Un avenir flamboyant? by Xuulu
Summary:

Au sortir de Poudlard, Yona Vengen est un peu perdue: elle sait ce qu'elle voudrait faire, mais n'est pas prête à faire en sorte que cela se réalise. Heureusement, son ami Charlie Weasley a toujours de bonnes idées...

Participation au concours On a échangé nos OC d'Hazalhia


Categories: Fêtes / Célébrations, Epoque de Harry Characters: Charlie Weasley
Genres: Amitié, Aventure/Action
Langue: Anglais
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: On a échangé nos OC
Chapters: 3 Completed: Oui Word count: 3180 Read: 1057 Published: 02/09/2020 Updated: 09/09/2020
Story Notes:

Bonjour!

Voici ma participation au concours d'Hazalhia "On a échangé nos OC".

Quelqu'un a créé ce super OC et j'ai dû écrire une fic sur le thème "Première rencontre" en l'y intégrant.

Bonne lecture!

1. Une fête d'anniversaire by Xuulu

2. La convention by Xuulu

3. Le lac Baïkal by Xuulu

Une fête d'anniversaire by Xuulu

– Charlie, allume les bougies s’il te plaît !

Charlie Weasley s’exécuta d’un Incendio, faisant trembloter dix-huit petites flammes au-dessus du glaçage jaune. Il s’empara du plat et se dirigea dans le salon, suivi par Hollie et Mikkel, qui avaient tous deux les mains prises par un gros paquet cadeau. Victoria et Yona les attendaient, assises autour de la table basse du petit appartement londonien d’Hollie. C’est devant Yona que Charlie déposa le gâteau, alors qu’ils entonnaient en chœur le Joyeux anniversaire qui s’imposait. Les yeux de Yona brillaient de plaisir en voyant ses amis les plus chers rassemblés autour d’elle.

Charlie Weasley était l’un des meilleurs joueurs de Quidditch qu’elle connaissait, passionné par les dragons, celui qui lui ressemblait le plus, également généreux, courageux, loyal.

Hollie Murray était la meilleure joueuse de Quidditch qu’elle connaissait, débordant d’énergie, toujours partante pour suivre ses idées impulsives. Qu’aurait-elle fait sans elle ?

Victoria Pasteur était son amie la plus réfléchie, très certainement la plus brillante des futures médicomages qui existaient alors en Grande-Bretagne et même en Europe.

Mikkel Sveinn, enfin, norvégien comme elle, était un ami doux, compréhensif, celui qu’elle associait à son enfance et dont elle admirait la capacité d’empathie.

Ces quatre amis constituaient sa bande, celle qu’ils avaient formé à Poudlard et dont la période de scolarité était à présent terminée. Après un dernier regard empli d’amour pour chacun d’entre eux, Yona ferma les yeux et souffla ses bougies.

Leurs exclamations et applaudissements firent grand bruit.

– Ouvre tes cadeaux, Yona ! lui dit Mikkel pendant que tout le monde se réinstallait autour de la table.

Elle fut ravie des deux présents : une panoplie complète de jeune dragonnière, des bottes ignifugées aux gants de cuir, en passant par la ceinture porte-outils (elle avait bien certains éléments de ce genre de tenue à la maison, mais ceux fournis par ses parents étaient au moins aussi vieux qu’elle, et donc fortement usés) et une encyclopédie sur les dragons dont la subtilité de la magie la stupéfia : à chaque fois qu’on tournait une page, une projection magique semblable à un Patronus en jaillissait, faisant tournoyer au-dessus du lecteur une version grandeur nature du dragon correspondant à la description du livre.

Ses amis la connaissaient très bien, et même un peu trop bien. Victoria lui demanda où en étaient ses recherches de stage dans une réserve. On était déjà le 17 août, presque deux mois après la fin de leurs Aspics. Yona avait obtenu un Optimal à son Aspic de soins aux créatures magiques, et trois Effort Exceptionnel en sortilèges, botanique et potions. Il aurait été normal que ces notes dans ces matières lui ouvrent facilement les portes de n’importe quelle réserve d’Europe, mais Yona n’avait entamé aucune démarche auprès desdites réserves. Elle l’avoua à Victoria, qui ne put s’empêcher de la réprimander. Elle n’avait vraiment pas l’air de savoir ce qu’elle voulait, elle était incompréhensible, elle avait eu de si bonnes notes parce qu’elle était si passionnée par les dragons, et pourtant, elle n’avait fait aucun effort pour trouver un travail…

Yona se sentait vexée en entendant son amie la sermonner ainsi. Faire la morale à ses amis était l’activité préférée de Victoria. Yona était persuadée, secrètement, qu’elle avait tort en ce qui concernait son avenir. Les vacances étaient faites pour se reposer et s’amuser, ils sortaient tous de sept ans de travail acharné à Poudlard, et elle était absolument certaine qu’une opportunité ne tarderait pas à se présenter. Cela ne servait donc à rien qu’elle s’épuise à démarcher les réserves. Mikkel non plus, d’ailleurs, n’avait aucun plan pour la rentrée.

– Yona, je sais que ça ne t’inquiète pas, mais je trouve que Victoria a raison, dit justement Mikkel d’un air préoccupé. Elle s’est démenée pour décrocher ce stage à Ste Mangouste, et Charlie aussi pour le sien en Roumanie. Moi, je voudrais travailler en ville, mais je n’ai rien trouvé et je sens que je vais finir soigneur de rennes en Laponie…

Yona se sentait bouillir : pourquoi étaient-ils tous persuadés qu’elle allait lamentablement échouer à trouver un travail ? Mais Hollie éclata de rire.

– N’importe quoi, Mikkel ! Tout le monde sait que c’est difficile d’entrer dans la vie professionnelle. La preuve, je n’ai pas eu d’opportunité incroyable et je vais travailler avec ma mère à l’atelier de balais. Bonjour le piston ! Je suis sûre que tu vas trouver quelque chose à Londres ou Oslo, ne t’inquiète pas. On n’a que dix-huit ans, après tout.

Comme tout le monde acquiescait, même si les signes de têtes de Victoria et Mikkel étaient un peu forcés, la tension retomba et les cinq amis finirent de déguster le gâteau au citron en parlant de sujets plus légers que leurs perspectives d’avenir.

Après avoir passé la nuit chez Hollie, Victoria et Mikkel restèrent à Londres : les parents de Victoria y habitaient, et Mikkel faisait un saut chez son oncle avant de rentrer en Norvège. Les adieux furent brefs, tout le monde se promettant de se revoir très rapidement. Yona devait, elle, rejoindre le centre de Portoloins internationaux, vers Bond Street. Charlie l’accompagna, à pieds.

Lui n’avait pas besoin de s’assurer des plans qu’elle avait établis concernant son futur. Ils marchaient sans rien dire depuis quelques minutes quand elle lui expliqua :

– Evidemment, je rêve d’une réserve plus grande que celle de mes parents. Quatre Norvégiens à crête dans une vallée déserte, c’est pas vraiment un challenge. Je préfèrerais l’Australie ou l’Ukraine, un endroit qui me dépayserait. Le voyage, l’aventure, c’est ce que j’aime ! Mes meilleurs souvenirs d’enfance, ce sont des courses en forêt avec Enok et Nola. Le temps filait si vite, qu’est-ce que je me faisais engueuler en rentrant…

Charlie connaissait les chiens de la famille de Yona. Il avait passé une semaine chez ses parents l’été précédent, et il était lui aussi tombé amoureux de la vallée montagneuse, des forêts interminables, des arbres qu’ils avaient escaladés ensemble, et surtout des magnifiques et féroces dragons dont les Vengen s’occupaient. Il savait que l’intérêt de son amie pour les dragons était aussi sincère que le sien, mais il constatait à la suite de Victoria que Yona ne s’était pas donné les moyens de réaliser son rêve. En revanche, il avait une idée pour l’aider.

Il lui proposa de l’accompagner à la quatre-vingt quatorzième convention internationale sur les dragons, qui avait lieu cette année à Dublin, en septembre. Il y allait de toute façon, pour représenter la réserve roumaine dans laquelle il travaillerait avec son maître de stage. Peut-être que Yona y trouverait des idées de lieux où elle voudrait postuler, en plus de profiter du plus grand rassemblement de dragonniers et dragonologistes du monde.

Yona était ravie, elle remercia plusieurs fois Charlie de son idée et parut particulièrement enthousiaste à l’idée de l’accompagner à la convention. Ils se donnèrent rendez-vous à Dublin en septembre, avant de se séparer. Yona savourait la chance d’avoir pour ami un garçon aussi merveilleux que Charlie.

La convention by Xuulu
Author's Notes:

Voici le second chapitre de ma participation, où Charlie sauve Yona avec ses bonnes idées...

Bonne lecture!

Quelques semaines plus tard, les deux amis se retrouvèrent. Charlie rejoignit le stand de sa réserve, et conseilla à Yona de déambuler parmi les allées en parlant au maximum de gens possible. Le hall était gigantesque, rempli du bruit des intervenants, des spécialistes et des amoureux des dragons venus du monde entier. Yona reconnut le même genre de magie que contenait son encyclopédie en voyant des formes translucides planer silencieusement au-dessus de la foule. Elle passa à un moment devant l’étal d’un sorcier qui vendait, à sa grande surprise, des selles pour les dragons.

Trois heures plus tard, Yona revint au stand roumain, les mains dans les poches de sa robe de sorcière. Charlie la questionna sur ses découvertes, mais elle marmonna qu’il y avait trop de monde et que personne ne faisait attention à elle. Charlie leva les yeux au ciel. Ce n’est pas ainsi qu’elle dégoterait un stage… Il consulta sa montre avant d’entraîner Yona vers le coin sud du hangar, où allait débuter une conférence.

– Stefan m’a libéré, il faut qu’on assiste à ça, c’est vraiment important.

Des dizaines de sorciers étaient en train de prendre place sur des chaises identiques, qui faisaient face à une estrade. Yona se demandait qui allait intervenir en s’asseyant au troisième rang, auprès de Charlie. Il lui chuchota :

– On va entendre Brandon Scamander, c’est le fils de Newton Scamander, celui qui a écrit notre manuel Vie et habitat des animaux fantastiques. Il a vraiment l’envergure de son père, mais spécialement en ce qui concerne les dragons. Il est à la fois dragonnier et dragonologiste, il travaille en Sibérie. Tu vas voir, il est passionnant.

Effectivement, avant même d’apercevoir Brandon Scamander, Yona était impressionnée. Le mot enchanteur de Sibérie avait résonné particulièrement à ses oreilles.

Quelques minutes plus tard, le public s’étant installé, Scamander apparut et prit place derrière la table surélevée. C’était un homme d’une quarantaine d’années, grand, à la musculature nerveuse, aux cheveux et aux yeux clairs. Son grand nez cassé et ses oreilles décollées donnaient de la personnalité à son visage. Yona pensa que cet homme avait bien un physique d’Anglais. Il se déplaçait d’une manière lente et fluide, semblant économiser ses gestes. Quand il s’assit, Yona remarqua que son bras droit s’arrêtait au niveau du coude, et qu’un petit manchon de cuir semblait en protéger l’extrémité.

Son exposé commença. Yona, qui n’avait de manière générale pas été captivée par ses professeurs à Poudlard, fut immédiatement fascinée par le discours de Scamander. Il ne dissertait pas comme Binns, mais racontait. Il évoquait les paysages sibériens, les pontes, les soins, les exigences des dragons, la minutie des situations prévues par le secret magique, et tout cela enchantait Yona. Elle aurait voulu soigner les dragons avec lui, se voyant déjà escorter une cargaison d’œufs à travers l’Europe. Il lui semblait que toute sa scolarité et l’été précédent n’avaient été qu’une préparation de cet instant. Elle comprit avec soulagement qu’elle avait eu raison face à Victoria.

A la fin de son intervention, Scamander remercia l’assemblée et but une gorgée d’eau. Yona se rendit compte qu’elle et Charlie s’étaient peu à peu, au cours de l’exposé, avancés sur leur chaise et penchés en avant. Elle sourit et secoua la tête pour reprendre ses esprits. Un brouhaha s’éleva autour d’elle : les gens se levaient, également enthousiastes, mais se dispersaient dans le gigantesque hangar.

– Charlie !

– Mmmmmh ?

– Je vais aller voir Scamander et lui demander de me prendre en stage !

– Quoi ? Mais qu’est-ce que tu racontes, tu viens à peine de le rencontrer, tu as hésité tout l’été et…

Yona était déjà rouge d’excitation, à laquelle s’ajoutait, peu à peu, un sentiment de colère face à la réponse de son ami. Elle le coupa.

– Ça n’a pas d’importance ! Ce n’est pas parce que je viens de le voir pour la première fois que je n’ai pas deviné l’impact qu’il pourrait avoir sur ma vie ! Charlie, je sens que c’est maintenant ou jamais !

Yona était déjà debout, encore plus déterminée par l’hésitation de Charlie, à mi-chemin entre son siège et l’estrade derrière laquelle était toujours assis Brandon Scamander. Charlie était éberlué. Il savait que son amie était impulsive, mais de là à aller se présenter à un spécialiste international des dragons pour exiger de lui qu’il la prenne en stage…

Il suivit Yona auprès de l’estrade. Elle était déjà en train de dire à toute vitesse :

– Bonjour monsieur Scamander, c’est un plaisir de vous rencontrer après votre fantastique exposé. Voilà, je viens de sortir de Poudlard, je cherche un travail auprès des dragons, ma famille en élève déjà en Norvège, et j’aimerais vraiment beaucoup que vous m’emmeniez avec vous en Sibérie. Je pense que ce serait une opportunité exceptionnelle pour moi que de travailler avec vos dragons, et encore plus avec vous.

Charlie était bouche bée. Comment Scamander pouvait-il réagir à ça ? Il se tourna vers lui.

Brandon Scamander avait, bien sûr, l’air surpris. Mais il y eut aussi, rapidement, une lumière d’amusement dans ses yeux. Il demanda, de sa voix grave et posée :

– Jeune fille, qu’êtes-vous capable d’apporter à ma réserve ?

Pendant que Yona, ravie de ne pas avoir été déboutée immédiatement, expliquait joyeusement au professeur ce qu’elle avait l’habitude de faire avec les Norvégiens à crêtes, Charlie s’inquiétait sérieusement. Il comprenait mal Scamander. Pourquoi celui-ci se permettait-il de donner de l’espoir à Yona ? Et même s’il acceptait, que se passerait-il si Yona se trompait ? Si la réserve ne lui plaisait pas ? Si elle n’était pas digne de confiance, tout simplement ? Il avait un peu honte de penser cela, mais il savait aussi que l’enthousiasme de son amie était souvent de courte durée. Pendant qu’il les observait parler, il ne pouvait cependant que constater que l’issue de leur échange semblait positif. Yona agitait les mains pendant qu’elle parlait et semblait de plus en plus convaincante. Enfin, Scamander déclara :

– Il me semble ne pas être en mesure de refuser votre offre. Le mieux que je puisse faire, à la fois dans mon intérêt et dans le vôtre, c’est de vous faire venir, pour que vous décidiez vous-même si vous êtes véritablement faite pour ce travail. D’habitude, les gens viennent me demander des conseils pour soigner des dragons, ou encore une collaboration pour un article, mais vous êtes la première à me proposer vos talents de dragonnière. C’est quelque chose de concret, que vous me proposez, c’est une preuve de votre volonté. Cela me plaît.

La conversation entre Yona et Scamander se termina d’une manière aussi surréaliste qu’elle avait commencée. Brandon Scamander donna rendez-vous à Yona à la pointe nord du lac Baïkal le lundi suivant, et ils échangèrent une vigoureuse poignée de mains.

End Notes:

J'espère que la convention et Brandon Scamander vous ont plu! Rendez-vous très bientôt pour le dernier chapitre des aventures de Yona!

Le lac Baïkal by Xuulu
Author's Notes:

Et voici le dernier chapitre de cette petite histoire, qui, j'espère, vous plaira!

Quand Charlie et Yona s’éloignèrent, même si Yona souriait le plus largement possible, Charlie osa lui faire part de ses réticences. Le sourire de son amie disparut aussitôt.

– Je n’y crois pas ! Toi non plus, tu n’as pas confiance en moi ? Tu vois bien que Victoria s’est trompée ! Comment peux-tu ne pas approuver ma démarche ??

Charlie essaya d’expliquer, de lui faire comprendre que tout de même, cela faisait des mois qu’elle tergiversait au lieu de trouver un travail, et que là, une heure après avoir vu un type pour la première fois, elle se précipitait pour lui offrir ses services…

Yona semblait de plus en plus excédée.

– Comment oses-tu dire ça ? J’attendais l’occasion, elle s’est présentée, je l’ai saisie ! Je pense que tu es jaloux.

Charlie fut tellement surpris par l’attaque qu’il s’arrêta. Yona ne l’attendit pas et rejoignit l’aire  de Portoloins qui permettait aux participants de la convention de rentrer chez eux. Juste avant de l’atteindre, toutefois, elle se retourna.

Charlie était toujours debout, immobile, quelques mètres plus loin. Ils échangèrent un regard, avant de s’avancer l’un vers l’autre. Yona parla la première :

– Excuse-moi, je… les mots ont dépassé ma pensée. Je ne pense pas que tu sois jaloux, mais je regrette que tu ne te réjouisses pas autant que moi de cette opportunité.

– D’accord, je veux bien te faire confiance. J’ai juste du mal à comprendre pourquoi Scamander a accepté ton offre. Ça me paraît un peu… précipité.

Ils demandèrent au guichet à quelle heure était le prochain Portoloin pour Londres. Ils avaient encore sept minutes à attendre.

Yona répondit à son ami :

– Peut-être tout simplement parce que j’ai un peu d’expérience ? Il a dit que j’étais la première personne à lui demander ça, il s’est peut-être dit qu’une Norvégienne serait comme chez elle en Sibérie, et qu’ayant été élevée avec quatre Norvégiens à crête, j’apprendrai plus vite que beaucoup d’autres…

Charlie ne pouvait qu’acquiescer aux paroles de son amie. Il lui fit promettre qu’elle lui enverrait un hibou dès le lundi soir.

Le voyage avait été long et plus complexe qu’elle l’aurait pensé, mais Yona parvint à attraper le dernier Portoloin russe qui la menait à Irkoutsk. De là, elle n’avait plus qu’à trouver le bar sorcier (appelé le Nasdrovia, si elle se souvenait bien des indications du professeur) et, de là, à transplaner au nord du lac pour rejoindre Brandon Scamander.

Cher Charlie,

Tu ne peux pas imaginer à quel point la réserve est extraordinaire. Je suis arrivée ce matin, Scamander m’a montré ma cabane (quatre planches surmontée d’un toit, chauffée à la flamme magique, pas le grand luxe mais rien d’insupportable) puis la réserve. On en a fait le tour en balai. Il a sept femelles et quatre mâles, tu te rends compte ? Ce sont principalement des Péruviens et des Roumains, le climat d’ici leur correspond aussi bien que celui d’origine. Ils arrivent plutôt bien à se cacher entre les arbres, même si évidemment les sorts aident aussi beaucoup.

Mais LA grande surprise de la réserve, que Scamander s’est bien gardé d’évoquer à la convention, c’est une portée de bébés dragons très spéciaux. Figure-toi qu’il a trouvé trois œufs, il y a quelques mois, probablement peu de temps après la mort ou au moins la disparition de la mère. Il ne l’a jamais retrouvée. Les œufs ont éclôt il y a trois semaines, et les bébés dragons sont BLANCS ! C’est une espèce que je ne connaissais pas, et il y avait une bonne raison à ça : j’ai vérifié dans l’encyclopédie que vous m’avez offerte, et cette espèce n’est pas répertoriée ! Ils sont blancs, donc, avec des écailles très brillantes, qui renvoient de nombreux reflets, et des yeux et des griffes rouge foncé. Leurs ailes sont plutôt petites par rapport à leur corps, et enfin, ils ont un jabot gris que je n’ai vu chez aucune autre espèce ! Charlie, c’est tellement excitant ! Scamander ne l’a dit à personne parce qu’il n’est même pas sûr qu’ils survivent, il dit que si ce sont des hybrides il faut de toute façon attendre leurs trois mois révolus pour les déclarer et les faire expertiser. Mais je suis sûre qu’ils sont assez forts ! Je les dessinerai demain pour que tu puisses t’en faire une meilleure idée. J’espère que tout va bien dans ta réserve, et que Stefan est content de ce que vous avez fait pour représenter la Roumanie à la convention.

Je t’embrasse,

Yona

PS : J’ai oublié de te préciser que Scamander me laisse trouver un nom pour les dragons, s’ils atteignent trois mois. J’ai pensé à quelque chose, donne-moi ton avis : les Flamboyants sibériens.

 

End Notes:

Et voilà ! Merci encore au mystérieux (pour l'instant) inventeur de l'OC !

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