2015 - A nos nuits manquées et autres nocturnes inachevés by ninipraline
Summary:

Il y a les nuits auxquelles on participe et celles qu'on rate, qui n'ont pas lieu ou encore qu'on quitte prématurément;

Je dépose ici les textes courts développés à partir des thèmes tirés au sort lors des nuits et traités en dehors de celles-ci.

Commençons par le 18 décembre 2015,

Ron voit des anges,
découvre de nouvelles douceurs chez Honey Dukes et les curieux effets de la bierraubeure,
Et Ron a encore mal à la tête et finit par s'endormir.
Quand Ron a une soeur trop clairvoyante,
et rêve de se rendre aux réunions de Slughi.
Ron Roi du Quidditch et des coeurs
Un moment de répit et une libération passagère
Quand viennent les derniers chapitres
et le temps de la libération et de la reconstruction
pour Ron et pour tout les autres...


Categories: Durant Poudlard Characters: Ron Weasley
Genres: Comédie/Humour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Des nuits et des mots
Chapters: 13 Completed: Oui Word count: 6272 Read: 2896 Published: 30/01/2016 Updated: 19/07/2016
Story Notes:

Tous les thèmes ont été traités en une heure maximum (hors correction orthographique et relecture).

Mentions diverses :

Ron Weasley, Harry Potter et Hermione Granger sont des personnages de J.K. Rowling. Tous les textes qui vont suivre sont inspirés de son univers et de moments non "écrits" dans les sept ouvrages de la série des Harry Potter.

1. A la recherche du thème perdu, by ninipraline

2. Douce nuque by ninipraline

3. Bierraubeurre : boire et déboires by ninipraline

4. A l'infirmerie de Poudlard by ninipraline

5. En vacances, au terrier by ninipraline

6. Victoire by ninipraline

7. R.O.N W.E.A.S.L.E.Y en 10 lettres by ninipraline

8. Double triomphes by ninipraline

9. Une nuit à Poudlard by ninipraline

10. Une brise aux odeurs de noisettes by ninipraline

11. Quelque part au dessus, by ninipraline

12. Surprise by ninipraline

13. Tout est question d'interpretation... by ninipraline

A la recherche du thème perdu, by ninipraline
Author's Notes:

Premier thème issu de la nuit "semi manquée" du 12 décembre 2015 et premier loupé, car tout comme Ron, j'ai perdu le bout de parchemin sur lequel j'avais noté le premier mot... celui de 21 heures...

Bonne lecture à tous;

« Qu’est-ce que j’ai bien pu faire de ce fichu petit bout de parchemin ? »

La question résonna longuement entre les murs de la salle commune des Griffondor, vidée de ses pensionnaires par un magnifique soleil automnal. Seul le crépitement du feu, répondit à l’interrogation anxieuse de la voix juvénile, qui venait de s’élever.

Seul un observateur averti aurait pu, et encore après un examen minutieux, découvrir Ron à quatre pattes sous l’une des tables.

Le jeune sorcier, dont le visage avait pris la même teinte que ses cheveux, se détachait à peine des grosses fleurs et autres rosaces corail du tapis écarlate et très élimé sur lequel il se trouvait.

Plus hirsute que jamais, Ron déversait sur le sol le contenu de son sac, ouvrait les livres, retournait les couvertures, secouait avec brutalité les pages, regardait celles qui tombaient, arrachées de leur reliure par tant d’ardeur, inspectait avec fébrilité cartes de chocogrenouille et autres papiers de bonbon qui s’échappaient de ses affaires scolaires. Et, ne trouvait pas ce qu’il cherchait.

Le cliquetis du mécanisme de la porte secrète détourna Ron de sa recherche. Il se tourna vers l’entrée du passage, espérant voir Harry revenir de son entraînement de Quidditch. Son ami avait sûrement noté le thème du devoir à rendre le lendemain au professeur Rogue.

Mais, les ténèbres du couloir ne délivrèrent pas son ami.

Émerveillé, le jeune sorcier fixait le visage souriant, auréolé d’une longue et étincelante chevelure, qui illuminait des joues rosies par l’air vif de ce début d’automne. L’apparition s’était arrêtée pour retirer sa cape. Nimbée par les lumières or, de cette fin d’après-midi, l’ange baissa sur la salle un regard joyeux qui se figea dans une expression sévère lorsqu’il s’arrêta sur Ron.

« Que fais-tu par terre ? Et pourquoi as-tu déchiré tous tes livres ? Comment comptes-tu étudier avec des grimoires dont il manque toutes les pages ? »

Ron ouvrit de grands yeux horrifiés. Devant lui, se tenait l’horrible petite fille du train. Celle qui donnait des leçons à tous le monde. Celle qui avait lu tous les grimoires de première année alors qu’aucun professeur ne leur avait demander de le faire. Celle qui réussissait tous les sorts.

Ron grommela vaguement quelque chose et vit la fillette monter dans le dortoir des filles et y disparaître.

End Notes:

J'espère que vous vous serez amusé vous aussi de cette lecture et bonne suite dans ce petit recueil autour des nuits manquées ou interrompues, et finalement rattrapées hors "concours".

kiss&love, ninipraline

Douce nuque by ninipraline
Author's Notes:

Autour du thème douceur, de la nuit du 12 décembre, réalisée sur d'autres canaux, je vous livre ce petit texte.

Bonne lecture à tous,

La flûte enchantée, qui planait au dessus du comptoir de la boutique « Honey Dukes », sifflait en boucle un joyeux noël aux nouveaux arrivants.

 

Les friandises et les gâteaux offraient leurs couleurs et leurs parfums fruités et Ron allait d'un rayon à l'autre avec son sac en papier. Devant lui, Hermione avait déjà remplis deux sacs pour leur ami, privé de Pré-Au-Lard pour cause de prisonnier en fuite.

 

Ron suivait son amie. Elle avait remonté ses cheveux. Il n'avait jamais fait attention à la façon dont son amie était coiffée. Il s'en moquait bien. Mais il ne savait pas pourquoi ; cette nuque, qui sortait du col de la lourde cape de Poudlard, retenait son attention depuis leur départ de l’école.

 

Sans doute un sentiment fraternel songea-t-il ; après tout elle allait attraper froid à se balader avec autant de peau rosé et soyeuse exposée au froid mordant et à la neige glacée.

 

La tête d'Hermione s'était penchée sur un panier rempli de suçacides. Elle semblait réfléchir. Le cou de son amie s'était encore allongé.

 

En regardant ce long et délicat cou, Ron ne pouvait s’empêcher de faire le rapprochement avec ceux des cygnes, qu’il avait parfois vu nager sur la mare devant sa maison et dont la tête se balançait souplement, dignement, presque royale.

 

Ron secoua sa propre tête. Il fallait qu'il se secoue et qu'il cherche des sucreries pour Harry qui était bloqué à Poudlard.

 

"Tu n'as pas encore rempli ton sac ?"

 

Ron s'aperçut que la masse de cheveux, qui surmontait la nuque si fragile et si douce, avait été remplacée par un visage dont les deux yeux le fixaient interrogatifs.

 

« J'ai pas eu le temps de voir ce que tu prenais, bafouilla-t-il avant de se rengorger pour poursuivre d'un ton plus sûr. Ce serait bête de prendre la même chose. Ce serait mieux que Harry puisse avoir une grande variété de friandises.

 

— Pour cela, réfléchit à voix haute Hermione, il faudrait que nous prenions chacun une allée, pour ne pas avoir les mêmes caisses de bonbons.

 

— Oui, c'est sûr, c'est même évident. »

 

Ron s'éloigna de son amie, et se mit en quête de quelques confiseries pour adoucir l'amertume de Harry, qui se retrouvait prisonnier de l'école.

 

Mais dans les bacs où s’empilaient les sucrées chocogrenouilles et autres savoureux délices du chaudron, il revoyait sans cesse une longue nuque à la lumineuse peau de pèche et au parfum de vanille.

End Notes:

J'espère que vous aurez trouvé quelques plaisirs à cette découverte.

kiss&love, ninipraline

Bierraubeurre : boire et déboires by ninipraline
Author's Notes:

Nouveau petit texte sur le thème équilibre, à 23 heures la nuit du 12 décembre organisée sur un autre channel)

Bonne lecture à toutes,

Il l'avait regardé faire ses achats.


Hypnotisé, Ron avait suivi Hermione dans les boutiques de Pré-au-Lard. Elle devait acheter des plumes, des parchemins colorés pour fabriquer des cartes de voeux et il ne savait plus quoi.


Lorsqu'il avait vue la détresse de la demoiselle, qui ne savait plus que faire de ses trop nombreux sacs. Il lui avait proposé de les tenir pendant qu'elle se penchait sur des étiquettes fantaisies pour décorer ses cartes.


Il avait regardé cette nuque pêche se délier, se dresser, se pencher pour permettre au regard noisette de détailler tel ou tel article. Mais pourquoi n'avait-elle pas mis d'écharpe, elle allait attraper la mort à laisser tant de peau à découvert.


Il n'avait pas osé lui en parler, ou lui proposer sa propre écharpe. Il s'était contenté d'équilibrer les nombreux paquets, auxquels elle rajoutait régulièrement de nouveaux achats. Le visage d’Hermione s’éclaira d’un sourire satisfait, et elle se tourna en déployant si joliment sa nuque pour se diriger vers la caisse et la sortie.


Sous le mouvement, la lumière animait la peau de mille teintes de rose. Et derrière les mèches évadées au chignon, la nuque paraissait plus appétissante et plus sucrée que toutes les pêches qu'il n'avait jamais mangées.


Cette peau si douce rappelait à Ron un châle en soie que lui et ses frères avaient un jour offert à leur mère pour sa fête. C’était Ginny qui était allée avec Bill pour la choisir au chemin de Traverse.


Le froid vif surprit les deux jeunes gens à la sortie de la boutique de papeterie. Et Ron qui suivait toujours Hermione, eut l’impression de sortir d’un rêve. Les nombreux paquets en équilibre dans ses bras, il était ravi de ce poids qui lui permettait de garder les pieds sur terre.


Il ne savait pas ce que Mme Rosmerta mettait dans sa bierraubeurre, mais depuis qu'il avait quitté la taverne, juste avant d'aller chez Honey Duke, il avait la tête et les idées qui s'envolaient et qui emportaient son corps vers le haut.


Ron se promit d'avertir Harry des problèmes de vertiges occasionnés par la bierraubeurre avant de lui faire goûter. C'était son rôle d'ami ; après tout.

End Notes:

Et c'est déjà la fin, n'hésitez pas à me laisser vos commentaires...

A l'infirmerie de Poudlard by ninipraline
Author's Notes:

Sur le thème de minuit de la nuit improvisée du 12 décembre, mensonge, je vous laisse le texte suivant qui a été écrit hors nuit, mais dans les conditions de celles ci : une heure pour écrire et après on lève la plume.

Mentions importantes :

Les phrases en gras et entre # sont tirées du livre Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

Les personnages de Ron Weasley, Hermione Granger et Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.

Sur ce :

Bonne découverte à toutes et à tous

Qu’est-ce qui avait bien pu lui tomber sur la tête pour qu’elle soit si lourde ? Et pourquoi n’arrivait-il pas à ouvrir les yeux ? L’image du derrière gris et dodu de Croutârd qui s’éloignait dans l’herbe, puis celle des crocs blancs surmontés de deux yeux luisants et cruels qui se jetaient sur sa jambe, s’imposèrent à lui.


Un élancement, né dans son mollet, remonta jusqu’à son dos, au moment où Ron essaya de se retourner. Le chien l’avait mordu et l’avait traîné dans le souterrain. Celui qui débutait sous le saule cogneur. Sirius ! Il se rappelait maintenant. Sirius était à Poudlard, Sirius était un animagus qui l’avait attaqué, Croutârd aussi mais un animagus qui avait trahi les parents de Harry, le professeur Lupin, un loup-Garou. Et le loup-garou les avait attaqués. Ils avaient été attaqués. Tous les trois.


Ou était Hermione, que lui était-il arrivé ? Et Harry et lui ? Ron peinait à ouvrir ses yeux. Une lumière orangeâtre lui annonça qu’il avait réussi à entrouvrir les yeux. Mais tout était flou. Il sentait l’odeur des potions et de la pimentine. Il voyait de long nuage vertical ondulé.


Des rideaux. Il était dans l’infirmerie et des courants d’air faisaient ondulés les rideaux. Et où était Hermione ? Et Harry, bien sûr ! Où étaient ses amis, ses deux amis ? Est-ce qu’ils avaient été blessés ? Tués ?


Il tenta de relever la tête. Il échoua. Son crâne pesait un dragon et était rempli de filets du diable qui lui étranglaient les neurones à les en faire éclater.


Des murmures assourdis lui parvenaient. Il n’était pas seul. Il cilla, tenta de rendre l’image plus nette. Une silhouette se tenait là, dans la bouteille de potions. Non se secoua t’il intérieurement, elle se trouvait derrière la bouteille. Et la bouteille se trouvait devant ses yeux. C’est son contenu orange qui teintait toute la salle.


Ron grogna une nouvelle fois. Il espérait attirer l’attention de quelqu’un ; la silhouette ou Mme Pomfresh. Mais il échoua là encore. Non, la silhouette se tournait vers lui. Il reconnu soudain le visage griffé et tuméfié de Hermione. Elle était en vie. Blessée, mais en vie et toujours aussi lumineuse. Elle était en bonne santé. Elle allait bien, quoi. Et Harry, songea Ron dont les yeux restaient attachés à la chevelure auburn de sa jeune amie.


Une deuxième silhouette apparut. Elle parlait, elle aussi, mais d’une voix plus grave. Harry. Harry aussi allait bien et était en vie et le professeur Dumbledore. Ron fronça les sourcils, quand le directeur de l’école était-il arrivé à leur secours ? Il se rappelait de l’entrée prétentieuse du professeur Rogue, celle plus héroïque du professeur Lupin mais par de l’arrivée du professeur Dumbledore.


« #Trois tours devraient suffire. Bonne chance# »


Trois tours de quoi, se demanda Ron qui fixait toujours Hermione. Elle paraissait aller très bien. Et la couleur orangée de la potion mettait son teint en valeur. Il fallait qu’il ait eu très peur, pour qu’il s’inquiète du teint de Hermione. Ce n’était pas tous les jours qu’on se faisait attaquer par un Loup-garou, et qu’on voyait son amie tenter d’apprivoiser un monstre assoiffé de sang et de chair.


Le bruit d’une porte qui se ferme, le sortit de ses souvenirs, qui revenaient à peine et dans le plus grand désordre.


La deuxième silhouette s’approcha de son Hermione. Son amie était essoufflée, lorsqu’elle demanda.


« #Prêt# »


Prêt à quoi ? Et pourquoi ses amis ne venaient pas le chercher pour l’emmener avec eux dans leur aventure.


« #Qu’est-ce qu’on va faire ?# »


Oui ! Qu’est ce qu’ils allaient faire tous les deux ? Quand il y avait du danger ils y allaient tous les trois. Qui allait protéger Hermione lorsque Harry combattrait ?


Les silhouettes disparurent de la bouteille de potion orange. Le bruit de la porte, lui fit baisser la tête, qui cette fois obéit et glissa de quelques centimètres sur le coussin. Dans une bouteille remplie de liquide vert, il vit la porte s’ouvrir et deux silhouettes apparaître. Ses deux amis étaient de retour dans son champ de vision.


Ils étaient encore plus essoufflés que tout à l’heure mais paraissaient heureux. Hermione était belle à travers la bouteille. Le vert allait bien au teint de Hermione. Mais Hermione était toujours mignonne lorsqu’elle avait couru où pris l’air. Oui, il était vraiment très heureux de voir que ses amis allaient bien après cette terrible attaque de loups-garous.


 

End Notes:

J'espère que vous aurez passé un bon moment dans la tête de Ron, et que malgré le désordre et la confusion qui y règne, je ne vous y aurais pas égarées.

kiss&love, ninipraline

En vacances, au terrier by ninipraline
Author's Notes:

A ma nuit manquée du 18 décembre

Le thème de 21 heures était : parchemin, le texte a été produit hors nuit mais dans les temps impartis (une heure)

Sa mère était vraiment impossible.

 

Lui demander de faire ses devoirs alors que les vacances avaient à peine commencé !

 

Les professeurs de Poudlard détestaient sûrement les jeunes, pour leur donner du travail à faire, en dehors de l’année scolaire. Ils devaient certainement leur en vouloir de prendre du bon temps et d’être heureux.

 

Ron se trouvait devant la mare au fond du jardin. Il sortit de son sac, ses affaires de classe et surtout le parchemin "miraculeux" qu’il avait réussi à reprendre à Hermione.

 

Fidèle à son habitude, elle les avait aidés au début de l’année précédente à commencer un devoir et leur avait rédigé une trame pour une introduction. Et, cette trame avait servi à Ron pour tous les devoirs de son année scolaire. Il suffisait de changer les bons mots et elle pouvait resservir pour tous les thèmes.

 

Un vrai petit miracle. Il n’y avait que Hermione pour réussir ce genre de prouesse. Ron comprenait pourquoi elle était la première de la classe.

 

Un grand sourire éclaira le visage du rouquin, qui soupira d’aise devant son habileté à se faciliter la vie. Il étala le parchemin. Des effluves d’herbe coupée et de menthe flottèrent autour de lui et il chassa d’un hochement de tête, le visage sévère de son amie.

 

Si Hermione apprenait qu’il avait subtilisé son brouillon et faisait depuis tous les devoirs avec, elle prendrait certainement son air "McGonagesque" pour le gronder. Il étouffa un accès d’hilarité, de peur de faire apparaître le visage, réelle cette fois, de son dragon de mère.

 

Les odeurs d’herbe coupée, de menthe et d’encre imprégnaient le parchemin. Il avait dû passer de longue heure dans le sac de son amie. Avant qu’elle ne se décide à l’utiliser, pour aider ses camarades dans leur devoir.

 

La plume en l’air, il leva les yeux vers la mare. Les grenouilles avaient transformé les feuilles de nénuphars en piste de danse, sur laquelle elles se dandinaient, sautaient à la corde et l’appelaient en imitant la voix de sa mère.

 

Ron se réveilla dans un sursaut et fixa hagard sa mère qui lui faisait face, les mains sur les hanches.

 

« Tu es allé dans le jardin pour faire tes devoirs, rugit Molly Weasley, pour dormir tu as déjà ta chambre ! »

 

Penaud, Ron se redressa et saisit sa plume pour commencer son devoir. Cela ressemblait bien au professeur Rogue de demander autant de parchemin pour un tout petit problème de cuisson de potion.

 

Et c’était tout Hermione de faire des introductions plus longues que les paragraphes, qu’il était lui-même en capacité de produire. Qu’allait-il bien pouvoir raconter de plus sur un sujet aussi inintéressant ?   

 

Et la date de la coupe de quidditch qui n’allait pas tarder à arriver. Le professeur espérait sûrement, qu’écraser par les devoirs, les élèves fassent une croix sur la coupe. Quel odieux bonhomme !

 

 

End Notes:

A bientôt,

kiss&love, ninipraline

Victoire by ninipraline
Author's Notes:

Sur le thème "Evidence" du dix huit décembre, un nouveau petit opus sur Ron.

Ils avaient gagné.


Et Viktor Krum avait été magnifique, grandiose, un vrai champion, un héros. Dès qu’ils seraient de retour au terrier, il ajouterait un poster de Krum. Jusqu’à côté de ceux des canons de Chudley, ils recouvraient complètement les murs de sa chambre mais il trouverait une place.


Dans le joyeux brouhaha, quelqu’un avait proposé du chocolat chaud. Des voix juvéniles avaient allègrement accepté. Un léger craquement et une inhabituelle odeur de souffre précédèrent le parfum du bois qui brûle, puis celui plus sucré de la boisson chaude.


Ron était heureux. Il était sûr que si il sautait, il s’envolerait. Il était sûr d’être capable de voler sans balai. Autour de Ron, tout le monde était heureux. Tout le monde dansait, riait parlait fort. Même Hermione, avec ses joues rosies par la chaleur du feu, s’amusait.


Ron sourit alors que le parfum de la salle commune des Griffondor s’invitait dans ce camping du fin fond de l’Angleterre. Ce mélange d’odeur de parchemins, de vieilles pierres humides, d’encre et de feu de bois et des senteurs fleuries qui entouraient les filles et celles plus boisées qui s’attachaient aux garçons.


De longs rectangles lumineux s’étirèrent sur les tapis rouge et or, de sa mémoire.


Et, l’ange jaillit une nouvelle fois de l’ombre, pour secouer ses longs cheveux nimbés de lumière et faire tomber les quelques feuilles qui s’y étaient accrochées. L’ange, aux joues roses et à la peau diaphane, dont la lumière faisait de l’ombre au soleil.


Béat, Ron tourna la tête vers Hermione, qui riait toujours. À ses côtés, Ginny aussi était rose. Et Ginny regardait Ron de ses yeux rieurs qui allaient de Ron à Hermione et de Hermione à Ron. Et puis, les yeux de Ginny se fermèrent.


L’odeur sucré du chocolat qui goûtait sous la table remplaça celle de la rentrée, de l’école. La tente et le camping étaient toujours remplis de cris. La voix de son père invita tout le monde à aller se coucher. Ron se secoua et rejoignit Harry dans la chambre.


Ils avaient gagné.

End Notes:

***kiss&love, ninipraline***

R.O.N W.E.A.S.L.E.Y en 10 lettres by ninipraline
Author's Notes:

Sur le thème convoiter du 18 décembre à 1 heure

Un grognement lugubre couvrit le crépitement monotone du feu, qui dansait dans le poêle et faisait se trémousser les ombres et les reflets sur les rideaux de velours rouges du dortoir de Griffondor.


Aucun mouvement ne répondit au menaçant grondement.


Le feu reprit son chant pétillant, accompagnant le sautillement des flammes et la ronde des lumières et des ténèbres entre les plis des lourdes tentures sang. Un courant d’air anima brièvement les étoffes.


Et un grimoire traversa la pièce et tomba lourdement sur le sol.


Les couvertures d’un des lits se redressèrent et libérèrent une chevelure orange. Un regard furieux embrassa la pièce mais ne put trouver aucune cause ou victime à son terrible courroux.


Neville avait fui le premier la tension de son terrifiant compagnon, presque immédiatement suivi par Seamus et Dean. La porte s’était refermée mais n’avait pas pu étouffer la cavalcade précipitée des adolescents qui se repliaient vers la salle commune et sa rassurante civilisation.


Ron était resté seul avec ses bougonnements. Son humeur maussade s’était retourné contre son livre de potion et le désagréable et prétentieux professeur qui enseignait cette pénible matière qu’il avait espéré éviter cette année.


Elle ! Tout était sa faute à elle. Elle, elle était là-bas avec cet arrogant nabot fanfaron de McLaggen.


Cet espèce de matamore, bravache et bellâtre, toujours sûr de lui, qui avait tenter de se faire engager dans l’équipe de Quidditch ; qui continuait à prétendre donner des conseils au capitaine de l’équipe, à l’équipe et surtout qui continuait à briguer ouvertement son poste à Lui.


Et c’est cette espèce de butor opportuniste que Slughorn invitait à ses réunions. Ce maniéré enseignant qui était incapable de se souvenir de son nom à lui.


« W.E .A.T.H.L.E.Y  R.O.N » épela-t-il dans un hurlement aux rideaux.


Oui, songea Ron dans un nouveau vagissement. Il était Ron.


Le Ron qui était le meilleur ami de l’élu.


Le Ron qui était descendu avec l’élu pour protéger la pierre philosophale.


Le Ron qui avait vaincu un troll, avec l’aide de l’élu, d’accord, mais alors qu’ils étaient tous deux en première année.


Il était le Ron qui avait vaincu l’échiquier magique de McGonnagall.


Le Ron qui s’était défendu, et avec une baguette cassée encore, contre une multitude d’araignées géantes.


Le Ron qui était descendu dans la chambre des secrets pour attaquer le basilic et lui reprendre sa Ginny de sœur qui, elle aussi, était invitée aux réunions de Slughi.


Le Ron qui avait combattu tout une armée d’êtres de l’eau, « d’un ronflement peut-être, » siffla t’il entre ses dents au souvenir de sa bêcheuse et insupportable mam’zelle je-sais-tout de fausse amie.


Mais tout de même, il était revenu vivant du lac et avait aidé le champion à sortir la petite sœur de Fleur des eaux glacées. Même cette semi Velane avait été capable de reconnaitre son rôle héroïque.


La chaleur envahit son visage au souvenir de l’effleurement des lèvres fraiches et douce et le rouquin se rejeta en arrière et se retourna dos à la porte et surtout dos au lit de Harry qui l’avait lâchement abandonné pour ce poseur de Slughorn.


Le monde ne tournait décidément pas rond. C’est lui, Ron Weasley, qui devrait se trouver au bras d’Hermione Granger et être le centre de l’admiration de tous. Avec Harry, d’accord.


 


 

End Notes:

J'espère que ce texte aura su vous divertir et que vous tenterez de passer au suivant.

***kiss&love, ninipraline****

Double triomphes by ninipraline
Author's Notes:

Sur le thème comédie, de ce 18 décembre 2015 à 2 heures.

 

Il aurait aimé rugir de plaisir.


Tandis qu’il sentait sous ses fesses les épaules de ses camarades qui le portaient en triomphe vers la maison Griffondor et la salle commune ou une fête venait de s’improviser, il regardait autour de lui cherchant du regard celle avec laquelle il avait envie de partager sa victoire.


Happé par des centaines de mains, il s’étonnait d’avoir tant de camarades et se demandait encore si des élèves des autres maisons avaient pu s’introduire dans leur salle commune lorsque son nez buta contre un autre nez et qu’une langue s’enfonçait dans sa gorge.


Ses yeux louchèrent sur un visage qu’il n’arrivait pas tout de suite à reconnaitre et son regard se détourna cherchant sur les côtés et par-dessus son épaule la personne qui occupait ses pensées.


Il croisa le regard de Ginny qui hésitait entre l’amusement et la réprobation. Pas de Dean Thomas à proximité pensa t’il satisfait en tentant d’éviter les perçantes et trop intelligentes prunelles.


Le rose vif, des poils de Arnold, le détourna un moment des reproches silencieux qu’il devinait, et dont il ne comprenait pas la cause, dans le regard de sa cadette, lorsqu’un éclair roux et velu qui se faufilait au fond de la salle, le ramena à l’objet de sa quête.


Il trouva Harry mais pas son agaçante et trop sérieuse condisciple. Où pouvait donc être Hermione. Elle n’avait quand même pas profité de la fin de la partie de Quidditch pour se rendre à la bibliothèque alors que tout le monde fêtait la victoire : Sa Victoire.


Ses lèvres, aspirées dans une cavité humide, le ramenèrent brutalement à son baiser. Il réalisa soudain que sa bouche, prisonnière de celle de son impétueuse admiratrice, restait immobile. Il amorça quelques mouvements de la mâchoire et de la langue en se demandant combien Lavande pouvait bien en avoir de langues.


Il sentait les petits bras de la jeune fille autour de lui plus engluant qu’une armée de tentacules de strangulots. Ils étaient trop près. Elle griffait. Il avait l’impression d’être une souris dans les pattes d’un gros chat affamé.


Qu’est-ce qu’elle avait bien pu manger ? Il avait l’impression de mâchouiller une dragée surprise au caoutchouc. Comment les amoureux pouvaient apprécier cela. Pendant un moment il s’inquiéta à l’idée de finir devant Mme Pomfresh pour se faire démêler les langues.


Et qu’est-ce qu’elle pouvait se mettre comme parfum. La tête lui tournait et il avait l’impression d’être tombé dans un massif des fleurs. Ça tournait, tournait.


Et toujours pas d’Hermione. Juste ses deux jumeaux de frères qui le félicitaient du regard et d’un toast à la bière au beurre pour sa conquête et son long premier baiser. 


 

End Notes:

En vous souhaitant d'avoir passé un bon moment en compagnie de Ron Weasley.

***kiss&love, ninipraline***

Une nuit à Poudlard by ninipraline
Author's Notes:

Sur un des derniers thèmes du 18 décembre 2015; Absence.

Le couloir était sombre et silencieux.

Il devinait plus qu’il ne les voyait Neville et Ginny de l’autre côté du couloir.

Ils s’étaient partagés les tâches et s’étaient séparés.

Harry était parti presque toute la journée avec le professeur Dumbledore. Il leur avait dit de surveiller Drago et Rogue. Harry avait toujours eu de l’intuition. Et si son camarade pensait que ces deux-là allaient passer à l’action, s’était surement le cas.

Hermione surveillait le bureau de Rogue avec Luna et lui avait hérité de la salle sur demande et de Neville et Ginny. Au moins, il pouvait en même temps s’assurer que Ginny n’avait pas les lèvres collées à celles de Dean ou de Seamus ou de dieu sait qui.

Encore qu’il ne pût que deviner, que la jeune fille se tenait là-bas. Suffisamment éloignée de Neville pour ne pas l’embrasser ? Il n’en était pas sûr.

Ron secoua la tête et son regard effleura une nouvelle fois le mur où devait apparaitre la porte de la salle sur demande si jamais la salle se décidait à s’ouvrir. Il se demandait ce qui allait en sortir.

Un autre basilic ? Un frisson remonta le long de son dos.

Une armée de mangemorts ? La main de Ron se referma sur sa baguette.

Une araignée ? Ron lutta contre la volonté soudaine de ses jambes de s’éloigner de cette porte.

Tu-sais-qui en personne ? Le jeune sorcier avala sa salive pour renvoyer l’énorme boule qui venait de remonter de ses entrailles dans l’endroit qui l’avait vu naitre.

Il ne devait pas penser à ce qui allait se passer mais surveiller, observer et attendre. Le moment voulu, il trouverait bien quoi faire.

Après tout, il avait su quoi faire devant l’échiquier de McGonagall. Il avait réussi à surmonter sa peur lors des matchs de Quidditch et s’était même dévoilé un des meilleurs gardiens que l’équipe de Griffondor n’ait jamais eus.

Il secoua une nouvelle fois la tête pour éloigner de lui l’horrible pensée qui l’envahissait depuis qu’il montait la garde avec deux fidèles de l’AD.

Toutes ses prouesses, il les avait réussies en compagnie de ses camarades. Ils avaient toujours été ensemble depuis le troll des montagnes, Hermione, Harry et lui. Ils avaient toujours lutté ensemble.

Et maintenant, il allait devoir faire ses preuves, seul.

Il jeta un œil vers le bout du couloir où se trouvaient Neville et Ginny. Il devina un court instant leurs deux silhouettes et tout devint noir.

Sa baguette se leva devant lui et commença à cracher des sorts.  

End Notes:

***kiss&love, ninipraline***

Une brise aux odeurs de noisettes by ninipraline
Author's Notes:

Un petit retour dans le passé, pour les deux derniers thèmes de la nuit de novembre 2015.

Nous débuterons par : souffle.

La première chose qui le frappa c’est l’odeur de renfermé.


Depuis combien de temps n’avait-il pas aéré sa chambre ?


Sa mère avait dû être bien occupée par le mariage de Bill et Fleur pour ne pas trouver le temps de lui faire la guerre pour qu’il range sa chambre et ouvre les fenêtres. La cage de coquecigrue devait être, au moins, à moitié remplie de ses déjections pour dégager une telle odeur.


Par moment, un souffle chaud balayait les mèches de son front et lui apportait une odeur de noisettes.


Et une autre odeur, fleurie celle-là, lui parvenait, peinant à couvrir toute les autres. Le parfum d’Hermione songea-t-il, en se demandant comment sa mère avait pu accepter que la jeune fille dorme avec eux.


Il se demanda comment allait se dérouler le mariage, cherchait à se rappeler les consignes milles fois répétées que lui avait donné sa mère. Ils avaient tous un rôle à jouer dans la cérémonie.


Le souffle chaud caressa une nouvelle fois son front.


Il aimait bien cette sensation. A chaque brise, il sentait son cœur s’affoler et un sentiment de calme et de sécurité l’envahir.


Tout allait bien se passer. La fête se déroulerait facilement, joyeusement. Tout le monde s’amuserait.


Et lui aussi s’amuserait. Il amusera aussi Hermione. Ils en avaient besoin. Tous.


Après tous ces combats qu’ils avaient menés et la quête qui les attendait après le mariage.


Ils avaient tous les trois pris leur décision. Ils allaient partir le lendemain. Harry serait majeur et n’aurait plus la trace sur lui.


Ils allaient partir tous les trois. Ils allaient quitter leur famille, leurs amis et partir seuls.


Le souffle souleva une nouvelle fois ses cheveux et s’attarda sur son front.


Ils allaient quitter cette petite brise si agréable et si sécurisante pour un avenir incertain, des combats et une quête insensée.


Ron inspira longuement et laissa échapper doucement l’air qui emplissait ses poumons. Il ouvrit les yeux et chercha du regard ses murs orange et les membres de son équipe de Quidditch favorite.


Il ne trouva que les murs noirs et gris du salon du square Grimaud. Allongé par terre, il tourna la tête vers Hermione et sentit la petite brise à l’odeur de noisettes l’entourer. Il sourit et tendit la main vers une petite boucle qui lui tombait sur le front avant de se raviser.


Elle dormait si bien. Elle souriait. Elle aussi ne devait plus se rappeler : la prise du ministère, l’attaque de la cérémonie, la fuite dans les rues de Londres et leur premier combat de jeunes résistants et surtout leur situation de fuyards recherchés.


Elle avait bien le temps pour s’en rappeler. Il pouvait lui laisser quelques minutes, quelques heures et même quelques jours si elle le souhaitait. Autant qu’il lui en faudra. Autant qu’elle pourrait en prendre.


La brise chaude et parfumée à la noisette l’enveloppa à nouveau. Il se souvenait maintenant. C’était l’odeur du café qu’il avait pris la veille. Ron referma sur lui le duvet et se tourna vers le canapé qu’aurait dû occupé Harry.


Son ami avait dû se réveiller et partir à l’aventure dans la maison. Ron hésita à se lever pour aller à sa recherche et décida qu’il valait mieux qu’il reste là, près d’Hermione. Endormie, elle ne pourrait pas se défendre si quelqu’un l’attaquait.


Et puis, lui aussi voulait encore quelques minutes, quelques heures ou quelques jours même s’il le pouvait pour profiter encore de la chaleur et de la sécurité du souffle chaud.

End Notes:

***kiss&love, ninipraline***

Quelque part au dessus, by ninipraline
Author's Notes:

Thème : libre

Ron sourit.


Une brise chaude et parfumée à la noisette caressait son front et l’enveloppait de sa chaleur. Il était libre et en sécurité au square Grimmaud et Hermione dormait à côté de lui. Elle n’allait sans doute pas tarder à se réveiller et lui aussi se dit-il à regret.


Déjà les bruits du vent dans les branches des arbres parvenaient à ses oreilles. Et le murmure des gens dans la rue. Une voix féminine surtout, une voix qui suppliait, qui pleurait. Il referma ses doigts espérant ramener sur son visage le duvet du sac de couchage.


Il voulait encore un moment ressentir cette légèreté. Il voulait encore un instant oublier leur quête. Il voulait encore pendant la durée d'une respiration profiter de l'innocence enfantine.


Mais ses mains ne trouvaient rien à agripper. Il avait dû beaucoup bouger dans la nuit et se découvrir. Ses bras descendirent le long de son corps à la recherche de quoi se couvrir, de quoi couvrir sa tête pour ne plus entendre les gémissements et les pleurs.


Mais il n’y avait rien, ni sur lui, ni sous lui. Il caressa ce qu’il croyait être son corps mais ses mains ne trouvaient rien et ni son buste, ni ses jambes ne percevaient pas le frôlement de ses paumes.


En vain, il cherchait une partie de son corps qui soit encore sensible. Il avait dû s’engourdir en dormant sur le sol. La circulation sanguine trop longtemps coupée tardait à revenir et à rendre ses sensations à son corps.


Etonné, il ouvrit les yeux. La voute de branchage masquait par endroit le ciel. Un regard autour de lui, lui apprit qu’il flottait. Inquiet à l’idée de jeter des sortilèges de lévitation pendant son sommeil, il se retourna s’attendant à s’affaler lourdement sur le sol.


Il devinait que ses yeux s’étaient écarquillés en découvrant la scène qui se déroulait quelques mètres en dessous de lui. Ron regardait sans comprendre la chevelure d’Hermione. Son amie lui tournait le dos et était penchée sur un corps.


Ce n’était pas Harry qui dormait à même la mousse à quelques pas de là. Pourquoi n’avait-il pas pris le temps de sortir les duvets, se demanda un peu bêtement Ron qui ne comprenait pas ce qui se passait et qui était allongé au pied d’Hermione.


Les plaintes et les pleurs se firent de nouveau entendre. Ron tourna la tête dans tous les sens pour trouver la femme qui manifestait tant de détresse et de tristesse. Et soudain, il reconnut la voix qui murmurait et qui appelait son prénom. Hermione. Hermione l’appelait.


Il tenta de parler mais aucun son ne sortit de ses lèvres. Il devait encore être encore de dormir, songea t’il tandis qu’il se sentait au chaud et à l’abris enveloppé des odeurs de noisettes et de fleurs. Le parfum d’Hermione.


Ron fit un mouvement dans l’air, quelques mouvements de brasse. Après tout, dans les rêves, on peut voler et nager dans le ciel, sans l’aide de la magie, de balai ou de sortilège de lévitation.


Un hoquet le fit sursauter. Un hoquet silencieux et sans air, qui fit onduler l’air chaud autour de lui. Il venait de se reconnaitre. C’est lui qui était là, étendu devant Hermione. Ron regarda son corps qui faisait un angle curieux avec son bras couvert de sang et presque séparé de son épaule.


Ron essayait de parler et crut un instant avoir réussi à attirer l’attention d’Hermione. Mais c’est vers Harry qu’elle se tournait. Ron passa devant Harry au moment où celui-ci jetait un sort d’attraction pour attirer à lui un petit flacon.


Ron les voyait tellement inquiet et tellement triste. Il voulait leur dire. Il voulait les appeler. Il voulait que ses amis sachent qu’il était toujours là. Ron regardait son corps inerte et tenta de le toucher mais ses mains passaient au travers.


Ron regardait son corps, le visage éploré d’Hermione et celui désorienté de Harry. Il sut alors ce qu’il voulait. Il voulait revenir vers ses amis. Sa décision à peine exprimé, il se retrouva aspiré.


Le froid et l’humidité de la terre, sur laquelle il était couché, s’infiltraient en lui, chassant la sécurité et le bien-être. Et une douleur fulgurante qui provenait de son épaule transperça son corps de part en part et tenta de s’échapper dans un éructement rauque par sa bouche.


Il se sentit convulser, tressauter et greloter tandis qu’un liquide coulait sur ses chairs à vif, accroissant encore la brulure terrible qu’il sentait à cet endroit. Mais il sentait aussi ses amis qui se penchaient vers lui. Il était là. Il était avec eux. Il allait pouvoir réconforter Hermione.

End Notes:

***kiss&love, ninipraline***

Surprise by ninipraline
Author's Notes:

Nouveau petit saut en arrière, pour les deux derniers thèmes de la nuit du 17 octobre 2015, qui m'avaient trouvé endormi.

Le premier texte a été élaboré à partir du thème Pardonner.

Bonne lecture à tous.

 

Ron avait encore du mal à réaliser ce que ses yeux étaient en train de regarder. Il n’avait jamais cru que cela marcherait. Mais maintenant que cela fonctionnait, il ne regrettait pas d’avoir pris le risque de passer pour un imbécile.


Les serpents sculptés sur la porte de la chambre de secret ondulaient et ouvraient une à une les serrures. Il tendit la porte et fit basculer le montant pour découvrir la vaste salle où l’on devinait le long squelette du basilic.


Le sorcier se tourna vers sa complice. Son amie le regardait. Un frisson le traversa. Elle avait le même regard qu’elle avait jusque-là destiné qu’à Krum ou parfois à Harry. Elle le regardait comme un héros. Et il aimait cela.


Une chaleur envahit son torse tandis qu’il se redressait.


Il sentait et entendait son cœur battre dans son torse et contre ses tempes. Lui qui avait si longtemps entendu les insinuations du mage noir, lui qui avait senti le vide l’envahir si lentement, si longuement, il était là vivant dans le reflet des yeux de celle qui comptait le plus pour lui.


Les McLaggen, les Viktor Krum, les Harry Potter, la jalousie et le dépit, les longues années à l’espérer tous les mauvais souvenirs s’estompaient, tandis que la main d’Hermione se lovait dans la sienne.


Il l’aida à pénétrer dans la chambre qui les avait fait trembler une année entière, vers la créature qui avait failli lui ravir sa belle et sa sœur, et surtout vers le crochet salutaire qui allait les libérer de la haine, de la méfiance, de la peur.


Bientôt, Voldemort serra à nouveau mortel. Bientôt Harry les débarrassera de ce terrible cauchemar.


Il ne leur restera plus que l’amour, la famille, les amis. Ils reconstruiraient tout en plus grand, plus haut, plus beau.


Et toute les querelles seraient oubliées. Toutes ses choses qu’ils s’étaient dites. Toutes ses choses dont ils s’étaient accusées, les uns et les autres, dans la tension de leur difficile quête. Ils n’allaient pas se contenter de tourner la page, ils allaient écrire un nouveau livre.


Hermione lui souriait, le regard brillant et Ron lui rendit son sourire.

End Notes:

***kiss&love, ninipraline***

Tout est question d'interpretation... by ninipraline
Author's Notes:

Et le dernier thème de la nuit d'octobre 2015, sur le thème "Corvée".

 

Ron avait ouvert les yeux sur le plafond de velours rouge de son lit à baldaquin.


Il avait dormi à Poudlard. Tout le monde avait dormi à Poudlard.


Les professeurs et les membres de l’ordre avaient fait apparaître lit de camps et duvets. Les élèves avaient rejoint leur lit à baldaquin. Surpris de se retrouver avec leurs camarades de dortoir, copieusement tartinés de baume cicatrisant magique et largement bandés.


Il se tourna et découvrit Harry. Son ami dormait encore. De l’autre côté du dortoir lui parvenait les ronflements de Neville et le crépitement timide d’un feu qui semblait craindre de les réveiller.


Son regard embrassa la salle à peine éclairer par la brume violette qui annonçait le très proche levé de soleil. Les portraits de tableaux se réveillaient et se regardaient. Tous paraissaient groggy et s’étonnaient d’avoir partagé le même cauchemar.


Encore las, mais incapable de replonger dans la paix du sommeil, il sortit du dortoir. Voûté par le poids de tous ce qui avait été perdu, il traversait la salle commune, les couloirs, jetait un œil dans les salles de classes.


Chaque espace était occupé par des lits de camps ou des matelas gonflable sur lequel des sorciers de tout âge dormaient. Partout les combattants du dernier combat profitaient de l’oubli, de la paix du monde des rêves. Lui, avançait sans savoir où aller.


La grande salle avait été transformée en chapelle ardente. Aux chandelles du plafond magique répondaient les cierges qui éclairaient les gisants et tenaient compagnie à ceux qui, incapables de dormir, veillaient sur leur sommeil glacé et éternel de leur proche.


« Le ministère a approuvé la demande, chuchotait une voix. Une partie du parc de Poudlard accueillera désormais ceux qui ont défendu le monde sorcier et moldu. Un monument sera dressé pour témoigner de leur courage et montrer la voie aux générations de futurs sorciers. »


Comme dans un rêve, Ron suivit les ombres encapuchonnées qui sortaient du château et se dirigeaient vers l’endroit où une tombe blanche avait autrefois été érigée et attendait désormais celles des combattants à jamais unis autour de celui qui avait débuté ce long combat.


Les baguettes sortirent à nouveau de dessous les capes. A chaque sort, à chaque éclat, ce n’était pas un sorcier qui tombait, mais un trou qui apparaissait. A contrecœur, parce qu’il se… non ce n’était pas une corvée. Il leur devait ce dernier hommage, Ron saisit sa baguette et la tendit vers l’herbe grasse.


Fred, Tonks, Lupin, Colin, à chaque trou de son cœur correspondait un trou sombre et profond cerné de jeunes pousses déjà vigoureuses et de bourgeons prêts à éclore. Lentement, péniblement, douloureusement, Ron préparait la dernière demeure de ceux qui les avaient quittés.


 

End Notes:

Si l'idée de départ restait bonne, je pense l'avoir moins bien traité que les autres. Manque de temps pour insister sur la façon de vivre ce nécessaire moment de nettoyage et d'ensevelissement.

Mais je voulais respecter les temps impartis et les règles de la nuit HPF alors je vous l'ai livré tel quel.

C'est le dernier thème de ce petit recueil sur les nuits manquées d'HPF.

Dans l'attente d'une autre ? Je vous libère pour d'autres textes et d'autres auteures.

***kiss&love, ninipraline***

Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=33619