La Génération des Traqueurs by Ouranos361
Summary:

 

Nous avons fait parti de la " Génération de Traqueurs ", nous n'avions rien à voir avec la grande guerre mais nous étions chargés d'y mettre fin, définitivement.

Moi, je me contentais de fermer les yeux et de faire ce qu'on me disais de faire, puis elle est apparue, et j'ai décidé de les ouvrir.


Categories: Biographies, Tranches de vie Characters: Lily L. Potter, Scorpius Malefoy
Genres: Guerre, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Scène(s) gore(s)
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 10 Completed: Oui Word count: 11771 Read: 2571 Published: 30/08/2018 Updated: 28/05/2020
Story Notes:

 

Bon, nouvelle petite fanfiction sortie de mon imagination, j'espère qu'elle vous plaira :)

Voldemort a gagné la guerre en Angleterre mais l'Ordre du Phénix s'est échappé aux Êtats-Unis.

Ceci est la vie de Scorpius à sa sortie de Poudlard, dans un monde ou seuls les meilleurs Traqueurs survivent.

1. Chapitre 1 by Ouranos361

2. Chapitre 2 by Ouranos361

3. Chapitre 3 by Ouranos361

4. Chapitre 4 by Ouranos361

5. Chapitre 5 by Ouranos361

6. Chapitre 6 by Ouranos361

7. Chapitre 7 by Ouranos361

8. Chapitre 8 by Ouranos361

9. Chapitre 9 by Ouranos361

10. Chapitre 10 by Ouranos361

Chapitre 1 by Ouranos361
Author's Notes:

Premier chapitre, je l'aime bien mais j'a quand même l'impression qu'il manque quelque-chose, vous me direz ce que vous en pensez, BONNE LECTURE ! ;P

 

Je me souviens que petit, je posais souvent la même question à ma mère.

 

-Maman, pourquoi les moldus sont inférieurs à nous ?

 

-Voyons, s'ils étaient supérieurs, ils auraient des pouvoirs magiques, me répondait-elle en souriant.

 

-C'est pour ça qu'on les emprisonnes ?

 

-Mais non voyons, nous n'enfermons que ceux qui nous ont volés des pouvoirs magiques et qui se prennent pour des sorciers.

 

-Astoria, ma chérie, si tous les sorciers pensaient comme toi, le monde serait tombé bien bas, répliquait alors mon père en lui souriant.

 

Il souriait souvent à ma mère, mon père.

 

Il lui souriait et elle fronçait les sourcils.

 

Il l'aimait, ma mère.

 

Il l'aimait mais il la haïssait.

 

Il n'était pas d'accord avec ses idées alors il répliquait toujours à coup de " si tous les sorciers pensaient comme toi, le monde serait tombé bien bas. "

 

Ce n'est que des années plus tard que j'ai compris ce qu'il voulait vraiment dire.

 

Tous ses " si tous les sorciers pensaient comme toi, le monde serait tombé bien bas. " n'aitaient que des traductions de ses pensées : " c'est parceque tous les sorciers pensent comme toi que le monde est tombé si bas. "

 

J'aimais quand mon père venait me parler de Poudlard avant que je n'aille me coucher, quand il me parlait de ses amis, de ses ennemis surtout. Quelques fois il parlait de la grande bataille et puis il pleurait.

 

J'aimais Poudlard, ou plutôt le Poudlard de mon père, et un jour, j'ai fait ma valise avec l'aide de Trinky, notre elfe de maison, et j'ai pris un Portoloin pour Poudlard.

 

Je voulais voir ce Poudlard immense, peuplé d'élèves et de fantômes que me contait mon père, ou la joie passait tel un doux vent d'automne.

 

J'ai vu un Poudlard sombre, presque vide ou la joie était enfermée dans le passé.

 

J'ai cligné des yeux devant mes nouveaux compagnons dans ce qui serait, du moins je l'espérait, les sept plus belles années de ma vie.

 

Lorsque je les ais ouverts, une seconde plus tard, nous n'étions plus qu'une dizaine, durcis et marqués à vie par Poudlard.

 

Nous avons fait parti de la " Génération de Traqueurs ", nous n'avions rien à voir avec la grande guerre mais nous étions chargés d'y mettre fin, définitivement.

 

J'ai vu la mort dans les yeux dans la grande salle, j'ai fait couler du sang dans les cachots, j'ai entendu des cris dans chaque couloirs de Poudlard et ça ne me plaisait pas.

 

Alors je fermait les yeux et j'avançait en hochant la tête devant les instructeurs.

 

Certains se sont rebellés, d'autres se sont enfuis.

 

Ils sont morts.

 

Ceux qui ont survécus ouvraient grand les yeux devant ce qu'on leur montrait, ils écoutaient et ils reproduisaient.

 

Ils aimaient ça.

 

Moi, je me contentais de fermer les yeux et de laisser faire ma baguette.

 

Je peux encore me souvenire des pleurs de certains lors de leur première fois ou le rire dément des autre.

 

Moi j'ai regardé le né-moldu dans les yeux et j'ai fait ce qu'on m'a dit.

 

Si vous demandez aux autres, ils vous décriront chacun leur première victime minutieusement, moi, je l'ai effacé de mes souvenirs.

 

On m'a très vite idolatré, j'étais exactement ce que les instructeurs voulaient : une machine sans sentiment. J'executais chacune de leurs taches sans poser de question, sans donner mon avis, rapidement et efficacement.

 

Je suis devenu insensible, j'ai perdu tout ce qui faisait de moi un enfant.

 

Mes instructeurs m'ont ordonnés d'assassiner ma part d'innocence et je l'ai fait sans remord, sans sourciller.

 

Scorpius Malefoy est devenue Scar, le Traqueur.

 

Pourquoi Scar ?

 

Car mes victimes n'ont jamais plus d'une cicatrice après m'avoir croisée, qu'elle soient mortes ou vivantes.

 

J'ai fait comme tous les Traqueurs, j'ai gravi les échelons en laissant un corps sur mon chemin et du sang sur mes chaussures.

 

Paolo Jorge, ministre de la magie Brésilien.

 

Hannah Longdubat, fille cadette de l'ennemi publique N°5.

 

Carrie Emmet, espionne travaillant pour les Êtats-Unis.

 

Martin Fanitte, sous-directeur de la délégation des Nés-Moldus en France.

 

Mes quatres premières victimes en tant que Traqueur.

 

Les actions des Traqueurs ne passent pas inaperçus aux yeux du Seigneur des Ténèbres, surtout les miennes et celles de Maximus Nott.

 

Nous atteignirent rapidement le stade de Traqueurs Américains.

 

Les Êtats-Unis étaient l'une des dernière resistance contre le régime du Seigneur des Ténèbres.

 

La plus-part des ennemis publiques s'y étaient installés et menaient la resistance du haut de leurs grattes-ciel.

 

Harry Potter, Hermione Granger, Ronald Weasley, Ginerva Weasley, Neville Longdubat et une bonne partie de leurs alliés de l'Ordre du Phénix en faisaient parti.

 

Mes missions eurent alors essentiellements lieux en Amérique du Nord.

 

C'est aussi à ce moment que le nom de Scar le Traqueur commença à faire trembler les villes du Minnesota et du Kentucky.

 

A mes dix-neuf ans, ma mère est morte d'une Mandragoria Verte, une nouvelle maladie apparue cinq ans avant ma naissance.

 

Tous m'ont dis qu'elle n'avait pas souffert.

 

Trinky m'a avoué qu'elle avait craché du sang deux jours durant.

 

Mon père a pleuré quand je lui ai demandé.

 

Moi, je m'en fichais. Ma mère était morte, et alors ? Elle était morte dans le luxe et l'amour de son mari contrairement à la plus-part des nés-moldus que j'avais rencontrés à Poudlard. Je les plaignaient plus eux que elle.

 

Je n'assisatais pas à son enterrement, une cible m'avait été assignée à Los Angeles et il fallait que je me sorte de tous les pleurs de mes cousines ignardes, leurgnants sur leur légère partie d'héritage et des tapes sur le dos hypocrites des autres Traqueurs qui espéraient me voir abandonner l'une de mes prochaines missions en Amérique pour m'occuper de mon père dans le but de me voler la gloire qu'elle incluerait.

 

Je rentrais cinq mois plus tard, trois mission remplies avec succès de plus à mon actif.

 

Je repris ma petite chambre dans un immeuble de Traqueurs et pris trois semaines de repos pour visiter mon père.

 

Une fois rassuré sur la santé de mon paternel, je fis la demande d'une nouvelle mission au bureau des traqueurs et attendit quelques semaines la réponse.

 

 

 

End Notes:

Bon, voilà voilà :P

Dites-moi ce que vous en pensez, je prends toutes les remarques, négatives ou positives alors n'hésitez pas ! :D

A la prochaine !

Chapitre 2 by Ouranos361
Author's Notes:

Voici le deuxième chapitre, en espérant qu'il vous plaira !

Bonne lecture.

 

 

-... Elle criait comme un cochon qu'on égorge, alors je lui ai dis : écoute, ce sera la dernière chose que tu feras avant de crever alors essaye d'y prendre du plaisir !

Maximus Nott éclata d'un grand rire accompagné d'une dizaine de personnes.

-Elle est bonne celle-là, répondit Edma Goyle entre deux ricanements. Et ensuite ?

-Elle a fermé sa gueule et elle a profitée la cochonne, répondit Maximus en provoquant une nouvelle crise de rires dans son publique.

Moi, j'écoutais d'une oreille distraite, adossé au mur et une tasse de café dans les mains.

-Tu fais vraiment preuve de gentillesse envers tes victimes, quand même, fit remarquer un Traqueur dont je ne connaissait pas le nom. Tu leur fait profiter une dernière fois au plaisir de la chaire avant de les tuer.

Maximus éclata de rire à nouveau, d'un rire suintant la folie.

-T'as bien raison Théodore ! répondit-il. Mais c'est les Américaines, elles me font toujours tourner la tête avec leur accent.

Nouvelle crise de rire dans l'auditoire.

Je doute fort que Maximus ait jamais eu la tête qui tournait devant une Américaine, mais je me doute que ce n'est pas ça qui l'empêche de faire ce qu'il raconte avec entrain aux autres Traqueurs.

-Demandez à Scar, je suis sûr qu'il a déjà goûté à une Américaine malgré ses airs de Sainte-nitouche.

Toutes les têtes se tournèrent vers moi, une lueure curieuse dans les yeux, attendant sûrement une anecdote sur l'une de mes victimes.

-Mes victimes ne ressentent rien en mourrant, je répondis en avalant mon café. A quoi bon perdre du temps avec elles alors que j'ai d'autres occupations.

-J'ai dû me tromper, dit Maximus en détournant son regard de moi. C'est une véritable Sainte-nitouche !

Quelques Traqueurs ricanèrent mais d'autres n'osèrent pas se moquer de moi à cause de ma présence. Mais je savais bien que dès que je serais sorti de la salle, aucune hésitation n'aurait lieu. Maximus et moi étions les plus touchés par les moqueries mais tandis que je me contentais de boucher mes oreilles, lui préferait s'occuper de fermer la gueule de ceux qui plaisantaient sur lui.

Pourquoi Maximus et moi vous demanderez-vous ?

Car nous étions les privilégiés. Nombre de Traqueurs tueraient leur propre mère pour être à notre place ou pour tomber sur la même mission que nous.

En effet, lorsque deux Traqueurs étaient assignés sur la même mission, plus aucune soi-disante amitié n'existait. Touts les coups étaient permis pour remplire la mission en premier, même de tuer l'adversaire.

Maximus et moi n'avions jamais étés assignés sur la même mission, les instructeurs ne voulaient pas perdre un de leurs deux meilleurs éléments.

La porte s'ouvrit soudain et un homme d'une quarantaine d'années entra dans la salle. Une cicatrice lui coupait le nez horizontalement et une barbe grisonante cachait sa bouche. Ses épaules larges et carrées le rendait imposant et son regard fit se taire tous les Traqueurs présents dans la salle.

Il avança dans la pièce en observant chaque Traqueurs d'un air sévère. Et s'approcha d'une table autour de-laquelle étaient assis une bonne dizaine de Traqueurs.

Tous se levèrent d'un bond et s'éloignèrent de la table.

L'instructeur fit apparaître cinq dossiers sur la table.

-Goyle, dossier N°1 ! dit-il d'une voix forte.

Edma Goyle s'avança en souriant et prit le dossier N°1 avec fierté.

-Tray, dossier N°2 !

Un jeune homme qui ne devait pas avoir plus de dix-huit ans s'approcha timidement et prit le dossier rapidement.

Digger prit le dossier N°3 et Tranger le N°4.

Un seul dossier restait sur la table et je sentais la tension regner sur la pièce.

Maximus me jeta un regard de défi.

-Nott, dit la voix forte de l'instructeur. N°5.

Maximus s'avança et me lança un sourire mauvais en prenant le dossier. Quelques chuchotements énervés se firent entendres de la part des Traqueurs sans mission.

Je devais reconnaître que j'étais aussi légèrement mécontent de ne pas avoir été assigné sur une mission mais je me tût.

-Malefoy, appella l'instructeur en se levant. Tu me suis.

Je posais mon café, étonné, et suivi l'instructeur en dehors de la salle.

Nous marchâmes à travers de nombreux couloirs en silence et arrivâmes devant un bureau.

L'instructeur ouvrit la porte et j'entrais après lui.

La pièce était richement décoré, le sol et les murs étaient en marbres blancs et des tapisseries vertes étaient présentent un peu partout. Un tableau vide était accroché au mur derrière la chaise de l'instructeur, en temps normal, il abritait un portrait du Seigneur des Ténèbres dans toute sa grandeur mais le portrait semblait avoir trouvé une autre occupation dans un autre tableau.

-Assieds-toi, me dit l'instructeur en faisant apparaître un fauteuil aux couleurs et aux armoiries de Serpentard derrière moi.

Je m'assis dans le confortable fauteuil et l'instructeur sorti un dossier.

-Le Seigneur des Ténèbres en personne a commandé cette mission, commença l'instructeur. Il t'a choisi pour la mener à bien.

Je me senti flatté. Le Seigneur des Ténèbres donnait rarement des missions aux Traqueurs.

-L'échec ou l'abandon de cette mission est autorisé, continua l'instructeur. En cas d'abandon, la mission sera donnée à un autre Traqueur, en cas d'échec, la mission sera conservée quelques temps pour que la victime relâche sa vigilance.

J'étais plutôt content, si une mission pouvait mener à un échec, cela voulait dire qu'elle était difficile et que la gloire en serait plus grande.

-Votre cible sera Lily Luna Potter, fille de l'ennemi public N°1. Elle a été réscement aperçue à New York, la voie est toute ouverte pour un coup direct à l'Ordre du Phénix. Vous comprenez, j'imagine, l'importance de cette mission et la gloire que vous en tirerez.

Je hochais la tête.

-Si vous la réussissez, le poste que vous demandrez vous sera accordé. N'importe lequel.

Je sentis un frisson parcourir mon corps. Si je réussissais cette mission, cela me permettrai de mettre fin à mon contrat de Traqueur pour prendre un poste plus calme au sein du ministère, nombre de Traqueurs tueraient toute leur famille pour avoir la chance qui m'était accordée.

-Si la mission aboutie à un échec, vous ne serez pas blamé. La fille Potter est très fortement protégée et est très difficilement ateignable. Par contre, si vous abandonnez la mission, le service des Traqueurs procèdera à une punition.

-Je n'abandonnerais pas, dis-je d'un ton ferme.

L'instructeur eut un sourire.

-Vous n'avez jamais abandonné de mission et j'espère que ce ne sera pas la première fois, dit-il en sortant un dossier d'un tiroir de son bureau. Mais je compte sur vous, nous comptons sur vous, continua-t-il en pointant le tableau derrière lui doigt.

Je regardais l'oeuvre et remarquais que le Seigneur des Ténèbres était de retour dans son cadre. Il hochait gravement la tête sans pour autant décoiffer ses cheveux noirs.

Mon père me parlait souvent du Seigneur des Ténèbres. Il me disait qu'il ne ressemblait pas à ce que les peintures de lui montraient.

Je ne sais pas à quoi il ressemble mais pour moi, il a toujours été et sera toujours le jeune homme au teint pâle aux cheveux noirs toujours bien coiffés et aux joues creuses que présentent les tableaux.

-Voici le dossier contenant toutes les informations sur votre cible, dit l'instructeur en me coupant de mes réfléxions. Tout ceci est confidentiel, hors de question d'en parler à qui que ce soit.

Je pris le dossier sans un mot et me levait.

-Bonne chance, rajouta l'instructeur.

Je le saluais d'un signe de tête et sorti du bureau, le dossier sous le bras.

 

End Notes:

Dîtes-moi ce que vous en avez pensé ou si vous avez des choses à dire, je prends tous les reviews, positifs ou négatifs.

Je posterais le prochain chapitre mercredi prochain ( si je n'oublie pas).

A la prochaine !

Chapitre 3 by Ouranos361
Author's Notes:

Bon, enfin un nouveau chapitre !

J'ai mis un peu de temps à le poster mais j'étais assez pris ces temps-ci.

J'espère tout-de-même que vous apprécierez, bonne lecture !

Lily L. Potter.

 

Ma prochaine cible et la dernière si je remplissai ma mission avec succès.

 

J'avais passé la nuit à relire son dossier dans ma petite chambre au centre de New York.

 

Je n'étais pas spécialement stressé et pourtant je n'avais pas pû m'empêcher de relire son dossier incessablement.

 

Les traits de son visage étaient gravés dans ma tête et c'était la première fois que je pensais à une cible à ce point.

 

J'en était même venu à me faire une opinion sur elle.

 

Elle était jolie, très jolie c'est sûr avec ses longs cheveux roux, ses yeux verts émeraudes et son sourire.

 

C'était bien la première fois que je remarquais ce genre de choses sur une de mes cibles mais je me disais que c'était à cause de son importance, qu'une fois tuée, je l'oublierais comme les autres.

 

Plus tard, j'apprendrais que je me trompais lourdement.

 

Toujours était-il que je savais quoi faire, j'avais tout prévu pour l'approcher en toute discretion.

 

Bien entendu, son père demandait à quelqu'un de la surveiller lorsqu'elle sortait dans New York mais cela ne poserait pas de problèmes.

 

Je l'avais suivi une bonne dizaine de fois en toute discretion, je vouslais m'assurer le succès de cette mission et pour cela, il me fallait tout planifier à l'avance pour ne pas foirer mon coup.

 

J'avais fait une liste de ce qu'elle avait l'habitude de faire :

 

 

  1. Elle aimait aller au cinema avec ses amies.
  2. Elle sortait en moyenne un jour sur trois.
  3. Elle faisait un footing au Central Park touts les vendredis de 10 heures à midi.
  4. Elle mangeait souvent dans un restaurant nommé " L'avenue " le midi.

 

J'avais mis toutes les chances de mon côté et j'avais pensé à touts les scénarios possibles.

 

Tous sauf un.

 

J'avais mis des habits de moldus normaux, un jean et un sweat à capuche au-dessus d'un T-Shirt vert.

 

Un soleil radieux brillait au-dessus de Central Park, chauffant les baladeurs qui marchaient tranquillement.

 

Lily Potter faisait son footing habituel du vendredi et moi je me contentais de l'observer de loin.

 

Mon plan était très simple : la bousculer et discrètement lui lancer un Avada Kedavra puis immédiatement transplaner sans demander mon reste.

 

Rien de bien compliqué, peut-être même trop simple me direz-vous mais c'est ainsi que ça marche. Arriver rapidement, tuer rapidement, disparaître avant même que le corps ne touche le sol.

 

Je me levais du banc vert qui donnait une vue sur le lac et avançait lentement vers le point de rencontre.

 

Ma baguette était cachée dans ma manche, et j'étais prêt à transplaner immédiatement après le meurtre.

 

Lily Potter s'avançait de plus en plus du point de rencontre.

 

Elle arriva a deux mètres et je m'avançais pour la percuter.

 

Ma première erreure eut lieu.

 

Ma baguette me glissa des mains et tomba aux pieds de ma cible.

 

Nous regardâmes tous les deux le bout de bois et nos regards se croisèrent.

 

En instant, elle sortit sa baguette et la pointa sur mon cou.

 

-Donnez-moi une bonne raison de ne pas le faire, me dit-elle.

 

Autour de nous, tout le monde s'était arrêté et nous observait, sentant que quelque-chose se produisait.

 

-Eh bien, si tu le fais, tu risques sûrement d'attaquer un innocent sorcier qui ne faisait que passait par là, improvisais-je.

 

Elle sembla réfléchire pendant quelques instants et je profitais de l'occasion.

 

Je fis voler sa baguette du coup sec au poignet et mon genoux atteignit son ventre en une fraction de secondes.

 

Elle se plia en deux sous le choc et tenta de reprendre sa respiration.

 

Je fis alors ma deuxième erreure.

 

Dans ma précipitation et ma confiance en mon plan de base, j'avais complêtement oublié le membre de l'Ordre du Phénix qui veillait sur Lily Potter.

 

-Petrificus Totalus ! cria une personne derrière moi.

 

Dans un réflexe dû à mes années d'entraînements, je me jetais sur la gauche et atterrit dans une roulade.

 

Je me relevais et jetais un coup d'oeil à ma cible.

 

Lily Potter s'était elle aussi redressée et semblait fouiller sa poche. Une lueure de soulagement brilla dans ses yeux et elle sortit un objet ressemblant à un porte-clé de sa poche arrière.

 

L'objet commença à s'allumer d'une lueure bleuté et je compris qu'est-ce que c'était.

 

Un Portoloin de poche.

 

Le pire ennemie des traqueurs.

 

Les Portoloins de poche étaient apparus presque en même temps que les Traqueurs et étaient sans contexter leur pires ennemis. Nombre de Traqueurs avaient ratés leur cible car cette dernière possédait un Portoloin de poche et disparaissait dans un lieu aléatoire dans un rayon de mille kilomètres.

 

Je réagis en un instant et m'élançait vers ma cible.

 

Ma main agrippa le poignet de Lily Potter et nous disparurent tous les deux des yeux des personnes présentent dans Central Park.

 

Je n'ai jamais aimé les Portoloins et la sensation qu'ils donnaient, c'est pourquoi je perdis tous mes moyens.

 

Ma cible, elle, resta en possession de se moyens et en profita pour me donner un coup de pied dans les côtes.

 

Le sol apparue soudain et ma tête fit la connaissance d'un rocher.

 

Après ça, du noir

End Notes:

Un review ?

Oh, allez quoi, juste un p'tit review.

Chapitre 4 by Ouranos361
Author's Notes:

Un nouveau chapitre après un abandon total de la fic ? Incroyable !

Merci milles fois à LucePoire et cama_zotz pour leurs rewievs qui m'ont données envie de continuer !

J'ai retrouvé ce chapitre déjà fini en même temps que le début de l'histoire donc je le poste immédiatement en espérant qu'il vous plaira ! :)

J'ouvris difficilement les yeux et tentai de bouger mais quelque-chose retenait mes membres.


J'étais ligoté par ce qui semblait être du lierre.


Je tentai de briser me liens, sans succès.


-Le lierre est trop résistant pour être brisé à mains nues, dit une voix devant moi.


Je relevai les yeux et croisait les yeux verts émeraudes de Lily Potter.


La fille de l'ennemi public N°1 ne me semblait pas si futée que ça, il me suffisait de transplaner et je serais libéré de ces plantes en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Quidditch.


-Et si tu y penses, transplaner est impossible dans cette forêt. J’ai déjà essayé.


J'eus un grognement à cette information.


-Où est-on ? demandais-je en regardant autour de moi.


-Je ne sais pas, répondit ma cible en haussant les épaules. Mais en quoi cette information pourrait-elle te servire ?


Je hochais des épaules à mon tour.


Aucun de nous deux ne parla pendant quelques instants puis Lily Potter prit la parole.


-Tu es un Traqueur, c'est ça ? me demanda-t-elle.


-En quoi ça te regarde ? répondis-je.


-Pourtant je croyais que seuls deux Traqueurs sévissaient aux États-Unis, continua-t-elle tout-de-même.


-Ah bon ? Lesquels ? demandais-je soudainement intéressé par les connaissance de la jeune rousse sur les Traqueurs.


-Eh bien, j'avais entendu parler de Maximus Le Fou et de Scar Le Traqueur, répondit-elle.


Elle me jugea du  regard puis reprit.


-Mais tu ne ressembles pas à un fou ou à un psychopathe.


Je me sentit légèrement blessé mais n'en fit rien paraître.


-Maximus est sûrement fou, mais je n'ai rien d'un psychopathe, fis-je remarquer.


Je sentis son intérêt pour moi augmenter.


-Tu es Scar Le Traqueur ? me demanda-t-elle d'un ton curieux.


J'acquiesçais d'un mouvement de tête.


-Je t'aurai cru plus... vieux, dit-elle finalement. Tu sembles à peine sorti de Poudlard pourtant.


-Je suis plus vieux que toi de deux ans, fis-je remarquer d'un ton énervé.


Lily Potter ne répondit pas et se contenta de m’observer d'un air curieux.


Au bout de quelques minutes sans que personne ne parle, elle se leva finalement et commença à s'éloigner.


-Où est-ce que tu vas ? lui demandais-je.


-Chercher de quoi faire du feu, répondit-elle. Tu es resté évanoui pas mal de temps et la nuit ne va pas tarder à arriver.


-Tu auras peut-être besoin d'aide pour trouver du bon bois, fis-je remarquer. Une citadine comme toi n'a sûrement jamais appris à allumer un feu.


-Bien tenté, dit-elle en s'éloignant. Mais je ne suis pas stupide à ce point.


Lily Potter disparue durant une bonne heure mais revint les bras chargés de bois et les poches pleines de champignons.


-Cette forêt est une véritable culture à champignons, dit-elle en laissant tomber son fardeau au sol.


Je ne répondis pas et la regardais allumer un feu de bois.


La flamme grandit rapidement et elle commença à faire cuire les champignons.


Malheureusement, aucun de ses champignons n'étaient vénéneux, elle semblait plutôt bien renseignée en matière de survie dans les bois.


-Moi et mon oncle faisions souvent des excursions en forêt, il m'a appris beaucoup, dit Lily Potter en voyant que je l'observais.


-Ronald Bilius Weasley ? demandais-je.


-Ou l'ennemi public N°3, comme vous dites chez vous, répondit-elle en me foudroyant du regard.


-C'est mon père qui m'a appris son nom, dis-je. Il connaissait tes parents, ton oncle et ta tante.


-Comment s'appelle-t-il ? me demande-t-elle.


-Drago Malefoy.


-Oui, mon père m'en a parlé, répondit Lily Potter avant de manger un champignon.


-Ils étaient ensembles à Poudlard, fis-je remarquer.


La rousse hocha la tête et continua à manger.


Mon ventre grogna de faim mais je n'y fis pas attention. On m'avait appris à oublier les pertes de temps comme la faim, la soif ou la fatigue lors de mon apprentissage.


-Tu en veux ? me demanda Lily Potter en me montrant des champignons.


Je hochais négativement la tête.


-De toute façon, je ne sais pas si je t'en aurais donnés, dit-elle.


-De toute façon, je ne sais pas si j'en aurais pris, répliquais-je.


-Je ne sais même pas pourquoi je te parles encore alors que tu as tenté de m'assassiner il y a quelques heures de ça.


-C'est mon boulot, répondis-je.


-Sympathique comme boulot, dis-moi ! Et qui aurait été ta prochaine victime après moi ?


-Tu étais sensée être la dernière pour que je puisse enfin quitter les Traqueurs, dis-je.


Lily Potter eut un rire moqueur.


-Comme si tu te contentais de moi. Tout le monde sait que les Traqueurs aiment tuer.


-Tuer n'a rien de réjouissant, répondis-je d'un ton énervé. Certains traqueurs, comme Maximus, aiment tuer, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.


-Alors pourquoi est-ce que tu es Traqueurs ? me demanda-t-elle en me lançant un regard méchant.


-Comme si j'avais eu le choix ! crachais-je. J'aimerais t'y voir, toi et tes beaux discours.


-Bien sûr que tu as eu le choix ! répliqua-t-elle. Nous avons tous le choix !


-Mourir ou tuer, quel beau choix ! Qu'est-ce que tu aurais choisi à ma place ?


-J'aurais préféré mourir !


-Et alors ? Même si tu avais choisie de mourir, quelqu'un aurait pris ta place et aurait tué à ta place.


Lily Potter ne répondit rien mais je sentais qu'elle cherchait une réplique cinglante.


-Alors pourquoi ne pas changer de camp ? demanda-t-elle. Il n'est jamais trop tard.


-Quiconque retourne sa veste est puni, lui et sa famille, répondis-je. Mon père est la seule personne qui ait jamais vraiment compté sur moi, je n'ai aucune envie d'être la cause de son décès.


Lily Potter ouvrit la bouche pour répliquer mais la referma détourna son regard vers le feu.


Aucun de nous deux ne parla durant une bonne vingtaine de minutes.


-Je comprends, dit finalement la rousse. Mon père compte beaucoup pour moi aussi. Mais je suis tout-de-même convaincue qu'il existe une autre voie que la tienne.


Je haussais les épaules.


Un nouveau silence prit place.


-Mon père m'a souvent parlé de Poudlard, dit Lily Potter. Est-ce que tu y es allé ?


Je hochais la tête.


-Comment c'était ?


J'ouvris la bouche mais ne su quoi dire.


-Bien, mentis-je.


Une lueure s'illumina dans les yeux de la rousse.


-Tu étais dans quelle maison ? me demanda-t-elle.


-Serpentard.


-Est-ce que tu pourrais m'en parler ? me demanda-t-elle.


-Eh bien... dis-je, mal-à-l'aise. Je ne sais pas quoi te dire.


-Décris-moi, dit-elle.


Les souvenirs de mes sept années à Poudlard me revinrent en mémoire. J'allais les raconter mais soudain, la voix de mon père retentit dans ma tête. Lorsqu'il me parlait du Poudlard de son enfance et je sus que c'était ce qu'il fallait que je raconte.


Pendant une heure-et-demie, je lui racontais Poudlard comme me l'avait raconté mon père lorsque j'étais enfant.


Elle buvait chacune de mes paroles avec la même joie que moi, des années auparavant, avec la joie d'une personne qui n'a jamais visité Poudlard mais qui en a beaucoup entendu parler.


Je lui parlais des fantômes, des tableaux, de la joie que je n'y avais pas connue. Je mentais et tout ça pour ne pas la décevoir. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je crois que je ne voulais gâcher sa vision de l'école de sorcellerie comme on m'avait gâché la mienne.


Et lorsque que je finis de tout lui raconter, je sus que j'avais fait le bon choix.


Une lueure heureuse luisait dans ses yeux verts émeraudes et elle m'observait sans parler.


-J'aurais besoin de faire mes besoins, dis-je en coupant ses pensées.


Elle se leva et s'approcha de moi.


-Bon, je te libère parce que j'ai confiance en toi, dit-elle en sortant un couteau.


Elle coupa mes liens.


En quelques secondes, j'attrapais un des couteaux accroché à mon mollet et plaquait la rousse au sol avant de lui glisser le couteau sous la gorge.


Aucun de nous ne parla.


Son regard émeraude m'observait avec insistance et je décidais d'en finir une bonne fois pour toute.


Alors pourquoi est-ce que ma main ne répondait pas ?


Mon cerveau me criait de faire glisser la lame sur sa gorge et pourtant je ne le faisait pas.


Une petite voix retentit au fond de moi et ma main trembla.


-Allez, vas-y, fais-le, me murmurais-je pour moi-même. Ce ne sera pas la première fois que tu fais ça, qu'est-ce que tu attends ?


Lily Potter leva sa main et me prit le couteau lentement, ses yeux verts me transpercent et je me sentis très mal.


Je me levai brusquement et m’éloignais de la rousse en titubant.


Je n'avais jamais hésité avant et aujourd'hui, je n'y arrivait pas. Mais ce n'était pas ce qui me dérangeait le plus, le pire était que je ne voulais pas le faire !


Je ne pouvais pas et ne voulais pas le faire.


Je me laissais tomber fiévreusement sur les genoux en regardant mes mains.


J'étais un Traqueur ! L'un des meilleurs ! Et pourtant je n'avais pas assassiné ma cible, retenu par mes émotions.


Une main compatissante se posa sur mon épaule et Lily Potter s'assit à-côté de moi.


Je baissais les yeux pour éviter de croiser son regard émeraude mais je le sentis tout-de-même se poser sur moi.


-Pourquoi est-ce que je n'ai pas pu le faire ? lui demandais-je.


-Parceque tu n'es pas fait pour ça, répondit-elle.


Je me tournais vers elle et aucun de nous ne parla pendant ce qui me parut une éternité.


Sa main se posa sur ma joue et elle m'embrassa doucement.


J'avais déjà embrassé des filles, mais aucune ne m'avait jamais fait autant d'effet que la rousse qui collait ses lèvres contre les miennes.


Tout autour de moi disparu, toutes mes pensées s'en allèrent, toutes sauf une :


Lily Luna Potter, ma cible, m'embrassait.


La rousse cessa son baiser et m'observa.


-Je n'aurais peut-être pas dû, dit-elle en voyant que je ne disais rien.


Elle retira sa main mais je la lui retint doucement avant de l'embrasser à mon tour.

End Notes:

Bon, ce n'était absolument pas un secret, cette fic est un Scorpius/Lily ^^

J'espère que ça vous a plu et n'hésitez surtout pas à me laisser une review pour... ce que vous voulez !

Au prochain chapitre, si ça vous plaît toujours, qui sortira sûrement mardi prochain.

 

Chapitre 5 by Ouranos361
Author's Notes:

Nouveau chapitre, comme promis, j'espère que ça vous plaira !

Encore un grand merci à LucePoire pour ses review qui m'ont fait recommencer cette fic !

Toute ma vie j'avais menti à mes instructeurs comme un arracheur de dents mais cette fois était différente.

Mon mensonge pouvais me valoir la mort et celle de ma famille, pourtant je sentais que je mentais pour une bonne cause : la mienne et celle de Lily.

-...Et comme elle avait un autre portoloin de poche, elle est immédiatement repartie en me laissant dans la forêt.

-Et pourquoi n'avez-vous pas immédiatement transplané pour nous prévenir ? me demanda l'instructeur.

-La forêt était protégée par des barrières anti-transplanage, expliquais-je.

L'instructeur soupira bruyamment et s'affala dans son fauteuil.

-La mission est un échec, votre premier échec, mais le Seigneur des Ténèbres est très fier de vous.

Je haussais un sourcil.

-Vous n'avez peut-être pas éliminé Lily Luna Potter, mais vous avez envoyé un avertissement à l'ennemi public N°1. Il n'est plus en sécurité à New York et sa famille non-plus, exactement ce que souhaitait le Seigneur des Ténèbres.

L'instructeur s'arrêta de parler et m'observa quelques instants.

-Vous avez une entrevue avec le Seigneur des Ténèbres dans une demie-heure, j'espère que vous vous rendez conte de l'honneur qui vous incombe, le Seigneur des Ténèbres n'accepte presque jamais d'entrevues et il en commande encore moins.

Je hochais la tête affirmativement.

Le Seigneur des Ténèbres devait être très content de ma mission pour m'appeler lors d'une entrevue.

Je jetais un coup d'oeil au tableau au-dessus de l'instructeur, le jeune homme au teint pâle me regardait, le dos droit et me fit un léger hochement de tête.



Je transplanais devant un somptueux manoir, sûrement de la renaissance, entouré d'un jardin magnifiquement décoré. Les arbustes étaient taillés en forme de Serpents ou d'êtres humains qui semblaient presques tous écraser un moldu de leurs pieds.

Un homme encagoulé sorti du manoir et s'avança vers moi à grands pas.

-Le Seigneur des Ténèbres vous attends dans ses appartements, dit-il en s'arrêtant à quelques pas de moi. Suivez-moi.

L'homme tourna les talons et retourna vers le manoir.

Je le suivis à l'intérieur du manoir et découvris un lieu sombre dont les murs étaient couverts de tapisseries de l'emblème de Serpentard.

L'homme me guida à travers de nombreux couloirs, tous décorés de la même manière, et s'arrêta devant une grande porte.

La porte s'ouvrit et il me fit signe d'entrer.

J'avançais dans la pièce et il referma la porte derrière moi, me laissant seul dans ce qui semblait être un bureau.

Un bureau faisait face à l'entrée mais personne n'occupait la chaise derrière lui.

A sa droite, je remarquais une bibliothèque et un tableau ressemblant beaucoup à celui situé au-dessus de l'instructeur.

Je regardais à gauche et découvris une grande carte posée sur le mur.

Devant elle se tenait une forme sombre.

La personne était grande de taille malgré le fait que son dos semblait légèrement courbé.

Son crâne était chauve et d'un pâle presque blanc.

La silhouette se tourna vers moi et je vis son visage grâce à un rayon de soleil qui filtrait par les rideaux.

N'importe qui aurait poussé un cri devant cette vision, mais je tentais de me contrôler et de conserver un masque d'impassibilité.

Le Seigneur des Ténèbres, du moins si c'était lui, ne possédait pas de nez, deux fentes lui servaient de narines, à la manière d'un serpent. Son visage était ridé et ses joues étaient creuses comme s'il n'avait pas mangé depuis des mois.

-Bonjour, Scorpius, me dit l'homme en avançant lentement vers moi.

Je remarquais que ses pas étaient tremblants et je craignais de le voir s'effondrer au moindre coup de vent.

Le Seigneur des Ténèbres s'arrêta à moins d'un pas de moi et m'observa quelques instants. Ses yeux croisèrent les miens et je ressentis beaucoup de choses.

La personne devant moi sentait la mort à en attirer un sombral, la magie était présente mais je sentis autre chose.

Sa puissance était incontestable, ou plutôt avait été, la magie coulait dans ses veines mais son sang était pourri, usé.

Le Seigneur des Ténèbres avait sûrement été l'un des hommes les plus puissants dans sa jeunesse, mais la personne devant moi était malade, mourante, et surtout, abandonnée de ses pouvoir magiques.

-Tu es la première personne à ne pas t'être agenouillée devant moi immédiatement après m'avoir vu, me dit-il. Je n'arrive pas à savoir si c'est dû à ton courage ou à ta stupidité.

Je ne répondis pas, ne sachant quoi dire.

-Pour tout te dire, j'aurais été déçu de voir l'un des meilleurs Traqueurs agir comme n'importe lequel de mes laquais.

-Je ne suis pas l'un des meilleurs, fis-je remarquer sans bouger d'un poil. Je suis le meilleur de vos Traqueurs.

Le Seigneur des Ténèbres eut un rictus et s'éloigna de moi en toussotant.

-Tu me fais penser à moi jeune, me dit-il en montrant le tableau que j'avais vu à droite de son bureau. Tu es ambitieux, tu n'as pas froid aux yeux et tu es intelligent.

Je l'observais sans parler mais j'espérais bien être différent de lui.

-Mais bon, je ne t'ais pas fait venir pour te parler de moi, dit-il finalement en détournant son regard du tableau. J'ai une mission à la hauteur d'un jeune homme de ta trempe à te donner.

Il s'arrêta de parler, attendant que je lui réponde, mais je ne dis rien.

-Le fils aîné de l'ennemi public N°1, James Sirius Potter viens d'avoir une fille, son nom importe peu, elle est née voilà dix-sept jours et il est temps de faire quelque-chose.

-Tuer un bébé n'est pas dans mes habitudes, dis-je après quelques minutes de réflexions. Mais si c'est vraiment nécessaire, je ferais ce qui...

-Non, non, me coupa le Seigneur des Ténèbres. Je ne compte pas le tuer, je veux que tu l'enlèves. Quel plus gros coup porter à Potter que de ne s'attaquer à son premier petit-enfant ? Avec l'attentat, bien que raté, qu'a subi sa fille, il saura que l'on s'en prend à lui en s'attaquant à sa famille et il va tenter quelque-chose et sortir de son trou.

-Je vois où vous voulez en venir, dis-je.

-Bien sûr, tu es quelqu'un d'intelligent, me dit-il. Maintenant, reste à voir si tu vas mener ta mission à bien.

-Je ferais de mon mieux.

-Je pourrais trouver un grand nombre de Traqueurs qui feraient de leur mieux, me dit-il en s'asseyant derrière son bureau. J'en veux un en qui avoir confiance.

Je hochais la tête et il me fit signe de le laisser seul.

-Le dossier est déjà dans ta chambre, tu peux partir immédiatement, ajouta-t-il avant que je ne sorte de la pièce.

Je passais la porte et la refermait derrière moi.

Il fallait que je vois quelqu'un.

End Notes:

Alors, qu'en avez-vous pensé ?

Mettez un review si ça vous a plu ! ^^

Chapitre 6 by Ouranos361
Author's Notes:

Ne me lapidez pas ! S'il-vous-plaît ! Non ! Noooon !

Bon, ça fait longtemps que je n'ai rien posté sur cette fic, j'en ai conscience.

Mon excuse ? Heu... Hm...

c:

J'espère que vous aimerez !

La pièce n'était éclairée que par les rayons de la pleine lune qui filtraient par les rideaux à demi fermés.

J'étais allongé sur le dos, les mains derrière la tête et j'observais le plafond, perdu dans mes pensées.

Un vent frais entrant par la fenêtre ouverte me caressait le torse, à moitié recouvert par un drap.

Une porte s'ouvrit, inondant la pièce de lumière mais tout s'éteignit au son de l'interrupteur que l'on désactive.

-Je t'ai réveillé ? me demanda Lily en s'allongeant près de moi.

-Non, répondis-je sans quitter le plafond des yeux. Je me suis réveillé bien avant que tu n'ailles aux toilettes.

-Tu n'arrives pas à dormir ?

-Non.

Lily posa sa main sur mon torse.

-Qu'est-ce qui te tracasse ? me demanda-t-elle.

-Rien, mentis-je sans détourner mon regard du plafond.

-Scorpius, ça fait bientôt deux mois que tu es aux États-Unis et que tu ne veux pas me dire pourquoi, me dit-elle. Regardes-moi dans les yeux et dis-moi ce qui ne va pas.

Je détournais mon regard du plafond pour le plonger dans ses yeux verts émeraudes.

-Ton frère viens d'avoir une fille, lui dis-je.

-Je sais bien, bêta ! plaisanta-t-elle. C'est mon frère tout-de-même.

-Le Seigneur des Ténèbres m'a demandé de l'enlever, expliquais-je simplement.

Lily m'observa quelques instants.

-Et tu as attendu notre septième nuit ensembles pour me le dire ? s'exclama-t-elle. Je sais que tu ne veux pas parler de ton « métier » quand on est ensemble, mais là c'est tout-de-même important !

Je quittais son regard vert émeraude pour recommencer à observer le plafond.

-Et qu'est-ce que tu vas faire ? me demanda-t-elle.

-J'en sais rien.

Lily soupira et je sentis sa tête se poser sur mon torse.

Après quelques secondes, je la regardais et posais ma main sur son épaule.

-Je t'aime, chuchotai-je.

Lily eut un petit rire et me regarda.

-Moi aussi, répondit-elle.



-Comment ça, Potter à disparu ? s'exclama l'instructeur d'une voix énervée.

-C'est la vérité, répondis-je. Sa maison est vide et nos espions ne savent pas où il est passé.

L'instructeur se frotta les yeux du bout des doigts avant de soupirer bruyamment.

-C'est un échec cuisant, Traqueur, dit-il d'une voix énervée. J'espère que vous vous en rendez compte.

-Je ne suis pas d'accord, répondis-je.

-Quoi ?

-J'ai dit : je ne suis pas d'accord.

-Et pourquoi ça ? me demanda-t-il avec un air énervé.

-Ma mission était de faire comprendre à l'ennemi public N°1 que sa famille n'était plus en sécurité, expliquai-je. Je ne sais pas comment le fils Potter à appris que je cherchais à m'en prendre à sa fille, mais il a compris qu'il n'était plus en sécurité, même chez lui et je suis sûr que son père doit se dire exactement la même chose.

L'instructeur ouvrit la bouche pour parler, furieux que je l'ai contredis mais quelqu'un d'autres parla à sa place.

-Le Seigneur des Ténèbres est d'accord avec le Traqueur Malefoy, dit le tableau derrière l'instructeur.

L'homme regarda le tableau et referma la bouche.

-Bien, le Seigneur des Ténèbres trouve que vous avez fait du bon boulot, dit-il finalement. Cette mission est considérée comme une réussite, bien joué Malefoy.

Je le remercie d'un sourire et me levais.

Je sortais de la pièce en souriant, il allait falloir que je remercie Lily d'avoir prévenue son frère qu'un Traqueur cherchait à s'en prendre à sa fille.

J'entrais dans le réfectoire et pris un plateau avant de m'installer à une table.

-Tiens, Scar le Traqueur, me salua Edma Goyle. Comment vas l'Amérique ?

Je haussais les épaules et pris une cuillère de soupe.

-Je viens de recevoir ma première mission aux États-Unis, continua-t-elle en se redressant d'un air fier.

-Félicitations, lui dis-je d'un ton monotone.

-Tu ne devineras jamais qui est ma première cible, dit Edma.

Je haussais les épaules.

-La fille de l'ennemi public N°1 en personne !

Ma cuillère de soupe se coinça dans ma gorge.

-Tu commences gros pour ta première mission en Amérique, fis-je remarquer.

-Je sais, répondit-elle en souriant. Ils voulaient quelqu'un qui n'avait jamais été aux Etats-Unis pour ne pas risquer qu'on me reconnaisse.

Je lui fis un sourire forcé et me levais.

-Eh bien, je te souhaites bonne chance, lui dis-je en ramassant mon plateau avant de m'éloigner.

-Tu vas où ? me demanda Edma.

-Je vais voir s'il n'y a pas une mission pour moi, mentis-je.

Chapitre 7 by Ouranos361
Author's Notes:

Eh oui, enfin un nouveau chapitre !

Désoléé pour le temps que j'ai mis à le poster, mais j'étais en grand besoin d'un bêta, et je remercie de tout mon coeur Iphigenie Nasty pour sa correction ^^

Bon, le chapitre est très court, j'en ai conscience, mais le prochain sera plus long, ne vous inquiêtez pas.

Allez, j'arrête de vous embêter, bonne lecture ! :)

-Pourquoi tu souris bêtement ? me demanda Lily.

-Pour rien, pour rien, répondis-je avant de l'embrasser.

Lily se laissa faire quelques instants puis me repoussa gentiment.

-Je te connais depuis trois ans, Scorpius, dit-elle en se redressant dans le lit et en prenant appui sur son bras. Je sens quand tu es de bonne humeure, et ce soir, tu l'es particulièrement.

-Et comment sais-tu que je suis de bonne humeure ? demandais-je, curieux.

-Eh bien, tout d'abord, tu n'as sûrement jamais autant souri de toute ta vie, me dit Lily en levant un doigt. Ensuite, tu ne m'as jamais fait autant de compliments que ce soir, elle leva un deuxième doigt. Et enfin, tu ne m'as jamais embrassée aussi passionnément que cette nuit.

J'eus un petit rire.

-Tu me connais trop bien, fis-je remarquer.

-Ne change pas de conversation, me dit-elle en me menaçant du doigt mais sans cesser de sourire. Alors, qu'est-ce qui me vaut cette bonne humeur ?

-J'ai été promu, répondis-je. Je ne suis plus Traqueur, officiellement.

Lily me regarda en souriant.

-Ça, c'est une bonne nouvelle, fit-elle remarquer.

-Maintenant, je suis instructeur, dis-je.

Le sourire de Lily disparut légèrement.

-Je ne sais pas si c'est mieux, finalement, me dit-elle.

-Je savais que tu dirais ça, lui dis-je en détournant le regard.

Lily eut un petit rire.

-Ce qui compte, c'est que tu te sentes mieux, rassura-t-elle.

Je la regardais dans les yeux.

-Tu sais quoi ?

-Quoi ?

-Je crois que je t'aime.

Lily rigola et m'embrassa.


J'entrai dans le bâtiment et me dirigeai vers le guichet où une femme lisait un livre.

-Bonjour, dis-je à la gérante.

-Elle est déjà montée, me dit la femme sans même lever les yeux de son bouquin. Et non, personne n'est venu me poser de questions.

Je la remerçiai et montai les escaliers lentement.

Cela faisait des années que moi et Lily nous voyions dans cet hôtel en toute discrétion, la gérante avait pris l'habitude de nous voir une fois par semaine.

Je toquai au numéro 23 et entrai dans la chambre.

Lily était allongée sur le lit, son magnifique sourire collé sur le visage.

-Scorpius, j'ai une très bonne nouvelle, me dit-elle pendant que je m'asseyais sur le lit.

-Lily, écoute-moi, s'il-te-plaît, la coupai-je. Et reste calme.

Son sourire disparut en entendant la gravité de ma voix et elle s'assit près de moi.

-Qu'est-ce qu'il y a ? me demanda-t-elle d'un air soucieux.

Je soupirai longuement puis pris la parole.

-Ta marraine, Luna Lovegood, elle a été tuée par un Traqueur avant-hier, dis-je lentement.

Lily se redressa d'un coup.

-C'est une blague ? me demanda-t-elle brusquement.

-Non, Lily, je suis plus que sérieux, répondis-je en baissant les yeux.

Lily ne dit rien durant plusieurs secondes et je relevai ma tête pour la regarder.

Des larmes perlaient sur ses joues roses et ses yeux verts me regardaient fixement.

-Lily, je suis déso...

-Est-ce que tu savais qu'elle était une cible ? me demanda-t-elle en me coupant la parole.

-Oui, répondis-je en baissant les yeux.

-Et tu ne m'as rien dit ? s'exclama-t-elle.

-J'étais surveillé, tentai-je d'expliquer. Depuis que je suis Instructeur, il est de plus en plus difficile pour moi de sortir d'Angleterre pour te voir, tu le sais. Je ne pouvais pas prendre le risque qu'on découvre pour nous. Et puis la mission avait été confiée à un novice, je ne pensais pas qu'il la mènerait à bien.

Lily m'écouta sans me couper la parole puis m'observa sans rien dire pendant quelques secondes.

-Tu ne pouvais pas prendre le risque ? s'exclama-t-elle. Tu ne peux jamais prendre le risque, de toute façon ! Tu ne peux pas prendre le risque de quitter l'Angleterre pour ne pas te faire poursuivre pas les Traqueurs ! Tu ne peux pas prendre le risque d'aider l'Ordre du Phénix de peur qu'on ne le découvre ! Tu ne prends jamais aucun risque !

-Je ne fais pas ça pour moi, fis-je remarquer. Si je reste, c'est pour mon père.

-Ton père, tu reportes toujours la faute sur ton père ! Tu n'as pas à t'occuper de lui, il est assez grand pour prendre soin de lui tout seul à ce qu'il me semble.

-Lily, s'il-te-plaît...

-Tu veux que je me taise ? me coupa-t-elle. Eh bien non, je ne vais pas me taire ! J'en ai assez que tu ne prennes pas tes responsabilités et que tu continues de les fuir toute ta vie. Tu pensais sérieusement que l'on pourrait vivre ensemble comme ça ? En se voyant dans un hôtel une fois par semaine ?

-Lily, je t'aime, c'est ce qui compte, non ?

-Je sais que tu m'aimes, mais il serait temps que tu me le prouves parce que quelquefois, j'ai l'impression que ton métier passe avant moi.

Je baissai les yeux sans répondre.

-Je pars, dit-elle soudain en tournant les talons.

Je ne répondis pas et continuai à fixer le sol.

-Viens me voir lorsque tu te seras décidé, dit-elle avant de sortir en claquant la porte.

Je me laissai tomber sur le lit et observai le plafond.

Décidément, cette journée ne se passait pas bien, et comble du comble, Lily ne m'avait même pas annoncée sa bonne nouvelle.

Chapitre 8 by Ouranos361
Author's Notes:

Encore un grand merci à Iphigenie Nasty pour sa correction :)

Je me tenais assis devant un bureau en bois d'ébène.

En face de moi, le Seigneur des Ténèbres semblait plus vieux et faible que jamais et me regardait fixement.

-Scorpius, sais-tu pourquoi je t'ai convoqué aujourd'hui ? me demanda-t-elle d'une voix tremblotante.

-Oui, répondis-je.

-Trolley, Nott, Goyle, Darius, tous nos Traqueurs tombent les un après les autres depuis plus de quatre mois. Cette situation ne peut plus durer, quelqu'un informe nos ennemis, et cette personne se trouve au milieu même de notre gouvernement.

Je hochai la tête.

-Saurais-tu qui pourrait nous trahir ? me demanda-t-il.

-Eh bien, Drantan me semble plutôt étrange ces temps-ci, mentis-je. Mais je ne le vois pas nous trahir.

Bien entendu, Drantan n'étais pas l'informateur, c'était moi. Depuis que Lily était sorti de la chambre d'hôtel, je n'avais cessé de lui envoyer des hiboux pour tenter de me faire pardonner en lui donnant des renseignements. Malgré tout, Lily m'était restée muette.

-Je mettrais quelqu'un sur la piste de Drantan, alors, me dit le Seigneur des Ténèbres en écrivant quelque chose d'une main tremblante sur un parchemin.

-Vous faut-il autre chose ? demandais-je.

-Oui, répondit-il en posant sa plume.

Je me redressai sur ma chaise.

-La fille de l'ennemi public N°1, Lily Luna Potter est en ce moment à l'hôpital, commença-t-il.

-Elle est blessée ? demandais-je en me raidissant légèrement, mais en feignant l'indifférence.

-Non, répondit le Seigneur des Ténèbres. Elle vient d'accoucher il y a environ trois heures.

Je sentis une boule se former dans mon ventre.

-Qui est le père ? demandais-je.

-Je ne le sais pas et n'en ai pas grand chose à faire, me répondit-il. Ce qui m'importe, est ce bébé. Je veux que tu ailles immédiatement après notre entrevue à l'Hôpital Central de New York et que tu enlèves cet enfant.

-Pourquoi moi ? demandai-je, étonné. Je ne suis plus un Traqueur.

-Je ne veux que personne d'autre que toi et moi soyons au courant de cette mission, m'expliqua le Seigneur des Ténèbres. Si tu vas vite, personne ne sera au courant et la fille Potter ne pourra pas cacher son enfant à temps.

Je hochai la tête et me levai.

Je me dirigeai vers la porte et l'ouvrit.

-Je veux cet enfant, Scorpius, me dit-il. Ne me déçois pas.

-Oui, maître, répondis-je avant de sortir et de fermer la porte derrière moi.

Je marchai à grands pas à travers les couloirs du manoir en tentant d'assimiler les informations qui venaient de m'être révélées.

Lily venait d'accoucher de son enfant, peut-être de notre enfant, et elle ne m'avait pas prévenu.

Après réflexion, elle devait sûrement le savoir depuis plusieurs mois et ne me l'avais tout de même pas dit.

Je sortis et arrivai dans le jardin.

-Votre entrevue s'est bien passée ? me demanda un des serviteurs du Seigneur des Ténèbres en me voyant arriver vers le lieu de transplanage.

Je le bousculai sans lui répondre et transplanai.

 

-Bonjour et bienvenu dans la section sorcière de l'Hôpital Central de New York, que puis-je faire pour vous ? me demanda une infirmière en me voyant apparaître.

-Indiquez-moi la maternité, s'il-vous-plaît, lui demandais-je.

-Eh bien, il vous suffit d'aller au bout du couloir trois, de prendre à gauche puis de tourner au couloir dix-sept et vous y serez.

Je me mis en marche sans la remercier et avançai à grands pas à travers les couloirs de l'hôpital.

Une colère grandissait petit à petit en moi, Lily ne m'avait pas prévenue de la naissance de mon propre enfant et il fallait que celui qui me l'apprenne soit le Seigneur des Ténèbres.

J'arrivai à la maternité en quelques minutes et demandai la chambre de Lily à une infirmière.

-Mrs Potter se trouve dans la chambre vingt-trois, m'apprit-elle. Mais j’ai peur que vous ne deviez attendre avant de la voir.

Je la remerçiai et cherchai la chambre vingt-trois.

Arrivé devant la porte orange possédant le numéro que je cherchais, ma main se posa sur la poignée pour l'ouvrir mais ne le fit pas immédiatement.

Qu'allais-je faire une fois dans la chambre ? Et si des gens y étaient déjà présents pour visiter Lily ?

Je chassais rapidement ces questions de ma tête, qu'importait ce qu'il se passerait, il fallait que je vois Lily.

Je tournais la poignée et ouvris la porte.

J'entrai dans la pièce et refermai la porte derrière moi en parcourant la chambre des yeux.

Elle n'était pas décorée et seul un lit, deux chaises et une armoire la meublaient.

Une porte fermée était située de l'autre côté de la chambre par laquelle filtrait le bruit d'une douche.

Le lit était vide et je m'assis sur une chaise près du lit. Il fallait que je parle à Lily, quitte à ce que j'attende une heure qu'elle sorte de sa douche.

Je soupirais en me frottant les yeux quand un bruit me figea.

Je me levai d'un bond, comme si ma chaise me brûlait et re-parcourai la pièce des yeux.

Un autre bruit, presque semblable se fit entendre de l'autre côté du lit et je tournai mon regard dans cette direction.

Un petit berceau était collé au lit, un berceau bleu, la couleure préférée de Lily.

Je contournai lentement le lit et jetai un coup d’œil dans le berceau.

Le bébé me salua en gazouillant et je m'approchai du berceau pour mieux le voir.

Il avait les yeux verts émeraudes de Lily mais une touffe de cheveux blonds clairs étaient présents sur son crâne. Il ressemblait à un garçon mais aurait tout aussi bien pût être une fille.

On dit souvent que les parents trouvent que leurs enfants sont les plus mignons des bébés lors de leur naissance, mais celui qui était allongé dans ce petit berceau bleu en ce moment était incontestablement le champion, du moins à mes yeux.

L'enfant leva ses mains et fit des bruits indéfinissables en me regardant fixement.

Je ne sais pas si j'étais soudainement devenu sénile, mais je ne pus m'empêcher de prendre le bébé dans mes bras.

L'enfant se laissa faire et regarda curieusement les choses autour de lui.

Moi, je n'arrivais pas à décrocher mes yeux de son petit visage.

Je crois que cela faisait presque une vingtaine d'année qu'aucune larme n'était sortie de mes yeux.

J'avais l'impression de pleurer pour la première fois de ma vie, en tout cas, c'était bien la première fois que je pleurais à cause d’une émotion comme celle-ci.

Je séchais mes larmes rapidement sans quitter le bébé des yeux qui semblait beaucoup s'amuser avec ma robe de sorcier.

-Il s'appelle Tom, dit une voix à ma droite. Tom Potter Malefoy.

Je détachai mon regard du bébé dans mes bras pour me tourner vers Lily.

Elle était encore plus jolie que dans mes souvenirs. Ses joues étaient rosies et ses yeux verts émeraudes pétillaient. Elle avait une serviette pour tout habit et ses cheveux roux étaient encore mouillés.

-Donc c'est bien mon fils ? demandai-je stupidement.

Lily rigola.

-Bien sûr que c'est le tien Scorpius, tu n'as pas vu ses cheveux blonds.

-Mais il a tes yeux, fis-je remarquer.

Lily s'approcha et me prit le bébé des bras.

-Tu as mis du temps, je pensais que tu ne viendrais pas, me fit-elle remarquer.

-Je viens d'apprendre la nouvelle il y a à peine quelques minutes, répondis-je. J'aurais préféré que ce soit toi qui me le dises plutôt que le Seigneur des Ténèbres.

Lily me regarda bizarrement.

-Tu n'as pas reçu mon hibou ? me demanda-t-elle.

Une boule se forma dans mon ventre.

-Quel hibou ? demandai-je.

-Eh bien, celui que je t'ai envoyé lorsque j'ai commencé à perdre les eaux, me répondit-elle comme si c'était évident.

Je me laissais tomber sur une chaise.

-Lily, tu sais bien que mes hiboux sont surveillés ! m'exclamai-je.

Lily fronça les sourcils.

-Tu aurais préféré que je ne te prévienne pas ? me demanda-t-elle.

-Le Seigneur des Ténèbres m'a demandé d'enlever ton enfant, notre enfant, expliquai-je. Je me demandais pourquoi, c'est évident, il a lu ta lettre !

Je posai ma tête entre mes mains en tentant de me concentrer.

-Alors pourquoi t'a-t-il mis sur cette mission ? me demanda Lily en fronçant les sourcils.

-Je ne sais pas, répondis-je. Mais il faut que je parte, et vite.

-Pourquoi ?

-Mon père est toujours en Angleterre, expliquai-je. Je ne peux pas le laisser là-bas.

Lily me regarda puis soupira.

-Écoute-moi, lui dis-je en me relevant et en lui prenant les mains doucement. Je te promet que dès que je reviendrais, je resterais avec toi.

-Jusqu’à quand ?

-Jusqu’à la fin de ma vie, répondis-je.

Je la pris dans mes bras et l'embrassai longuement.

Tom gigota entre nous deux et je l'embrassai sur le front.

-Je reviendrais vite, dis-je à Lily avant de sortir de la chambre.

Chapitre 9 by Ouranos361
Author's Notes:

Chapitre très court, j'en ai conscience et je m'en excuse :/ et pour me pardonner du retard, j'en poste deux d'un coup.

Encore une fois, un grand merci à ma correctrice Iphigenie Nasty !

Profitez ! :D

Je transplanai devant le manoir familial et franchis les grilles à grands pas rapides.


Un petit elfe de maison m'ouvrit aussitôt après que j'ai sonné à la porte.


-Maître Malefoy ! s'exclama-t-il en me voyant. Votre père vous attendait.


Je lui jetai un coup d’œil étonné et entrai dans le manoir.


-Où est-il, Trinky ? demandai-je.


-Dans le salon, monsieur, me répondit l'elfe en me faisant signe de la suivre.


J'entrai dans le salon à la suite de Trinky et vis mon père assis dans un fauteuil, près du feu.


-Monsieur Malefoy, votre fils est rentré, annonça l'elfe avant de sortir de la pièce en fermant la porte derrière moi.


-Papa, je n'ai pas le temps de tout t'expliquer, mais il faut absolument que tu viennes avec moi, dis-je d'une traite.


-Pas maintenant, Scorpius, me dit-il de la voix lente qui lui était propre. D'abord, tu vas t'assoir et ensuite, tu vas m'écouter.


Je m'assis sur le canapé et mon père vint s'installer sur un fauteuil en face de moi.


-Écoute, dis-je calmement. Dans quelques minutes, des Traqueurs vont débarquer ici et vont t'embarquer pour t'exécuter, ou pire. Il faut absolument que tu rassembles tes affaires et que l'on parte d'ici !


Mon père ne dit mot et se servi un verre de Whisky-Pur-Feu dans une lenteur exaspérante.


-Et pour aller où ? me demanda-t-il calmement.


-Aux États-Unis, répondis-je en trépignant.


Mon père bu une gorgée de Whisky et reposa son verre tranquillement. Je jetai un coup d’œil à la porte, prêt à la voir sauter à tout moment.


-Personne ne va venir nous déranger, me dit-il en voyant mon regard s'égarer vers la porte d'entrée.


-Justement, si, répondis-je. Ce serait trop long à expliquer, mais le Seigneur des Ténèbres a intercepté une lettre qui m'était destinée. A l'heure qu'il est, il doit avoir envoyé tous ses Traqueurs à ma poursuite ou à la tienne.


Mon père prit un morceau de parchemin posé sur une petite table à sa gauche et la fit léviter jusqu'à moi.


-Cette lettre ? demanda-t-il calmement tandis que j'attrapais le bout de parchemin.


Je parcourus la lettre des yeux et reconnus l'écriture de Lily.


-Comment est-ce que tu... bredouillai-je.


-Disons que mes fréquentations au ministère me servent, répondit-il. Mon vieil ami, Paul Barque, a lu ta lettre et s'est empressé de me l'apporter avant de la montrer à qui que ce soit. J'ai dû l'oublietter pour être sûr que l'information ne filtrerait pas.


Je regardai mon père quelques secondes, ébahi, avant de me laisser tomber sur le sommier du fauteuil avec un soupire de soulagement.


-Comment il s'appelle ? me demanda-il.


-Quoi ?


-Comment il s'appelle ? répéta-t-il. Mon petit-fils.


-Tom, répondis-je.


Mon père eu l'air surpris.


-Tom ?


-Lily a toujours trouvé que c'était un beau prénom, expliquai-je.


Il eut l'air soulagé et repris une gorgée de Whisky-Pur-Feu.


-Lily ? demanda-t-il après quelques instants. Lily comment ?


J'hésitais quelques instants puis répondit.


-Lily Potter.


Mon père eut une exclamation surprise.


-Comment ?


-Potter, répétai-je. Lily Potter, la fille de Harry Potter.


Il me regarda d'un air ahuri et reprit une autre gorgée de Whisky.


-Eh bien... Si tu l'aimes vraiment, je ne peux rien y faire, dit-il lentement.


J'eus un petit rire.


Mon père se resservit un verre de Whisky-Pur-Feu mais ne le bu pas, ses yeux semblaient perdus dans le vide.


-Et maintenant ? demanda-t-il en s'arrachant de ses pensées. Que comptes-tu faire ?


Je réfléchis quelques secondes.


-Je pars. J'ai promis à Lily de revenir et c'est ce que je ferai.


Mon père servit un deuxième verre et me le donna.


-Dans ce cas-là, dit-il en levant son verre. Je te souhaite une longue vie en Amérique.


Il avala son verre d'un trait et je fis de même.


-Et toi ? demandai-je. Qu'est-ce que tu vas faire ? Tu ne peux pas rester ici.


-Ça fait quelques temps que je me prépare pour faire un tour du monde, me répondit-il en se levant.


Je me levai à mon tour et me dirigeai vers la sortie.


-Prends soin de toi, lui dis-je en ouvrant la porte.


Il me fit un sourire.


-Qui est le père ici ? me demanda-t-il. Va voir ton fils et laisse ton vieux paternel tranquille.


Je lui fis un sourire et me préparai à quitter la pièce quand la sonnerie du manoir retentit.


Je me figeai et écoutai Trinky ouvrir.


-Monsieur Malefoy n'est actuellement pas... commença-t-elle avant de se taire brusquement. Je... Attendez un instant s'il-vous-plaît.


J'entendis la porte se fermer et Trinky transplana dans le salon.


-Qui est-ce ? demanda mon père à l'elfe.


-C'est le Seigneur des Ténèbres, répondit Trinky en bredouillant. Que dois-je faire ?


Mon père ouvrit la bouche mais une explosion l'empêcha de répondre.


J'entendis des bruits de pas dans le couloir et je m'éloignai de la porte rapidement.


Cette dernière s'ouvrit quelques secondes après et le Seigneur des Ténèbres entra dans la pièce suivi de quatre Traqueurs.


-Drago, Scorpius, comment allez-vous ? demanda-t-il d'une voix doucereuse. Je ne savais pas que vous faisiez une réunion de famille.


Ni moi ni mon père ne bougeâmes.


-Ce qui me semble plus étrange encore, continua-t-il, c'est que je t'avais demandé de te charger d'une mission, Scorpius, et que tu n'es pas venu me ramener ce bébé.


Le Seigneur des Ténèbres sortit sa baguette.


-Je te laisse une minute pour t'expliquer.


-Je quitte les Traqueurs, dis-je simplement.


Un des Traqueurs derrière le Seigneur des Ténèbres eut un ricanement.


-Scar le Traqueur quitte la scène à cause d'un bébé, dit-il en s'avançant. Je croyais que tu avais plus d'honneur que ça.


-Parce que c'est sûr que tu en as toi, Maximus, répliquais-je avec froideur. Tu violes tes victimes avant de les tuer.


Maximus Nott eut un sourire fou. La moitié de son visage, brûlé depuis un attentat raté, lui donnait un air encore plus dérangé que d'habitude.


-Je vois que ton accident de travail ne t'as vraiment pas arrangé l'esprit, fis-je remarquer.


Le sourire de Maximus disparu et il cracha à terre.


-Ton esprit s'est ramolli, Scorpius, dit-il.


-C’est ce qu’on va voir, dis-je en sortant ma baguette.


-Avada Kedavra ! cria Maximus.


J'esquivai agilement le sortilège en roulant sur le côté et jettai deux sorts informulés à mes assaillants.


Mon père se leva et jeta plusieurs sorts qui firent tomber un des traqueurs à terre.


Un stupéfix me projeta soudain au loin et je m’écrasai sur un mur.


-Les autres s’occupent de ton père, mais toi, tu es à moi ! entendis-je Maximus dire.


Je me redressai et fit face à l’un des plus grands Traqueurs de tous les temps qui m’observait d’un air démentiel.


-Nous allons enfin savoir qui est le plus fort, dit Maximus avec un rire fou. Si tu savais combien de temps j’attends ce moment, Scorpius.


-Si c’est comme ça, dis-je en levant ma baguette. Je t’attends.


Maximus envoya une bonne dizaine de sorts mineurs que j’esquivai facilement avant de riposter.


Mon adversaire para tous mes sorts sans cesser de sourire et, d’un geste de baguette, envoya sur moi deux fauteuils présents dans la pièce.


Je levai ma baguette et les deux fauteuils prirent feu d’un coup avant de retomber en cendre sur le sol.


-Celui-là, je l’ai gardé en réserve juste pour toi, ricana Maximus. Feudeymon !


Une gigantesque chimère en flamme sortit de la baguette de mon adversaire en poussant un cri retentissant avant de se tourner vers moi.


Je levai ma baguette en direction du feudeymon et le fit disparaître.


-Tu pensais vraiment m’avoir avec un sort aussi simple que le feudeymon ? demandai-je calmement en me tournant vers Maximus.


Un sort me frappa soudain de plein fouet et ma baguette m’échappa des mains avant d'atterrir dans les mains de mon adversaire.


-Pas avec un feudeymon, mais juste avec un simple expelliarmus, répondit-il en ricanant. Quelle mort pour Scar le Traqueur ! Battu par un simple expelliarmus !


Maximus éclata d’un rire semblable à un cri de hyène et je me jetai sur lui.


Nous roulâmes au sol et sa main lâcha les deux baguettes.


-Quelle mort pour Maximus le Fou, susurrai-je entre mes dents avant de lui donner un coup de poing. Battu par un simple placage moldu.


Maximus eut un sourire fou et je lui donnai un deuxième coup au visage.


Il tenta de me faire rouler sur le côté mais je me relevai avec vitesse et lui  donnai un coup de pied dans les côtes.


Un craquement sonore retentit et Maximus toussa du sang.


Je ramassai ma baguette et la pointait vers lui.


-Tout ça pour la fille de l’ennemi public N°1, ricana-t-il en me regardant. Devenir père t’aurait-il ramolli l’esprit ?


Je le regardai, étonné.


-Comment tu sais ça ?


-Voyons, Scorp’, je ne suis pas le deuxième meilleur Traqueur du monde pour rien, répondit-il avant de tousser du sang à nouveau.


-Je m’assurerai que ça soit marqué sur ta tombe, Avada Kedavra.


Un éclair de lumière verte éclaira la pièce et je jetai un dernier coup d’oeil au cadavre encore souriant de Maximus avant de détourner mon regard.


-Quel dommage, dit le Seigneur des Ténèbres. C’était un bon Traqueur.


Je me tournai vers lui. Les trois autres Traqueurs étaient allongés sur le sol, inconscients ou morts.


Je cherchai mon père des yeux et vit son corps étendu aux pieds du Seigneur des Ténèbres.


-Je te donne une dernière chance de changer de camp. Ramène l’enfant et tue Lily Potter et peut-être serai-je clément à ton sujet.


Je regardai le corps sans vie de mon père et tournai mon regard vers le Seigneur des Ténèbres.


Je m’approchai et la même sensation que lorsque je l’avais rencontré pour la première fois me revint.


Le Seigneur des Ténèbres était vide. La magie qui coulait dans ses veines avait disparu depuis des lustres.


Je levai ma baguette dans sa direction.


-Voyons, Scorpius, penses-tu sincèrement faire le poids face à moi ? ricana-t-il.


-Oui, répondis-je simplement.

Chapitre 10 by Ouranos361

Je transplanai dans la salle de transplanage de l'Hôpital Central de New York.


-Bonjour et bienvenue à l’Hôpital Central de New York, me salua la même infirmière que la dernière fois.


Je ne répondis pas et me dirigeai en direction de la maternité.


J’arrivai en quelques minutes devant la porte de Lily et entrai sans frapper.


Je sus que j’aurais dû annoncer ma venue en voyant deux personnes penchées au-dessus de Tom.


Harry et Ginny Potter se tournèrent vers moi en même temps.


-Bonjour, dit Harry Potter en fronçant les sourcils. Qu’est-ce que vous voulez ?


-Voir Lily, répondis-je rapidement. Elle n’est pas là ?


-Elle est aux cabinets, me répondit Ginny Potter. Vous pouvez attendre dans la salle d’attente, on vous préviendra quand elle sera disponible.


Je claquai la langue, agacé. C’était bien ma chance.


-Je vais attendre ici, si ça ne vous dérange pas, dis-je en m’asseyant sur une chaise.


L’ennemie public N°1 ouvrit la bouche pour dire quelque-chose mais s’abstint et la referma.


-Vous connaissez Lily depuis longtemps ? me demanda Ginny Potter pour lancer la conversation.


-Quelques années, répondis-je.


-Nous nous sommes déjà rencontrés, non ? demanda Harry Potter en fronçant les sourcils. Vous me dîtes quelque-chose.


-Non, je m’en serais souvenu, répondis-je.


Le père de Lily sembla réfléchir quelques instants.


Il haussa finalement les épaules puis se leva et se dirigea vers la sortie.


-Je vais prendre un café, dit-il à sa femme avant de sortir.


Tom commença à pleurer et Ginny Weasley se tourna vers lui.


-Il est adorable, dit-elle en se tournant vers moi. Il a les mêmes cheveux blonds que vous.


Je me grattai la tête, gêné.


-Merci, répondis-je.


Un silence remplit la pièce et quelques minutes passèrent durant lesquelles les babillages de Tom furent la seule source sonore.


La porte sortit soudain de ses gonds et tomba au sol avec bruit.


Harry Potter, Albus Severus Potter et James Sirius Potter entrèrent dans la chambre, baguettes levées et pointées vers moi.


-Plus un geste ! cria le plus jeune des Potter. Ou je te jure que ce sera la dernière erreure de ta vie.


Je ne bougeai pas et me contentai de regarder les trois bruns.


-Je ne pensais pas que Scar le Traqueur serait assez stupide pour se présenter ici seul, dit Harry Potter. Donne-moi une bonne raison de ne pas te renvoyer chez ton maître en morceau.


-Je n’ai pas de maître, répondis-je en claquant la langue, agacé.


-Pardon, j’oubliais que vous autres Traqueurs l’appeliez “Seigneur des Ténèbres”, ironisa l’ennemi public N°1.


-Le Seigneur des Ténèbres est mort, dis-je en croisant les bras.


Les trois Potter se jetèrent des coups d’oeil étonnés, mais se reconcentrèrent rapidement sur moi.


-Harry, arrête ça s’il-te-plaît, dit Ginny Potter à voix haute. Tu fais pleurer le bébé.


Tom pleurait en effet en remuant dans son berceau.


-Maman ! s’exclama James Potter. Tu n’as toujours pas compris que ce monstre était là pour tuer Tom ?!


Un bruit de loquet qui s’ouvre se fit entendre et Lily sortit de la salle-de-bain.


-Qu’est-ce qu’il se passe ici ? s’exclama-t-elle en voyant ses deux frères et son père, baguettes tendues, la porte défoncée sous leurs pieds.


Ses joues rougies par la colère la faisaient paraître enflammée.


Son regard croisa le mien et un éclair de compréhension le traversa.


-Lily, éloigne-toi s’il-te-plaît, dit Harry Potter.


-Papa, baisse ta baguette ! lui ordonna-t-elle pour toute réponse.


-Lily, éloigne-toi maintenant ! répliqua-t-il. Cet homme est un tueur à la botte de Voldemort !


Je n’osais pas bouger ou parler à cause des trois baguettes pointées sur moi.


-Papa, tu vas baisser ta baguette et m’écouter, dit Lily plus calmement.


Son père hésita et me jeta un coup d’oeil.


-Je t’écoute, dit-il finalement sans pour autant abaisser sa baguette.


-C’est Scorpius qui me donnait les renseignements que j’ai apportée à l’Ordre du Phénix, expliqua-t-elle.


Un grand blanc remplit la pièce.


-Tu recevais tes informations d’un Traqueur ?! s’exclama Harry Potter. Tu es folle ? Et si il t’avait donné de fausses informations ?!


-Est-ce que les informations que je t’ai données étaient fausses ? demanda-t-elle simplement en croisant les bras.


Son père sembla réfléchir quelques instants puis se tourna vers moi.


-Qu’est-ce que tu fais ici ? me demanda-t-il.


-Je suis venu voir Lily, répondis-je simplement.


-Est-ce qu’un des sbires de Voldemort sait que tu es ici ?


-Voldemort est mort, répétai-je en me redressant sur ma chaise.


Harry Potter se tourna vers ses fils.


-Allez vérifier cette information, leur ordonna-t-il.


Les deux bruns hochèrent la tête et transplanèrent dans un Crac sonore.


Le père de Lily se tourna vers moi sans pour autant baisser sa baguette.


-Papa, tu peux arrêter de menacer Scorpius, s’il-te-plaît ? lui demanda Lily.


-Pas tant que je ne serai pas sûr qu’il ne travaille pas pour Voldemort.


Lily le foudroya du regard et son père abaissa finalement sa baguette en soupirant.


-Ne te plains pas s’il s’attaque à Tom, lança-t-il à sa fille.


Ginny Weasley soupira et son mari la questionna du regard.


-Harry, il faudrait être stupide pour ne pas voir la ressemblance entre Tom et ce jeune homme, lui dit-elle en levant les yeux au ciel.


Le père de Lily sembla pâlir et se tourna vers sa fille.


-Oui, c’est le père de Tom, dit-elle quand il ouvrit la bouche. Maintenant, soit tu restes ici et tu es calme, soit tu peux retourner dans la salle d’attente.


Harry Potter soupira et se dirigea vers la porte.


-J’ai besoin de prendre l’air, expliqua-t-il avant de sortir.


La mère de Lily se leva à son tour.


-Je vais lui parler, chérie, dit-elle à sa fille, ça fait beaucoup à encaisser.


Lily hocha la tête et sa mère sortit à son tour en réparant la porte d’un coup de baguette.


Elle soupira et s’assit à côté de moi.


Je ne bougeai pas, les bras croisés, en fixant le sol.


-Voldemort est mort ? me demanda-t-elle.


-Oui, répondis-je simplement.


-Et ton père ?


Une boule se forma dans ma gorge et je ne répondis pas, prenant enfin conscience de la mort de mon père.


Lily comprit et posa sa tête sur mon épaule.


Des larmes s’échappèrent de mes yeux et roulèrent sur mes joues.


Lily se leva et alla chercher Tom avant de s'asseoir à nouveau près de moi, notre enfant dans les bras.


Elle me le tendit et je le regardai avec hésitation.


Tom ne pleurait plus et m’observait tranquillement.


Je le prit dans mes bras et il gazouilla gaiement. Je ne pu empêcher un sourire de se former sur mon visage.


-Tout va bien aller, me dit Lily.


-Je sais, répondis-je simplement en me tournant vers elle.


Elle me fit un sourir triste et me prit dans ses bras.


Elle avait raison, tout allait mieux aller maintenant.

End Notes:

Le dernier chapitre est posté, j'espère que vous avez apprécié cette aventure avec Scorpius et Lily et n'hésitez pas à laisser un review si vous le souhaitez :)

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