la plus part du temps quand je me présente les gens disent « le fils de Harry Potter ouaah » dit-il en imitant une voix cristalline.

J’éclate de rire :

-Mais enfin, tu es seulement James...

-Hein ? dit-il.

Je réfléchis un moment en essayant de trouver les bons mots :

-Tu es le fils pas le père, ce n’est pas toi qui a accompli tous ces actes qui font de celui-ci un héros. Tu es seulement... Le fils...

Je vois à son visage que je l’ai vexé, je n’ai aucune idée de comment rattraper cette bourde alors je mange en silence. A la fin du repas, nous ne nous étions toujours pas reparlé et lorsque la directrice me convoque dans son bureau, je me lève maladroitement :

-Tu sais, toi aussi tu as peut-être des choses à accomplir, détache toi de cette ombre qui pèse non seulement sur toi mais aussi sur l'ensemble de ta famille. Ne te mets pas la pression, vis seulement la vie que tu auras décidé.

Et je pars sur ces mots. Ce garçon n’était pas bien différent des autres, il avait juste le nom en plus. Une fois de plus, je remonte les escaliers et me retrouve dans le bureau de la directrice. Celle-ci prend de suite la parole :

-Miss Black, nous vous avons  attribué une chambre toute seule, ce n'est pas un traitement de faveur et ce n’est que provisoire. Si vous vous retrouvez ici l'année prochaine vous intègrerez un dortoir. Les élèves de Poudlard n’ont pas encore passé leurs Buses et vous Miss ? Si mes souvenirs sont bons, Durmstrang les passent avant.

- Oui je les ai déjà passés, les vacances à Durmstrang commencent début juin. Et nous reprenons les cours début août.

-Très bien, j’ai vu que vous discutiez avec Mr. Potter , Miss.

-Oui, professeur.

-Ce choix est intéressant. Mr. Weasley est préfet, avez-vous des préfets à Durmstrang ? Dans tous les cas, il sera chargé de vous faire découvrir le château, il vous attend en bas.

- Oui nous avons des préfets mais en bulgare, on dit prefekt*. Merci professeur, je vais aller à mon dortoir.

Je me dirige vers la sortie et je descends les escaliers d'un pas tranquille. Au premier coup d’œil, le garçon ne me plut pas. Trop sûr de lui, l’air arrogant et vaniteux est la première impression qui se dégage de lui.

-Je m’appelle Fred Weasley, je suis censé t’amener à notre salle commune.

J’acquiesce et je ne pipe mot pendant tout le trajet alors qu’il essaye de me faire la conversation.

-Bon, le mot de passe est Ad vitam aeternam, d’accord ?

-Oui.

-T'es la fille la moins causante que j’ai jamais vu...

Je pénètre dans la salle commune et tous les regards se tournent vers moi.

-Ta chambre est en haut au bout du couloir, il suffit de monter les escaliers. Ça va pas être trop dur ? Je ne peux malheureusement pas t'accompagner, les garçons sont interdits. MacGo m’a donné ça pour toi. C’est l’uniforme.

J’acquiesce de nouveau et je monte quatre à quatre les escaliers.

 

La chambre n'est pas très grande, elle est composée d’un lit, une armoire et un coffre en bois. Une fenêtre domine le tout et on peut y apercevoir le parc du château. Je soupire, et dépose mon sac sur le lit. En rangeant mes affaires, je me sens lasse. Je sais qu'ici je trouverai des réponses aux questions que je me suis posées et cela m'effraie. Je secoue la tête et je décide de descendre. Les  bruits de la salle commune me parviennent du haut de l'escalier et j'envie leur insouciance et leur bonheur. Durmstrang était un lieu froid, où la compétition est toujours présente et où les sentiments tels que la pitié et la peur n'ont pas leur place. Si tu ne prouvais  pas ce que tu valais, tu étais vite éjecté. Curieusement j'avais aimé ça. Je respire un bon coup et je descends les marches, mon livre à la main. J'observe la salle commune et ne vit ni James, ni Fred, les seuls figures connues. Quelques fauteuils près de la cheminée viennent de se libérer, je m'assieds dans celui qui semble le plus confortable. Je commence à me plonger dans mon livre sans que personne ne me reconnaisse ou ne fasse attention à moi.

-Eh... Dégage de là c'est mon fauteuil !

Je redresse la tête surprise pour rencontrer les yeux verts de Fred Weasley.

-J'étais là en première rétorqué-je

-Et alors ? J'étais en premier dans cette école.

-Y a plein d'autres fauteuils Fred, intervient une personne que j'identifie comme étant son ami.

-Mouais mais celui-là est le....

Il ne peut terminer sa phrase car j'ai refermé bruyamment mon livre et me suis assise en tailleur sur le fauteuil.

-C'est débile cette histoire de fauteuil... Mais vu que ni l'un ni l'autre ne lâcheront l'affaire que dirais-tu d'un duel ?

-Les duels sont interdits à Poudlard, dit-il.

-Aurais-tu peur des interdits ? lui demandé-je.

 Je marque un point à voir sa tête. Il crispe sa mâchoire, secoue la tête. Je peux lire dans ses yeux qu'il hésite. Je hausse suffisamment mon visage pour avoir ma bouche au niveau de son oreille :

-Serais-tu... Un froussard ?

Je lâche le dernier mot avec dédain. Je recule ma tête et je peux apercevoir que désormais de la colère brille dans ses yeux :

-Non. Demain soir, salle des trophées. Qui est ton second ? dit-il dans un rire. 

Il sait bien que je ne connais personne et cela m'agace.

-Pas besoins de second. Je serai là, je déclare d'un ton suffisant.

Nos phrases sont courtes et sèches. Nous sommes désormais ennemis. Je me dirige lentement vers les escaliers, harassée de cette journée. Je  me lave les dents et enfile un pyjama. Lorsque ma tête touche mon oreiller, je m'endors de suite. Le lendemain le réveil est dur. Je mets un peu de temps à me rappeler où je suis et encore plus à trouver mes affaires que je n'ai rangé que sommairement, hier. Lorsque je regarde l'heure, je vois qu'il est 8h30 et que les cours commencent dans une demi-heure. J'attrape rapidement mon sac et je ne prends pas la peine de faire mon nœud de cravate. Je marche rapidement vers la Grande Salle en essayant de me repérer. La salle me paraît encore plus grande qu'hier. Je regarde le plafond magique d'un air émerveillé. Mais  promptement  mon estomac me rappelle la raison de ma présence dans cette pièce.

-Hum désolé de te déranger, mais ici tu es à la table des Serdaigles, s'exprime une voix à côté de moi.

Je me suis effectivement assise à la première table vue sans faire attention.

-Ça pose un problème ?

-Hier tu es allée à celle des Gryffondors...

-Et... ? 

Je ne vois pas du tout où il veut en venir et il semble tout gêné. Pour finir, il s'assied en face de moi.

-Je m'appelle Will Stone.

-Ok, et bien moi c'est Arya Black.

-Black ? Ce nom me dit quelque chose...

-Miss Black, cri une voix.

Je me retourne et aperçois un homme d'une quarantaine d'années qui semble me chercher. Je me lève donc, abandonnant avec regret mon toast.

-Je te garde la place, t'inquiète, s'exclame Will.

-D'accord.

Je me dirige rapidement vers l'homme. Enfin, il m'aperçoit et soupire.

-Voici votre emploi du temps. Quels sont vos options choisies à Durmstrang ?

-J'avais pris soins aux créatures magiques, histoire de la magie avancée ainsi que duels avancés.

-Hum...c'est embêtant, nous n'avons ici que soins aux créatures magiques comme option en commun avec Durmstrang. Nous avons sinon : arithmancie, divination, étude des moldus et étude des runes.

-Je peux faire études des runes en plus.

-Vous êtes sûre ?

-Oui ne vous inquiétez pas.

-Très bien. Jusqu’à nouvel ordre vous suivrez les cours avec les Gryffondors. Je me présente, je suis le professeur Londubat, et j'enseigne la botanique.

-Merci, dis-je.

Je repars et je me précipite sur mon toast en vérifiant qu'il n'y a rien de suspect. Je me verse une nouvelle tasse de café et un verre de jus de citrouille.

-Eh beh, t'as peur de mourir de faim ?

-Non, je suis juste prévoyante. C'est où la classe de métamorphose ?

Alors que Will se lance dans des explications, je me sers encore trois toasts et fourre deux pommes dans mon sac. La métamorphose n'est pas mon cours préféré mais bon, je ferai avec.

-Merci Will mais... Heu tu ne manges pas avec tes amis ? Tu n'as pas l'air d'être un gars qui reste seul.

-Non pas envie.

Sa voix sèche me retient de poser d'autres questions. La sonnerie retentit et je me lève brusquement :

-A plus !

Je repère James Potter à la sortie et commence à le suivre. Je n'ai pas compris (et je l'avoue, pas trop écouté) les informations de Will. Lorsque nous sommes devant la salle de classe, je suis surprise par la mine sévère et austère du professeur. Il n'a pas l'air heureux d'être ici, pourtant Poudlard est tellement magnifique. Il ne faut pas trop que je m'emballe, je pourrai faire un monologue sur cette école. Bref, vu le regard noir qu'il me lance, je sens que ces heures de cours vont être longues.

End Notes:

Et voilà!Une petite review?

Chapitre 4:Révélation by cathe
Author's Notes:
Hey!
Voici un nouveau chapitre avec deux semaines de retard...Je vous pris de m'en excuser!
Bonne lecture!
Cathe.

 Chapitre 4:

Révélation

 

 

Je pousse un énième soupir, que ces deux heures de cours sont longues. Je connais déjà les sorts étudiés et ma voisine est une fille bien trop sage, une Serdaigle si j'ai bien compris ce qu'elle m'a dit au début du cours. Je me retourne et aperçoit James Potter faire le fou au fond de la classe. Pourquoi lui il a le droit de s'amuser et pas moi, hein ?

-Miss Black, vous ne semblez pas en avoir fini de soupirer, peut-être allez-vous nous faire une démonstration ? dit le professeur.

Ah oui, parce que lui il ne doit pas prouver qu'il peut intégrer Poudlard.

-Bien professeur, que dois-je faire ?

-Votre théière, faîtes la disparaître. Exigea-t-il.

Je soupire, ce sortilège est d'une simplicité alarmante. Je murmure une vague formule et exécute un bref mouvement de poignet : la théière disparaît. Je souris, un peu fière de mon exploit tandis que le silence se fait dans la classe.

-Faîtes la réapparaître, je vous prie, me dit le professeur en fronçant les sourcils.

Je le regarde intriguée, je ne me rappelle pas exactement de la formule mais peut-être en combinant... Oui et en ajoutant cela... Je réfléchis de plus en plus en fixant l'endroit où se tenait la théière. Inventer une formule n'a jamais été facile mais l'appliquer est quelque chose d'encore plus compliqué, utiliser mes connaissances serait plus facile et judicieux. La bibliothèque de Dumstrang a toujours été très fournie et j'ai lu une grande quantité de livres lorsque je travaillais pour l'élite. Je cherche dans ma mémoire et finis par tomber sur la bonne formule. Je la murmure et exécute plusieurs fois le geste. Une fois sûre de moi, je prononce clairement la formule tout en remuant mon poignet de façon adéquate. D'abord rien ne se passe et j'entends les gens murmurer. Le professeur toussote quand soudain une anse apparaît, puis le bec et enfin la théière au grand complet.

-Tadaaa, je m'écris à la surprise générale.

 Je suis heureuse d'avoir réussi mon sort. Mais lorsque je croise le visage du professeur, il semble crispé.

-Bien, bien Miss Black, c'était assez impressionnant... Pour une personne venant de Dumstrang. Reprenons le cours s’il vous plaît, Mr. Potter si mes cours vous ennuient vous pouvez toujours allez....

Je n'écoute pas la suite, ce professeur semble dédaigneux et méprise Dumstrang apparemment. Quelle poisse !

-C'était impressionnant, tu sais. Les sorts d'apparition ne sont maîtrisés que pour les ASPIC normalement.

Je tourne la tête et croise le regard remplit d'admiration de ma voisine. C'est bien la première fois que quelqu'un a de l'émerveillement pour moi. Je lui souris, un peu intimidée mais aussi avec de l'assurance.

-Je m'appelle Elisa Kent, me dit-elle en souriant.

-Arya Black comme tu peux t'en douter.

 Le reste du cours, curieusement passe plus vite et lorsque la sonnerie retentit je suis plus que surprise.

-Pour le prochain cours, je veux trente centimètres de parchemin sur les sortilèges de disparition.

Je range mes affaires rapidement et regarde mon emploi du temps, deux heures de métamorphose et  ensuite une heure de sortilège.

-Tu vas me suivre discrètement comme tout à l'heure ou bien je te dis comment y aller ? me demande James Potter

-Ni l'un ni l'autre...Enfin si, je te suis mais en marchant à côté de toi.

Il sourit et me présente son ami :

-Edward Cliton, voici Arya Black.

Je lui souris et adresse à Fred Weasley un hochement de tête. Nous marchons d'un pas rapide et je me place au second rang. Le professeur est un petit homme, mais d'une grande compétence. Le cours de sortilège passe relativement vite et lorsque midi sonne, je me précipite aussitôt vers la Grande Salle. J'aperçois vite Will Stone et je m'assois à côté de lui.

-Alors cette première matinée à Poudlard ? me demande-t-il 

-Super ! Il me tarde vraiment les prochains cours... Et toi ?

-Habituelle, ennuyeuse et routinière.

Je le regarde, surprise. Ce jeune homme ne mesure pas la chance qu'il a...

-Will Stone, tu ne me présentes pas le prodige du cours de métamorphose ?

Je lève la tête et regarde approcher une jeune fille rousse et grande. Elle a un air hautain sur le visage et me regarde de haut en bas tandis que Will bafouille quelque chose.

-Prodige ? je demande.

-Tu es la seule qui a réussi en moins de 24 heures à se mettre un Weasley à dos et à réussir un sortilège d'apparition de niveau ASPIC, qui a provoqué l'admiration complète des Serdaigle, enfin surtout de cette cruche d'Elisa Kent. Pendant qu'elle parle, elle s'assoit et se sert en nourriture. Je la regarde, ébahie.

-Je m'appelle Rose Weasley et à vrai dire je te croyais plus intelligente.

-Arrogante, narcissique et hautaine, les parfaites qualités, je rétorque piquée au vif.

Elle me sourit et déclare d'une voix assurée :

-Est-ce de ma faute s’ils ont tous l'intelligence d'une souris ?! Je t'aime bien. Je sens qu'on va bien s'entendre.

Je hausse les sourcils persuadée du contraire tandis que Will se retient de ricaner.

-Excuse-moi, tu es Arya Black ?

Je hoche la tête en direction d'une petite fille qui tient un rouleau de parchemin entre les mains. Elle me le remet et s'en va.

-Déjà convoquée chez la directrice à ce que je vois ! s’exclame Rose Weasley.

Je lis rapidement le message avant de répondre :

-Après manger apparemment. Je suis dispensée de cours cette après-midi ! je m'écrie ravie.

-Mais je croyais que tu avais hâte ? questionne Will.

-Franchement je m'ennuie un peu, mais c'est surtout l'école qui me fascine, ses maisons, ses dortoirs, ses tableaux et au fait où se trouve la bibliothèque ?

-Je t'y emmènerai si tu veux, me propose Rose Weasley.

-Trop de gentillesse, serais-tu malade ? rétorqué-je.

-Seulement curieuse, me dit-elle en souriant.

Le repas continue dans cette ambiance plus que bizarre. Je remarque vite que Will est intéressé par Rose mais que celle-ci est indifférente, ou tout du moins fait semblant de l'être,car son regard ne cesse d’être tourné vers lui. Je me rends compte que je suis heureuse pour la première fois depuis longtemps. Will et Rose m'intriguent assez, ils n'ont pas hésité à venir vers moi, ce que je ne comprends pas. Je marche dans les couloirs du château d'un pas guilleret, contente d'être là. Je suis au niveau des gargouilles gardiennes du bureau de la directrice et prononce le mot de passe « Lupin ».

-Vous êtes sûre que c'est une Black, professeur ?

Surprise, je ne toque pas à la porte et attends à l'entrée. La curiosité est un vilain défaut, je ne le sais que trop bien.

-Puisque je vous dis que oui, Harry. Elle lui ressemble beaucoup, ou du moins à lui ou à Bellatrix, qui je vous le rappelle était aussi une Black.

-Ce n'est pas l'enfant de Bellatrix, professeur, elle était stérile.

-Comment le savez-vous ?

-Son dossier médical, je voulais être sûr lorsque vous m'avez annoncé la nouvelle. Celui de Sirius n'indique rien de particulier. Par contre son dossier dressé par les Aurors chargés de son arrestation indique une relation avec une jeune femme. Jeune femme qui disparaît brusquement et qui reparaît neuf ans plus tard, à l'hôpital Saint Mangouste. Mais ce qui semble le plus étrange c'est que des pages de dossier ont été supprimer.Tout ce que j'ai pu apprendre de plus c'est qu'elle a mis au monde un enfant.J'ai donc cherché son extrait de naissance mais...

-Miss Black, entrez je vous prie.

Je reste un instant ébahie devant la porte, ils connaissent quelque chose sur mon passé, mais pas mon existence (illogique n'est-ce pas ?). De plus, une naissance neuf ans après c'est... fou. Je pousse la porte et entre dans le bureau de la directrice, surprise et vaguement en colère. Un homme se lève aussitôt et me tend la main. Il est grand, mince et des cheveux grisonnants coiffés en bataille. Il porte des lunettes rondes et a de magnifiques yeux verts. Je remonte mon regard vers une cicatrice qu'il a au milieu du front. J'ouvre la bouche de stupéfaction :

-Bonjour, je m'appelle Harry Potter. Vous devez être Arya Black ? 

-Que me voulez vous exactement ?

-Miss Black, Mr. Potter est là pour vous questionner sur vos parents et revoir votre situation personnelle, m'interromps la directrice en souriant.

Je finis par serrer la main toujours tendue de Harry Potter. Celui-ci me sourit et nous prenons  place :

-Arya, je peux vous appeler Arya ?

-Oui.

-Avez-vous un quelconque souvenir de vos parents ?

-Non, je suis entrée à l'orphelinat à l'âge de un an. Avant, je ne sais pas où j’étais. Je pense avec ma mère mais elle a dû mourir.

Je dis cela d'un ton froid, essayant de n'exprimer aucune émotion.

-Avez-vous déjà cherché vos parents ?

-Non.

-Quelqu'un de votre famille a déjà essayé de vous contacter ?

-Non.

- Savez-vous qui est Sirius Black ?

-Non.

-C'était mon parrain, il a participé aux deux guerres en étant à chaque fois du côté celui de l'Ordre du Phénix. C'était le meilleur ami de mon père, et lorsque celui-ci fut tué, on accusa Sirius d'avoir vendu ma famille à Voldemort. Il fut envoyé à Azkaban et s'en échappa quinze ans plus tard. Il se révéla qu'il n'avait jamais trahi personne et il me sauva la vie plus d'une fois. Notamment le jour où je suis tombé dans un piège, et… ça lui a coûté la vie.

-Vous devez vous sentir responsable, la culpabilité peut être une sentiment très fort, tellement  fort que cela peut détruire un homme.

- La culpabilité est un de mes plus grands pêchés, d'après ma femme.

-Quel est le rapport avec moi ?

-C'était, il semble, votre père.Nous cherchons encore des éléments mais étant le dernier Black...

J'ouvris grand les yeux et j'émis un hoquet, n'écoutant rien de ce qu'il dit, seul deux mots raisonne dans ma tête. Je me lève brusquement, renversant ma chaise :

-Vous... Comment ? Je dois...

Je sors précipitamment du bureau de la directrice.

End Notes:

Un avis ? N'hésitez pas!

Chapitre 5:Avec lui? by cathe
Author's Notes:
Hey!Voici le chapitre 5,j'espère qu'ils vous plaira
Je tiens à remercier toute les personnes qui  laisse des reviews et à ceux qui lisent dans l'ombre!

Chapitre 5 :

 

Avec lui ?

Je marche vite dans les couloirs. Ma réaction est complètement disproportionnée. De plus, j'aurai dû m'en douter quand ils en parlaient. C'était absurde de m'enfuir aussi lâchement, en plus je me doute que mon père est mort... Mais pourtant un minuscule espoir persistait dans mon cœur. Comment ai-je pu être aussi naïve ? J'ai envie de hurler, de tout envoyer paître. Les couloirs sont déserts et j'entre dans une ancienne salle de classe. La rage m'envahie et je sors ma baguette. Les chaises et les tables se soulèvent et d'un mouvement rageur je les fait exploser. Une poussière fine tombe sur mes épaules. La rage a laissé place à la tristesse, une tristesse qui me comprime la poitrine, une tristesse qui ne me fait pas pleurer. Et les cendres continuent de tomber. 

-Dis donc, tu étais énervée ? me demande une voix.

Je me retourne brusquement la baguette pointée vers un garçon au cheveux blonds platine. Il lève les deux mains et me sourit.

-Qui es-tu ? je demande à mon tour.

-Scorpius Malfoy, pour vous servir, répond-il avec un sourire ironique aux lèvres.

Je lève mes sourcils et abaisse ma baguette.

-Vais-je rencontrer tous les enfants des figures connues ?

-Tu es à Poudlard, tout peut arriver...

Je m'approche de lui et sans qu'il ne s’y attende, je l'embrasse. J'ai besoin de réconfort afin, peut-être, de me sentir un peu plus humaine. S’il est surpris, cela ne l'empêche pas de répondre à mon baiser.

-Je me savais irrésistible mais là...

-Tu es à Poudlard et tout peut arriver, dis-je en lui citant ses propres mots. Tu as une chambre ?

-Oui...

-Allons-y.

Il ne pose pas d'autre question et il me conduit dans un dédale de couloirs. Il finit par s'arrêter.

-Mais que fais-tu ? je lui demande en le voyant faire des allers-retours devant un mur.

-La salle-sur-demande, il suffit de passer trois fois devant ce mur pour qu'elle de donne ce que tu souhaites.

-Intéressant...

-Peu de gens la connaisse, si tu exclus moi et la famille Weasley-Potter... Et désormais toi.

Une porte apparaît et nous entrons. Une chambre toute décorée de vert m'attend. Je souris, me retourne et l'embrasse.

-Tu n'as pas de copine ?

Il secoue la tête et je l'embrasse de nouveau tandis que ses mains passent sous mon chemisier. Je déboutonne sa chemise et il défait la mienne. Lorsque nous arrivons au lit, il ne me reste plus que mes sous-vêtements et lui son boxer. Je rigole un peu en voyant ses motifs et il hausse les sourcils avant de me jeter sur le lit et de m'embrasser.

Une heure plus tard, je roule sur le côté, haletante.

-Ouaah… dit-il.

Je  me retourne vers lui tandis qu'il se passe la main sur le visage.

-C'était intense, tu es vraiment douée avec tes mains.

-Tu étais puceau ? je demande surprise.

-Non, non c'est juste que je n'ai pas l'habitude des filles douées… Oui, on va dire comme ça, s'empresse-t-il de démentir.

-Dis que je fais les trottoirs tant que tu y es ! répliqué-je fâchée.

-Non, non ce n'est pas ce que je voulais dire !!

-Je sais bien, je te fais marcher... Mince déjà seize heures, il faut que j'y aille !

Il me regarde sortir du lit et rassembler tous mes vêtements. Lorsque je noue ma cravate, il s’apprête à me demander 

-Laisse tomber, c'était une petite aventure, pas un truc sentimental, je réplique sachant ce qu'il va me demander.

Il soupire de contentement et roule sur le côté.

-N'empêche, à refaire parce que toi aussi tu es doué... Malgré ton boxer anti-sexe.

Il rigole, je réajuste mes cheveux. Je lui souris et sors discrètement de la pièce avant d'essayer de retrouver ma salle commune. Même si cette petite aventure m'a fait du bien, il faut quand même que je réfléchisse à mon père. Je erre dans les couloirs lorsque je tombe devant la bibliothèque, dans laquelle j’entre sans trop réfléchir. Puis en voyant les livres d’histoires, cela me percute : c’est ici que je pourrais en apprendre plus sur mon père

Mon sac ! Je l'ai oublié dans le bureau de la directrice ! Flûte !

-Excuse-moi, je demande à un tableau, comment aller vers le bureau de la directrice ?

Le tableau m'ignore royalement et je continue mon chemin, agacée :

-On pourrait pas faire une carte de ce fichu château ?!

-Tout l'intérêt serait perdu, jeune fille, dit une voix.

Je me retourne, surprise, mais rien. Bizarre. Je marche depuis un petit moment, errant et demandant  aux tableaux, ne croisant personne, mais ceux-ci se contentent de m'ignorer ou de me décrire leur vie. Finalement, j'arrive devant la porte de la Grande Salle et c'est un véritable soulagement. La sonnerie retentit lorsque j'emprunte le chemin vers le bureau de la directrice. D'ici je pense pouvoir me souvenir… Une troupe d'élève me dépasse en courant, et je les trouve bien trop pressés d'aller en cours. Il est vrai que ceux de magie sont plus intéressants que ceux de moldus, mais quand-même. Lorsque j'arrive aux gargouilles, je prononce le mot de passe, qui n'a pas changé à mon grand soulagement. Je monte deux en deux les escaliers avant de frapper à la porte de la directrice.

-Entrez. Ah miss Black, je n'espérais pas votre retour.

-Je voudrais m'excuser pour tout à l'heure, j’ai réagi sous l’impulsivité Seulement...

-Ce n'est rien, vous étiez sous le coup de l'émotion. Si vous cherchez votre sac, il est ici. Mr Potter vous enverra sûrement du courrier pour vous informer de la situation. Je pense qu'il était aussi choqué que vous.

-Ce que je vais vous  dire, est peut-être totalement puéril et enfantin mais c'est un héros. 

-Miss Black, être un héros ne signifie pas être au-dessus des autres. C'est aussi un homme.

-C'est un survivant, madame la directrice, il se le cache, c'est tout. Un homme sacrifié pour devenir un survivant. Quelques soient désormais ses actes, ils sont dictés par son instinct.

La directrice me regarde d'un drôle d'air :

-Et selon vous, qui suis-je moi ? Une survivante ? Ou une directrice un brin trop vieille ?

-Une battante. Vous avez connu deux guerres, vous avez assisté à la reconstruction du monde magique et vous êtes encore là. Oui, une battante, parce que vous avez connu les guerres qui n'ont été que le commencement. Ils n'étaient que des pions. Serons-nous capable d'arrêter ce qui se profile à l'horizon ? Trouverons-nous un héros ? Serons-nous capable de faire abstraction de nos différences et d'œuvrer main dans la main, pour la survie des espèces magiques et non magiques ? Les ombres se rapprochent et elles tissent leurs toiles telles des araignées. Oui, la guerre arrive.

J'ouvre  grand les yeux, surprise, ne sachant que trop bien ce qui venait de se passer.

-Miss ? Je n'ai pas compris toutes vos paroles... Une guerre ? Que le début ? De quoi parlez-vous ?

-Je ne sais pas Madame la directrice, réussi-je à murmurer, merci et au revoir.

Je sors en laissant la directrice perplexe. Je dois savoir ce que j'ai encore prophétisé. La guerre ? Les ombres, que ou qui sont-elles ? Si Voldemort et Harry Potter n'étaient que le début, alors nous avons de sérieux ennuis. Je soupire et marche un peu au hasard. Tout cela, ça ne s’est produit qu'une fois et je n'ai rien fait. Résultat, Mark Stevensson est mort et cela ne doit jamais se reproduire. Jamais.

Je finis par trouver la tour des Griffondor. J'entre et trouve la salle bondée. Je n'ai qu'une envie, aller dans mon dortoir mais c'est sans compter sur James Potter et Fred Weasley.

-Hey Black, tu t'es perdue tout l'après-midi... Ou tu as décidé d'aller chez les serpents ? me demande le roux.

-Pour ta gouverne, Weasley, je n'ai pas de compte à te rendre. Tu peux toujours demander à ton ami. Quant au serpent, je ne vois pas de qui tu parles.

Je vois Weasley froncer les sourcils et se tourner vers James qui hausse les épaules.

-Ta cravate, elle est aux couleurs de Serpentard... me dit le troisième garçon dont je ne me rappelle pas le nom.

Je baisse les yeux et vois effectivement que j'ai inversé ma cravate avec celle de Scorpius.

-Mince, il va falloir que je lui rende, je me murmure à moi-même.

-Que tu le rendes à qui, Black ? me demande sèchement James Potter.

Je fronce les sourcils :

-Soit t'es con, soit tu fais exprès. Une fille qui porte la cravate d'une autre maison c'est qu'ils ont fait quelque chose de pas très catholique.

Je reconnais la voix très familière de Rose Weasley. Je m'apprête à dire quelque chose quand Potter intervient :

-Rose Weasley, tu es encore entrée dans notre salle commune sans autorisation ! Tu es à Serdaigle, que diable et comment fais-tu pour toujours avoir nos mots de passe ?

Rose esquisse un sourire et dit :

-Je sais tout dans ce château. Et puis, ces Serdaigles sont si ennuyeux. Sauf éventuellement Will Stone. Au moins ici, on a toujours besoin de mes lumières...Vous êtes tellement des fonceurs vous les Griffondore.

J'éclate de rire devant la mine stupéfaite de James et l'air en colère de Fred.

-Et toi, t'as pas oublié notre duel ce soir ? Tu t'es trouvée ton second ? me demande celui-ci.

-Oui, c'est moi, rétorque encore une fois Rose.

-Et la cravate ? me demande encore une fois James.

-Tu verras au repas, qui est maintenant, dis-je avec un air malicieux.

Rose et moi sortons de la tour et nous dirigeons tranquillement vers la Grande Salle, suivit de Potter et Weasley. Je la remercie d'être intervenue et elle rétorque que de toute façon, ces deux crétins avaient besoin d'être remis à leur place. Nous entrons dans la Grande Salle et Rose fait signe à Will de venir manger avec nous à la table des Griffondor. Potter et Weasley s'installent à côté de nous. Et je finis par repérer la tête de Scorpius. Je défais ma cravate et me lève. Je sens le regard des quatre dans mon dos.

-Scorpius, on a inversé nos cravates, lui dis-je un brin gênée.

Plusieurs têtes se tournent tandis qu'il me sourit :

-Je me disais aussi...

-De tous les crétins possibles, elle a couché avec lui ! s'exclame la voix outragée de James Potter.

 

End Notes:

Je voulais préciser que cette histoire sera certainement plus longue que prévu. Voili voilà, n'hésitez pas à laisser une review ça fait toujours plaisir même si ce n'est que trois petits mot!

A plus!

Cathe (ou l'auteur).

Chapitre 6:Duels by cathe
Author's Notes:
Bonjour cher lecteur
Je tiens à m'excuser pour cette énorme retard mais le bac approche ne me laissant que peu de répit, enfin la plupart d'entre vous savent ce que c'est!
Voici donc le passage que les revieweurs (c'est comme cela que l'on dit?) m'ont demandé. Qui sera la gagnant?Lisez!
En tout cas, bonne lecture!

Chapitre 6

Duels

Ce n'était vraiment pas mon jour. Tout d’abord ces révélations sur mon père, ensuite la honte dans la Grande Salle, quand ce crétin de Potter a crié et maintenant ce duel. En plus, je ne sais même pas où se trouve cette salle des trophées. Je me lève lentement et enfile des vêtements adéquats ; il faut toujours arriver en retard à un duel, c'est une règle élémentaire. Je descends les marches d'un pas tranquille quand raisonne la douce voix de Rose Weasley:

-Enfin, j'ai l'impression que ça fait des plombes que je t'attends.

-J'avais oublié « impatiente » dans ta description, je lui rétorque.

Elle soupire et lève les yeux au ciel. Cette fille m'a peut-être sauvée la mise mais cela ne l'empêche pas d'être insupportable.

-C'est où la salle des trophées ? je finis par demander.

-Tu ne sais même pas ça ? Et tu acceptes un duel, quelle inconscience ! me dit-elle d'un air hautain.

Elle finit par prendre la tête de l'expédition. Le trajet n'est pas long, et nous finissons par arriver à cette fameuse salle. Étonnant, il n'y a personne et c'est assez énervant.

-En fait, tes cousins...

-Chut... Homimun revelio, lance t-elle dans un murmure.

Je fronce les sourcils et aperçois deux formes humaines à l'autre de bout de la pièce.

-Cape d'invisibilité... Pas mal Weasley, mais je gagnerai quand-même ce duel !

Il apparait alors accompagné de... Potter, évidemment. Je soupire et dit d’un ton que j'espère détaché:

-Les deux seconds, vous lancez des sorts d'insonorisation.

Rose affiche  un air blasé mais fait ce que je dis tandis que Potter me regarde d'un air de défi :

-Pourquoi....

-Écoute moi bien, Potter si tu veux que j'épargne un tant soit peu ton copain, tu fais ce que je dis. Je voudrais terminer au plus vite ce duel et retourner me coucher et puis j'ai pas envie d'être choppée ici et toi non plus, je présume ? Je dis tout cela d'un air méprisant.

Il me défie encore un peu du regard avant de mettre en place les sortilèges. Le duel peut commencer. Nous nous mettons en place. Je sens l'adrénaline monter. Mon corps attend et lorsque le premier sortilège fuse, je réagis rapidement. Mon adversaire est droitier, l'attaquer du côté gauche est plus judicieux, mais  il est rapide et intelligent. Il comprend vite ma tactique. Il enchaine les sortilèges en criant toujours plus fort alors que je me contente d'esquiver en silence. Il ne connait pas les sortilèges informulés, un point pour moi. A ta gauche, me murmure quelqu'un. Surprise, je m'exécute évite de peu un sortilège. Il manie bien la baguette mais  il se contente de m'envoyer des sortilèges à la figure sans aucune tactique. J'y suis! D'un bref mouvement de poignet j'envoie un sort qui fait exploser les vitres derrière lui. Pensant qu'il a évité un sortilège de peu, il me sourit d'un air grognard. Il ne voit pas les morceaux de verre s'élever tandis que je l'assaille de sortilèges. Il ne voit pas non plus ceux-ci former un large cercle autour de lui. Je lance mon avant dernier sort:

-Inunctis.

Aussitôt, un puissant jet de lumière sortie de ma baguette et se réfléchit sur les miroirs, aveuglant Fred Weasley.

-Experilliamus, je lance.

La baguette saute des mains de mon adversaire et fait une spirale. Je saute et la rattrape avec un immense sourire alors que Weasley reprend ses esprits.

-Comment...?

-Un petit sortilège, et un tour de passe-passe. L'art du duel n'est pas que relancer des sorts que tu as appris. C'est aussi être plus malin, plus intelligent et plus compatissant aussi que ton adversaire. Le courage ne sert à rien si tu ne sais pas le doser et réfléchir avec ta tête. Le duel c'est avoir conscience que l'autre en face de toi peut être à ton niveau.

-Joli discours Arya, mais on a un problème, me dit Rose.

Je me retourne et vois Rose et James tétanisés. Derrière elle se tient un homme d'une quarantaine d'années ; il a un air sévère sur le visage.

-Miss Arya Black, je pensais vous rencontrer à mon cours et pas dans les couloirs entrain d'écraser et  de jeter quelques petits sorts basiques. Quoique je suis assez impressionné par votre "Inunctis", c'est un très vieux sortilège, si je ne m'abuse. Quant à vous messieurs Potter et Weasley, je ne devrais pas être étonné. Et vous Miss Weasley, c'est la troisième fois en une semaine.

Je réfléchis à toute vitesse avant  de répondre:

-J'ai attaqué Mr Weasley ici présent à cause de... Son manque de respect envers mon école, je suis la seule à blâmer.

Le professeur me regarde et hausse les sourcils:

-Miss Black... Déjà solidaire.

-Je prends juste la responsabilité de mes actions.

-Mettons que je croie à votre hypothétique fable, pourquoi en plein milieu de la nuit et à quatre?

-Je devais laver l'honneur de mon école et je ne pouvais le faire devant les professeurs.

-Hum...

-C'est faux professeur, c'est moi qui ait provoqué Black, lance Fred Weasley.

Non mais quel crétin! Je lui sauve la mise et lui... Raah il m'énerve.

-Bon, une semaine de retenue pour tout le monde et cinquante points en moins chacun, sauf vous Miss Black, mais nous vous trouverons une autre punition. Pas de protestation, vous m'ennuyez. Allez zou, dans vos dortoirs.

Je pars la première en lançant un vague au revoir à Rose. J'étais fatiguée et ces histoires me tapent sur le système.

-Black ! s'exclame James, merci. T'aurais pu...

-Je ne l'ai pas fait pour toi ni pour toi, dis-je en pointant du doigt les deux garçons, mais pour moi. Je devais vérifier quelque chose. Au fait, c'était qui?

-Le prof de potion... Aiden Lancaster, un vrai tyran, me renseigne James.

Weasley ne dit rien, il semblait être dans ses pensées. Quelques minutes plus tard,  la tour est en vue. Je pénètre la première dans la salle commune.

-Black, attend.

-Tu veux quoi, Weasley?

-Tu voulais dire quoi par compatissant ? Malin, intelligent je comprends mais compatissant...

-Si je t'avais envoyé le sortilège Inuctis directement, tu serais aveugle.

Il ouvre grand les yeux. Je soupire et monte dans ma chambre. J'en file un t-shirt  et je me brosse les dents en réfléchissant à tous les événements de ces derniers jours. J'espère que tous mes jours à Poudlard ne seront pas aussi mouvementés que cela. Une douleur me plie en deux. Merde, pourquoi maintenant ? La douleur se propage et remonte lentement dans ma poitrine. J'ai le souffle coupé. Je ferme les yeux et prie pour que cela s'arrête. Elle atteint son paroxysme à la poitrine. Je m'effondre par terre et je ne peux empêcher le cri qui sort de mes lèvres. C'est un cri plein de haine et de douleur. J'entends des pas et un deuxième cri sort.

-Alhomora! hurle quelqu'un.

Une fille plutôt fluette entre précipitamment dans la chambre et me trouve allongée. Je crache du sang et la regarde.

-Ne... Dis... Rien... Je… Je... T’en... Supplie.

-Marie, elle va bien ? crie une autre voix.

Je la supplie des yeux et je n'entends pas la réponse qu'elle formule. Je me sens partir. Tout alors devient noir.

 

End Notes:

Que votre avis soit négatif ou positif il est toujours le bienvenue car il me permet d'avancer!

Chapitre 7: Potion souvenir et prophétie by cathe
Author's Notes:
Hey!
Ne ne sais pas comment me faire pardonner alors voici deux chapitre:le 7 et le 8 en espérant que cela vous plaise et que vous excusez mon irrugularitée.
À plus,
Cathe.

 Chapitre 7:

Potion, souvenir et  prophétie

 

 

-Arya...Arya, viens....

J'ouvre brusquement les yeux, et me redresse lentement. Je suis allongée sur un sol blanc et autour de moi, ce n'est que brume. La voix qui m'a réveillée s'élève de nouveau :

-Le temps des prophéties est revenu, que l'élue des dieux s'éveille... La dix-septième année sonnera la fin de l'innocence... Les morts marcheront de nouveau et les ombres des temps anciens renaîtront du tréfonds des ténèbres... Les ennemis devront s'allier ou... Mourir. L'ancien de Troie devra s'allier au sang-mêlé. Quand le drapeau rouge du sang s'élèvera, les sept devront être choisis. Éveille-toi, élue et souviens-toi du passé.

Au moment où le dernier mot résonne, je me sens aspirée. Cette fois encore, j'ouvre les yeux et je me redresse. Je suis dans ma chambre à Poudlard. J'ai la vague impression d'oublier quelque chose,  et ce quelque chose est important. Je regarde mon réveille à côté duquel est posé un mot.

 

La prochaine fois je t'emmène à l'infiemerie. Je ne sais pas pourquoi je t'ai couvert,peut-être parce que tu avais arrêté de saigner.Sache que c'est la dernière fois.

Marie Londubat

 

 

Je suis assez interloquée, pourquoi faire ça ? Enfin, elle ne semble pas le savoir elle-même. Il faudra que j'aille la remercier, même si je n'apprécie pas trop qu'on me voit dans un tel état de faiblesse. Mon regard se porte sur mon réveil, tout d’abord je ne réalise pas. Cinq minutes avant le début des cours ! Je sors du lit précipitamment et enfile ma jupe et ma chemise. J'attrape mes chaussures et mon sac. Je farfouille dedans avant de trouver mon emploi du temps. J'ai potion, super avec le prof qui m'a collé hier, quelle joie. Deux minutes avant les cours. J'attache mes cheveux en une espèce de chignon sommaire. Une minute avant le début des cours. Je me met à courir de toutes mes forces, la sonnerie retentit et je me rends compte que je ne sais pas où est la salle de potion. Je me mets à jurer en anglais et en bulgare. Certains élèves me regardent bizarrement. Je m'arrête brusquement, je suis devant la Grande Salle mais je ne repère aucun de mes camarades. Une jeune fille rousse qui ressemble énormément à Potter sort à ce moment et me percute. Surprise, je la rattrape in-extremis.

-Désolée, s'excuse-t-elle avec un sourire.

-Tu sais où est la salle de potion ? je lui demande abruptement.

-Oui, tu descends ces escalier et tu longes le couloir, c'est la troisième porte....

Je n'entends pas la suite, je suis déjà repartie sans un mot de plus. Je descends précipitamment les escaliers et  me mets à courir dans les couloirs. Finalement j'arrive devant une porte, serait-ce la salle de classe ? J'ouvre brusquement la porte sans même toquer encore sous le coup de l'adrénaline. Je reconnais le professeur :

-Désolée du retard... dis-je entre deux respirations.

-Miss Black, votre tenue.

C'est à ce moment-là que je réalise. Ma tenue est très... Comment dire ? Provocatrice. Ma chemise est à peine boutonnée et révèle une partie de ma poitrine. Quant à ma jupe, elle est remontée beaucoup trop haut. Puis mon regard descend jusqu'à mes pieds. J'ai parcouru tout Poudlard pieds nus. En un sens, ça pourrait être drôle. Je suis une catastrophe. Je remonte mon regard jusqu'au professeur prête à répliquer mais c'est alors que je réalise quelque chose. Hier soir, dans la pénombre je n'avais pas réalisé, mais il est vraiment beau. Il dégage une telle aura que je sens quelque chose de chaud sur mes joues :

-Je... Rougis ? je m'exclame, surprise.

-Oui, Miss Black, répond-il calmement alors que quelques rires se font entendre.

C'est une volée de souvenirs qui m'atteignent. Et je recule, prise de court. Des souvenirs qui datent. Amélia Revess, un peu petite, un peu idiote mais surtout extrêmement gentille.« Amélia, voulez-vous  vous concentrer ? Et arrêtez de rougir ! » lui disait toujours le professeur.

« Dis, Arya tu m'apprendras à être forte comme toi ? » me demandait elle entre les cours. Et je lui répondais toujours méchamment :« Tu sais quoi Amélia ? Tu veux être forte, alors commence par ne rien éprouver, tu verras, ça marche. Arrête de rougir, Coquelicot. Ah et lâche moi les baskets ! ». Un jours, toute son innocence  a disparu:« Amélia, vous irez chez le directeur après les cours ». Froide, méchante, cynique, elle me ressemblait beaucoup trop:«Tu as changé, Coquelicot.» « C'est toi qui m'a dit de ne rien éprouver, non ? Et ne m'appelle plus jamais Coquelicot. Maintenant, Black dégage tu me bouches la vue ». Je regrette encore aujourd'hui toute ces choses que j'ai pu lui dire, si seulement je l'avais protégée...

-Miss Black ? me demande le professeur.

Je ne réponds pas et me baisse pour enfiler mes chaussures. L'élite change les gens à jamais. Je me dirige vers une table à côté de l'ami de Potter dont je ne retiens pas le nom. Je boutonne ma chemise et réajuste ma jupe.

-Vu que vous êtes tous là, nous allons enfin pouvoir commencer. Nous verrons aujourd'hui la potion de Morosia. Qui sait ce que c'est ? Miss Black ? Allez-vous nous éblouir comme en sortilège ?

-La potion de Morosia est utilisée contre l'humeur morose.Elle rend joyeux et détendu celui qui la prend. Cette potion est tirée d'une plante appelée Morosia, d'où son nom. Au XIXème siècle, c'était une potion très répandue, mais on s'est rendu compte qu'elle avait des effets secondaires allant à une simple mauvaise haleine jusqu'à une dégénérescence mentale. Certains cas ont même dû être internés à Sainte Mangouste. Ces effets n’ont lieux que si vous en prenez tous les jours, rassurez-vous.

-Très bien Miss Black. 10 points en plus pour Gryffondor. Les consignes sont inscrites au tableau. Vous avez deux heures. Avez-vous des questions ?

-Professeur ? demande alors Potter.

-Oui, Mr Potter ?

-Black ne fait pas partie de Gryffondor...

-Étant donné qu'elle dort dans vos dortoirs je pense que oui, elle fait partie de votre maison, du moins jusqu'à nouvel ordre. Ce sont les consignes de la directrice, Mr Potter. Si vous avez un problème avec Miss Black ou la directrice, réglez-le en dehors de mon cours.

Je lance un regard noir à Potter. Il se contente de m'ignorer. Non mais quelle ordure ce mec. C'est vrai quoi ! Il est vraiment lunatique ! Et moi qui le pensais sympathique. Un jour, il est sympa et le lendemain il me rappelle que je n'appartiens à aucune maison. Je me mets à découper avec énergie les racines de Morosia quand retentit une explosion du côté des Serpentards. J'aperçois Potter et Weasley qui sont écroulés de rire. Je sors ma baguette discrètement pendant que le prof s'occupe de sanctionner les deux pauvres vert et argent (et oui, je commence à retenir les maisons même si c'est vraiment compliqué). Un petit mouvement de baguette et voilà Potter et Weasley collés l'un à l'autre.

-C'est beau l'amour, lance-je tout haut alors que les deux garçons me fusillent du regard.

Deux heures plus tard, je rends ma potion, impeccable. Je suis heureuse

End Notes:

Un petit commentaire? N'hésitez pas!

Chapitre 8:rencontre et mise au point by cathe

Chapitre 8 :

Rencontre et mise au point.

 

La journée est passée à une vitesse affolante mais je sais désormais où se trouve la bibliothèque précisément (en tout cas depuis la salle commune). Rose me l'a indiquée juste après le déjeuner. J'y ai passé pas mal de temps avant d'aller en DCFM. Ce cours était plutôt intéressant. J'ai pu remercier Marie Londubat et la jeune fille qui m'a indiqué la salle de potion. Elle est très sympathique et s'appelle Lily Potter. Et oui, c'est la sœur de Potter mais contrairement à lui, elle est joyeuse et pleine de vie et s’est apparemment prise d’affection pour moi. Rose dit que c'est un pot de colle, ce à quoi Lily rétorque qu'elle au moins, elle n'est pas frigide. Leurs disputes me font marrer. Lily a décidé de manger avec nous ce soir, avec son amie Lyra Stone (qui est la sœur de Will). Bien qu'un caractère plus tempéré que Lily, elle est pipelette à souhait. C'est ainsi que nous nous retrouvons à manger tous ensemble à la table des Serdaigle. Ah oui, Lily et Lyra sont en quatrième année et sont à Poufsouffle (c'est, d'après elles, la meilleure maison).

-Je peux m'assoir ?

Je relève la tête, surprise, et rencontre le regard de Scorpius Malfoy. Je souris et hoche la tête.

-Ah Scorpius, tu vas pouvoir nous départager ! Lily affirme que les Harpies battront les Canons, ce que je trouve tout à fait… s'exclame Rose.

-Elle a raison, Rose, les Canons ont peut-être augmenté leur niveau, mais les Harpies restent les meilleurs, la coupe Will.

-Je ne suis pas d'accord, la nouvelle stratégie des Canons a fait ses preuves, j' interviens à mon tour.

-Quidditch, Quidditch..., chantonne Lyra d'un ton exaspéré.

-Lyra ! Les Harpies sont les meilleurs, c'est une évidence ! dit Lily d'un ton sans appel.

-Tu dis ça parce que ta mère en a fait partie ? Même si je suis d'accord, les Harpies sont les meilleurs. Les Canons ont progressé, ce qui donnera un match serré. De plus, les Harpies ne changent quasiment jamais de tactique, s'explique Scorpius.

Je remarque que Lily a rougi lorsque le jeune vert et argent s'est adressé à elle. Mais cela ne l'empêche pas de protester haut et fort contre l'accusation de Scorpius. Alors que nous passons au dessert, je remarque quelque chose de singulier.

-Dîtes, pourquoi les gens nous regardent en chuchotant ? demande-je.

Les autres regardent autour d'eux à leur tour.

-C'est vrai, c'est étonnant, même si j'ai l'habitude qu'ils admirent mon génie ! Peut-être à cause de…, s’interrompt Rose.

-De ? je l’encourage.

-On a réuni les quatre maisons et on a tous discuté sans problème, m'explique Scorpius.

-Les trois, corrigé-je.

Lyra secoue la tête.

-Pour les gens d’ici, tu fais partie de Gryffondor.

-Pas tous, Potter pense que je n'y ai pas ma place. Et en un sens, il n'a pas tort.

-Mon frère, James, est un idiot, s'exclame Lily entre deux bouchées.

-Comment fait-on la répartition ? je demande, curieuse.

-C'est un chapeau... Qui parle… Qui lit dans ta tête, dit Lyra d’un un ton affolé.

-Ça l'a effrayée, me précise inutilement Will.

Je souris et nous continuons à discuter. A la fin du repas, chacun rejoint son dortoir. Will et Rose se chamaillent sur les équipes de Quidditch, Scorpius embête Lily en lui ébouriffant les cheveux et je discute, enfin Lyra parle, en m'expliquant le moyen pour ne pas se perdre dans Poudlard. D'après elle, il faut semer des petits cailloux blancs. Je ris sous cape, comme si je ne connaissais pas l'histoire du Petit Poucet. Nous finissons par nous séparer. Je rejoins d'un pas vif la salle commune des rouge et or.

-Black m'appelle Potter, lorsque je passe le portrait.

-Oui ? fais-je exaspérée.

-C'est vrai que tu es orpheline ? me demande Potter.

Je me fige. Il a dit ça suffisamment fort pour que la plupart des gens l'entendent. Mais à sa tête, on dirait qu'il ne le sait pas. Je soupire et essaye de garder mon calme alors que la colère monte.

-J'aimerai qu’une fois dans ta vie, Potter, tu saches te taire. Mais apparemment, c'est trop compliqué. Je me demande ce que peuvent te trouver les autres... Ah oui, ton nom, sinon tu serais seul. Alors oui, je suis orpheline.

-Je suis désolé pour...

CLAQUE. Il n'a pas le temps de finir sa phrase que je lui assène une gifle.

-Ne. Me. Prend. Jamais. En. Pitié. Potter.

J'ai articulé chaque mot. En un sens, j'aurai préféré qu'il réplique à mes piques. Je hais la pitié. Il est ébahit tandis que les autres chuchotent entre eux. Je comprends des bribes de phrase comme : « Complètement folle » ou « Potter est allé trop loin ». Les avis sont partagés.

-Tu es... Un incapable, Potter. Toutes les personnes n'ont pas eu ton enfance dorée, alors je t'en prie, apprend le tact. Et arrête d'être aussi... aussi...

Je n'arrive pas à trouver le bon mot alors je soupire et tourne les talons pour grimper quatre à quatre les escaliers. Son regard emplit de pitié m'a fait me sentir faible. Pour me changer les idées, je me plonge dans mes livres jusqu'à ce que je m'endorme.

Bien décidée à ne pas être en retard, j'avais mis mon réveille en avance. J'ai le temps de prendre une bonne douche, avant de descendre déjeuner. Lorsque j'arrive dans la Grande Salle, je repère rapidement Scorpius.

-Salut ! Tu me passes le jus de citrouille ?

Scorpius me regarde, un brin déstabilisé mais il me passe quand même le jus. Rose arrive, suivit par Will.

-Rose, je t'assure que je ne vais pas aller à la sortie de Pré-au-Lard avec elle.

Will et Rose semblent se disputer à propos d'une fille, mais à vrai dire je m'en fiche. Scorpius semble vraiment affolé de voir des gens envahir son espace vital dès le matin (il n'est pas du matin, hier il était beaucoup plus bavard). Je le comprends. Surtout  quand Rose à décidé de manger tout ce qui passe à proximité de sa fourchette. Pitié, qu'elle ne touche pas aux toasts qui viennent d'apparaître. J'aperçois Lily qui me fait un signe de la main avant de s'assoir avec Lyra et deux autres filles que je ne connais pas. Soudain, des milliers (enfin, il me semble) de chouettes entrent dans mon champ de vision.

-Le courrier, précise inutilement Will.

Alors que je m'apprête à retourner à mon petit-déjeuner, un grand-duc tout blanc s'approche de moi. Surprise, je lâche ma cuillère qui tombe sur ma jupe. Le grand-duc continue de me fixer avec ses grands yeux. Alors que je recule doucement, il s'avance de deux petits bonds. Je recule, il avance. Ainsi de suite jusqu'à ce que Rose intervienne :

-Tu as peur des oiseaux ?

-Non, absolument pas ! dis-je d'une voix un peu trop aiguë.

J'approche ma main de l'oiseau et décroche rapidement la lettre. Il s'envole immédiatement après. Sous les yeux curieux de Rose, Will et l'œil indifférent de Scorpius (qui n'a toujours pas décroché un mot), j'ouvre la lettre.

 

Chère Miss Black,

Suite à un procès ayant eu lieu il y a quelques heures, le Ministère de la Magie a pris une décision. Monsieur Harry Potter sera en charge de votre garde jusqu'au 31 août 2017.Vous êtes donc convoquée le 1er juillet 2017 à l'issue de quoi  une décision définitive sera prise.

A la suite d’un entretien avec la directrice de l'école de sorcellerie Poudlard, le ministère a bien voulu prendre en compte votre intégration à l'école. La décision sera donc prise ce jour-là.

Je vous prie d'agréer, Miss Black, l'expression de mes sentiments distingués.

 

Louis Stone,

Service des orphelins de guerre

Ministère de la Magie

-Alors ? me demande Will.

-Je viens d'apprendre qu’il y a eu un procès pour ma « garde ». Ton père travaille au bureau des orphelins de guerre ?

Un léger silence prend place tandis que Will me regarde fixement.

-Mes grands-parents ont demandé ta garde, s'exclame soudain Scorpius.

Je le regarde fixement.

-Ma grand-mère était une Black avant de se marier... Mais bon, ils n'avaient aucune chance contre Harry Potter.

Avant que j'aie pu dire quoi que ce soit, je vois un deuxième hibou se diriger vers moi. Cette fois je n'attends pas et lui arrache carrément la lettre.

 

Bonjour Arya,

Je pense que tu viens d'apprendre pour le procès et je suis désolé que l’on te l'annonce ainsi. Si cela n'avait tenu qu'à moi, j'aurai fait en sorte que tu le saches autrement et que tu sois au moins présente lors du procès, mais je ne peux changer les lois. Je pense qu'une fois les derniers papiers réglés nous pourrons, si tu le désires, rendre visite aux Malfoy qui, eux aussi, ont demandé ta garde. A très bientôt,

Harry Potter.

P.S: N'en parle à personne pour l'instant.

 

Je relis deux fois la lettre avant de la fourrer dans mon sac. Rose me questionne mais je me contente de sourire et elle finit par parler avec Scorpius pendant que Will révise.

-Pourquoi le hibou de mon père est là ? demande un jeune homme.

Je me retourne et le détaille. Il a des cheveux noirs en bataille et de jolis yeux verts. On s'attend presque à voir une cicatrice.

-Albus, s'exclame Rose, que penses-tu du fait de lancer un sort à Scorpius avant la fin du petit-déjeuner ?

Albus se contente d'ignorer Rose qui, boudeuse, lui lance un regard noir. Il s'en va sans un mot de plus.

-Bizarre comme gars, je constate.

-C'est surtout un imbécile. Aïe ! Rose, ça fait mal ! s'exclame Scorpius.

-Il n'y a que moi qui aie le droit de le traiter d'imbécile, rétorque celle-ci.

-Il y a combien de Potter ici ? je demande exaspérée.

-Trois et plusieurs dizaines de Weasley, me renseigne Will.

-Même pas vrai, à Poudlard, nous ne sommes que dix, dit Rose fièrement.

Je souris mais je suis inquiète. Pourquoi les Potter veulent-ils m'accueillir chez eux ? D'accord mon père est peut-être le parrain du Survivant mais... Je ne connais pas le reste de la famille.

Je sens qu'il y a quelque chose là-dessous.

End Notes:

Une petite review?

Chapitre 9:Rendez-vous by cathe
Author's Notes:

Salut!

Je suis vraiment désolé pour ce retard mais j'ai vraiment du mal à tenir un rythme, j'écris surtout quand l'envis me prends. Encore sincèrement désolé...

Cathe

Chapitre 9 :

Rendez-vous.

 

-Potter, faut qu'on parle ! je m'exclame en m'approchant de la table des Griffondors. Tu passes ton temps à me rabaisser et je ne le supporte plus ! Tu es un crétin et je ne peux malheureusement rien y faire. Les duels sont interdits ici, que dis-tu de régler nos comptes...

-Black, tu peux pas la boucler ? dit-il sans me regarder.

Je referme la bouche surprise et très en colère. J'attrape Potter par le col qui, déconcerté, ne réagit pas. Je le lève à moitié et approche ma tête de la sienne :

-Écoute moi bien Potter, demain, match de Quidditch à 15h, celui qui perd est redevable au gagnant.

Je le relâche et il boue de colère, ses yeux lancent des éclairs furieux. Humilié, il finit par  me lancer :

-Et si je refuse?

-Cela prouvera que tu es encore plus lâche que je ne le pensais.

Je me détourne de lui et avance jusqu'à la table des Pousouffle. Les deux derniers jours ont été éprouvants. Non seulement à cause de Potter qui me rabaisse, persuadé d'être au-dessus de moi mais aussi à cause du stress. On est samedi et c'est la dernière sortie à Pré-Au-Lard, le jour où je rencontre à nouveau Mr Potter et Mme Potter. Et je ne suis pas prête à renouer avec le passé… mon passé. C'est beaucoup trop tôt. J'aime avoir le contrôle sur les choses et là, ce n'est pas le cas. Le repas passe assez vite, et je sens ma gorge se nouer. L'appréhension et l'excitation me font me sentir étrange. Prisonnière de ses deux sentiments, je suis Lily jusqu'à la porte de Poudlard. Nous sortons et je ne peux m'empêcher de prier pour que ces étranges émotions cessent. Très vite nous arrivons à Pré-Au-Lard. C'est une mine de trésors et tout attire mon attention. Je veux tout voir, tout acheter, je me sens comme une enfant qui va déballer son cadeau le jour de Noël. Finalement, je trouve le pub : "Trois Balais". J'y entre pleine de sentiments contradictoires. Je repère très vite Harry Potter et j'avance à petits pas. Je déglutis :

-Bonjour, murmure-je.

-Arya tu es la première arrivée ! s'exclame-t-il.

Hein? Qui peut-il attendre d'autre? Je hausse les épaules et je prends une chaise. Mr Potter me présente sa femme. Elle est vraiment belle et dans ses yeux brillent une lueur de malice. Nous parlons de mes premiers jours à Poudlard quand surgit Lily.

-Salut maman, papa!

-Ma chérie, tu as encore grandi. J'espère que tu vas avoir une bonne note à ton examen, et que tu travailles...

-Ginny ! s'exclame Harry en riant.

Lily prend place à côté de moi et m'offre son magnifique sourire :

-Alors ? C'est quoi cette grande nouvelle ? demande-t-elle.

J'ai l’étrange impression qu'elle sait et je ne peux m'empêcher de l'admirer un peu plus. Cette fille n'est pas banale, elle est altruiste contrairement à son frère. Albus Potter s'approche lui aussi et salue ses parents. Il m'accorde un hochement de tête.

-Albus, tu n'es pas obligé de la jouer "mec cool" ici, le taquine Lily.

J'esquisse un sourire mais je ne peux m'empêcher de redouter la prochaine personne qui va surgir.

-James est en retard. Encore ! râle la mère dudit garçon. S’il ne vient, pas je lui envoie une beuglante...

Je ferme les yeux à l'entente de ce nom.

-Tu envois une beuglante à qui maman?

Il salue tout le monde et ses yeux tombent sur moi. Je soutiens son regard un instant. James Potter finit par s'assoir.

-Bon heu... commence Mr Potter, je ne sais pas par où commencer. Je ne suis pas très doué pour les discours...

-Sauf dans le feu de l'action, murmure-je.

Je me mords la lèvre aussitôt. Mais pourquoi je ne sais pas me taire, hein ?!

-On peut commencer par le début : que fait-elle là ? demande Potter numéro un.

- Je n’aime pas ce ton jeune homme. Ce que votre père essaye de vous dire c'est qu'elle, autrement dit Arya, va vivre avec nous, répond sa mère.

Un léger silence suit cette déclaration. Puis James réagit.

-C'est hors de question !! Je n'accepterai jamais, jamais vous m'entendez, qu’une fille comme elle habite avec nous !!

Je suis choquée. C'est de la véritable haine qui perce dans son ton. Je ne pensais pas qu'il me haïssait à ce point. Une seule question me vient à l'esprit, pourquoi ? Qu'ai-je fait pour mériter autant de haine ?

-Comment oses-tu, James Potter,  parler ainsi d'une jeune fille ? Il va falloir revoir ton comportement immédiatement ! s'exclame Ginny Potter.

Son regard n'a plus rien de bienveillant, elle est furieuse et cela se voit.

-Ta mère fait un peu peur, murmure-je à Lily qui rigole.

-Les Black ont aussi de la famille du côté des Malfoy, alors pourquoi? demande Albus avec son flegme habituel.

-Parce que c'est la fille de mon parrain et que je pense qu'elle lui ressemble plus que tu ne le crois, Albus. Je sais à quoi tu penses...

-De toute façon, elle serait bien mieux chez les Malfoy après tout, Scorpius a l'air à ton goût, non ? dit James, sur un ton hargneux.

Cette fois, c'est trop.

- Écoute-moi bien Potter ! je crie.

Les cinq visages se tournent vers moi. 

- James, tu es allé trop loin. Que tu m'emmerde en potion, que tu me rabaisse dans les autres cours, je peux supporter mais tes allusions à propos de Scorpius commencent à me pomper l'air. J'ai couché avec lui, oui. Et alors? En quoi cela te touche? Tu es un gamin immature, égoïste et trop occupé à tirer de la gloire que tu ne devrais pas avoir, pour te rendre compte que tu blesses. Tu n'es qu'un connard.

James n'a même pas levé les yeux et sous le regard de ses parents, de son frère et de sa soeur, je lui renverse la totalité de ma bierraubeurre sur la tête.

-ESPÈCE DE SALE GAMIN POURRI-GÂTÉ !!!

Et voilà c'est sorti, j'ai crié bien plus fort que je ne le pensais, car il y a un soudain silence dans le bar. J'attrape mon sac et me précipite dehors. Une voix m'appelle mais je ne réponds pas. Je ne cours pas, pourtant je l'envisager fortement. Je ne fais que me repasser le fil des événements dans ma tête et je me sens déprimée. J'agis trop souvent violemment sans mesurer les conséquences. Une main m'attrape le bras et je me retourne.

-Tu sais, James méritait ça. D'habitude, il n'est pas odieux comme ça, juste un peu... commence Albus.

-Pourquoi tu m'as suivie?

-On t'a suivie, rectifie Lily, James se fait engueuler et j'ai envie de quelque chose de fort.

-Direction le seul bar bien du village.

À cet instant, je repère un détail dans la foule qui met mes problèmes en arrière-plan.

- Lily va prévenir ton père. Dit lui accréditation neuf avec S.S.C.

-Quoi? demande Lily complètement perdue.

-Que lui dit-on ? demande Albus à son tour, qui a compris ce à quoi je faisais allusion.

-Recherché numéro sept, autrement dit : le Lecteur.

Albus hoche la tête et entraîne Lily à sa suite alors que je m'approche de la personne en question. Je me dirige vers lui quand il se retourne.

-Miss Black, quelle bienveillante attention de venir vers moi. Je n'aurais pas à vous tuer de façon trop difficile.

Je pointe ma baguette vers lui :

-Numéro sept, autrement dit : le Lecteur. Utilisation de magie noire, assassinat de trois représentants français au congrès international du traité de paix. Origine: Suisse. Lieu d'étude : Durmstrang. Sous-fifre du numéro un, autrement dit : Araignée.

-Vous êtes toujours aussi barbante miss Black ? Votre vocabulaire est typique des sorciers formés par le S.S.C ou autrement dit : L'Elite.

Soudain je comprends. Il a choisi un lieu public. Et merde ! Il me reste bien une solution mais elle est beaucoup trop... La vie est faite de risques, non? Cela va créer une panique des civils, et si je ne fais rien, il les blessera.

-Protego ea quae per circuitum, dis-je en exécutant le complexe mouvement.

Il sort de ma baguette une lueur bleue qui se répand partout, nous entourant de cette lumière si particulière.

-Intéressant... Serais-tu altruiste ma chère? murmure-t-il.

-Dans vos rêves !! J'exécute la base même de la formation, dis-je

Le premier sort fuse et je n'ai que le temps de plonger pour l'éviter. Je me base toujours sur mon environnement lors d'un duel mais ici... Cela va être beaucoup, beaucoup plus compliqué.

Je ne fais qu'éviter ou me protéger, pendant que mon cerveau réfléchit à cent à l'heure. Que faire? Quelle solution entreprendre ?

-Ta réputation te disait beaucoup plus sanglante Arya Black, et beaucoup plus combative. La perte de ton camarade t'a-t-elle fait perdre tes capacités, ou est-ce le sort de l'araignée qui les affaiblissent à ce point ?

Mon regard converge vers le sol et d'un rapide mouvement de poignet, celui-ci se fend au niveau de mon agresseur. Il se contente de sauter, un sourire scotché aux lèvres.

-Ah mais j'y suis ! Ton bâton de Merlin est maudit, non ?

Je serre les dents tandis que j'enchaîne les sorts. Ce gars ne fait que me provoquer, mais la colère monte et je sais que c'est le pire sentiments à avoir lors d'un combat. Cela nous pousse à commettre des erreurs.

-Est-ce vrai que tu couchais avec ton camarade ? La rumeur s'est vite répandue... Et tu sais, c'est limite un...

-Conjunctiva, dis-je.

-Franchement… Un sort aussi banal ?

Il n'a pas le temps de finir sa phrase que j'enchaîne avec un sortilège pour le ligoter. Soudain, je me sens trébucher. Je tombe sur les fesses et je vois soudain le Lecteur me sourire :

-Les sortilèges les plus simples sont parfois les meilleurs... Qu'on en finisse !

Je le vois lever sa baguette quand soudain un éclair surgit :

-Protego !! hurle quelqu'un.

 Je me retourne et vois Lily Potter. Elle se tient droite et fière. Sa chevelure rousse ressort et elle a l'air d'une véritable guerrière.

-Tiens tiens, la petite Potter, comment as-tu pus entrer dans la bulle? A moins que... Oui, cela serait possible. On dirait que le premier choix a été fait, murmure Le lecteur.

Cet homme est un sorcier noir qualifié, on dit qu'il lit un paragraphe d'un livre de magie noire à chacune de ses victimes. D'où son surnom. Un vrai psychopathe. Je lance un sort qu'il évite de justesse. Lily fait de même et bientôt, il se retrouve agglutiné contre la barrière. Soudain une douleur vive me traverse de part en part. Pas maintenant. La tête me tourne et je commence à tousser fortement.

-Le sort est toujours efficace, ricane Le lecteur.

-Allez vous faire... commence-je, coupée par une nouvelle toux qui me fait cracher du sang. 

Lily se retrouve alors seule à lui lancer des sorts qu'il pare aisément.

Non, pas elle. Pas elle, pas elle. C'est une enfant. Alors que je m'effondre, je me sens quitter petit à petit le monde des conscients. Je soulève ma baguette et je vise maladroitement le mage noir. PROTÈGE. C'est le dernier mot que je hurle en moi. Je vois ma baguette quitter mes mains. Puis un cri. Après, c'est le noir.

End Notes:

Un commentaire? N'hésitez pas!!

Chapitre 10:Rêves by cathe
Author's Notes:

Salut!

je voudrai remercier ma beta qui m'aide et tout les reviewers qui me laisse des petits messages super sympas et qui m'aide a progresset.

Je voudrai aussi m'excuser pour ceux dont j'avais promis de suivre leurs histoires et dont, pendant presque trois mois je n'ai rien fait, nottament princesse(j'espère que tu lira ces excuse).

Desolé pour cette petite parenthèse et voici la suite.

    Chapitre 10:

Rêves.


BOM.BOM.BOM.


Est-ce mon coeur qui bat si fort ? Où suis-je ? Je suis dans un autre monde. Je me sens bien. Je dors ? Peut-être. J'ouvre les yeux?  Je ne veux pas. Je sens que je suis en position du fœtus. Je suis nue. C'est tout.


BOM.BOM.BOM.


-"Écoute ma chérie, maman ne sera bientôt plus là, alors écoute : il y a très longtemps, mon peuple, ton peuple voulut se venger des sorciers. Nous fîmes une chose abominable, nous réveillâmes les morts ainsi que notre reine disparue et vénérée : Arya la Grande fut rappelée d'entre les mort. Ainsi, l'araignée naquit. Elle asservit notre peuple et dans l'ombre tissa sa toile. Elle te cherchera ma chérie, il faudra que tu sois forte. Parce que tu es le dernier espoir."


Maman ? J'ouvre les yeux. Je suis dans un corps tout petit et au-dessus de moi se tient une femme magnifique. Elle a des cheveux aussi blonds que l'orge et m'offre un magnifique sourire. Un homme se penche. Il est drôle. Aussi noir que le chocolat. Mais pourquoi maman me donne-t-elle à lui? Je veux pleurer mais il me serre dans ses bras, un peu fort.


BOM. BOM. BOM.


-Arya, tu viens prendre le goûter ? Oncle Kingsley sera bientôt là.


Je suis dans un corps un peu moins petit. J'ai du mal à marcher mais je m'approche quand-même. Des jouets et un mini balai sont posés à côté de moi. Le salon me parait immense avec tous ces obstacles, mais au bout se tient le goûter, alors j'irai. Alors que j'essaye de ne pas courir, deux mains immenses m'attrapent par derrière. Je rigole et une femme d'un certain âge me sourit. Elle a des cheveux argent et un joli regard.


-Petty ! je m'exclame.


-Pretty ma chérie, Pretty, me dit-elle attendrie.


Soudain un crac sonore se fait entendre. Un homme jeune se tient dans le salon. Pretty ne rigole plus du tout.


-Que se passe-t-il? Où est Kingsley ? demande-t-elle.


-Mort. Arrêt cardiaque, je n'y crois pas. Il faut l'amener en sécurité, répond-t-il sur un ton grave.


-Elle pourrait rester ici....


-Pretty, elle ne sera en sécurité qu’en étant anonyme. Va chercher ses affaires.


-Avec Black comme nom de famille, elle ne sera jamais anonyme. J'y vais, donne lui son goûter.


Pretty me tend au jeune homme qui me sourit et il se dirige vers la cuisine. Chouette, du chocolat.


-Quel destin pour un si petit être. Nous sommes tes soldats mais tu ne le sauras que dans très longtemps, assez longtemps pour que l'on soit morts. Qu'est ce qui a pris au monde de sacrifier des innocents pour sauver des personnes qui ne le méritent pas ?


- Ce n'est pas le monde, c'est le peuple qui crée ses entités, bonnes ou mauvaises, afin de rendre réel le combat entre le bien et le mal. Deux mots pour décrire des choses infiniment plus complexes, dit Pretty.


Elle me sourit mais son expression est triste. Comme si elle s'apprêtait à faire quelque chose de très douloureux. Elle m'enfile mon blouson et me caresse la joue. Elle tend au jeune homme une petite valise. Celui-ci me prend dans ses bras et nous sortons.


-J'ai été ravie de te servir, ma petite Arya Black. Je serais à tes côté lorsque tu te battras contre... Ce qui t'attends, me dit Pretty


BOM. BOM.BOM.


-Arya veux-tu lâcher cette enfant?


-Mais...


-Pas de "mais" jeune fille.


J'ai six ans, je le sais parce que j'arrive désormais à le faire avec mes doigts toute seule. Les dames de l'orphelinat ne sont jamais gentilles avec moi. Elles disent que j'ai toujours tort. Je sais qu'elles chuchotent des choses à propos de moi. Ça m'énerve ! Je m'en vais. Dans mon baluchon, je mets ma poupée et mes cinq livres ainsi que mon livre d'images. Je traverse à pas de loup le grand salon. Alors que je m'apprête à ouvrir la grande porte qui donne sur le monde extérieur, quelqu'un m'interpelle:


-Je te croyais plus maligne, tu ne penses pas que j'allais tout découvrir ?


-M'en fiche, dis-je boudeuse.


-Tu ne partiras pas d'ici, ignore les chuchotements, ils t'accompagneront toute ta vie de toute façon. Les gens ne sont pas toujours gentils, moi la première. Tu devrais t'être habituée.


-Vous êtes pas la pire, madame le dragon.


La directrice hausse les sourcils et sourit. Je comprends pas, les grands l'appellent aussi comme ça et les dames se mettent en colère et les envoient dans leurs chambre alors pourquoi pas moi ? Comme ça, je sortirai par la fenêtre.


-Tu es étonnamment intelligente pour ton âge, dit-elle en s'agenouillant. Les milieux hostiles développent toujours plus de moyens et te font grandir en te durcissant mais veille toujours à garder un petit peu de place pour le reste. Aujourd'hui, barricade ton petit coeur, demain ouvre-le. Allez viens là.


Elle me prend dans ses bras tandis que j'éclate en sanglot.


 


BOM. BOM. BOM.


-Arya Black? Le sous-directeur vous attend.


Je hoche la tête et sort de la grande salle de Dumstrang. Je suis en première année dans cette école de magie. J'ai vite appris qu’ici seule la loi du plus fort règne.


-Miss Black, nous avons repéré vos incroyables talents pour la magie et dans toute les matières.


Je fronce les sourcils. Je suis la tête de classe, bien devant les autres. Et alors ?


-Un programme spécial existe pour les élèves dans votre cas. L'élite.


-L'élite ?


-La lutte contre la magie noire. Vous serez entraînée pour vous battre et subir toutes sortes de situations. Vous apprendrez à lutter contre les mages noirs, à les traquer. Pour faire simple, vous êtes engagée dans l'armée de l'ombre. Acceptez-vous ?


-J'accepte, vous connaissez ma situation... Monsieur.


 


BOM.BOM.BOM.


Un éclair vert. Un cri.


-Mark? demandé-je.


Je suis en quatrième année, et je suis la plus douée de l'école. Pour cela, je suis envoyée en mission plus tôt. Une lumière s'allume et soudain j'aperçois le corps sans vie de Mark Stevenson. Un rire raisonne alors que je suis figée de stupeur. Il est... Il est mort. C'était une simple mission d'interception d'objets noirs. Pourquoi et comment une vie peut-elle être enlevée si facilement ? Une rage mêlée de haine me saisit.  Ma vue se brouille. Ma baguette lance des sorts et ma bouche prononce des mots que je ne connais pas. Une femme riposte, un rictus sur les lèvres. Soudain, un de mes sortilèges l'atteint à l'épaule, elle hurle de douleur. Et riposte avec une violence digne de ma colère. Un sortilège m'atteint en dessous du sein, mais je ne le sens pas.


 


BOM.BOM.BOM.


-Je me vois dans l'obligation de refuser... Votre démission ne peut être acceptée. Mais atteinte de la malédiction d'Edwige, je peux vous accorder la suspension.


-Je refuse. À partir d'aujourd'hui, et tant que l'élite ne m'aura pas renvoyée, je ne répondrai à aucun de vos appels. J'ai survécu par chance à cette attaque. Ne comptez plus sur moi, dis-je.


-Miss Black, vous ne résisterez pas à l'appel de l'adrénaline.


 


BOM.BOM.BOM


-Veux-tu mourir ? me crie Tom Ward.


-Oui, je le veux, riposté-je, provocatrice.


-Mark était aussi mon ami, et il n'aurait jamais voulu que tu meures ! Peux-tu penser que tu comptes pour des gens? Je ne te laisserai jamais mourir !


J'émets un ricanement.


-Combien de temps comptes-tu tenir cette promesse ridicule ?


-Mark avait conscience des risques, il se doutait qu'il mourrait jeune, le vieil homme l'avait prédit. Mais toi, Arya tu n'as pas le droit. Et je tiendrais cette promesse toute ma vie. Tu n'as pas le droit de mourir avant moi, Arya Black.


-Sommes-nous encore innocents ? demandé-je, plus triste que jamais, changeant de sujet.


-Plus depuis que nous parlons de la mort à tout bout de champ. Parce que nous ne sommes plus libres mais prisonniers de cette idée entêtante, de vivre sans cette peur qui frappe tous les gens. Nous sommes des survivants sacrifiés sur l'hôtel de la paix. Et notre innocence, nous l'avons perdue avec nos parents, morts.


 


BOM.BOM.BOM


Mon coeur éclate et les images de mon passé se bousculent et se mélangent. Je suis un agent et surtout une combattante. Je vis et Mark sait. Il savait que je n'abandonnerai pas, parce que je me suis battue toute ma vie. Et que ma haine de l'Araignée me pousserait à agir, guidant mes actions. Après tout, je n'ai jamais su vivre autrement.


Et surtout parce que, quoique je fasse, je n'échappe pas à mon destin, même si j'ai et j'aurai l'occasion de faire demi-tour, je ne le ferai pas. Parce que je ne sais pas fuir.


J'ouvre les yeux et un plafond d'une blancheur immaculée me fait face.


-Vivo ego pugnan fatigeris dum animam reliquit.*


-Elle est réveillée !!


-Ne criez pas, Miss Potter et sortez de mon infirmerie !!


Je ferme à nouveau les yeux. Quiconque sont ces personnes, je ne peux leur faire face maintenant.


--------------------------


-Combien de temps mettra-t-elle avant de s'éveiller ?


-Le temps d'une année, le temps qu'elle choisisse ceux qu'il l'accompagneront dans cette quête.


-Oh, Anna, dans quoi avons-nous entraîné notre fille ?


-Nous n'avions pas le choix. Le temps de guerre est de retour.


-Le monde sorcier n'est pas prêt.


-L'a-t-il seulement été un jour ? Les êtres et les sorciers doivent s'affronter. Telles sont les choses.


-Tant de vies ! Tant d'innocents toujours sacrifiés...


-L'innocence n'est qu'une illusion.


 


 


 


 

End Notes:

 

 

*Je vivrai pour me battre et je n'abandonnerai que lorsque le souffle de vie m'aura quitté.

Merci d'avoir lu!!

Chapitre 11:Prise de conscience by cathe
Author's Notes:

Bonjour!

Voici un nouveau chapitre qui, j'espère vous plaira chers lecteurs. 

Je tiens à  vous remerciez pour vos reviews et votre lecture!

Bisous!

 Chapitre 11:

 

Prise de conscience

 

 

 

C'est la douleur qui me réveille. Un mal brutal et pur. J'ouvre les yeux brusquement. Je me relève en essayant vainement de reprendre ma respiration.

 

-Calmez-vous, Miss Black. Tenez, prenez ceci.

 

Je tourne la tête et attrape la fiole tandis que deux mains fraîches se posent sur mon front. La potion agit vite et la douleur diminue peu à peu me plongeant dans une sorte de léthargie. Je lutte un peu contre le sommeil, mais bien vite je suis attirée vers lui.

 

J'ouvre lentement les yeux alors qu'un rayon de soleil traverse les fins rideaux blancs qui entourent mon lit. Je me redresse doucement et constate que la douleur a disparu.

 

-Vous êtes réveillée, tant mieux. Ne vous forcez pas trop. Une semaine sans nourriture solide, votre corps est considérablement affaibli.

 

J'observe la personne qui se tient face à moi. Elle a de jolies formes et est plutôt petite. Ses cheveux sont courts et châtains. De grands yeux bleus et une peau pâle. Elle a plusieurs cicatrices à différents niveaux de la main et du poignet. Sans doute qu'elle travaille dans les potions. Je détaille la pièce du regard et je suis surprise. Cette pièce est un vrai paradoxe . À la fois chaleureuse et austère. Il y a peu d'objets et essentiellement des lits identiques au mien, accompagnés d'une table de chevet. Mais on a une impression de chaleur et de bien être incroyable.

 

-Où suis-je ?

 

-À l'infirmerie de Poudlard, me répond-elle en souriant.

 

Le nom du château est comme un déclic.

 

-Lily, comment va-t-elle? Numéro 7 est-il en prison ? Où est ma baguette ?

 

-Miss Potter va bien, elle est sortie il y a quelques jours à peine, numéro 7 est en prison. Quant à votre baguette, je suis au regret de vous informer qu'elle est brisée... En millier de petits morceaux. Je suis désolée de vous informer ainsi.

 

Je suis abasourdie par toutes ces informations. Je suis ravie que Lily aille bien mais... Je ne peux m'empêcher de ressentir une peine immense d'avoir perdu ma baguette. C'est grâce à elle que j'ai survécu toutes ces années. Et elle est, était, tellement précieuse à mes yeux. Je respire un bon coup.

 

-Buvez de l'eau, cela vous fera du bien.

 

Je la remercie. L'infirmière s'éloigne et revient avec un plateau chargé de nourriture, sur lequel je me jette, avide. J'ai l'impression que plus je mange, mieux je vais.

 

-Vous pouvez la voir, mais guère longtemps, d'accord ? Vous n'avez pas intérêt à fatiguer ma patiente, madame la directrice.

 

Je vois entrer le professeur McGonagall et je ne peux m'empêcher de me crisper. Sans ma baguette je me sens démunie, mais pas pour autant sans défense pensé-je.

 

-Bonjour Arya, je vois que tu as l'air d'aller mieux.

 

Je hoche la tête.

 

-Arya, tu es très chanceuse. Tu aurais pu mourir l'autre jour. Tu as beau être une sorcière exceptionnelle, il n'empêche que tu te bats contre plus fort que toi, surtout sachant ta... Malédiction. J'ai demandé ton dossier scolaire. Tu as toujours été brillante mais fauteuse de trouble. Tu te moques des règles et ce depuis la mort de...

 

-Que voulez-vous professeur ? la coupé-je, peu amène à ce qu'on me ressasse mon passé.

 

-Simplement te faire prendre conscience qu'on ne joue pas impunément avec sa vie.

 

-Mademoiselle, non ! s'exclame la voix de l'infirmière avant qu'une tornade rousse se jette sur moi.

 

Instinctivement je me crispe, avant de reconnaître Lily. À sa suite, Rose, Will et Lyra me regardent en souriant. Je n'ai jamais eu un tel accueil en me réveillant de mes trop nombreuses blessures.

 

-Je suis tellement désolée, me chuchote Lily.

 

Je l'éloigne un peu de moi et met mes mains sur ses épaules.

 

-Tu n'y pour rien Lily Potter, tonné-je, la seule fautive, c'est moi. J'aurai du attendre que ton père intervienne, je ne suis plus habilité et je suis blessée. J'ai mis ma vie en danger et la tienne par la même occasion.

 

-C'est faux, si j'étais plus...

 

-Lily Potter, ce n'est pas ta faute ! hurlé-je presque.

 

Elle me sourit et me serre à nouveau dans ses bras.

 

-Je vous laisse, Miss Black, nous en reparlerons dans quelques jours. Après tout, il reste encore trois jours avant la fin de l'année scolaire.

 

Je hoche la tête en essayant d'assimiler tout ce que dit la directrice. Elle passe du tutoiement au vouvoiement avec une telle facilité !

 

-Alors comme ça, tu as fait partie de l'élite et tu es déjà allée sur le terrain ? Ça explique tout, dit Lyra en souriant.

 

Pendant, un moment, nous discutons de tout et de rien. Ils sont tous si prévenants. Rose n'a pas perdu son attitude cinglante, Will désabusé, Lyra attentionnée et Lily craintive. Je ne peux m'empêcher d'être touchée. Aucun ne me fait la leçon ou me reproche mon attitude, ils sont simplement là.

 

Plus tard dans l'après-midi, ils sont obligés de partir et je sens la fatigue s'abattre d'un coup. Lorsque surgit une tête blonde bien connue.

 

-Scorpius, je m'exclame surprise.

 

-Salut, j'ai appris que tu étais réveillée donc je suis venu te voir. Comment vas-tu ?

 

-Pas trop mal, je suis fatiguée... Pourquoi tu n'es pas venu avec les autres ? demandé-je curieuse.

 

Scorpius détourne la tête et pince les lèvres.

 

-À part Rose, je ne suis pas sûr que les autres apprécient vraiment ma présence...

 

J'éclate de rire sous le regard médusé de Scorpius.

 

-Tu n'as certainement pas regardé du bon côté, je souris malicieusement. Ta complicité l'autre jour à table...

 

Je lui fais un clin d'œil et laisse ma phrase en suspens.

 

-Bon, tu es fatiguée, j'y vais avant que Mme Dormigny ne me transforme en fouine pour être venu te parler en douce.

 

Je souris doucement et il se lève. Arrivé à la porte, je lui lance :

 

-Merci d'être venu.

 

Il se fige un instant avant d'ouvrir la porte. Je suis sûr que je pourrai voir un joli sourire parsemer ses lèvres. Je finis par m'endormir, la journée a été longue pour moi.

 

Je suis réveillée le matin par un léger bruissement de tissus. J'entr’aperçois la porte de l'infirmerie s'ouvrir toute seule et je suis aussitôt sur mes gardes. Mais avant que j'aie pu faire un seul geste, l'infirmière apparaît.

 

-Bonjour Miss Black. Que diriez-vous d'un petit déjeuner ?

 

Je hoche la tête, toujours méfiante, mais mon attention est détournée par le magnifique plateau que me sert Mme Dormigny. Il y a du bacon, des oeufs brouillés, du jus de citrouille, du thé, des toasts, différents types de confitures, des fruits... J'attaque tout cela de bonne dent et finis par oublier l'incident. Plus tard dans la matinée, je tente de faire quelques pas et retiens un cris de joie lorsque je vais jusque l'armoire depuis mon lit sans tomber, en sachant que je l'ai fait au moins une dizaine de fois. C'est alors que j'aperçois Mr et Mme Potter. Surprise, je relâche ma concentration et perd l'équilibre. Ils se précipitent vers moi et sans un mot ils me remettent au lit avant de me serrer longuement dans leurs bras.

 

-Arya murmure Mme Potter.

 

-Je suis désolée de vous avoir caché de telles informations sur mon passé mais tout est allé si vite... Du jour au lendemain, je change de vie, d'école de magie, et je ne vous ai jamais vraiment parlé. Comment savoir si je pouvais vous faire confiance ? Je ne l'accorde pas facilement, on m'a tellement appris à douter de tout le monde et puis parler de l'élite se serait parler de Mark, de l'araignée, et de tout ce que j'essaie en vain d'oublier. Tom Ward m'avait prévenu qu'à force de jouer avec la vie je la perdrai mais qu'est-ce-que je perdais ? Rien. Sauf qu’aujourd'hui, vous êtes entrés dans ma vie et que toutes mes belles certitudes s'envolent en éclats. Je peux avoir une famille et réapprendre à vivre. Vous avez tout changé. Vous m'apprenez le décès de mon père et celui de ma mère, mettant fin à des années d'incertitude. Des gens merveilleux s'inquiètent pour moi. Bon sang, il a fallu que je passe à côté de la mort, pour me rendre compte que je n'avais plus le droit de jouer ainsi à cache-cache avec elle. Merci. Merci pour tout ce que vous avez fait. Vous me recueillez chez vous sans même me poser de questions, vous m'accordez votre confiance. Et tout cela en trois jours. Comment vous remercier, comment s'acquitter d'une telle dette ?

-Oh Arya, tu nous idéalise. C'est de toi que l'on doit s'acquitter d'une dette... Tu as sauvé Lily, dit Mme Potter.

 

-Je n'ai... tenté-je de protester.

 

-Si, tu l'as sauvée et tu as sauvé des gens en intervenant. J'aimerai te faire promettre de ne plus jamais recommencer mais ce serai cruel et injuste car, si tu dois encore défendre ta vie, tu seras obligée de rompre cette promesse ! s'exclame Mr Potter.

 

Je ne sais pas vraiment quoi faire et Mme Potter me serre dans ses bras à nouveau. Et me chuchote un petit "merci" à l'oreille. Je me sens mitigée. Mr Potter met fin à mes doutes en me prenant dans ses bras et de chuchoter lui aussi :

 

-J'ai été dans ton cas, je sais quels sentiments on ressent à se sentir fautif. Si tu veux parler, écris-moi. Je ne suis peut-être plus tout jeune mais je n'ai pas oublié.

 

Je hoche la tête.

 

-Que faites-vous là ? je demande alors.

 

-Nous sommes venu te voir et prendre de tes nouvelles. Nous nous verrons dans trois jours à la gare King’s Cross. Au revoir, me répond Mme Potter, lorsqu'il sortent de la pièce.

 

Je me sens alors touchée. Ces deux êtres sont absolument merveilleux....Et tellement naïf. Je caresse du bout des doigt la baguette de Mme Potter et une sourire diabolique me vient aux lèvres. Franchement, qui aurait cru un discours aussi mielleux ? Je dois être une bonne menteuse.

 

 

 

 

End Notes:

Vous vous y attendiez?

Dite-le moi dans les commentaires!

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