Sourire aux étoiles by Roxane-James
Summary:

Louis Weasley pensait vivre ses sept années à Poudlard sereinement, sans qu'aucun incident notable ne vienne boulverser sa scolarité de Serdaigle timide et rêveur.

 

Cependant, lorsqu'on mêle un Malefoy à un Weasley, on peut s'attendre à des étincelles ! 

 

 

Participation au concours de Catie  [HPFanfiction] Sept années à Poudlard (ou ailleurs...)

 

Image : Montage réalisé par moi sur FOTOR à partir des magnifiques fanarts de AlexCopeman sur Devianart

 

7 chapitres prévus


Categories: "19 ans plus tard", Tranches de vie, Autres couples (Slash) Characters: Louis Weasley, Scorpius Malefoy
Genres: Amitié, Missing Moments, Slash/Yaoi
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Sept années à Poudlard (ou ailleurs...), Textes sur la Nouvelle Génération
Chapters: 7 Completed: Oui Word count: 10762 Read: 3913 Published: 06/07/2017 Updated: 20/07/2017
Story Notes:

Bonjour !

Voici ma participation  au concours de Catie, la formidable, la génialissime CATIE ;) 

Voici les contraintes, le pataquès, toussa toussa :

- Le but de ce concours va être de suivre un (ou plusieurs) personnage au cours de sept années consécutives de sa vie. Mais pas n'importe où. Comme le laisse entendre le titre, l'objectif sera d'écrire sur ce personnage durant ses sept années d'études, à Poudlard ou toute autre école de magie (Ilvermorny, Beauxbâtons, Durmstrang, une école de votre invention, c'est comme vous voulez, laissez parler votre imagination !).

Comment est-ce que ça va se passer ?

 

 Et les contraintes alors ?

Parce qu'un concours sans contraintes, ce n'est pas un vrai concours :

 

 

Bon, vous l'avez compris, Catie s'est bien amusée pour ce concours ! Et moi aussi ;) je vous propose donc de découvrir le formidable pairing LOUIS WEASLEY et SCORPIUS MALEFOY ! (Louis en PP :D) 
Merci de me lire !
Roxane-James

 

1. Chapitre 1 by Roxane-James

2. Chapitre 2 by Roxane-James

3. Chapitre 3 by Roxane-James

4. Chapitre 4 by Roxane-James

5. Chapitre 5 by Roxane-James

6. Chapitre 6 by Roxane-James

7. Chapitre 7 by Roxane-James

Chapitre 1 by Roxane-James
Author's Notes:

Texte 1

Thème : Amitié improbable

Contrainte de style : Une lettre de l'alphabet, que vous choisirez, ne doit pas être présente dans votre texte.

Contrainte estivale : Cinq phrases qui se suivent doivent commencer par les lettres formant le mot « Soleil », dans le même ordre (S-O-L-E-I-L)

Pour cette première année, j'ai choisi la contrainte estivale !

Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas à lire les autres participations :)

Sauvage, l'été s'était enfuit au-delà des frontières du Royaume-Uni, abandonnant au ciel de septembre un soleil pâlot et des nuages laiteux. Obnubilé par sa prochaine rentrée à Poudlard, Louis Weasley n'avait même pas remarqué le temps pluvieux qui s'annonçait et avait oublié son imperméable dans sa petite chambre de la Chaumière aux Coquillages, ce que sa mère n'avait pas tardé à remarquer. La lourde valise qu'il traînait derrière lui paraissait peu imposante comparée à une Fleur Delacour exaspérée.  Ebranlé par les cris de sa mère, le jeune garçon arriva sur le quai 9 ¾ les yeux rougis et le teint pâle, avec la soudaine envie de disparaître six pieds sous terre pour échapper aux regards intrigués et curieux des personnes rassemblées autour du train. Implorant sa sœur du regard, qui semblait pressée de rejoindre ses amis postés non loin de la locomotive,  Louis se cacha derrière sa malle qui faisait trois fois sa taille et attendit que Dominique divertisse leur mère et l'empêche de hurler à tout-va en public. Louis fut heureux quand, étrangement, Dominique s'exécuta et embrassa leur mère sur les deux joues avant de se sauver, bagage en main, cheveux volant au vent. Louis sourit, remerciant intérieurement sa grande sœur de la diversion qu'elle avait offerte et reporta son attention sur Fleur Delacour, ses yeux bleus rivés sur ses chaussures en cuir.

-         Le train part dans dix minutes mon chéri, l'informa celle-ci d'une voix douce en le serrant dans ses bras. N'oublies pas de nous envoyer un hibou une fois que tu seras arrivé, papa et moi l'attendrons. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à aller demander de l'aide à ton Directeur de Maison ou à Neville.

-         Maman, marmonna Louis  en fronçant les sourcils, je ne peux pas l'appeler Neville à Poudlard ! C'est un professeur.

-         Et alors ?

-         Rien, répondit Louis en haussant les épaules, cela ne servait à rien d'argumenter quand elle était dans cet état.

-         Je te renverrai ton manteau par la poste demain, tu devrais le recevoir dans quelques jours, reprit Fleur en recoiffant les cheveux blonds cendré de son fils avec tendresse. Heureusement que tu as pensé à ranger ta cape dans ta valise hier !

Louis dodelina de la tête, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Il écouta sans grande attention les dernières recommandations qu'elle lui prodiguait («  le Quidditch est interdit aux élèves de Première Année » ; «  couvre-toi bien » ; « n'aies pas peur pour la répartition, tout va bien se passer »...) et se jeta dans ses bras pour un dernier câlin avant de monter dans le train.

Victoire, son aînée de quatre ans, surgit de nulle part pour l'aider à hisser sa valise dans un filet de l'un des compartiments et ensemble, ils regardèrent la gare s'éloigner et le visage familier de leur mère s'effacer.

Louis passa le reste du trajet avec sa grande sœur et Teddy Weasley qui lui racontèrent diverses anecdotes de leur Première Année au château et ils arrivèrent enfin à Poudlard, sous une pluie torrentielle qui fit froncer le nez au garçon. Il détestait l'humidité.

Louis se dirigea vers le lac en compagnie des autres élèves de Première Année qui étaient menés par Hagrid, un ami de ses parents. Dans le flot des élèves, Louis repéra sa cousine Lily accompagnée d'Hugo et de Lucy. Il se fraya un chemin jusqu'à eux et ils embarquèrent ensemble dans un canot abîmé. Les quatre cousins regardèrent avec admiration se dessiner les contours de Poudlard dans la semi-obscurité. Ils arrivèrent trempés jusqu'aux os dans le hall d'entrée où on les fit patienter avant de les faire entrer dans la Grande Salle.

Louis ne put se résoudre à détacher ses yeux du plafond une fois qu'il pénétra dans l'immense réfectoire du château.  Le ciel magique annonçait une tumultueuse tempête. La directrice, le professeur MacGonagall, prononça un discours de bienvenue pour les nouveaux arrivants (qui n'en écoutèrent pas une miette, trop occupés à  détailler avec émerveillement le décor magique dans lequel ils passeraient sept années de leurs vies) et le Choixpeau Magique entonna un chant d'une voix croissante qui fit sursauter Louis. Dire que l'Oncle Harry lui avait affirmé qu'on lui ferait passer un test spécial pour déterminer sa maison... A la place un vieux chapeau organisait  la répartition.

Je suis peut-être vieux,

Mais avant que j'ne monte aux cieux,

Je dois vous répartir,

Ici vous réunir.

Quatre grandes maisons s'offrent à vous,

Lors d'un grand rendez-vous.

Celle que vous choisirez,

Vous y étudierez.

Godric Gryffondor,

Aime les jeunes au cœur d'or,

Alors venez nombreux,

Rejoindre les Courageux !

Helga Poufsouffle,

Sous ses airs joyeux camouffle,

Une grande bonté,

Et, pour le travail, une patience effrontée.

Rowena Serdaigle,

Aime les espiègles,

Ceux qui sont curieux,

Qui aiment le travail même lorsqu'il est laborieux.

Et enfin Salazar Serpentard,

Sous ses airs de rusé renard,

Choisit les plus futés,

Les plus déterminés !

Et c'est ainsi,

Mesdemoiselles, messieurs,

Que vous serez répartis,

Dans les quatre grandes maisons de vos aïeux.

Mettez-moi sur votre tête,

Il n'y a rien de plus bête,

Et je vous dirais qui vous êtes !

 

Louis observa d'un air circonspect le vieux bout de tissu chantant, se demandant intérieurement où il l'enverrait. Lily se tourna vers lui, excitée.

-         Papa,  maman et James ont été envoyés à Gryffondor et Al' à Serpentard. Tu me vois où, toi ?

-         Je ne sais pas, peut-être chez les courageux ou les blaireaux ? supposa Louis en souriant.

Lucy, Lily, Hugo et Louis discutèrent quelques instants en attendant qu'on les appelle. Lily fut la première des quatre cousins à aller s'assoir sur le tabouret en ignorant les regards des curieux qui avaient directement associé son nom à Harry Potter. Après quelques secondes de réflexion, le Choixpeau envoya Lily rejoindre James à la table des Gryffondor. Lucy fut la suivante et retrouva Albus à Serpentard puis Hugo prit place aux côtés de Lily et enfin, Louis s'assit sur le tabouret branlant, nerveux.

« Encore un Weasley ! Je vois... Du courage mais pas suffisamment pour que tu rejoignes Victoire à Gryffondor... Peut-être avec Dominique à Poufsouffle ? Non. Tu n'es pas assez sociable, tu aimes bien être tranquille. Tu es indépendant et travailleur mais pas ambitieux... Nous dirons donc... SERDAIGLE ! »

Louis se précipita les jambes tremblantes jusqu'à la table des Bleus et Bronze où sa cousine Molly l'attendait en applaudissant. Il se laissa tomber sur un banc à côté d'elle et dîna pour la première fois entre les murs de Poudlard, enchanté. Les mets succulents s'étendaient à perte de vue sur la table de bois précieux recouverte d'une nappe immense et immaculée. Louis, les yeux brillants se servit en pommes de terre en écoutant distraitement les conversations de ses camarades. A la fin du repas, il se sentait déjà chez lui, à sa place. Et cela le fit sourire.

*.*.*

Les dernières chutes de neige venaient de prendre fin lorsque Louis assista pour la première fois à un match de Quidditch. Il n'avait pas été à ceux opposant Serpentard à Gryffondor et Poufsouffle à Serpentard en raison des nombreux devoirs dont ses professeurs l'avaient accablé. Et aussi parce qu'il n'aimait pas particulièrement l'ambiance bruyante du stade en plein match et qu'il avait toujours pris grand soin de se tenir à l'écart de l'effervescence que produisait le sport des sorciers le plus réputé. Seulement, cette fois-ci, il n'avait pas pu y échapper. Fred et Roxanne Weasley, ses deux cousins les plus turbulents tous les deux répartis à Gryffondor, avaient insisté pour qu'il vienne les retrouver en haut des gradins lors de la rencontre Serdaigle-Serpentard. D'une part parce que Molly jouait (au poste de batteuse) et que ça lui ferait plaisir de le voir l'acclamer et d'autre part parce qu'ils étaient persuadés que Louis avait passé tout son week-end le nez fourré dans des bouquins poussiéreux.  Ce qui n'était pas totalement faux.

Louis était un excellent élève, studieux et calme. Il faisait honneur à la réputation de sa maison depuis son arrivée dans le château, ne lui ayant jamais fait perdre de points mais, au contraire, remplissant peu à peu le sablier de Serdaigle grâce aux bonnes réponses qu'il donnait en cours.  Ses professeurs le considéraient comme l'un des meilleurs élèves de sa promotion, ce qui le remplissait de fierté.

Le jeune sorcier escaladait les marches des gradins en soufflant, les joues rouges d'avoir couru. La ponctualité n'avait jamais été son fort. Lorsqu'il s'assit enfin tout en haut des tribunes décorées par des bannières bicolores, le coup d'envoi fut donné et Mrs Bibine souffla dans son sifflet, occasionnant des acclamations partout dans le stade. Le souaffle était mis en jeu, les cognards et le vif d'or aussi et la partie commençait.

Louis, un peu perdu dans toute cette agitation se mit à taper dans ses mains, en se calant sur le rythme des autres élèves. Au bout d'une dizaine de minutes, le Serdaigle se fit violemment écarter par des élèves assis à ses côtés qui luttaient avec acharnement, sans baguettes. Louis, tombé sur le sol avant qu'il n'ait eu le temps de comprendre ce qui s'était passé se retrouva mêlé dans la bataille, tentant de se protéger le visage des coups d'ongles et de poings que les deux adversaires lançaient à tort et à travers, sans prêter attention à lui. Les cris fusaient de plus en plus forts mais Louis ne put comprendre si ils étaient destinés aux acrobaties des joueurs ou à la bagarre qui se déroulait à quelques centimètres de lui.

-         Lâche-moi espèce de sale menteur ! hurlait un garçon aux cheveux d'un blond pâle presque blanc, ou je te ferais bouffer ta baguette par les trous de nez !

-         J'étais là en premier, imbécile ! vociférait l'autre en lui administrant une baffe sonore sur la joue.

-         BASTON ! BASTON ! criaient les élèves autour d'eux.

-         Mais arrêtez ! dit Louis en essayant de séparer les deux garçons, vous allez vous blesser.

Ceux-ci ne semblèrent pas l'entendre et Louis, mal à l'aise, décida de s'interposer.  Il se plaça entre eux et reçut un coup de poing dans la mâchoire qui le fit tomber sur le sol. Le regard embué par des larmes de douleur qui refusaient de couler, Louis distingua vaguement une voix masculine s'adresser à lui. Visiblement sa chute avait fait cesser les combats.

-         Heu... Weasley c'est ça ? Tu vas bien ? Merlin, je suis vraiment désolé, je ne t'avais pas vu !

Scorpius Malefoy, les yeux charbonneux, le teint pâle et le menton pointu se tenait au-dessus de lui et affichait une expression inquiète. Louis plissa les yeux tandis que son regard passait du visage du blond à son écharpe Vert-Argent.  Malefoy avait un an de plus que lui et était à Serpentard, alors que diable faisait-il ici, perché dans la tribune des Serdaigle en plein match qui opposait leurs deux maisons ?

-         Weasley ? demanda un autre élève qui s'appelait Vince Goyle selon les souvenirs de Louis.

-         Je vais très bien, merci, grimaça le Serdaigle en se redressant difficilement.

Il remarqua alors qu'une dizaine d'élèves le fixait avec des yeux ronds et qu'ils portaient tous la couleur de Serpentard. Merlin, c'était donc lui l'idiot qui s'était trompé de gradins ! Voilà pourquoi il ne trouvait ni Roxanne ni Fred tout en haut des marches !

-         Tu es sûr ? T'as vraiment pas l'air d'aller au mieux, répliqua Malefoy en le dévisageant avec insistance.

-         Oui, oui. Je vais juste passer faire un petit tour à l'infirmerie, soupira Louis en se remettant debout maladroitement. De toute manière, il faut que je sorte d'ici, je ne suis pas dans la bonne tribune.

Cette réflexion causa de bruyants éclats de rire de part et d'autre de lui et l'euphorie générale réussit à lui greffer un sourire.

-         Je vais t'accompagner chez Mrs Pomfresh, ce sera plus sûr, décida Malefoy  en le prenant fermement par le bras d'un geste qui ne témoignait d'aucun refus.

-         Non, ça ira, merci, tenta Louis d'une voix chancelante.

Scorpius ne le laissa pas discuter et entraîna Louis d'un pas décidé en bavardant gaiement. Louis, quant à lui, avait du mal à suivre le rythme. Lorsque les deux garçons arrivèrent dans l'antre de Mrs Pomphresh, celle-ci fit asseoir le jeune Weasley en affectant d'être en colère.

-         C'est tout de même stupide toutes ces histoires de Quidditch ! se plaignait-elle à voix haute en appliquant un baume sur la mâchoire bleuie du jeune garçon. J'ai toujours dit que c'était un sport dangereux !

-         Mais je ne faisais pas du Quidditch, tenta vainement Louis bien qu'approuvant intérieurement l'infirmière. J'étais seulement assis dans les tribunes lorsque... Je me suis pris un banc dans la figure !

Louis échangea un regard avec Scorpius qui esquissa un sourire amusé.

-         Ne dis pas de bêtises, c'est de ma faute si tu es dans cet état ! dit-il en baissant la tête comme un enfant pris en faute.

-         En voilà une idée, frapper ses amis de la sorte ! s'exclama Mrs Pomphresh en ouvrant des yeux ronds.

-         Mais nous ne sommes... commença Louis, de plus en plus perdu.

-         C'est vrai, c'est stupide, le coupa Scorpius en lui adressant un clin d'œil. Je suis désolé Wea... Louis !

-         Ce n'est rien, répondit le garçon en souriant à son tour face à la tournure que prenait la situation.

-         Bon, vous avez de la chance Mr Weasley, vous avez de nouveau une mâchoire en parfait état. Mais que je ne vous revoie plus de sitôt ! s'exclama la vieille sorcière en levant les yeux au ciel. Allez, ouste !

Les deux garçons sortirent de l'infirmerie en silence et marchèrent jusqu'au stade, les yeux fixés sur leurs chaussures. Arrivés au niveau des gradins de Serpentard, Louis sourit, croisa le regard pétillant de malice de Scorpius Malefoy et tous deux éclatèrent de rire en ignorant les expressions perplexes des autres élèves.

-         C'était un plaisir de faire ta connaissance, Weasley, déclara Scorpius en lui serrant affectueusement la main.

-          Moi de même, répliqua le Serdaigle en rougissant.

 

Ce n'était pas tous les jours qu'une amitié se liait par un coup de poing mais au final, Louis ne regrettait pas d'être venu assister à un match de Quidditch !

End Notes:

Merci d'avoir lu !

Qu'en avez-vous pensé ?

Le premier chapitre fait 2389 mots au compteur WORD

Chapitre 2 by Roxane-James
Author's Notes:

Bonjour !

Si vous êtes toujours là, re-bienvenue ! et merci de continuer de me livre !

Tout de suite, le thème et les contraintes de ce chapitre un peu moins long que le précédent ;) (1146 mots) 

Texte 2

Thème : Ombres sifflantes
Contrainte de style : Sur un minimum de 100 mots, écrire en boule de neige (première phrase d'un seul mot, la suivante de deux mots, etc...).
Contrainte estivale : Vous devez insérer les termes suivants dans votre texte : sable, vague, grotte, voyager et aventure (le verbe peut être conjugué à n'importe quel temps et les mots peuvent être accordés). J'ai, encore une fois, choisi d'insérer cette contrainte dans mon texte ;)

Bonne lecture !

Roxane-James

PS : et si vous avez un avis, n'hésitez pas, surtout ! :) 

Louis Weasley, du haut de ses douze ans, monta cette fois-ci dans le Poudlard Express en vue d'accomplir sa seconde année dans la plus grande école de sorcellerie de Grande Bretagne. Après un agréable trajet en train durant lequel Scorpius Malefoy (qui entrait pour sa part en Troisième Année) l'avait rejoint pour disputer une partie de bataille explosive et discuter de choses et d'autres, Louis avait assisté à la répartition des nouveaux élèves et discutait à présent avec ses camarades de Serdaigle de leurs vacances respectives.

-         J'ai visité la Colombie au mois de juillet puis nous sommes allés à New York rejoindre ma tante Delphine, se vanta Eunomie Williams en se servant des patates.

-         La chance ! s'extasia Henry Robert  en dardant sur elle son regard vert moucheté.

-         N'est-ce pas ? Nous avons appris beaucoup de choses sur les civilisations sorcières de Colombie et nous avons visité le MACUSA à New York parce que ma tante y travaille...

Les babillages continuèrent ainsi pendant toute la soirée et Louis, coincé entre Eunomie et Henry, se vit obligé de supporter la narration des formidables vacances de la jeune fille et les regards envieux de son camarade de chambre en silence. Lui n'avait rien fait d'exceptionnel durant l'été, songeait-il avec amertume, il avait joué dans le jardin du Terrier avec ses cousins, lu une bonne dizaine de romans moldus que lui avait prêté Tante Hermione et avait profité de la plage située en contrebas de la Chaumière aux Coquillages. Le seul évènement notable de ses vacances était la découverte que James, Albus, Dominique, Lily, Vic' et lui-même avaient fait lors d'une journée qu'ils avaient passée ensemble, en bord de mer.

Ils s'étaient réunis tous les six et avaient résolu de passer une nuit à la belle étoile, les pieds dans le sable et le bruit des vagues pour seule berceuse lorsque Lily avait décrété qu'il leur fallait un endroit à l'abri du vent pour dormir car les bourrasques d'air marin s'étaient faites plus violentes que d'accoutumée. Albus et Louis étaient allés chercher des couvertures et des provisions en grognant pendant que Victoire, James, Dom' et Lily fouillaient les falaises à la recherche d'un recoin agréable. A leur retour, Dominique avait clamé avoir trouvé une cavité sympathique où ils pourraient dormir. La grotte avait aussitôt été prise d'assaut et les six cousins, le sourire aux lèvres et leur baguette magique en main, avaient passé une superbe soirée au coin du feu.

-         Louis ?

La voix de Molly Weasley, élève de Serdaigle elle aussi, sortit son cousin de ses pensées. Le regard du jeune homme glissa sur la robe flambant neuve de la rouquine sur laquelle reluisait un badge de Préfète-en-Chef aux couleurs de leur maison.

-         Tu as eu l'insigne ! s'écria Louis, très fier de sa cousine.

-         Eh oui, répondit Molly en souriant de toutes ses dents. Bon, tu viens, le banquet est terminé.

Louis hocha la tête d'un air joyeux et suivit le flot des élèves jusque dans la Tour où se trouvaient les appartements des Aigles. Il monta quatre à quatre les marches menant à son dortoir après avoir passé l'étape de l'énigme sur laquelle planchaient encore les nouveaux élèves, se mit en pyjama et se glissa dans ses draps tandis que résonnaient encore à ses oreilles le récit du voyage incroyable d'Eunomie Williams.

*.*.*

Louis Weasley se réveilla en sursaut en plein milieu d'un rêve étrange. Ses cheveux blonds cendré étaient collés à son front humide et sa respiration haletante témoignait de son malaise. Il plissa les yeux, tentant vainement de se souvenir du songe qui avait eu le malheur de troubler sa nuit à la veille d'un examen important de Sortilèges mais ne parvint à aucun résultat concluant.

-         Par Merlin, Morgane et Dumbledore, jura-t-il à mi-voix, pourquoi cette nuit ?!

Louis sauta de son lit, jeta un coup d'œil à sa montre qui indiquait minuit et quart et décida d'aller faire un tour avant de se recoucher, de toute manière son cerveau était trop en ébullition pour qu'il réussisse à replonger dans un sommeil profond.

Après avoir enfilé un pantalon et un t-shirt propre, Louis sortit de la Tour de Serdaigle en ignorant le regard acéré du heurtoir parlant et du portrait de Rowena qui était accroché à l'entrée et se promena dans les couloirs.

Il se souvenait vaguement que son rêve se déroulait dans les couloirs du château plongés dans l'obscurité. Il avait eu peur et s'était mis à courir. Quelque chose l'avait surpris, mais quoi ? Louis ne parvenait pas à s'en souvenir et ça l'agaçait.

Louis descendit les marches de l'un des nombreux escaliers de Poudlard toujours plongé dans ses pensées, parcourut plusieurs couloirs en silence et en s'éclairant grâce au faible faisceau de lumière que produisait sa baguette magique lorsqu'il entendit un bruit de frottement derrière lui.

Louis sursauta, effrayé, et se retourna. Il n'y avait personne dans le couloir. Pas même la vieille chatte de Rusard qui d'habitude ne manquait pas une occasion pour coincer les élèves dans des situations délicates. Juste lui et la lumière produite par sa baguette.

Le Serdaigle haussa donc les épaules et continua son chemin, ses pieds décidant seuls de sa direction. Quelques minutes plus tard, il entendit de nouveau un bruit qui ressemblait beaucoup plus à un sifflement derrière lui. Il fit volte-face, dégainant sa baguette magique en serrant les dents et eut à peine le temps d'apercevoir une ombre se faufiler dans le couloir suivant. Louis se lança à la poursuite de l'inconnu mais perdit vite sa trace, peu habitué qu'il était à courir.

Avisant un tableau où un vieil homme à la longue barbe argentée et aux lunettes en forme de demi-lune était peint dans un fauteuil en osier, les yeux ouverts et un sourire aux lèvres, Louis décida de l'interroger.

-         Excusez-moi monsieur, est-ce que heu... vous auriez vu passer quelqu'un ici, quelques instants plus tôt ?

-         Bien sûr mon jeune ami, répliqua joyeusement le vieillard. Il est allé tout droit, il me semble.

-         Merci monsieur, souffla Louis avant de reprendre son chemin.

Sauf que le couloir n'était relié à aucun escalier. C'était un cul-de-sac et il semblait désert.

Soudain, Louis observa que la tapisserie recouvrant le mur à sa gauche remuait et s'en approcha à petits pas.

Il allait soulever un pan du lourd tissu lorsqu'une silhouette masculine en sortit, les cheveux en bataille et les yeux brillant de malice.

-         Salut Louis !

Un Scorpius Malefoy échevelé se tenait face à lui et Louis ne réussit qu'à produire un cri étouffé tant il était surpris.

-         Bah alors, se moqua Scorpius, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Le sage et timide Louis Weasley se balade dans les couloirs à une heure avancée de la nuit ?

-         Te moque pas, répondit Louis en fronçant les sourcils, tu es en train de faire exactement la même chose, Malefoy.

Scorpius sourit, amusé et passa une main dans ses cheveux d'un blond presque blanc. Louis et lui étaient proches sans l'être trop. Une drôle d'amitié liait les deux garçons. D'une part il y avait Scorpius, toujours prêt à faire sortir le Serdaigle de ses gonds, un brin provocateur et mauvais élève, et d'autre part il y avait Louis, de tempérament calme et réfléchi, qui avait une certaine admiration pour son aîné mais se gardait bien de le lui révéler. Il tentait quant à lui de canaliser Scorpius mais n'avait jamais réussi à aboutir à quoi que ce soit. Scorpius ne pouvait pas passer plus de dix minutes sans parler ou le taquiner et Louis finissait toujours par s'enfuir en bougonnant, préférant les tendres bras de « Mère Solitude ».

-         J'ai fait un cauchemar, se justifia Louis en regardant les pieds nus de Scorpius. Et toi ?

-         J'attendais une fille mais elle n'est pas venue, répondit le Troisième Année en haussant les épaules d'un air contrit.

-         Ah.

Louis ne savait pas quoi dire. Contrairement à son ami, il n'avait jamais eu de petite-copine et ne savait pas ce que l'on devait dire dans ces moments-là.

-         C'est pas si grave, compléta Scorpius d'une voix joyeuse. Y'en aura d'autres !

-         Certainement...

-         Je te raccompagne ? ça fait longtemps qu'on n'a pas discuté toi et moi...

Et c'est ainsi que Louis regagna son dortoir à trois heures du matin après avoir discuté durant de longues heures avec son ami, assis dans les couloirs de Poudlard où la lune projetait ses maigres rayons sans plus penser à son cauchemar.

Les ombres avaient définitivement disparues de sa vue, laissant place à un Serpentard haut en couleur après une aventure nocturne dont Louis se serait bien passé. 

End Notes:

Un avis ? Des fautes d'orthographe qui vous démangent l'oeil ?

La troisième année de Louis à Poudlard ientôt ^^

Roxane-James

Chapitre 3 by Roxane-James
Author's Notes:

Texte 3

 

Thème : Soif de vengeance
Contrainte de style : Insérer un poème en rimes d'au moins quatre vers, réel ou inventé par vous.
Contrainte estivale : Votre personnage part en vacances dans un lieu nouveau pour lui ou évoque un endroit où il voudrait se rendre en vacances. Le champ lexical du dépaysement, de l'inconnu, de l'étranger, doit être présent. J'ai choisi cette contrainte une nouvelle fois.

1370 mots

Bonne lecture !

Merci à kikou14789, LouMeggle et Westyversionfrench pour vos reviews *.* (coeur sur vous)

-         Weasley, ce hibou m'a foncé dessus au petit-déjeuner, j'espère que tu as une bonne explication parce que sinon je jure de te faire bouffer ses plumes et par les trous de nez s'il le faut !

Scorpius Malefoy ne semblait pas être d'excellente humeur en ce lundi premier septembre. Et Louis avait toutes les raisons d'admettre qu'à sa place, il n'aurait pas eu une meilleure tête. Son malheureux hibou (ou plutôt celui de son père qui aimait apparemment s'entourer de volatiles dangereux) avait foncé sur le bol de céréales du Quatrième Année, renversant sur son uniforme vert et argent tout son contenu : à savoir, du lait et des pétales de maïs en forme de chaudron.

-         Erasmus ne sait pas très bien voler, tenta Louis d'une toute petite voix sous les regards amusés de ses camarades de Serdaigle. Il a une fâcheuse tendance à s'écraser n'importe où, n'y vois surtout pas un quelconque signe de sa part...

-         Bien sûr que non, répliqua sarcastiquement Scorpius en plissant les yeux.

Louis sentit la main de son  ami  agripper sa chemise froissée et se retrouva quelques secondes plus tard à arpenter les couloirs en sa compagnie d'un pas vif. Les yeux du jeune Serdaigle restaient fixés sur ses chaussures et pas un mot ne sortait de sa bouche. A ses côtés, Scorpius menait la marche, frôlant accidentellement sa manche de chemise (qui était quant à elle, immaculée) et bougonnant dans sa barbe inexistante des mots sans queue ni tête.

-         Alors, tes vacances ? demanda soudainement Scorpius en plantant son regard couleur charbon dans celui de Louis.

-         Oh... Tu sais, rien de spécial et toi ?

-         Je suis resté au Manoir pendant tout l'été et j'ai joué aux échecs avec Fimzy, mon elfe de maison, répondit Scorpius d'une voix monotone en poussant la porte des toilettes.

Louis grimaça. Il se doutait bien que la vie de Scorpius au Manoir Malefoy n'était pas rose. Sa mère, Astoria, était gravement malade et son père semblait s'éloigner de son fils au fur et à mesure des années. Scorpius ne lui en avait jamais vraiment parlé mais Louis sentait que cet isolement lui pesait, son ami n'étant pas du genre à apprécier la solitude. Le Serpentard avait besoin de se sentir entouré, regardé, apprécié. Chose étrange lorsqu'on savait qu'au contraire, Louis détestait ce sentiment d'être observé avec admiration. Les gens, les regards insistants, il les fuyait.

-         Mon uniforme est foutu, râla Scorpius en mettant de l'eau sur les tâches qui le recouvraient.

-         Sers-toi de ta baguette.

-         Tu rigoles ! s'exclama Scorpius en l'incendiant du regard, à chaque fois que je l'agite, il se passe quelque chose d'inattendu !

Louis retint un éclat de rire. Ce n'était pas totalement faux, le Serpentard avait vraiment du mal à canaliser sa magie et à chaque fois qu'il agitait son vieux bout bois dans les airs, on pouvait être sûr qu'il se produirait quelque chose d'étrange et pas forcément sécurisé ! Comme la fois où, ayant voulu s'entraîner au sortilège de Riddikulus, il avait incendié une rangée de livres de la bibliothèque. Après ça, Mrs Pince ne l'avait plus jamais accepté dans son antre, le fusillant du regard à chaque fois qu'il posait un pied dans les rayonnages.

-         Bon, Weasley, nous avons un problème, déclara Scorpius d'une voix pompeuse.

-         TU as un problème, rectifia Louis avec un sourire.

-         Exactement. Nous ne sommes pas quittes, il faut régler ça, rétorqua le garçon d'une voix sournoise.

Louis afficha un air inquiet. Et il avait bien raison de se méfier !

-         TU as tâché ma chemise, je dois te rendre la pareille !

-         Par le caleçon de Merlin, t'as pété un boulon, Malefoy ! C'est mon hibou le fautif.

-         Ce hibou étant tien, cela revient au même.

Louis ouvrit de grands yeux à présent que son ami lui offrait son sourire le plus diabolique, des étincelles de malice pétillant dans ses yeux sombres.

-         A ta place, je courrais...

Louis n'eut pas le temps de faire un pas que déjà les robinets des toilettes explosaient dans un vacarme monstre et que Scorpius se jetait sur lui. S'ensuivit la plus grande bataille d'eau de l'humanité. Louis était maintenu au sol par la poigne de fer de son ami qui profitait de la situation pour lui balancer des gerbes d'eau dans la figure en riant à gorge déployée. Quand Louis parvenait à s'échapper, Scorpius le rattrapait aussitôt, l'arrosant sans pitié. Les deux garçons, ruisselants, étaient essoufflés par leurs courses et leurs rires et Scorpius repoussa Louis contre un pan de mur à peu près sec, les yeux brillants et un sourire en coin.

-         Bah alors, Lou', t'es trempé ?!

-         Pas autant que toi, Scorp', répliqua Louis en souriant.

Scorpius pencha son visage vers son ami et leurs souffles se mêlèrent. Ils ne se quittaient pas des yeux. Louis avait l'impression que ses joues étaient en feu mais ne comprenait pas la raison de son immobilité soudaine, c'était comme si il était incapable de se détacher du regard de Scorpius, comme si son corps refusait de lui obéir.

C'est alors que la porte s'ouvrit dans un bruit fracassant, dévoilant le visage furieux de la directrice de Poudlard.

-         MALEFOY ! WEASLEY ! SUIVEZ-MOI IMMEDIATEMENT DANS MON BUREAU !

Louis grimaça, ils étaient dans un sacré pétrin.

*.*.*

Scorpius et Louis étaient enfermés dans une salle de classe, à l'opposé l'un de l'autre. La première retenue de Louis le rendait particulièrement irrité.

-          Et si tu pouvais partir, où est-ce que tu irais ? demanda Scorpius à mi-voix en mâchonnant sa plume.

-         Je ne peux pas partir, répondit Louis d'un air agacé, nous n'avons pas beaucoup d'argent ! La question ne se pose pas.

-         Merlin, Weasley, tu es un Serdaigle ! Fais marcher ton imagination !

-         Je n'ai pas spécialement envie de faire fonctionner mon imagination en ce moment, Malefoy !

-         Ce n'est qu'une simple retenue, Louis, soupira Scorpius.

-         CE N'EST PAS QU'UNE SIMPLE RETENUE, hurla Louis en le fusillant du regard.

-         Ah oui ? Et c'est quoi alors ? demanda Scorpius d'un air effronté en le regardant droit dans les yeux.

Le regard de Louis se posa sur les lèvres de Scorpius, occupées à mordiller sa plume d'oie nonchalamment et, alors qu'il aurait voulu répliquer, aucune réponse ne lui vint à l'esprit.

-         Alors ? Tu irais où ?

-         Je... ne sais pas.

-         Moi je sais, reprit Scorpius d'une voix grave en se levant pour venir s'asseoir sur le pupitre de Louis.

Le Serpentard enleva sa plume des mains de son ami et se pencha vers lui.

-         J'irais aux Caraïbes, avec toi. On verrait des plages immenses et de l'eau claire où nous plongerions en riant, comme des débiles. On inspecterait des grottes abandonnées, on mangerait des fruits exotiques au coin du feu, le soir, en se racontant des histoires d'horreur. Il n'y aurait rien que nous deux, la mer, le sable, le bruit du vent dans les feuilles de palmier, les couronnes de fleurs magiques, les dauphins qu'on aurait réussi à apprivoiser.

-         On ferait des parcours  sorciers, on inspecterait les rivages au soleil...

-         Oui ! Et puis ensuite, on irait encore plus loin ! En Chine, découvrir les lanternes magiques, les thés sorciers inconnus, les passages de Pékin inconnus des moldus...

-         On irait voir la Grande Muraille de Chine, les dragons qui viennent s'y reposer quelques fois...

-         Puis on irait au Danemark, voir la statue de la sirène enchantée, se baigner dans l'eau gelée et manger une gaufre ensuite...

-         Après on irait dans le désert du Sahara ! Chevaucher des dromadaires, découvrir des sanctuaires magiques cachés dans le sable...

-         Puis en Egypte ! Voir des pyramides hantées !

-         Tous les deux...

-         Oui, rien que nous deux.

-         Et rien que vous deux vous allez finir cette punition que je vous ai donné parce que sinon je peux vous assurer que cette retenue ne sera pas la dernière ! s'exclama une voix sèche derrière les deux amis.

Scorpius et Louis sursautèrent en découvrant MacGonagall postée derrière eux, un léger, très léger sourire aux lèvres.

 

 

 

End Notes:

Alors ?

Chapitre 4 by Roxane-James
Author's Notes:

Texte 4

Thème : Victoire amère
Contrainte de style : Un quart du texte doit être au présent si vous écrivez au passé, au passé si vous écrivez au présent. j'ai choisi celle-là :)
Contrainte estivale : Inspirez-vous de la citation suivante :

Qui chante pendant l'été danse pendant l'hiver - Esope, Fables.

 

Il n'est pas obligatoire de reprendre cette citation dans votre texte.

Bonne lecture !!!! Merci pour vos reviews ;)

-         Les paris ne sont pas vraiment interdits, déclara Scorpius Malefoy en se penchant vers Louis Weasley d'un air malicieux.

Louis fronça les sourcils. Il connaissait cette expression et savait que cela ne signifiait rien de bon pour lui. Quand Scorpius Malefoy avait une idée en tête, il devenait impossible de le raisonner. La solution qu'adoptait alors le Serdaigle ? La fuite. Simple et efficace comme bonjour. Sauf qu'avec lui, ça ne fonctionnait visiblement pas. Comme si le simple fait de lui dire « non » était inconcevable.

-         Je t'ai déjà dit que je refusais ! répliqua Louis en tournant la tête vers la fenêtre, faisant semblant d'admirer le paysage qui défilait à une vitesse folle devant ses yeux.

-         Tu as peur, Weasley ? demanda le Serpentard, un sourire narquois collé sur son visage.

-         Peur ? Moi ?! Pas du tout ! se récria Louis en ouvrant de grands yeux. Je veux seulement être tranquille !

-         Si ! Tu as peur de perdre ! s'exclama Scorpius en le toisant d'un air arrogant.

-         Non !

-         Dans ce cas, prouve-le, accepte mon pari.

Louis était furieux. Scorpius Malefoy avait tout de même quinze ans, il entrait en cinquième année et lui-même allait commencer sa quatrième année. Ils n'étaient plus des gamins. Alors POURQUOI le blondinet aux yeux charbonneux s'obstinait-il à faire ce que Louis appelait « les quatre cent coups » ? Et pourquoi, lui, Louis Weasley, était-il incapable de s'esquiver comme il en avait l'habitude ? Merlin, ce Serpentard de malheur allait le rendre chèvre...

-         Bon, d'accord, j'accepte, maugréa-t-il en fusillant son ami du regard.

-         Parfait, Weasley ! Je te redis les termes du pari : Tu as deux mois pour te dégoter une petite-amie. Tu devras l'embrasser dans la Grande-Salle, le 31 octobre. Si tu perds, tu devras m'accorder une faveur (et tu me connais, tu sais que je peux avoir des idées tordues...) et si tu gagnes, je serai obligé de porter l'affreux uniforme féminin de Beauxbâtons que tu m'as rapporté pendant trois jours.

-         Et aussi de me rapporter trois paquets de Chocogrenouilles, ajouta Louis en grognant.

-         Marché conclu, fit Scorpius en souriant, prépare-toi à perdre, Weasley !

-         A ta place, je commencerais à prévenir Honeydukes de ta future commande, répliqua le garçon aux cheveux blonds.

Scorpius éclata de rire avant de quitter le compartiment dans lequel Louis se trouvait pour aller rejoindre ses camarades de Serpentard.

Une fois seul, le Serdaigle se surprit à repenser à la discussion qui l'avait amené à tenir ce genre de propos. Scorpius et lui étaient montés ensemble dans le Poudlard Express après un au-revoir rapide à leurs parents respectifs et son aîné lui avait raconté ses exploits amoureux des dernières vacances. Il avait embrassé une fille qui s'appelait Megan et qui étudiait à Ilvermorny, l'école de sorcellerie de Salem.  Ce à quoi Louis avait répondu que les histoires de ce genre ne l'intéressaient pas. Scorpius, malin, avait décrété qu'il n'était pas capable de séduire une fille et, évidemment, leur discussion avait dégénéré. Mais au point où il en était...

Louis soupira. Ce satané Scorpius avait le don de le fourrer dans les ennuis. Pour chasser le visage pâlot du jeune homme aux cheveux blancs de son esprit, Louis se replongea avec ravissement dans le volumineux ouvrage relatant la vie de Gwendoline la Fantasque jusqu'à son arrivée à Poudlard.

*.*.*

Louis Weasley était installé dans une salle de classe vide du cinquième étage en compagnie d'Eunomie Williams, une camarade de Serdaigle. Le jeune garçon essayait tant bien que mal d'aider Eunomie à produire un sort d'expulsion correct, ignorant ses babillages avec application. Si la jeune fille était connue pour ses bavardages intempestifs, elle n'en restait pas moins agréable à regarder et ça, Louis Weasley l'avait bien remarqué. Eunomie n'était plus la fillette blonde aux grands yeux verts terriblement agaçante qu'il avait connue. Elle avait changé durant l'été, son corps s'était transformé et elle arborait fièrement une poitrine plantureuse et un sourire charmeur qui ne laissaient personne indifférent.

-         Le nom de la formule, c'est « expulso », expliqua calmement le blondinet à sa camarade d'un air sérieux. Bien, prends ta baguette et lance-le sur le tas de coussins à ta droite.

-         D'accord, répondit Eunomie en lui lançant un sourire éclatant.

La Serdaigle fit exactement ce que son camarade lui avait demandé à une exception près : elle n'avait pas dit « expulso » mais « revulso » et ça avait provoqué un chambardement monstre, les cousins s'étant transformés en une sorte de gelée mouvante couverte de pustules qui se précipitait sur elle.

-         AAAAAAAAAh ! hurla Eunomie en essayant d'esquiver la chose gluante qui semblait vouloir l'avaler.

Louis réagit au quart de tour, et d'un geste vif de la baguette, arrêta la gelée et retransforma celle-ci en coussins bleus et bronze, tout à fait normaux. Eunomie se jeta alors dans ses bras, horrifiée.

-         Merlin, j'ai eu peur ! avoua-t-elle d'une voix chancelante. Merci Weasley.

-         Heu... Ce n'est rien, répondit Louis, gêné, en voyant qu'elle s'accrochait à lui comme à une bouée de sauvetage.

Il tapota maladroitement l'épaule de la jeune fille, rougissant. Elle releva la tête vers lui et son regard électrisa les sens du garçon. Louis avait des bouffées de chaleur, il avait l'impression que ses jambes allaient tomber sur le sol et c'est alors qu'Eunomie déposa ses lèvres sur les siennes, dans un chaste baiser qui eut le mérite de l'assommer encore un peu plus.

Eunomie recula, soudainement silencieuse, dévisagea Louis et s'enfuit après une dernière œillade suggestive qui le laissa pantois.

-         Merlin, souffla-t-il, qu'est-ce qui m'arrive ?

Mais le visage d'Eunomie avait laissé place à celui d'une autre personne dans ses pensées.

-         Scorpius va perdre, ricana le Serdaigle en se laissant aller contre le mur de la pièce.

Eunomie Williams serait donc sa « cible ». En plus, elle était plutôt agréable à regarder.

*.*.*

Louis mettait les bouchées doubles depuis deux mois avec Eunomie. Après ce qu'il nommait « l'incident de la chose gluante », Eunomie et lui s'étaient rapprochés. Ils se donnaient souvent rendez-vous à la bibliothèque pour étudier, ils partageaient des plaisanteries que seuls eux pouvaient comprendre et se tenaient la main quand ils étaient sûrs que personne ne pouvait les voir.

Louis n'avait pas parlé de ce rapprochement à Scorpius. Il ne savait pas pourquoi, mais cela le mettait mal à l'aise. Il n'avait pas non plus embrassé Eunomie. Mais il allait le faire, ce soir même. Le 31 octobre était arrivé beaucoup plus rapidement que ce qu'il avait prévu.

Il allait gagner. Il en était sûr et cela le mettait dans un état d'euphorie pur. Pour une fois, rien qu'une fois, lui allait obliger Scorpius à regarder sa défaite en face. Il riait déjà à la simple pensée de son expression choquée et celle qu'il ferait quand il revêtirait l'uniforme féminin de Beauxbâtons pendant les trois jours suivants...

-         Louis ? Tu viens, nous allons  au banquet.

-         J'arrive, Eunomie, lui répondit Louis en souriant d'un air crispé.

Tandis qu'il la suivait dans le couloir menant à la Grande Salle, il prenait conscience de ce que ce pari impliquait : il allait se donner en spectacle. Devant des centaines d'élèves. Lui, Louis Weasley, qui détestait être observé, jaugé. Tout ça pour un stupide pari.

Certes, Eunomie était belle et quand la main de la jeune fille courrait sur son torse ou dans son dos, il ne pouvait pas nier qu'il avait des frissons. Mais au point de l'embrasser en public... Et que diraient ses cousins ?

Oh, il était certain que James ou Fred le féliciteraient, eux qui étaient des « aimants à filles »... mais Lily, elle qui avait toujours su voir en lui plus que n'importe qui, que dirait-elle ?

Et Scorpius ?

Cependant, Louis Weasley n'eut pas le temps de se poser pour réfléchir en bon Serdaigle qu'il était. Il venait de pénétrer dans le réfectoire, tenant la main d'Eunomie comme si elle était son dernier espoir de survie et croisa le regard stupéfait de Scorpius.

Alors, sans qu'il en ait réellement conscience, il s'écria à voix haute :

-         Profite du spectacle, Malefoy !

Et il se pencha vers la Serdaigle qu'il embrassa avec volupté sous les regards ébahis de toute la Grande Salle.

Et quand ses lèvres quittèrent celles, brûlantes, de la jeune fille, un goût amer s'installa sur le bout de sa langue, il battit des paupières et eut le temps d'apercevoir Scorpius qui sortait de la Grande Salle en courant presque, une expression indéchiffrable plaquée sur le visage.

Sa Victoire n'en était pas vraiment une.

*.*.*

Il entre dans la Grande Salle en silence, un rictus narquois aux lèvres. Weasley ne gagnera pas. Pas cette fois. Et il lui devra une faveur... Scorpius s'en frotte les mains de réjouissance.

-         Profite du spectacle, Malefoy !

Il voit la scène au ralenti, les yeux fous, la vision floue. Il voit la main de Williams dans celle de son ami, le demi-sourire victorieux que le blondinet lui adresse et il sait. Il sait qu'il va perdre, ce soir. Qu'il a déjà perdu. Que son pari était la chose la plus stupide qu'il n'ait jamais faite.

Il les voit bien, ces frissons qui parcourent le corps de la jeune fille qui se presse contre Louis. Il voit leurs lèvres entrer en collision, abruptement et il sent la chaleur du feu lui brûler l'œsophage. Ce soir, il a perdu. Il ignore les regards intrigués qui regardent la scène parce qu'il n'en fait pas partie. Non, Scorpius ne fait pas partie de ce moment de Louis. Il n'est pas à la place de cette fille, il n'est pas en train de fourrer sa langue dans sa bouche, de fourrer ses doigts dans ses cheveux. Il n'est pas collé contre son corps. Il n'est pas avec lui. 

Et ça le tue. Lentement, à petit feu. Les caresses de leurs lèvres le détruisent, il tuerait cette fille aussi, si il le pouvait.

S'il pouvait bouger.

Mais il ne peut pas. Il peut seulement s'enfuir en courant, comme un lâche, quand Louis se décolle de Williams. Il peut seulement sentir les sanglots monter dans sa gorge et ses yeux le piquer. Il peut seulement revoir cette scène en boucle et s'imaginer à la place de cette fille qui ne Le mérite pas.

Il le veut. Lui. Et il se trouve abject de le penser.

Louis ne l'aime pas. Pas de la même façon.

Il se sent sale. Ce soir, il sera seul.

 

Seul avec ses larmes et ses pensées insensées. 

End Notes:

ALORS ?

Chapitre 5 by Roxane-James
Author's Notes:

Thème : Abus de pouvoir
Contrainte de style : Au moins un quart du texte doit être sous forme épistolaire.
Contrainte estivale : Inspirez-vous de l'image suivante :    

l'image est indispo ici mais j'ai choisi l'autre contraite de toute façon ;)

Bonne lecture, merci pour les reviews :)

Roxane ;)

Louis sauta dans le Poudlard Express de justesse, sa valise manquant de déverser tout son contenu sur le sol et lorsqu'il releva la tête, le train était lancé à pleine vitesse et le visage pâle de Scorpius Malefoy était penché au-dessus de lui.

-         Préfet, hein ? Félicitations, Weasley, lâcha Scorpius d'une voix morne.

-         Attends, Scorpius !

Mais c'était trop tard, le Serpentard avait déjà disparu dans l'un des innombrables compartiments et Louis était seul. Encore.

Le Serdaigle se souvenait nettement de cette soirée qui avait chamboulé leur relation. Un 31 octobre désastreux, somme toute. Un simple baiser pouvait provoquer beaucoup de choses. C'était étrange. Louis avait regretté ce baiser sans jamais oser le dire. Il l'avait regretté dès lors que Scorpius avait passé les portes de la Grande Salle sans se retourner. Mais c'était trop tard, ce qui était fait était fait et Scorpius l'avait délaissé en ignorant les tentatives de Louis pour venir lui parler.

Louis avait passé le reste de l'année à tenter de l'intercepter dans les couloirs du château mais Scorpius restait invisible, il s'échappait. Alors Louis s'était rapproché un peu plus d'Eunomie Williams, ils étaient sortis ensemble. C'était bien.

Louis aimait bien Eunomie. Leur relation n'avait jamais connu de hauts et de bas, tout était calme. Elle était souriante, savait le faire rire et, si on oubliait son amour pour le bavardage, elle était agréable. Et quand elle l'embrassait, il se sentait en sécurité.

Pourtant, malgré Eunomie, malgré ses bonnes notes et sa réputation d'élève modèle à laquelle il tenait beaucoup, Louis ressentait un immense vide en lui, qui lui démangeait le ventre et s'en prenait à ses rêves.

Oui, souvent, il cauchemardait. Alors il venait se réfugier dans les bras et les draps d'Eunomie, sans un mot, sans une caresse. Ils ne se touchaient pas. Ils dormaient seulement dos à dos, comme un frère et une sœur l'auraient fait, innocemment. Il ne s'était jamais rien passé.

Souvent, dans ses songes, Louis voyait une étendue d'eau salée et se noyait dedans, sans un bruit, en silence. A son réveil, l'oreiller était trempé et des larmes avaient creusé des sillons sur ses joues.

Louis tripota son nouvel insigne de Préfet et se dirigea d'un pas raide vers le compartiment des Préfets. Scorpius Malefoy lui avait adressé la parole pour la première  fois depuis des mois.

*.*.*

Louis observait la neige tomber, accoudé à l'une des nombreuses fenêtres du château. Décembre venait d'arriver et s'installait à Poudlard en silence, aussi délicatement que les flocons qui venaient saupoudrer le décor. Il sentit une petite main tirer sur sa robe de sorcier et se retourna. Eunomie Williams, le teint olivâtre et les lèvres gercées, lui tendit une lettre, sans un mot, et s'enfuit en courant dans le dédale de couloirs.

 Louis passa une main dans ses cheveux blonds et l'ouvrit.

Cher Louis,

Je ne t'ai jamais remercié de m'avoir offert ce baiser ce soir-là.

Je ne t'ai jamais remercié parce que je pense que tu ne le méritais pas.

Avant de refermer cette lettre d'un geste rageur, de la déchirer en petits morceaux et de la jeter dans la cuvette des toilettes, lis-la jusqu'au bout. Ensuite tu pourras me haïr autant que je me haïs d'avoir posé ces mots sur le papier, autant que je me haïs à cet instant de continuer à aligner les lettres sans faillir.

Louis, j'ai toujours éprouvé pour toi une sorte de tendresse depuis notre arrivée à Poudlard. Tu étais ce petit garçon aux joues roses, au regard rêveur toujours dans les nuages qui m'intriguait. Tu étais cet élève modèle, délicat et doux, cet être qui souffrait de se sentir observé et entouré par une foule de spectateurs inconnus.

Tu étais mon centre du monde à moi, l'acteur de ma pièce de théâtre montée de toutes pièces par mon imagination.

Tu ne m'as pas remarquée tout de suite, trop plongé dans le monde obscur de tes pensées. Je pense même que je t'agaçais. J'ai toujours eu une certaine propension aux bavardages et je sais que tu n'en es pas friand.

J'ai essayé de t'impressionner pendant toute notre première année mais ce n'est pas moi qui t'ai marqué, Louis. Cette année-là, quelqu'un d'autre avait envahi ton cœur. Cet autre garçon, tu ne le connaissais que de nom, comme beaucoup d'entre nous. Un nom peu enviable, certainement, mais qu'il portait à merveille. Scorpius Malefoy est un être charmant. Bref, vous vous êtes liés d'amitié et je t'observais de loin, sourire doucement aux railleries de ton ami, y répondre quelques fois.

J'aimais bien ça, cette vue imprenable que j'avais sur toi quand tu étais heureux.

A l'époque, je ne pensais pas que votre amitié durerait, elle était beaucoup trop bizarre pour mon cerveau de gamine. Scorpius t'entraînait dans ses coups étranges et toi, sans broncher, tu le suivais et parfois même, un sourire joyeux s'accrochait sur tes lèvres.

Nous avons grandi, vous étiez toujours amis, tu m'ignorais toujours royalement. Jusqu'alors, je ne m'étais jamais sentie invisible pour quiconque et j'avais du mal à me faire à l'idée que Scorpius m'éclipsait.

Jusqu'à ce que je réalise qu'il éclipsait tout le reste.

Tout le monde.

Tu ne voyais que lui, tu vivais pour lui, avec lui, en lui.

Mais Louis, es-tu stupide au point de ne pas comprendre où je veux en venir ? Tu es pourtant un garçon intelligent...

Sauf que tu ne me l'as jamais démontré. Au contraire, même, lors de ce fameux baiser. J'ai pensé « Idiot ! Cours le rejoindre ! »  et toi, tu as continué à caresser mes lèvres des tiennes, savourant certainement une victoire au goût amer et moi, intérieurement je pensais « Je suis donc ce pari, cet artifice ».

Oui, je connaissais l'existence du pari. J'avais même résolu que tu me choisirais. J'avais tout planifié pour que je sois cette fille que tu embrasserais.

Stupide, je l'étais. Mais toi, encore plus ! Tu es tombé dans mon piège.

Tu y es resté collé.

Louis, ouvre les yeux, par Merlin !

Ce n'est pas moi que tu embrassais réellement ce soir-là ! C'était non seulement ton désir de victoire mais en plus cet être que je qualifiais d'ignoble qui te dévorait de l'intérieur.

Il n'était pas ton ami.

Tu n'étais pas le sien.

Tu es incapable de voir que lorsqu'il se penchait vers toi, tu rougissais. Incapable de percevoir que dans la maladresse de votre amitié, il y avait plus que des mots, des sous-entendus. Plus que des gestes, des caresses. Plus que des aveux, des souhaits.

Louis, ouvre les yeux.

Va le voir.

Parle-lui avant que ce mal ne vous ronge tous les deux. Il te prend déjà tes nuits, te dévore tes journées. Ne le laisse pas t'aspirer.

Je t'ai aidé autant que je t'ai aimé, Louis. C'est pour ça que j'ai écris cette lettre. Parce que mon amour pour toi est impossible à exprimer à voix haute.

Je t'aime autant que tu aimes Scorpius Malefoy, d'un amour dévastateur qui te détruit.

Mais je sais que tu seras heureux uniquement dans ses bras. Que les miens ne t'offriront jamais ce que tu souhaites.

Alors vas-y. Cours. Va le retrouver.

Je t'aime.

Eunomie.

*.*.*

Louis escaladait les marches des escaliers en courant, le souffle court et les joues rouges. Il avait fourré la lettre d'Eunomie dans sa poche, près de son cœur et ses mots résonnaient dans sa tête comme le cri de la délivrance.

-         Où est Scorpius Malefoy ? demanda-t-il d'une voix ferme à un gamin de Serpentard qui regardait d'un air apeuré son insigne de Préfet.

-         Je... Au Troisième Etage, les Sixièmes Années ont sortilèges, répondit le garçon en s'enfuyant presque vers sa salle commune.

Louis reprit sa course, son cœur battant à cent à l'heure. Il arriva devant la porte de la salle de classe, balaya le couloir désert du regard et regarda l'heure qu'affichait sa montre. Il devait attendre vingt minutes.

Non, il n'allait jamais pouvoir attendre jusque là.

Louis se résolut alors à faire quelque chose qu'il n'avait jamais su ou aimé faire : il mentit.

Il poussa la porte de la salle et, avisant le professeur Flitwick planté sur sa pile de livres au centre de son bureau, il dit :

-         Le professeur Trelawney demande à parler à Scorpius Malefoy immédiatement, dit-il d'une voix qu'il espérait flegmatique. C'est à propos de ses feuilles de thé.

Un fou rire général suivit ses paroles mais Flitwick, habitué aux excentricités de sa collègue de Divination, fit signe au Serpentard de suivre le Serdaigle.

Aussitôt la porte refermée derrière eux, Louis fit semblant de mener la marche et, à l'embranchement d'un couloir, poussa Scorpius à l'intérieur d'une pièce déserte qu'il ferma à clef en ignorant l'expression abasourdie du Sixième Année.

-         Il faut qu'on parle, déclara doucement Louis en rougissant.

-         Je croyais que Trelawney voulait me voir ?

-         Tu n'as tout de même pas cru à mon excuse débile, soupira Louis en se rapprochant de son ami.

Il désigna son insigne de préfet d'un air victorieux, un sourire éclatant aux lèvres.

-         C'est de l'abus de pouvoir ! protesta faiblement Scorpius en retenant malgré lui un éclat de rire.

-         Certainement, répliqua Louis sur le même ton.

Puis le Serdaigle fit assoir son camarade.

-         De quoi tu veux qu'on parle, on a...

Louis interrompit son ami en faisant la seule chose qui lui vint à l'esprit. Il embrassa Scorpius Malefoy. Timidement, d'abord, puis passionnément. Et lorsqu'il sentit les mains de Scorpius l'attirer contre lui, combler le vide qui les séparait, il sentit qu'il était pleinement heureux.

Ils se détestaient de la meilleure façon possible, s'embrassant sans relâche, glissant leurs mains dans les cheveux de l'autre, caressant leurs visages respectifs.

Et lorsque leurs lèvres se détachèrent, Scorpius releva la tête vers son ami avant de déclarer :

-         Merlin Louis, tu m'as tellement manqué...

-         Je t'aime, Scorp', répliqua le Serdaigle en retour.

 

Et leurs souffles se mêlèrent de nouveau, la même chaleur irradiant de leurs corps unis. 

End Notes:

ALOOOOUUURS ? 

Chapitre 6 by Roxane-James
Author's Notes:

Texte 6

Thème : Double visage

Contrainte de style : La première phrase de votre texte doit être la dernière phrase d'un de vos précédents chapitres.

Contrainte estivale : Inspirez-vous de la chanson suivante : Summertime - Ella Fitzgerald et Louis Armstrong. Il n'est pas obligatoire de retrouver les paroles au sein de votre texte

J'ai choisi les 2 !

MERCI à Westyversionfrench pour tes jolies reviews ^^

Scorpius et Louis sursautèrent en découvrant MacGonagall postée derrière eux, un léger, très léger sourire aux lèvres.

-         Je me doutais bien que vous viendriez aider Monsieur Weasley à distribuer les emplois du temps aux plus jeunes, Monsieur Malefoy, dit-elle d'une voix amusée en tendant à Louis un paquet conséquent de parchemins annotés. Mais pas dans cette tenue.

La vieille directrice leur tendit à chacun un liasse de parchemins annotés et sortit du hall d'entrée en se retenant visiblement de rire. Louis adressa un sourire éclatant à son ami qui le fusillait du regard.

-         Maintenant tu es obligé de m'aider à les distribuer, ces emplois du temps, fit-il remarquer en riant.

-         Je ne vais pas aller dans la Grande Salle dans cette tenue ! s'indigna le Serpentard en arborant un air vexé.

-         Tu le portes très bien, si tu veux le savoir, cet uniforme ! ricana le Serdaigle.

-         Weasley, je vais te fourrer ma baguette dans le pif une fois que j'aurais gagné ce pari, répliqua rageusement le Septième Année.

Louis se contenta d'exploser de rire lorsque Scorpius passa devant lui en se dandinant dans sa jupe bleue azur qu'il avait piquée à sa mère (avec le tailleur et le petit chapeau assorti, bien sûr !) et fit une entrée fracassante dans la Grande Salle sous les regards ébahis des élèves attablés pour le petit-déjeuner.

-         Qui veuuuut son emploiiiii du temps ?! s'enquit Scorpius d'une voix suraigüe en faisant claquer ses talons aiguilles sur le sol de la Grande Salle.

Des sifflements admiratifs retentirent de la table de Gryffondor, les élèves étant  impressionnés par tant d'audace.  

Scorpius agita sa baguette magique et transforma les parchemins en papillons parfumés qui voletèrent dans la pièce, venant se poser devant les élèves puis il monta sur la table des professeurs encore inoccupée et, pendant que Louis tentait de maîtriser son fou rire, il entonna d'une voix langoureuse une chanson provenant d'un chanteur moldu que Louis avait spécialement choisie pour lui.

-         One of these mornings
Un de ces jours
You're goin' to rise up singing
Tu te lèveras en chantant
Then you'll spread your wings
Puis tu déploieras tes ailes
And you'll take to the sky
Et tu te réfugieras dans le ciel
But till that morning
Mais d'ici là
There's a nothin' can harm you
Il n'est rien qui puisse te faire du mal
With daddy and mammy standin' by
Avec papa et maman à tes côtés


Tandis qu'il chantait et que les rires éclataient de part et d'autre dans le réfectoire, Scorpius mimait avec dextérité les mouvements de bassin des danseuses de cabaret, la bouche en cul de poule et les yeux papillonnant.

-         Enooorme ! hurla un Première Année derrière Louis à son ami, regarde Connely ! Y'a un mec qui se prend pour un strip-steaser sur la table des profs !

En effet, et c'était là tout l'objet du fou-rire de Louis, Scorpius se déshabillait au fur et à mesure que la chanson progressait tout en roulant des hanches, faisant tourner son chapeau au-dessus de sa tête à l'image d'une majorette. Il lança sa veste bleue parfumée à la rose à une masse de filles en délire qui l'acclamaient en riant et, après une œillade suggestive au professeur Slughorn qui venait de pénétrer dans la pièce, il se lança dans une parodie de danseuse de ballet, sautillant à pieds joints sur la nappe, valsant entre les couverts et les assiettes des professeurs.

-         Il est complètement malade ! ricana Lily Potter en venant se poster à côté de son cousin qui était plié de rire. Je ne savais pas que Scorpius avait des talents de danseur ou de chanteur !

-         MONSIEUR MALEFOY ! hurla le professeur Londubat derrière eux, un air scandalisé plaqué sur le visage, VEUILLEZ DESCENDRE D'ICI IMMEDIATEMENT !

-         Mais certainement professeur, répondit Scorpius d'une voix traînante qui attisa les rires des élèves.

Le jeune Malefoy sortit un rouge à lèvres carmin de la poche de son tailleur et s'en mit avec application sous les acclamations des élèves, avant de se pencher, de descendre en claudiquant jusqu'au professeur Londubat et de déposer un baiser sur sa joue qui laissa une fort jolie trace.

Après une dernière révérence, Scorpius s'enfuit de la pièce en courant, poursuivi par des élèves en délire qui voulaient des autographes.

Louis venait de calmer son fou rire lorsqu'il remarqua que Slughorn et Londubat étaient toujours immobiles, visiblement choqués par ce qu'ils venaient de voir et croisa le regard de Lily qui lui indiqua le regard ahuri de leur professeur de potions qui faisait encore plus ressortir la protubérance de son ventre.

Il partit à la recherche de son ami, un paquet de chocogrenouilles à la main et un sourire amusé aux lèvres.

Plus jamais Scorpius ne serait vu de la même façon à Poudlard !

*.*.*

Louis était installé sur un fauteuil moelleux en haut de la Tour du professeur Trelawney depuis près d'une demi-heure, s'ennuyant à mourir. Il se demandait encore pourquoi il avait choisi de poursuivre la Divination lorsque la voix rauque de son professeur le ramena à la réalité.

-         Montreeez-moi votre tasse, jeune homme, dit-elle en dardant sur lui ses monstrueux yeux globuleux dont le volume était amplifié par les verres des lunettes.

Louis lui tendit son mug sur lequel était écrit « I love Muggle » et la femme agita ses innombrables châles colorés avant de se plonger dans ce qu'elle appelait sa « lecture ».

Louis, beaucoup trop rationnel pour apprécier la Divination, n'avait toujours vu dans ses tasses que des feuilles de thé brunâtres qui gisaient au fond, sans aucun intérêt.

-         OOOOOh... JE VOIS... Des choses terribles ! Un... Oh, Merlin ! Serait-ce un visage ?

-         Non, j'aurais plutôt dit un lama portant un sombrero, répondit Louis d'un ton vaguement sarcastique.

-         Jeune homme, votre intuition n'est pas si mauvaise ! répliqua Trelawney d'une voix gutturale sous le regard perplexe du Serdaigle. Le chapeau est un SINIIISTRE présage !

-         Et le lama ?

-         Ecartons le lama, voulez-vous ? répondit-elle d'une voix tout à fait normale.

-         Heu...

-         Vous allez souffrir, reprit-elle à voix basse, votre amour pour un être est important, voyez-vous ce double visage ? C'est le signe d'un dédoublement de personnalité ! Seulement, cet être et vous-même cacherez ce sentimeeeent... ET VOUS FINIREZ PAR PERIR !

-         Ah. Et comment, je vous prie ?

-         N'est-ce pas évident ?

-         En avalant un chamallow ?

-         En découpant une citrouille ! répondit-t-elle en ignorant l'air abasourdi du Sixième Année.

La cloche retentit et Louis se sauva de la chaleur étouffante qui régnait dans la salle de classe et des présages étranges de sa prof. Il devait cependant l'avouer, sa prédiction l'interpellait : Ni lui ni Scorpius n'avaient avoué leur amour aux autres et ils n'affichaient pas en public leur relation. Amis le jour, amants la nuit, cela leur convenait.

 

Bon, après il restait à prouver que l'on pouvait mourir en découpant une citrouille mais ça, ce n'était qu'une question d'opinion...

End Notes:

ok, je reconnais, c'était n'impoorte quoi ^^

Chapitre 7 by Roxane-James
Author's Notes:

Texte 7

Thème : Espoir d'une nuit
Contrainte de style : Insérez au moins cinq répliques d'une scène de théâtre (réelle ou inventée par vous).
Contrainte estivale : Votre personnage fait l'expérience d'une tradition estivale originaire d'un autre pays que le sien (cette tradition peut être réelle ou inventée). j'ai choisi celle-là

DERNIER CHAPITRE !

n'hésitez pas à aller lire les autres participations ^^

Roxane-James

Louis Weasley était monté tout en haut des gradins de la tribune de Serpentard, là où il avait rencontré Scorpius Malefoy pour la première fois. Le Serdaigle venait de rentrer en Septième Année et s'ennuyait. Il voulait revoir Scorpius, parti à l'étranger pour étudier les rites magiques des sorciers péruviens.

Il s'ennuyait des rires de son ami, de leur complicité et de leurs caresses, il s'ennuyait tout simplement de ne plus l'avoir à ses côtés. Scorpius l'avait aidé à vaincre sa timidité peu à peu, à avoir du répondant. Scorpius était ce boute-en-train qui l'avait fait chavirer, lentement, comme on s'endort.

 Le regard clair de Louis glissa sur le stade de Quidditch, désert à cette heure avancée de la nuit et il dériva sur la réserve à balais, fermée à clef. Un immense sourire releva ses lèvres, il venait d'avoir une brillante idée.

-         Ce n'est pas une bonne idée, le coupa une voix joyeuse dans ses pensées.

Eunomie Williams lui faisait face, un grand sourire éclairant son visage. Louis lui sourit et elle vint s'assoir à ses côtés.

-         J'ai seulement dit que ce n'était pas une bonne idée, continua-t-elle d'une voix malicieuse, pas que j'allais t'empêcher de la mettre en exécution.

Le jeune homme éclata de rire et sortit sa baguette magique de sa poche.

-         Alohomora, murmura-t-il en la pointant sur la porte verrouillée de la cabane à balais. Accio balai !

Aussitôt, un balai appartenant à Poudlard sortit du cagibi et vint rejoindre les deux Serdaigles assis sur les marches, en plein hiver, grelottant de froid.

-         Et maintenant ? Tu vas faire quoi ? Tu vas voler jusqu'au Pérou et vous allez passer la nuit ensemble ? Et au petit matin, tu seras de retour, en forme pour le cours de Sortilèges ? fit sarcastiquement remarquer la jeune fille en posant sa tête contre l'épaule de Louis.

-         Tu as raison, c'est complètement stupide, répondit-il en soupirant.

-         Il reste quelques mois et ensuite tu le rejoindras, Weasley. Ne t'inquiète pas, idiot, il va t'attendre ! En attendant, profite de ta dernière année à Poudlard, tu n'y retourneras plus jamais.

Eunomie avait raison. Il avait eu le vain espoir de parcourir le monde en volant (alors qu'il n'aimait pas cela) à la lueur des étoiles et de retrouver Scorpius. Mais c'était impossible. Il n'était pas complètement fou et imprévisible comme son ami. Plus mesuré, plus calme, certainement.

Alors il rangea le tas de brindilles et de bois en silence et Eunomie lui offrit ses bras pour le reste de la nuit.

-         Ne crois pas que je sois encore amoureuse de toi, souffla-t-elle en souriant doucement, attendri par son expression de tristesse.

-         Bien sûr que non.

Mais il sentait derrière ses mots la puissance de son affection et cela lui réchauffa le cœur. Eunomie ne cherchait pas à le séduire, elle lui offrait seulement du réconfort. Cette nuit-là, il se sentit encore une fois en sécurité.

En attendant Scorpius.

*.*.*

Louis descendit du Poudlard Express, poussé par Eunomie Williams qui lui adressa un dernier au revoir en riant :

-         Va le rejoindre, ton amoureux !

Le Serdaigle la prit dans ses bras une dernière fois pour la remercier de l'amitié qu'elle lui avait offerte. Eunomie se détacha enfin de son étreinte et s'enfuit en souriant.

Une main chaleureuse vint tapoter l'épaule de Louis, plongé dans ses pensées.

-         Hého ! Tu te réveilles ! Ne me dis pas que tu es amoureux d'elle, imbécile de Serdaigle ! grogna Scorpius en attrapant le visage de Louis entre ses mains.

-         SCORP' ! hurla Louis en se jetant dans ses bras sous les regards intrigués des élèves qui descendaient du train.

Louis s'empara avidement de ses lèvres et Scorpius l'attira contre son torse en ricanant. Ils tournoyaient sur le quai en s'embrassant, sous les applaudissements de quelques personnes. Lorsqu'ils se détachèrent l'un de l'autre, le regard de Louis pétillait et Scorpius avait les joues plus rouges que jamais.

-         Heu... M'sieur ? les interrompit une voix à l'accent péruvien étrange. On commence maintenant ?

-         Oh oui, allez-y, répondit Scorpius au petit homme barbu qui portait un poncho rouge et vert qui flottait magiquement autour de lui.

Louis décocha un regard perplexe à la petite troupe qui entourait Scorpius : trois hommes bronzés, un âne et un lama.

-         Heu... Malefoy, tu m'expliques ?

-         Ah oui ! fit Scorpius en se tapant le front du plat de la main. Bon, tu sais que j'ai été au Pérou ? Bah pour t'accueillir ici pour le début des vacances, je t'ai préparé une petite surprise. Allez-y, messieurs.

Les trois hommes commencèrent à danser de façon ridicule en s'attirant les regards amusés des sorciers présents, l'un jouant du charengo et les autres sautillant sur un pied au rythme de la musique.

-         Il faut que tu danses ! s'exclama Scorpius en le prenant par la taille.

Aussitôt, il l'entraîna dans une danse compliquée aux mouvements saccadés et à la fin de la chanson, il le mit face au lama.

-         C'est ton baptême de lama, expliqua-t-il, c'est un rite  estival typiquement péruvien. Il faut que tu parles au lama et qu'il te « nénisse »

-         Bénisse, Môssieur, le  corrigea gentiment le joueur de guitare.

-         Ah oui. Bon, vas-y Louis.

-         Devant tout le monde ? s'étonna Louis en voyant que les regards étaient exclusivement tournés vers leur drôle de groupe à présent.

-         Oui...

Perplexe, Louis se mit devant le lama.

-         Heu, commença-t-il en se raclant la gorge en essayant d'oublier les regards posés sur lui, je m'appelle Louis Weasley, j'aime les chocogrenouilles... Heu... Je suis heureux de te rencontrer !

Le lama accorda un regard hautain au Serdaigle qui le déstabilisa.

-         Tu t'appelles comment ? reprit Louis d'une petite voix.

-         Rachida, lui souffla Scorpius à l'oreille.

-         Ok... Heu... Enchanté, Rachida ?

Le lama lui cracha dessus au moment où il prononça ces quelques mots et Louis se retrouva trempé par une salive épaisse et malodorante qui dégoulinait sur ses cheveux.

-         T'es baptisé ! s'exclama Scorpius d'un air ravi. Enfile ça maintenant !

Il lui tendit un poncho rose à pois bleus d'un air excité et le fit grimper sur le lama avant de s'installer lui-même sur l'âne.

-         Scorp', rassure-moi, on ne va pas rentrer comme ça jusque chez moi ? s'enquit Louis.

-         Bah si !

C'est alors que Fleur Delacour apparut et, découvrant son fils à dos de lama sur le quai 9 ¾, parvint seulement à lui dire d'un air décontenancé :

-         Louis ? Il pleut dehors, j'ai ton imperméable !

-         C'est bon maman, j'ai mon poncho, répondit Louis en échangeant un regard complice avec Scorpius.

 

Les deux garçons se penchèrent par-dessus leurs montures et échangèrent un baiser sous les acclamations des sorciers.

End Notes:

Alors ?

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