Face à la Mort by Labige
Summary:

adamrabalais

 

1979. James Potter se retrouve face à l'éclatement de sa famille et de ses repères. Face à la mort, il doit apprendre à avancer, Lily à ses côtés.

 

Participation au projet de la Jamesie Team


Categories: Tranches de vie, Epoque Maraudeurs Characters: James Potter, Lily Evans
Genres: Famille
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: La face cachée de James
Chapters: 3 Completed: Oui Word count: 1568 Read: 2359 Published: 02/04/2017 Updated: 24/08/2017
Story Notes:

Ma petite contribution pour l'anniversaire de James Potter (certes en retard) ! 3 textes de 500 mots chacun avec pour contraintes :

- les textes se passeront en  1979

- ils mettront en avant le côté familial de James

- les parents de James seront évoqués dans le premier texte

- le deuxième texte est à la deuxième personne du singulier

- le Quidditch est évoqué dans le troisième texte

1. Vent d'hiver by Labige

2. Ta colère by Labige

3. Après la mort by Labige

Vent d'hiver by Labige


Les rayons du soleil cueillent les larmes qui roulent sur sa peau. L’astre est doux, telle une étreinte cherchant à le réchauffer, à le protéger. James sent aussi la main de Lily, si petite dans la sienne. Le moindre tremblement entraîne une pression de sa part, un message discret pour l’assurer de son soutien et de son amour inconditionnel. Un amour auquel il doit se raccrocher pour ne pas se lâcher dans le vide ; il tangue, ses jambes paraissent céder à tout instant.
Et pourtant, James Potter ne flanche pas. Il sait qu’il pourrait s’effondrer devant ces hommes et ces femmes rassemblés pour témoigner une dernière fois de la gentillesse de ses parents. Il le sait, mais résiste. Demain, peut-être. Ce soir, sûrement. A l’abri des regards, à l’abri du poids sur ses épaules que sont les deux cercueils posés devant lui.
La mise en terre ne sera pas longue car ils n’ont jamais voulu d’une cérémonie qui s’éternise. James sait que pour eux ce n’est que le début d’autre chose, d’une autre vie où ils pourront veilleur sur leur famille. Différemment. Mais peut-il avouer qu’il est mort de peur ? Qu’il n’y croit pas du tout à toutes ces histoires ? La magie a ses limites et la mort en est une. Si terrible, si destructrice !

Oui, il a peur ! Peur ! Ce mot qu’il aimerait cracher au visage des journalistes qui se sont jetés sur le sujet de la semaine : la mort du célèbre Fleamont Potter. Les rapaces utilisent le destin de ses parents pour protester contre le Ministère et l’épidémie de dragoncelle qui continue de sévir. Lui, il ne veut pas d’instrumentalisation. Il ne veut même pas de compassion.

Alors quand ces amis et ces étrangers seront partis, quand il pourra enfin arrêter de serrer des mains, il aimerait s’asseoir sur le banc sous le chêne de leur jardin. Laisser le vent courir dans le jardin et remuer les branches nues et lasses des arbres. Il aime tant ces journées d’hiver où emmitouflé dans sa cape il n’a pas froid alors que le soleil n’arrive pas encore à réchauffer la terre.

Il faut que ce soit une de ces journées pour un tel enterrement. Il le faut, pour lui insuffler l’espoir nécessaire pour avancer. Continuer sur sa lancée, sur ses projets, construire sa propre famille et l’aimer, la chérir si fort à l’étouffer ! James déplie doucement sa main, et du bout de ses doigts laisse une caresse douce sur la peau de Lily. Il va bien. Il peut aller au bout de cette journée.

Maintenant que les litanies funéraires sont terminées, le silence s’est déposé sur l’assemblée. James les regarde, tous ici pour sa famille, comme s’il venait de relever la tête et de s’apercevoir que le monde n’a pas arrêté de tourner. Il se baisse pour ramasser une poignée de terre sèche qu’il laisse ensuite tomber sur le premier cercueil dans un bruit mat.
La mort n’est qu’un commencement, se promet-il.

End Notes:

Merci d'avoir lu ♥ N'oubliez pas de passer voir les autres textes de la série ! 

Ta colère by Labige
Author's Notes:

Désolée de ne pas avoir posté dans la foulée... voici le 2e drabble sur la contrainte du texte à la deuxième personne.

Tu ne l’as pas regardée de la réunion, pas même un bonsoir ou un sourire. Tu es entré si tendu que tu as laissé la porte claquer pour aussitôt te prendre des réprimandes par Gideon. Tu as un don pour insupporter ceux qui t’entourent quand l’envie t’en prend.

James, tu sais que Lily n’aime pas la brutalité mais ça ne t’empêche pas de continuer tes mouvements brusques, de tirer ta chaise dans un raclement sonore et de répondre sèchement. Tous autour de cette table savent que tu as encore de la peine, tu ne t’en caches pas et ils ne te le reprochent pas non plus. Mais tu avais promis que tu avancerais, que tu saurais basculer du bon côté le moment venu. Et elle, elle attend que ça arrive.

Même pendant les gardes que tu partages, tu arrives à intérioriser et tu t’emmures alors dans le silence. Des grommèlements. Un autre James que celui qu’ils ont connu. Cependant, dans l’intimité de votre maison, au creux de vos draps, cette brutalité ne peut continuer. Tu lui tournes le dos tous les soirs et tu en attends toujours davantage. Parfois, tu oublies de l’embrasser avant de vous séparer, chacun pour vos études.
Depuis quand n’as-tu pas vu les autres ? Depuis quand rejettes-tu leurs demandes ? Veux-tu vraiment laisser de si solides amitiés se déliter ? Tu en as pris le chemin, tu y avances sans te retourner. Sans regrets, on dirait.
Personne ne te reconnait, tu es si fermé, si renfrogné, si brut. Où sont enfouies les plaisanteries que tu fomentais avec Sirius pour détendre l’atmosphère des réunions si sérieuses de l’Ordre ?

Ce soir, tu transplanes sans attendre Lily qui discute avec Remus. La journée a été si fatigante que tes épaules sont crispées. Tu sens le nœud au creux de ton dos qui appuie. Alors tu laisses tout ça derrière toi pour prendre cette douche chaude que tu attendais impatiemment.
L’eau coule le long de tes muscles et, doucement, elle les détend. Tu aimerais pleurer, encore. Mais pleurer aussi sur cette journée éprouvante, comme toutes les autres. Le manque de sommeil, les surveillances pour l’Ordre, l’entrainement pour être Auror, et ta famille qui n’est plus là.

Tu sors de la salle de bain et tu t’arrêtes sur le pas de la porte. Lily est assise sur le lit, immobile. Elle te regarde de ses grands yeux verts, un regard si profond qu’il te touche au plus profond de ton être. Comment pourrais-tu ignorer les sentiments qui vous lient pour la vie ? Comment peux-tu laisser la colère te ronger alors que tu as le plus doux des baumes à tes côtés ?
Tu as tellement envie de pleurer sur le désespoir que tu communiques aux personnes que tu aimes, et que pourtant tu as mis de côté. Alors tu l’entoures de tes bras et tu caresses cette peau délicate, tu inspires le parfum qui a souvent hanté tes nuits.
Profite du bonheur que tu peux avoir, te murmures-tu.

End Notes:

Merci d'avoir lu !

Il en reste encore deux et je pense les publier dans les deux semaines qui viennent.

Après la mort by Labige
Author's Notes:

Merci à tous ceux qui ont lu cette histoire, je n'oublie pas de répondre aux reviews, désolée pour le délai.

Ce texte a été écrit en même temps que les deux autres, mais je sais pas... une sorte de flemme ne me les a pas fait poster en même temps.

Toujours 500 mots sur word.

Contrainte : évoquer le Quidditch !

Bonne rentrée à ceux qui vont reprendre et à bientôt sur les sites :D

James se réveille au son strident du réveil. Deux semaines de vacances et déjà, il faut repartir. La formation pour devenir un Auror est très demandeuse, tant en temps qu’en énergie et ce matin-là, James ne sait pas s’il a l’énergie nécessaire pour repartir dans le cycle. Il entame sa deuxième année de formation, déjà ! Que de choses se sont passées depuis qu’il a suivi la mise à niveau intensive après ses ASPICS !


Lily grogne à côté de lui avant d’enfouir la tête sous la couverture ; c’est un jour où elle ne fait pas de permanence pour l’Ordre et où sa formation sur le commerce international la laisse tranquille. Ils ont assisté à beaucoup de conférences dernièrement et les différents Portoloins en Europe l’ont épuisée.


James caresse sa joue doucement, un petit rituel du matin qui lui donne envie de se blottir contre sa bien-aimée. Lui aussi est épuisé. Il n’a pas su profiter du répit octroyé par ses professeurs : tant de choses ont pris son temps. Il s’est spontanément proposé pour quatre gardes de nuit et s’il ne regrette pas les heures passées, il sait que ce sont des heures qui impacteront sa condition physique.

Le week-end dernier, il s’est laissé entrainer dans un tournoi de Quidditch entre membres de l’Ordre pour partager d’autres moments que les tensions, les trahisons, les secrets, les non-dits. Tous ne sont pas venus, mais Lily avait préparé une quiche si délicieuse qu’elle était devenue écrevisse sous les compliments de leurs amis.


C’avait été de bonnes journées, à dormir, voler autant que possible dans le vent de novembre à profiter de véritables soirées avec Lily… même la paperasse pour l’Ordre, les comptes-rendus de réunions, de surveillance, tout ça n’avait pas réussi à miner un moral qui était au beau fixe.


James Potter va mieux, c’est une affirmation sensée qui se retrouve dans les soirées entre Maraudeurs, des sorties dans les rues de Londres et des projets d’avenir. Ce que James aime par-dessus dans l’époque tendue que la communauté sorcière traverse, ce sont les petits bonheurs des gens. Les mariages à droite à gauche des jeunes qui comme eux espèrent partager tant avant que le malheur ne les atteigne ; le poste, même temporaire, de Remus dans le centre d’études des créatures magiques ; l’insouciance de Sirius et l’implication de Peter, pourtant terrifié, dans les missions de l’Ordre.

Soudain, alors qu’il émerge encore, en train de chercher la deuxième chaussette pour faire la paire, Lily soulève brusquement la couette et court à la salle de bain. James la suit et la trouve plus pâle que jamais, penchée au-dessus de la cuvette. Et alors qu’il s’attend à ce qu’elle peste contre la gastro, ou toute autre maladie qu’elle déteste, il voit un sourire sur ses lèvres.

Un sourire qui s’agrandit malgré les hauts le cœur et il comprend.


Il comprend que sa famille ne sera plus deux et des amis, mais que d’ici quelques mois ils seront trois et tous les autres. Trois.

Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=34999