La protégée de Poudlard by Roneila20
Summary:

Et si Argus Rusard avait eu une nièce? Et si cette dernière avait grandi à Poudlard?

La mère d'Armance a été tuèe alors qu'elle n'était qu'un bébé. Pourquoi?

Quelles sont ses véritables origines?

Et si tout était lié?

 

 

 


Categories: Enfances, Epoque de Harry, Rusard/Mme Pince Characters: Autre personnage, Personnage original (OC), Professeurs de Poudlard, Severus Rogue
Genres: Amitié, Angoisse/Suspense, Aventure/Action
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Les insoumises de Poudlard
Chapters: 9 Completed: Non Word count: 17054 Read: 3870 Published: 08/03/2020 Updated: 29/07/2022
Story Notes:

Beta reader Bellatrixe92

1. Chapitre 1 : 11 novembre 1981 by Roneila20

2. Chapitre 2: Six ans après ... by Roneila20

3. Chapitre 3: Des réponses ??? by Roneila20

4. Chapitre 4: Quand la curiosité paye by Roneila20

5. Chapitre 5: Des vacances très intéressantes by Roneila20

6. Chapitre 6: Un repas bien tranquille by Roneila20

7. Chapitre 7: D'autres découvertes by Roneila20

8. Chapitre 8: Hagrid et sa passion by Roneila20

9. Chapitre 9: L’accident by Roneila20

Chapitre 1 : 11 novembre 1981 by Roneila20

 

Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom avait disparu. D'après ce qui se disait, il avait été vaincu par un simple bébé, Harry Potter.

Cette nouvelle avait redonné le sourire au monde sorcier britannique qui avait tant craint le grand mage noir.

A présent, certains de ses partisans avaient fui, d'autres comme Lucius Malefoy affirmaient qu'ils avaient été soumis au sortilège de l'Imperium. Argus n'en croyait pas un mot, mais il savait que cette vermine s'en tirerait, avec tout l'argent qu'il était prêt à dépenser pour se racheter une conduite.

 

Les moldus et les sorciers célébraient le 11 novembre comme date de la fin d'une guerre, mais pour Argus c'était un jour ordinaire où il circulait dans les couloirs, afin de s'assurer qu'un élève ne prépare un mauvais coup. Cependant, si les derniers mois s'étaient révélés pour lui une torture, ce n'était pas par la faute de tous ces petits chenapans.

Sa jeune sœur Coraline, appellé plus souvent "Cora", qui était une fervente pro-moldus, avait en effet dû se réfugier en France pour échapper aux mangemorts qui la menaçaient. Il était depuis sans nouvelles d'elle.

 

Si leur relation était devenue assez distante au fil du temps, elle n'avait cependant jamais été mauvaise, contrairement à ce qui se passait dans beaucoup de familles avec des enfants sorciers et cracmols. Avec le temps, ils avaient fini par se comprendre et par accepter leurs différences. Argus avait cependant un pincement au cœur à chaque fois qu'il voyait sa sœur pratiquer de la magie.

 

Dans l'angle d'un couloir, Argus se retrouva soudain face à Severus Rogue qui l'apostropha directement :

« Le professeur Dumbeldore souhaite vous voir dans son bureau tout de suite. »

 

Sans broncher, le concierge suivit le jeune professeur le long des couloirs, jusqu'à la statue qui barrait l'accès au bureau directorial.

« Esquimeau citron » dit-il d'une voix peu assurée.

 

Il s'était en effet rarement rendu dans le bureau d'Albus Dumbledore, et l'appréhension le gagnait à chaque fois qu'il devait le faire. C'était comme s'il n'était pas vraiment à sa place.

En pénétrant dans le bureau directorial, il vit cependant que le directeur n'était pas seul. Une femme occupait le fauteuil qui faisait face au bureau, lui tournant donc le dos.

Debout dans un coin de la salle, très tendue, Irma était aussi présente et lui jeta un regard inquiet.

Que se passait-il donc là-dedans ?

 

« Argus, lui dit Albus Dumbledore avec un sourire qui ne cachait pas la gravité de son regard. Vous voilà, asseyez-vous je vous prie ... Faites de même, Severus, et vous aussi Irma ».

 

Disant cela, le directeur fit apparaître trois fauteuils d'un coup de baguette. Argus et Irma s'assirent côte à côte, aussi inquiets l'un que l'autre. Irma fixait la femme qui se tournait à présent vers eux, mais Argus gardait les yeux rivés sur Dumbledore.

« Ma présence est-elle véritablement nécessaire ? demanda Severus.

- Je crains que oui, répondit le directeur. Car l'affaire dont nous devons discuter risque de nécessiter des éclaircissements que vous pourriez nous donner.

- Pourrais-je savoir la raison de ma convocation dans votre bureau ? Demanda Argus. Car j'ai des rondes à faire dans les couloirs de Poudlard.

- Je vous ai fait appeler Argus, répondit Dumbledore, car nous venons d'avoir de mauvaises nouvelles concernant Cora. Charity est venue ... »

- Charity ?! Charty Burbage ?! »

 

Rusard se tourna vers la jeune femme qu'il n'avait pas reconnue au premier abord. Il s'agissait pourtant bien de Charity Burbage, la grande amie de Cora qu'il avait beaucoup côtoyé durant leur adolescence.

Elle paraissait épuisée et triste et il remarqua enfin qu'elle tenait un bébé, enveloppé dans une couverture, dans ses bras. Un horrible pressentiment s'empara de lui :

« Que se passe t-il ? Demanda t-il tandis que la main d'Irma se crispait sur son épaule. Que fais-tu ici dans un tel état avec un enfant dans les bras ? »

 

Tout en berçant l'enfant, la jeune femme sembla chercher ses mots quelques instants avant de répondre d'une voix hachée :

« Cora est ... est morte. Et... c'est son bébé que j'ai dans les bras... Elle s'appelle Armance »

 

Son chagrin semblait aller au-delà des larmes et elle resta simplement assise, comme hébétée suite à ses propres propos.

Cette révélation fut comme un coup de couteau pour Argus. Dévasté, il se prit la tête dans ses mains et entendit à peine Irma demander :

« Dîtes-nous exactement ce qu'il en est. »

 

Charity attendit que Rusard se reprenne et redresse la tête, puis elle répondit :

« Armance est née le 30 Juin chez moi, là où Cora s'était réfugiée depuis plusieurs mois. Nous pensions être à l'abri mais hier soir, nous avons entendu des bruits incessants dans la rue. C'était comme une fête et le bébé pleurait. Cora a fini par sortir dire aux gens de se calmer, j'étais à la fenêtre et il y a eu un éclair vert et énormément de fumée, puis plus rien pendant un moment... Je... Je l'ai appelée mais sans oser sortir car la maison est protégée... J'ai fini par appeler les aurors... »

 

Comme Charity était devenue très pâle, Dumbledore acheva :

« Cora a été retrouvé morte dans la rue. Un assassinat à la magie noire. »

 

Argus avait senti son cœur tomber dès la nouvelle de la mort de sa sœur, mais Irma sembla ne prendre conscience qu'à ce moment de la réalité de la situation. Elle porta les mains à son visage horrifié.

« Cora serait donc tombée dans un piège, devina Argus. Mais pourquoi ? »

 

Question bête, il le savait très bien : Cora avait fui l'Angleterre lorsque le pseudonyme sous lequel elle publiait des articles pro-moldus avait été révélé. Elle craignait pour sa vie.

Charity continua :

« J'ai les papiers et toutes les affaires du bébé dans ma sacoche, ainsi que le testament de Cora. »

 

La jeune femme semblait gênée. Irma se leva, prit elle-même le bébé et le berça pendant que Charity fouillait dans la sacoche. La petite fille chouina quelques secondes mais se calma lorsque Irma se rassit avec elle dans les bras.

 

Argus, lui, observait le bébé. L'enfant ressemblait beaucoup à sa mère au même âge, à part ces yeux gris qui ressortaient fortement sur son teint hâlé. Des petites mèches sur sa tête indiquaient qu'elle aurait les cheveux châtains clair, comme Cora.

 

Charity n'avait cependant pas fini :

« Comme Armance est la fille de Cora ... cela fait de toi son oncle et donc sa seule famille, Argus »

 

Elle lui tendit le paquet qu'elle avait sorti de sa sacoche. Argus repéra l'acte de naissance de la fillette ainsi que le testament de Cora.

 

« Armance Albyx Alfo Louise Rusard, lut Argus à voix haute. Quel choix de prénom étrange...

- Cora m'a simplement dit qu'elle les choisissait à dessein, répondit Charity embarrassée. Je m'en suis étonnée aussi, mais elle a refusé d'en dire plus. »

 

Argus prit le sac et examina son contenu. Tout semblait avoir été fourré là-dedans à la va-vite. De son côté, Irma berçait toujours Armance qui avait fini par s'endormir.

« Déjà endormie ? Dit la bibliothécaire un peu incrédule.

- Elle n'a pas beaucoup dormi la nuit dernière, elle réclamait beaucoup sa mère. J'ai donc du la consoler pendant une bonne partie de la nuit en attendant les aurors. expliqua Charity penaude.

- Qui est le père de l'enfant ? Demanda Irma.

- Je ne le sais pas non plus ... Lors du mois de novembre 1980, elle m'a envoyé son patronus en me demandant si je pouvais l'héberger chez moi, une urgence. Je lui ai tout de suite répondu par l'affirmatif. Lorsqu'elle est arrivée, elle m'a expliqué qu'elle était enceinte et qu'elle avait quitté le père de l'enfant mais n'a jamais voulu me dire son nom, répondit Charity.

- Et toi tu n'en aurais aucune idée par hasard ? Demanda Irma en se tournant soudain vers Argus.

- Je n'en sais pas plus que toi sur ce sujet. Ma sœur ne m'a jamais parlé d'une relation et je n'ai pas eu de nouvelles d'elle après son départ en France. répondit Argus

- Le père en lui-même n'est pas important, dit soudain Dumbeldore d'un air buté.

- Mais l'attaque ? Pourrait-elle être liée à lui ? Demanda soudain Severus. Il est probable qu'elle ait pu être tuée pour ses idées. Mais pourquoi quitter soudain le père et se réfugier chez une amie de cette manière ?

- Il est possible que nous ne le sachions jamais, répondit Dumbledore. Quoi qu'il en soit, il serait bien qu'Armance puisse grandir ici avec son oncle et sa tante.

- Ici ? S'insurgea le maître des potions.

- Poudlard est le seul endroit qui peut lui garantir la sécurité et un bien-être familial. Comme vous le soulignez si bien, le meurtre de sa mère pourrait être lié à son existence. Elle doit donc être particulièrement protégée. »

 

Dumbledore fit une pause avant de s'adresser plus particulièrement au jeune professeur :

« Et en temps que connaisseur du milieu, je souhaiterais que vous gardiez les oreilles aux aguets pour capter des informations sur le sujet.

- Je vais essayer, soupira le jeune professeur. Mais comment cette enfant pourra t-elle grandir dans un milieu comme Poudlard ?

- Bien entendu, intervint aussitôt Irma. Il va nous falloir faire quelques aménagements, autant au niveau espace que pour nous disponibilité. Nous n'allons quand même pas laisser le château comme ça avec une enfant en bas âge à l'intérieur.

- Il est évident qu'au niveau sécurité... » Commenta Severus avec ironie.

 

Après un temps de silence, Charity se baissa vers nourrisson et posa un bisou sur le front de ce dernier, toujours endormie. Puis elle se leva et se tournant vers Argus et Irma, elle dit :

« Prenez bien soin d'elle, s'il vous plaît. »

 

Puis, tournant les talons, elle se dirigea vers la porte.

« Tu t'en vas déjà ? S'étonna Argus.

- Je vais voir mes parents, pour leur expliquer. Après je ne sais pas.

- Tu reviendras quand même lui rendre visite quelques fois ? » demanda Irma.

 

Se retournant, Charity répondit :

« Je suis sa marraine. J'essayerai de venir aussi souvent que je pourrais. »

 

Sur ce, elle ouvrit la porte et disparut dans l'escalier. Albus Dumbledore se tourna vers Argus et Irma.

« Nous allons y aller aussi, indiqua la bibliothécaire. Il y a beaucoup à faire avec ce qui vient de se produire. »

 

Son visage était plus pâle que d'ordinaire. Albus répondit :

« Je vais vous envoyer un elfe ou deux pour vous aider. Ce ne sera pas de trop je pense. »

 

Irma acquiesça et se leva, le bébé dans les bras et suivie d'Argus. Ils quittèrent la pièce d'un pas incertain.

 

Il ne resta bientôt plus que le maître des potions et le directeur. Avec sa baguette, Dumbledore fit disparaître les trois sièges à présent inutiles.

« Severus, dit-il. Il est impératif que nous démêlions cette sombre affaire. Vous n'avez aucune idée de qui pourrait y être lié ?

- Aucune malheureusement, répondit le jeune professeur.

- Dans ce cas, il nous faudra redoubler de vigilance en attendant d'en savoir plus. »

 

Chapitre 2: Six ans après ... by Roneila20

Six ans avaient passé depuis l'arrivée d'Armance au château de Poudlard et, au premier coup d'œil, on aurait pu penser que celui-ci n'avait pas changé.

Pourtant, un observateur aguerri aurait probablement déniché quelques nuances.

Là où la cour étalait autrefois des pavés lisses et uniformément gris, deux marelles magiques occupaient à présent ses espaces abrités. Certaines salles avaient aussi été aménagées de manières à pouvoir interdire leur accès à tout enfant de moins de onze ans non accompagné.

 

Car Armance Rusard avait bien grandi depuis qu'Argus et Irma l'avaient recueillie, et canaliser sa curiosité était devenu un vrai défi.

Les deux marelles magiques n'y avaient pas suffi. Armance savait lire depuis l'âge de quatre ans, un caprice auquel Irma se mordait à présent les doigts d'avoir cédé. Elle suivait Hagrid dans le potager et dans la forêt depuis son plus jeune âge, ce qui aidait bien le garde-chasse à approcher les licornes.

D'ailleurs, en cette fin de matinée enneigée où Armance revenait avec Hagrid, chargée d'un petit panier contenant trois œufs (le garde-chasse en portait un qui en contenait plus de cinq cents), leurs deux silhouettes se découpaient dans l'immensité blanche qui bordait le chemin du poulailler. Immense et massive, celle du garde-chasse ne pouvait cependant éclipser celle minuscule mais bondissante qui se trouvait à côté de lui.

 

- Rubeus ! Cria soudain la fillette. C'est quand que tu m'emmènes au Lac noir ?

 

À côté d'elle, le demi-géant soupira d'une manière qui laissait clairement entendre que sa patience avait déjà été mise à rude épreuve durant la matinée.

- Pourquoi veux-tu aller au Lac Noir ? Lui demanda t-il cependant avec douceur.

- Je veux trouver le kelpi ! Répondit Armance. Norbert Dragoneau dit qu'il y en a un.

- Et bien Norbert confond le Lac noir avec le Loch Ness ! Il n'y a pas de kelpi là-dedans, juste un calamar acariâtre.

- C'est quoi acariâtre ?

- C'est être toujours de mauvaise humeur !

- Rhoo ! C'est pas vrai, le calamar est gentil !

- Oui, mais de temps en temps... Enfin, j'ai déjà dit aux élèves qu'il ne fallait pas lui lancer des cailloux.

- C'est méchant.

- Hé oui, mais c'est des ados...

- C'est quoi des ados ?

- Ce sont de grands enfants, presque des adultes, qui font des bêtises pour s'affirmer.

 

Armance ne répondit rien tout d'abord, mais les paroles de Hagrid semblaient l'avoir intriguée.

- Je me demande pourquoi tout le monde est triste en ce moment, finit-elle par dire, changeant totalement de sujet.

Le demi-géant soupira. Il la comprenait sans peine car la dernière semaine n'avait été simple pour personne avec les graves événements qui étaient survenus.

Les professeurs s'étaient mis d'accord pour ne rien dire à la fillette, mais Hagrid avait l'intuition qu'il ne se passerait pas longtemps avant qu'elle ne découvre ce qui s'était passé. Elle était si curieuse et observatrice qu'elle avait remarqué que « tout le monde avait l'air triste » quelques minutes seulement après la nouvelle.

Et elle avait directement fait le lien avec l'absence d'Elenna Greegrass, le professeur d'Étude des Moldus. Devant le silence des adultes, elle n'avait pas hésité à poser plusieurs fois la question.

 

Hagrid songea avec nostalgie et attendrissement que cela faisait maintenant six ans que la fillette était devenue l'âme de Poudlard, après avoir été recueillie par Irma et Argus.

L'arrivée de leur nièce bébé n'était absolument pas passée inaperçue. Dés le premier repas dans la grande salle, la plupart des élèves avaient remarqué sa présence à la table des professeurs. Les murmures s'étaient donc multipliés à propos de ce bébé que Mrs Pince nourrissait. Dumbeldore avait donc décidé de faire une annonce à la fin du repas pour présenter la fillette.

 

Argus et Irma avaient ainsi connu leur quart d'heure de gloire, vite éclipsé par leurs mauvais caractères respectifs, mais quand-même ! Et la plupart des professeurs de Poudlard (mais pas tous!) avaient été enchantés de savoir qu'une enfant allait vivre à Poudlard.

La fillette faisait aussi le bonheur de certains élèves. Nymphadora Tonks et ses amis l'avaient tout de suite prise en affection. Allant jusqu'à lui organiser une fête pour ses quatre ans. Énorme succès dont toute l'école avait parlé jusqu'à la finale de la Coupe des Quatre Maisons.

 

Alors que le garde-chasse et la fillette arrivés au hall de Poudlard, il croisèrent Argus qui s'adressa tout de suite à sa nièce :

« - Armance, j'ai une bonne nouvelle pour toi.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Armance

- Ta marraine, Charity, va venir travailler à Poudlard, répondit son oncle

- C'est vrai ?! Elle arrive quand ? s'écria la petite fille

- Elle devrait être là dans l'après-midi. »

Amance se mit à sautiller et Hagrid songea qu'elle serait intenable jusqu'à l'arrivée de la marraine en question. Il avait raison : Armance alla se planter dans le hall d'entrée dès la fin du repas pour attendre l'arrivée de sa marraine.

 

 

Chapitre 3: Des réponses ??? by Roneila20

 

Malgré le froid mordant, Armance fit ainsi le pied de grue pendant presque une heure, sans se décourager. Son attente fut récompensée lorsqu'elle vit une silhouette se dessiner au loin, et la reconnut.

 

« Charity ! » cria la fille en courant vers la jeune femme.

 

Cette dernière posa ses bagages, accueillit la fillette dans ses bras et s'exclama en riant :

« Wahou ! Tu as bien grandi depuis la dernière fois.

- Toi tu n'as pas pris une ride ! »

 

Charity eut un petit rire courroucé :

« Toujours aussi respectueuse de tes aînés à ce que je vois ! Dit-elle d'un air faussement contrarié en soulevant de terre l'enfant pour mieux l'admirer.

- Bonjour Charity. »

 

La voix du directeur avait beau être douce, Charity reposa précipitamment Armance sur le sol et salua Dumbledore d'un air un peu gêné.

« Bonjour professeur, je ne vous avais pas vu arriver, pardon.

- Mais ce n'est rien, répondit le vieil homme avec amusement. C'est moi qui vous dérange en pleines retrouvailles. »

 

Ayant retrouvé une certaine contenance, Charity serra la main du vieil homme qui s'adressa ensuite à Armance d'une voix douce :

« Miss Rusard, allez donc annoncer à votre oncle ou votre tante l'arrivée du professeur Burbage. Et dîtes-leur que je suis avec elle en entretien dans mon bureau. »

 

Armance faillit lui demander qui était « le professeur Burbage », mais elle se ravisa à temps partit en sautillant dans le couloir. Mais comme la journée était déjà bien avancée, ni Argus ni Irma ne se trouvaient dans leurs appartements.

Armance allait repartir en direction de la Bibliothèque quand son regard tomba sur un exemplaire de la Gazette oublié avec le café de deux heure que prenait tout les jours son oncle.

 

 

« Poudlard : Nomination de Charity Burbage au poste de professeur d'étude des moldus

 

En ce samedi 20 Février 1987, la plus grande école de sorcellerie de Grand Bretagne est sur le point d'accueillir un nouveau professeur entre ses murs.

Suite à la mystérieuse disparition d'Elenna Greengras, professeur d'étude des moldus depuis près de 30 ans, Albus Dumbeldore, directeur actuel de Poudlard, s'est vu dans le devoir de trouver rapidement une personne de qualifiée dans cette matière pour éviter que élèves ne prennent du retard.

Pour rappel, les cours ont été suspendus presque depuis près de trois semaines.

 

Pourtant, le choix n'a pas été difficile, comparé à celui qui se pose chaque année pour trouver... »

 

Armance dévora l'article, soudain fébrile car elle trouvait enfin une explication aux questions qu'elle posait sans succès aux adultes depuis plusieurs jours. Un autre passage à la fin de l'article l'intrigua ce pendant beaucoup :

 

« La jeune femme se dit aussi être très affectée par la disparition inexplicable de son ancienne professeur. Elle pense qu'il pourrait s'agir d'un méfaits d'anciens mangemorts, partisans de Vous-savez-qui.

Mais dans ce cas, pourquoi refaire surface six ans après la chute de leur maître ? »

 

Armance brûlait à présent, elle voulait des réponses... Non, il lui fallait des réponses.

Le journal en main, elle s'élança vers la Bibliothèque... Non, Irma refuserait de lui répondre...

Elle tourna et se dirigea d'un pas décidé vers la tour du directeur. Si certains avaient les réponses qu'elle voulait, ce ne pouvait être que Dumbledore ou Charity...

 

End Notes:

Alors, qu'est-ce que vous en avez pensé?

 

L'article complet sur la nomination de Charity à Poudlard et dans la fanfic Etre en confiance dans ce drôle de monde

Chapitre 4: Quand la curiosité paye by Roneila20

Depuis que Charity avait commencé à travailler à Poudlard comme professeur, Armance passait ses journées entre la bibliothèque, où Irma lui assurait un enseignement primaire, les sorties en plein air avec Hagrid qui lui montrait plein de choses sur les créatures magiques, et sa marraine.

L'arrivée de cette dernière avait permis de canaliser un peu l'énergie de la fillette et cela représentait un soulagement pour Argus et Irma.
Charity avait également eu la bonne idée d'installer une balançoire sur l'un des arbres à côté du château. Cette nouvelle activité avait tout de suite plu à Armance, même si elle devait parfois partager sa balançoire avec des élèves plus âgés.

Sa marraine lui recommandait cependant de ne pas s'approcher du Saule Cogneur et faisait en sorte qu'elle soit accompagnée quand elle venait à la balançoire qui en était assez proche. En effet, Armance n'était pas la plus obéissante des fillettes.
Malgré tout, elle savait se montrer agréable, par exemple lors du printemps où elle avait ramené des bouquets de fleurs à sa tante et sa marraine, mais aussi à la plupart des enseignants.
Tous avaient apprécié et Tonks ainsi que ses amies avaient aussi eu droit à des bouquets.

Charity avait aussi entrepris de lui faire découvrir le village de Pré-au-Lard et, quand elle s'y rendait, elle emmenait toujours sa filleule avec elle. Pour Armance, cela avait été l'occasion d'explorer un nouvel endroit.
En-dehors du château, elle connaissait surtout la Forêt interdite grâce à ses excursions avec Hagrid. Et, pour le coup, elle respectait parfaitement l'interdiction de s'y rendre seule, très consciente du danger.

À présent qu'une nouvelle année s'apprêtait à démarrer, Charity et Armance passaient donc une bonne partie du temps ensemble. À chaque repas, elles étaient assises à côté l'une de l'autre. Lorsque Charity faisait des recherches à la bibliothèque, Armance s'asseyait à côté en faisant ses devoirs ou en lisant un livre, mais jetait souvent des coups d'œil sur les documents de sa marraine.

La fillette avait ainsi réussi à découvrir quelques aspects de la culture moldue et ne rêvait que du jour où elle pourrait accompagner Charity dans ce monde encore inconnu.

Lorsqu'elle était lassée, elle se levait silencieusement et explorait les alentours. À force, elle était capable de mémoriser qui venait habituellement et à quelle heure. Un véritable emploi du temps ambulant capable de renseigner chacun, ce qui avait été très utile pour Tonks pendant l'année, lorsqu'elle souhaitait éviter de croiser certains professeurs.

Or, depuis quelques semaines, Charity avait remarqué qu'elle s'intéressait de plus en plus au taciturne professeur Rogue, lui tournant autour à la moindre occasion.

L'homme, fidèle à lui-même, l'ignora royalement jusqu'au jour où il ne put plus l'ignorer :
- Vous lisez quoi ? Lui demanda en effet la fillette sur un ton aussi décidé que curieux.
- Je ne lis pas, je fais des recherches pour mes cours, répondit l'homme sans même la regarder, visiblement décidé à ne pas se laisser déranger.
- Vous lisez pour faire vos recherches, lui fit-elle alors remarquer.

Le professeur Rogue, un peu désarçonné, leva le nez de l'ouvrage qu'il consultait :
- C'est exact, répondit-il sur un ton sec, espérant sans doute la faire partir
- Vous enseignez quelle matière ?
- Les potions.
- Est-ce que c'est votre matière préférée ? Demanda-t-elle.

Le professeur faillit la rabrouer, mais Armance dirigeait déjà son regard vers la page ouverte du livre :
- Vous êtes en train d'étudier les licornes, s'écria-t-elle. Ce sont des créatures merveilleuses ! Elles sont élégantes et douces, mais peuvent devenir redoutables si on les menace. En plus, leurs crins et leurs cornes sont utilisés pour les potions. Et le crin de licorne est aussi utilisé pour la fabrication des baguettes. C'est même l'un des matériaux les plus courants !

Elle avait piqué la curiosité du jeune professeur qui l'observait à présent avec intérêt :
« - C'est bien cela, dit-il après un temps d'hésitation. Comment l'as tu appris ?
- Hagrid m'en a parlé quand on allait voir les licornes. Il m'apprend plein de choses sur les créatures magiques, c'est passionnant !
- Quel âge as-tu déjà ?
- Six ans, depuis un mois. »

Précision importante, et le professeur Rogue appréciait la précision. Il voulait maintenant savoir jusqu'où s'étendaient les connaissances de la fillette et lui demanda donc :
« - Quelles sont les autres créatures que le garde-chasse t'a montrées ? »

Armance réfléchit un peu avant de répondre :
« - Il y a les Brotrucs, qui se camouflent facilement grâce à leur aspect de brindille, je connais leurs deux arbres dans la Forêt. Une fois, Hagrid m'a dit que le potager avait été envahi par de gnomes et qu'il avait passé toute une matinée à les chasser, car ils nuisaient aux plantations. Grâce à lui, j'ai pu savoir que des elfes de maison travaillent dans Poudlard. Il m'a également parlé des êtres qui vivent dans le lac. Il y a des stangulots, des sirènes et un calamar géant ... qui se fait embêter par des « ados », d'après ce que ma dit Hagrid. »

Le maître des potions observa la fillette. Elle n'avait rien à voir avec l'enfant ordinaire et naïve qui se sentait un peu trop chez elle, impression qu'il en avait pourtant depuis qu'il la voyait sautiller dans Poudlard. Il ne s'attendait sûrement pas à ce qu'elle en apprenne beaucoup à un si jeune âge.

En même temps, il avait eu très peu d'interactions avec elle et ne la connaissait donc pas plus que cela. Il se rappelait simplement qu'une fois, il avait dû amener en urgence une potion contre la fièvre à Madame Pomfresh pour un patient « spécial »... Et qu'il avait en conséquence galéré sur la posologie, car il n'avait encore jamais réalisé cette potion à destination d'un petit enfant.
« - Tu pourrais presque venir en cours avec mes première années, dit-il.
- C'est vrai ? Je peux ? »

Les yeux de la fillette s'illuminèrent à cette proposition, mais au même moment sa tante arriva et dit d'une voix un peu gênée et sévère :
« - Armance, je t'ai déjà dit cent fois de ne pas déranger les professeurs lors de leurs recherches !
- Mais le professeur dit que je peux venir en cours avec lui !
- Assez de sottises !  Répliqua Irma en l'attrapant par le bras pour l'éloigner.

Voyant la petite fille baisser la tête d'un air chagriné, le maître des potions intervint :
« - C'est vrai Madame Pince, je le lui ai proposé, car elle a déjà l'air prête pour cela. Si Argus et vous êtes d'accord, je peux prendre Armance pendant le cours des première année lorsque ce qui est à réaliser n'est pas trop difficile. Ils sont peu nombreux cette année, et en plus comme ils sont en nombre impair, elle compléterait avantageusement un duo. »

Irma fit les gros yeux, regardant successivement sa nièce et le maître des potions. Charity de son côté s'était levée de sa table et paraissait quelque peu abasourdie. Le professeur Rogue était-il sérieux d'accepter la présence d'une enfant dans sa salle de cours ? Qu'en penseraient les élèves ? Cela ne risquait pas de nuire à la réputation d'homme de fer qu'il s'était forgée ?

« - Les potions ? ... Pour une enfant si jeune ? Bredouilla-t-elle.
- Mieux vaut commencer tôt, lui fit remarquer Rogue. Car c'est un domaine qui demande entraînement et rigueur.
- Il va falloir que j'en parle à Argus, répondit Irma d'une voix un peu incertaine. Je ne sais pas si l'idée lui plaira vraiment. »

Et elle avait raison. Argus ne céda pas facilement sur cette autorisation.
Le concierge ne comprenait pas vraiment que sa nièce puisse s'intéresser à une matière si rigoureuse à son âge.
Irma, consciente du souhait de sa nièce, dut donc utiliser des arguments solides : ses capacités, son sens de l'observation et sa vivacité d'esprit, pour inciter Rusard à accepter une telle proposition.
Devant les arguments de sa compagne, Rusard réfléchit. Cela lui rappelait que sa jeune sœur Cora avait eu des capacités similaires au même âge. Mais cela valait-il le coup d'essayer ? Et n'était-ce pas pousser Armance trop en avant ?
Et si elle se comportait mal ?

Il finit cependant par accepter la proposition du maître des potions, non pas sans une pointe d'appréhension.
C'est ainsi que le premier jour des cours, après avoir fini son repas de midi et reçu les recommandations d'Argus et Irma, Armance suivit Severus Rogue jusque dans les cachots. Ce dernier lui avait aussi expliqué que, pendant les séances où il lui permettrait de venir, elle devrait faire très attention à toutes les indications. Elle ne manipulerait jamais un chaudron seul et devrait veiller à respecter toutes les règles de sécurité.
Le maître des potions avait cependant décidé d'éviter de s'attirer les regards de nombreux élèves de Poudlard. Aussi, il choisit d'attendre que la quasi-totalité des élèves quittent la grande salle.

Ce jour-là, il s'agissait d'un cours Gryffondor-Serdaigle, Armance se plaça avec l'élève que Rogue lui indiqua. Ils étaient quatre sur la même table et, en plus d'elle, il y avait deux garçons, l'un avec les cheveux roux, l'autre aux cheveux châtains et yeux marron, et une fille, aux yeux bleus et cheveux blonds.
L'élève, avec qui le maître des potions l'avait placé, était le garçon aux cheveux roux. Pendant le cours, Armance apprit qu'il s'appelait Percy Weasley, qu'il avait deux frères aînés à Poudlard, répartis à Gryffondor comme lui. Le plus grand, Bill, était en sixième année et Charlie, le second, était en quatrième année. Percy dit aussi à Armance qu'il avait trois frères cadets, Fred, Georges et Ron, ainsi qu'une petite sœur, Ginny, qui avait son âge.


Armance n'eut aucun mal à suivre le cours et fit largement sa part pour émincer les racines et touiller le chaudron. Les élèves en furent même très surpris et Percy ravi, car le duo évita les réprimandes.
L'intuition du professeur Rogue se confirmait également : elle était aussi appliquée que talentueuse. Restait à savoir si elle garderait toujours la même motivation.

Dans les autres séances, le maître des potions laissa la jeune fille avec le même groupe, mais la fit alterner entre les trois élèves de la table. Elle connut alors Olivier Dubois et Pénéloppe Deauclaire.

À la fin du mois de septembre, elle n'avait donné aucun signe de perte d'intérêt et Severus Rogue l'intégra à part entière dans la classe. Cette nouvelle ne fit qu'accroître la volonté d'Armance, elle se montra de plus en plus intéressée par la matière.
Le professeur Rogue passait plusieurs fois devant la table où elle travaillait et constatait les progrès considérables de la fillette.
Au fur et à mesure que l'année avançait, d'Armance s'intégrait si pleinement dans la classe qu'on aurait pu la confondre avec une élève, malgré sa petite taille et ses vêtements.
Le maître des potions songea au fait que l'année allait bientôt se terminer et que la jeune fille devrait trouver une autre occupation pour remplacer les potions. Il faut dire qu'il s'attachait à elle de plus en plus.
C'est alors que lui vient une idée d'une autre activité qui pourrait peut-être éveiller la curiosité de l'enfant, et peut-être même lui servit plus tard...

 

End Notes:

A votre avis, quelle est l'idée de Severus Rogue?

Chapitre 5: Des vacances très intéressantes by Roneila20
Author's Notes:

Salut tout le monde, voici un nouveau chapitre sur les aventures d'Armance Rusard ...

A présent que l'année était finie, Poudlard respirait un air d'été et de vacances. Les élèves s'apprêtaient à rentrer chez-eux pour les deux mois à venir. Le château allait donc faire sa période « d'hibernation » comme aimait le dire Armance depuis qu'elle avait lu ce mot dans un ouvrage sur les mammifères offert par Charity.

La routine de juillet-août se mettait doucement en place, mais pourtant cet été promettait d'être différent des autres. En effet, les premiers signes de magie avaient commencé à se manifester chez la fillette.

Cela s'était produit une semaine avant le jour du départ des élèves. Alors qu'Armance était en train de profiter du beau temps en dessinant, deux élèves étaient allés l'embêter. Il s'agissait de deux garçons de Serpentard en première et seconde année. L'un avec les cheveux très sombres, l'autre ayant un visage dur.

Flash-Back : 

Le soleil brillait alors qu'Armance, assis sur l'un des banc de la cour, rajoutait des couleurs au dessin qu'elle venait de faire pour Charity. Par des après-midis chauds comme celui-ci, elle aimait profiter du cadre naturel qu'offrait le château.
En baladant son regard son regard dans les alentours, elle vit les différents élèves qui circulaient. Certains se dirigeaient hors du château, d'autres allaient vers la grande salle ou regagnaient les escaliers. Un ou deux groupes d'élèves s'étaient installés dans la cour.
Promenant toujours son regard, Armance aperçu soudain deux élèves qui, visiblement, se dirigaient vers elle. A la vue de leurs écussons, la fillette su qu'ils avait été répartis à Serpentard. Arrivé à son niveau, l'un des deux élèves la regarda avec une sourire mauvais avant de donner un coup de coude à son camarade et de dire :
- Hey Marcus, il ne se pourrait pas que la nièce de Rusard soit une cracmole ?
- C'est tout à fait probable, Kurt. Cette famille est mêlée à du sang de bourbe. Répondit l'autre en affichant un sourire mauvais également.
- C'est quoi une cracmole ?! Demanda Armance un peu suspicieuse.
- Ce qu'est ton dégénéré d'oncle, un être né dans une famille sorcière mais qui ne présente pas le moindre signe de magie.
- Mon oncle n'est pas un abruti
- Ah oui, alors que fait-il dans ce château, du ménage et du baby-sitting pour sa nièce, c'est pas très magique tout ça ... Heureusement qu'il sort avec Mrs Pince, qu'elle peut être gourde celle-là.
- N'insulter pas mon oncle et ma tante ... Vous n'avez pas le droit !
A ce moment-là, l'élève attrapa son dessin et dit :
- Si, j'ai le droit de dire ça, tout comme j'ai le droit de faire ça !
Il déchira en milles morceaux le papier. Armance fut indigné et s'énerva en leur disant qu'elle ne leur avait rien fait et que le dessin était destiné à quelqu'un. Des larmes de colère commencèrent à couler de ses yeux alors qu'elle fusillait du regard les deux élèves qui continuaient de ricaner. Mais soudain, l'un des deux s'exclama :
- Mais Kurt, qu'est-ce qui t'es arrivé ?!
- Et toi, qu'est-ce tu as fichu ?!

Le dénommé Kurt était en effet couvert de boutons avec les cheveux rose vif tandis que Marcus s'était retrouvé avec les oreilles et la queue d'un âne et un nez de cochon. D'abord hébétés, les deux élèves finirent par se tourner, la mine furieuse, vers la fillette.
- C'est de ta faute ! Attaqua Marcus
- De ... de quoi ? Répondit Armance sans vraiment comprendre
- Ces métamorphoses, tu l'a fais exprès ! Cria Kurt
- Je n'ai rien fait!
- Arrête ton cirque et rend-nous nos apparences normales !
- Je ne sais pas comment faire puisque je n'ai rien fait !
- Menteuse!
- Idiote et incapable!

Armance, effrayée, recula devant les deux élèves que se raprochèrent, d'un air menaçant, vers elle. Bloquée contre un mur, La fillette se recroquevia sur elle-même et hurla :
- laissez-moi tranquille ... LAISSEZ-MOI TRANQUILLE !!!
- Que se passe t-il ici ?! Fit alors une voix

Armance releva la tête. Tonks et ses amis arrivèrent et écartèrent les deux élève de la fillette. Cependant, sous les accusations des deux serpentards, cette dernière devint très pale et commença à trembler. Alors que Tonks disputait les deux élèves, ses amis essayèrent de calmer la fillette. Le groupe de Pouffsoufle décida finalement de l'amener au près de son oncle, laissant les deux autres élèves se plaindre à cause leurs métamorphoses.

Argus, de son côté, se précipita tout de suite vers la salle des professeurs, avec sa nièce en pleure dans les bras, le groupe de Pouffsoufle marchant derrière lui.
Interrompant la réunion en cours, le concierge expliqua la situation, secondé par le groupe de Tonks.
Les deux élèves métamorphosés par Armance arrivèrent peu après en accusant toujours la fillette de l'avoir fait exprès, mais Tonks s'énerva à son tour en virant ses cheveux au rouge vif et disant :
- Espèces de coquilles d'huître vide ! Est-ce que vous avez conscience que vous vous en être prit à une fille de six ans et demis. Elle ne peut pas contrôler sa magie. Il s'agit simplement d'un accident lié aux premières traces de magie chez l'enfant.
- Simplement ?! s'écrièrent les deux élèves métamorphosés.
- Ils ... ils ont dis ... que je risquais d'être une ... une cracmole ... dit soudain Armance en larmes que Argus passa à Charity. Le concierge, comme la plupart des enseignants présents dans la salle, dirigea un regard réprobateur vers les deux serpentards.
- Vous devrier avoir honte !!! cria Tonks à l'adresse des deux élèves
- Pour qui tu te prend, Miss Justice ?! Répliqua Marcus
- On ne t'a pas demandé ton avis ! Renchéri Kurt
Cela manqua de virer en bagarre mais Minerva Mcgonagal et d'Albus Dumbledore décidèrent d'intervenir. La première demanda aux deux groupes de se calmer sous prétexte qu'une bagarre au seins de l'école était inacceptable. Le directeur s'adressa tout de suite aux deux serpentards en les réprimandant sur leurs attitudes envers la fillette. Il leurs rendit ensuite leurs apparences normales et les deux élèves repartirent sans un mot après que le directeur leur ai dit d'une voix sévère :
- Messieurs Flint et Parkinson, vingt points sont retirés à Serpentard. Vous évitez une retenue mais qu'on ne vous y reprenne pas ... Sinon, la sanction sera plus dure.

Pendant ce temps, Armance pleurait dans les bras de Charity qui la berçait pour la calmer.
De leurs côté, les professeurs Mcgonagal et Dumbledore congédièrent Tonks et ses amis. Il se tournèrent ensuite vers le corps professoral qui était concentré sur la fillette.
- Pensez-vous la même chose que moi, professeur Dumbledore ? Déclara la directrice de Gryffondor.
- Oui, professeur Mcgonagall, il est probable ces manifestations de magie chez Miss Rusard indique de fortes compétences en métamorphose. Répondit le directeur.
Il s'approcha alors de la professeur d'étude moldu et de sa filleule qui s'était un peu calmée.
Il seconda donc Charity, lorsque cette dernière tenta d'expliquer à la fillette à quoi était lié se qui s'était passé avec les métamorphoses.
- Ne t'inquiète pas, il s'agit juste des premières manifestations de magie. Commença la femme.
- Mais ... c'est pas dangereux ? Demanda la fillette un peu mal à l'aise.
- Non car ces manifestations prouvent bien que la personne qui les produites est bien un ou une sorcière. Répondit le directeur calmement
- Alors, ça veut dire que je suis bel et bien une sorcière ?
- Oui ... Il se peut que d'autres manifestations de magie se produisent. Mais elle seront sûrement moins brutales. Celles qui se sont produites aujourd'hui se sont mélangées à tes émotions, ce qui explique l'intencité de ces métamorphoses. Par contre, il ne faut surtout pas refouler les manifestations de magie, mais au contraire, prendre le temps de les développer.

Fin du Flash-Back

Après cette discussion, Armance était restée silencieuse quelques temps, histoire de réfléchir au différentes choses qu'elle avait apprises et de demander à son oncle Argus ce qu'était réellement les cracmols. Mais heureusement son anniversaire l'avait un peu sorti de ses troubles et elle en avait presque oublié l'incident.
Comme cadeaux, Argus et Irma lui avaient offert un livre, Les Contes de Beedle Le Barde. L'année d'avant elle avait reçu une corde à sauter, mais ça n'avait pas était le même succès qu'avec le livre Les Animaux Fantastiques de Norbert Dragonaud, offert pour les cinq ans. A ce moment-là comme elle avait plein de poupées et qu'elle commençait à grandir, son oncle et sa tante avaient songé qu'il serait peut-être temps de changer de cadeau.
Le groupe de Tonks, comme chaque année, offrait à la fillette un objet moldu. Et cette année, il s'agissait d'une poupée barbie. Elle avait les cheveux teint en rose chewing-gum, une idée de Tonks sans doute. Ses amis avaient aussi confectionnés une robe pour la poupée, en s'inspirant des quatres maison de Poudlard.
De Charity, la fillette avait reçu un collier pendentif, en argent avec des fragments de pierres vertes, représentant un arbre dans un cercle. Sa marraine lui avait dit qu'il avait appartenu à sa mère qui le portait tout le temps. En plus ce collier, la fillette avait également reçu un album photo. Depuis l'arrivée de sa marraine, Armance n'avait cessée de lui demander des photos de sa mère. La jeune femme avait donc rassemblé toutes les photos qu'elle avait dans un carnet, allant de leurs scolarité à Poudlard jusqu'aux moments de maternité de Coraline. Charity avait aussi ajouté des photos de l'enfance d'Armance à Poudlard et avait expliquée à cette dernière qu'il serait possible de continuer l'album.

Bien qu'elle n'ai pas connu ses parents, la fillette se montrait très curieuse sur ce sujet, en particulier sur sa mère car ni son oncle, sa tante ou sa marraine ne connaissaient son père.

A présent, elle regardait les élève qui se dirigeaient jusqu'aux calèches qui devaient les ramener au Poudlard Express. Une fois que les dernières eurent disparues, la fillette se dirigea vers le parc du château.
Ayant amenée son nouveaux livre avec elle, elle alla s'asseoir sur l'un des bancs et commença à lire le second conte du volume. Elle avait déjà lue le premier la veille, trop impatiente d'attendre le lendemain pour commencer le livre.
Lorsqu'elle eu finie le second conte, elle remarqua que le professeur Rogue se tenait derrière elle, le regard fixé le livre. Avait-il lu l'histoire lui aussi ? Depuis combien de temps se tenait-il là ?

- Ouvrage intéressant à ce que je vois, déclara l'homme
- Oui, C'est le deuxième des Contes de Beedle le Barde, La fontaine de la bonne fortune, il bien écrit et les personnages sont excellents, notamment sur les choix qu'ils font pour savoir qui va se plonger dans la fontaine. Et ce qui est intéressant, c'est qu'ils vont tous êtres récompensés à la fin.
- Il faut reconnaître que c'est un très bon cadeau de la part de ton oncle et de ta tante.
- C'est vrai ... Mais toi, tu va faire quoi maintenant que les élèves sont partis ?
- Tu sais, pour moi, les étés ne sont pas très différents du reste de l'année, si ce n'est qu'il n'y pas d'élèves pendant cette période-là.
- A part moi ... Mais tu ne passes quand-même pas tout ton temps enfermé dans ton laboratoire à faire des potions ?
- La plupart du temps, c'est l'unique programme que j'ai ... mais il m'arrive d'avoir d'autres occupations pour faire des coupures dans cette routine.
- Comme quoi ?
- Je fais des recherches ou je pratique de l'occumencie et de la legilimencie.
- C'est quoi l'occumencie et la legilimencie ?
- Des techniques magiques permettant à un sorcier de contrôler son esprit.
- Ça a l'air super intéressant. C'est compliqué à apprendre ?
- Cela dépend, il faut bien s'entraîner rigoureusement pour obtenir des résultats concluants.
Devant lui la fillette réfléchissait. Pendant quelques minutes, elle ne dit rien avant de s'exclamer :
- Un jours, tu m'apprendras, s'il te plaît ?
Le maître des potions sourit, il avait réussi à motiver la fillette à son idée. Il dit donc :
- Et que dirais-tu de commencer aujourd'hui ?
- C'est vrai ! Je veux bien ! Je vais juste ramenais mon livre dans ma chambre
- Je t'attend dans le hall du château
- Okay
Armance sauta du banc et partit comme une fusée. Severus se dirigea tranquillement vers le hall où la petite fille revint très vite.
Ils se dirigèrent ensuite vers la salle de classe de potion et à son entrée, Armance remarqua que la pièce se trouvait dans un état désordonné.

- J'ai fais un peu de trie ces derniers temps. Expliqua brièvement le maître des potion avant de rependre :
- Il va falloir ranger la salle avant de commencer. Je vais m'occuper de tout ce qui est fioles et potions ... Je préférerais que tu t'occupe de rassembler les chaudrons dans le coin là-bas, s'il te plait, dit-il en lui désignant un coin vide à côté de quelques étagères.
Armance commença dont par une table qui se trouvait à sa droite. Elle les déplaça un par un. Ils étaient un peu lourds, mais pas tout à fait léger. Alors qu'elle transportait le quatrième, elle balada un son regard sur les étagères à côté du coin des chaudrons. Elle aperçut alors un livre ouvert posé sur l'une des étagères du bas.
Après avoir posé le chaudron avec les autres, elle s'approcha et lue sur la page de garde « Ce livre appartient au prince de Sang-Mêlé »

- C'est quoi ce livre ? Demanda t-elle
- Hum hum ... Ce volume est très complexe et pas destiné aux enfants. répondit Severus qui s'était approché.
- Pourquoi tu te fais appeler le prince de Sang-Mêlé dans tes livres ?
- Qu'est-ce qui te fais dire que c'est moi ?
- C'est simple, il s'agit de ton écriture, je la reconnais.
- Comment ça ? Demanda le maître des potion un peu perplexe
- Quand tu faisait tes recherches à la bibliothèque l'an dernier et que je t'ai interpellée, j'ai regardée le parchemin où tu prenais des notes. J'ai fais pareil lors des autres fois où tu venais et à force, j'ai mémorisée ton écriture.
- Je vois ... Le prince de Sang-Mêlé est simplement le pseudonyme que je me donnais lorsque j'étais ado ... quand on est ado, on cherche à s'affirmer ... et pas toujours de la meilleur façon ... dit-il un peu hésitant.
Armance songea à ce que Hagrid lui avait dit à propos des ados qui balançaient des pierres au calamar géant du lac.
Elle avait cependant le sentiment que Severus ne disait pas tout, mais elle choisie de ne pas poursuivre ses questions sur le fameux pseudonyme du maître des potions, consciente que cela pourrait être un sujet qu'il ne désirait peut-être pas aborder, surtout avec une enfant, et retourna s'occuper des chaudrons.

Une fois que la salle fut complètement rangée, Severus, à l'aide sa baguette magique, écarta quelques tables pour libéré de l'espace et fit avancer un tabouret. Armance s'y assis tout de suite, faisant face au maître des potions qui dit :
-Nous allons commencer une activité qui demande une grande concentration. Il s'agit de l'ocumencie, une forme de magie qui consiste à bloquer son esprit contre toutes tentatives d'intrusions extérieurs, c'est à dire des sorciers qui serait doués de legimencie, qui est le contraire l'ocumencie. Un légilimen peut pénétrer dans l'esprit de quelqu'un tandis que l'occlumen bloque son esprit, c'est sorte de protection.

En face de lui, la petite fille écoutait attentivement.

- Le but est très simple, je vais m'introduisant dans ton esprit. Et toi, tu devras m'empêcher de voir ton esprit ... Es-tu prête ? »

Devant le silence d'Armance, il répéta :
- Es-tu prête, oui ou non ?
- Perdu ! s'écria soudain la fillette
- Qu'est-ce que ?
- tu as dit un mot qui ne fallait pas dire

Un peu décontenancé, le maître des potions répliqua :
- Nous sommes en cours ... Je te prierais donc de cesser ce petit jeu. Est-ce claire ?

Encore une fois, Armance ne répondit pas, Severus leva les yeux au ciel. Il savait qu'elle attendait encore qu'un autre « oui ou non » sorte de sa bouche. La mode du « Ni oui, ni non » chez les élèves lors des dernier mois de cours avait dû bien fasciné la fillette. Le maître des potions songea que cette mode avait aussi eu des variantes comme remplacer le « oui » et le « non » pas des mots utilisés en cours. L'un de ses cours avait d'ailleurs connu une mésaventure à cause d'une variante de ce type. Lors d'un cour Serdaigle-Pouffsoufle, le groupe de Nymphadora Tonks n'avait rien trouvé de mieux que de remplacer le « oui » et le « non » par les mots du cours. Le cour s'était fini avec une belle explosion de l'un des chaudrons et cinquante points retirés à Pouffsoufle.

- Est-ce claire, affirmatif ou négatif ?
- Les deux !
Severus trouvait que la fillette était aussi espiègle que son filleule Drago Malfoy, à qui il rendait visite une fois par mois.
- Tu veux donc jouer à ce petit jeux ?
- bien sûr !
- Et tu penses gagner ?
- Absolument ...
- Je ne pourrait pas gagner ?
- Pas du tout !

La fillette ne lâchait pas la partie, elle était très motivée. Comment Severus allait-il prendre le dessus ?
- Nom d'une mandragora Sinistra, soupira-t-il
- Perdu encore, je te l'avait dit ...
- Mais ce n'est pas le même mot que celui qui est concerné.
- Il se dit de la même façon! répliqua la fillette
Mais le maître des potions ne releve même pas la remarque et s'empressa aussitôt de dire :
- Il va vraiment falloir que je m'entraîne ... Et si nous passion à la pratique de l'occumencie qui est plus intéressante?
- Oui !
- Là c'est toi qui a perdu. fit remarquer Severus avec un sourire en coin
Armance fronça un peu le nez. Le maître des potions demanda donc :
- Es-tu prête alors ?
La fillette fit un signe affirmatif de la tête.
- C'est parti ... Leggimens ! Dit le maître des potions en pointant sa baguette sur elle.

 

Chapitre 6: Un repas bien tranquille by Roneila20

Cela faisait deux semaines qu'Armance avait commencée l'occumencie avec Severus et que les vacances d'Été se poursuivaient.
En ce lundi de mi-juillet, Irma et Argus avaient décidés de manger le repas de midi dans leur appartement. Lors des périodes de vacances, il leur arrivait souvent de faire cela pour se reposer et pouvoir discuter tranquillement. Ils en informaient aussi les elfes de maison pour leur permettre une meilleur organisation pour le repas. Et Depuis l'arrivée d'Armance, le couple s'était familiarisé avec les deux elfes, Pomy et Gniwes, envoyés par Dumbledore pour les aider dans l'organisation de leur routine avec la fillette.
Cette dernière, comme à son habitude depuis quelques années, mangeait dans la grande salle en compagnie des autres professeurs. Elle avait mangé quelquefois avec son oncle et de sa tante dans l'appartement, mais depuis quelques temps elle aimait beaucoup manger dans la grande salle, où la présence des professeurs lui permettait de discuter avec certains sur différents sujets comme l'histoire de Poudlard ou de la magie. Ces discutions la passionnaient de plus en plus et alimentaient régulièrement ses sujets de recherche à la bibliothèque. Argus et Irma n'y avaient vu aucun inconvénient, même depuis l'arrivée de Charity. La fillette et la jeune femme avaient noués un lien très fort depuis quelques années. Et il fallait dire que Charity prenait son rôle de marraine très au sérieux. Avant d'être professeur à Poudlard, elle avait rendu visite à sa filleule aussi souvent qu'elle l'avait promis. Depuis sa nomination, il était plus facile aux deux de se voir. Les manifestations de magie d'Armance avait bien renforcés ce lien aussi. En plus, cela permettait à Irma et Argus des moments seule à seule bien mérité, comme pour ce repas de midi.

Une fois que deux elfes de maison eurent apportés le repas et disparus, la bibliothécaire et le concierge s'assirent à la table et commencèrent à manger. Après quelques minutes de silence, Irma prit la parole :
- Armance a l'air d'aimer la vie à Poudlard
- Hum hum
- Tu parais pensif ...
- Je ... Je m'interroge justement sur Armance.
- Pourquoi ?
- L'année qui vient de se dérouler a été très intense pour elle. Severus Rogue lui a permis de venir dans des cours de potion de premières années.
- D'après ce qui nous a dit, elle semblait très motivée et appliquée.
- Oui ... Et puis sa magie s'est manifestée et elle a métamorphosé Marcus Flint et Kurt Parkinson sous le coup d'une colère.
- C'était très impressionnant... Ses manifestions de magie étaient d'ailleurs très précoce car elle n'avait que six ans et demis ... et il ne s'agissait pas de petites métamorphoses. Mais d'ailleurs, pourquoi ces deux élèves s'en sont pris à elle ?
- Tout ça parce qu'ils n'ont pas supportés que je les reprenne à cause de la blague du « seau surprise ».
- La blague du seau surprise?
- Encore une blague de mauvais goût des élèves qui consiste à faire monter la mousse du seau ménage pour envahir tout le couloir. Une autre variante est de changer le contenu du seau en une autre substance qui se révèle quelques fois enquiquinante comme de la boue ... Enfin bref, j'ai surpris Flint et Parkinson la main dans le sac. Une dispute s'en est suivie jusqu'à l'intervention d'un préfet de serdaigle. Après cela, les deux élèves de Serpentard sont repartis en ronchonnant et en disant "Tu nous le payeras, Rusard!".
- Et donc, ils se sont donc permis de s'en prendre à Armance par vengeance.
- Oui ... Ils l'ont attaqué sur mon statut de cracmol ...
Irma sentit les traits de son compagnon se tendre. Elle posa une main douce sur son épaule pour le calmer car elle savait depuis toujours que ce sujet était dur pour le concierge.

Il était arrivé à Poudlard à vingt-deux ans, quelques années avant elle. D'après ce qu'elle avait su, des événements du contexte de l'époque avaient été la source de cette nomination au poste de concierge. Car à cette période-là, le plus grand mage noir et ses partisans commençait peu à peu à faire entendre parler d'eux ...


Flash-back

- Est-ce que vous avez des questions sur cette partie du cours? demanda Elenna Greengras, professeur d'étude moldue.
Charity leva instinctivement la main et Coraline sourit, persuadée que plus d'une question devait brûlé aux lèvres de son ami, tellement intéressée par cette nouvelle matière qu'elles avaient choisies pour leur troisième année.

- Oui, Miss Burbage. interrogea la professeur
- Comment se fait-il qu'avec les évolutions du temps, le code secret de la magie soit toujours maintenu? Pourquoi les moldus et les sorciers ne peuvent-ils pas vivre ensemble? Nous ne sommes pourtant pas si différents ... A part la magie, bien sûr. Mais ... Est-ce que ce n'est pas plus une question de peur que de « protection » ? demanda aussitôt Charity
- Votre réflexion est intéressante ... Cela dit, le code secret de la magie est une source de débat. En partie lié à l'histoire de la magie car les sorciers ont longtemps vécu caché à cause des persécutions de certains moldus qui ont conduit à l'élaboration du Code International du Secret Magique. La question demeure cependant dubitatif de le révoquer car il est difficile de réaliser la réaction des gens si le monde sorcier était révélé au grand jour. Actuellement, comme vous le savez, l'attitude à adopter, lorsqu'un moldu est témoin d'évènement magiques, est de l'oublietter.

Charity voulut dire autre chose, mais à ce moment-là, quelqu'un frappa à la porte.
- Entrée ... dit le professeur Greengras
La porte s'ouvrit et l'on vit entrer le professeur Chourave, la mine grave.
- Bonjour professeur Greengras ... Bonjour les enfants ... dit-elle d'une voix peu assurée avant de reprendre:
- Veuillez m'excuser de déranger votre cour mais le professeur Dumbledore souhaiterait voir Miss Rusard dans son bureau immédiatement.
- Il n'y a pas de soucis ... Miss Rusard, veuillez suivre le professeur Chourave. Nous nous assurerons de vous faire passer le cours. annonça alors le professeur Greengras.
- Bien, professeur. répondit Coraline
Alors qu'elle rangeait vite ses affaires dans son sac, Charity lui chuchota:
- Je te ferais un résumé du cours.
- Merci beaucoup, dit Coraline
Elle se leva et rejoignit le professeur Chourave.

Les premières minutes d'escorte jusqu'au bureau du directeur se passèrent dans un silence peu rassurant. La jeune fille sentait bien que quelque chose n'allait pas mais hésitait à le demander. Pourquoi le directeur voulait-il la voir impérativement ? S'agissait-il d'un sujet grave ?
Après quelques minutes de réflexion un peu confuse, Coraline, d'une voix hésitante, osa demander à la directrice de Pouffsoufle :
- Excusez-moi, professeur, mais sans vouloir paraître indiscrète ... Savez-vous ... pour quelle raison le directeur veut me voir?
- Oui, je comprends, Miss Rusard... Votre frère, je crois, est arrivé il y a quelques minutes ...
- Argus est là?
- Oui ... Et il a visiblement l'air anéanti ... Il a demandé à parler au directeur de toute urgence, mais il souhaite votre présence.
Coraline ne savait pas quoi dire. Que voulait dire tout cela ?
Elle demeura silencieuse jusqu'à l'arrivée devant la statue de la gargouille où la directrice de Pouffsoufle prononça le mot de passe. Après avoir gravit les marches, suivie de la jeune fille, elle frappa à la porte et fut invitée à entrer par la voix d'Albus Dumbledore qui résonna à travers. Il y eu un petit échange, dont Coraline n'entendit que le bourdonnement car elle était perdue des ses réflexions.

Lorsque la professeur s'écarta pour la laisser passer, Coraline aperçu un jeune homme au visage pâle qu'elle reconnut tout de suite :
- Argus! dit la jeune fille en se précipitant pour serrer son frère.
Le garçon paraissait bel et bien anéanti comme l'avait dit le professeur Chourave. Il tremblait et la serrait tellement fort, comme s'il voulait bien s'assurer que ce n'était pas un rêve.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda la jeune fille après leur étreinte
Mais en face d'elle, le garçon paraissait blême, tellement qu'on aurait dit qu'un vampire venait de le mordre. Il mit du temps à trouver les mots :
- Il ... Il s'est pa... Il s'est passé quelque chose d'effroyable.
- Comment ?! Que s'est-il passé ? Dit Coraline qui essayait de comprendre où son frère voulait en venir.
- Miss Rusard. Intervient le professeur Dumbledore, dont le visages ne cachait rien à la gravité de la situation. - Je propose que nous asseyons et que votre frère nous explique calmement la situation.

Coraline acquiesça et s'assit sur un fauteuil que le directeur fit apparaît avec sa baguette magique. Elle remarqua d'ailleurs que ce dernier avait déjà congédié le professeur Chourave. Argus se calma un peu avant de commencer :
- C'était tellement inconcevable ... Je rentrait à la maison après une matinée encore défectueuse en recherche de travail. Ce n'est que quelques pas après avoir tourner sur le chemin de terre, lorsque j'ai dépassé les arbres qui cachent la maison, que je l'ai vue ...
- Quoi ? Qu'est-ce que tu as vu ?
- La ... la ... la marque des ténèbres ... qui ... qui planait au dessus du toit.
Cora sentit son sang se glacer. Voyant son trouble, Argus hésita à continuer.
- Que ... que s'est-il passé ... ensuite ? Demanda cependant la jeune fille
En cherchant ces mots, Argus répondit :
- Je suis ... resté figé ... pendants quelques minutes... puis j'ai décidé d'aller voir ce qui c'était passé ... J'avançais doucement ... car j'avais peur qu'il y est une attaque à n'importe quel moment ... Les mangemorts ne partent pas forcément après être venus à un endroit. Mais il n'y a rien eu.
Le jeune homme fit une pause, pour se reprendre un peu, avant de continuer :
- La maison était dans état laborieux. Chaque pièce était retournée comme si un ouragan y été passé. Je cherchais les parents et je les ai appelé, mais aucune réponse. Lorsque j'ai pénétré dans le salon ... C'était une véritable désolation, plus que dans les pièces que je venais voir. Il y avait des trace de résidu de sortilège partout dans la pièce, les meubles étaient renversés ou cassés, les rideaux avait des déchirures ... Un combat sans pitié avait du se dérouler là car ...
Sur le ton sinistre qu'employait son frère, Coraline sentit le pire arriver. Elle serra fortement sa robe de sorcière pour être prête à encaisser le choc alors qu'Argus continuait :
- J'ai vu les corps des parents ... Étendus au milieu de la pièce et mutilés. A ce moment-là, j'était écroulé, s'en était trop.
Coraline eu l'impression d'avoir été pétrifiée sur place. Elle fondit en larme et son frère alla la prendre dans ses bras pour la calmer.
- Mais comment es-tu arrivé jusqu'ici ? Demanda t-elle, une fois calmée
- Eh bien, disons qu'après cette découverte ... j'étais bien désorienté. Mais je me suis vite ressaisis ... car je me suis dirigé vers la cheminée pour demander de l'aide au ministère de la magie avec la poudre de cheminette. Quelques minute plus tard, deux aurors sont arrivés. C'était le chef du bureau des aurors, Rufus Scrimgeour, et une nouvelle recrue, un certain Kingsley Shacklebolt. Ce dernier a d'ailleurs était chargé de me faire sortir de la maison pendant que l'autre examiner la scène de crime. Lorsqu'il est ressortit, il en a déduit que l'attaque devait avoir eu lieu entre onze heure trente et midi et que les baguettes des parents étaient introuvables. Il a également dit que c'était une chance que je soit arrivé que vers treize heure. Il a ensuite chargé son jeune collègue de m'escorter jusqu'ici, sachant que tu t'y trouvait, pendant qu'il faisait appel à d'autre aurors. Le jeune auror a donc fait appel au Magicobus, je crois, avec sa baguette magique... Mais plus jamais de ma vie je ne remonte dans cette engin conduit par un fou. J'ai cru mourir à chaque seconde.
En face de lui, Coraline était aussi blême. Les révélations qui venaient d'être faites lui avaient retournées l'esprit.
- Qu'allons nous faire ? Demanda t-elle après quelques instants
- Déjà, nous ne pouvons pas retourner là-bas ... Les mangemorts n'ont eu que les parents, mais cela n'empêche pas qu'ils reviennent pour finir le boulot en nous élimant. J'ai eu de la chance de ne pas tomber sur eux. Ils s'en prennent à des famille de sorciers qu'ils jugent souillées, comme la notre, et les déciment jusqu'au dernier membre.
- Mais il n'y a pas d'affaire que nous devrions récupérer ? Notamment pour toi ?
- Ce serait de la folies d'y retourner. Et la question principale maintenant est plutôt de trouver un nouveau lieu où habiter qui soit sûr, afin que tu puisse continuer ta scolarité normalement et en toute sécurité ...
- Si je peux me permettre ? Demanda soudain une voix

Le frère et la sœur se tournèrent vers le directeur de Poudlard. Il était toujours assis dans son fauteuil et semblait entendre que ses deux interlocuteurs lui prêtent attention. Il dit alors :
- Je peux vous proposer une solution ... Vous venez de dire que la maison que vous occupiez jusqu'à maintenant n'était plus sûre à présent ... Vous avez aussi dit que vous cherchiez du boulot. Poudlard est justement en mesure de vous fournir ces deux choses.
- Comment ça ? Demanda Argus un peu incrédule
- Notre concierge actuel, M.Pringle, commence à se faire vieux et à se fatiguer. De plus, sa manie d'utiliser des châtiment corporels ne parait très éducative.

Fin du Flash-back


Et c'était ainsi qu'Argus Rusard était devenu le nouveaux concierge de Poudlard. Mais même si à ce moment-là lui et sa sœur était en sécurité, il avait fallu faire face à un autre problème. Car certains élèves ne lui avaient pas rendu la vie facile à cause du fait qu'il était un cracmol ou par simple envie de lui créer des ennuis. Même avec le soutien d'Elenna Greengrase, qui était également une cracmole, Argus avait regretté la manie de l'ancien concierge, bien que Coraline, elle aussi moqué quelque fois, lui dise à plusieurs reprise que la violence ne réglait rien. La jeune fille avait d'ailleurs aimée le fait de vivre à Poudlard. Elle n'avait pas hésité à explorer chaque recoin du nouvel endroit où elle vivait et s'était aussi familiariser avec Hagrid.
En apprenant la nouvelle de la mort des parents d'Argus et de Coraline, Charity s'était montrée très compatissante et elle n'avait d'ailleurs pas hésité, pendant l'Été, à les invités à venir chez-elle et ses parents plus souvent que d'habitude. Entant que grand frère et responsable légale, Argus avait laissé Coraline dormir quelque fois chez Charity, pour que sa sœur voit un autre cadre que celui de Poudlard. Lui, préféré rentrer au château malgré proposition des parents de Charity. Quelques fois, M.Burbage le raccompagne, sinon Argus utiliser la poudre de cheminette.

Irma Pince était arrivée à Poudlard trois ans plus tard. Elle n'avait pas trop eu le droit à des moqueries par rapport au concierge. Mais elle avait toujours était indignée de la manière dont certains élèves traitaient Argus. Et après plusieurs fois à remettre en place différents groupes et élèves qui perturbaient volontairement le concierge, elle avait reçu des surnoms peu flatteurs sur sa relation qui avait suivi avec ce dernier. Mais Coraline avait aidée le couple à faire face aux moqueries. Elle avait accueilli la relation à bras ouverts et leur avait dit de ne pas se préoccuper des remarques car l'essentiel c'était qu'ils soient heureux. La jeune fille avait d'ailleurs été soulagée de ne pas laisser son frère tout seul lorsqu'elle était partie vivre sur Londres, en colocation avec Charity, dés qu'on leur avait offert des postes chez Fleury et Both.

Mais en quelques années, l'acensions d'un mage noire, connu sous le nom de Voldemort ou de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom, et ses partisans, les mangemorts, avait amenée une guerre entre les sorciers. Les deux anciennes élève de pouffsoufle et gryffondor s'étaient alors mobiliser en entrant dans l'Ordre du Phénix, fondé par Dumbledore, et en publiant des articles sous pseudo contre les mangemorts et leur actions. Cependant, après une attaque surprise, les deux jeunes femmes avaient décidés de fuir séparément et de se retrouver en France quelque semaines plus tard. A ce moment-là, Argus comprenait que la situation était dure pour sa sœur, mais il avait du mal à la laisser partir. Il aurait d'ailleurs préféré qu'elle vienne s'abriter à Poudlard plutôt que de partir à l'étranger où la situation n'était pas plus précise. Même pour Irma, la fuite de Cora avait été un coup très dur. La crainte de ne pas la revoir après son départ les avait torturé à plusieurs moments et certaines nuits avaient étés presque blanches pour le couple. Malgré son mal être, la bibliothécaire avait fait tout pour le soulager son compagnon pendant cette période, jusqu'à l'arrivé surprise d'Armance.

Il fallait reconnaître que l'arrivée de la fillette, bien que cet évènement soit brutale pour le couple, avait apporté un nouveau départ dans leur relation. C'était l'unique enfant prise en charge par le couple. Son arrivé avait aussi permit au couple d'accepter une réalité plus dure. Car quelques années avant l'arrivé de la fillette, Argus et Irma avaient essayer d'avoir un enfant mais la sorcière s'était révélée stérile. Même si cet évènement avait eu un impact sur le couple, ça ne l'avais pourtant pas détruit. Coraline, qui s'inquiétait beaucoup pour son frère et celle qu'elle considérait comme sa belle-sœur, n'avait cessé de consoler le couple. Irma avait été tellement touché de la compassion de la jeune femme.

L'arrivée d'Armance avait en quelques sortes été précieuse car le couple s'était pleinement consacrés à elle, comme si c'était leur propre fille. Les premiers mois avait était un peu durs car il avait fallut adapter la routine, notamment les nuits, avec la présence d'un bébé. Argus avait d'ailleurs remarqué l'instinct maternelle de sa compagne se développer peu à peu pour la fillette. La sorcière avait mis au point un vrai système de garderie, avec quelles enseignantes, comme Minerva McGonagal et Pomona Chourave, qui s'étaient proposés de l'aider, lorsqu'elles avait des créneaux de libre, à s'occuper d'Armance. Le concierge aussi avait fini par s'y attaché à la fillette. Mais le complexe de son statut de cracmol avait un peu refait surface. Il s'était promis de lui en parler, mais avait préféré attendre qu'elle soit plus âgée pour aborder ce sujet. Les manifestation de magie d'Armance avaient d'ailleurs agit comme un réveille brutal. Mais au moins, parler de ce sujet avec sa nièce avait fait du bien au concierge car cette dernière s'était montrée très attentive. Ce qui n'avait pas manqué d'éveiller sa curiosité dans ses moments à la bibliothèque et avec Charity.

Certains moments avaient aussi bouleversés la vie tranquille du château, comme la première fois où Armance s'était levée d'elle-même et avait marché sans l'aide d'Argus ou d'Irma. C'était d'ailleurs à partir de ce moment-là que le château avait dû mettre en place différentes mesures pour éviter que la fillette se retrouve dans un endroit inapproprié à cause de sa curiosité sans limites.
Un autre moment qui avait marqué les esprits était celui où elle avait commencée à suivre Hagrid. Le 1er décembre 1984, le garde-chasse envisageait de se rendre dans la forêt afin de trouver des sapins pour Noël. En sortant de la grande salle après le petit-déjeuner, Agus l'avait interpellé concernant un problème. La petite fille, qui jouait non loin, avait profité du moment pour monter dans la capuche du manteau d'Hagrid, sans que les deux adultes ne s'en rendent compte. Le concierge avait été le premier à remarquer l'absence de sa nièce, qu'il était censé surveiller. Son inquiétude avait pourtant était de courte duré. Hagrid avait en effet sentit quelque chose qui semblait jouer avec ses cheveux. Croyant au début qu'il s'agissait d'une créature magique qui s'était cachée, il avait chercher dans ses cheveux dans l'espoir de l'attraper. Il avait cependant été surpris lorsque deux petites mains avaient saisis l'un de ses doigts et qu'une petite voix de fille avait criée « Attrapé ».
Malgré la réticence de son oncle, la fillette, toujours perché dans la capuche du garde-chasse, avait pue participer à cette première excursion. Hagrid en avait d'ailleurs été enchanté et avait passé tout la journée avec elle. En fin d'après-midi, il avait ramené la fillette, qui s'était endormie, à sa tante.

Alors qu'Argus et Irma continuaient de manger, la sorcière dit :
- Et dire que dans quelques années, elle va entrée dans la scolarité de Poudlard ... Avec l'intelligence et la curiosité qu'elle a, je ne serais pas surprise qu'elle soit répartie à Serdaigle. Lors de ma répartition, le choixpeau n'a pas hésité une seconde, il s'est tout juste posé sur ma tête ...
- Peut-être ... Mais pas sur, vue les similitude de caractère avec sa mère ...
- Cora était dans quelle maison déjà?
- Pouffsoufle ... C'est vrai que, de mon côté, je l'aurais plutôt vu à Serdaigle. Elle m'a cependant affirmer que Pouffsoufle lui correspondait bien mieux.
Il y eu un silence avant que Argus ne reprenne d'un air un peu triste:
- Cora ne pourra jamais voir sa fille grandir ...
- Et Armance ne la connaîtra jamais, l'album photo ne remplacera pas la présence de sa mère. Et cela est bien qui est triste.
- Elles se ressemblent tellement, que ce soit le physique ou le caractère ... Mais je me demande tout de même pourquoi Cora a quitter le père de cette enfant bien avant la naissance?
Irma réfléchie un peu avant de dire:
- Elle peut l'avoir fait pour deux raisons. Soit elle l'a fait pour protéger son enfant parce que l'homme s'est révélé peu recommandable, en fin de compte ... Ou bien c'était pour protéger l'enfant, mais aussi son père.
- Protéger le père de l'enfant ?
- Nous ne savons pas si il s'agit d'un sorcier ou d'un moldu. Il est donc possible qu'elle ai voulu protéger le père de l'enfant si ce dernier risqué d'être en danger.
- C'est vrai que cela tient ... Mais si elle voulait protéger le père de l'enfant, pourquoi lui avoir caché l'existence de ce dernier ? Ou du moins pourquoi ne pas lui avoir laissé un indice ? ... Ou alors, se pourrait-il qu'ils soit au courant ?
- Bonnes questions ... Nous devrions peut-être discuter de ce sujet avec Charity ?
- Oui ... Mais quand ?
- Il faudrait que se soit plutôt en soirée, après le repas ... Il faudrait aussi que Armance ne soit pas dans les parages à ce moment-là. Elle est quand même un peu jeune pour ce sujet, bien qu'il s'agisse de son père ... Nous pourrions peut-être la confier à Hagrid à ce moment là ?
- Oui, ce serait pas une mauvaise idée ... D'ailleurs, tu sais ce que Armance fait de ses journées ? Je ne la voie pas beaucoup dehors. Hagrid m'a justement demandé si tout allait bien pour elle car il ne l'a pas trop vu ces derniers jours.
- Elle passe aussi moins de temps à la bibliothèque, mais à chaque fois qu'elle y vient, elle consulte les ouvrages sur l'occumencie ...
Argus faillit s'étrangler avec la bouchée qu'il venait d'avaler. Après avoir tousser quelques minutes, il dit :
- Comment ? L'occumencie ?! Mais c'est un sujet très complexe pour une enfant...
- Eh bien, pour elle ça n'a pas l'air de l'être ...
- Mais ... Mais comment se fait-il qu'elle connaisse cette discipline?

 

Chapitre 7: D'autres découvertes by Roneila20

Argus parcourait les couloirs du château à la recherche d'Armance. Il voulait avoir le cœur net sur ce qu'il soupçonnait depuis la veille. À vrai dire, il ne lui avait pas fallut longtemps pour alimenter ses soupçons.
Par quel moyen Armance avait eu connaissance de l'occumencie ? Très simple. Dans Poudlard, seules deux personnes, à la connaissance du concierge, maîtrisaient cette matière : Albus Dumbledore et Severus Rogue. Argus doutait cependant que le directeur de Poudlard est parlé d'un sujet aussi complexe à la fillette sans en avertir son oncle ou sa tante. C'était donc pour cette raison qu'il pensait que Severus pouvait plutôt être le responsable. Mais pour ne pas tirer des conclusions trop hâtives, il devait être sûr. Parce que même si seule ces deux personnes maîtrisaient parfaitement l'occumencie dans le château, la plupart des professeurs connaissaient quand même cette matière. Il se pouvait donc qu'Armance est seulement entendu ce mot dans une conversation et que cela est juste intrigué sa curiosité comme ça avait était le cas avec d'autres sujets magiques depuis qu'elle savait lire.

Lorsqu'il arriva vers le hall du château, il aperçut sa nièce prés de l'un des arbre du parc. En se rapprochant, il compris qu'elle était entrain d'essayer de perfectionner la maîtrise de ses pouvoirs. Après les manifestations de magie en début d'Été, on avait conseillé à la fillette de s'entraîner sur des petites choses comme des cailloux, des feuilles ... Un nouveau passe-temps plutôt agréable. Argus décida d'observer la manière dont sa nièce s'y prenait. Elle venait de ramasser un tout petit caillou et de fermer ses mains dessus. Elle ferma les yeux quelques instants avant les rouvrir, ainsi que ses mains, pour constater que le caillou s'était métamorphosé en coccinelle. Cette dernière ne tarda pas à s'envoler.
- Jolie métamorphose, à ce que je vois. Dit alors Argus
- Merci Tonton
- Tu progresse considérablement, ta mère aurait été fière de toi.
A l'évocation de sa mère, Armance se tourna, avec un visage sensible, vers son oncle pour lui demander :
- Peux-tu me parler d'elle, s'il te plaît ?
- Eh bien, disons que je t'ai déjà tout dit sûrement ... qu'elle était à peut prêt comme toi, toujours joyeuse et aimable, mais elle avait aussi un caractère assez fort. A part que ses yeux était bleu saphir.
- Ah
- Oui, vos yeux sont la seule différence que j'ai remarqué la première fois que je t'ai vu. Quand Charity t'a amené, alors que tu n'était qu'un simple bébé.
- C'était quand ?
- Le 11 novembre 1981
- J'avais donc cinq mois quand elle est morte ...
Argus allait ajouter quelque chose lorsque sa nièce demanda :
- Tu crois que l'occumencie et la legilimencie pourrait nous aider à comprendre ce qui s'est passé à ce moment-là ?
- Pourquoi parles-tu d'ocumencie et de legilimencie, ceux sont des sujets complexes pour ton âge ?
- Non, c'est super intéressant. Severus m'apprend d'ailleurs l'occumencie actuellement.
- QUOI?!

C'est bon, il savait maintenant d'où venaient le soudain interet d'Armance pour l'occumencie. Et ne laissant pas le temps à sa nièce de répondre, le concierge tourna les talons et se dirigea droit vers les cachots.
Non mais d'où le jeune maître des potions s'était-il permit d'intégrer Armance dans une discipline pareille sans prévenir. Il allait se prendre une belle soufflante, ah ça oui.

Pendant ce temps, dans les cachots, alors qu'il rédigeait le programme des cours de l'année qui allait suivre, Severus regarda sa montre gousset car il savait que la petite Armance ne tarderait pas à débarquer pour sa séance quotidienne d'occumencie. Elle avait pour habitude de se présenter dans la salle à trois heure pétante. Le maître des potions devait d'ailleurs avouer qu'en vingt-huit ans d'existence, il n'avait jamais vu ça. Une fillette qui avait tout juste sept ans et qui était capable de fermer une grand parti de son esprit. Certes, il y avait encore quelques difficultés, mais elles étaient plutôt mineures par rapport à celles qu'il s'attendait de la part d'une fillette de sept ans. Comme quoi, la vie pouvait être pleine de surprises.
Mais une chose à laquelle il s'attendait pas du tout, c'était de voir débarquer non pas Armance mais Argus, la mine furieuse. Et cela ne prodiguait rien de bon.
- Alors comme ça, vous enseigner l'occumencie à Armance ?!
Severus sentait qu'une sérieuse discutions allait suivre et cela ne le rassurait guère, malgré son air impassible. D'ailleurs, le concierge enchaînait :
- Ne seriez-vous pas en train de manipuler ma nièce ?!
- Pas du tout. Laissez-moi vous expliquer ... tenta de se justifier le maître des potions
- Taisez-vous, il n'y a pas d'explication qui tienne. Ce n'est qu'une enfant ! Objecta le concierge
- Mais Tonton ... dit la fillette qui venait d'arriver
- Armance, ne t'en mêle pas. C'est une discussions de grandes personnes. Je souhaiterais d'ailleurs que tu nous laisse parler en privé !
Devant la colère de son oncle, la fillette ne broncha pas et sortit, néanmoins la mine dépité. Pourtant, une fois sortie, elle colla son oreille à la porte pour essayer d'écouter la conversation. Mais ce fut peine perdue car les quelques brides qui lui parvinrent n'étaient pas très compréhensibles.
Ennuyée, la fillette abandonna et décida de se trouver une autre occupation. Tout en s'éloignant des cachots, elle réfléchit. Elle pouvait peut-être aller à la bibliothèque ou sur sa balançoire. Elle abandonna vite l'idée de la bibliothèque car la chaleur et l'air extérieur lui donnaient envie. Mais pour aller à sa balançoire, il fallait qu'elle soit accompagnée par quelqu'un en raison du Saule Cogneur qui se situait non loin. L'ennui c'était que Charity était partie en voyage la semaine d'avant, Irma était absorbée par sa gestion de la bibliothèque du château et Argus se prenait le bec avec Severus. La jeune fille allait se résigner à rejoindre la bibliothèque quand elle eu soudain une étincelle : il restait Hagrid. Elle devait juste le trouver. Il était possible qu'il se trouve soit dans sa hutte, soit à l'intérieur du château.

- Vous avez l'air préoccupée, Miss Rusard ... dit soudain une voix
Armance tourna la tête et vit Dumbledor, accompagné d'Hagrid
- Quelque chose ne va pas ? Continua le directeur
- Non, il n'y a rien. Mais disons que Tonton Argus gronde Severus, juste parce qu'il m'a appris l'occumencie.
- Severus t'a appris ça ?
Sa voix était douce et ne laissais pas paraître la moindre désapprobation. La fillette répondit au directeur par des hochement de tête affirmatif.
- Je pense qu'il va falloir que j'aille calmer leur discutions avant que nous ayons une explosion de trop, surtout en pleines vacances. Se contenta de répondre le directeur en se dirigeant vers les cachots, laissant la fillette et le garde chasse seuls.
- Ça va, Armance ? Demanda d'ailleurs celui-ci
- Oui oui, c'est juste que je vais devoir trouver une autre occupation puisque Tonton Argus ne voudra sûrement pas que je continue l'occumencie. C'était pourtant intéressant. Soupira la fillette
Le visage d'Hagrid s'illumina tout de suite en disant :
- Ça me fait penser que je voulais te montrer quelque chose depuis quelques jours.
- C'est quoi ?
- Un nouvel arrivant dans ma ménagerie
- C'est vrai ?! Il est où ? On peut aller le voir ?
- Bien sûr. Par contre il faudra être très gentil avec lui, sinon il risque de ne pas aimé ça.
- Il a un lien avec le calamar géant du lac ?
- Non, mais il faut le respecter parce que sa riposte peut être très redoutable.
Pendant qu'il se dirigeaient vers la sortie, garde-chasse expliquait à la fillette certaines précautions à prendre et la marche suivre si elle voulait s'approcher en tout sécurité de la créature.

Cependant, une fois le hall du château atteint, ils tombèrent sur un couple d'un âge assez avancé. Une femme avec les yeux marrons et des cheveux mi-long. Elle et l'homme, aux yeux bleus, qui l'accompagnait avaient les cheveux d'une blancheur qui se rapprochait curieusement de celle de Dumbledore. Cependant, les cheveux et la barbe de l'homme n'étaient aussi longs que ceux du directeur de Poudlard. Le couple avançait à un rythme calme car l'homme se tenait sur une canne.

Le garde-chasse sembla d'ailleurs les reconnaître et les salua avec enthousiasme :
- Ah bonjour mon chère Norbert. Quel plaisir de vous voir, vous et votre femme en cette après-midi ensoleillé. Quel bon vent vous amène ?
- Bonjour Hagrid, c'est un plaisir de vous revoir. Tina et moi, avons décidé de venir faire un petit « coucou » car notre maison de vacance se situe dans la région.
- Quelle merveilleuse idée
- Vous êtes Norbert Dragonneau ? Le célèbre auteur de Vie et habitat des animaux fantastiques ? S'écria aussitôt la fillette
L'homme, qui remarqua alors sa présence, s'avança et dit, avec un sourire affectueux :
- En chaire et en os devant vous.
- J'ai lue votre livre. Il est super intéressant et bien construit.
- Merci. Ça fait plaisir à entendre, surtout de la part d'une jeune fille.
Il se tourna ensuite vers le garde-chasse pour lui demander :
- Hagrid, savez-vous où se trouve le professeur Dumbledore, s'il vous plaît ?
- Il est partit, il y a quelques minutes, régler une petite embrouille dans les cachots.
- Rien de grave, j'espère ? S'inquiéta Tina
- Non, non ... Mais ça ne devrait pas lui prendre longtemps.
- Nous allons donc patienter tranquillement dans le hall. Proposa alors Norbert.

 

Chapitre 8: Hagrid et sa passion by Roneila20

Prenant alors congé du couple, Hagrid et Armance sortirent du château et prirent la direction de la hutte du demi-géant. Arrivé à sa hauteur, ils se dirigèrent vers la forêt interdite. Après quelques minutes de marches, ils arrivèrent à un enclos où se divertissaient des créatures magiques.
Lorsqu'elle y entra avec Hagrid, la jeune fille analysa les nouveaux êtres. Ils étaient quatre. Comme toutes créatures magiques, leur forme était assez particulière, un mélange entre le corps d'un cheval et les caractéristique d'un aigle. Elles étaient toutes de couleur différentes, mais possédaient des caractéristiques communes comme le bec gris ou les yeux oranges.

- Hagrid, comment s'appellent ces créatures, s'il te plaît ? Demanda alors Armance
- Des hyppogriffes, il s'agit d'une créature fantastique. Comme la licorne, cette espèce est très élégant mais peux devenir féroce si l'on ne la respecte pas.
- Ils sont arrivés comment ici ?
- C'est Norbert qui me les a amener car ils en avait pas mal avec Tina. Répondit Hagrid avec intérêt
- Norbert a encore des créatures magiques ? Et il arrive à s'en occuper, malgré son âge ?
- Les créatures magiques ont toujours était sa passion depuis tout jeune. Et je pense qu'il a transmis cela à sa femme, ses enfants et petits enfants, car ils l'aident beaucoup. Il a aussi quelques apprentis par moment, donc il est bien entouré.

La jeune fille tourna son regard vers les hippogriffes et demanda :
- Ils sont là depuis longtemps ?
- Ils ont dix mois aujourd'hui. Ils sont arrivés ici lorsqu'ils avaient deux mois
- C'est pour cela que tu était quelques fois très occupé ?
- En partie, oui. Je voulais te les montrer mais je ne voulais pas le faire trop tôt car il faillait le temps que les hypogriffes s'habituent à leur nouvel environnement pour pouvoir y voler en toute sécurité. Un changement, comme celui qu'ils ont vécus entre l'élevage de Norbert et l'arrivée à Poudlard, peut quelques fois être perturbant pour les créature magiques.

La jeune fille regardait toujours les hippogriffes, elle paraissait très intéressée.
- Est-ce que tu veux les approcher ? Demanda soudain Hagrid
- Je peux ? Demanda la fillette les yeux brillants
- Oui, il suffit juste de prendre quelques précautions. Tout d'abord, tu vas faire quelques pas, doucement, vers eux jusqu'à ce qu'ils prennent conscience de ta présence.
La jeune fille s'exécuta aussitôt. Lorsqu'elle arriva à quelques mètres des hippogriffes, ces derniers arrêtèrent leur jeu et partir se réfugier dans un des coins de l'enclos. Tous, sauf un, au plumage gris, qui resta sur place en lançant à la fille un regard méfiant. Cette dernière, un peu intimidé par le regard perçant de la créature, s'arrêta tout de suite.
- Voilà, maintenant que Buck a croisé ton regard, il faut soutenir ce regard en évitant de cligner, les hyppogriffes se méfient de ce mouvement. Expliqua alors Hagrid
Armance se concentra donc pour ne pas cligner des yeux et soutenir le regard de la créature tandis que le garde-chasse continuait ses explications :
- Il va falloir que tu t'incline, toujours en soutenant son regard, pour lui faire comprendre ton respect vis à vis de lui. Et faudra voir si il te rend le salut.
La jeune fille suivit les consignes du garde-chasse. Au bout d'un moment, son attente fut récompensée car l'hippogriffe s'inclina aussi.
-Voilà, normalement, cela voudrait dire que tu peux aller le caresser. Approche-toi doucement.

Le rapprochement se fit donc petit à petit alors que la créature et la fillette, qui avançait peu à peu la main, faisait un pas chacune. Lorsque la main d'Armance toucha enfin la tête de Buck, il y eu comme une sorte d'étincelle. Les plumes de l'animal étaient toutes douces, on aurait presque dit une peluche. Buck répondit d'ailleurs affectueusement aux caresses de la jeune fille. Hagrid, qui assistait avec admiration à cet échange, finit par s'avancer et demander :
- Veux-tu monter sur son dos maintenant ?
- Oui !
Le demi-géant aida donc la fillette à grimper sur le dos de l'animal. Ce dernier ne tarda pas à décoller en déployant ses granges ailes. Il s'éleva au dessus de l'enclos avec une telle souplesse qu'Armance eu presque l'impression de voler comme dans le conte de Peter Pan que Charity lui avait offert pour Noël. Elle fut aussi émerveillée par la découverte du paysage vu d'en haut. Tous sembla vaste pendant ce moment où elle ne se doutait pas qu'au même moment Albus Dumbledore s'appétait à régler une affaire, quelque peu délicate. Et cela promettait d'être assez coriace car au fur et à mesure qu'il s'approchait peu à peu de la salle des potions, les brides d'une conversation houleuse lui parvinrent. Le directeur soupira et leva la main pour frapper à la porte.

Après avoir toqué et profité du moment calme que cela avait procuré, il se contenta d'entrer calmement dans la pièce en disant :
- J'ai cru comprendre qu'il y avait une discussion corsé entre vous.
- Oui. Il s'agit d'une situation inacceptable car ce demeuré s'est permis d'enseigner l'occumencie à Armance. Dit Argus en pointant son doit sur Severus.
- Pourriez-vous rester calme, je vous prie. Je n'est rien fait de mal à votre nièce. Répondit ce dernier
- Ah bon ... Et avez-vous pensé à son âge tout de même ?! Continua le concierge, pas pour autant calme
- Elle n'a peut-être que sept ans, mais elle présente des capacités relativement brillantes pour son âge.
- N'empêche que cela ne vous disculpe pas et le directeur, ici présent, devrait vous mettre à la porte pour abus de confiance.
- Non, Argus, puisque c'est moi qui lui ai demandé. Intervint soudain Dumbledore d'une voix claire
- Comment ça ? Vous ? Dit Argus, complètement incrédule en lançant des regards perdus entre le maître des potions et le directeur.
Tellement perturbé, le concierge vacilla un peu, Severus fit donc avancer un tabouret, avec l'aide de sa baguette magique, pour pouvoir l'asseoir et le calmer. Un silence demeura pendant quelques minute, avant que Argus, toujours secoué, ne demande d'une voix incertaine :
- Mais ... mais pourquoi ?
- Avez-vous entendu parler d'une certaine Rita Skeeter ? Demanda alors Dumbledore.
Le concierge réfléchit un peu avant de répondre :
- L'auteur de certains articles honteux dans la gazette du sorcier ou sorcière hebdo ?
- Oui, c'est bien cela. Voilà quelques années, depuis la fin de la guerre des sorciers, qu'elle publie pleins d'articles visant plus ou moins des sorciers ou des sorcières de manières pas très honorables, disons.
- Mais quel est le rapport avec Armance ? C'est une enfant. Personne en dehors de Poudlard ne la connaît. Et même Coraline, sa mère, était très discrète, y compris pour ses activités de résistance à Vous-Savez-Qui. Son nom est apparu une seule fois dans le journal, dans la rubrique des victimes recensées de la guerre.
- Certes, je pense pas qui Rita Skeeter essaye de s'en prendre à Armance elle-même ... Mais elle pourrait tenter d'atteindre Poudlard par votre nièce. En étudiant les différents articles que j'ai lu de cette femme, j'ai remarquée qu'elle les construisait avec des informations très personnelles, voir privées, des personnes visées. Comment les obtient-elle ? Bonne question. J'ai élaboré les différentes possibilités qu'elle pouvait avoir pour y parvenir et parmi ces dernières se trouve l'éventualité que la sorcière est le don de legilimancie. C'est donc pour cette raison que j'ai chargé Severus Rogue d'enseigner l'occumencie à Armance.
- Mais ... mais pourquoi ne pas nous en avoir parler à Irma ou à moi, au moins ?
- Oui, je reconnais que j'aurais dû le faire. Mais je craignais votre réaction et que vous fassiez bloc.
- L'explication que vous venez de me donner m'aurait suffit pourtant.
Un petit temps de silence suivit avant que Dumbledore dise :
- Très bien, Argus ... Dans ce cas, veillez m'excuser d'avoir prit cette décision sans vous consulter. Je le ferais à l'avenir ... Armance pourra-t-elle au moins continuer l'occumencie ?
- Si vous juger cela nécessaire, je ne peux m'y opposer.
Dumbledore sourit et dit :
- Bien, maintenant que l'incident est clos, je vous propose que nous sortions d'ici.

Les trois hommes quittèrent donc les cachot. En passant la porte, le directeur de Poudlard entendit le concierge murmurer derrière lui :
- Mais si sa mère était là, que dirait-elle ?
- Oh, vous savez, Agus, je pense qu'elle en aurait été enchantée, tout comme Charity. Regardez la réaction de cette dernière quand Armance à commencée les potions. La jeune femme paraissait dubitative au début et elle a finie par en être émerveillée. Je suis sûr que Cora aurait eu la même réaction. Dit Dumbledore d'un ton tout à fait enthousiaste.

 

Chapitre 9: L’accident by Roneila20

En cette après-midi d'août 1989, Charity Burbage travaillait sur ses cours pour l'année qui allait suivre. Depuis que Dumbledore lui avait proposé de travailler à Poudlard en tant que professeur d'étude moldu, elle se sentait plus qu'épanouie.
Certes, la vie n'avait pas été toujours rose depuis la mort de Coraline. L'événement, déjà difficile à endurer, avait été suivi du décès de M.Burbage, un an après la fin de la guerre, bien affaiblit par cette dernière. À ce moment-là, Charity, qui avait réussie retrouver un emploi chez Fleury et Both, s'était résolue de convaincre sa mère d'emménager avec elle afin de se faciliter la vie. Trois ans avaient donc suivi jusqu'à ce que la veille sorcière s'éteigne à son tour, d'une maladie. En seulement quatre ans, Charity avait vécu trois rudes épreuves et avait manqué de peu de tomber dans une dépression. Mais heureusement, le soutien de Dumbledore et la présence enjouée de sa filleule Armance avaient redonné du courage à l'ancienne gryffondor.

La possibilité de pouvoir maintenant voir l'enfant de sa défunte amie grandir à ses côtés était un vrai bonheur.
Et la fille s'épanouissait bien dans l'environnement de Poudlard, un lieu exceptionnel pour une enfant, en parlant du niveau de sécurité. Mais le corps professoral avait quand même bien assuré sur ce point-là.
Filius Flitwick, en bon serdaigle qui se respecte, avait mené des recherches dans différents livres pour trouver les formules et enchantements nécessaires au processus. Il avait donc dressé une liste qu'il avait ensuite dupliquée et distribuée à chaque professeur en répartissant les différents sortilèges que chacun devait réaliser.

Eh puis, la présence d'une enfant plus jeune que les élèves dans le château avait amené un peu de fraîcheur à ce dernier. À part l'incident avec Marcus Flint et Kurt Parkinson, Armance était vraiment appréciée par la plupart des gens.
Et elle avait même un don, à force de patience et de persévérance, pour briser les carapaces de certains comme Severus Rogue. L'homme, plutôt connu pour être très froid et taciturne, manifestait un intérêt particulier pour elle, depuis le jour où la fillette l'avait interpellé dans la bibliothèque. En seulement une année, il était passé du statut de bloc de glace à celui qu'on pourrait rapprocher d'un mentor, étant donné que suite aux potions, il avait décidé de lui montrer l'occlumancie, à un âge très jeune, songea Charity.

Enfin, cela n'avait pas pour autant amélioré le comportement du professeur envers les élèves. Le maître des potions était toujours aussi dur envers la plupart et valorisait un peu trop Serpentard au goût de la professeur d'étude moldu. Qu'est-ce que cela donnerait quand Armance serait élève à Poudlard ? On se le demandait bien.

D'ailleurs, la nouvelle passion de la fillette pour le vol sur le dos d'hippogriffe avait bien secoué Argus, après que celui-ci est sermonné Severus pour avoir justement enseigné l'occlumancie à sa nièce.
Lors du vol, Hagrid avait été émerveillé par ses capacités jusqu'à ce que, au moment où l'animal venait de se posait, le concierge débarque en exigeant une explication.
Mais alors que sa nièce lui expliquait son expérience, avec autant enthousiasme que le garde-chasse, le professeur Brûlopot était arrivé, aussi vite que sa jambe de bois le lui permettait, en déclarant qu'il n'avait jamais vu un prodige pareil.
Une drôle de discussion s'était installé avec l'arrivée de Dumbledore et du couple Dragoneau, quelques minutes plus tard. Le tout avait paru assez flou, mais Armance avait tout de même affirmée que si elle ne pouvait pas continuer l'occumencie, ce serait le vol sur l'hippogriffe qu'elle ferait.
Finalement, le directeur de Poudlard avait proposé d'aller discuter de tout ça autour d'une bonne tasse de thé, et d'un jus de citrouille pour Armance. Ils étaient donc tous remontés à la grande salle du château où Dumbledore avait fait appel aux elfes de maison.

Mais en définitif, la fillette avait pu conserver ses deux nouvelles activités, à son plus grand bonheur. Son oncle, d'abord retissant, avait fini par s'y faire au bout d'une ou deux semaines.

« Ah, sacrée Armance » songea Charity avec amusement.
Du haut de ses sept ans, la jeune fille avait déjà un fort caractère, sans exclure le respect pour autant, comme sa mère.
Plein de questions fusaient d'ailleurs dans la tête de la professeur d'étude moldue : Qu'aurait été la vie si Coraline n'avait pas été tuée ? Aurait-elle parlé à sa fille de son père ? Qui était-il d'ailleurs ?
Cette question était un vrai mystère. Coraline n'avait jamais abordé le sujet et ne voulait plus en entendre parler. Il lui avait assez brisé le cœur comme ça, disait-elle.
Pour Charity, cela était un peu frustrant. La discussion qu'elle avait eue avec Argus et Irma en était resté au même point : l'identité du père de la fillette représentait une véritable énigme. Mais comme l'avait soulignée Irma, si Coraline avait jugée bon de le quitter avant la naissance d'Armance, c'était qu'elle avait une bonne raison. Mais encore fallait-il connaître la raison...

Soudain, la sorcière fut tirée de ses pensées par un hibou qui arriva par la fenêtre, chargé d'un paquet plutôt étrange. L'animal semblait d'ailleurs fatigué et ravi de pouvoir poser son colis. Charity remarqua une petite lettre accrochée au paquet. Elle la détacha, l'ouvrit et y lut : « Chère Professeur Burbage. Merci pour vos cours très intéressants. Veuillez accepter ce cadeau de ma part. Votre élève préférée et plus grande admiratrice »

Charity fut plutôt étonné par cette drôle d'attention. À vrai dire, elle n'a pas vraiment « d'élève préféré » comme le citait la lettre. Alors qu'elle relisait la lettre deux trois fois, la sorcière demeurait de plus en plus confuse. Surtout que la lettre était relativement simple... Et presque impersonnelle. Qui pouvait être cette mystérieuse « élève préféré et grande admiratrice » au style plutôt impersonnel ? D'ailleurs pourquoi la lettre était-elle anonyme ?
La sorcière était encore plus dans le flou, car elle se demandait si les élèves pouvaient avoir connaissance du fait si les professeurs restaient ou pas à Poudlard pendant les vacances d'été. Certains, comme le professeur Rogue, se retiraient dans des maisons hors du château quelques jours pour changer d'air.
Elle-même, Charity, possédait toujours la petite maison en France, où elle s'était réfugiée lors de sa fuite et où Armance été née. Il fallait d'ailleurs qu'elle songe à ce qu'elle devait en faire, car elle n'y avait pas remis les pieds depuis son arrivée à Poudlard. Et pourtant, la situation immobilière des professeurs n'était pas le genre d'information qui était divulgué à tort et à travers, surtout aux élèves.
En plus, quel élève enverrait un paquet comme celui-là à un professeur en pleines vacances d'été et de manière anonyme ?

Et si au contraire, c'était une mauvaise farce ou pire, un piège ? Mais comment en être sûr ?

La professeur d'étude moldu observa quelques instants le paquet avant de conclure que la meilleure option serait de l'amener au professeur Rogue. Un autre choix aurait été de l'apporter à Dumbledore, mais le directeur de Poudlard était absent. Et pour cause, le ministère de la magie l'avait invité à une réunion très spéciale, celle qui visait à préparer l'élection du futur ministre de la magie. Comme à chaque fois, Dumbledore s'y rendait, mais la réponse était toujours la même : il ne souhaitait pas occuper le poste. Il avait même dit en rigolant lors d'une réunion avec les professeurs de Poudlard :
- Ils croient que je vais céder pour ce poste, mais je crains qu'ils ne se fassent des illusions depuis un certain temps.

En effet, le directeur refusait ce poste depuis des années, car son poste au sein de l'école de sorcellerie lui convenait parfaitement. Et Charity pouvait le comprendre. Depuis sa nomination au poste de directeur de Poudlard en 1965, Dumbledore avait révolutionné certains principes de l'école, même si certains sorciers, comme les Malfoy, avaient clairement exprimé leur point de vue négatif à plusieurs occasions.

Toujours est-il que si le ministère avait tenu à ce qu'il soit présent pour cette réunion, il ne serait pas de retour avant la fin d'après-midi.
Charity aurait pu patienter jusque-là, mais sa curiosité et sa possible inquiétude vis à vis de ce mystérieux paquet la poussèrent, après un petit temps de réflexion, à l'amener à Severus Rogue. En plus, l'un des spécialistes à côté du directeur dans l'analyse de choses louches, c'était bien lui.
La sorcière prit donc la direction des cachots, avec le paquet en mains. Il semblait contenir quelque chose de volumineux, mais semblait quand même petit.

Lorsqu'elle ouvrit la porte de la salle des potions, elle aperçut Severus et Armance qui discutaient. Les deux se faisaient face, le maître des potions debout droit comme un « i » et la fillette assise sur un tabouret haut, mais aussi droit que le professeur. La sorcière entra donc doucement pour ne pas déranger la discussion qui paraissait particulièrement animée :
- Je parie que oui.
- Tu es un peu jeune pour les paris. Toutefois, je maintiens qu'une chose pareille reste peu probable. Même des sorciers, doués d'un esprit aussi vif et intellectuel n'ont pas...
- Oh, Coucou Charity ! Dit la fille qui remarqua alors la présence de sa marraine
Severus sursauta, se retourna et finit par dire, sans toutefois laisser paraître le moindre état de surprise :
- Bonjour Professeur Burbage.
- Bonjour Professeur Rogue
- Vous souhaitiez me voir ? Ou vérifier que Miss Rusard ne fasse pas de bêtise ? Dit le maître des potions avec un sourire en coin et un regard à Armance.
Alors que la lourdeur du paquet se faisait sentir, la professeur d'étude moldue le posa sur un bureau pas loin en expliquant :
- En fait, je suis venu vous voir parce que je viens de recevoir un drôle de colis, mais en entrant, j'ai vu que vous étiez très occupé par votre conversation avec Armance et je n'ai pas souhait vous interrompre.
- Oh oui, Miss Rusard et moi étions en pleine discussion sur l'occlumancie et la legilimencie. Elle m'a posé une question bien étonnante : Serait-il possible que l'une de ces matières ou les deux puissent nous permettre de comprendre le mystère qui entoure la disparition de ma mère ?
Charity regarda le maître des potions et sa filleule alternativement. Elle trouvait cela surprenant que la mort de sa mère puisse tant préoccuper la jeune fille depuis quelque temps, malgré le sujet très évité en sa présence. Il fallait dire qu'en huit ans, son intelligence s'était bien développée.
Rogue continua alors son récit :
Je lui ai expliqué que cela se révélait très difficile, étant donné que nous ne connaissons pas de témoin direct de la scène qui s'est produite lors de la disparition ... Sinon, qu'est-ce qui vous amène ici, Charity ?

- Eh bien, je venais justement pour ça. Dit-elle en se tournant vers le paquet pour le prendre.
Mais au moment où elle voulut le saisir pour le montrer au maître des potions, elle le fit malencontreusement tomber de la table. C'est alors que dès l'instant où il toucha le sol, le paquet s'anima par des sortes de tentacules qui déchirèrent les différentes parties de l'emballage.
- Elles ont des dents, c'est sûrement une tantacula vénéneuse ! Tous aux abris !!! Cria soudain le maître des potions.
Il eut juste le temps d'attraper Armance, pour l'abriter derrière un bureau renversé, avant de lancer des charme de séparation pour couper les tentacules qui s'élançaient vers eux. Charity, protégée par une autre table renversé de l'autre côté de la plante enragée, essayait de faire de même.

Toujours abritée derrière l'une des tables, Armance regardait la scène avec effrois. La plante semblait indomptable malgré les sortilèges lancés par Charity et Severus. Les tentacules repoussaient par double.
La jeune fille commença à réfléchir à un moyen d'aider les deux professeurs. En observant la salle, son regard tomba sur une potion avec une étiquette intitulée « Herbicide ». Elle réfléchit et se souvint que Rogue lui en avait parlé avant une séance d'occlumancie, alors qu'il rangeait la salle pour la séance.
Armance veilla à ne pas attirer l'attention de la plante, se faufila et attrapa la fiole, qui, par chance, se trouvait non loin de son abri.
Alors que Severus s'efforçait toujours de combattre la plante, la jeune fille lança la bouteille vers l'endroit où des lambeaux du paquet étaient éparpillés en pensant qu'il s'agissait probablement du cœur de la plante. Elle visa juste, car cette dernière émit un son aigu et perdit sa force en se recroquevillant et se desséchant.
- Belle... Belle initiative. Commenta le maître des potions, soulagé, mais à bout de force.

Armance et Severus sortirent de derrière la table où ils étaient abrités.
La salle de classe ressemblait maintenant à une vraie pagaille, et tout ça en même pas dix secondes. La plante s'était développée tellement vite, qu'ils avaient tout juste eu le temps de réfléchir.

- Aaah... Fit soudain la voix de Charity
Armance tourna la tête et cria, d'un air affolé :
- Charity ? NON !
Severus tourna la tête à son tour et vit avec horreur ce qui s'était passé. La professeur d'étude moldu gisait sur le sol, l'air très mal. Severus remarqua alors un morceau de Tentacula vénéneuse agrippé au bras droit de la jeune femme. Il se précipita vite, le retira soigneusement et sortit sa baguette afin d'examiner la gravité des blessures. Les dents de la créature s'étaient bien plantées et le venin avait sûrement commencé à faire son effet, c'est-à-dire engourdir peu à peu sa victime vers une mort certaine. Il fallait agir vite. À côté, Armance était en larmes et tétanisée.
- Armance, amène-moi vite la fiole bleu claire qui se trouve sur l'étagère là-bas. Lui dit alors le maître des potions en lui désignant une étagère à l'autre bout de la pièce.
Malgré le désordre, causé par l'attaque de la plante, la jeune fille parvint à ramener la potion à Severus, qui avait commencé à réaliser des incantations sur la blessure de Charity. Il appliqua ensuite une bonne quantité du contenu de la fiole sur la blessure.

- Elle est morte ? ... Elle v... elle va mourir ... Comme ... Comme Maman ? Demanda Armance en larmes
- Je ... Je ne sais pas... Tenta de répondre le maître des potions

C'est alors que des pas précipités se firent entendre, et bientôt, le professeur Mcgonagal apparu, avec une mine plutôt inquiète.
- Oh, mon Dieu, que s'est-il passé ici ? J'ai entendu des cris et du brou-ha... Êtes-vous blessés ? Demanda-t-elle en apercevant la jeune-fille en larmes et le maître des potions entourant une Charity plutôt mal en point en plein milieu du bazar de la salle de classe.
- Nous... Nous vous expliquerons plus tard, Minerva... Mais pour l'instant... Il faut aller chercher Madame Pomfresh de toute urgence... Elle doit examiner Charity le plus vite possible car cette dernière vient d'être mordue par une Tentacula vénéneuse. Expliqua Severus
- Comment ?! Par... Par une... Tentacula vénéneuse ! Dit la directrice de Griffondor, comme si elle venait d'avaler de travers.
À la vue du morceau de la plante, étendu parterre, la professeur de métamorphose pâlit et trembla. Allait-elle s'évanouir ?

Mais se ressaisissant, elle fit apparaître son patronus, un chat, et l'envoya chercher l'infirmière de Poudlard le plus vite possible.

 

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