Les étoiles du square Grimmaurd by MayaCcie
Summary:

Ils n'avaient jamais compris que chaque provocation n'était qu'un appel à l'aide, une supplique de plus.

Quand il s'éloignait c'était en espérant qu'on viendrait le chercher, qu'un jour on finirait par l'aimer.

[Recueil sur l'enfance de Sirius Black]


Categories: Enfances, Tranches de vie, Sirius Black Characters: Famille Black, Regulus Black, Sirius Black
Genres: Famille
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 5 Completed: Non Word count: 6472 Read: 1212 Published: 20/07/2020 Updated: 28/10/2021
Prologue by MayaCcie
Author's Notes:

Cette histoire sera un recueil d'OS, pas forcément par ordre chronologique.

Walburga Black n'avait jamais aimé. Elle n'était même pas sûre de savoir ce que c'était, d'en être capable. Il lui semblait qu'elle avait toujours été ainsi belle, froide, ambitieuse, calculatrice.


Son cousin Orion lui ressemblait, de ce point de vue-là, énormément. Beaux, ambitieux, Sang-Pur, ils savaient depuis longtemps qu'ils se marieraient, ils avaient en plus été extrêmement satisfaits de voir combien ils étaient assortis. Ils avaient rapidement formé le couple le plus en vue et le plus étincelant de Poudlard. S'aimaient-ils ? évidemment que non, mais ils se respectaient et aspiraient à de grandes choses ensembles. C'était tout ce dont ils étaient capables.


Ils s'étaient mariés à 20 et 24 ans. La fête avait rassemblé toute la richesse, la noblesse de sang et le pouvoir du monde sorcier. La réception avait été sublime, digne de la très noble et très ancienne famille Black. Les mariés étaient jeunes, beaux, parfaitement assortis et promis à un bel avenir. Leur entrée dans la noble famille des Sang-Pur fût fracassante, leurs premières années de vie commune également.


Quittant l'immense manoir familial, Orion s'était réinstallé dans la maison des Black au cœur de Londres qui avait été délaissée pendant la guerre, le bruit des bombes s'écrasant sur les maisons d'à côté gênait Arcturus lorsqu'il voulait dormir. La maison était à leur image : grande, noble, froide… lugubre. Leur salon était rapidement devenu le lieu à fréquenter, siège de réceptions somptueuses pour les Sang-Pur d'Angleterre.


Orion avait rapidement trouvé du travail au Ministère dans la confédération internationale des sorciers, son ascension était fulgurante tandis que Walburga travaillait dans le conseil d'administration de l'hôpital Sainte-Mangouste.


A 25 ans, ils possédaient déjà ce qu'ils visaient : la jeunesse, la richesse, la beauté, le pouvoir. Sans cesser d'en chercher plus.


Il y avait un seul point sur lequel ils étaient en désaccord : la famille, la leur. Ni l'un ni l'autre ne voulait d'enfants pour les aimer mais il était de leur devoir de perpétuer la grande famille des Black. Orion attendait ce moment avec impatience souhaitant fortement avoir un fils qui perpétuerait son nom. Walburga n'était pas tout à fait du même avis, elle savait et voulait que la famille Black perdure. Elle espérait juste que cette grande œuvre pourrait se passer de son intervention. Elle n'avait absolument aucune envie d'avoir des enfants et certainement aucun de désir d'imposer une grossesse à son corps si parfait. En fait, intérieurement, elle misait sur son petit frère Cygnus pour accomplir cette tâche. Elle savait combien il désirait avoir des garçons et Druella si soumise et obéissante n'oserait certainement pas lui dire non. Alors elle imposait à Orion d'attendre.


Son mari était un homme fort, respecté et craint malgré son jeune âge mais il y avait tout de même une personne à qui il ne pouvait pas tout imposer et c'était Walburga. Elle n'était pas le genre de personne à se laisser commander et si en apparence Orion était à la tête de la famille, dans le domaine de l'intimité conjugale sa femme était le maître. Ils partageaient le même lit quand elle voulait et ce n'était pas certainement pas quand elle risquait d'avoir un enfant.


Les années continuèrent à s'écouler, avec une seule ombre au tableau, Cygnus n'avait toujours pas de garçon. A la naissance de sa troisième fille Narcissa, Walburga céda.


Le couple possédait presque tout, il ne leur manquait plus qu'un fils pour hériter de cette gloire.


.


Cet enfant se fit attendre, comme s'il ne voulait pas venir dans cette famille. Walburga souhaitait presque renoncer lorsqu'enfin il arriva. La grossesse fût compliquée, elle la vécut très mal. Avec la fatigue et les nausées, elle perdit vite son beau teint et ses traits devinrent tirés. L'enfant s'agitait beaucoup, la privant souvent de sommeil et la gênant dans la journée. Elle se trouva vite énorme, handicapée. Elle regrettait d'avoir cédé, cet être qui grandissait en elle n'avait rien à faire là, elle se sentait étrangère à son propre corps. Walburga Black n'était pas faite pour donner la vie.


L'été 1959 fût extrêmement chaud à Londres, elle était en permanence inconfortable et alla se réfugier dans la propriété de sa mère dans le Staffordshire. Elle détestait s'éloigner de Londres, un grief de plus contre le bébé. Les derniers mois furent vraiment difficiles, avec des ennuis de santé l'obligeant à rester allonger la plupart du temps. Elle revint à Londres au mois d'octobre, rejoignant son mari qui ne comprenait pas du tout les douleurs de sa femme et espérait seulement avoir le fils tant attendu.


Elle attendait sa libération avec hâte, Kreattur la servait fidèlement soulageant le mieux qu'il pouvait ses souffrances, mais elle n'attendait qu'une chose : se débarrasser enfin de cet enfant en elle. Elle ne l'aimait certainement pas et n'était presque pas loin de le haïr.


Le 3 novembre marqua enfin la fin de ce calvaire. L'accouchement lui parût une éternité. Elle était épuisée, douloureuse, mais libre de cet enfant qu'elle avait porté et subit !


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Un fils, c'était un fils. Son devoir était accompli, elle se sentait extrêmement fière d'elle-même. Elle pourrait enfin se reposer.


Les médicomages prirent ce fils si attendu, le nettoyèrent, affirmèrent à la mère qu'il était magnifique et le prirent pour l'emmener à sa nourrice et à son père qui attendait impatiemment de rencontrer son Sirius.


Sa mère l'avait à peine regardé.

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