La Dynastie Potter by EveRywhere49
Summary:

Et si lorsqu’elle s’est mise à sortir avec James Potter, Lily ne réalisait pas ce que ça impliquait ? Si les Potter était une famille tellement ancienne, tellement respectée et ancrée dans les traditions, qu’elle fait presque partie de la « royauté » de la communauté magique ? La jeune fille va alors se rendre compte qu’elle va rentrer dans un monde qui lui est totalement inconnu, heureusement son petit-ami et son meilleur ami sont là pour la guider… Mais est-ce que ce sera suffisant ? Pour le savoir, venez lire !


Categories: Jily (James/Lily), Romance (Het) Characters: Lily L. Potter
Genres: Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Lemon soft
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 21 Completed: Oui Word count: 100820 Read: 7900 Published: 15/11/2020 Updated: 31/12/2020

1. Chapitre 1: Le jour où elle a dit oui! by EveRywhere49

2. Chapitre 2: Une relation sans nuage... by EveRywhere49

3. Chapitre 3: une soirée magique by EveRywhere49

4. Chapitre 4:un secret dévoilé by EveRywhere49

5. Chapitre 5: Tout se met en place by EveRywhere49

6. Chapitre 6: Une première rencontre by EveRywhere49

7. Chapitre 7: LA rencontre by EveRywhere49

8. Chapitre 8: Une soirée qui n'en finit pas by EveRywhere49

9. Chapitre 9: la guerre est déclarée by EveRywhere49

10. Chapitre 10: Un coup dur by EveRywhere49

11. Chapitre 11: Retour à Poudlard by EveRywhere49

12. Chapitre 12: La fin d'une ère by EveRywhere49

13. Chapitre 13: Malheur, malheur by EveRywhere49

14. Chapitre 14: Une promesse by EveRywhere49

15. Chapitre 15: Des adieux by EveRywhere49

16. Chapitre 16: Un espoir by EveRywhere49

17. Chapitre 17: Un mariage célébré by EveRywhere49

18. Chapitre 18: Jalousie et surprises by EveRywhere49

19. Chapitre 19: Un grand moment by EveRywhere49

20. Chapitre 20: des hauts et des bas by EveRywhere49

21. Chapitre 21: Un dénouement by EveRywhere49

Chapitre 1: Le jour où elle a dit oui! by EveRywhere49
Author's Notes:

Les personnages appartiennent tous à JK Rowling et ne m'appartiennent en aucun cas! 

Bonne lecture à vous!

Ça y est, après 6 ans d’harcèlement, de demandes incessantes, elle avait fini par dire oui ! La nouvelle avait fait le tour de l’école de sorcellerie, et la jeune femme rousse se demandait si elle avait bien fait au vu de la haine que certaines jeunes filles lui témoignaient.

 

En tout cas, elle ne pouvait s’empêcher de remarquer que son nouveau petit-ami, lui était aux anges. Mais contrairement à ce qu’elle pensait, il ne le criait pas sur les toits, pas qu’il en eut besoin puisque tout le monde était au courant, mais il ne se vantait pas auprès de ses amis et elle trouva cela appréciable. Elle avait craqué oui, en cette rentrée de septembre de sa 7ème année, parce qu’elle avait bien vu que le jeune homme avait mûri.

Ils s’étaient écrits tout l’été, à la grande surprise de la jeune fille. Elle lui avait envoyé un hibou pour lui souhaiter un joyeux anniversaire suite à son invitation qu’elle s’était vu dans l’obligation de refuser puisqu’elle était en voyage en Espagne avec ses parents, sa sœur et son petit-ami. En y repensant, elle était souvent seule car les deux couples étant ensemble, elle se sentait de trop et trouvait toujours des excuses pour aller visiter tel ou tel monument seule, et ça lui avait fait énormément de bien.

Quand James avait su qu’elle était à l’étranger, il lui avait demandé comment ça se passait et elle n’avait pu s’empêcher de lui répondre. Après tout, cela faisait comme une présence et elle avait tellement de choses à raconter que des fois elle se demandait si le hibou allait pouvoir tout porter d’un coup. Et le jeune homme lui avait répondu à chaque fois, précisant ce qu’il faisait avec son meilleur ami chez lui, et qu’il avait hâte d’être à la rentrée parce qu’il avait été nommé Préfet-en-chef.

Elle n’en revenait pas, Dumbledore devait être vraiment fou pour l’avoir nommé avec elle en binôme, mais peut-être qu’avec leur nouvelle entente ça se passerait bien. Elle se souvint qu’elle l’avait même félicité, une fois le choc passé évidemment.

La rentrée s’était très bien déroulée. La jeune Préfète-en-chef avait ses propres appartements, attenant à ceux de James, qui lui avait choisi de rester avec ses amis dans son dortoir. Du coup, elle avait un énorme espace pour elle toute seule et elle en était ravie. Elle avait déjà pris un bain dans la salle de bain géante, lu dans le salon qui était relié aux deux chambres, mais bien sûr, elle aimait aussi inviter ses amies Mary et Alice pour pouvoir papoter entre filles, sans que les autres gourdes de leur dortoir ne puissent les entendre.

-          « Quelle chance tu as ! Je donnerais un bras pour dormir ici tous les soirs ! » S’extasia Alice. Lily sourit mais Mary enchaîna.

-          « Je pense que je serais prête à me couper un bras seulement si le beau gosse qui est mon binôme dormait à côté… quel dommage ! » La rousse rougit et son amie s’en aperçu immédiatement, malheureusement pour elle. « Oh, oh ! Je sens qu’il y a eu un rapprochement durant cet été ! Je me trompe ? » Alice suivit le regard de la brunette, ahurie et excitée à l’idée que son amie ne soit enfin plus célibataire !

-          « Les filles, du calme, on s’est juste beaucoup écrit durant l’été, et lorsque nous nous sommes vus dans le Poudlard Express, il a été très cordial et pro. On s’entend bien c’est tout. » Elle triturait une mèche de cheveux entre ses doigts montrant à ses copines qu’elle ne disait pas tout.

-          « Allez Lily ! Je suis sûre qu’il en pince encore pour toi ! Je te parie qu’avant la fin de la semaine, il te reposera la fameuse question ! » Alice tapa des mains à cette idée et s’arrêta en regardant son autre amie qui ne savait plus où se mettre.

-          « Et qu’est-ce que tu répondras ?! » Lily ne savait pas quoi répondre, elle n’y avait pas songé… Enfin si, bien sûr qu’elle y avait pensé, mais elle se demandait « ok je dis oui, et après, il se passe quoi ? » Elle n’avait jamais eu de vraies relations amoureuses, après tout, seulement Mathew Chang en 5ème année après le bal de Noël. Et il avait fini par la larguer parce qu’elle ne voulait pas aller à l’étape supérieure. Elle se souvint de la dispute dans le couloir, il l’avait traitée de frigide, le lendemain, il était bleu et tremblait de tous ses membres dans un froid perpétuel qui avait duré 24h. Elle avait soupçonné Potter d’avoir réalisé cette prouesse, et intérieurement elle jubilait et elle lui en était reconnaissante. Mais jamais elle ne lui aurait dit à haute-voix à l’époque !

-          « Je ne sais pas les filles… Je ne suis pas douée pour les relations… » Elle avait à peine débuté sa phrase que Mary poussa un grognement.

-          « On ne peut pas appeler Chang une relation… Vous ne faisiez que des bisous chastes… Même ma grand-mère fait plus de câlins à ses animaux. » Elles partirent d’un fou rire, imaginant la grand-mère en train d’embrasser ses chats.

-          « Justement, sortir avec James Potter, qui a un sacré palmarès, je ne saurais pas quoi faire ! Il va me prendre pour une coincée c’est sûr. » Elle avait baissé la tête en disant cela et les deux autres ne purent s’empêcher de la réconforter.

-          « Tu n’auras qu’à lui dire que tu veux prendre ton temps, s’il tient vraiment à toi, il comprendra. Sinon et bien tant pis pour lui ! » Annonça Alice fière d’elle. Lily pensait que n’importe quel homme se dirait ok j’attends quelques semaines, mais elle ignorait combien de temps elle le ferait patienter !

-          « On verra, après tout, je suis en train de me projeter alors qu’il ne m’a rien demandé. » Elle sortit des friandises de son sac, il lui en restait quelques-unes du trajet en train. « Sinon, racontez-moi votre été ! »

Et elles avaient discuté jusqu’à minuit, les filles avaient dormi dans le petit salon histoire de ne pas se prendre une retenue dès le premier soir. Lily était heureuse, cette année, ce sera la meilleure, elle en était sûre se dit-elle avant de s’endormir.

Il y avait deux choses que Lily Evans détestait par-dessus tout : l’injustice et être en retard. Malheureusement pour elle, la rentrée commençait extrêmement mal puisqu’elle arriva en cours de Sortilèges avec 5 minutes de retard, une première pour elle ! Le professeur Mowtoe était surpris, cela ne ressemblait pas à la Préfète-en-chef, mais avant qu’il n’ait pu dire quoique ce soit, James prit la parole.

-          « Ah te voilà enfin Lily, je pensais que tu t’étais perdue. » La jeune fille était en effet perdue, elle ne comprenait rien à ce qu’il se passait. Le jeune homme à lunettes soutint son regard et elle ajouta :

-          « Oui, oui désolée, on avait un truc de Préfet-en-chef et j’ai dû faire un rapport au professeur McGonagall, ça a pris plus de temps que prévu, je suis désolée. » Elle avait parlé tellement vite que le professeur n’était pas sûr d’avoir tout compris. Ce dernier lui fit un signe d’aller s’asseoir, il ne restait plus qu’une place à côté de Remus Lupin au fond juste derrière Sirius et James justement.

-          « Je laisse passer pour cette fois Mademoiselle Evans, que ce soit la dernière fois. Je m’en voudrais de vous mettre en retenue… » Il soupira et prit son livre sur son bureau pendant que la jeune femme s’installait et sortait ses affaires. « Bien, comme je le disais avant d’être interrompu… »

Mais la jeune fille n’écoutait pas, ses pensées vagabondaient en fixant le dos de son sauveur du jour. Il l’avait aidé, il faudrait qu’elle pense à le remercier en sortant du cours… 

-          « Alors comme ça, on est en retard ET on rêvasse ? » Elle sursauta, Remus venait de lui parler en toute discrétion. « Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Lily Evans ? » Elle sourit à ses mots, c’est vrai que ça ne lui ressemblait pas du tout.

-          « Panne de réveil, ça m’apprendra à me coucher tard le premier soir ! » Il prit sa plume et fit semblant d’écrire, enfin, elle le croyait. « Et je suis juste étonnée que James m’est sauvé la mise aussi facilement… » Le jeune homme juste devant avait entendu prononcer son prénom et décida de prêter plus attention à la conversation qui se déroulait derrière lui plutôt que le cours.

-          « James est ton binôme, et il prend son rôle très à cœur. Ne me dis pas que maintenant c’est toi qui vas enfreindre le règlement alors que lui a décidé de se calmer ?! » Le maraudeur entendit sa partenaire rire.

-          « Non, non, je suis bien décidée à faire un parcours sans faute dans ma scolarité ! » Il sourit à ses mots, c’est vrai qu’il n’imaginait pas la jeune femme avoir une retenue.

-          « Bien, et si on écoutait le cours maintenant ? » Demanda ironiquement le lycanthrope et la jeune fille n’ajouta rien. James se demanda alors si leur relation avait évolué dans la bonne direction. Après tout, il était toujours fou d’elle et il avait tout fait pour se retenir de lui poser la question dès son arrivée dans le compartiment des préfets. Mais comme lui avait gentiment conseillé son ami Lunard, il fallait la laisser respirer un peu. C’était aussi l’une des raisons qui l’avait poussé à rester dans son dortoir avec les maraudeurs, il ne voulait pas l’étouffer, mais peut-être que dans les jours qui viennent il s’installera là-bas qui sait ?

-          « Très bien, le cours est terminé, je vous demanderais 30 cm de parchemin sur les sorts impardonnables, même si bien évidemment, nous n’en ferons pas démonstration dans ce cours. » Tous les élèves se levèrent et James ralentit la cadence au moment de sortir et fit un signe aux autres de ne pas l’attendre. Ces derniers s’éloignèrent avec un sourire aux lèvres, sachant pertinemment pourquoi il voulait être seul. Lily arriva et faillit lui rentrer dedans, il faut dire qu’elle semblait pressée et ne regardait pas où elle allait.

-          « Oh mince, Je suis désolée ! » Il leva les mains comme pour lui dire que ce n’était rien. « Hey ! Je voulais te remercier pour le sauvetage au début du cours. » Il prit son sac sur l’épaule et commença à avancer, la jeune fille sur ses talons.

-          « De rien, entre collègues, on s’entraide c’est normal. » Il avait essayé de dire ça avec une nonchalance pour lui montrer qu’il aurait fait ça pour n’importe qui. Elle sembla le croire.

-          « Pour la ronde de ce soir, tu es disponible vers quelle heure ? J’aimerais ne pas me coucher trop tard… » Ajouta t’elle d’un air gêné. Il lui sourit, rassurant.

-          « Eh bien, comme les entrainements de Quidditch n’ont pas encore commencé, je suis tout à toi ! » Il réalisa que sa phrase pouvait avoir un double sens mais il continua de marcher en faisant semblant de ne pas voir la gêne de la jeune femme qui commençait à être aussi rouge que ses cheveux.

-          « Parfait, vers 22h alors ? Comme ça on sera à la limite du couvre-feu, il y aura surement des élèves qui voudront braver les règles dès le début. » Il s’arrêta avec une lueur de malice dans les yeux.

-          « Comme une certaine préfète-en-chef qui est arrivé en retard ce matin ? » Elle prit un air outré mais il vit dans ses yeux qu’elle ne l’avait pas mal pris.

-          « Oui, une erreur peut arriver à tout le monde je suppose. Donc 22h ce soir ? » Ils arrivèrent devant leur salle de Métamorphose. Il lui fit signe de passer devant et ajouta en souriant :

-          « Pas de problème, à ce soir. »

Et c’était à la fin de leur ronde qu’il avait osé lui demander si elle voulait bien sortir avec lui. Elle ne pouvait pas dire qu’elle ne s’y attendait pas, mais elle fut surprise sur l’instant. Ils étaient en train de se dire bonne nuit et il avait réussi à trouver un moment calme et intime pour enfin lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis le jour de la rentrée !

-          « Je… Eh bien… Oui d’accord. » Elle n’avait pas réussi à articuler autre chose. Le cœur du maraudeur avait fait un tour dans sa poitrine, elle avait dit oui, il n’en revenait pas. « Mais j’ai quelques conditions ! »

-          « Je me disais bien que c’était trop beau pour être vrai. Dis-moi tes conditions. » Il ne pouvait s’empêcher de sourire comme un imbécile heureux.

-          « Premièrement, je veux prendre mon temps. Tu as plus d’expériences que moi dans les relations amoureuses alors… Sois patient avec moi s’il te plait. » Il pouffa en secouant la tête.

-          « Je ne sais pas ce que tu sous-entends par-là, mais je n’ai jamais eu de relations amoureuses, j’ai eu des aventures certes, dont certaines dont je ne suis pas très fier… Mais jamais sur la durée… Mais ça tu le savais déjà ! » Elle acquiesça, bien au courant des faits comme tout Poudlard d’ailleurs. « Deuxièmement ? » Il sentait qu’il allait adorer la suite.

-          « Deuxièmement, je ne veux pas qu’on passe tout notre temps libre ensemble. Tu as tes amis, j’ai les miens, tu as les entrainements de Quidditch et j’ai mes devoirs… » Il ria en voyant qu’elle le connaissait mieux qu’elle n’y paraissait. Il était entièrement d’accord avec elle.

-          « Ça ne sera pas difficile. Tu veux qu’on fasse un emploi du temps ou… ? » Elle le frappa sur le bras en souriant.

-          « Arrête de te moquer de moi ! Et bien évidemment, troisième point : On ne va pas voir ailleurs. » Il hocha la tête, ça ne lui était même pas venu à l’esprit, mais il était ravi qu’elle prenne ça au sérieux.

-          « Très bien, tes conditions sont honorables et je les accepte. » Elle sourit soulagée qu’il le prenne aussi bien. « Puis-je t’embrasser pour te souhaiter bonne nuit ? » Elle se figea. Elle sentait qu’elle ne le connaissait pas tant que ça et que ça serait trop bizarre. Il sentit son malaise et essaya de rattraper son erreur. « Non bien sur que non, je ne suis pas un homme facile Mademoiselle. » Elle explosa de rire, le malaise était passé et elle lui fit une bise en lui souhaitant bonne nuit. « Elle sera forcément bonne ! » Lui dit-il en touchant la joue là où elle l’avait embrassé.  Elle rougit et monta les marches qui menaient au dortoir des filles, elle devait tout raconter à ses amies et elle savait que si elle attendait le lendemain matin, elles la tueraient !

 

End Notes:

Voilà pour ce premier chapitre, j'espère que ça vous a plu. 

A bientôt.

Chapitre 2: Une relation sans nuage... by EveRywhere49
Author's Notes:

Bonsoir, les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à JK Rowling! 

 

Bonne lecture.

Cela faisait 2 mois qu’ils sortaient ensemble… Et la jeune fille devait bien se l’avouer, il était irréprochable ! Le petit-ami parfait en somme. Et de son côté le maraudeur était ravi que ça se passe aussi bien, elle était adorable, elle n’osait pas trop lui demander des câlins et autres, mais il mit ça sur le manque d’expérience. Il ne ressentait pas le besoin de la pousser dans ses retranchements et la jeune femme lui en était reconnaissante. Les maraudeurs passaient toujours autant de temps ensemble et les amis de James étaient reconnaissants que la jeune fille lui laisse autant d’espace, ce qui faisait qu’ils s’entendaient très bien avec elle.

Bref, aucune ombre au tableau pour les tourtereaux. Sauf peut-être les filles qui étaient très jalouses de la préfète. En effet, celle-ci retrouvait souvent des souris mortes dans ses chaussures ou dans son sac, des menaces sur parchemin qui s’auto-détruisaient pour la brûler au passage. Mais elle accusait les coups en silence, son petit-ami n’était au courant de rien car elle savait qu’il n’allait pas apprécier et elle ne voulait pas qu’il ait des ennuis en faisant des vengeances. Elle essayait de cacher ses brûlures comme elle le pouvait et espérait qu’il la croyait quand elle disait que c’était en potion qu’elle s’était infligée ces blessures.

Elle aimait passer du temps avec lui, ils riaient, parlaient de tout et de rien. Il ne la forçait jamais à rien et elle savait qu’il faisait surement beaucoup d’efforts et elle appréciait ça plus qu’il ne l’imaginait.

Elle ignorait pourquoi elle ne souhaitait pas aller plus loin que les baisers et les câlins un peu poussés. Elle était stressée dès qu’il approchait sa main d’une zone un peu plus sensible… Dès qu’il sentait qu’elle se figeait, sa main restait sage et elle pouvait se détendre à nouveau. Il était d’une patience incroyable. Elle savait que quand elle serait prête, ça sera le moment où ses sentiments pour son petit-ami seront plus fort que sa gêne.

Un soir après leur ronde, ils étaient tous les deux dans leur salon privé, affalés sur le canapé et Lily sur lui dans ses bras. Ils étaient bien comme ça, sans stress et seuls au monde.

-          « Dis-moi Lily… » Elle tourna la tête vers lui sans arrêter de lui caresser l’avant-bras.  « Je voulais savoir… Est-ce que tu viendrais au bal de Noël avec moi ? » Il était adorable, il semblait gêné, comme s’il avait peur qu’elle refuse.

-          « Oui bien sûr, je pensais que c’était évident, vu qu’on est ensemble… » Elle se moquait gentiment de lui et il adorait ça.

-          « Je sais, c’est stupide, mais je voulais te le demander officiellement… » Il passa sa main dans ses cheveux, geste qu’elle détestait avant, mais qu’elle trouvait mignon dorénavant. Elle se blottit un peu plus contre lui.

-          « Je serais honorée d’aller au bal avec toi James. » Elle l’embrassa et se tourna un peu plus et se retrouva à califourchon sur lui. Elle réalisa leur position, il ne la touchait pas, surpris de sa hardiesse. Mais elle lui sourit, se sentant pousser des ailes, elle l’embrassa de nouveau en prenant les mains de son petit-ami et les posa sur sa taille, pour le plus grand plaisir du jeune homme.

-          « Lily… » Il murmura à travers leurs lèvres. « On devrait se calmer un peu… » Elle pouffa contre ses lèvres, mais il avait l’air on ne peut plus sérieux. Elle n’insista pas.

-          « Tu as raison. » Et elle descendit à côté de lui sur le canapé. Il poussa un soupir en passant sa main sur son visage.

-          « Tu vas me rendre dingue. » Il se leva et la jeune fille lui demanda où il allait. « Je vais prendre une douche…  Froide ! » Elle se mordit les lèvres, embarrassée pour lui mais ravie de voir qu’elle lui faisait de l’effet.

Elle se dit qu’il fallait qu’elle se lâche un peu plus avec lui, qu’elle parle un peu plus d’elle, il lui avait déjà posé quelques questions mais elle réalisa qu’elle ne savait pas grand-chose de sa vie avant Poudlard, ou ce que font ses parents dans la vie… Ce genre de choses importantes qu’on doit savoir sur son partenaire après tout… Elle avait beaucoup de mal à faire confiance à d’autres personnes car elle n’avait absolument pas confiance en elle. Peut-être qu’elle devrait essayer de se livrer plus avec lui. Après tout, il le méritait après 2 mois de relation !

Quand il sortit de la douche, il était déjà en pyjama et semblait aller mieux. Ses cheveux étaient toujours humides et il fit exprès de secouer sa tête comme un chien sortant de l’eau, éclaboussant sa petite-amie.

-          « James ! » Elle sentit son tee-shirt s’humidifier. « J’ai plus qu’à aller me changer maintenant !  C’est malin ! » Il la prit dans ses bras et pour se faire pardonner posa ses lèvres sur les siennes. Elle ne pu s’empêcher de retenir un soupir, elle adorait quand il l’embrassait en douceur comme ça.

-          « Suis-je pardonné ? » Elle ne pouvait pas lui en vouloir longtemps, elle sentait les gouttes dégoulinées dans sa nuque quand elle posa sa tête sur son épaule, il resserra l’étreinte. « Je suppose que ça veut dire oui ? » Elle recula et le frappa à l’épaule. Il fit semblant de souffrir. « Aouch, tu sais que j’ai besoin de mes bras pour gagner la coupe cette année n’est-ce pas ? » Elle rit à ces mots, elle espérait qu’il gagne pour la 2ème année consécutive.

-          « Je pense qu’il est l’heure d’aller se coucher. » Elle l’embrassa rapidement cette fois et lui souhaita bonne nuit en murmurant contre sa peau. Il frissonna, cette fille le rendait fou.

-          « Bonne nuit Lily, rêve bien de moi ! » Il lui fit un clin d’œil et se dirigea vers sa chambre et en refermant sa porte il pu la voir secouer la tête et refermer sa propre porte non sans lui avoir fait un dernier sourire. Il détestait se sentir si vulnérable, mais il n’y était pour rien, il voulait tellement que ça se passe bien avec elle, qu’elle ait des sentiments pour lui, il était prêt à tout ! Il alla s’allonger sur son lit, tête entre les bras en regardant le plafond. Il espérait qu’elle finirait par s’ouvrir un peu plus à lui, car il sentait qu’il y avait des non-dits entre eux… Peut-être que finalement, cette relation était trop parfaite, qu’elle n’en était pas naturelle… Il soupira. Il fallait qu’il en parle à Remus, après tout, il saurait peut-être comment faire pour que sa petite-amie se livre à lui.

Le lendemain à la pause déjeuner, il décida d’en parler à ses amis.

-          « Je vois. Oui en fait tu voudrais qu’elle te parle plus d’elle. Et que tu arrêtes de marcher sur des œufs dans ta relation, ce que je peux comprendre. » Remus semblait réfléchir à voix haute. « Tu devrais lui demander directement, je ne pense pas qu’elle s’en offusquera… Au contraire, ça peut montrer que tu t’intéresses à elle. » James hocha la tête, en effet, ça devait être la meilleure solution.

-          « Et sinon, vous en êtes où niveau… » Sirius fit des grimaces explicites. « Enfin, tu vois ce que je veux dire ! » Cornedrue secoua la tête comme s’il était dépité que son meilleur ami ne pensât qu’à ça.

-          « Ça avance tout doucement, c’est tout ce que tu sauras. » Son meilleur ami prit une mine de chien battu. « Pas la peine de faire cette tête, je ne dirais rien, ça ne vous regarde pas. » Il se remit à manger et vit Lily rire avec ses amies, Merlin, il la trouvait tellement belle dans ces moments-là. Elle semblait insouciante, totalement naturelle et elle-même. Il aurait aimé qu’elle soit comme cela quand ils étaient ensembles. Mais peut-être que le temps aiderait en plus de la discussion. Il se promit de lui en parler ce soir dans leur appartement.

Lily et Mary parlaient lorsque James entra dans son appartement. Elles s’arrêtèrent de parler dès qu’elles le virent, il se douta qu’elles parlaient de lui et traversa le salon.

-          « Désolé, je ne voulais pas vous déranger, je vais dans ma chambre, dîtes-moi quand vous avez fini. » Dit-il en souriant de toutes ses dents devant les têtes honteuses des deux filles. Mary se leva comme si elle avait reçu une décharge électrique.

-          « Non, reste, j’allais partir de toute façon. A demain Lily, dors bien. A demain James. » Et elle sortit presque en courant. Lily se sentait tellement gênée d’avoir été surprise de parler de lui à sa meilleure amie qu’elle ne dit rien quand son petit copain s’assit à côté d’elle.

-          « J’ai quand même l’impression qu’elle ne voulait pas partir avant que j’arrive… » Il aimait la taquiner, il la vit rougir de plus belle.

-          « Ok, j’avoue on parlait de toi… Mais pas en mal je te rassure. » Il mit sa main sur son cœur comme s’il était soulagé.

-          « Merlin merci ! Je me disais « mais qu’est-ce que j’ai fait pour qu’elles parlent de moi ?! » Elle alla se réfugier dans les bras qu’il lui ouvrait grand.

-          « Bon je t’avoue que quelque chose me chiffonne… » Il se figea légèrement, il sentit qu’il n’allait pas aimer ce qui allait suivre. « Depuis qu’on est ensemble, je sens que tu ne sais pas tout sur moi… Et moi sur toi, et que ça nous empêche d’être, enfin, ça m’empêche moi en tout cas, d’être à l’aise à 100% avec toi… » Elle se mordit la lèvre, embarrassée, elle n’osait pas le regarder dans les yeux. Il lui prit le menton et releva sa tête.

-          « Je pensais exactement la même chose. J’en parlais avec les gars ce midi, et j’en ai déduit qu’on devait en parler en effet. » Ses yeux vert émeraude s’illuminèrent, il en fut ravi. « En fait, je pense qu’on a fait les choses dans le désordre. On n’a pas vraiment eu de vrais rendez-vous où justement on apprend à se connaître. » Elle acquiesça, ravie qu’il pense comme elle. Il lui fit un bisou sur le front et elle resserra ses bras autour de lui. « Demain soir, je t’organise une petite soirée rien que toi et moi, romantique à souhait et surtout dégoulinant d’informations sur nos personnes. » Elle pouffa, elle se tourna vers lui et l’embrassa. Elle se sentait soulagée et elle voulait qu’il le sache.

-          « Merci. » Elle posa son front sur le sien, il murmura qu’il était heureux qu’elle soit heureuse. « Bonne nuit James… J’ai hâte d’être à demain. » Elle se leva après un dernier petit bisou.

-          « Bonne nuit. A demain. » Il reposa sa tête sur le canapé, heureux. Parler avec elle était si facile. Il sentait que demain soir serait une soirée importante pour eux, et il avait hâte d’y être.

 

 

End Notes:

Et voilà pour ce deuxième chapitre! J'espère que ça vous plait, à bientôt pour la suite.

 

Chapitre 3: une soirée magique by EveRywhere49
Author's Notes:

Disclaimer: les personnages appartiennent à J K Rowling, rien ne m'appartient.

Je suis juste une passionnée de cette époque des maraudeurs et de l'histoire James et Lily Potter. 

James n’avait pas fait dans la demi-mesure pour cette soirée. Il avait demandé de l’aide aux elfes de la cuisine de Poudlard, il avait préparé un dîner avec chandelles et nappe de pique-nique. Il savait déjà où ils allaient se poser pour manger et il espérait que la jeune fille ne dirait pas non à enfreindre quelque règles…

Elle avait voulu mettre une jupe, mais son petit-ami lui avait dit de mettre quelque chose de confortable et d’emmener un pull. La préfète se demandait bien ce qu’ils allaient faire.

Il l’attendait dans leur salle commune, un panier et son balai à la main. Elle eut un petit mouvement de recul.

-          « J’ai peur de demander… » Il sourit de toutes ses dents sachant très bien que la jeune femme n’aimait pas voler.

-          « Oui je sais, mais avant que tu ne dises non, dis-toi que je vais te montrer le plus bel endroit de Poudlard… » Il lui fit des yeux de chien battu. Elle le trouvait vraiment trop craquant.

-          « Ok, je te laisse me guider alors. Mais je te préviens, je suis nulle sur un balai… » Il hocha la tête.

-          « C’est pour ça qu’on sera deux dessus. Je ne voudrais pas t’abîmer. »

Une fois dehors, un peu à l’abri des arbres du Parc, le soleil était en train de se coucher, elle pensa qu’il ne pouvait pas choisir un meilleur moment pour voler avec elle. Il avait vraiment une âme romantique !

 Il enjamba le balai, laissant une place devant lui. Elle hésita, il lui tendit la main et elle la prit immédiatement, au grand bonheur du joueur de Quidditch. Elle monta devant, se cramponna au manche au moment où James mettait ses mains sur ses hanches et tapa du pied pour décoller. Elle retint un cri, le sol s’éloignait de plus en plus. James avait pris le contrôle du balai, il avait un air très concentré, penché sur elle, et elle se força à regarder devant elle.

Elle était émerveillée. Le château était baigné de lumière orangée et les reflets dorés sur le lac donnait une nouvelle image de l’école à ses yeux. Il prit un léger virage et se dirigea vers une falaise qui surplombait la vallée. Il se posa sur la pointe, et elle put voir un peu plus loin, un petit bois avec une clairière au milieu. Elle trouva l’endroit féérique avec le coucher de soleil qui illuminait l’endroit de ses derniers rayons. Elle se tourna une fois descendue vers celui qui l’avait emmené dans cet endroit incroyable.

-          « C’est… Magnifique. Merci. » Il prit son balai à la main et décrocha le panier en lui faisant signe de s’avancer vers le petit bois. Elle vit dans la clairière une sorte de table formée par une souche, et deux troncs de chaque côté pour faire des bancs. « Tu as fait tout ça ? » Il lui fit signe que oui et elle se sentit sourire à s’en faire mal aux zygomatiques.

-          « Si Madame veut bien prendre place. » Il lui avait reculé légèrement le tronc comme s’il reculait sa chaise, provoquant le rire chez la demoiselle. Elle fit semblant d’avoir une robe et fit une sorte de révérence avant de se laisser tomber sans grâce sur son siège. Sur la souche se trouvait des chandelles, une nappe à carreaux, des assiettes et des couverts. Elle avait hâte de voir ce que le jeune homme lui avait réservé. Il ouvrit son petit panier et en sortit des tonnes de choses. Lily fut surprise puis pensa qu’il avait dû jeter un sort au panier pour qu’il puisse y mettre tout ce qu’il voulait. Elle hallucina en voyant le nombre de plats qu’il avait amené, elle n’aurait jamais la force de manger tout ça.

-          « Tu as invité d’autres personnes ? » Il sembla surpris par la question. « Non parce que je suis incapable d’avaler toute cette nourriture ! » Il s’assit en face d’elle en souriant.

-          « Non, juste toi et moi. » Il lui tendit un verre de jus de citrouille et trinqua avec elle. « A nous. » Elle répéta avant de boire un peu le jus. « Bien, passons aux choses sérieuses. » James voulait crever l’abcès le plus vite possible et il lui semblait que sa copine était d’accord avec lui.

-          « Bien, je vais commencer, vas-y, pose-moi tes questions. » Il ouvrit une boîte où se trouvait des petits fours au fromage, elle piocha dedans, c’était délicieux.

-          « Très bien. Pourquoi est-ce que tu n’es pas vraiment toi-même quand on est ensemble ? » Il bu un peu histoire de se donner contenance.

-          « Eh bien… Comment dire… Je t’avoue que je n’ai jamais compris pourquoi tu me demandais sans cesse de sortir avec toi… Je veux dire, regarde-moi… » Il prit son air le plus sérieux, il ne comprenait pas.

-          « Je te regarde, tu es très belle Lily. » Elle lui fit signe qu’elle pensait qu’il exagérait. « Je suis sérieux, pourquoi penses-tu ça de toi ? » Elle soupira.

-          « Je ne sais pas, il suffit de voir les filles avec qui tu sortais avant… Je ne suis pas aussi mince, je n’ai pas des traits fins, des cheveux blond platine ou autre canon de beauté… » Il secouait la tête dès qu’elle décrivait un trait physique de ses ex.

-          « On n’a pas la même définition de la beauté alors… » Avant que Lily n’ajoute quoique ce soit il enchaîna. « Mais je ne vois pas en quoi cela t’empêche d’être naturelle avec moi. Je te connais depuis qu’on a 11 ans tu sais… » Elle mangea un autre petit-four avant de répondre.

-          « On se connait, on se connait, c’est vite dit. » Elle pensa à ce qu’elle allait dire en choisissant ses mots. « Je pense que, comme je n’ai jamais eu de relations amoureuses avant, je me suis peut-être convaincue que quelque chose clochait chez moi… » Il la regarda, après tout, ça faisait sens. « Et puis j’ai peur que tu sois déçu… »

-          « Déçu ? D’être avec toi ? » Il semblait choqué.

-          « Oui, après toutes ces années à me demander de sortir avec toi, je pensais, soit c’est une blague ou un pari, soit c’est vrai mais qu’après tout ce temps à te faire des idées sur une relation entre nous, tu finirais par être déçu et que tu me larguerais comme une vieille chaussette… » Elle avait fini sa phrase d’une voix éteinte. James se leva pour aller s’asseoir à côté d’elle sur son tronc.

-          « Je ne savais pas que tu pensais ça. Mais je sais ce qui va pouvoir te faire oublier cette idiotie. » Il posa son verre et lui prit les mains pour qu’elle lui fasse face. « Ce n’était pas une blague, enfin si peut-être au début. Je crois que j’ai commencé à réaliser que tu me plaisais vers la 4ème année quand tu t’es battue en duel en Sortilège contre Sirius. »

-          « J’avais gagné ce jour-là, je m’en souviens. » Elle n’en était pas peu fière.

-          « Oui, il ne l’a toujours pas digéré je crois, ne va pas le lui rappeler ! » Elle pouffa. « Je t’ai trouvé belle, pas par ton physique uniquement, mais pour tout ce que tu es. » Elle ne savait pas quoi dire alors il continua. « Tu as une fougue, une aura, un charme incroyable. Un sourire à tomber, des yeux magnifiques mais ce que j’apprécie surtout chez toi c’est ta personnalité. » Elle sentit son cœur battre de plus en plus fort, jamais personne ne lui avait dit des choses pareilles. « Tu es brillante, loyale, courageuse, tu ne vois que la bonté chez les gens, tu aides tout le monde quitte à t’oublier toi-même. » Elle se dit que ses joues devaient avoir la même couleur que ses cheveux. « Tu penses qu’en 7 ans je n’ai pas remarqué tout ça ? Voilà pourquoi je ne serais jamais déçu, car tu veux toujours donner le meilleur. » Il hésita à dire la suite. « J’espérais juste que cette réserve que tu avais n’était pas à cause de moi… » Elle fut émue de sa remarque, elle ne voulait pas qu’il pense ça, mais si elle était honnête avec elle-même…

-          « Il y a peut-être un peu de ça… » Elle vit sa déception dans ses yeux derrière les verres. « Attends, essayes de me comprendre, tu es James Potter, capitaine de Quidditch, meilleur élève de Gryffondor, l’un des hommes les plus convoités de Poudlard… Merlin, j’ai une pression incroyable. » Le jeune homme pensa qu’elle n’imaginait pas à quel point elle avait raison et non pas pour les raisons qu’elle avait citées à l’instant. Il soupira et passa sa main dans ses cheveux. « Je passe de statut d’inconnue à la fille à abattre… » Il leva la tête vers elle, il sentait qu’elle ne lui disait pas tout.

-          « C’est-à-dire ? » Elle se mordit les lèvres. « Lily, il y a quelque chose que tu ne me dis pas… »

-          « Ce n’est rien, juste des cadeaux de tes fans… » Il se sentit bouillir, il ne pensait pas qu’elles auraient osé quoique ce soit contre elle.

-          « Je m’en occupe dès demain ! Tu n’auras plus de soucis à te faire de ce côté-là. » Elle secoua la tête de gauche à droite. « Quoi ? Ce n’est pas ce que tu veux ? » Il ne comprenait plus.

-          « Je ne t’en ai pas parlé pour deux raisons. Je ne veux pas que tu me venges, je suis assez grande pour me débrouiller toute seule. Deuxièmement, je n’aime pas quand tu fais ça… »

-          « Quand je fais quoi ?  T’aider ? » Il sentit sa voix montée, cette soirée n’allait sûrement pas finir comme il l’avait souhaité.

-          « Non, quand tu penses faire la pluie et le beau temps ! » Elle se leva, lâchant ses mains. Il était complètement perdu, qu’est-ce qu’elle voulait dire par là ? « James, ce n’est pas parce que tu exiges quelque chose qu’elle va se réaliser comme par magie. » Elle sentait la colère montée de son côté également.

-          « Ce n’est absolument pas ce que je fais ! » Puis il réalisa qu’en fait, elle avait raison, il avait toujours tout eu dans sa vie, sa famille était tellement importante qu’il ne s’était jamais posé de questions. Elle vit dans son regard las, qu’il avait compris, qu’il venait de réaliser qu’il pouvait se comporter comme un enfant pourri gâté. Elle alla se rasseoir à côté de lui.

-          « Je sais que tu veux bien faire, mais il faut aussi que tu me fasses confiance. Bon je sais que ce n’est pas facile, moi-même j’ai du mal à me faire confiance. Mais j’ai besoin de ton aide là-dessus, ton soutien m’aidera beaucoup plus que de jeter des sorts à des greluches. » Il comprit ce qu’elle voulait dire, après tout, il était le premier à dire qu’elle était courageuse et brillante, elle n’avait pas besoin d’un chevalier servant.  Il la prit dans ses bras et lui embrassa le front.

-          « Je comprends, tu as mon soutien à 100% tu le sais. » Elle soupira de soulagement, elle ne voulait pas se disputer avec lui. « Bon, on a un repas à manger je te signale ! » Elle s’écarta de lui et il resta à côté d’elle parlant de ses premières années avant Poudlard.

-          « Et tes parents n’ont jamais voulu d’autres enfants ? » Il secoua la tête.

-          « Non ils avaient leur héritier, c’était amplement suffisant. Et apparemment je n’étais pas un cadeau vu comment j’étais turbulent, enfin plus que maintenant. » Il avait ajouté ces mots en voyant l’air de la jeune femme qui semblait dire qu’elle voyait ce qu’il sous-entendait. « J’avais des cousins, des cousines, en fait en y réfléchissant bien, j’étais rarement seul. » Elle planta sa fourchette dans une cuisse de poulet. « Eh bien quel appétit ! »

-          « Je me rends compte que je meurs de faim ! » Elle prit une bouchée. « Comment ça se passe dans la vie d’un sorcier avant d’arriver à Poudlard ? Tu as quand même des cours ? » Il grimaça à ces souvenirs.

-          « Oui mais pas le genre qu’on nous apprends ici. » Il prit une cuillère pour se servir en pomme de terre. « J’ai eu des cours de bonnes manières, de danse de salon, d’écriture, de politique, d’histoire… » Elle fut abasourdie, elle ne s’attendait pas à ça ! Pour un enfant si jeune ça ne devait pas être la fête.

-          « Ça semble être un sacré programme à un si jeune âge… Tu avais quand même des moments de loisirs non ? »

-          « Oui, j’adorais faire du sport même si je n’avais pas le droit de faire du Quidditch à l’époque et l’hiver on gelait l’étang derrière le manoir pour faire des glissades dessus. »

-          « J’adore faire du patin à glace ! » Il fut ravi de voir qu’ils avaient cela en commun. « Tu as dit un manoir ? Ça doit être immense pour trois personnes. » Il essaya de ne pas montrer sa réticence à en parler.

-          « C’est un héritage de famille, il n’y a pas grand-chose à en dire. » Il s’essuya les mains comme pour dire que le sujet était clos, alors elle n’insista pas. « Et toi ? Parle-moi de ton enfance. »

-          « Eh bien, j’ai une sœur qui a deux ans de plus que moi : Pétunia. J’ai suivi une scolarité classique jusqu’à la fin du primaire, puis j’ai reçu ma lettre pour Poudlard et ma vie a changé du tout au tout. »

-          « C’est sûr que ça doit chambouler un peu ce genre de nouvelle… Comment tes parents l’ont pris ? » Elle essaya de se remémorer la tête de ses géniteurs lorsque le Professeur McGonagall avait débarquée dans son salon. 

-          « Ils se sont demandé s’il n’y avait pas une erreur. Pour eux, la magie n’existait pas, mon père a eu beaucoup de mal à me laisser partir. Ma mère voulait juste mon bonheur et je savais que j’avais besoin d’y aller, alors il s’est résigné. Je pense qu’il avait peur qu’il m’arrive quelque chose dans un monde où il ne m’était d’aucun secours. »

-          « Il se sentait impuissant… L’horreur j’imagine pour lui. » Elle affirma tout en croquant dans sa cuisse de poulet.

-          « Et depuis ma sœur me considère comme un monstre… Du coup notre relation en a pris un sacré coup comme tu peux l’imaginer. » Il était désolé pour elle, mais il savait qu’elle ne voulait pas de sa pitié.

-          « J’imagine que pendant les vacances ce ne doit pas être facile… » Elle le désigna avec son os de poulet pour lui signaler qu’il avait raison.

-          « Bien vu, mais depuis qu’elle a son copain elle m’ignore royalement, ce qui est déjà un progrès en soi… » Il n’ajouta rien, il ne voulait pas la rendre triste non plus. Ils continuèrent à manger un peu dans le silence, le soleil était désormais couché depuis plusieurs minutes, et seule la lumière des chandelles leur permettait de voir ce qu’ils mangeaient. « Encore merci pour ce repas et pour cette soirée. J’en avais vraiment besoin… Je ferais un effort pour te mener la vie dure puisqu’apparemment tu aimes ça… » Il s’esclaffa, peut-être qu’au fond elle avait raison après tout il préférait la voir comme ça que réservée alors que ce n’était pas du tout son caractère de d’habitude.

-          « Je suis heureux que tu puisses te sentir plus à l’aise avec moi, je ne te reconnaissais presque plus tu sais… » Elle sourit de toutes ses dents. « Je me suis même demandé à un moment si tu n’avais pas une sœur jumelle… » Elle voulut le frapper à l’épaule mais avec ses réflexes il réussit à l’éviter. « Oui enfin essaye de ne pas me tuer, j’aime quand tu es toi mais pas non plus en mode psychopathe, je n’ai pas signé pour ça. » Il reprit un air sérieux. « En tout cas, si tu as des questions, des doutes, n’hésites pas à venir m’en parler, je serais toujours là pour toi. » Elle sentit que cette nuit était un tournant pour eux, elle savait qu’elle pouvait tomber amoureuse de lui très vite et elle ne savait pas si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle, mais elle décida de ne pas réfléchir et de vivre le moment. Elle se dit intérieurement qu’il avait vraiment une influence sur elle, elle avait maintenant envie de profiter de la vie. Elle se pencha sur lui, il fut surpris de la voir si près et se laissa approcher jusqu’à ce que leurs lèvres se touchent.

-          « Je te traite de psychopathe et tu m’embrasses… Qui aime avoir la vie dure ? » Elle ne répondit pas et approfondit le baiser. Il lâcha tout ce qu’il faisait et elle sentit ses bras entourer sa taille. Elle était bien et elle voulait lui montrer au-delà des mots. Il lui demanda le passage à sa langue qu’elle lui accorda sans attendre, il adorait ses baisers, il en était dingue.

Malheureusement la soirée devait bien se terminer à un moment… Ils finirent de manger et reprirent leur vol pour le retour. Il la déposa sur le balcon de son appartement de préfète-en-chef, elle trouva cela très romantique. Il l’aida à descendre et redécolla.

-          « Tu ne dors pas ici ce soir ? » Elle semblait déçue mais c’était peut-être plus raisonnable comme ça.

-          « J’avais promis aux gars d’être dans le dortoir ce soir… Et je pensais que l’une de tes conditions c’était de ne pas passer tout ton temps libre avec moi… » Lui répondit-il d’un air malicieux. Elle croisa les bras sur sa poitrine.

-          « Oui et bien j’ai le droit de changer d’avis… » Il s’éloigna du balcon la laissant devant le clair de lune. Il fit demi-tour, il ne voulait pas la laisser comme ça.

-          « Promis, demain soir je dors avec toi ça te va ? » Elle se figea, dormir ensemble ? Ils ne l’avaient encore jamais fait. « Dormir uniquement je te rassure, je ne suis toujours pas un homme facile Mademoiselle Evans… » Elle décroisa les bras et s’approcha de lui, il était descendu au niveau de sa barrière.

-          « Hum… je ne sais pas si c’est une bonne chose… » Il eut peur d’avoir été trop loin jusqu’à ce qu’elle ajoute : « Ça se trouve tu ronfles et tu vas m’empêcher de dormir toute la nuit… » Il explosa de rire.

-          « Peut-être que toi tu ronfles, je te le dirais au petit matin. » Elle fit semblant d’être choquée.

-          « Monsieur Potter, moi qui pensais que vous étiez un gentleman ! » Elle lui fit un bisou rapide sur les lèvres avant de s’éloigner. « Bonne nuit James. »

-          « Bonne nuit ma belle, à demain. » Son cœur loupa un battement, c’était la première fois où il l’appelait par un surnom affectif et elle devait avouer qu’elle adorait ça. Elle le vit disparaître au tournant de la tour Nord et elle alla dormir dans son grand lit en repensant à cette magnifique soirée.

End Notes:

J'espère que vous avez aimé ce chapitre 3. N'hésitez pas 

A bientôt pour la suite. 

Chapitre 4:un secret dévoilé by EveRywhere49
Author's Notes:

Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas et sont à J K Rowling. 

Merci de me lire!

Depuis ce fameux soir, les deux tourtereaux étaient aux anges, si leur relation était au beau fixe avant, ils étaient heureux au point où ils souriaient comme des idiots quand ils pensaient à l’un ou à l’autre, ce qui faisait bien rire leurs amis respectifs. Mary était un peu jalouse de leur relation même si elle était contente pour sa meilleure amie.

-          « Du coup, j’imagine que tu vas avec lui au bal de Noël ? » La rousse hocha la tête sans quitter son devoir des yeux. Elles étaient dans la bibliothèque sur leur devoir de Métamorphose et il fallait dire que Lily bloquait sur les animagi ce qui lui semblait absurde car elle pensait avoir compris ce que c’était mais n’arrivait pas à l’expliquer.

-          « Comment tu décrirais un animagus ? Je sèche totalement là… » Elle vit les maraudeurs passer devant la porte en faisant du bruit, la bibliothécaire leur fit signe de se taire. Les garçons s’excusèrent et se dirigèrent vers la table où se trouvait les deux jeunes femmes. James s’approcha et embrassa rapidement sa petite-amie, il savait qu’elle n’était pas très démonstrative en public et il respectait ça. Il vit son parchemin vide et leva un sourcil.

-          « Alors, qu’est-ce qu’il se passe ? » Les 4 s’assirent sur les chaises restantes, Mary commença à parler avec Sirius et Peter tandis que Remus et James aidèrent Lily pour son devoir.

-          « Comment est-ce que vous savez tout ça ? » Elle ouvrit un livre sur les transformations humaines et objets. « Je n’ai rien trouvé dans aucun livre qui pouvait m’expliquer ce que vous venez de me dire de façon aussi complète. » Elle fronça les sourcils. « On dirait que ça fait longtemps que vous bossez là-dessus, bien plus qu’un semestre ! » Les garçons essayèrent de ne pas montrer qu’elle avait mis le doigt sur un de leur plus grand secret.

-          « Non mais c’est juste le talent ma chère Lily. » Sirius essaya le ton de la plaisanterie pour changer de conversation et cela fonctionna, les jeunes filles remplirent leur parchemin et décidèrent de faire une pause avec eux dans le parc près du lac.  Remus se dit à ce moment-là que la préfète-en-chef était vraiment trop brillante pour leur propre bien…

Dans le parc, assis dans l’herbe, ils parlèrent de tout et de rien. James était ravi que ses amis et sa copine s’entendent aussi bien, cela lui facilitait la vie et les moments passés tous ensemble se ferait sûrement plus rare une fois dehors. Lily vit dans le regard de son copain que quelque chose n’allait pas.

-          « A quoi tu penses ? » Il secoua la tête comme pour revenir à la réalité.

-          « Je pensais à quand les cours seront finis… Que nous rentrerons tous chez nous, qu’on rentrera dans la vie active… Ce genre de moment ne vont pas arrivés souvent…Surtout que nous sommes en guerre. » Sirius n’aimait pas quand son meilleur ami avait le blues.

-          « Cornedrue, on y pensera au mois de juin, d’accord ? » Il prit Mary par les épaules et la jeune fille se mit à rougir. « Profitons et gardons ces moments en mémoire. En attendant… Qui veut faire une bataille explosive ? »

Tout le monde répondit présent et quelques explosions plus tard, il était déjà l’heure d’aller manger. Lily et Mary parlaient devant tandis que Sirius prit son meilleur ami un peu à part.

-          « Tu comptes lui dire un jour ? » Le maraudeur se demanda de quoi il parlait.

-          « De quoi ? De notre capacité à nous transformer ? » Sirius secoua la tête négativement.

-          « Non, je ne parle pas de ça ! Je parle de la mégère ! » James se figea, s’arrêtant de marcher. Il voyait très bien de qui Sirius parlait et il n’avait vraiment pas envie d’aller de ce côté-là. « J’adore Lily, vous êtes parfaits pour être ensemble tous les deux… Mais tu sais très bien, qu’Elle ne l’acceptera jamais… »

-          « Je n’ai pas envie de penser à ça maintenant… » Il se remit à marcher et Patmol l’attrapa par le bras et le tourna vers lui.

-          « Tu n’as pas le choix, il faut lui dire ! Lui cacher encore plus longtemps ne fera qu’aggraver les choses ! » James se libéra de l’emprise de son ami et marcha de plus en plus vite. « Si tu ne le fais pas, je le ferais ! » Il s’arrêta net.

-          « Ce n’est pas à toi que reviens cette décision Patmol ! » Il passa sa main dans ses cheveux d’un air désespéré. « Si je lui dis, elle pensera que notre relation est une impasse et une perte de temps et elle me quittera ! » Il le regarda d’un air suppliant. « Je t’en prie, tout se passe si bien entre nous, je ne veux pas gâcher ça… »

-          « Je sais que vous êtes heureux, mais Poudlard est une bulle, quand nous serons dehors, ce retour à la réalité va vous faire énormément de mal… »

-          « Peut-être pas, je peux peut-être la convaincre… » Sirius lui fit une moue pour montrer que c’était impossible.  « On a le temps, d’accord ? Je… Je lui dirais mais pas maintenant… » Son ami soupira et regarda les filles devant lui qui riaient à une blague de Remus.

-          « J’espère que tu sais ce que tu fais James… » Il lui mit la main sur l’épaule et il su que Cornedrue ferait un choix tôt ou tard.

 

Et le choix arriva trop vite au goût de James. Le bal de Noël arrivait et il sentait que la jeune femme était prête à aller plus loin dans leur relation…  En effet, ces derniers temps, il sentait qu’elle se détendait de plus en plus quand il la caressait, elle l’embrassait plus fougueusement et en général c’est lui qui devait arrêter de peur d’aller trop loin. Et il voyait dans ses yeux qu’elle en avait autant envie que lui. Mais il ne pouvait pas faire l’amour avec elle tant qu’il ne lui aurait pas avouer à propos de sa famille… Il se détestait de ne pas lui avoir dit avant, maintenant il était coincé !

Lily ne comprenait pas, elle lui avait pourtant envoyé des signaux clairs qu’elle était prête à passer le pas, mais ce dernier semblait toujours aussi prudent qu’avant. Elle se demanda si quelque chose clochait chez elle, peut-être qu’il n’avait pas compris. Elle décida de faire un pas vers lui pour le bal, elle allait mettre les bouchées doubles pour qu’il finisse par comprendre ! Mary était ravie de l’aider, elles avaient commandé une robe magnifique, un ensemble de lingerie noir en dentelle qu’elle mettrait en-dessous et du maquillage. Alice lui donna un coup de main pour sa coiffure, elle les lissa et les figea pour qu’ils tombent d’un côté de la nuque, laissant l’autre côté nu. Mary s’occupa de son maquillage, lèvres rouges, mascara pour les cils, et poudre rose et or sur les yeux. Quand elle se vit dans le miroir, Lily se sentit femme. Ce qui lui semblait ridicule sur le moment, elle l’était avant, mais elle sentait qu’elle s’acceptait vraiment et alors qu’elle pensait que le maquillage la changerait, elle se rendit compte qu’au contraire ça ne faisait que souligner ses traits de visage sans en faire trop.

Elle alla enfiler sa robe. Elle n’avait jamais eu de robe comme celle-ci, elle n’avait pas de manche, elle encadrait ses épaules de bretelles sur les côtés, elle retombait ensuite sans la mouler trop, et s’arrêtait à ses chevilles, d’où on pouvait voir ses chaussures à talons ouvertes et son vernis à ongle rouge, assortis à la robe. Quand elle sortit de la salle de bain, ses copines en furent bouche-bée.

-          « Si avec ça, il ne comprend pas, je veux bien me mettre au Quidditch. » Lily sourit, elle savait que Mary détestait voler autant qu’elle.

-          « Je suis un peu nerveuse, j’imagine que c’est normal… » Elle sentait son ventre se tordre et Alice la prit dans ses bras.

-          « Oui bien sûr que c’est normal. » Elle s’éloigna d’elle pour la voir dans son ensemble.  « Tu es magnifique, et je pense que vous ne resterez pas au bal très longtemps… » Elle avait un sourire malicieux qui voulait tout dire.

-          « On devrait descendre, nos cavaliers nous attendent. » Mary prit son petit sac à main tandis que Lily s’observa une dernière fois dans la glace, elle se sentait belle et elle n’aurait jamais imaginé le faire pour quelqu’un d’autre que lui. Elle réalisa alors qu’elle l’aimait, qu’elle voulait qu’il le sache et qu’il lui dise en retour. Et elle en était terrifiée.

-          « Lily ? On y va ? »

-          « Je vous rejoins dans une minute, j’ai besoin d’un peu de temps. » Elle se rendit compte qu’elle tremblait. Alice lui prit les mains.

-          « Prends ton temps, on va prévenir James que tu auras un peu de retard. Je ne pense pas que ça le gênera en te voyant. » La rousse lâcha un léger rire nerveux et quand les filles la laissèrent dans la chambre elle fit de son mieux pour se calmer.

-          « Merlin, je suis tombée amoureuse de James Potter… » Il ne fallait pas qu’elle panique, après tout, c’était dans la norme des choses, ils sortaient ensemble depuis 4 mois, ils avaient passés un nombre incroyable de moments tous les deux et elle ne voulait pas que ça s’arrête, tout à fait normal. Elle prit une grande inspiration et sorti à son tour de la chambre.

James était au plus mal, il était stressé, il ne savait pas comment lui dire et il savait qu’elle ne le prendrait pas bien… Comment le pourrait-elle ? Il entendit des bruits de pas descendre de l’escalier menant à la salle commune et son cœur loupa un battement. Mary se dirigea vers Sirius qui était son cavalier, elle était très jolie et son ami s’empressa de lui signaler. Alice leur dit que Lily n’allait pas tarder et s’en alla retrouver son cavalier Franck Londubat. Le stress ne le quitta pas, au contraire il redoublait. Sirius le vit et lui mit la main sur l’épaule, au moment où ils allaient partir ils entendirent des pas dans l’escalier. Quand il la vit, il oublia tout le reste. Elle était magnifique ! Il ne pouvait pas y croire, jamais il ne l’avait vu comme ça avant et Merlin quelle chance il avait qu’elle soit avec lui ce soir et pas avec un autre ! Il ne l’aurait pas supporté. Sirius s’était figé également, mais pas pour les mêmes raisons. Il était clair qu’elle voulait qu’ils soient intimes ce soir, il n’y avait pas plus clair comme message… 

-          « James, tu baves ! » Le jeune homme referma la bouche, sa cavalière venait d’arriver à sa hauteur, elle avait l’air nerveuse. Elle semblait attendre qu’il parle, mais il en était incapable. « Tu es très jolie Lily. »

-          « Merci Sirius, Mary a beaucoup aidé. » Remus donna un coup de coude à son ami qui restait toujours sans bouger, mais voyant qu’il ne parlait toujours pas s’adressa à la jeune femme.

-          « Je dirais même plus que tu es très en beauté ce soir. » Elle lui sourit et se tourna vers James attendant toujours, sa nervosité augmentait à chaque seconde où il ne lui adressait pas la parole. Peut-être qu’il n’aimait pas, peut-être qu’elle en avait trop fait et qu’elle s’était plantée… Finalement, il sembla reprendre ses esprits et lui dit :

-          « Tu es… Je… » Il cherchait ses mots. « Je crois que je ne connais pas d’adjectifs assez fort pour te décrire Lily… J’ignore même si ce mot existe, mais merci de m’avoir montré ce qu’est la vraie beauté. » Elle n’en revenait pas, elle sentit qu’il était sincère et elle était vraiment touchée. Elle se sentit idiote d’avoir pensé qu’elle ne lui plaisait pas.

-          « Tu n’es pas mal non plus. » Ce qui eut pour effet de détendre l’atmosphère. Il lui présenta son bras, qu’elle prit et ils se dirigèrent vers la Grande Salle. Lily sentit énormément de regards se poser sur elle, elle se demandait bien pourquoi. « Tout le monde nous regarde… » Il lui sourit.

-          « Rectification : Tout le monde TE regarde. Et je ne peux pas leur en vouloir. » Il lui lâcha le bras. « Tu veux boire quelque chose avant d’aller danser ? » Elle fut un peu déçue, elle pensait qu’il n’aurait pas envie de danser ce soir mais d’être seul avec elle.

-          « Oui, une boisson c’est très bien merci. »

-          « Je reviens tout de suite, ne bouge pas. » Elle s’assit à une table et se demanda ce qu’elle devait faire pour qu’il veuille bien quitter le bal. Pendant ce temps, James alla à la fontaine où il fut intercepté par son meilleur ami. Il l’accueillit en grognant, sachant pertinemment ce qu’il allait lui dire.

-          « T’es dans la merde ! »

-          « Merci Sirius, je passe une bonne soirée et toi ? » Lui répondit ironiquement le jeune homme à lunettes.

-          « James, il est clair qu’elle veut passer à l’étape supérieure ! Elle doit même se demander ce que vous faîtes encore là ! » James s’en doutait, mais il voulait retarder ce moment le plus possible.

-          « Je sais, et c’est une torture pour moi d’accord ? » Il se servit deux verres. « Je n’ai pas envie de continuer à lui mentir et si je lui dis elle me quittera, dans tous les cas, je suis perdant ! » 

-          « Je n’aimerais pas être à ta place… Tu comptes lui offrir le cadeau quand même ? » James hocha la tête, bien sûr, on était Noël. « Bonne chance, tu vas en avoir besoin. » Il s’éloigna avec deux verres pour rejoindre Mary. James soupira et fit de même. Quand elle le vit, elle eut un sourire qui le fit fondre. Il ne pouvait pas lui infliger ça… Il fallait qu’ils parlent.

-          « Merci. Il y avait l’air d’avoir du monde. » Il haussa les épaules comme pour dire que ce n’était rien. « Tu ne t’assois pas ? »

-          « Non, euh… ça te dirait qu’on sorte un peu ? A moins que tu ais envie de danser ? » Elle se leva si vite qu’il failli en renverser son verre. Clairement, elle n’attendait que ça, ce qui lui pinça le cœur.

-          « Non, on peut partir si tu veux. » Elle se mordit la lèvre, elle s’était levée tellement vite qu’il avait bien dû comprendre ses intentions. Il posa son verre et lui prit la main.

-          « Viens, je connais un endroit où nous serons tranquilles. » Elle ne répondit pas, dans sa tête elle commençait à se préparer à ce qui allait arriver. Ils passèrent plusieurs fois devant un mur, elle cru qu’il était perdu mais une porte apparue, la faisant légèrement sursauter. « Bienvenue dans la salle sur demande. »

-          « Est-ce que j’ose demander comment tu connais cette salle ? » Il lui sourit.

-          « Tu es la première que j’emmène ici si c’est ce que tu demandes. » Elle s’approcha de lui, elle s’en fichait elle voulait être à lui toute entière. Mais au moment où elle voulu l’embrasser il sortit un petit paquet. « Joyeux Noël Lily. » Elle fut surprise, elle ne s’attendait pas à ce qu’ils s’offrent des cadeaux. Elle s’en voulu immédiatement.

-          « Oh, mais je… Je ne t’ai rien offert ! » Elle se sentit stupide, après tout c’était Noël.

-          « Oh mais j’ai déjà eu mon cadeau… » Elle le regarda sans comprendre. « Toi. Tu es le plus beau cadeau que tu pouvais m’offrir. » Son cœur s’emballa, elle se sentit fondre, elle l’aimait tellement que ça lui faisait mal. Elle prit le paquet et l’ouvrit.

-          « Oh Merlin, James ! Tu es fou ! » C’était un collier en argent, très fin, au bout pendait une perle argentée comme une goutte. Elle le regarda semblant comprendre. « Une larme de licorne ?! » Il acquiesça.

-          « Oui, elle porte chance à celle qui porte ce collier. J’espère qu’il te plait. » Elle lui sauta au cou et l’embrassa, elle le sentit sourire contre ses lèvres. « J’en déduis que tu aimes ? »

-          « Bien sûr, je l’adore. Mets-le-moi s’il te plaît. » Il prit le collier et elle se tourna pour lui montrer son dos. Elle frissonna quand ses mains frôlèrent son cou quand il passa le cadeau, il referma le fermoir et elle sentit qu’il la regardait. Il ne pouvait résister, son cou l’appelait, sa nuque dégagée lui donnait une sensualité qu’elle n’imaginait même pas. Il oublia ses résolutions et embrassa sa nuque. Elle soupira d’aise, elle savait qu’elle le voulait autant que lui et elle n’avait plus peur. Elle sentit ses mains sur elle, elle se retourna et ses lèvres rencontrèrent les siennes. Elle commença à lui déboutonner sa chemise, il caressait chaque carré de peau qu’il trouvait sur elle et elle en était folle. Il chercha la fermeture éclair de sa robe et elle se retourna pour qu’il l’aide à l’enlever. Il la descendit lentement, trop lentement au goût de la jeune femme et elle se retrouva devant lui en talons et sous-vêtements noir en dentelle. Le jeune homme ne pu s’empêcher de la regarder de haut en bas, il se sentit tellement chanceux. Elle était magnifique. Il l’embrassa passionnément et sentit qu’elle voulait lui enlever son pantalon. Mais il réalisa qu’il fallait qu’il arrête tout ça, il n’en avait pas envie mais il le fallait.

-          « Attends… » Mais elle ne semblait pas l’entendre et continuait à déboutonner son pantalon, il lui prit les mains en essayant de ne pas paraître trop brusque. Sa petite-amie le regarda avec incompréhension.  « Lily, attends, je t’en prie. » Il essayait de retrouver son souffle mais il vit bientôt les yeux vert émeraude se remplir de larmes. « Non je t’en prie ne pleure pas, pas à cause de moi. »  Il mit sa main dans ses cheveux. La jeune fille s’en voulu d’avoir craquer, elle pensait qu’il en avait envie mais elle s’était trompée et maintenant elle se sentait rejetée, cela lui fit très mal. « J’ai envie de toi, Merlin, tu n’as pas idées… » Elle tenta de se cacher, après tout elle était en sous-vêtements, il lui donna sa cape et elle la mit immédiatement, se sentant honteuse. « Regarde-moi Lily. » Elle ne pouvait pas, elle n’avait pas la force de le regarder.  « Je t’en prie, parle-moi. »

-          « Je… Je ne sais pas quoi dire. Apparemment je me suis trompée, je pensais que… Je ne sais plus ce que je pensais. » Il s’approcha d’elle mais elle fit un pas en arrière.

-          « Tu ne peux pas croire que je n’en ai pas envie ! Je pensais que c’était clair, je n’embrasse pas les filles comme ça si je n’ai pas envie d’aller plus loin… » Elle sentit la colère montée.

-          « Alors pourquoi tu ne veux pas qu’on le fasse ? Si tu en as envie, tu sais que j’en ai envie et ce depuis un moment, mais tu la joues prude et j’ignore pourquoi ! » Il s’assit sur le lit, il devait lui dire.

-          « Viens là, s’il te plaît, j’ai quelque chose d’important à te dire. » Elle s’exécuta. « Voilà, je sais que j’ai été très flou sur ma famille. »

-          « C’est le moins qu’on puisse dire. »

-          « Mais il faut que tu comprennes une chose, mes parents ne croient absolument pas à ces histoires de sang-pur et autres conneries que certaines vieilles familles peuvent avoir… »

-          « Je ne comprends pas, pourquoi… »

-          « J’y arrive. » Il prit une profonde inspiration. « Voilà, il y a 15 ans, mon grand-père paternel est décédé. Mon père a été très attristé et encore plus quand il a vu que ma grand-mère se laissait mourir à petit feu. Pour ne pas la perdre à son tour, il lui a promit qu’elle aurait toujours son mot à dire quand il s’agissait de la famille, pour qu’elle se sente investit. »

-          « Je ne comprends toujours pas… »

-          « Ma grand-mère veut ce qu’il y a de mieux pour la dynastie Potter, elle la mène avec une main de fer. Son approbation fait loi. » La jeune fille ne savait toujours pas où il voulait en venir. « Malheureusement, elle pense que les sangs-pur doivent rester entre eux, pour que les futures générations soient assurées d’être sorcières… » Elle comprit à ce moment-là.

-          « Tu es en train de me dire qu’elle n’approuverait pas notre relation parce que je suis née-moldue ?! » Il savait qu’elle finirait par comprendre et cela lui fit mal de l’entendre le dire à voix haute. « Donc nous, notre relation n’a aucun avenir c’est ce que tu es en train d’insinuer ?! » Elle se leva, trop choquée. Elle avait voulu tout lui donner et lui la rejetait à cause de ses origines ?

-          « Je sais que c’est dur à entendre. Mais il fallait que je te le dise avant qu’on aille plus loin… » Elle tremblait, de colère, de tristesse, elle resserra la cape autour d’elle. Elle sentit les larmes coulées sur ses joues, mais elle ne fit aucun geste pour les enlever.

-          « Pourquoi attendre maintenant ? » Il s’en voulait terriblement de la faire souffrir. « Pourquoi ?  Tu aurais pu me dire ça des centaines de fois avant, mais tu as choisi d’attendre tout ce temps ! »

-          « J’ai été égoïste, je savais que si je te le disais dès le début, tu me quitterais et je ne pouvais pas l’accepter… » Elle laissa sortir un rire ironique.

-          « Donc tu as attendu que je tombe amoureuse de toi pour me sortir ça ?  Mais qui fait ça ?! » Elle pleurait à grosses larmes maintenant. Il réalisa ce qu’elle venait de dire.

-          « Tu… Tu es… »

-          « Mais bien sûr, tu crois que je m’offre au premier venu ?! » Elle pensait vraiment que cette soirée serait magique, elle ne voulait pas rester une seconde de plus avec lui, ça lui faisait trop mal. Il lui prit le bras, elle le voyait flou à travers ses larmes. « Qu’est-ce que tu fais ? »

-          « Je t’empêche de partir… »

-          « Laisse-moi James, on n’est pas du même monde, ce que je redoutais le plus est arrivé. Je ne peux pas changer mes origines et tu ne peux pas changer ta famille… Quelque part c’était écrit… »

-          « Ne dis pas n’importe quoi ! Je n’ai jamais dit que je comptais te quitter ! »

-          « Mais tu viens de me dire… »

-          « Je sais ce que j’ai dit, ma grand-mère est une vieille peau soit, mais à aucun moment je ne la laisserais nous séparer… » Il essuya les larmes qui coulaient sur son visage. « Je ne la laisserais pas faire, parce que je suis irrémédiablement amoureux de toi. » Elle arrêta de se débattre à ces mots. Merlin, il l’aimait !

-          « Tu m’aimes ? »

-          « Oui, j’aurais voulu te l’annoncer autrement, mais oui je suis fou de toi, tu m’as ensorcelé depuis que je t’ai rencontré. » Elle n’en revenait pas, malgré ce qu’il lui avait avoué, malgré ce qu’il savait, il était avec elle.

-          « Mais ta grand-mère… »

-          « Il va falloir qu’elle se fasse à l’idée ! Je voulais juste te prévenir que ça ne sera pas facile, mais tous les deux, ensemble, nous réussirons à la faire changer d’avis. » Elle se laissa aller contre son torse, elle se sentait bien dans ses bras.

-          « Et si elle ne change jamais d’avis ? » Il lui caressa les cheveux avec une extrême douceur.

-          « Je ne lui laisserais pas le choix… Ne te tracasse pas pour ça d’accord ? » Elle se détache légèrement de lui.

-          « Je n’imaginais pas cette soirée finir comme ça… » Elle lui fit un petit sourire gêné, elle ne portait que sa cape.

-          « Je suis désolé d’avoir cassé l’ambiance, crois-moi, j’aurais aimé m’enfouir en toi et ne penser à rien d’autre. » Elle se sentit rougir, elle aurait adoré ça aussi. « Que dirais-tu qu’on retourne au bal et qu’on profite quand même d’être ensemble ? » Elle acquiesça. Finir sur une note positive leur ferait du bien en effet. Elle ramassa sa robe et l’enfila. James l’aida à remonter la fermeture éclair, celle-là même qu’il avait descendue quelques instants plus tôt. Ils allaient quitter la pièce quand la jeune femme lui prit la main.

-          « Merci. » Il l’interrogea du regard. « Merci de ne pas avoir profité de moi et d’avoir été honnête. »

-          « Oh Lily, je ne mérite pas tes remerciements, je t’ai menti pendant trop longtemps. » Il lui embrassa le front. « Je sais que la meilleure chose à faire ça aurait été de ne jamais te demander de sortir avec moi, te laisser loin de tout ce merdier de protocole. »

-          « Je suis heureuse que tu l’ais fait quand même. Je n’aurais jamais connu tous ces moments qu’on a vécu. Avec toi, je me sens entière. » Elle sentit la main du jeune homme se poser sur sa joue, il avait le regard brûlant et elle pouvait le sentir sur elle, comme s’il voulait lui dire à quel point ce qu’elle lui avait dit le touchait. Elle embrassa sa main, puis son poignet. Elle sentit que son petit-ami voulait plus mais n’osait pas. Elle prit les devants, elle l’embrassa et lui murmura : « Tu as déjà mon cœur, mon âme, je veux que mon corps t’appartienne également. » A ces mots, le jeune homme se jeta sur elle. Il s’éloigna juste pour lui chuchoter à son tour :

-          « Je ferais tout pour que tu ne regrettes jamais de m’avoir choisi. » Elle lui sourit de toutes ses dents, et ils reprirent là où ils s’étaient arrêtés. A chaque fois que leurs lèvres ne se touchaient plus, il lui disait qu’il l’aimait, qu’elle était magnifique, qu’il avait de la chance et qu’il voulait qu’elle le sache chaque jour que Merlin faisait. Elle était aux anges et ses gémissements étaient les plus belles récompenses aux oreilles du jeune homme.

Cette nuit fut aux yeux des deux amoureux la plus belle de leur vie, et sûrement la première d’une longue série.

End Notes:

Merci de m'avoir lue! A bientôt pour un nouveau chapitre!

Chapitre 5: Tout se met en place by EveRywhere49
Author's Notes:

Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas, mais à J K Rowling. Bonne lecture!

 

Chapitre 5 : Tout se met en place…

James était nerveux, plus que ce qu’il pensait. Ses parents lui avaient demandé de rentrer pour les vacances de Février. En effet, cette année, sa grand-mère fêtait ses 100 ans et ses parents organisaient pour l’occasion une énorme fête. Il se devait d’être là, avec Sirius bien sûr et dans sa lettre sa mère lui proposait de venir accompagner. Il avait tout de suite pensé à Lily, mais il savait que sa grand-mère n’apprécierait pas sa compagne… Il en parlait à Sirius, il ne voulait pas provoquer la guerre avec la douairière.

-          « Qu’est-ce que tu comptes faire ? » James était couché sur son lit dans son ancien dortoir, les mains derrière la tête à regarder le plafond.

-          « Je ne sais pas Sirius ! » Il se releva en s’aidant de ses coudes pour faire face à son ami. « D’un côté j’ai envie de la montrer au monde entier, de l’autre, je me dis que ce serait lancer de l’huile sur le feu pour rien… » Patmol se mit à rire.

-          « J’imagine la scène, « Joyeux Anniversaire Mafalda, voilà la copine de James née-moldue ». Ah, crise cardiaque. La bonne ambiance quoi… » James leva les yeux au ciel en se passant la main dans les cheveux.

-          « Donc on est d’accord ? Je n’emmène pas Lily ? » Il avait un pincement au cœur, depuis Noël ils n’en avaient pas reparlé et il soupçonna la jeune fille de le faire sciemment pour ne pas l’embêter avec ce sujet si sensible.

-          « D’un autre côté, il faudra bien le faire un jour ou l’autre… Là au moins avec tout les invités, ta grand-mère n’osera jamais s’en prendre à elle et gardera les apparences. » James retomba sur son lit, il n’était pas plus avancé.

-          « Je pense qu’il faut que je l’invite, tant pis pour Mafalda. » Sirius allait lui demander pourquoi mais il continua. « Tu as raison, un jour ou l’autre, il faudra bien que tout le monde la rencontre. Et j’ai promis à Lily de ne pas s’en faire, je saurais gérer la mégère. »

-          « Je comprends, de toute façon, on sera là pour la soutenir, elle aura des amis dans cette jungle. » Il acquiesça. C’était décidé, il allait demander à Lily de venir avec lui, il espérait qu’elle dirait oui.

Il la retrouva après le cours de Potion, ils n’avaient pas ce cours en commun et il connaissait son emploi du temps par cœur. Lorsqu’elle le vit, elle sentit son cœur battre plus vite, c’était toujours la réaction qu’elle avait quand elle le voyait. Elle l’embrassa vite fait sur les lèvres, elle ne voulait pas qu’un professeur les voient.

-          « Salut toi ! » Il lui prit la main et ils se dirigèrent vers le cours de Défense contre les forces du mal. « Ça a été ? »

-          « Oui le professeur Slughorn nous a donné une potion mystère, il fallait deviner ce qu’elle contenait en faisant un sort de remonte-temps. C’était super. » Elle se tourna vers lui. « Que me vaut l’honneur de ta compagnie ? » Il prit un air choqué.

-          « Ton petit-ami ne peut pas juste venir te prendre à la fin d’un cours ? » Elle lui lança un regard, l’air de dire : Je te connais mieux que ça.  « Très bien, j’ai quelque chose à te demander. Mais tu n’es pas obligée de répondre tout de suite. »

-          « Qu’est-ce que c’est ? » Elle était curieuse de voir ce qui le rendait si nerveux.

-          « Eh bien ma mère m’a écrit et me demande de rentrer pendant les prochaines vacances. Et c’est aussi les 100 ans de ma grand-mère… Je peux venir accompagner, alors j’ai pensé que… » Il poussa un soupir, il sentait qu’il n’allait pas y arriver. « Bref, je sais ce que je t’ai dit sur elle, mais j’aimerais que tu viennes avec moi à cette fête. » Elle s’arrêta de marcher. Elle comprit alors pourquoi il était si nerveux.

-          « Tu veux dire que tu m’invites à l’anniversaire de celle qui me détestera à la seconde où elle saura que je ne suis pas une sang-pur ? C’est quoi le but ? La provoquer ? »

-          « Non bien sûr que non ! » Il lui prit les mains. « J’y ai beaucoup réfléchi, il faudra bien qu’un jour elle te rencontre, je sais que ses 100 ans sont une étape importante, mais justement, elle sera tellement occupée par ses invités qu’elle ne fera pas attention à toi… »

-          « Oh super ! Me voilà rassurée ! » Répondit la jeune fille de manière ironique.

-          « Bon oui, dis comme ça, ça ne fait pas rêver… Ecoute, réfléchis-y un peu, en tout cas, moi je sais que j’ai très envie que tu viennes, je veux montrer à mes parents à quel point ma petite-amie est parfaite. » Elle lui sourit timidement et lui prit la main.

-          « Comment veux-tu que je refuse après cette déclaration ? » Elle se mit sur la pointe des pieds pour l’embrasser. « Je serais ravie de rencontrer tes parents. A condition que tu rencontres aussi les miens… » Il se laissa faire et hocha la tête, il était ravi qu’elle dise oui et en plus il allait rencontrer ses parents à elle, ce qui n’était pas rien.

-          « J’en serais très honoré. J’ai hâte. Si tu veux je viendrais chez toi avant que tu ne viennes chez moi, ça te va ? » Cela rassura un peu la jeune femme, ça lui convenait très bien.

-          « On va finir par être en retard ! » Et ils coururent rejoindre leurs camarades déjà installés dans la classe.

Les cours leur prirent énormément de temps, ils passèrent peu de temps ensemble, à part pour les devoirs de préfets-en-chef, qui leur permettaient de se voir. James voyait bien que Lily était crevée et décida de lui en parler un soir.

-          « Tu devrais ralentir le rythme, je sais que tu veux être la meilleure pour les ASPICS mais t’épuiser à la tâche ne servira à rien… » Elle soupira, elle savait qu’il avait raison mais elle ne pouvait pas s’en empêcher, elle voulait prouver à quelqu’un qu’elle méritait d’être avec lui.

-          « Je sais. Je te promets de me reposer pendant les vacances, je n’ouvrirais pas un seul livre ! »  

-          « J’espère que tu tiendras ta promesse, parce que là, tu as une tête à faire peur… » Il avait l’air vraiment inquiet pour elle, elle tenta de le rassurer par un maigre sourire.

-          « Ta valise est prête ? Faut absolument que je termine la mienne ! » Elle changeait de sujet, il s’en rendit compte mais fit comme s’il n’avait rien remarqué.

-          « Oui, on part quand même dans deux jours. Je n’ai plus qu’à mettre ma trousse de toilette. » Elle se mordit la lèvre, il allait lui manquer, c’était la première fois qu’ils allaient être séparés aussi longtemps depuis qu’ils étaient ensemble. Lily ne pouvait s’empêcher de penser que la grand-mère essayerait de raisonner son petit-fils coûte que coûte et le fait de ne pas être avec lui la terrifiait.

-          « C’est toujours bon pour que tu viennes chez mes parents ? J’ai prévenue ma mère, elle a hâte de te rencontrer… » Elle voulait s’assurer qu’il ne changerait pas d’avis.

-          « Oui bien sûr, mais 4 jours loin de toi, j’ignore comment je vais faire ! » Elle pouffa, il avait un air désespéré sur son visage, puis il lui embrassa le dos de la main.

-          « Je pensais que tu pourrais venir dormir avec moi ce soir… » Elle se sentit rougir, pourtant ils avaient passé plein de nuit l’un avec l’autre, elle devait être habituée, il lui fit un sourire chaleureux.

-          « Je n’imaginais pas les choses autrement… Tu en doutais ? » Elle préféra ne pas répondre. Pour elle, rien n’était acquis, elle avait tellement peur que tout ceci ne soit qu’un rêve.

-          « Je voudrais te donner quelque chose… » Elle sortit un vif d’or de sa poche, faisant hausser un sourcil à son copain.

-          « Tu vas m’apprendre que tu es devenue fan de Quidditch ? Parce que là, tu serais vraiment la petite-amie rêvée ! » Elle le frappa en riant à l’épaule. Elle lui donna le vif.

-          « Je l’ai un peu amélioré. Si un jour, à n’importe quel moment, tu as besoin de me parler ou de me voir… Il s’ouvrira et je pourrais te voir et te parler avec ça. » Elle lui montra une pierre plate verte émeraude. « Ils sont connectés, ma pierre rougira et chauffera quand tu auras besoin, et vice-versa. » Il observa le vif et trouva que c’était une excellente idée.

-          « Je suis impressionné ! Ce n’est pas rien de modifier un vif d’or ! » Elle sentit qu’il était vraiment épaté et elle se sentit fière d’avoir pensé à cette solution. « Prépare-toi à être harcelée ! » Il mit le vif d’or dans sa poche. « Je te promets d’en prendre soin, merci. »

-          « Ce n’est rien, j’ai juste piqué le vif que tu trimballais tout le temps et qui m’exaspérait au plus haut point. »

-          « QUOI ? Tu as volé mon vif d’or chéri ?! » Elle l’embrassa comme pour se faire pardonner.

-          « Maintenant au moins tu peux jouer avec pour une vraie raison, chéri ! » Il se figea, c’était la première fois qu’elle l’appelait par un surnom affectif et il devait bien l’avouer il adorait ça.

-          « Allez, au lit ! » Ils se dirigèrent vers leur appartement privé, et Lily se sentit plus sereine et s’endormit dans ses bras l’esprit apaisé.

Le retour à la maison fut difficile pour les deux amoureux. Dans le train, ils ne parlaient pas, se contentant d’être ensemble avec leurs amis qui riaient et jouaient, tandis que le couple était se tenait sur la banquette, dans les bras de l’un et de l’autre. James sentait que sa copine était nerveuse et peu importe ce qu’il dirait il n’arriverait pas à la rassurer, alors il se contentait d’être là. Arrivés sur le quai de la gare King’s Cross, il aperçu les parents de Lily, il ne pouvait pas les louper, le père était roux et la maman avait les yeux vert émeraude de sa fille. Il décida d’accompagner sa copine jusqu’à eux, ce qui toucha la jeune femme. Elle lâcha sa main pour enlacer ses parents l’un après l’autre. James sentit le regard de Mr Evans sur lui.

-          « Maman, Papa, je vous présente James. Mon petit-ami. » La maman de Lily fut impressionnée, il était un très beau jeune homme, pas que sa fille n’était pas belle, mais elle ne pensait pas qu’elle serait intéressée par un jeune sportif.

-          « Enchantée de vous rencontrer Mr et Mme Evans. » Il serra les mains des parents. Il sentit la poigne du père un peu plus forte que la normale, signe que ce dernier n’était pas ravi de rencontrer celui qui lui volait sa fille, mais il ne cessa pas de sourire pour autant.

-          « Nous sommes très mal garé Lily. » Bougonna Mr Evans. Elle lança un regard réprobateur à son paternel et se tourna vers le sorcier.

-          « On te voit dans 4 jours ? » Elle ne voulait pas partir mais le jeune homme se pencha pour l’embrasser légèrement sur les lèvres, il ne voulait pas trop en faire devant ses parents.

-          « Bien sûr, j’apporte le dessert, est-ce que cela vous va Mme Evans ? » La mère balbutia quelque chose comme quoi elle était d’accord et semblait ravie de voir un jeune homme aussi aimable. « Très bien, je vous dis à mercredi alors. » Il baisa la main de sa chérie et la vit s’éloigner avec ses parents. La mère semblait apprécier ses manières.

-          « Quel gentil garçon ! Tu as trouvé la perle rare ma chérie ! » Son mari grogna, pour lui c’était un jeune homme qui embrassait sa fille et cela ne lui allait pas. « Oh arrête Henri ! Il est beaucoup mieux que Vernon. »

-          « Maman ! Tu ne l’as vu que quelques minutes. » Elle mit sa valise dans le coffre de la voiture. Elle remarqua qu’elle était très bien garée et lança un regard à son père pour lui signaler qu’elle avait compris la supercherie. « Papa, sois gentil avec lui s’il te plait. Il compte beaucoup pour moi… »

-          « Je serais sage promis… Mais gentil ça dépendra de son comportement ! » La jeune fille soupira, elle n’aurait pas mieux de la part de son père. Ils s’installèrent tous les 3 dans la voiture.

-          « Oh je ne t’ai pas dit, Vernon et Pétunia viendront pour le goûter mercredi. Elle voulait venir à midi mais comme James sera là, je voulais pouvoir lui poser des questions sans qu’il ne se sente gêné devant eux. » Lily apprécia le geste de sa mère. Après tout, Pétunia avait en horreur tout ce qui avait attrait à la magie et elle n’avait encore rien dit à son petit-ami. Elle lui fit un signe comme quoi elle avait compris et regarda les paysages défilés. Elle était contente de voir ses parents, mais il lui manquait déjà, était-ce humain de ressentir ça pour quelqu’un ?

 

James quant à lui transplana avec Sirius devant le portail du Manoir Potter. Maintenant qu’ils avaient le droit ses parents ne venaient plus les chercher à la gare. Ils furent accueillis par l’elfe de maison principal, le petit Dinky.

-          « Maître James, Monsieur Sirius, bienvenue chez vous ! »

-          « Merci Dinky, peux-tu emmener nos valises dans nos chambres respectives s’il te plaît ? »

-          « Bien sûr Maître James. Je dois vous dire que vos parents sont dans le petit salon avec Maîtresse. » Il s’inclina et disparu. James se tourna vers Sirius, il sentit que la discussion avec sa famille n’allait pas être de tout repos. Sirius lui lança un regard d’encouragement et le laissa se diriger seul vers le petit salon. Le jeune Potter frappa à la porte et attendit qu’on lui demande d’entrer.

-          « Entrez ! » Il sut direct à la voix de sa grand-mère que ça n’allait pas bien se passer. Il ouvrit la porte, ses parents étaient assis dans le canapé et la doyenne dans son fauteuil. Il se plaça à côté de ses parents, debout et attendit. « James, nous t’attendions justement. » Elle lui fit un sourire mais il se termina en grimace. « Comment s’est passé ton voyage ? »

-          « Très bien, je vous remercie. » Il resta de glace, il savait que ce n’était que l’échauffement. Il vit sa mère du coin de l’œil qui bougeait sur son siège, mal à l’aise.

-          « Bien, j’imagine que tu sais pourquoi tu es là. » Il voulait qu’elle le lui dise elle-même.

-          « Non je l’ignore, je pensais que vous souhaitiez me dire bonjour, après tout on ne s’est pas vu depuis septembre… » Elle fit claquer sa canne argent et noire sur le sol.

-          « Ne me prends pas pour une idiote James ! J’ai entendu dire que tu amenais une fille à mon anniversaire ! Est-ce que c’est vrai ? » Elle avait un regard méfiant, s’attendant à ce qu’il démente peut-être.

-          « C’est exact, depuis la rentrée j’ai une petite-amie qui s’appelle Lily et quelle meilleure occasion pour vous de faire sa connaissance que de l’inviter à vos 100 ans… » Il avait pris une voix mielleuse, celle qu’il prenait pour la caresser dans le sens du poil. La mère de James finit par prendre la parole, elle semblait aux anges.

-          « Comment est-elle ? » Mais la cheffe de famille ne l’entendait pas de cette oreille.

-          « On s’en fiche Louisa ! Est-elle convenable pour mon petit-fils ? C’est la seule question qui nous importe. » Il soupira, sachant déjà ce qu’elle allait lui dire.

-          « Mère, peut-être devrions-nous la rencontrer avant de se faire des idées sans l’avoir vue ? » Le jeune homme en fut reconnaissant, son père avait enfin parlé et il savait que sa grand-mère n’osait pas trop le contredire.

-          « Très bien, j’avoue que je suis intriguée, moi qui me faisais une joie de te voir marier avec Héléna Gardener ! » La vieille avait jeté son dévolu sur la fille des Gardener pour perpétrer les générations futures mais le jeune Potter n’en avait aucune envie. La mère de James se leva et prit son fils par le bras.

-          « Tu dois être fatigué par un si long voyage et si nous allions prendre une collation dans la cuisine ? » Il hocha la tête et entendit dans son dos la doyenne grogner comme quoi il était devenu trop grand pour goûter. Lorsqu’il referma la porte derrière lui, il se sentit soulagé, la rencontre ne s’était pas si mal passée, mais il vit sa mère le regarder, inquiète. « James, ta petite-amie… Elle est sang-pur n’est-ce pas ? » Il n’avait pas le cœur à lui mentir et secoua la tête pour répondre par la négative. « Sang-mêlé ? » Il passa sa main dans ses cheveux. « Oh mille gobelins, elle est née-moldue ?! »

-          « Mère, je sais ce que vous pensez… » Elle lui prit le bras et l’entraîna un peu plus loin.

-          « James ! Tu sais très bien ce qu’elle va penser de votre relation ! Je sais que quand on est adolescent on a tendance à se rebeller mais là… »

-          « Mère ! » Il lui fit face, l’air déterminé. « Cela n’a rien à voir avec l’adolescence ou une rébellion ! Je sais depuis le début que Grand-mère ne l’appréciera pas, mais je n’y peux rien, on ne choisit pas de qui on tombe amoureux ! » Elle mit ses mains devant la bouche, choquée d’entendre que son fils était amoureux.

-          « Tu… Alors c’est très sérieux, ce n’est pas juste une provocation de ta part ? » Il lui répondit que non. « Merlin, je suis heureuse que tu ais trouvé enfin l’amour… Mais tu as conscience que ça ne sera pas facile… »

-          « Je le sais et je m’y suis préparé, je lui en ai parlé également. Elle sait à quoi s’attendre. » Mme Potter était vraiment impressionnée par la maturité dont faisait preuve son fils.

-          « Elle n’a pas dû très bien le prendre… » Elle allait se remettre à marcher et se retourna vers lui. « Est-ce qu’elle sait que nous ne voulons que ton bonheur ? Je ne voudrais pas qu’elle ait une mauvaise opinion de nous. » Il lui sourit.

-          « Elle le sait oui, je suis sûre que tu vas l’adorer, elle est brillante, drôle et d’une gentillesse incroyable. » Sa mère lui sourit en retour.

-          « Je peux le voir dans tes yeux quand tu parles d’elle… J’espère que de son côté elle ressent la même chose pour toi. » Il la rassura.

-          « Je rencontre ses parents mercredi. » Sa mère était vraiment heureuse pour lui.

-          « Oh ! Tu dois être nerveux ! » Il pouffa.

-          « C’est le moins que l’on puisse dire ! Mais je veux vraiment leur faire bonne impression. Je les ai vu à la gare, je me suis présenté. »

-          « Comme un gentleman j’espère ! » Elle le regardait avec un regard qui disait je t’ai élevé mieux que ça.

-          « Bien évidemment ! Je crois que sa mère m’apprécie, par contre son père… Cela ne va pas être de la tarte ! » Elle pouffa à son tour, remettant le col de chemise de son fils correctement.

-          « Oui ce n’est jamais facile pour un papa d’accepter que sa petite fille devienne une femme… » Elle soupira. « Je crois que pour moi, tu seras toujours un petit garçon, mais tu es homme maintenant, qui fait ses propres choix ! » Elle lui ébouriffa les cheveux. « J’espère juste que tu es sûr de ce que tu fais et dans quoi tu t’engages… »

-          « Je le sais et même si elle ne l’accepte pas, je ne la quitterais pas. Il va falloir qu’elle comprenne que le sang n’a rien à voir avec ça ! » Il savait que sa mère était d’accord avec lui, il l’embrassa sur la joue pour la remercier d’être aussi compréhensive et rejoignit Sirius dans sa chambre pour tout lui raconter.

 

End Notes:

Et voilà pour le chapitre 5! J'espère que vous avez aimé. A bientôt.

Chapitre 6: Une première rencontre by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite, merci de me lire! Les personnages sont à JK Rowling et ne m'appartiennent pas! 

 

Bonne lecture!

On était mercredi. Le jeune Gryffondor avait pensé que le temps s’était écoulé lentement et rapidement à la fois. Lentement, parce que sa copine lui manquait terriblement et que sa grand-mère ne voulait pas le lâcher sur ce sujet et rapidement parce qu’aujourd’hui, il rencontrait les Evans ! Il prit la tarte citron-meringuée que les elfes du manoir avaient préparée et transplana dans une petite rue à quelques mètres de la maison où il était reçu. Il ne voulait pas prendre le risque d’être aperçu par un voisin. Il sonna à la porte et entendit : « Je vais ouvrir ! » et des bruits de pas. Lorsque la porte s’ouvrit, il vit avec plaisir que c’est sa petite-amie qui lui avait ouvert, elle descendit les quelques marches du perron et l’embrassa passionnément. Le jeune homme failli en faire tomber sa tarte !

-          « Je t’ai manqué ? » Lui demanda t’il avec un air malicieux. Elle ne répondit pas et l’embrassa de nouveau. « Eh bien, quel accueil ! On devrait se manquer plus souvent ! » Elle ria à sa bêtise.

-          « Merci d’être venu. » Elle le regarda, il avait fait un effort pour s’habiller de manière moldue. Il portait un jean noir et une chemise blanche, elle le trouvait canon dans ces vêtements. « Tu es très élégant. »

-          « Je me suis dit qu’il valait mieux me fondre dans le décor. » Elle prit la tarte et l’invita à l’intérieur. Il vit Mme Evans s’essuyer les mains avec un torchon, sortant de la cuisine.

-          « Oh James ! Pile à l’heure ! Ces vêtements te vont comme un gant. » Elle sembla gênée un instant. « Comme tu le vois, je n’ai pas eu le temps de me changer, je viens de finir de cuisiner. »

-          « Ce n’est pas grave, je trouve que votre tablier met vos yeux en valeur ! » Lily leva les yeux au ciel, pensant qu’il en faisait vraiment trop mais elle vit sa mère rougir et glousser.

-          « Oh, quel charmeur ! Je vais me changer, Henri est dans le salon. Fais comme chez toi, même si je me doute que ce n’est pas vraiment pareil qu’un manoir… » Il regarda autour de lui, la décoration était simple mais de bon goût, certes ce n’était pas un château mais on sentait la vie dans cette maison.

-          « C’est vraiment très charmant chez vous, j’aime beaucoup la décoration. » Elle fit un signe de la main pour lui dire d’arrêter avec les compliments et parti se changer à l’étage. Lily lui prit la main et l’emmena dans la cuisine pour déposer le dessert.

-          « Dis-donc, tu comptes sortir avec ma mère ou quoi ? » Elle essayait de ne pas sourire et loupa bien sûr sa manœuvre. Il fit signe de réfléchir.

-          « Les femmes plus âgées ne m’attirent pas plus que ça… » Elle pouffa et l’embrassa. Le jeune sorcier ne se fit pas prier pour répondre à son baiser, quand il entendit un raclement de gorge derrière lui. Henri Evans se tenait debout dans l’embrasure de la porte qui reliait le salon à la cuisine.

-          « Bonjour Mr Evans, ravi de vous revoir. » Lily lança un regard à son père pour lui rappeler sa promesse.

-          « Bonjour James, ravi également. Est-ce que je peux te parler une minute, seul à seul dans mon bureau ? » Lily lui fit les gros yeux, il n’allait quand même pas jouer au paternel surprotecteur. James la rassura en posant sa main sur la sienne.

-          « Mais bien sûr, je vous suis. » Il embrassa la main de sa chérie et suivit Henri dans son bureau qui était attenant au salon. Il referma la porte derrière lui s’attendant à ce que le père de Lily voulait lui dire.

-          « Bien James, je ne vais pas passer par quatre chemins, quelles sont tes intentions envers ma fille ? » Il était assis sur son bureau, l’air légèrement menaçant mais le maraudeur ne se laissa pas déstabiliser.

-          « Je sais que vous voulez le meilleur pour Lily… Je vous assure qu’elle et moi c’est du sérieux et que je ne lui ferais jamais de mal. » Le père sembla un peu rassuré.

-          « Je vais t’avouer quelque chose, tu es le premier qu’elle nous présente, c’est ma petite dernière, je ne suis pas vraiment heureux de voir qu’elle a un petit-ami, même si je savais que ça allait arriver un jour… »

-          « Je comprends Mr Evans, mais je vous assure que je ne joue pas avec elle… » Il fit une pause et réfléchit un peu avant d’ajouter : « Je suis tellement sérieux que dans un an ou plus, nous serons de retour dans ce bureau pour que je vous demande la main de votre fille. » Il vit dans le regard de Mr Evans qu’il l’avait choqué.

-          « Euh c’est peut-être un peu tôt pour parler de ça, mais j’imagine que je ne pourrais pas l’empêcher si un jour tu te décides à te marier avec elle… Mais prenez votre temps d’accord ? Vous n’avez que 17 ans. » James acquiesça, ravi que le chef de la famille ne désapprouve pas totalement. Il lui fit signe qu’il était temps de sortir, au moment où James ouvrit la porte il vit Lily et sa mère qui attendaient devant, avec un air coupable comme prise en flagrant délit d’écouter aux portes.

-          « Bien c’est l’heure de passer à table !  J’espère que vous avez faim ! » Mme Evans essayait de reprendre contenance, elle s’était changée et portait une robe en velours rouge bordeaux.

-          « Ça sent divinement bon ! » Assura James. « Je suis sûr que vous êtes une excellente cuisinière Mme Evans. » Elle lui sourit, il reconnu le même sourire que sa fille.

-          « Oh c’est très gentil James, mais appelle-moi Sandra, ce sera moins formel. » Ils s’installèrent autour de la table du salon, James ne s’assit que lorsque Lily et sa mère furent installées, ce qui fit rougir les deux femmes, il avait vraiment de très bonnes manières qui détonaient un peu dans le cadre peu formel de leur maison.

-           « Alors James, si tu nous parlais un peu de toi. Lily nous a dit que tu étais Préfet-en-chef cette année avec elle. » Sandra lui passa le plat principal, un gigot d’agneau, le plat préféré de Lily.

-          « C’est exact, j’ai la chance de faire respecter la loi avec une charmante partenaire. » Elle secoua la tête pour lui dire d’arrêter de dire des âneries pendant qu’elle se servait en pomme de terre. « Elle travaille tellement dur, ce n’est pas facile d’être à la hauteur… » Elle fut touchée par ses mots, même si elle ne se sentait pas toujours à SA hauteur.

-          « Et bien, il est vrai que notre Lily travaille dur pour être la meilleure. »  Annonça fièrement Henri. « Et elle nous a dit que vous étiez aussi capitaine de l’équipe de sport de l’école ? »

-          « Exactement, je suis joueur également pour l’équipe de notre maison. » Il se tourna vers sa camarade. « Je n’ai plus grand-chose à vous révéler à ce que je vois… » Mme Evans pouffa en se servant du gigot à son tour.

-          « Oh il faut dire que ça nous a tellement surpris de te rencontrer à la gare, que je n’ai pas arrêté de lui poser des questions sur toi. » Il fronça les sourcils, persuadé d’avoir loupé quelque chose.

-          « Mais vous connaissiez mon existence avant, puisque Lily m’a dit que vous m’invitiez aujourd’hui par lettre… » La mère sembla gênée, Lily lui fit un sourire embarrassé.

-          « Ils savaient que tu existais...Mais tu étais différent de l’idée qu’ils avaient de toi… » Il fut surpris et attendit la suite, un sourire aux lèvres, comment est-ce que les Evans l’avaient imaginé ?

-          « Oui, j’avoue que… et bien j’ai été surprise que notre fille choisisse un sportif, nous nous attendions à un physique moins… enfin plus… ingrat. » Bafouilla Sandra. Il explosa de rire, ne s’attendant vraiment pas à ça. « Désolée, ce ne sont pas des choses qui se disent… »

-          « Non je vous rassure, c’est très rafraichissant ! » Il ne s’attendait pas à ça d’une adulte. « Je crois savoir d’où votre fille tient son franc-parler. » Elle piqua un fard et n’ajouta rien, mangeant un bout de viande de son assiette.

-          « Ah ça, je leur dis toujours de tourner leur langue dans leur bouche au moins dix fois avant de parler ! Mais que voulez-vous James, on ne va pas les refaire ! » Le sorcier était ravi que le père soit à l’aise avec lui au point de le prendre à parti.

-          « Papa ! Je crois que je préférais quand tu voulais l’étriper… » Les deux hommes rirent et le repas fut détendu. Les parents de Lily voyaient bien à quel point le jeune homme était important aux yeux de leur fille. Il aida même à débarrasser la table au plus grand plaisir de la maîtresse de maison. Quand elle prit le dessert, elle fut étonnée de voir que c’était une tarte citron-meringuée, son dessert préféré.

-          « Oh James ! Elle est magnifique ! C’est ta mère qui l’a faite ? » Il attendit qu’elle fût assise pour s’asseoir à son tour. Il fut gêné, il ne voyait pas comment expliquer à des moldus qu’ils avaient des elfes pour faire ce genre de choses, mais sa petite-amie vint à sa rescousse.

-          « Non Maman, ils ont des elfes de maison, tu sais, je t’avais montré une photo. » Sa mère se sentit bête.

-          « Mais oui, bien sûr, désolée je n’ai pas vraiment l’habitude… »               

-          « Il n’y a pas de mal. » Il ne voulait pas qu’elle se sente gênée. « Certaines familles n’en ont pas, ce n’était pas une évidence non plus… »

-          « Un vrai gentleman ce garçon ! » Répondit Sandra totalement sous le charme. Lily était heureuse que la rencontre se passe aussi bien.

-          « Il faut dire qu’il a eu des cours de bonnes manières étant jeune… Sa famille n’est pas n’importe qui, c’est une des plus anciennes du monde magique. » Henri manqua de s’étouffer, sa femme lui tapa dans le dos. Il ne s’attendait pas à ça.

-          « C’est… impressionnant. » Il toussa un peu et bu de l’eau. James ne savait pas quoi dire, il aurait aimé que la jeune fille n’en parle pas, il ne voulait pas qu’ils soient mal à l’aise.

-          « Je vous assure que ça ne change rien pour moi, Lily rencontre ma famille après-demain et ils ont hâte de la voir. Nos origines n’ont aucune importance. » Lily se mordit les lèvres, elle ne pensait pas que ses parents réagiraient comme ça. Après tout, on ne choisit pas sa famille. Sa mère sembla reprendre ses esprits.

-          « Ah oui, l’anniversaire de ta grand-mère c’est bien ça ? 100 ans c’est un très bel âge ! »

-          « A vrai dire, 100 ans n’est pas si vieux pour des sorciers… Notre ami le plus vieux a 156 ans et il pète la forme. » Il se tourna vers Lily. « Tu vas l’adorer, il a énormément d’humour et est passionné du monde moldu, il aura sûrement des tonnes de questions à te poser. » Il s’interrompit, réfléchissant. « En fait, il va peut-être te saouler, je te cacherais quand tu en auras marre. » Elle pouffa, l’ambiance était redevenue normale.

-          « Eh bien, on dirait que tu vas être très occupée Lily. J’imagine qu’il va falloir acheter une robe de soirée… » Mme Evans semblait penser à toute vitesse à voix haute. Le sorcier l’interrompit.

-          « Pas la peine, je vous assure. Ma mère en a fait faire une pour l’occasion. C’était censé être une surprise… » Il eut un petit sourire d’excuse.

-          « Elle en a fait faire une pour Lily ? Sans la mesurer ? » Mr Evans était complètement perdu, Lily mit une main sur la sienne.

-          « Papa, avec la magie elle peut adapter la robe à ma taille le soir-même. » Il hocha la tête pour dire qu’il avait compris.

-          « Mais on ne peut pas accepter un tel cadeau… Tout ça a un coût ! » Sandra semblait horrifiée à l’idée qu’une robe faîte sur mesure coûtait un bras. Le jeune Potter leva les mains pour l’arrêter.

-          « Je vous en prie, ne vous en faîtes pas pour ça, nous avons les moyens et ma mère était heureuse de faire ce cadeau à Lily. Elle ne voudra pas de votre argent, croyez-moi, quand elle a décidé quelque chose… » Il ne finit pas sa phrase, Henri hocha la tête, faisant clairement comprendre qu’il voyait très bien de quoi il parlait, ayant 3 femmes à la maison.

-          « Bien, en tout cas, c’est vraiment très gentil à elle… Penses-tu que je peux lui offrir quelque chose en retour ? Oh, pas grand-chose mais s’il y a un objet qu’elle n’a pas… »

-          « Maman, elle n’a probablement aucun objet non-magique dans son manoir… » James vit le regard attristé de la mère de sa petite-amie et prit la parole.

-          « Elle adore jardiner ! Si vous voulez lui faire plaisir, offrez-lui des graines ou des plantes moldues, elle sera ravie. » Sandra sembla revivre à ses mots.

-          « Oh, je crois savoir quoi lui offrir ! Lily, tu lui offriras de ma part quand tu iras chez eux ? » Elle lui répondit par un sourire. Ils quittèrent la table, il était déjà 14h30. Encore une fois, il aida à débarrasser. « Cette tarte était probablement la meilleure que je n’ai jamais mangée ! Savais-tu que c’est mon dessert préféré ? » Il feint de l’ignorer faisant sourire sa petite-amie qui avait vendu la mèche.

Les Evans laissèrent leur fille faire faire le tour du propriétaire au jeune homme. Cette dernière semblait gênée, il n’y avait pas grand-chose à lui montrer à part l’étage.

-          « Et voilà, là c’est ma chambre. » Elle ouvrit la porte et il se dit qu’elle n’avait pas besoin de lui dire, il vit le bureau bien rangé, son lit fait au carré, la chambre était impeccable. « Il n’y a pas grand-chose à voir chez nous… » Elle se mordit de nouveau la lèvre. James referma la porte derrière eux pour parler un peu en tête-à-tête.

-          « Lily, je me fiche que tu vives dans un placard ou dans une villa ! Arrête de te comporter comme si tu avais honte de ta famille et de qui tu es quand tu es avec moi… » Elle savait qu’il avait raison, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. « Tes parents sont géniaux, vraiment, on voit combien ils t’aiment et à quel point ils sont fiers de toi ! Tu devrais en être fière également, c’est une richesse. »

-          « Tu as raison. » Elle poussa un soupir et s’assit sur son lit. Il la rejoignit aussitôt. « Je suis très nerveuse d’aller chez toi, tu n’as pas idée ! » Elle baissa la tête pour regarder ses mains, il lui releva le menton avec sa main.

-          « Lily, si tu ne veux plus venir, dis-le-moi et on fera ça une prochaine fois. C’est aussi simple que ça ! » Elle s’en voulu immédiatement qu’il pense qu’elle ne veuille plus venir.

-          « Si, j’ai envie de rencontrer ta famille, mais j’ai peur de faire des gaffes ou de dire des bêtises… » Il la rassura immédiatement.

-          « Tu sais Sirius vit chez nous depuis deux ans, les bêtises, ils en entendent tous les jours. » Elle sourit. « Ah, enfin ! Un sourire! Je commençais à me dire que je n’en verrais plus sur cette jolie frimousse… » Elle pouffa sans rien ajouter et l’embrassa. Le jeune homme ne se fit pas prier et mit ses bras autour de sa taille. Ils entendirent des petits coups frappés à la porte et se séparèrent légèrement. Henri Evans ouvrit la porte.

-          « Euh… Je préfère que ta porte ne soit pas fermée Lily… Pétunia et Vernon ne vont pas tarder à arriver. » Il jeta un dernier regard au jeune couple pour s’assurer qu’ils ne faisaient rien de répréhensible et descendit. Les amoureux sourirent de cette interruption.

-          « Désolée, mon père peut-être un peu lourd… » Elle se leva en même temps que son copain. « Ma sœur et son chéri ne vont pas tarder… Si tu veux partir, je comprendrais… » Il la regarda surpris d’être congédié de la sorte.

-          « Pourquoi est-ce que je voudrais partir ? Je serais content de rencontrer ta sœur au contraire ! » Elle poussa un soupir.

-          « Tu ne te rappelles pas de ce que je t’ai dit à notre soirée romantique ? Elle déteste la magie, elle me déteste et elle n’a rien à dit à Vernon, ce qui fait que s’il te pose des questions, tu risques d’être mal à l’aise… Ou pire, aux yeux de ma sœur, de vendre la mèche à propos de la sorcellerie. »

-          « Je me souviens très bien de ce que tu m’as dit à son sujet, je te promets de faire très attention et si je vois que l’ambiance n’est pas au beau fixe alors je partirais. » Il lui prit les mains, apaisant un peu la sorcière. Elle murmura un Merci et ils descendirent main dans la main au moment où justement les invités arrivaient.

-          « Alors comme ça tu as un petit-a… ? » Pétunia n’eut pas le temps de finir sa phrase quand elle aperçu l’Apollon qui tenait sa main. Elle prit un air hypocrite et mielleux, surprenant le gryffondor à lunettes.

-          « Tu dois être Pétunia, enchanté, je suis James. » Elle prit la main qu’il lui tendait et ne pu s’empêcher d’avoir un rire nerveux. Il se tourna vers son copain. « Ravi de te rencontrer Vernon. Il semblerait qu’on ait un point commun. » Ce dernier ne faisait aucun effort pour paraître aimable mais essaya de garder les apparences. Lily se demandait bien ce que les deux hommes pouvaient bien avoir en commun.

-          « Et quel est-il ? » Dursley avait à moitié aboyé sa question. James lui lança un sourire sincère.

-          « Et bien nous sommes tous les deux tombés sous le charme des jeunes filles Evans. » Lily se sentit fondre et apparemment il faisait cet effet à toute la gente féminine se trouvant dans la maison.

-          « Ah oui, il semblerait, oui. Bonjour Henri, comment allez-vous ? Avez-vous regardé le match d’hier soir ? Cet arbitre était définitivement acheté par l’équipe adverse, nous sommes d’accord… » Et il entraîna le père de Lily dans le salon. Pétunia cessa de sourire immédiatement quand sa mère retourna faire la vaisselle dans la cuisine.

-          « Bon, qu’est-ce que tu lui as fait ? » Elle désigna James de la tête. Ce dernier sembla surpris et ne comprenait rien à ce qu’il se passait, mais apparemment Lily avait compris.

-          « Je ne lui ai rien fait, on est ensemble depuis la rentrée… »

-          « Arrête, pas à moi ! Tu vas me dire que ce canon a bien voulu sortir avec une fille comme toi ?! » Elle avait un air de dégoût sur son visage et James sentit la colère montée.

-          « Je n’aime pas le ton que tu emplois quand tu lui parles. Et sache que pendant des années je l’ai harcelée pour qu’elle sorte avec moi, c’est moi qui suis chanceux qu'elle ait dit oui, pas l’inverse ! »

-          « Mais… Je… » Elle semblait soufflée, personne ne lui avait parlé comme ça avant et Lily pensa que ça changeait de voir quelqu’un la remettre à sa place.

-          « Maintenant si tu veux bien nous excuser, Lily allait me montrer le jardin. Après toi chérie. » La jeune femme jeta un dernier regard à sa sœur qui semblait stupéfixiée sur place. Une fois dehors, il relâcha les épaules. « Merlin, comment tu fais pour la supporter ?! » Elle ne répondit pas et lui sauta dessus pour l’embrasser. Il mit fin au baiser, ne comprenant pas ce qu’il lui prenait. « Ça va ? » Il la regardait comme si elle avait perdu la tête.

-          « Ça va mieux que bien ! C’est la première fois que quelqu’un prend ma défense, tu as été incroyable ! Elle ne va jamais s’en remettre ! » Elle l’embrassa de plus belle, sentant le sourire de son amoureux s’agrandir contre ses lèvres.

-          « Donc, tu ne m’en veux pas de lui avoir mal parlé ? » Elle s’écarta de lui, comme s’il était devenu fou à son tour.

-          « Bien sûr que non, James, tu recommences quand tu veux ! »

-          « Je sens que ça risque d’arriver souvent si elle te traite toujours comme ça… » Il était aux anges, sa petite-amie était vraiment pleine de surprises. « On devrait peut-être retourner à l’intérieur ? » Elle acquiesça. Lorsqu’ils tournèrent la tête, Mme Evans et Pétunia les fixaient à travers la fenêtre, la bouche grande ouverte. « Je pense qu’on a choqué ta sœur encore plus. » Elle éclata de rire. Une fois dans le salon, le père et Vernon avaient enfin terminé de parler football. Vernon regardait James d’un air méfiant, quelque chose à propos de lui l’énervait.

-          « Alors James, vous êtes dans le même pensionnat que Lily c’est bien ça ? » Le sorcier répondit que oui. « Je ne comprends pas pourquoi vous l’avez envoyée en Ecosse Henri, qui sait ce qu’il peut lui arriver là-bas ?! » Lily serra les poings.

-          « Je suis capable de me défendre seule Vernon, je te remercie de ton inquiétude. Et c’est l’école où j’ai été acceptée, nous n’avons pas eu vraiment le choix. »

-          « Mais pourquoi CETTE école là en particulier ? J’avoue que Pétunia ne m’a jamais vraiment dit de quoi il s’agissait… » Pétunia arriva avec un gâteau à la crème sur un plateau suivi de sa mère qui avait les tasses et la théière. Elle couina sa réponse, intimidée par le jeune homme à lunettes.

-          « Mais si Vernon, je t’ai dit que c’était une école pour ceux qui ont des difficultés mentales… » Les deux sorciers étaient outrés.

-          « QUOI ?! » Le couple n’avait pu s’empêcher de crier. Pétunia ne savait absolument pas où se mettre. Mme Evans avait honte que James entende ça.

-          « Mais enfin Pétunia, pourquoi tu lui as raconté ça ?! » Elle craqua et pleura, le sorcier pensa qu’elle était encore plus horrible quand elle pleurait.

-          « Je ne pouvais pas lui dire la vérité sur elle, sur sa monstruosité ! » James fit un geste pour la remettre à sa place mais Lily lui mit la main sur son épaule pour l’empêcher de faire une bourde. Vernon ne comprenait plus rien et se leva de son fauteuil.

-          « Je ne comprends plus rien ! Pétunia, j’exige des explications ! » Les pleurs de la jeune femme redoublèrent et elle s’écroula sur le fauteuil que son copain venait de quitter.

-          « Pétunia, il est temps de lui dire la vérité… » Mme Evans caressait les cheveux de sa fille qui secouait la tête pour dire non.

-          « Mais me dire quelle vérité bon sang ! » Vernon semblait sur le point d’exploser. Lily décida de prendre les devants et fit léviter le plateau avec le gâteau juste en le fixant. Le moldu se figea en un instant, il y eut un silence et la jeune fille remit le plateau sur la table basse comme si de rien n’était. « Qu’est-ce que… Comment tu as fait ça ?! » Il chercha le fil autour du plateau mais fut bien obligé d’admettre qu’il n’y avait rien. « Qu’est-ce qu’il se passe dans cette maison ? »

-          « Ce que Pétunia n’a jamais voulu te dire, c’est que je suis une sorcière. J’étudie dans une école de magie depuis mes 11 ans et j’ai des pouvoirs magiques que j’ai appris à contrôler au fil des années… » Il avait l’air au bord de l’évanouissement, il chercha du regard s’il n’y avait pas de caméra cachée, ou un sourire sur les visages. « Je sais que c’est un choc de l’apprendre comme ça… » Elle fit un pas vers lui mais ce dernier recula au point de cogner dans le mur derrière lui.

-          « N’approche pas ! Pétunia ! » Cette dernière leva la tête vers lui. « Dis-moi que tu… que toi tu n’es pas… » Elle sauta sur ses pieds.

-          « Je te jure que non Vernon chéri ! C’est la seule de la famille à être un monstre ! » James qui n’avait rien dit jusqu’à maintenant, intervint.

-          « Ça suffit Pétunia ! Elle est différente de vous et alors ? Ça ne te donne pas l’excuse de l’insulter ! » Elle le regarda d’un air méprisant.

-          « Tu dis ça, mais tu es exactement comme elle ! J’aimerais tellement que tu ne sois plus ma sœur ! » Lily vit le regard de haine qu’elle lui lançait, Henri lui demanda d’arrêter mais ça ne fit que redoubler sa colère. « NON ! Pour moi tu n’existes plus ! Tu es morte le jour où tu es monté dans ce fichu train de malheur ! » James était bouche-bée, comment pouvait-elle dire des horreurs pareilles ?! Lily préféra partir à l’étage en courant, le jeune homme vit le regard las du chef de famille qui lui signe de monter également et de laisser tout le monde digérer la nouvelle. Il monta les marches 4 à 4 et toqua à la porte de sa copine. Il n’entendit pas qu’on lui dise d’entrer mais cette fois-ci il laissa ses bonnes manières de côté et entra. Ce qu’il vit lui déchira le cœur. Elle était allongée sur son lit et pleurait dans son oreiller, son corps se soulevait de soubresauts. Il alla s’asseoir près d’elle et lui caressa ses beaux cheveux roux. Elle sursauta et le regarda, ses yeux vert rougis.

-          « Lily… »

-          « J’aurais tellement… aimé que tu… ne vois pas ça… »  Elle parlait en sanglots et cacha de nouveau sa tête dans son coussin, honteuse.

-          « Mon amour… » Il lui parlait d’une voix chaude et rassurante. « Ta sœur est juste jalouse… »

-          « A lou de uoi ? » Il n’avait rien compris.

-          « Tu peux répéter sans l’oreiller devant la bouche s’il te plaît ? » Elle releva la tête.

-          « Jalouse de quoi ? »

-          « Tu ne t’en doutes pas, même un petit peu ? » Elle secoua la tête. « Tu es une sorcière, tu as des pouvoirs magiques, elle est ordinaire, elle aura une vie ordinaire avec son Vernon ordinaire dans une banlieue ordinaire… Tandis que toi, tu es spéciale, ta vie est incroyable et tu as un petit-ami beaucoup plus séduisant qu’elle ! » Elle explosa de rire, il essuya ses larmes. « Ta sœur aurait aimé être à ta place. Elle se dit qu’elle aurait pu mais que le destin en a décidé autrement… Personnellement, je suis ravi que ce soit toi et pas elle qui est venue à Poudlard, car je t’assure que l’histoire aurait été différente ! » Il se pencha vers elle et l’embrassa tendrement, elle poussa un soupir, Merlin qu’elle l’aimait.

-          « Merci… »

-          « Toujours là quand vous aurez besoin de mes bras et de mes lèvres Miss Evans. » Elle pouffa et le frappa à l’épaule. « N’aie jamais honte de ce que tu es ! Et cette lévitation d’objet sans baguette et sans incantation ? J’en suis encore stupéfait, tu es extrêmement douée en plus d’être belle. » Elle se sentit de nouveau fondre. « Il faudra que tu m’apprennes, je dois m'améliorer en sortilège informulé ! » Il se leva pour lui laisser la place de se relever. Une fois sur ses pieds, elle s’approcha de lui.

-          « James… » Il la regarda attendant la suite. « Je suis désolée que la rencontre avec mes parents ait été si chaotique… » Elle se tordait les mains. « J’espère que tu ne penses pas que tout le monde est comme eux… » Il lui prit les mains.

-          « Je ne l’ai jamais pensé une seule seconde ! Tes parents sont très gentils et je serais enchanté de revenir un jour s’ils me le permettent. » Elle n’arrivait pas à croire que cet homme était amoureux d’elle.

-          « Je t’aime James Potter. » Il l’enlaça et lui murmura :

-          « Je t’aime Lily Evans. » Il allait l’embrasser mais il entendit des pas dans l’escalier. « Je crois que ton père se demande ce que l’on fait… » Mais il avait tort, c’était sa mère qui était là, toute penaude.

-          « James, je suis navrée du comportement de mon ainée. » Il fit signe que ce n’était rien. Elle se tourna vers sa fille. « Lily, ce qu’elle t’a dit est inexcusable, elle a préféré partir chez sa copine Mélanie, elle voulait aller chez Vernon, mais ce dernier a besoin de temps après les révélations de cette après-midi… » Elle semblait extrêmement triste de cette situation. « Je ne sais pas quoi dire pour effacer ses mots… Mais sache que tu es notre fille et que tu le resteras toujours. » Lily quitta les bras de James pour se jeter dans ceux de sa mère qui pleurait désormais.

-          « Maman si tu veux que je lui parle… » Elle secoua la tête, son petit-ami pensa qu’elle avait une force incroyable pour retourner à la charge alors que sa sœur était une véritable ordure.

-          « Oh ma chérie, tu connais ta sœur, elle mettra du temps à se calmer, mais j’ai peur que si Vernon la quitte, elle t’en voudra toute sa vie… » Elle s’essuya les larmes et entendit son mari l’appeler en bas. « Veuillez m’excuser, Henri m’attend. » Elle allait partir et s’adressa à James : « Encore désolée pour cette scène… J’espère que ça ne t’a pas coupé l’envie de revenir nous voir. »

-          « Il n’y a rien qui me ferait plus plaisir, Sandra. »  Lily se serra contre lui et sa mère leur sourit.

-          « Vous êtes vraiment mignons tous les deux. » Son mari l’appela une nouvelle fois. « Oui j’arrive, j’arrive ! Voilà voilà ! » Et elle descendit cette fois. James fit face à sa chérie.

-          « Je crois qu’il est temps pour moi de prendre congé… » Il n’en avait pas envie, mais il se faisait tard et il était déjà resté plus longtemps que ce que la politesse lui permettait. Elle lui prit la main et l’accompagna en bas. Henri s’excusa une nouvelle fois pour le comportement de Pétunia et prit sa cadette dans les bras.

-          « Papa, tu n’as pas à t’en vouloir… » Mais ce dernier balaya ses paroles d’un geste.

-          « On aurait dû régler cette situation bien avant… Mais nous avons choisi de fermer les yeux sur la façon dont elle te traitait, il fallait bien qu’un jour le vase déborde… » Il lui embrassa le front et serra la main de James. « Merci d’avoir été là pour elle, je dois reconnaître que tu es un type bien James. »

-          « Il n’y a aucun problème Mr Evans. » Le chef de famille leva la main.

-          « Appelle moi Henri. » Ce qui fit sourire les deux amoureux. La jeune femme était ravie que malgré tout ce qu’il s’était passé ses parents adoraient son chéri. Elle le raccompagna sur le perron, ses parents s’éclipsèrent un peu plus loin pour leur laisser de l’intimité.

-          « Eh bien, on peut dire qu’on ne s’ennuie pas chez toi ! » Elle éclata de rire, c’était le moins qu’on puisse dire. « C’est bien ça te fait un peu d’échauffement pour ce qui t’attend chez moi dans deux jours… »

-          « James ! » Il ria de bon cœur, il adorait la charrier. « Est-ce que j’emmène autre chose que moi et des graines pour venir chez toi ? »

-          « Et bien, j’ai pensé vu que tes parents ont l’air de m’apprécier… Et que la fête va se finir assez tard… Si tu pouvais dormir une nuit à la maison… » Il avait un air adorable, presque suppliant. Avant que la rousse réponde, ils entendirent une voix rauque sortir de derrière elle.

-          « Si c’est chambre à part, c’est d’accord ! » La jeune femme se tourna juste à temps pour voir son père refermer la fenêtre sous les cris de sa femme qui lui disait de les laisser tranquilles. Elle explosa de rire et le brun à lunettes était heureux de voir qu’elle allait mieux.

-          « Eh bien Mr Potter, je crois que cela répond à votre question… » Il s’avança et déposa un baiser chaste sur ses lèvres, déboussolant sa copine.

-          « Au cas où ton père serait toujours dans les parages… » Il lui fit un clin d’œil et s’éloigna dans l’allée. Lily pensa que finalement, ça ne s’était pas si mal passé.

End Notes:

J'espère que ça vous a plu, le prochain chapitre on commence les choses sérieuses ^^ 

Merci de m'avoir lue! 

A bientôt

Chapitre 7: LA rencontre by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà, on y est, le grand moment est arrivé. Les personnages sont à JK Rowling, et ne m'appartiennent aucunement. Merci de me lire! Bonne lecture.

-          « Lily ! Tu n’es pas concentrée ! Fais un effort ! » Henri Evans la grondait une énième fois, ce n’était quand même pas compliqué. Sandra passa à ce moment-là.

-          « Elle est fatiguée chéri ! Faîtes une pause. » La jeune femme commença à regretter d’avoir demandé des cours de danse en urgence à son paternel, ses pieds la tuaient !

Elle avait une chance incroyable d’avoir des parents qui adoraient danser, quand ils étaient plus jeunes, ils avaient même gagné des concours. Elle avait déjà eu quelques cours avant d’entrer à Poudlard mais elle était un peu rouillée. Elle ne voulait pas se ridiculiser devant la famille Potter, en particulier la doyenne !

-          « Bien, on reprend le fox trot. Cette fois, je veux voir des bras tendus et toniques ! » Ils avaient révisé toute sorte de danse, n’ayant aucune idée de ce qu’on pouvait danser dans le monde des sorciers, au moins elle aurait tout vu.

-          « Papa je ne sens plus mes pieds… » Elle regarda l’horloge, ça faisait 4 heures qu’ils dansaient. « Laisse-moi au moins m’asseoir pour reprendre mon souffle… » Sandra lança un regard d’avertissement à son mari qui grogna qu’il faisait une pause de 5 minutes. Elle s’affala dans le canapé, retira ses chaussures et prit la bouteille d’eau que sa mère lui tendait.

-          « Merci maman. » Elle s’assit à côté de sa fille et lui caressa ses cheveux trempés de sueur.

-          « Eh bien, ils ne pourront pas dire que tu n’as pas fait d’effort… » La rousse grimaça, peut-être en faisait-elle un peu trop en effet.

-          « J’ai juste envie d’être à la hauteur… Ou du moins qu’ils n’aient rien à me reprocher… » Sa mère soupira.

-          « Est-ce qu’ils pourraient ne pas t’aimer ? Si leur fils t’aime autant qu’il le dit, je suis sûre qu’ils sauront voir à quel point tu es faîte pour lui ! » Lily sourit à sa mère, forcément elle n’était pas très objective.

-          « Disons que mes origines pourraient poser problème à quelques personnes… » Elle balaya ses mots d’une main ne voulant pas inquiéter sa mère. « Mais on surmontera tout ça. » Son père revint dans le salon, prêt à reprendre. Elle remit ses chaussures et ils reprirent le fox-trot, enchaînèrent sur une salsa, une baccata et en dernier un rock’n roll qui finit de les achever, Henri Evans décida que ça suffisait pour aujourd’hui et qu’elle s’en tirerait très bien. La jeune fille épuisée, s’endormit en essayant de ne pas penser à la rencontre du lendemain.

 

L’heure de la rencontre arriva trop vite au goût de la jeune fille, sa mère lui avait donné des graines d’hortensia, persuadée que Mme Potter n’en aurait pas déjà dans son jardin, elle avait fait un petit sac pour la nuit, elle avait acheté un pyjama pantalon pour l’occasion, elle ne voulait pas les choquer avec son pyjama short Snoopy. Elle fit un signe à ses parents et transplana du salon pour atterrir devant le plus grand portail qu’elle n’ait jamais vu ! Il était imposant, mais pas autant que le manoir qui se dressait derrière. Elle essaya de prendre une profonde respiration mais sa gorge se resserra. Elle chercha un moyen de sonner ou d’ouvrir, mais elle ne vit aucune poignée. Ça commençait bien. Elle entendit un « pop » à côté d’elle qui la fit sursauter. Un elfe venait d’apparaître et s’inclina.

-          « Dinky ne voulait pas vous effrayer Mademoiselle. Que puis-je pour vous ? »

-          « Je suis Lily Evans, je suis attendue… » L’elfe claqua des doigts et les portes s’ouvrirent.

-          « Si vous voulez bien me suivre Mademoiselle Evans. » Et c’est ce qu’elle fit, elle marchait d’un bon pas, de peur de se perdre si elle venait à ne plus l’avoir dans son champ de vision. Il ouvrit la porte principale et attendit qu’elle passe devant lui. Elle fut rassurée de voir que James et Sirius étaient déjà dans le hall, ils tournèrent la tête vers elle quand la porte s’ouvrit et elle vit un sourire s’agrandir sur le visage de son amoureux.

-          « Merci Dinky, je prends le relais. » L’elfe s’inclina et disparu en claquant des doigts. Elle sentit les bras du jeune homme s’enrouler autour d’elle et elle se laissa aller contre son torse. Cela lui fit un bien fou et elle se rendit compte qu’elle en avait besoin. Elle releva la tête pour le remercier, mais elle fut coupée par ses lèvres sur les siennes.  Elle répondit à son baiser timidement au début et voyant qu’il n’avait pas l’intention de le rompre, lui donna accès à sa langue. Ils entendirent un raclement de gorge. Sirius regardait en l’air, leur faisant remarquer qu’il était là.

-          « Désolée Sirius, bonjour à toi aussi. » Il s’approcha d’elle avec un air malicieux.

-          « Je n’ai pas le droit au même bonjour que James ? » Ce dernier grogna et éloigna sa copine de son ami.

-          « Bas les pattes sac à puce ! » Sirius éclata de rire.

-          « Je ne risque pas de te la piquer, je ne suis pas trop fan des rousses. » Elle ria et se sépara légèrement de son amoureux.

-          « Je t’ai manqué ? » Demanda t’elle timidement.

-          « Tu n’as pas idée ! » Sirius pouffa en entendant ces mots.

-          « C’est le moins qu’on puisse dire, il n’a pas arrêté de regarder l’heure depuis hier ! Et avec la vieille chouette qui voulait absolument tout savoir sur toi, j’ai cru que j’allais devenir fou ! » La jeune gryffondor se tourna vers son copain qui fit une grimace.

-          « Elle a posé des questions sur moi ? » Il acquiesça. « Et qu’est-ce que tu lui as dit ? » Il haussa les épaules.

-          « Pas grand-chose, on s’est mis d’accord qu’elle devait attendre de te voir pour pouvoir te les poser directement… Elle ne sait pas que… Enfin tu vois quoi. » il était extrêmement mal à l’aise avec ce sujet.

-          « Elle sait juste que tu es à Gryffondor dans notre classe, que tu es la Préfète-en-chef et l’une des plus brillantes de l’école. » Elle se mit à rougir aux paroles de Sirius.

-          « Tu lui as dit ça ?! » Elle sentit une pression énorme sur ses épaules. Il n’eut pas le temps de répondre quand elle entendit une voix féminine derrière elle.

-          « Est-ce que c’est bien notre invitée que j’entends ? » La concernée se retourna pour voir une femme extrêmement élégante dans sa robe bleue marine vaporeuse, elle devina que c’était la mère de James.

-          « C’est bien moi. » Elle essaya de ne pas paraître nerveuse. « Enchantée de vous rencontrer Mme Potter. » Cette dernière s’approcha d’elle et lui fit la bise, elle avait un sourire franc et chaleureux.

-          « Oh non, Mme Potter c’est pour ma belle-mère, appelle moi Louisa. » Elle la regarda de haut en bas, mettant la jeune femme très mal à l’aise. « Tu es aussi jolie que James t’avait décrite. Et encore, il était un peu en-dessous de la vérité ! » Cette fois-ci, la rousse devint aussi rouge que ses cheveux. « Oh pardon, je ne voulais pas t’embarrasser, je t’assure. »

-          « Mère… » James leva les yeux au ciel, ça ne faisait pas cinq minutes que sa mère avait rencontré sa copine qu’elle l’accaparait déjà.

-          « Oui je sais chéri, vous avez besoin de vous retrouver j’imagine. La soirée ne commence qu’à 18h30, mais Lily j’aimerais que tu passes une heure avant dans mon salon privé, j’ai une surprise pour toi. » La jeune femme se rappela alors du cadeau de sa mère.

-          « Oh, en parlant de ça, la dernière fois que James est venu manger chez nous, il a mentionné que vous aimiez le jardinage… » Elle chercha dans ses poches et sortit le sachet de graines. « Ma mère voulait vous offrir des graines d’une fleur moldue qu’elle apprécie beaucoup. » Elle tendit le cadeau à Mme Potter qui s’en saisit. « Ce sont des hortensias. » La mère de James sembla profondément touchée par ce geste.

-          « C’est très aimable de sa part ! Tu la remercieras surtout, j’ai hâte de les faire pousser ! Je vous dis à tout à l’heure. » Et elle sortit avec une grâce incroyable, elle semblait flotter sur le sol en marbre du hall.  Elle sentit le bras de James dans son dos.

-          « Je crois que tu as fait une heureuse aujourd’hui. » Elle lui rendit son sourire.

-          « Ce ne sont que quelques graines… »

-          « Je ne parlais pas de jardinage… » Il lui embrassa le sommet du crâne. « Viens, je vais te montrer tes quartiers. » Elle voulut prendre sa valise mais il fut plus rapide qu’elle. Sirius les suivit, pressé de voir la tête de la vieille goule quand elle verrait Lily ce soir. Ils montèrent au premier étage, longèrent un long couloir qui semblait interminable aux yeux de la jeune née-moldue. Il y avait des tableaux qui bougeaient partout, en lisant les noms elle comprit que tous les portraits représentaient un membre de la Dynastie Potter.

-          « Ça en fait du monde… » Sirius pouffa dans son dos, elle se retourna pour voir ce qui l’amusait.

-          « Ah ça… On raconte que la famille Potter remonte à 5 siècles… » Elle était bouche-bée.  « En comparaison, la famille Black remonterait « uniquement » à 2 siècles. » James secoua la tête.

-          « Arrête de l’embêter avec ces histoires de famille Sirius ! » Il se tourna pour la regarder. « Il n’y a vraiment rien à en dire, c’est le passé. » Il lui prit la main. « Moi, je ne veux penser qu’au futur. » Elle rougit de plaisir, il avait raison après tout. Il s’arrêta devant une porte où était écrit : invité.

-          « J’espère que ça te convient. » Il ouvrit la porte et elle ne put s’empêcher d’ouvrir la bouche en grand. Il y avait un lit à baldaquin ! Une armoire plus grande que toutes celles de sa maison réunie. Et la décoration était très jolie, des fleurs bleues sur un guéridon étaient accordées à la tapisserie toute simple. Elle adorait.

-          « C’est sublime. » Il déposa sa valise au pied de son lit.

-          « Tu as une salle de bain personnelle, derrière cette porte là-bas. » Elle ne l’avait même pas vue, obnubilée par tout le reste. « Ma chambre est au bout du couloir, il y a mon nom dessus, tu ne peux pas te tromper. Et celle de Sirius est en face de la mienne. » Elle fit semblant d’être étonnée par cette dernière information.

-          « Ah, vous faîtes chambre à part ? » Les deux garçons rirent, Sirius répliqua.

-          « Jalouse, Evans ? » Elle secoua la tête.

-          « Non, pas vraiment, car je sais avec qui il préfère passer ses nuits… » Le maraudeur fit semblant d’être choqué par cette information.

-          « QUOI ?! James ! Dis-lui que c’est moi que tu préfères ! » Son ami leva les yeux au ciel.

-          « On va te laisser t’installer, quand tu auras fini, je serais dans ma chambre. » Et avec Sirius qui continuait de le supplier de le préférer à sa copine, il referma la porte. La jeune femme s’assit sur le lit, il était moelleux à souhait. Elle s’allongea un instant, en espérant que la rencontre qu’elle redoutait tant allait bien se passer.

 

Elle finit par se décider à aller voir la salle de bain. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit qu’il y avait une douche ET une baignoire. La pièce devait faire la taille de sa chambre habituelle, elle sortit toutes ses affaires de sa valise et fit couler un bain. Après tout, il n’était que 16h, elle avait encore une heure et demi avant de rejoindre Louisa Potter. Elle se détendit dans son bain plein de mousse, l’accueil de la mère de James l’avait vraiment rassurée, elle avait une prestance incroyable mais semblait très ouverte d’esprit. Elle avait l’air vraiment heureuse de recevoir des graines moldues, elle n’avait pas l’air de vouloir cacher ses émotions et cela rassura Lily qui était un livre ouvert. Elle sortit de l’eau après 30 minutes, elle se sentait plus zen et se félicita d’avoir pris le temps de se reposer avant d’aller rejoindre James. Elle frappa timidement à sa porte, elle n’entendit rien, pensant qu’il n’était pas là, elle commença à retourner à sa chambre quand la porte s’ouvrit. Il était là, plus beau que jamais, il avait eu apparemment la même idée qu’elle et sortait de la douche. Il lui prit gentiment le bras et l’invita à entrer.

-          « Je me demandais si tu t’étais perdue… » Elle allait lui répondre mais ses lèvres sur les siennes l’en empêchèrent. Elle sentit ses mains partout sur elle, il avait clairement envie de lui montrer combien elle lui avait manqué.

-          « James… » Il poussa un grognement, comprenant que la jeune fille n’avait pas les mêmes envies… « A moi aussi tu m’as manqué mais on ne peut pas faire ça maintenant… »

-          « Ce n’est que partie remise Miss Evans ! » Il l’invita à s’asseoir sur son lit. Il avait également un lit à baldaquin, tout était rouge et or dans la pièce.

-          « Gryffondor jusqu’au bout, hein ? » Il regarda autour de lui et sembla comprendre ce qu’elle sous-entendait.

-          « C’est histoire de ne pas être trop dépaysé quand je reviens de Poudlard. » Il avait son air malicieux. « Tu as réussi à te reposer un peu ? » Elle hocha la tête.

-          « Oui j’ai pris le meilleur bain de ma vie ! » Il lui prit la main, ravi qu’elle ait pris ses marques.

-          « Nerveuse ? » Il l’était aussi, il n’avait aucune idée de comment allait réagir sa grand-mère.

-          « Oui, mais j’imagine que je dois me faire à l’idée que quoique je fasse ou dise, elle ne m’appréciera pas de toute façon. » James poussa un soupir et passa sa main dans ses cheveux.

-          « Je sais, si tu savais comme j’aimerais qu’elle change d’avis… Mais les anciennes générations n’ont pas eu la même éducation. » Elle trouva ça un peu facile d’accuser l’éducation mais n’ajouta rien. « Tu veux que je t’accompagne voir ma mère pour ta surprise ? »

-          « Ce n’est plus vraiment une surprise, tu as vendu la mèche je te signale… » Il fit une grimace.

-          « Si tu pouvais ne pas le dire à ma mère, je t’en serais reconnaissant, elle peut être terrible quand elle veut… » Ils se levèrent comme un seul homme, il se tourna vers elle et prit son visage dans ses mains.

-          « Quoiqu’il arrive, je serais toujours là, d’accord ? »

-          « D’accord. » Murmura-t-elle tandis qu’il posait ses lèvres sur les siennes. Elle se laissa emporter par ce baiser, il y mettait tout, ses peurs, son désir, son amour pour elle, elle pouvait le sentir et n’avait qu’une envie : ne jamais quitter cette chambre ! Elle se sépara de lui à contre-cœur, essayant de reprendre son souffle. « Si on continue, on ne quittera jamais cette pièce ! » Il lui fit un sourire éclatant, lui prit la main et l’accompagna au rez-de-chaussée. Elle frappa à la porte et entendit qu’on l’invitait à entrer. James lui lâcha la main après lui avoir embrasser.

-          « J’ai hâte de te voir ce soir… »

-          « Tu ne viens pas ? » Elle commença à stresser. Il se mit à rire.

-          « Oh non, ma mère ne voudra jamais que j’assiste à tes essayages, je n’ai même pas eu le droit de voir ta robe avant que tu n’arrives… » Il désigna une pièce à côté cachée derrière deux lourdes portes. « Si tu finis avant 18h, je serais là. Sinon je te rejoindrais dans la salle de bal j’imagine. » Bien évidemment, se dit Lily, une salle de bal dans un endroit pareil ne devrait pas la surprendre. Elle ouvrit la porte et entra dans la pièce la plus chaleureuse qu’elle n’ait jamais vu. On aurait dit un salon de thé, des fauteuils et des petites tables se tenaient là, un paravent chinois aux dessins d’oiseaux trônait au milieu, et les chandeliers illuminaient le tout dans une lumière chaude. Elle remarqua immédiatement Louisa dans un coin qui semblait pensive devant un mannequin.

-          « Ah Lily, viens, entre, entre. » La concernée referma la porte derrière elle et s’avança vers son hôtesse. « Bienvenue dans mon petit atelier. » Elle semblait fière de cet endroit, et elle pouvait l’être !

-          « C’est vraiment très joli ici, on s’y sent bien. » Elle reçut un clin d’œil de la part de la mère de James.

-          « C’était le but, je suis ravie que tu aimes cette pièce, c’est un peu mon boudoir personnel. » Ses yeux retournèrent sur le mannequin. Lily n’en crut pas ses yeux, la robe était magnifique.

Elle était vert émeraude, les manches s’évasaient à partir du coude, le dos nu descendait jusqu’au milieu du dos, sur le bustier on pouvait y voir un travail détaillé de dentelle vert foncé qui ressemblait à du lierre, le buste était vert un peu plus clair et le reste de la robe descendait élégamment jusqu’aux chevilles. La jeune femme était bouche-bée, c’était une vraie robe de princesse.

-          « Elle te plaît ? » Lily la regarda comme si elle était devenue folle.

-          « C’est… c’est pour moi ? » Elle acquiesça. « Mais c’est trop, elle est magnifique… Je ne peux pas… » 

-          « Tu peux et tu vas la porter. » Elle la prit par les épaules pour la rassurer. « Tu me ferais un honneur en étant dedans ce soir, crois-moi ! »

-          « Merci, vraiment, je pense qu’il va falloir vous apporter plus de graines… » Cette phrase la fit exploser de rire.

-          « Je dois avouer que James ne m’avait pas menti, tu as beaucoup d’humour. Allez, c’est parti pour l’essayage, tu peux te changer derrière le paravent. » Elle fit léviter la robe jusqu’à elle et la jeune femme se mit en sous-vêtement, elle n’avait jamais essayé une robe comme celle-là, elle prit tout son temps pour être sûre de ne pas l’abîmer. « Alors ? » Elle sortit de derrière le paravent et Louisa retint un cri, elle lui allait comme un gant ! « Oh Lily, tu es magnifique ! » La jeune femme se tourna vers un miroir de plein pied et dû avouer qu’elle se sentait belle, elle pensa alors aux princesses dans les contes de fée. Elle sentit une larme tombée sur sa joue, elle ne se rendait même pas compte qu’elle pleurait.

-          « Je… Merci beaucoup. » Elle essaya d’essuyer ses larmes en toute discrétion mais Louisa l’avait bien vu.

-          « Il y a un problème ma belle ? » Elle reconnu le ton que pouvait prendre James avec elle quand il voulait la rassurer et prendre soin d’elle.

-          « Non je crois que ce sont mes nerfs qui lâchent… Vous êtes tellement gentille et je sais que vous auriez préféré quelqu’un d’autre pour votre fils… » Mme Potter soupira, lui prit les épaules pour la tourner vers elle.

-          « Est-ce que je t’ai laissé sous-entendre un seul instant que je ne voulais pas de toi comme petite-amie de James ? » Lily dû bien admettre que non. « Je sais que ma belle-mère peut être… difficile, dirons-nous. » Elle arracha un sourire à la rousse. « Mais quand je vois mon fils heureux comme il est, à quel point il tient à toi, et toi à lui, je me dis que vous avez de la chance de vous être trouvés.  Et je ne voudrais personne d’autre pour remplir ce rôle. » Elle lui fit alors un câlin et elle se sentit tout de suite mieux.

-          « Désolée, je ne voulais pas craquer devant vous. » Elle sécha ses pleurs.

-          « Il n’y a pas de mal ma grande, tu es dans une situation très difficile, je ne peux vraiment pas t’en vouloir pour ça. » Elle regarda sa montre. « Oh mille gargouilles, tu as vu l’heure, il va falloir que je me prépare, j’ai envoyé Polky pour t’aider pour ta coiffure et maquillage dans ta chambre, elle doit déjà y être. » Elle la regarda une dernière fois. « C’est vraiment ma plus belle œuvre. Je suis contente qu’elle te plaise. » Elle ouvrit la porte du petit salon. « Tu arriveras à retrouver ton chemin ? » La jeune fille acquiesça. « Bien, je te dis à tout à l’heure alors. »

Elle décida de ne pas se changer et fit attention de ne croiser personne jusqu’à sa chambre dans sa tenue de bal, elle voulait garder l’effet de surprise. Une fois la porte refermée, elle poussa un soupir. Elle remarqua alors un elfe qui l’attendait près d’une coiffeuse.

-          « Bonjour, tu dois être Polky. » L’elfe s’inclina. « Je m’appelle Lily, apparemment si je suis belle ce soir, ce sera grâce à toi. » L’elfe sursauta, elle n’avait pas l’habitude d’entendre ces gentillesses venant d’une humaine.

-          « Mademoiselle est trop gentille avec Polky, Mademoiselle est déjà très jolie, Polky n’aura pas beaucoup de travail. » Elle fut surprise de ses paroles, elle avait émis un jugement, elle devait se punir. Elle prit la brosse à cheveux et commença à se frapper avec. Lily fut abasourdie de voir cette scène et arracha la brosse des mains de l’elfe.

-          « Mais pourquoi tu as fait ça ?! » L’elfe comprit alors que la jeune femme ne devait pas avoir vu beaucoup d’elfe dans sa vie.

-          « Les elfes se doivent de se punir eux-mêmes quand ils font quelque chose de mal… »

-          « Mais tu n’as rien fait ou dit de mal au contraire… »

-          « Polky parle beaucoup trop, Mademoiselle, pouvez-vous me rendre la brosse pour que je m’occupe de votre coiffure ? » Lily la regarda soupçonneuse.

-          « Tu ne vas pas te punir avec ? »

-          « Polky le promet Miss. » Elle lui tendit la brosse et se laissa brosser les cheveux. Merlin ce que c’était agréable de se faire chouchouter. « Comment voulez-vous que vos cheveux soient Miss ? »

-          « Je ne sais pas trop, je ne connais pas du tout la mode sorcière… » L’elfe hocha la tête tout en continuant de brosser ses longs cheveux.

-          « Ces derniers temps, les boucles sont de mises. Mais vous avez les cheveux longs, aussi je peux vous proposez de les boucler et de les attachés de manière à faire un chignon avec des mèches qui s’échappent… Si cela vous convient Miss. » Lily était ravie.

-          « Parfait, si tu arrives à faire ça en moins de 30 minutes tu me sauves la vie. » L’elfe laissa échapper un petit rire et claqua des doigts. Aussitôt la rousse aperçu sa chevelure nouée en un chignon complexe exactement comme elle lui avait décrit.

-          « Oh Merlin ! » Elle observa sous toutes les coutures devant sa coiffeuse, elle n’en revenait pas. Polky fit apparaître un miroir pour qu’elle puisse voir l’arrière de la tête convenablement. « C’est du très beau travail Polky, merci. »

-          « Maintenant pour le maquillage, Polky pensait à des tons pour aller avec votre robe, vos cheveux et vos yeux… »

-          « Je te laisse carte blanche Polky. » Cette dernière n’en croyait pas ses oreilles d’elfe, c’était bien la première fois qu’une humaine lui faisait autant confiance. Elle claqua des doigts et quand Lily rouvrit les yeux, elle ne se reconnu pas tout de suite. Elle sursauta quand on frappa à sa porte.

-          « Qui est-ce ? » Une voix masculine lui répondit.

-          « C’est Sirius, je peux entrer ? » Elle lui dit d’entrer, chose qu’il fit et quand il la vit il ne pu s’empêcher de lâcher un sifflement appréciatif.

-          « Wow, alors là… Je crois que je ne t’aurais pas reconnue si ça n’avait pas été ta chambre ! » Elle était ennuyée, elle ne voulait pas non plus en faire trop, elle se tourna vers l’elfe et lui demanda un maquillage plus léger, sans doute sans le rouge. L’elfe s’exécuta et la jeune femme fut satisfaite.

-          « C’est mieux ? » Il mit les deux pouces en l’air. L’elfe prit congé dès que Lily la remercia et la jeune fille se sentit stressée en la voyant disparaître. « Tu voulais me parler j’imagine… » Il s’assit sur le lit en face d’elle.

-          « Tu imagines bien. » Il prit un air sérieux qu’elle ne lui connaissait pas. « Comment tu te sens ? » Elle essaya de paraître nonchalante en haussant les épaules mais il n’y cru pas une seule seconde. « Arrête, déjà en temps normal c’est stressant de rencontrer les parents de l’autre, mais ça l’est encore plus quand on a une vieille chouette prête à tout pour te voler dans les plumes… » Elle sourit à cette métaphore digne de lui.

-          « Que veux-tu que je te dise ? Que je suis tellement angoissée que je vais sûrement lui vomir sur ses chaussures ? » Il explosa de rire, imaginant la scène.

-          « Franchement, si tu fais ça, tu auras mon respect éternel. » Elle l’interrogea du regard.

-          « Tu ne l’apprécies vraiment pas ou je me trompe ? »

-          « Ah ça, tu peux le dire… » Il se pencha vers elle, comme s’il lui faisait une confidence. « Quand je suis venu me réfugier chez James, ses parents m’ont accueilli les bras ouverts. Mais au fur et à mesure que les semaines passaient, je voyais bien que la croulante avait une dent contre moi. Je lui ai demandé ce qui n’allait pas, si j’avais fait quelque chose de mal, elle m’a dit : tu es un parasite, ça ne tiendrait qu’à moi, tu aurais reçu un coup de pied aux fesses le soir où tu es arrivé. »

-          « C’est horrible ! »

-          « Donc elle ne m’apprécie pas, je ne l’aime pas non plus, mais j’imagine qu’elle a dû se faire à l’idée qu’étant le presque-frère de James, elle ne pourrait pas me chasser. » Lily était encore plus angoissée qu’avant, si c’était possible. « Je suis désolé, je ne voulais pas te faire peur… » Il se grattait la tête comme pour réfléchir à ce qu’il allait dire ensuite. « Ecoute, je ne vais pas te mentir, elle ne va pas être tendre avec toi… J’ignore ce qu’il va se passer mais comme c’est son anniversaire, j’imagine qu’elle sera de bonne humeur. » Il se leva, attendit qu’elle ait mis ses chaussures et lui tendit la main pour l’aider à se relever. « En tout cas, j’en connais un qui est impatient de te voir… »

-          « Il est déjà en bas ? » Il hocha la tête pour dire oui.  « J’espère qu’il ne va pas être déçu… »

-          « Non mais tu t’es regardée ? Eh quand bien même, tu porterais un sac poubelle, il te trouverait belle. » Elle lui sourit et lui fit un bisou sur la joue. « En quel honneur ? »

-          « Merci d’être là, c’est tout. » Il lui rendit son sourire et lui tendit le bras pour l’aider à descendre les marches. Mais à sa grande surprise, il ne se dirigea pas vers la gauche et le couloir interminable mais par une autre porte de l’autre côté. Elle se pétrifia, il y avait déjà un monde fou qui était en bas, la salle de bal était pleine à craquer ! Elle prit une profonde inspiration et suivit Sirius à la descente des marches, elle sentit alors des regards sur elle, elle essaya de se concentrer pour ne pas louper une marche, arrivée tout en bas, elle se rendit compte que tout le monde avait arrêté de parler.

-          « Et bien, ça c’est une entrée Miss Evans. » Chuchota Sirius à son oreille. Heureusement pour elle, les discussions reprirent et elle aperçu James se diriger vers elle. Il lui tendit une rose, qu’elle prit et huma avec plaisir.

-          « Tu es magnifique. Je crois que je ne m’y ferais jamais. » Elle rougit, il savait toujours trouver les mots. Il était très élégant dans sa tenue sorcière, l’équivalent du smoking chez les moldu.

-          « Tu es très élégant. » Elle entendit une voix de femme âgée derrière elle.

-          « Encore heureux, ce n’est pas tous les jours que je fêterais mes 100 ans ! » Elle se retourna et fit face à une dame, armée d’une canne noire avec un pommeau en argent, elle était richement vêtue et portait des bijoux étincelants. Lily avait opté pour la simplicité avec uniquement le collier que James lui avait offert à Noël.

-          « Mme Potter ! Je suis enchantée de vous rencontrer. » Elle ne savait pas si elle devait ajouter quelque chose. « Joyeux Anniversaire ! »

-          « Merci jeune fille. Et bien, on peut dire que vous avez fait parler de vous ! Mais je me rends compte que je ne sais rien du tout. Que font vos parents dans la vie ? » Ça y est, la question tant redoutée venait d’être lancée, Lily savait qu’elle ne pouvait plus revenir en arrière et que les prochaines minutes allaient être difficiles…

-          « Ma mère est libraire et mon père pharmacien… » Sirius passa au même moment avec son appareil photo et immortalisa le visage horrifié de la vieille dame, il éblouissait tout le monde de son flash. James finit par lui prendre des mains, le regardant d’un air réprobateur.

-          « Vous… vous êtes… » Elle semblait ne pas en revenir, après tout dans sa tenue de soirée, Lily pouvait très bien passer pour une sorcière de rang supérieur.

-          « Je suis née-moldue. » Elle entendit des voix choquées autour d’elle. Apparemment, elle avait un public, vu qu’elle parlait avec la star de la fête. Elle ne savait plus où se mettre, elle ne voulait pas créer d’esclandre. Mais étonnamment, la vieille dame se tourna vers son petit-fils qui restait de marbre, comme s’il se doutait que ça allait se passer comme ça.

-          « Comment as-tu osé ?! On en reparlera après la fête, mais crois-moi jeune homme, la discussion est loin d’être finie ! » Et elle s’éloigna faisant claquer sa canne sur le sol. James soupira, Lily était mortifiée.

-          « Bon, ça ne s’est pas si mal passé… » Il essayait de relativiser et de le prendre avec humour, mais sa petite-amie était blanche. « Lily… »

-          « Excuses-moi, je vais… Il faut que j’aille prendre l’air… » Il n’eut pas le temps de la retenir qu’elle se faufilait déjà entre les invités. Elle allait arriver à la porte vitrée donnant sur les jardins qu’elle se cogna dans quelqu’un. « Oh pardon, excusez-moi… » Elle regarda la personne dans laquelle elle était rentrée. C’était le portrait craché de son petit-ami, mais en plus vieux.

-          « Il n’y a pas de mal. Tu es Lily c’est bien ça ? » Elle hocha la tête, après tout, elle ne pouvait pas nier après la scène qui venait de se dérouler sous les yeux de toute l’assemblée. « Je m’appelle William, je suis… »

-          « Vous êtes le père de James, il y a une petite ressemblance. » Elle le fit rire aux éclats.

-          « Et oui, je ne peux pas le renier, depuis sa naissance, il est mon portrait craché. » Elle entendit quelqu’un arriver dans son dos.

-          « Lily ! » Il s’arrêta voyant qu’elle parlait avec son paternel. « Père. Content que vous ayez pu venir. » La rousse ne comprenait pas, pourquoi il n’aurait pas pu venir à l’anniversaire de sa propre mère ? 

-          « Je discutais avec ta charmante petite-amie. Je crois qu’elle cherchait à s’enfuir… » Elle piqua un fard, elle se rendit compte à quel point elle était impolie. « J’avoue que ma mère me fait peur à moi aussi des fois, encore aujourd’hui. » Elle leva les yeux vers lui. « James a dû t’expliquer il y a quelques années, mon père est décédé et ma mère n’allait vraiment pas bien. Elle pensait que la vie ne valait plus la peine d’être vécue. Alors je lui ai fait signer des papiers, comme quoi elle avait autorité sur tout ce qui concernait la famille Potter. Aujourd’hui, je le regrette amèrement tu peux me croire… » Il avait le visage grave comme s’il était perdu dans ses pensées. Il sembla revenir à la réalité et regarda la petite-amie de son fils. « Je suis désolé que ma mère soit aussi étroite d’esprit, surtout pour des choses aussi invisibles que le sang et la généalogie… »

-          « Je n’aurais jamais dû t’inviter ce soir Lily, je suis désolé… » Elle se tourna vers James qui la regardait avec un air triste.

-          « Ce genre de chose ce serait passé un jour ou l’autre… Tu n’y es pour rien. Et à part ce moment, tout le monde a été extrêmement gentils avec moi. » William se dérida un peu en entendant les paroles de la jeune femme.

-          « Oui mon épouse ne tarit pas d’éloges à ton égard, tu lui as fait une forte impression. » Elle se sentit rougir. « D’ailleurs je vais la féliciter de ce pas pour cette magnifique robe que tu portes. » Il les laissa seuls. James ne savait pas quoi dire, il ignorait si la jeune femme voulait toujours aller dehors.

-          « Tu veux prendre l’air ? » Elle hocha la tête et il ouvrit la porte vitrée. Elle sentit immédiatement le froid de l’hiver et regretta d’être sortie sans veste. Mais son petit-ami y pensait déjà et jeta sa cape sur les épaules de sa copine, elle lui lança un regard reconnaissant.

-          « James, arrête de t’en vouloir s’il te plait. Tu m’avais prévenue en plus. » Il la serra contre lui, il s’en voulait énormément.

-          « Je sais, mais malgré tout, je ne peux m’empêcher de penser que j’aurais pu éviter ça… »

-          « Comment ? » Elle resserra son étreinte autour de lui et posa sa tête sur son torse pendant que ses bras l’entouraient. « En me cachant dans ton armoire toute ta vie ? » Il pouffa.

-          « J’aurais juste attendu qu’elle meurt et je t’aurais immédiatement sortie de là. » Elle prit un air offusqué.

-          « Enfin, James ! On ne souhaite pas la mort de quelqu’un, aussi horrible soit-il. » Il l’embrassa au sommet du crâne. « Est-ce que tu vas avoir des ennuis à cause de moi ? » Demanda-t-elle d’une petite voix. Il soupira, au vu des dernières paroles qu’elle avait eue à son encontre, il y avait des chances oui. « Je suis désolée… »

-          « Eh, ne t’excuses pas d’accord ? Tu n’y es absolument pour rien, je te rappelle que tu ne voulais pas de moi au début, si je t’avais laissée tranquille on n’en serait pas là… » Il sentit sa chérie trembler de froid. « Rentrons avant que tu ne te transformes en glaçon. » Elle le retint et l’embrassa timidement sur les lèvres. Merlin, il aimait ses baisers, il l’aimait toute entière. Et il savait qu’il se battrait pour elle. A n’importe quel prix !

End Notes:

Voilà, elles se sont enfin rencontrées, bien sûr, la suite sera bientôt là. Merci de me lire.

A bientôt

Chapitre 8: Une soirée qui n'en finit pas by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite! J'espère que ce que je fais vous plaît, en tout cas, je prends beaucoup de plaisir à l'écrire! Les personnages sont à JK Rowling bien évidemment. 

 

Bonne lecture!

Chapitre 8 : Une soirée qui n’en finit pas.

Après avoir fait un dernier bisou, les amoureux rentrèrent au chaud, au même moment Louisa Potter annonçait qu’ils pouvaient passer à table. La jeune rousse se rapprocha de son copain, espérant qu’ils soient à la même table. Tout le monde se dirigea vers une salle immense, où étaient réparties plusieurs tables rondes. James lui indiqua un grand tableau où tous les noms des invités étaient écrits, sans doute pour savoir où ils étaient placés. Elle poussa un soupir de soulagement en voyant son prénom à côté du sien. Elle ne prit même pas la peine de regarder les autres noms et ils se dirigèrent comme un seul homme vers leur table, qui heureusement n’était pas à côté de la star de la fête.

 James lui écarta la chaise pour qu’elle puisse s’asseoir, elle n’avait pas l’habitude de tant de galanterie, elle s’imaginait que maintenant, elle devrait s’y faire. Il s’installa en souriant, à leur table, il n’y avait qu’eux pour l’instant.

-          « J’espère que tu vas quand même passer une bonne soirée en ma compagnie… » Elle pouffa posant sa main sur la sienne.

-          « Il ne peut en être autrement. » Il fut touché par ses mots, après tout, elle avait vécu une humiliation publique, et malgré cela elle était toujours là. Il allait lui dire à quel point il était content qu’elle soit là, quand une jeune fille de leur âge dans une robe turquoise moulante et très décolletée s’assit à côté de lui. Lily la trouva extrêmement belle et chic. Elle avait des cheveux très noir, des yeux bleu acier qui semblaient vouloir lire en elle.

-          « Tu dois être Lily, je m’appelle Héléna Gardener. » Lily lui serra la main qu’elle lui tendait, ne sachant pas quoi répondre à cela.

-          « Enchantée. » James semblait mal à l’aise en présence de la jeune femme, sa petite-amie le sentit immédiatement, peut-être était-elle une ex petite copine…

-          « Je dois dire que je n’ai jamais vu Mafalda aussi en colère contre toi James. » Elle lui toucha le bras en riant, mais son rire sonnait faux et forcé, tandis qu’il se libérait de son toucher.

-          « Elle se fera à l’idée… » Héléna fit une moue comme quoi elle n’y croyait pas une seule seconde. Elle se tourna vers Lily, comme si elle se souvenait de son existence.

-          « Ah sacré James, il ne fait jamais comme tout le monde ! » Il eut un sourire crispé. « Tu sais que je m’étais faîte à l’idée du mariage finalement… » Lily se figea, quel mariage ? Son interlocutrice sembla voir son interrogation. « Oups, tu n’étais pas au courant ? Mafalda rêve de nous voir marier James et moi et ce depuis nos 6 ans. » Elle eut le sentiment qu’elle venait de lui renverser un seau d’eau glacé sur la tête. Son petit-ami ne savait clairement plus où se mettre, la politesse l’empêchait de l’envoyer balader mais d’un côté il aurait voulu dire à Lily que cette fille ne représentait rien pour lui… Héléna sentant que les choses allaient se gâter préféra quitter la table après avoir lâcher sa bombe. James se pencha vers elle et avant qu’il n’ait pu dire quoique ce soit, elle le devança.

-          « Tu comptais me dire que tu devais te marier avec un mannequin ? » Ses yeux se voilèrent, elle se retenait de pleurer, elle s’était suffisamment ridiculisée pour la soirée.

-          « Lily… C’est Mafalda qui s’est mis ça en tête, et ce qu’elle pense on s’en fiche, non ? » Elle le regarda sans comprendre, le regard éteint. « Elle n’est rien pour moi, jamais je ne l’aurais épousé même si j’avais été célibataire ! » Elle se sentit légèrement rassurée.

-          « Ta grand-mère a su choisir le bon parti… » Il soupira, agacer.

-          « Elle veut tout diriger dans cette famille, mais j’ai envie de pouvoir me marier par amour et non pas par convention… » Il lui prit la main et la caressa. « S’il te plaît oublie-la, elle ne compte pas. » Elle prit une profonde inspiration et expira un bon coup. Elle hocha la tête, prête à faire un effort pour se débarrasser de ce deuxième moment désagréable de la soirée. « Merci, je sais que ce n’est pas facile, mais si tu savais comme je suis fier de toi… » Elle sourit, elle ne voulait pas l’embarrasser, elle savait à quel point les apparences étaient importantes ici.

-          « Alors, comme ça on a mis la main sur le meilleur parti d’Angleterre ? » Une jeune femme un peu plus jeune qu’eux s’était approchée de leur table, elle portait une robe simple mais classe rouge bordeaux qui tranchait avec ses cheveux blonds comme les blés et sa peau blanche. Lily se dit que décidemment, toutes les femmes dans ce manoir étaient des canons ! Elle espérait juste que celle-ci n’était pas une soupirante de plus !

-          « Jalouse ? » Répondit James mort de rire. Il se leva et alla lui faire une bise, elle lui rendit en faisant des bruits exagérés. La rousse n’avait aucune idée de qui il s’agissait mais elle respirait la joie et la sympathie. « Lily, je te présente Oriana, ma cousine. » Elle se pencha vers elle, Lily voulait lui serrer la main mais la cousine en avait décidé autrement et lui fit une grosse bise sur les deux joues.

-          « Pas de chichi entre nous, je suis ravie de te rencontrer. Oh c’est ma place ! » Elle s’assit après avoir laissé James tirer sa chaise et Lily était ravie qu’elle soit à leur table. Elle était vraiment pétillante. « Je veux TOUT savoir sur toi, tu as quand même réussi un exploit ce soir ! » La née-moldue ne comprenait pas, elle le vit sur son visage. « Tu as survécu à la mégère ! » Elle prit sa coupe et la leva. « Je propose qu’on porte un toast, elle a survécu et elle est toujours là avec une prestance rarement égalée ! » Elle n’attendit pas qu’ils trinquent avec elle, elle engloutit sa coupe, les faisant sourire. James avait l’air vraiment ravi de la voir.

-          « Alors comment ça se passe à Beauxbâtons ? » Elle jeta sa main comme si ce n’était pas important.

-          « Ça se passe, tu connais ça à Poudlard j’imagine… » Elle se tourna vers la rousse qui sentit qu’elle allait subir un véritable interrogatoire. Mais au même moment, un jeune homme blond arriva dans le dos d’Oriana, la faisant sursauter. « Crétin ! » Elle se retourna et expliqua que le garçon était son jumeau. « Mon frère n’a aucune manière, n’y prête pas attention. » James lui fit un check avant de dire à sa copine qu’il s’appelait Orion. Lily se dit que d’appeler des jumeaux Orion et Oriana était très original.

-          « James ! Alors mon vieux, comment tu vas ? » Il sembla remarquer la jeune femme. « Wow, quelle beauté. » Elle devint aussi rouge que ses cheveux. Sa sœur le frappa dans le tibia. « Aïe ! Qui n’a aucune manière maintenant ?! » Il prit une chaise et s’assit près d’elle, elle jeta un regard à son petit-ami pour être sûr qu’il ne le prendrait pas mal, mais ce dernier semblait confiant. « Enchanté, Mademoiselle. »

-          « Elle ne parle pas français idiot ! » Il lui jeta un regard mauvais.

-          « En fait, je parle un peu. Enchantée également de faire ta connaissance. » James fut surpris, elle ne lui avait jamais dit qu’elle parlait français et son petit accent était vraiment sexy. Orion en sembla tout chamboulé.

-          « James, tu as vraiment trouvé la perle rare, je t’envie mon vieux ! » "La perle rare" le trouvait sympathique.

-          « Tu es à Beauxbâtons toi aussi ? » Il la regarda bizarrement, puis éclata de rire. « J’ai dit quelque chose de drôle ? » Oriana frappa son frère.

-          « Idiot, elle ne sait pas que c’est une école exclusivement pour les filles ! » Lily sentit ses joues s’empourprer, en effet, elle ne le savait pas et se sentit idiote. « Il est dans une autre école française, loin de moi, à Beauxregard, une école pour garçon. » Elle recula la chaise de son frère et ce dernier s’écroula parterre. Ce dernier se releva le plus vite possible sous les regards énervés des personnes autour d’eux. James secoua la tête avant de s’adresser à la rousse.

-          « Ils ne sont vraiment pas sortables… » Oriana balaya cette phrase d’un revers de main.

-          « Bref, Lily, assez parlé de nous, dis-nous tout, ta famille, ta vie chez les moldus, comme ça doit être passionnant. » Elle se sentit comme l’attraction de la soirée pour la cousine de James, elle n’aimait pas spécialement être sous les feux des projecteurs. Sirius arriva pile à ce moment-là et la jeune femme lui en fut reconnaissante.

-          « Ah, les Frenchies, comment ça va ? » Lily remarqua qu’Oriana se calma immédiatement et mit sa main derrière sa nuque comme si elle voulait cacher sa gêne. Sirius s’assit à côté de James, Orion remit sa chaise à l’opposé de sa jumelle à côté du maraudeur. « Comment tu vas Lily ? » Il avait l’air soucieux, il avait sûrement assisté à toute la scène avec la vieille.

-          « Ça va, ne t’en fais pas, j’imagine que j’ai été chanceuse de ne pas avoir fait ce que je t’ai dit plus tôt. » Sirius rejeta la tête en arrière en riant. James fronça les sourcils, depuis quand est-ce qu’ils étaient si proches? Sirius le rassura d’un geste de la main.

-          « Lily me disait plus tôt dans la soirée qu’elle était tellement nerveuse qu’elle pensait vomir sur les chaussures de la mégère. » Elle rougit, elle pensait qu’il garderait ça pour lui. Les jumeaux éclatèrent de rire et James pouffa. Orion prit la parole entre deux rires.

-          « J’aurais tellement voulu voir sa tête ! » Sirius lui dit qu’il avait pris l’expression faciale de la grand-mère quand Lily lui avait annoncée qu’elle était née-moldue et qu’il allait l’encadrer. « Oh, je suis déçu de ne pas avoir vu ça ! » Oriana vit que la jeune femme ne riait pas et lui toucha le bras.

-          « Les garçons s’amusent d’un rien, tu ne crois pas ? »

-          « Oh ça, oui. Tu verrais les blagues qu’ils font à Poudlard, ils m’ont rendu folle. Ils doivent avoir le record de retenue depuis la création de l’école. » Sirius fut surpris de l’entendre répondre dans un français parfait.

-          « Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne pas que Lily Evans parle français ? » Il secoua la tête. « Passer ta vie dans les livres ne te suffisait plus ? Tu as voulu t’imposer des cours de langue supplémentaire ? » James fronça les sourcils, il n’aimait pas ce qu’il lui disait, mais la jeune femme sourit.

-          « Tu vas rire, mais j’ai appris le français assez facilement, on a énormément de latin dans nos formules magiques, et le latin étant la racine de la langue française… » Elle déplia sa serviette. « Même un fainéant comme toi pourrait réussir à comprendre. » Les jumeaux furent choqués de voir que la jeune femme répondait comme ça au jeune Black. Ce dernier ne répondit pas tout de suite et finit par exploser de rire.

-          « Ok, bien joué, je ne vois rien à répondre à ça… Mais ce n’est que partie remise ! » Elle pencha la tête sur le côté comme si elle n’en avait pas fini avec lui.

-          « Tu veux dire comme en 4ème année quand je t’ai battu en duel en Sortilège ? Il me semble que tu m’as dit exactement la même chose… » Il se mordit la langue et retint une grimace.

-          « Je croyais que c’était clair… Je t’ai laissé gagner ce jour-là… » Elle explosa de rire, faisant se retourner la table d’à côté.

-          « Quelle mauvaise foi ! » James était mort de rire de les voir se chamailler. « Et toi, tu ne dis rien ? »

-          « Sûrement pas, je ne veux pas prendre parti ! » Il leva les mains en l’air pour montrer qu’il ne voulait vraiment rien à voir dans cette affaire.

-          « Eh bien, on s’amuse bien ici à ce que je vois. » Louisa Potter venait d’apparaître au côté de son mari. Ils étaient très beaux tout les deux, ils avaient une aura incroyable pensa Lily.

-          « Louisa ! » Oriana se leva et lui fit un câlin.

-          « Comment va ma nièce préférée ? » Elle ria.

-          « Je suis ta seule nièce ! » Orion se leva également et la salua. Une fois qu’ils eurent parlé un peu, Louisa se tourna vers Lily. Elle se leva également, pensant que ce n’était pas poli pour son hôtesse de la regarder d’en haut. « Lily, tu es vraiment magnifique. » Elle rougit et sentit les bras de Mme Potter lui faire un câlin. « Cette robe est vraiment mon meilleur travail, n’est-ce pas William ? » Son mari acquiesça avec un grand sourire. « Je suis tellement désolée pour le comportement de Mafalda…  Peut-être qu’on aurait mieux fait de ne pas la mettre devant le fait accompli… » James intervint.

-          « Cela n’aurait rien changé mère… Si elle l’avait su avant même qu’elle mette les pieds ici, elle aurait ordonné à Dinky de rendre le manoir invisible à ses yeux ! » Il sentit la colère montée, il se sentait tellement impuissant face à la doyenne. Sa mère lui mit la main sur l’épaule comme pour lui dire de se contenir.

-          « On en reparlera demain, quand tout le monde sera parti et qu’une bonne nuit de sommeil nous aura porté conseil. » Elle fit un sourire timide à la jeune fille.  « J’espère que tu vas quand même passer une bonne soirée Lily… »

-          « Si James ne cache pas d’autre fiancée sous le tapis géant, ça devrait bien se passer. » Elle regretta aussitôt sa phrase, mais les Potter éclatèrent de rire. Sirius leva un sourcil.

-          « Héléna est là ? » Lily sentit que le garçon semblait très intéressé par sa rivale. James se tourna vers lui avec un sourire carnassier.

-          « Elle est toute à toi mon cher Patmol ! » Il lui tapa dans la main qu’il avait levée. Louisa et William s’excusèrent et se dirigèrent vers leur table, Lily les suivit du regard et ses yeux tombèrent sur la célébrée. Si un regard pouvait tuer… Elle serait sûrement morte sur le champ. Elle semblait murmurer des choses, mais Lily était trop loin pour entendre et de toute évidence, elle ne voulait pas qu’on l’entende. C’était comme si elle pensait à voix haute, elle lui donnait des frissons. Son attention fut attirée dans son champ périphérique par James qui tira sa chaise pour qu’elle puisse se rasseoir. Les plats apparurent au centre de la table et ils se servirent. Sirius demanda à Lily ce que ses parents avaient pensé de son ami.

-          « Quoi ?! » Oriana était bouche-bée. « Tu as rencontré ses parents ? » Il hocha la tête, il savait ce qu’elle pensait. « Alors, c’est vraiment sérieux entre vous ? Je veux dire, sérieux, SERIEUX ! » Elle appuya sur le dernier mot en regardant James, ils semblaient se comprendre sans avoir à parler. James savait ce qu’Oriana venait d’assimiler. S’il n’y avait aucun obstacle entre eux, il la demanderait en mariage un jour. « Oh Merlin, je suis si contente pour vous deux ! » Lily la regarda comme si elle était devenue folle, on aurait dit qu’elle venait d’apprendre qu’ils étaient ensemble.

-          « Il est temps que tu te trouves un petit-copain Ori… Tu deviens complètement émotive pour pas grand-chose. » Orion venait de parler entre deux bouchées de pomme de terre. Elle lui lança un regard noir. « Demande à Sirius, il est libre lui ! » Elle piqua un fard, apparemment elle y avait pensé avant son frère. Sirius pouffa.

-          « Désolé, je ne suis pas le genre à prendre des petites-amies… » Il prit une gorgée d’hydromel avant d’ajouter : « Même si tu es complètement mon genre Oriana. Mais tu es la cousine de James et je ne veux pas l’avoir sur le dos quand je t’aurais brisé le cœur… » Lily pensa en effet que c’était raisonnable, mais Oriana semblait un peu déçue. Elle se pencha vers elle et lui murmura :

-          « Tu mérites une vraie relation, je suis sûre que tu trouveras chaussure à ton pied… » La française lui sourit timidement.

-          « C’est très gentil, je t’aime bien Lily, James a de la chance de t’avoir près de lui. » James avait entendu son prénom et demanda la traduction. Les filles secouèrent la tête en disant qu’ils ne sauront rien. James leva un sourcil et eut un sourire.

-          « Vous oubliez qu’il y a une autre personne à cette table qui parle cette langue… » Il se tourna vers Orion. « Elles ont dit quoi ? »

-          « Lily lui a dit qu’elle méritait une relation vraie, elle a parlé de chaussure et Oriana a répondu qu’elle l’aimait bien et que tu avais de la chance de l’avoir. » Il mordit dans une cuisse de poulet. « Enfin, grosso modo. » Les filles sourirent, l’idée était là. James se pencha vers sa petite-amie.

-          « C’est vrai que je suis chanceux. » Il l’embrassa rapidement sur les lèvres la prenant par surprise. Et il retourna à son assiette comme si de rien n’était et reprit sa conversation avec les garçons.

-          « Alors Lily, dis-moi comment tu as fait pour le faire tomber dans tes filets ? » La concernée explosa de rire, attirant de nouveaux les regards sur elle. « J’ai dit quelque chose de drôle ? » La blonde semblait perdue.

-          « C’est juste… Je n’ai rien fait… » Elle reprit sa respiration, bu une gorgée d’eau. James vola à son secours.

-          « Je l’ai harcelée pendant 3 ans pour qu’elle devienne ma petite-amie. » Oriana sembla étonnée que la jeune femme n’ait pas accepté plus tôt. « Elle a finalement dit oui à la rentrée. » L’intéressée toussa, elle ne s’était vraiment pas attendue à cette question.

-          « Eh bien, décidemment Lily, tu es pleine de surprises ! » Elle prit une bouchée de viande froide. « Je ne pensais pas que James pouvait essuyer des refus auprès de la gente féminine… Il n’était pas ton genre ou quoi ? » James sembla intéressé par la réponse de sa copine et attendit que celle-ci retrouve son souffle et la parole.

-          « Non, physiquement, il m’a toujours attirée… » Elle se sentit rougir. « Mais mentalement, comme je te le disais, il me rendait folle. Il me demandait de sortir avec lui tout le temps, c’était presque devenu un réflexe pour lui, comme quelqu’un à qui tu dis « Bonjour ! », lui dès qu’il me voyait il me disait : « Evans, sors avec moi ! » Au début c’était mignon, à la fin c’était juste lourd et je n’y faisais plus attention… » Oriana imaginait très bien à quel point ça devait être agaçant pour la jeune rousse. James ne faisait pas le fier et encore, sa petite-amie avait été soft, quelques fois il avait même eu recours au chantage. Sirius le regarda avec un sourire.

-          « Ah, tu n’as connu que la face cachée de l’iceberg Lily… » Elle tourna la tête vers lui. « Moi en revanche… J’ai eu l’envers du décor… » James le regarda d’un air qui semblait dire : Si tu dis quoique ce soit je te tue ! « Si tu savais à quel point il était misérable à chacun de tes refus… « Patmol, pourquoi ne veut-elle pas de moi ? » « Sirius, ce coup-ci, je lui ai demandé gentiment pourtant, je pensais que cette fois c’était la bonne ! » Il était temps que tu lui dises oui, je commençais à devenir fou ! » Les jumeaux rirent à ces mots. Le couple, en revanche, ne riait pas du tout. Lily se tourna vers son amoureux qui essayait d’éviter son regard.

-          « C’est vrai ? Je ne pensais pas… » Elle chercha ses mots. « Je pensais que ça ne t’atteignait pas. Que c’était devenue comme une blague entre nous… » Elle se sentait vraiment triste, il avait eu tellement de refus. « Et malgré tout, tu m’as quand même demandé à la rentrée… » Il passa sa main dans ses cheveux, gêné.

-          « Chaque demande était réelle… » Elle se sentit encore plus mal.  « Cet été, j’ai bien senti qu’il y avait eu un rapprochement entre nous, même si je ne savais pas vraiment de quel ordre… » Il se tourna vers son meilleur ami. « Tu te rappelles ce que je t’ai dit la veille de lui demander ? » Sirius hocha la tête.

-          « Tu m’as dit que c’était la dernière fois, que si tu essuyais un autre refus, tu laissais tomber pour de bon… » James acquiesça et se retourna vers sa copine.

-          « Et je m’y serais tenu, je me serais contenté d’être Préfet-en-chef à tes côtés, je t’aurais laissée tranquille. Même si ça signifiait que je devais souffrir. » Lily sentit une larme roulée sur sa joue. Il la vit et essuya les autres avec son pouce. « Mais ce soir-là, tu m’as dit oui, j’étais tellement nerveux, je ne voulais pas abandonner l’idée d’un « nous ». Tu m’as donné bien plus que ce que j’aurais pu imaginer et juste pour ça et ces moments passés ensemble, ça valait le coup de me faire repousser pendant tout ce temps. » Oriana interrompit leur moment en se mouchant, elle était en larmes.

-          « Oh mille vélanes ! Vous êtes tellement beaux tous les deux ! » Lily sourit et sécha ses larmes. « Je retire ce que j’ai dit, James tu n’es pas chanceux… C’est toi Lily qui l’est ! » Cette dernière se pencha vers lui et comme lui il y a quelques instants, murmura :

-          « C’est vrai que je suis chanceuse. » Elle l’embrassa rapidement sur les lèvres prenant le jeune homme au dépourvu à son tour, elle n’était pas si démonstrative en public d’habitude. Ils entendirent un bruit de verre brisé. En tournant la tête, ils virent la grand-mère assise à sa place à table, elle semblait bouillonner de l’intérieur. L’explication, aux yeux de Lily, était qu’elle avait brisé son verre à pied sous l’effet de la colère, sûrement en voyant la jeune femme embrasser son petit-fils. Elle se sentit revenir sur Terre, elle regarda James qui semblait penser la même chose qu’elle.

La vieille allait leur donner du fil à retordre.

 

End Notes:

Voilà pour ce chapitre, j'espère que vous avez aimé. Merci de m'avoir lue! A bientôt pour un nouveau chapitre.

Chapitre 9: la guerre est déclarée by EveRywhere49
Author's Notes:

Voici le prochain chapitre! Les personnages sont à J K Rowling, la chanson If I Ain't Got You d'Alicia Keys. J'espère que ça va vous plaire. 

 

Merci de me lire.

Chapitre 9 : La guerre est déclarée.

Une fois le repas terminé, les invités parlèrent pendant de longues minutes. James jeta un œil à la table de sa famille. Il vit sa grand-mère penchée vers son fils et sa femme. Le père de James fronçait les sourcils, il semblait hésiter tandis que sa mère semblait étonnée, pendant que la grand-mère avait un sourire malsain, comme si elle préparait un mauvais coup. Le jeune homme eut des frissons quand ses yeux de vieille chouette se posèrent sur lui, il su qu’ils parlaient d’eux. Lily était en grande discussion avec Oriana et Orion et n’avait apparemment rien vu. Sirius jeta un œil son frère et pointa la table du menton.

-          « Qu’est-ce qu’elle trafique encore ? »

-          « Je n’en sais rien, mais ça ne me dit rien qui vaille… » Il décida de se retourner vers ses cousins et sa copine, histoire de ne pas les inquiéter, en effet, à ses yeux la jeune fille avait suffisamment subi ce soir. Ne trouvant pas la conversation très intéressante, il tourna la tête de nouveau vers ses parents. Son père poussa un soupir comme s’il baissait les armes et se leva. Il lança un sort de Sonorus pour que tout le monde puisse l’entendre.

-          « Puis-je avoir votre attention, s’il vous plaît ? » Le silence se fit immédiatement. « Merci, j’espère que le repas a été à la hauteur de vos attentes… » L’assemblée eut un murmure approbateur. « Maintenant, avant que nous nous dirigions vers la salle de bal pour nous dépenser un petit peu, Mafalda souhaitait vous dire quelques mots… » La concernée se leva, Lily ne savait pas ce qu’elle allait dire, mais la tête haute, la vieille dame semblait être tellement sûre d’elle qu’elle ne lui inspirait pas confiance.

-          « Merci William. Je voulais déjà vous remercier à toutes et tous d’avoir fait le déplacement pour cette soirée unique. » Elle prit une gorgée d’eau, laissant le public dans l’attente, on pouvait voir qu’elle adorait ça. « Maintenant, j’ai une annonce importante à faire. Je ne voulais absolument pas passer à côté d’une occasion pareille. Mesdames et Messieurs, nous avons parmi nous une chanteuse de talent ! » Elle avait les yeux pétillants, comme si elle tenait là le scoop du siècle. James, comme toute l’assemblée, regarda autour de lui pour apercevoir ce talent si réputé. « Oh, vous ignorez de qui il s’agit c’est normal, elle ne s’en vante pas, mais pour mon anniversaire, je suis sûre qu’elle voudra bien me faire ce petit cadeau… » Le suspens était à son comble et elle finit par lâcher la bombe. « Lily, voudrais-tu bien nous rejoindre s’il te plaît ? » Le cœur de la jeune femme loupa un battement, avait-elle bien entendu ? Combien y-avait il de Lily dans la salle ?  « Oh, elle est un peu timide, encouragez la s’il vous plaît. » Des applaudissements commencèrent à se faire entendre. James sentit sa gorge se serrer, elle avait osé ! A sa grande surprise et celle de Sirius, Lily se leva. Il la retint par le bras.

-          « Tu n’es pas obligée d’y aller… » Elle retira gentiment sa main en lui faisant un sourire contrit.

-          « Si je n’y vais pas, ça sera pire. Elle me cherche, elle va me trouver… » Elle s’éloigna, le jeune gryffondor pensa alors qu’elle n’était pas dans sa maison pour rien, elle était vraiment courageuse et ne reculait devant rien. Il était fier qu’elle y aille et il pria pour que cela se passe bien. Sirius applaudit comme un fou tout en se penchant vers son frère.

-          « Elle sait chanter j’espère… » James hocha la tête, il l’avait entendu une fois sous sa douche, quand elle pensait qu’il n’était pas là. Mais devant une foule, c’était une autre histoire…

Lily arriva à la table de ses hôtes et fit Sonorus sur sa propre gorge.

-          « Merci beaucoup Mafalda pour cette merveilleuse présentation. » Elle entendit des rires à peine dissimulés de la part de ses compagnons de table. « Vous me prenez un peu de court, mais j’ai justement une chanson qui se prête à la situation. » Dinky amena un tourne-disque enchanté qui pouvait jouer toutes les musiques possibles si on connaissait suffisamment l’air. Mafalda garda son sourire carnassier.

-          « J’imagine que vous ne savez pas comment vous en servir ? » Mais Louisa enclencha la machine avant que Lily puisse répondre, elle venait de la sauver d’un embarras supplémentaire. La grand-mère était mécontente que sa bru aide la née-moldue, mais elle avait hâte qu’elle se plante en beauté en chantant.

-          « J’espère que ça va vous plaire, encore Joyeux Anniversaire ! » Elle lança le sort pour la mélodie qu’elle souhaitait et commença à chanter la chanson d’Alicia Keys : If I ain’t got you. La mélodie la mit instantanément comme dans une bulle, elle ne pensait plus qu’aux paroles, à leur signification et à l’homme à qui elle dédiait ces mots.

 

Some people live for the fortune

Certaines personnes vivent pour la fortune

Some people live just for the fame

Certaines personnes vivent seulement pour la gloire

Some people live for the power yeah

Certaines personnes vivent pour le pouvoir, ouais.

Some people live just to play the game

Certaines personnes vivent seulement pour jouer le jeu

Some people think that the physical things

Certaines personnes ne pensent qu’aux choses matérielles

Define what’s within

Défini ce qui est à l’intérieur

I’ve been there before

Et je suis déjà passée par là

But that life’s a bore

Mais cette vie est ennuyeuse

So full of the superficial

Tellement superficielle

 

Refrain :

Some people want it all

Certaines personnes veulent tout

But I don’t want nothing at all

Mais moi, je ne veux rien du tout

 If it ain’t you baby

Si ce n’est pas toi bébé

If I ain’t got you baby

Si je ne peux pas t’avoir bébé

Some people want diamond rings

Certaines personnes veulent des bagues en diamants

Some just want everything

Certaines veulent simplement tout

But everything means nothing

Mais tout ne veut rien dire

If I ain’t got you

Si je ne peux pas t’avoir

Some people search for a fountain

Certaines personnes cherchent la fontaine

Promises forever young

Qui promet la jeunesse éternelle

Some people need three dozen roses

Certaines personnes ont besoin de trois douzaines de roses

And that’s the only way to prove you love them

Et c’est la seule façon de leur prouver qu’on les aime

 

Hand me the world on a silver platter

Donnez-moi le monde sur un plateau d’argent

And what good would it be ?

Et quel bien cela fera-t-il ?


With no one to share, with no one who truly cares for me

Sans personne avec qui partager, sans personne qui se soucie vraiment de moi

 

Refrain :

Some people want it all

Certaines personnes veulent tout

But I don’t want nothing at all

Mais moi, je ne veux rien du tout

If i ain’t got you with me baby

Si je ne t’ai pas avec moi bébé

Nothing in this whole world don’t mean a thing

Rien dans ce monde ne signifie quelque chose

If I ain’t got you with me baby

Si je ne t’ai pas avec moi bébé.

 

Elle avait tout donné, quand la musique s’arrêta il y eut un silence. Elle se demanda si elle avait bien fait de venir et de chanter. Puis d’un coup, un bruit assourdissant éclata. Tout le monde était debout et applaudissait à tout rompre. Sirius et Orion sifflaient et criaient des youhou. James applaudissait et elle sentit son regard brûlant quand elle croisa ses yeux, elle pu voir tout l’amour qu’il avait pour elle. Elle avait presque oublié sa voisine. Elle se tourna vers Mafalda et arrêta le sort de Sonorus pour qu’elle soit la seule à l’entendre.

« Si vous aviez cherché un peu à me connaître, vous auriez su que j’aime beaucoup chanter. Je n’aime juste pas le faire devant un public. » La vieille tourna la tête tout en applaudissant, elle essayait de garder le sourire, mais ses yeux lançaient des éclairs. « J’espère que vous avez aimé la chanson, et qu’avec ceci vous comprendrez que James compte énormément pour moi. N’est-ce pas là le plus important ? » Elle n’attendit pas de réponse et se dirigea vers sa table. Son petit-ami l’accueillit en l’enlaçant et avant qu’elle ne dise quoique ce soit, il l’embrassa comme il ne l’avait jamais embrassé en public. Elle fut à bout de souffle quand ils se séparèrent, elle eut un petit sourire.

« James, est-ce que tu n’essayerais pas de donner une crise cardiaque à ta grand-mère le jour de son anniversaire ? » Il haussa les épaules comme pour lui signifier que ça ne lui ferait rien si cela arrivait. Le chef de famille annonça qu’il était temps d’aller se trémousser sur la piste de danse. Son petit-ami lui présenta son bras qu’elle prit immédiatement, suivi d’Oriana qui essuyait ses larmes, la chanson l’avait apparemment vraiment touchée.

-          « Qu’est-ce que tu chantes bien Lily, et cette chanson, wow, il faudra que tu me dises qui est l’artiste que je l’écoute. » James se pencha vers Lily.

-          « Est-ce que tu danses aussi bien que tu chantes ? » Elle lui répondit par un sourire mystérieux.

-          « Il n’y a qu’une seule façon de le savoir. Je ne te pose pas la question Mr je prends des cours depuis que je sais marcher. » Il ria en l’emmenant au centre de la piste.

-          « Je crois qu’il faudra que je remercie ma mère, je n’ai jamais aimé danser, mais je crois que ce soir, j’ai trouvé la raison pour laquelle j’ai travaillé si dur… » Elle se prépara en face de lui, attendant la musique. « Merci. »

-          « Pourquoi ? » Il lui caressa la joue.

-          « Pour tout ce que tu fais, j’ai l’impression que tu te dépasses pour être à la hauteur… A la hauteur de je ne sais pas qui, parce que je peux te dire que personne ici ne parle français, chante et danse en plus d’être une brillante sorcière ! » Elle rougit et secoua la tête comme si ce n’était rien. Il lui prit la main pour appuyer ses propos. « Crois-moi, tu es plus accomplie que la majorité des filles ici, en plus d’être belle, mais ça, ce n’est que la cerise sur le gâteau. » Une chanson commença, c’était L-O-V-E de Nat King Cole, ils pensèrent que c’était parfait pour commencer en douceur. Elle le savait mais elle fut impressionnée par ses talents de danseur. Elle n’avait qu’à se laisser guider et elle se sentait flotter. Elle était prête à tout pour que ce moment ne s’arrête jamais.

-          « Quel est ton secret pour savoir danser aussi bien ? » Elle le regarda, elle n’avait pas l’impression de danser.

-          « Pour la danse, j’avoue que j’ai eu de l’aide, mes parents ont gagné des concours en danses multiples. J’ai un peu répété avant de venir… » Elle confirmait ce que le jeune homme venait juste de lui dire, elle voulait se dépasser pour être la meilleure et paraître parfaite aux yeux de sa famille.

-          « Tu sais que je m’en fiche si tu me marches sur les pieds, tant que je t’ai dans mes bras, le reste je m’en fous. » Elle posa sa tête contre son torse et ferma les yeux, il était incroyable, il la connaissait tellement bien. Il chantonna les paroles dans son oreille, lui disant avec le chanteur qu’il l’aimait et qu’à deux, rien ne pouvait les arrêter. La chanson se termina et Sirius les rejoignit, proposant à Lily la prochaine danse. James la laissa pour aller danser avec sa cousine qui les regardait avec envie. Une chanson de swing suivit, Lily était ravie que Sirius soit aussi bon danseur, sans pour autant égaler James.

-          « Y-a-t-il quelque chose que tu ne sais pas faire Lily Evans ? » Elle ria.

-          « Oui, la cuisine, le jardinage, le bricolage… Et le dessin, je suis une vraie bille ! » Il fit mine de réfléchir tout en la faisant tourner sur elle-même.

-          « Et bien, réjouissons-nous qu’elle ne t’ai pas demandé de dessiner son portrait… » Elle acquiesça, consciente qu’elle avait eu chaud. « En tout cas, c’était une très belle chanson… »

-          « Je sais, mais sur le moment elle me semblait appropriée… » Elle sembla gênée de réaliser qu’elle s’était livrée à une déclaration d’amour devant des inconnus.

-          « Non, elle était très bien, tu l’as magnifiquement interprétée. » Il chercha ses mots. « Ce que je veux dire, c’est qu’elle est très forte… euh, niveau sentiments… » Elle comprit ce qu’il voulait dire.

-          « Je l’aime Sirius, des fois à un tel point que cela m’effraie. » Il lui sourit pour la rassurer.

-          « Au fond, je vous envie, je ne pense pas vivre ça un jour avec quelqu’un. Ce que vous avez vaut la peine de se battre… » Elle savait ce qu’il insinuait et elle lui affirma d’un regard qu’elle ne se laisserait pas faire. La musique toucha à sa fin et James ne perdit pas une seule seconde et récupéra sa cavalière.

-          « Oriana m’a dit qu’elle souhaitait que tu lui accordes une danse, si tu le veux. » Sirius leva les yeux au ciel.

-          « Bien sûr, avec plaisir ! Ah ces femmes, elles me veulent toutes ! » Il s’éloigna sous la toux de Lily. « Bon, presque toutes. » Et il lui adressa un clin d’œil avant de se sauver. James la prit dans ses bras pour une valse.

-          « Il ne t’a pas trop ennuyée ? » Elle secoua la tête.

-          « Pas du tout. » Elle commençait à fatiguer, il le ressentit et proposa de s’arrêter en prétextant qu’il avait soif. Elle se dit qu’il était vraiment un gentleman et elle ignora pourquoi à Poudlard il était si différent. Il lui prit le bras et s’arrêta devant une table où se tenait une fontaine de jus de citrouille et lui servit un verre. Elle le remercia et jeta un regard à l’assemblée. Tout le monde semblait beaucoup s’amuser. Louisa Potter s’approcha du jeune couple.

-          « Lily, cette chanson… » La jeune fille sentit qu’elle ne finirait pas d’en entendre parler de la soirée. « Quelle voix ! Mafalda nous disait que tu savais chanter mais William avait un doute, il pensait qu’elle voulait te mettre en difficulté, il a été dur à convaincre. » A ce moment-là le concerné arriva.

-          « J’ignore comment elle l’a su… » James grogna.

-          « Elle n’en savait rien Père ! » Il posa son verre en colère. « Elle voulait qu’elle se ridiculise devant tout le monde et heureusement que Lily a su retourner la situation à son avantage ! » Il ne voulait pas imaginer ce qu’il se serait passé autrement. Le père de James fit le même grognement que son fils à l’instant, ils se ressemblaient beaucoup quand ils faisaient ça. 

-          « Lily… Je suis vraiment désolé encore une fois de son comportement inexcusable… Mais j’avoue que tu lui as donné une bonne leçon, je pense que tu es tranquille pour ce soir. »

Mais la jeune gryffondor su que la centenaire ne la laisserait jamais en paix, que la guerre avait été déclarée et elle comptait bien en sortir gagnante. James la serra contre lui, il semblait deviner ce qu’elle pensait et voulait la protéger d’une certaine façon.

Le reste de la soirée se déroula en effet, sans aucun autre accrochage, au grand bonheur des préfets. Il était presque 4 heures du matin lorsqu’ils décidèrent de se retirer dans leur chambre. Il la raccompagna jusqu’à sa porte. Elle mit la main sur la poignée mais ne l’ouvrit pas tout de suite.

-          « Est-ce que tout ceci est bien réel ? » Elle s’appuya contre le mur. « Ou vais-je me réveiller dans mon petit lit dans ma maison moldue sans tableaux qui bougent au mur ? » Il pouffa.

-          « Si tu rêves alors je rêve aussi. » Il lui caressa la joue, elle ferma les yeux à ce toucher. « Encore merci d’avoir dit oui. »

-          « Quand ? Pour ce soir ou pour sortir avec toi ? » Il se rapprocha d’elle pour l’embrasser.

-          « Les deux, et toutes les fois où tu me diras oui dans le futur. » Il l’embrassa doucement. « Ne crois pas que ta chanson est tombée dans l’oreille d’un sourd… » Elle mit ses bras autour de son cou, l’embrassant plus profondément. « Je sais que ce n’était pas évident pour toi de chanter devant tout ces gens, et pourtant tu y as mis toute ton âme et j’en ai écouté chaque parole… » Elle ne voulait plus parler, elle voulait qu’il rentre dans sa chambre et qu’ils finissent la nuit sur une note encore plus forte. Il sourit contre sa bouche. « Lily, ton père n’approuverait pas. » Elle s’en fichait, elle savait qu’il la faisait tourner en bourrique.

-          « Si tu ne rentres pas immédiatement dans cette chambre, je te promets que je rentre chez moi tout de suite. » Il ne voulait vraiment pas qu’elle s’en aille, il entra avec elle tout en continuant de l’embrasser.

Bientôt leurs vêtements étaient de trop, James eut un fou rire lorsqu’elle n’arriva pas à lui retirer sa chemise. Elle finit par lui déchirer, faisant sauter les boutons partout dans la pièce. Il lui retira sa robe délicatement, l’admira comme si c’était la première fois qu’il la voyait vraiment. Une femme, amoureuse de lui, Merlin soit loué !

-          « Je crois que je tombe amoureux de toi un peu plus encore chaque jour. » Elle se sentit fondre, elle l’embrassa passionnément et le poussa vers son lit. Il tomba le dos dessus en souriant, il aimait quand elle prenait les devants, il savait qu’il pouvait lui faire confiance et le fait qu’elle se lâche lui prouvait qu’elle avait plus confiance en elle, à son plus grand bonheur. Elle s’interrompit un instant, reprenant son souffle.

-          « Est-ce que c’est normal d’aimer autant quelqu’un ? Au point de savoir qu’on ne pourrait vivre sans lui ? » Il se releva sur ses avant-bras, comprenant ce qu’elle voulait dire.

-          « Lily… Je veux que tu me promettes que si le destin nous sépare, tu continueras ta vie comme tu l’entends. » Elle allait répondre que c’était impossible après tout ce qu’ils avaient vécu mais il continua. « Je ne dis pas que ça sera facile, mais je veux être sûr que tu prendras soin de toi, surtout si je ne suis plus là pour le faire… » Elle eut un horrible pressentiment.

-          « Pourquoi tu dis ça ? » Il l’embrassa doucement.

-          « Parce que je t’aime et que des fois la vie peut être imprévisible. Je ne dis pas que j’ai envie que ça arrive, au contraire, je redoute le jour où tu me quitteras… » Elle prit un air choqué.

-          « Pourquoi ce serait moi et pas toi qui partirais ? »

-          « Parce que je suis incapable de te faire de la peine en rompant avec toi… » Elle lui sourit. « Tu m’as ensorcelé tu te rappelles ? » Elle le frappa à l’épaule et il retomba mollement sur le matelas.

-          « Je ne partirais jamais, on ne se séparera pas et tu seras coincé avec moi pour le reste de ta vie. » Elle sembla réaliser ce qu’elle venait de dire, il haussa un sourcil voyant qu’elle était surprise de sa projection.

-          « Crois-moi, je n’attends que ça. Ça me paraît un beau projet d’avenir. » Elle lui fit un sourire éclatant et ils reprirent là où ils s’étaient arrêtés.

End Notes:

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Merci de m'avoir lue, à bientôt pour la suite! 

Chapitre 10: Un coup dur by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite, les personnages sont à JK Rowling et non à moi. Bonne lecture!

Chapitre 10 :  Un coup dur

Quand Lily se réveilla ce matin-là, son amoureux était parti sans faire de bruit, histoire de ne pas se faire surprendre au petit matin dans une situation compromettante. Il lui avait laissé une rose en origami et un petit mot pour lui dire de prendre son temps et de le rejoindre dans la salle à manger pour le repas. Elle regarda l’heure et vit qu’il était déjà 11h. Elle sauta du lit, si elle voulait prendre sa douche, il ne fallait pas qu’elle traîne. Elle ignorait à quelle heure étaient repartis tous les invités, et si certains, comme elle, étaient restés dormir sur place. La douche chaude lui fit un bien fou, elle se sentait d’attaque pour cette journée. Elle ne savait pas du tout comment la grand-mère allait la recevoir à ce repas, car elle imaginait bien qu’elle serait là.

James poussa un énième soupir, sa grand-mère avait réussi à le coincer alors qu’il sortait de sa chambre pour descendre dans la salle à manger. Il soupçonna Dinky de l’espionner et de prévenir sa Maîtresse de ses moindres faits et gestes. La doyenne tournait et retournait sur elle-même dans la pièce, dire qu’elle était en colère était vraiment un euphémisme.

-          « Qu’est-ce que je t’ai fait par Merlin ? Pour m’humilier de la sorte devant tout mes invités le jour de mon centenaire ! » Il fronça les sourcils. « Oh, ne fais pas l’innocent, tu connais très bien mon avis sur les… enfin, les gens comme elle ! »

-          « Je le sais très bien, je ne fais pas l’innocent, mais à aucun moment je ne l’ai amenée à cette fête pour vous humilier ou autre. Si je l’ai fait, c’est qu’elle compte énormément pour moi… » Elle lâcha un ricanement.

-          « James ! Tu as 17 ans, tu as tout le temps pour connaître ce qu’est l’amour véritable, mais pour le moment, cette fille est une distraction que tu ne peux pas te permettre ! » Il serra les dents et les poings.

-          « Elle n’est pas une distraction, et cette fille a un nom ! Elle s’appelle Lily, tâchez de vous en souvenir à l’avenir, car vous la verrez souvent. » Elle stoppa ses cent pas et si un regard pouvait tuer, il serait déjà six pieds sous terre.

-          « Je crois que non jeune homme, car comme tu es également au courant, dans cette famille, c’est moi qui tiens les rênes ! Je t’interdis de fréquenter cette née-moldue ! » Il croisa les bras, attendant les menaces.

-          « Je le sais oui, vous nous le répétez chaque jour que Merlin fait ! Qu’allez-vous faire ? Me déshériter ?! Car je ne compte pas vous obéir. » Il ouvrit les bras comme pour dire allez-y, je n’en ai rien à faire. Elle ouvrit des yeux choqués.

-          « On dirait que ça ne te ferait rien si j’en venais à cette extrémité ! Tu ne devrais pas plaisanter avec cela, et étant le seul petit-fils de ce côté des Potter, je ne peux pas me permettre une telle chose, tu le sais très bien. » Il hocha la tête d’un air entendu.

-          « Nous sommes d’accord, vous ne pouvez rien faire ! » Il ouvrit la porte de sa chambre où elle l’avait obligé à rentrer. « Maintenant, vu que cette conversation est devenue stérile et qu’il n’y a aucune issue pour vous, je vous dis à tout à l’heure pour le déjeuner. »  Elle devint rouge de colère de se faire congédier de la sorte et en claquant sa canne sur le sol ajouta :

-          « Oh, je crois, qu’au contraire, cette conversation est loin d’être terminée. » Il ne répondit pas et attendit qu’elle sorte pour refermer sa porte. Il entendit des coups frappés. Il rouvrit, énervé, pensant que c’était elle qui revenait. Mais c’était son meilleur ami.

-          « Wow, tout doux, je viens en paix ! » Sirius avait levé les mains en signe de reddition faisant sourire son ami à lunettes. « J’ai cru entendre des voix, dont une pas très mélodieuse, provenir de cette chambre. » Il s’assit sur le lit. « Elle t’a interdit de la revoir hein ? » Il eut un hochement de tête dépité comme réponse. « Tu devais t’en douter qu’elle dirait ça… En tout cas, moi, ça ne m’étonne pas une seconde. » James se passa la main sur le visage en s’asseyant sur une chaise.

-          « Elle n’en démordra jamais, pour elle, Lily et moi ce n’est pas sérieux. » Sirius fit mine de réfléchir.

-          « Demande la en mariage, il n’y a pas plus sérieux ! » James le regarda comme s’il ne devait pas plaisanter avec ce sujet. « Par contre, tu attendras que je prenne mon appareil photo quand tu feras ta demande devant la mégère ! » Cette fois-ci, Cornedrue sourit. Il regarda l’horloge pendue à son mur, il était presque midi, il était grand temps de descendre.

-          « Bon, allons-y, je ne pense pas qu’elle osera quoique ce soit devant mon père pendant le repas… J’en viens à espérer qu’il sera là pour passer un bon moment, c’est vraiment le monde à l’envers. » Sirius eut un air ennuyé.

-          « Tu lui en veux toujours, n’est-ce pas ? » James le regarda sérieusement.

-          « Il n’a pas le courage de prendre les rennes de sa propre famille ! Il a toujours tout laissé couler, elle s’effacerait s’il osait lui dire une fois dans sa vie de nous laisser tranquille ! » Il passa sa main dans les cheveux. « J’en suis venu à espérer qu’elle parte bientôt, histoire de pouvoir vivre ma vie comme je l’entends ! » Sirius pensa qu’en effet, cette situation ne pouvait plus durer.

-          « Allez, on va finir par être très en retard. » Il lui posa la main sur une épaule et ils rejoignirent la salle à manger. James sentit que quelque chose n’allait pas quand il vit que Lily n’était toujours pas descendue et son père n’était pas là non plus.

-          « Où est Liy ? » Sa mère avait l’air tellement désolée, tandis que sa grand-mère assise était raide comme un bout de bois, la tête relevée comme si elle n’avait rien à se reprocher. « Qu’est-ce que vous lui avez fait ?! » Il s’approcha de la cheffe de famille.

-          « Je n’ai fait qu’énoncer des vérités… Si elle ne veut pas les entendre, elle ferait mieux de s’en aller d’ici. Et si elle est aussi intelligente qu’elle le prétend, elle serait déjà en train de faire sa valise et de retourner dans son monde. » James fulminait, avant de partir rejoindre sa copine, il se tourna vers sa mère.

-          « Qu’est-ce qu’elle lui a dit ? » Louisa hésita, elle ne voulait pas créer une dispute et vu l’état des deux protagonistes, c’était la guerre assurée.

-          « Je… Je n’ai pas tout entendu… » Elle se dégonflait, elle avait honte de laisser son fils dans le noir. « Tu devrais aller la voir… » Il déglutit, si sa mère n’osait pas lui dire, c’était qu’elle avait vraiment dit des choses horribles. Il ne perdit pas une seule seconde et monta à la chambre des invités en courant. Il ne frappa même pas à la porte et il fut dévasté de voir que celle-ci était vide. Polky était déjà en train de ranger la chambre comme si de rien n’était.

-          « Maître James ! » Elle s’inclina en le voyant, mais il n’y fit pas attention.

-          « Elle est partie, n’est-ce pas ? » Elle hocha la tête.

-          « Elle a laissé un mot pour Maître James à Polky, elle est partie il y à peine deux minutes. » Elle lui tendit un mot qui clairement avait été écrit à la va vite, sa main devait trembler de colère, de tristesse. Il dû s’y reprendre à plusieurs fois pour déchiffrer les mots.

James, je suis désolée d’être partie si vite, mais après cette ultime conversation avec ta grand-mère, j’ai trouvé plus sage de partir. Clairement, elle ne m’acceptera jamais, elle m’a bien fait comprendre qu’il n’y avait aucune possibilité d’avenir entre toi et moi. Ses mots ont été très blessants, je ne les citerais pas ici, mais je ne savais pas quoi faire ou dire de plus et ta mère ne disait rien… Je suis retournée chez mes parents, si tu veux venir il n’y a aucun problème, car malgré tout ce qu’elle m’a dit, je ne peux pas tirer un trait sur nous… C’est peut-être égoïste comme elle le disait, mais j’ai envie de l’être à cet instant. Je t’aime. Lily.

 

Il se sentit rassuré, elle ne le quittait pas vraiment. Il fut soulagé, il se rendit compte qu’il tremblait en lisant le mot. Il tremblait de colère contre Mafalda, de tristesse pour Lily et il en voulait également à sa mère qui n’avait rien fait pour la défendre. Lorsqu’il descendit dans la salle à manger, son père était arrivé et sentit que l’ambiance était loin d’être au beau fixe.

-          « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » James bouillonnait, elle avait profité de son absence pour s’en prendre à elle.

-          « Il se passe que cette mégère s’en ai prise à Lily et que suite à cette altercation, elle est partie ! » Louisa mit la main sur sa bouche, horrifiée, elle ne pensait pas qu’elle serait partie sans dire au revoir. « Cela à l’air de vous étonner mère ?! Après tout, dans cette pièce, vous étiez sa seule alliée et vous n’avez rien dit ! » Elle s’assit comme assommée par le reproche de son fils unique. William prit la parole.

-          « JAMES ! Je t’interdis de parler comme cela à ta mère ! » Cela ne calma pas sa colère au contraire. « Je comprends que tu sois énervé que ta grand-mère ait fait fuir ta copine, mais ça ne te donne pas le droit… »

-          « LE DROIT ? PARCE QU’ON A LE DROIT DE FAIRE QUOI DANS CETTE FAMILLE ? » Il se tourna vers la vieille qui semblait choquée qu’il se mette à hurler. « JE N’AI MEME PAS LE DROIT DE SORTIR AVEC UNE FILLE SOUS PRETEXTE QU’ELLE N’A PAS UNE GENEALOGIE AUSSI PURE QUE LA NOTRE ! ON DOIT ECOUTER CETTE VIEILLE CHOUETTE PRENDRE DES DECISIONS DANS NOTRE MAISON ! VOUS N’ETES RIEN, JUSTE DES PIONS POUR LA SATISFAIRE ! » Il reprit son souffle. « JE NE ME LAISSERAIS PAS FAIRE ! VOUS, VOUS AVEZ CHOISI DE LUI OBEIR, GRAND BIEN VOUS FASSE, MOI JE NE L’ACCEPTE PLUS, CELA A TROP DURE ! » Il tourna les talons, ignorant les cris de son père qui lui hurlait de revenir ici et de s’excuser auprès de sa mère et de sa grand-mère. Il n’en avait plus rien à faire. Sirius le suivait de près, impressionné par le discours de son meilleur ami, mais redoutant la suite des évènements.

-          « Qu’est-ce que tu comptes faire maintenant ? » Il secoua la tête, totalement perdu.

-          « Je ne sais pas, je veux voir Lily avant toute chose. Je n’ai pas vraiment réfléchi à la suite… » Sirius le rassura en posant une main sur son épaule.

-          « Il reste 3 jours de vacances, on peut peut-être demander l’asile chez Remus ? ou Peter ? » James acquiesçant, il ajouta : « A moins que les parents de Lily soient d’accord pour t’accueillir… » James pouffa.

-          « Je ne sais même pas si je vais avoir le droit de rentrer dans leur maison… En la voyant revenir si tôt, je pense qu’ils ont compris qu’elle n’a pas eu le droit au même accueil que moi… » Sirius secoua la tête.

-          « Il n’y a qu’un moyen de le savoir. Je serais chez Peter, si je ne te vois pas venir ce soir, j’en déduirais que tu restes là-bas. »

-          « Prends ton miroir, je te contacterais. » Il hocha la tête et alla préparer ses affaires. James prépara une valise sommaire, quand il entendit des petits coups à sa porte. Il hésita à ouvrir puis entendit la voix de sa mère. Il soupira, il savait qu’il avait été dur avec elle, mais il lui en voulait encore. Il décida malgré tout d’aller ouvrir la porte. Elle semblait très pâle et bourrée de remords.

-          « James, chéri, je t’en prie, ne pars pas… » Il n’en avait pas envie, mais il le fallait.

-          « Tant qu’elle n’acceptera pas ma relation avec Lily, je ne remettrais pas les pieds ici… » Il retourna à sa valise, qu’il continua à remplir.

-          « Je suis désolée… Je sais que j’aurais dû aider Lily, prendre la parole, mais quand ton père n’est pas là, j’avoue que Mafalda me fait peur… » Il grommela, ce n’était qu’une vieille femme, pourquoi tout le monde en avait si peur !  « Je sais ce que tu penses, mais cette fois, elle a été tellement dure, je ne savais pas quoi faire… »

-          « Dîtes-moi ce qu’elle lui a dit ! Ce serait déjà un début. » Elle frissonna et s’approcha de lui.

-          « Je ne veux pas en parler… » Il n’en revenait pas, elle était vraiment décidée à ne pas lui dire ! « Mais je peux te montrer… » Elle posa ses mains sur le front de son fils. Il se figea, elle voulait le plonger dans son souvenir. Il essaya de se détendre et de se concentrer. Il plongea immédiatement et vit la salle à manger. Lily était là, souriante, disant à sa mère qu’elle avait adoré la soirée de la veille.

Flash-back PDV de Louisa :

Je ne suis pas à l’aise, William était censé être sorti de son bureau à cette heure-ci, il n’y a que Mafalda, Lily et moi. J’espère que James et Sirius vont vite arriver. Lily semble essayer de faire abstraction de la présence de ma belle-mère, chose que je comprends.

-          « C’était une superbe soirée, bravo pour l’organisation. » Je lui souris, elle est une véritable bouffée d’air frais, je suis heureuse qu’elle ait aimé.

-          « Je suis ravie que tu te sois amusée, j’ai pu vous observer danser avec James, on aurait dit que vous aviez fait ça toute votre vie ! » Je la vois rougir et là Mafalda prit la parole.

-          « Je dois avouer que si vous ne me l’aviez pas dit, jamais je n’aurais pu deviner que vous n’étiez pas sorcière… » Je suis bouche-bée, Lily perdit le peu de couleur qui lui restait.

-          « Mais… Je suis une sorcière ! » Elle fit un signe de la main énervée, comme si elle n’accordait aucune importance à ses paroles.

-          « Oui, enfin vous voyez ce que je veux dire. Pas une vraie sorcière. » Je ne sais plus où me mettre, elle est clairement en train de l’insulter et l’ambiance est tendue à l’extrême. Je prie pour qu’un des hommes de la maison intervienne.

-          « Je sais que pour vous c’est difficile à croire, mais je suis une vraie sorcière, j’ai une baguette, j’ai des pouvoirs. Exactement comme vous ! » Mafalda claque sa canne au sol, mécontente.

-          « Oh et j’imagine que toutes ces choses vous donnent le droit de vous prétendre assez bien pour mon petit-fils ? » Je vois que Lily ne sait pas quoi répondre, la vieille dame poursuit. « Dîtes-moi ce que vous voulez. » Là je vois que Lily ne comprend plus rien et j’avoue que je suis perdue également.

-          « Je ne vois pas ce que vous voulez dire… » Elle l’interrompit.

-          « Vous voulez de l’argent c’est ça ? Dîtes-moi votre prix et je vous donnerais plus de gallions, ou quelque soit la monnaie que vous utilisez là d’où vous venez, que vous ne pouvez en rêver. » Je pousse un petit cri, elle a osé !

-          « Vous essayez de m’acheter ?! C’est votre solution pour que je disparaisse de sa vie ?! » Elle était horrifiée qu’elle puisse imaginer que cela pouvait fonctionner.

-          « Si vous n’étiez pas si égoïste, vous comprendriez que laisser James choisir une femme de son rang est la meilleure chose à faire ! Si vous l’aimez vraiment, laissez-le partir. » Je ne sais pas quoi répondre à ces attaques, Lily ne dit rien et quitte la salle en courant. Je pense un instant à la suivre mais Mafalda me l’interdit.

-          « De quel côté es-tu, Louisa ?! » Je n’ai pas le temps de répondre que James et Sirius arrivent dans la salle par une autre porte. Je sais qu’il sent que quelque chose ne va pas et je sais que ça ne va pas bien se passer…

Fin du flash-back.

James tomba en arrière. Il n’en revenait pas, ce qu’avait subi Lily était au-delà de l’horreur. Elle l’avait insultée dans son statut de sorcière, elle avait essayé de l’acheter pour qu’elle le quitte ! Merlin, elle ne lui avait rien épargné. Louisa prit la parole.

-          « Crois-moi, j’adore Lily, mais tout s’est passé si vite… » Il se releva et continua sa valise de plus en plus vite. « Dis à Lily que je suis désolée, que je ne suis pas du tout d’accord avec Mafalda… Car j’imagine que c’est là que tu vas… »

-          « Vous imaginez bien mère. J’y vais et personne ne pourra m’en empêcher. »

-          « Je ne comptais pas t’en empêcher, au contraire, je veux que vous restiez ensemble. » Il ferma sa valise d’un coup sec et la prit avec lui.

-          « Dîtes à père et grand-mère que je ne reviendrais pas, en tout cas pas avant les vacances d’été. S’ils acceptent Lily. » Elle hocha la tête pour dire qu’elle avait compris et qu’elle ferait passer le message. Il s’arrêta à sa hauteur et lui fit la bise pour lui dire merci et au revoir. Elle sourit légèrement, son fils semblait lui avoir pardonné son inaction.

James transplana directement au même endroit que la dernière fois qu’il était venu voir les Evans. Il se dirigea vers la petite maison, il frappa et attendit, nerveux, il n’avait aucune idée de comment il allait être reçu. C’est Sandra qui lui ouvrit.

-          « James ! Oh, quel plaisir, comment vas-tu ? » Il fut surpris d’un tel accueil.

-          « Je vais bien merci, désolé de venir sans avoir prévenu… Je voulais savoir si Lily était disponible pour aller manger un bout quelque part ? » Elle n’eut pas l’air de comprendre.

-          « Oh, mais elle nous a dit qu’elle avait mangé chez toi… » Il grimaça, heureusement pour lui, sa petite-amie arrive à ce moment-là.

-          « James… » Elle semblait un peu éteinte, elle fit un signe à sa mère comme quoi elle pouvait les laisser. « J’imagine que tu as parlé avec ta grand-mère… » Il eut un air de dégout.

-          « J’ai décidé de partir. » Elle fut choquée d’entendre ça. « Pas uniquement à cause de ce qu’il s’est passé, mais disons que ça fait un moment que ça ne va pas au manoir et que ça a été la goutte d’eau… » Elle le prit dans ses bras, alors que c’était à lui de faire ça. « Ma mère m’a montré ce qu’il s’est passé, je n’ai pas les mots… » Il sentit les larmes, qu’il retenait depuis qu’il avait vu le souvenir, coulées. « Je n’ai jamais eu aussi honte de toute ma vie. » Lily le regarda sans comprendre. « J’ai honte de ma famille, pour ce que la mégère t’a dit, pour ma mère qui n’a rien fait, pour mon père qui est un lâche de première. » Il s’en voulait également. « Je t’avais dit que je serais toujours avec toi et je n’ai pas su honorer ma parole, j’en suis désolé. » Il se sentait minable. « Je comprendrais complètement que tu ne veuilles plus rien avoir à faire avec moi… » Elle lui essuya ses larmes et embrassa ses joues humides.

-          « Tu n’as pas à t’en vouloir. » Elle le vit pouffer, comme si elle avait dit une blague. « Je suis sérieuse ! J’avoue que la dispute avec ta grand-mère a été horrible, je suis désolée de t’avoir juste laissé un mot mais je ne voulais pas que tu croies que je te quittais pour de bon… »

-          « Ne t’excuse surtout pas, n’importe qui après une telle discussion serait parti ! » Il s’approcha d’elle un peu plus, leur front se touchaient. « J’avoue que j’ai eu peur au début du mot, ça sonnait comme une rupture… » Elle fit une petite moue désolée. « Si tu es égoïste Lily Evans, je suis ravi que tu le sois, crois-moi ! » Elle l’embrassa et il la prit dans ses bras, lâchant son sac. Mme Evans passa à ce moment-là et vit le bagage.

-          « Tu pars en voyage, James ? » Lily se retourna vers sa mère.

-          « Il est parti de chez lui, je t’expliquerais. Est-ce qu’il peut rester ici jusqu’à la rentrée ? » Il allait dire que ce n’était pas la peine mais la maman de Lily semblait tomber des nues.

-          « Non ?! Tes parents savent que tu es là ? » James hocha la tête.

-          « Ma mère le sait oui. Et je ne veux pas déranger, j’ai pris mon sac, mais je pensais rejoindre Sirius chez Peter. » Mme Evans lui fit signe qu’il ne dérangeait absolument pas.

-          « Il n’y a aucun problème, je prépare la chambre de Pétunia, elle n’y dort plus depuis longtemps ! » Il se sentit gêné qu’elle fasse tout ça pour lui.

-          « Laissez-moi au moins vous aider. » Il se précipita à l’intérieur et Sandra lui fit un grand sourire.

-          « Tu m’assures que ta mère sait que tu es ici ? » Il la rassura.

-          « Si vous souhaitez, vous pouvez lui envoyer un hibou. » Elle sembla hésiter puis décida de le croire.

-          « Non, ça ne sera pas la peine. Et puis tu es majeur, si tu veux dormir chez ta copine, j’imagine que personne ne peut t’en empêcher. » Lily referma la porte derrière eux en souriant.

-          « Si, moi !» Ils se tournèrent comme un seul homme vers Henri Evans qui était dans son fauteuil en train de lire le journal. Sa femme lui jeta un regard réprobateur.

-          « Henri ! Tu ne vas quand même pas le mettre à la porte ! » Il se leva et se dirigea vers eux avec une moue d’excuse.

-          « Bien sûr que non. Ravi de te revoir James. Je voulais juste te faire une petite blague. »  Il vit le sac. « Tu as tout ce qu’il te faut ? »

-          « Oui, merci beaucoup. Je ne sais pas comment vous remercier de m’accueillir chez vous. » Henri fit mine de réfléchir.

-          « Il y a peut-être une chose ou deux qui tu pourrais faire, qui pourrait me dépanner… » Lily le regarda outrée.

-          « Papa ! » Il explosa de rire.

-          « Je plaisante ! Oh là là, vous n’êtes vraiment pas d’humeur aujourd’hui. » Bien sûr, il ne savait pas ce qu’avait subi sa fille, se dit James, sinon il ne serait pas d’aussi bonne humeur. Mais pour une raison qui lui échappait, Lily avait décidé de garder cela pour elle et de laisser ses parents dans l’ignorance.

-          « J’imagine que tu te souviens où est la chambre de Pétunia ? Je t’amène les draps immédiatement. » James la regarda avec reconnaissance.

-          « Sandra, merci beaucoup. »

-          « Avec, c’est quand même mieux pour dormir ! » Son père hurla de rire à sa propre blague, Lily pouffa en secouant la tête, il avait osé sortir cette blague vieille comme le monde. James en revanche ne savait pas pourquoi ils riaient. Lily lui expliqua le jeu de mots avec, sans draps et le prénom de sa mère.

-          « Ah, je vois, en effet, c’est mieux avec ! » Mais Lily savait que le cœur n’y était pas. Il venait de quitter sa maison, dans des conditions extrêmement difficiles et en plus atterrissait dans un monde dont il ne savait pas grand-chose. Elle était son seul repère et elle voulait que les prochains jours soient joyeux pour le jeune homme. Heureusement pour elle, son père avait décidé de faire tomber le masque du paternel hyper-protecteur, son petit-ami avait dû faire une forte impression lors de leur rencontre.

Il arriva dans une chambre aux murs violet et ne pu s’empêcher de pousser un soupir. Il ne savait pas s’il méritait toute cette gentillesse. Lily était derrière lui, l’observant.

-          « Je sais que ça doit être difficile pour toi… » Il se retourna, surpris de sa phrase.

-          « Je ne suis pas du genre à demander l’asile, d’habitude c’est moi qui l’accorde. Enfin surtout à Sirius. » Elle ria.

-          « Je te promets de tout faire pour que les prochains jours te fassent oublier tes soucis… » Elle lui prit les mains et il fronça les sourcils, il ne comprenait plus rien.

-          « Attends. Quoi ? »

-          « Tu n’es pas obligé de faire comme si tout allait bien, je vois bien à quel point tu es triste… Tu as quitté ta famille, ton monde… » Il posa un doigt sur ses lèvres pour la faire taire.

-          « Tu crois que je ne vais pas bien à cause de ça ? » Elle hocha la tête, perdue. « Lily, tu es celle qui a été victime ici, pas moi ! » Elle sembla comprendre alors qu’il culpabilisait encore. « Pourquoi tu n’as rien dit à tes parents d’ailleurs ? » Elle haussa les épaules.

-          « Je leur ai dit que la fête s’était finie tard, que j’avais bien dormi mais comme j’étais toujours fatiguée que j’avais décidée de rentrer plus tôt, pour ne pas passer mon temps à dormir chez mes hôtes. » Il fut surpris de ce mensonge.

-          « Pourquoi j’ai l’impression que ce qu’il s’est passé avec la vieille harpie te laisse de marbre ?! » Elle soupira et l’invita à s’asseoir sur le lit à côté d’elle.

-          « Parce que ce qu’elle m’a dit n’est pas vraiment différent de ce que j’entends sans cesse à Poudlard. » Il allait parler mais elle continua. « Je sais que venant d’une personne adulte, adulte venant de ta famille et qui doit approuver notre relation, ça m’a fait beaucoup de peine. Mais des personnes étroites d’esprit comme elle, j’en croise tous les jours. » Il était fier d’elle, elle se comportait de manière beaucoup plus mature que la centenaire ! « Bon j’avoue que quand elle m’a offert de l’argent, j’ai cru à une blague… »

-          « Je n’arrive toujours pas à croire qu’elle ait dit ça ! » Il sembla réfléchir d’un air mutin. « Juste comme ça, si tu devais mettre un chiffre sur nous… » Elle le poussa d’un coup d’épaule. « Non mais juste à titre indicatif. » Elle se leva et avant de sortir lui lança un superbe sourire.

-          « J’ai bien peur que même le compte bancaire de la famille Potter ne soit pas assez rempli pour la somme que j’ai en tête… Repose toi, la salle de bain non personnelle se trouve juste à côté. » Il se rendit compte encore à quel point elle l’émerveillait et l’étonnait de jour en jour. Elle était forte, incroyablement forte et il loua Merlin qu’elle veuille encore de lui après ce qu’il s’était passé.

End Notes:

Voilààà, merci de m'avoir lue, la suite très bientôt!

Chapitre 11: Retour à Poudlard by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite, j'espère que cela va vous plaire. Les personnages sont toujours à J K Rowling. Bonne lecture!

Chapitre 11 : Retour à Poudlard

James devait bien se l’avouer, les Evans étaient la famille dont il avait toujours rêvé. A part Pétunia, bien évidemment. Il lui semblait que cette peste faisait tout pour leur gâcher la vie, elle s’entendrait bien avec la goule se dit-il. Il comprenait pourquoi Lily faisait tout pour être la meilleure dans tout ce qu’elle faisait. Ses parents ne lui mettaient aucune pression, elle avait choisi, contrairement à lui, d’aller à Poudlard, de travailler dur et de tout faire pour que ses parents ne regrettent pas de l’avoir laissée partir là-bas. Il avait eu la chance de beaucoup discuté avec Sandra qui était une oreille très attentive et était de très bon conseil.

-          « Je ne pense pas comprendre ta vie, James. Chez nous, il n’y a pas de hiérarchie au sein de la famille… Je sais que pour beaucoup c’est l’homme qui dirige la maison, mais au fond, on sait tous que ce sont les femmes qui font tout le boulot ! » Il avait souri, il reconnaissait sa petite-amie dans cet humour. « Si ta grand-mère n’accepte pas Lily, que pourrait-il se passer ? » Il l’ignorait, elle avait déjà tenté de l’acheter, il savait qu’elle ne s’arrêterait pas là…

Arriva l’heure de partir pour Poudlard, ils sortirent tous les deux de la maison avec leur lourd bagage, la mère de James lui avait envoyé tout le nécessaire pour qu’il n’ait pas à revenir au manoir. Il avait eu de ses nouvelles par hibou, son père était furieux et pensait qu’il avait exagéré la situation, la doyenne, elle, ne comprenait pas qu’il ait pu préférer sa copine à sa famille, et encore moins qu’il aille vivre chez les moldus ! Il aida Lily à descendre sa malle du perron, quand il entendit une chouette à côté de lui. Il fut surpris de voir Severus Rogue se tenir-là, de l’autre côté de la rue, apparemment dans le même état que lui. Il ne s’attarda pas et reprit son chemin avec sa propre valise. Lily fit comme si elle ne l’avait pas vu.

-          « Rogue vit dans le coin ? » Elle hocha la tête, et désigna quelques maisons plus loin dans la rue.

-          « Il vit chez sa mère là-bas. » Elle mit sa malle debout à côté d’elle. « C’est moi ou c’est de plus en plus lourd au fil des années ? » Il sentit qu’elle lui cachait quelque chose.

-          « Il vit ici ? Côté moldu ? » Sa copine soupira, il n’allait pas lâcher l’affaire alors autant lui dire.

-          « Il est sang-melé. Son père est moldu et sa mère est sorcière. » Il resta figé un instant, intégrant ce qu’elle venait de lui dire.

-          « QUOI ?! » Elle commença à marcher vers la voiture de son père pour y déposer sa malle. « Après toutes ces insultes sur ton sang, lui, n’est pas de sang pur ? » Il l’aida à mettre tout ça dans le coffre. « Tu imagines si ses petits copains serpents l’apprenaient ? » Elle le regarda d’un air sérieux.

-          « Oui, ils le lyncheraient ! S’il te plaît, c’est son plus grand secret, j’apprécierais si tu gardais cela pour toi. N’en parle à personne, pas même à Sirius ! » Il hallucinait, après tout ce qu’elle avait subi, elle n’avait jamais rien dit sur sa condition.

-          « Il ne mérite pas tant de gentillesse… » Elle le regarda mettre leurs dernières affaires dans la voiture et elle lui dit d’un air ironique.

-          « Ce n’est pas de la gentillesse, c’est du bon sens, ça ne ferait de bien à personne ! » Elle sembla réfléchir à ce qu’elle allait dire par la suite. « C’est comme si j’allais crier sur les toits que Remus est un loup-garou ! » Il sursauta et se prit le coffre dans la tête. Il se massa le crâne, ne sachant pas quoi répondre à sa chérie. « Quoi ? Tu pensais vraiment que je ne m’en rendrais pas compte après 7 ans ? Je l’ai appris en deuxième année. Je n’ai pourtant rien changé à mon comportement et c’est un de mes plus proches amis. »

-          « Cela n’a rien à voir, Remus ne t’a jamais insultée ou critiquée sur tes origines. »

-          « Et il n’a jamais essayé de me tuer en 5ème année… C’était un acte horrible… Pourtant j’adore Sirius. » Il se figea, comment savait-elle ça ?! « Severus est venu m’en parler, il savait que j’étais au courant pour la condition de Remus, je l’ai convaincu de ne rien dire à personne, comme je suis en train de te convaincre toi. » Il soupira, il voyait où elle voulait en venir.

-          « Très bien, je ne dirais rien. » Il secoua la tête comme si c’était impossible de ne pas en parler aux autres. « Je suis impressionné que tu en saches autant, on ne s’est jamais douté que tu étais au courant ! » Il referma le coffre. « Tu devrais lui dire que tu sais, ça lui ferait plaisir d’avoir quelqu’un d’autre dans la confidence et qui s’en fiche complètement… »

-          « Tu crois ? » Elle sembla gênée.  « Je m’étais toujours imaginée qu’un jour il me ferait assez confiance pour venir de lui-même, mais j’imagine que ce n’est vraiment pas facile pour lui. » Il acquiesça. Le père et la mère de Lily sortirent à ce moment-là et aux oreilles des jeunes amoureux, ils semblaient se disputer pour savoir qui avait mis les clefs de la voiture dans le frigo. James souri, ils étaient vraiment attachants.

 

Une fois sur le quai 9 ¾, Lily serra ses parents dans ses bras, James serra la main d’Henri et fit la bise à Sandra.

-          « Merci encore pour votre accueil, je saurais m’en souvenir. » Henri fit signe que ce n’était rien.

-          « C’était un plaisir d’avoir un mâle dans cette maison pour changer un peu. » Lily le regarda d’un air moqueur.

-          « Et Vernon ? » Il grogna, apparemment le jeune homme malpoli avait décidé de rester avec sa sœur et son père n’en était pas ravi du tout.

-          « Disons un mâle agréable. Allez, filez, vous allez louper le train. » Elle lui refit une bise, appréciant qu’il ait accepté son petit-ami au point de le laisser dormir 3 jours chez eux.

-          « Je vous écris pour vous dire si je reviens pour les vacances d’Avril. » Ils firent signe pour dire au revoir. James prit sa malle et regarda autour de lui pour repérer les autres maraudeurs. Sirius discutait avec Peter et ses parents, sûrement les remerciant pour leur accueil également. Remus débarqua juste à côté de Lily et lui fit la bise.

-          « Comment vas-tu Lily ? » Elle lui fit un grand sourire sincère, jamais James n’aurait pu dire qu’ils avaient parlé de sa condition quelques minutes plus tôt.

-          « Je vais très bien, ça fait du bien de se ressourcer auprès de sa famille. Et j’avais James avec moi, ce qui n’enlève rien. » Le loup hocha la tête et serra la main à James pour le saluer. Ils saluèrent également les deux autres maraudeurs et montèrent dans le train. Heureusement pour eux, le premier compartiment était vide. Une fois installés, James raconta ce qu’il s’était passé chez lui, omettant les choses les plus horribles pour ne pas embarrasser sa copine. Elle lui en fut reconnaissante. Les maraudeurs, hormis Sirius qui était déjà au courant, étaient choqués.

-          « Quel courage Lily ! Elle a vraiment dure avec toi. » Lily ne répondit pas et reporta son regard sur la fenêtre. James lui prit la main comme pour l’inciter à dire ce qu’elle savait. Elle comprit le message.

-          « C’est gentil Remus. » Elle prit une grande inspiration. « Je voulais te dire… euh, en 2ème année, je ne sais pas si tu te souviens, notre première vraie conversation dans la bibliothèque. » Il essaya de se souvenir mais ils avaient eu tellement de discussions… « Tu étais en train de pleurer dans le rayon botanique, je t’avais demandé ce qui n’allait pas et tu m’avais dit que tu avais peur que tes amis découvrent quelque chose sur toi et t’abandonnent… » Elle avait fini sa phrase presque dans un murmure. Les autres garçons eurent un regard amusé et gêné. « Tu m’avais alors dit d’oublier tout ça et tu étais parti. Je t’avoue que sur le moment je voulais oublier et te laisser tranquille. Mais la curiosité a été plus forte et j’ai trouvé pourquoi tu disparaissais une fois par mois, uniquement les soirs de pleine lune. » Quand elle eut fini sa phrase, Remus avait la bouche grande ouverte, il était horrifié qu’elle connaisse sa condition. « Je voulais juste te dire, que ça ne change rien pour moi, je le sais depuis des années et tu n’as jamais su parce que mon comportement envers toi n’a jamais changé. » Remus la regarda d’un air reconnaissant.

-          « Merci Lily, ça me touche beaucoup que tu m’en parles. » Il secoua la tête d’un air amusé. « Je savais que tu étais trop intelligente pour notre bien. » Elle poussa un petit rire.

-          « Tu ne m’en veux pas ? D’avoir fait des recherches sur toi ? »

-          « Non pas du tout, tu n’as pas été la seule !» Il désigna de la tête ses meilleurs amis. « Ceux-là ne me lâchaient pas d’une semelle, tu peux me croire. Au moins, toi tu as gardé ça pour toi. » Elle était soulagée, elle n’aurait pas voulu perdre un ami aussi précieux. James était ravi qu’elle connaisse au moins un secret des maraudeurs, il regarda Sirius, ce dernier semblait avoir compris ce qu’il pensait.

-          « Oh, et je sais aussi à quoi correspondent vos surnoms ! » Les jeunes hommes se raidirent, sous le choc, comment avait-elle pu deviner ?! « Lunard, par rapport à la lune, mais ça, c’est le plus évident. Patmol, pour Sirius, car Sirius est une étoile qui fait partie la constellation du grand chien. Queudver parce que tu es petit comme un rongeur, j’imagine Peter. Par contre Cornedrue, j’ai imaginé une bête à corne, mais je n’ai rien trouvé avec ton nom de famille ou ton prénom pour le coup comme signification. » James soupira presque de soulagement. « Puis l’an passé j’ai vu ton patronus qui est un cerf, du coup, j’imagine que les cornes viennent des bois. » Ils étaient scotchés, elle avait tout, sauf le plus important, le fait qu’ils étaient des animagus. Mais sinon, elle n’était pas passée loin !

-          « Wow, et bien Lily, tu as vraiment bien creusé… » Lui dit Peter, en faisant un sourire forcé. « Tu es trop forte. » James embrassa sa main qu’il tenait toujours.

-          « Il va falloir qu’on se change. » Elle hocha la tête et se leva.

-          « Je vais rejoindre Mary et Alice, je vous dis à tout à l’heure. » Et elle quitta le compartiment, laissant les 4 jeunes hommes soufflés de soulagement. Sirius se passa une main sur le visage.

-          « Pendant un instant, j’ai vraiment cru qu’elle avait tout deviné ! » James s’affaissa dans son siège.

-          « Est-ce que ça aurait été si dramatique ? » Les 3 autres le regardèrent. « Elle a gardé le secret de Remus pendant des années, si on n’en avait pas discuté ce matin, ça aurait pu continuer comme ça très longtemps. » Remus se redressa.

-          « Vous en avez parlé ce matin ? Comme ça, entre le chocolat et le pain grillé ? » James fut embêté, il n’avait pas le droit de parler de Rogue.

-          « C’est parti d’un quiproquo, on était sur le point de partir pour la gare. » Il regarda Remus avec un regard qui voulait dire désolé. « Je n’ai pas abordé le sujet, c’est elle qui l’a fait, pour me signaler qu’elle était au courant, c’est tout. » Remus sembla soulagé.

-          « James a raison après tout, Lily est quelqu’un de bien et d’intègre. Je serais d’accord pour que vous lui disiez, enfin, si vous le souhaitez. Après tout, c’est votre secret plus que le mien. » Sirius sembla réfléchir. Il adorait Lily, mais c’était LEUR secret de maraudeur.

-          « Je ne sais pas, c’est peut-être mieux de ne rien lui dire, on la protège en quelque sorte. » James allait répliquer. « Tu sais que j’adore Lily, je ne fais pas ça parce que je crois qu’elle nous balancera, je pense qu’au vu de l’illégalité de notre situation, il vaut mieux qu’elle l’ignore pour le moment… » Cornedrue ne pouvait qu’être d’accord avec lui. Peter hocha la tête, suivant l’avis de ses amis.

-          « Très bien pour le moment, on ne lui dit rien. Mais je pense que de toute façon, elle finira par le deviner elle-même. Tu sors avec une fille trop brillante James, ça change des potiches avec qui tu avais l’habitude de sortir. » Plaisanta Remus. Son ami pouffa, en effet, elle avait tout ce que ses ex n’avaient pas, ça lui allait très bien comme ça. Peter aborda les vacances.

-          « Comment ça s’est passé chez elle au fait ? Sirius m’a dit que si tu ne débarquais pas chez moi, c’était que tu étais chez les Evans. » Ils commencèrent à s’habiller en uniforme.

-          « Oui, j’étais chez eux. Et bien, c’était super. Ça change du monde magique ! Ils ont été tellement gentils avec moi, ils ont vraiment tout fait pour que je me sente bien. » Peter fronça les sourcils.

-          « Mais ils n’ont rien dit par rapport à la situation ? Je veux dire, tu as bien expliqué que ta grand-mère avait insultée Lily non ? » Le maraudeur secoua la tête.

-          « Ils savent juste que la mégère ne l’aime pas, ils ne sont au courant de rien d’autre, c’est ce que Lily voulait. » Sirius comprenait le choix de la jeune fille.

-          « Oui, s’ils avaient été au courant, les parents de Lily n’auraient jamais voulu que leur fille reste en contact avec toi. Elle a été intelligente, encore une fois. » Il se battait avec sa cravate pour refaire le nœud mais impossible. James vint à sa rescousse.

-          « Tu sais que quand j’ai débarqué chez elle, je me sentais tellement coupable de ce qui lui était arrivé, elle pensait que j’étais triste parce que j’avais tout quitté ! Elle a tout fait pour ME remonter le moral. » Il observa la cravate. « Voilà, t’es enfin décent. » Remus pouffa.

-          « Cela ne m’étonne pas d’elle, elle est tellement altruiste. C’est à se demander si elle a des défauts. » Sirius haussa les sourcils.

-          « Fais gaffe James, Remus veut te piquer ta copine. » Ces derniers se mirent à rire.

-          « J’adore Lily, mais elle ne m’attire absolument pas. Et je pense que c’est pareil de son côté, tu n’as rien à craindre Cornedrue. » Il leva les mains pour lui assurer qu’il disait la vérité.

-          « Bon assez dit d’âneries, on ne va pas tarder à arriver au château, je vais devoir m’occuper des élèves. »

-          « Ah mais oui Mr Préfet-en-chef, j’avais presque oublié. »  Sirius fit une révérence pour lui dire à tout à l’heure tandis que James sortait de leur compartiment. Il retrouva Lily qui était déjà en tenue et qui s’apprêtait à le rejoindre.

-          « Les grands esprits se rencontrent ! » S’exclama James. « Prête pour reprendre notre vie étudiante ? » Elle hocha la tête.

-          « Je suis nerveuse pour les ASPICS, mais j’ai un petit-ami très doué en métamorphose donc je ne devrais pas me faire de souci… » Il se raidit un peu, mais elle ne sembla pas y faire attention.

-          « Doué en métamorphose ? J’avoue que c’est une de mes matières préférées mais de là à dire que je suis très doué… »

-          « Vu la note que j’ai eu à mon devoir sur les animagus grâce à toi et Remus, je dirais que tu dois faire parti du top 10 de l’école. » Il poussa un soupir de soulagement, en effet, il se souvint de l’avoir aidée ce jour-là. Ils aidèrent les préfets à gérer le flux d’élèves qui sortaient du train et se rendirent au banquet.

 

Lily décida de ne pas rentrer pour les vacances d’avril pour pouvoir se consacrer uniquement aux révisions, après tout, c’était pour le mois de juin et avec ses devoirs de préfète plus son petit-ami et ses amies, elle était très occupée. Sa mère fut un peu déçue qu’elle ne revienne pas mais comprenait à quel point c’était important pour elle de réussir ses derniers examens. James avait reçu une lettre de son père, apparemment sa mère lui avait tout raconté et il comprenait sa colère. Il avait bien sûr demandé à Mafalda qu’elle s’excuse auprès de sa petite-amie, mais cette dernière n’en démordait pas, elle ne voyait pas ce qu’elle avait fait de mal. En tout cas, de son côté, William ne voyait aucun inconvénient à ce que la jeune fille continue de fréquenter son fils, et cela fit plaisir à James.

Les meilleures amies de Lily avaient bien sûr été mises au courant de toute l’histoire avec la grand-mère de James et Mary était révoltée.

-          « Mais quelle ordure ! J’en ai connu des anti-moldus mais alors là… C’est écœurant ! » Alice en restait muette.

-          « Elle t’a vraiment proposé de l’argent ? » Elle frissonna. « Je n’imagine pas ce que j’aurais dit si la famille de Franck ne m’avait pas acceptée et prise pour une fille vénale. » Lily se contenta d’hausser les épaules.

-          « Il n’y a que la centenaire qui ne m’a pas appréciée, les parents de James et ses cousins ont été très sympa avec moi. » Elle ajouta en souriant : « Et avec James tout se passe très bien, même mieux que bien. » Mary ne pu s’empêcher de la taquiner.

-          « Eh bien, eh bien, Mademoiselle Evans, je crois que vous êtes accro à notre maraudeur dépeigné préféré. Ce n’est pas toi qui disais à la rentrée ne pas être sûre que ce soit une bonne idée de lui dire oui ? »

-          « Oui c’est vrai, mais tellement de choses se sont passées depuis… J’ai l’impression que c’était il y a des années ! » Il était l’heure pour les filles d’aller se coucher et à Lily d’aller faire sa ronde avec James.

Elle attendit presque quinze minutes, il n’était jamais en retard d’habitude, ou en tout cas, il essayait toujours de la prévenir s’il avait un contre-temps… Au bout d’une demi-heure, elle décida de faire la ronde seule, se demandant ce qu’il pouvait bien fabriquer !

Elle croisa quelques élèves et mit des retenues mais elle ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter à propos de son petit-ami. Elle arriva finalement dans ses appartements de préfète. Lorsqu’elle entra dans le salon commun, elle eut un haut le cœur ! Une fille était sur James à moitié dévêtue, en train de le caresser et l’embrasser. Elle poussa un petit cri, horrifiée. La fille sur James, qui avait l’air d’être une Poufsouffle au vu de sa cape au sol, regarda en sa direction et sursauta. Lily lui cria quelque chose comme prends tes affaires et dégage de ma vue, ce que l’élève jaune fit à l’instant. James sembla comme se réveiller d’un rêve, il n’avait pas ses lunettes, il n’y voyait rien. Lily, elle, pleurait, elle n’en revenait pas de qu’il avait osé faire !

-          « Lily ? Je suis désolé j’ai dû m’endormi… » Elle l’interrompit et il réalisa que quelque chose n’allait pas.

-          « Comment as-tu pu ?! » Il retrouva ses lunettes qui étaient parterre et réalisa qu’il ne lui restait que son caleçon, Merlin qu’est-ce qu’il s’était passé ?! « Je ne te suffisais plus alors il a fallu que tu te tapes une Poufsouffle dans mon dos ?! » Il réalisa alors ce qu’elle disait.

-          « QUOI ? Mais jamais de la vie je ne ferais ça ! » Il se leva et réalisa sa tenue et vit un soutien-gorge oublié au sol. Lily poussa un rire sarcastique.

-          « Oui, bien sûr, ce n’est pas comme si je t’avais pris la main dans le sac ! » Elle vit un coussin et lui lança, malheureusement pour elle ses reflexes de Quidditch lui permirent de le rattraper sans effort.

-          « LILY ! Arrête ! » Il ne comprenait pas pourquoi elle l’accusait d’une telle chose mais il voulait mettre les choses au clair.

-          « Et moi qui m’inquiétais que tu ne sois pas là pour notre ronde ! Mais quelle idiote ! » Il fut chamboulé, il avait dormi pendant combien de temps ? 

-          « Lily, mon amour, attends, il y a quelque chose qui ne va pas. » Elle suspendit son geste, elle allait lui envoyer un livre. « Tu sais que je t’aime, que jamais je ne te ferais de mal ! » Elle s’écroula sur le sol en pleurant, abandonnant sa colère pour la tristesse. Il se précipita vers elle pour la consoler. Elle n’avait même pas la force de le repousser. « Je me souviens d’être venu ici, je te cherchais pour faire notre ronde, j’ai attendu je ne sais pas combien de temps, puis je me suis senti crevé alors je me suis assoupi sur le canapé, pensant que tu allais me réveiller. Et là, je me réveille et tu m’accuses de te tromper avec une Poufsouffle ! » Elle releva la tête vers lui. « Tu peux comprendre qu’un réveil aussi mouvementé mérite qu’on s’explique non ? » Elle se leva, soit il était un excellent acteur, soit en effet il n’était au courant de rien.

-          « Mais… Elle était là, sur toi, à moitié nue ! Je vous ai vu ! Je lui ai dis de prendre ses affaires et de partir, ce qu’elle a fait. Et là, tu as parlé ! Tu ne peux pas ne pas savoir qu’une fille était sur toi en train de te toucher… » Ses pleurs redoublèrent en revoyant la scène. James se dit alors qu’en effet quelque chose clochait.

-          « Lily, je t’assure que je n’ai rien fait, je dormais, j’ignore qui était cette fille et ce qu’elle m’a fait… » Il se regarda, en effet, il avait des marques de suçon sur le torse. « Elle a profité de mon sommeil pour me déshabiller et profiter de moi. » Lily se dit qu’il la prenait vraiment pour une imbécile.

-          « Personne ne dort aussi profondément ! Elle était sur toi, tu as dû sentir un poids quand même ! »

-          « On m’a jeté un sort de sommeil. » Elle le regarda stupéfaite. « C’est l’unique solution qui se tient. Car jamais, au grand jamais je ne t’aurais trompée ! » Il regarda autour de lui. « Et encore moins là où tu es le plus susceptible de me prendre la main dans le sac ! » La dernière phrase finit de la rassurer. Elle se précipita dans ses bras, qu’il lui ouvrit avec un grand soulagement. « Tu serais capable de reconnaître l’élève ? » Elle hocha la tête. « Je m’habille et on va aller tirer ça au clair. » Lily prit le soutien-gorge abandonné, il servirait de preuve.

Ils arrivèrent devant le portrait des Poufsouffles et donnèrent le mot de passe. L’avantage d’être préfet-en-chef était de connaitre tous les mots de passes des salles communes. Dès qu’ils entrèrent, un groupe de fille qui papotait s’arrêta net. Lily reconnu la fille, elle se tenait au milieu et semblait tout leur raconter. Elle se dirigea vers elle, énervée, le soutif toujours dans les mains.

-          « Tu n’as pas honte ?! » La jeune blonde semblait tombée des nues. « Profiter d’un homme inconscient, ça te fait délirer ?! » Les copines semblèrent choquées. La blonde leva les mains comme pour démentir.

-          « De quoi tu parles ? » Lily fut abasourdie d’un tel aplomb. Elle lui montra le soutien-gorge.

-          « Tu vas me soutenir que ce n’est pas à toi ?! » La blonde regarda le sous-vêtement, interdite. « Tu vas me dire qu’il n’y a pas 10 minutes que tu viens de rentrer dans ta salle commune parce que tu étais dans les appartements des préfets en train de violer James ?! » Les regards se posèrent sur le préfet-en-chef à côté d’elle qui ne disait mot.

-          « Mélodie, mais qu’est-ce qu’elle raconte ? » Demanda une de ses amies.

-          « Ecoute, Lily, j’étais justement en train de dire aux filles que je ne me rappelle plus de ce que je faisais avant d’arriver dans ma salle commune. J’étais à moitié nue avec mes vêtements dans les bras… Je ne me rappelle de rien… » Lily lâcha un rire.

-          « Bah voyons, comme c’est commode ! » Mélodie ne savait vraiment pas quoi dire à la préfète et se tourna vers son partenaire.

-          « Je suis désolée James, en aucun cas je n’aurais fait une chose pareille… » Elle rougit. « J’ai un petit-ami moi aussi… » Lily allait répliquer que ça n’empêchait rien mais James lui prit le bras et l’emmena un peu plus loin.

-          « Attends, tu ne vas pas me dire que tu la crois ?! »  Elle s’était étranglée en disant ça.

-          « Je crois qu’elle dit la vérité. Un sortilège d’amnésie après un Impérium peut-être… » Il lui avait murmuré à l’oreille pour ne pas que les autres entendent. Lily sembla se calmer.

-          « Mais qui ferait une chose pareille ? Un Imperium, tu sais comme moi que c’est interdit ! » James l’ignorait mais il savait que ça avait failli coûter sa relation amoureuse.

-          « Quelqu’un qui ne veut pas qu’on soit ensemble… Qui serait prêt à tout. » Cela semblait clair comme de l’eau de roche. « Ou prête à tout… » Lily comprit ce qu’il insinuait.

-          « NON ?! Tu penses vraiment qu’Elle ferait ça ? » Il la regarda avec un air sérieux.

-          « Pas toi ?! »

Lily eut des frissons, comment avait-elle réussi à faire ça dans l’école ? Ils n’étaient donc pas tranquilles même loin de sa famille !

-          « Si elle est capable de faire ça jusqu’ici, ça veut dire qu’on n’est pas à l’abri qu’elle recommence… » James réfléchissait à voix haute, donnant la chair de poule à la jeune fille. Ils décidèrent de rentrer après avoir dit à Mélodie que cette affaire resterait entre eux. Elle leur en fut reconnaissante et elle s’excusa encore une fois. Une fois dans leur appartement, Lily évita le canapé du regard, elle voulait oublier ce qu’elle avait vu. James la vit pleurer silencieusement et comprit immédiatement.

-          « Lily… » Il la prit dans ses bras, elle se laissa faire. « Je suis désolé… Je ne peux pas retirer ce que tu as vu… » Elle passa ses bras autour de son cou. « Est-ce que tu veux qu’on dorme ensemble ce soir ? »

-          « J’ai peur de fermer les yeux et de revoir la scène… » Il lui caressa la joue et essuya ses larmes.

-          « Il n’y a que toi que je veux. Je peux te le prouver, toute la nuit s’il le faut. Comme ça, tes yeux ne se fermeront que de plaisir… » Elle sentit ses lèvres contre les siennes, elle se rendit compte qu’elle en avait besoin. Elle approfondit le baiser et doucement, il l’entraîna dans sa chambre jusqu’à son lit. Pendant qu’il la déshabillait, elle prit la parole essoufflée.

-          « On va lui montrer qu’elle ne peut pas gagner. » Il l’embrassa passionnément, comme pour lui dire qu’il était d’accord avec elle. Lily oublia vite la scène horrible et ne pensa qu’aux mains et aux baisers de son amoureux sur elle.

Les jours passèrent, aucun autre incident de ce genre n’arriva. Lily commença de nouveau à se relaxer et à repenser aux cours et aux examens. James avait envoyé un hibou dès le lendemain à ses parents, racontant ce qu’il s’était passé, son père avait répondu dans l’heure, disant qu’il allait mener l’enquête de son côté, ce qui rassura son fils. Le mois d’avril et de mai passèrent à une vitesse folle. James commençait à penser à l’après Poudlard. Il avait envie de vivre avec Lily. Les quelques mois où ils étaient seuls dans leurs quartiers l’avait conforté dans cette idée. Il achèterait un appartement et il lui demanderait de vivre avec lui, il espérait juste qu’elle serait d’accord. Il en parla avec les maraudeurs, Peter était surpris d’une telle avancée dans leur relation.

-          « Mais… Ce n’est pas un peu rapide ? » Il mangeait une chocogrenouille en même temps. « Surtout que ta grand-mère ne voudra jamais ! »

-          « Oui, eh bien, je ne lui demanderais pas son avis… » Sirius grimaça.

-          « Avec quel argent tu comptes t’acheter ton appartement ? » James réalisa qu’il ne pourrait jamais dépenser une telle somme sans qu’elle ne soit au courant.

-          « BOUSE ! » Il jeta un livre à travers la pièce, heureusement Remus eut le temps de se baisser au moment où il passait. « Désolé Lunard ! » Il se jeta sur son lit, il s’en voulu de ne pas avoir pensé à ce détail. Ses amis étaient désolés pour lui, après tout, il voulait juste son indépendance et même cela, on lui refusait.

-          « Peut-être que d’ici la fin de l’été, ton père aura son mot à dire. » James ricana aux paroles de son meilleur ami.

-          « Autant attendre un miracle ! » Il secoua la tête, résigné. « Tant que la vieille harpie sera aux commandes, je ne pourrais rien faire ! »

-          « Alors, mettons-la hors-jeu ! » S’exclama Sirius. Le maraudeur à lunettes se demanda bien quel plan venait de germer dans sa tête. « On lui organise un petit accident, rien de bien méchant… »

-          « Elle est plus solide qu’elle n’en a l’air, crois-moi ! » Pouffa James.

-          « Donc, on ne fait rien du tout ? Je croyais que tu avais dit à tes parents que tu ne te laisserais plus faire ? »

-          « Je ne me laisse pas faire, la preuve, elle est obligée de me jeter un sort de sommeil et d’ordonner à une fille innocente de m’embrasser. Elle sent qu’elle doit passer par ce genre de procédés pour nous séparer, ce qui prouve, qu’elle a peur de nous. »  

Sirius ne trouva rien à ajouter, après tout, il avait raison. Pour le moment, ils avaient tout surmonté ensemble. Il espéra que ça allait continuer comme ça, mais il sentit au plus profond de lui, que la vieille n’allait pas s’arrêter là. Il redoutait qu’elle finisse par frapper fort et elle risquait de faire énormément de mal.

End Notes:

Voilà merci de m'avoir lue, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour me dire ce que vous en pensez. A bientôt pour la suite!

Chapitre 12: La fin d'une ère by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite, j'espère que mon histoire vous plait, les personnages sont à J K Rowling et non à moi. 

Bonne lecture!

Chapitre 12 : La fin d’une ère

 

Ça y est, le dernier examen était passé, Lily ne pouvait s’empêcher de ressentir un léger pincement au cœur. Poudlard avait été 7 ans de sa vie ! Et quelle vie ! La magie depuis qu’elle en avait eu connaissance était la plus belle chose qui lui soit arrivée. Mary arriva vers elle, elles avaient été les premières à finir l’examen de potion.

-          « Alors, tu t’en es bien tirée ? J’ai eu un doute à la question 3… » Lily regardait dehors, entendant sa voix mais elle pensait à combien cette école allait lui manquer. « La terre à Lily ! » Elle se reprit et lui demande de répéter sa question. « A toi aussi ça fait bizarre de se dire que c’est la fin ? On va enfin rentrer dans la vie active ! » Lily lui sourit, mais la nostalgie de cette journée l’emportait sur la joie qu’elle pouvait ressentir, elle allait être diplômée, enfin elle l’espérait, et elle allait trouver un travail, un appartement. Elle avait songé à emménager avec James mais elle n’avait pas eu l’occasion de lui en parler. Après tout, ils avaient presque vécu seuls pendant l’année dans leur appartement. Elle voulait être avec lui, mais au vu de la situation compliquée, elle ne savait pas comment il allait réagir.

-          « On rejoint les garçons ? Ils n’ont pas eu d’examens aujourd’hui eux, la chance ! » Elle sortit de sa réflexion et suivit sa meilleure amie dans le parc près du lac. Les 4 maraudeurs étaient là, bronzant, jouant à la bataille explosive ou tout simplement en train de discuter. James se leva en voyant sa copine arriver.

-          « Alors ? » Lily lui rendit son sourire.

-          « Ça s’est plutôt bien passé, il n’y a qu’une question où je pense avoir répondu à côté… » Elle s’assit à côté de Remus et fut rejoint par Mary et son petit-ami.

-          « Je savais que tu ne pouvais pas rater les potions, tu as ça dans le sang. » Lily se mit à rougir.

-          « Je pense me tourner vers ce domaine, peut-être en recherche ou en guérison. » James était ravi de voir qu’elle avait déjà une petite idée de ce qu’elle voulait faire.

-          « Je crois que tu as raison, ça serait parfait pour toi ! » Elle l’embrassa rapidement pour le remercier de son soutien. Remus demanda à Mary ce qu’elle voulait faire après Poudlard.

-          « Je pense me tourner vers l’enseignement. J’adorerais revenir ici en tant que professeur ! » Remus hocha la tête, c’est vrai que l’école était un endroit prestigieux. Son ami à lunettes eut un pincement au cœur en pensant que son ami lycanthrope n’aurait surement jamais le droit de travailler à cause de sa condition, il trouvait cela tellement injuste. Mary se tourna vers lui, justement et lui posa la même question.

-          « J’aimerais beaucoup être auror… » Il soupira. « Mais je n’aurais pas le droit de travailler. » Lily fronça les sourcils, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire. « Ma grand-mère pense que je n’ai pas besoin de travailler, puisque c’est pour les pauvres, histoire qu’ils aient de l’argent pour vivre. Or, la famille Potter n’a pas besoin de s’abaisser à un tel niveau. Pour la citer. » Les deux filles, connaissant la doyenne, n’auraient pas dû être choquées, pourtant elles l’étaient.

-          « Et si tu en parles à tes parents ? » Demanda sa copine timidement.

-          « Oh, mais je l’ai fait. Non seulement, ils sont d’accord avec elle, pourquoi est-ce que j’aurais envie de travailler alors que j’ai un patrimoine à faire fructifier et qui me prendra tout mon temps ? Et en plus, être auror, un métier dangereux, où on peut se faire tuer à tout moment, alors que je suis le dernier héritier ? Je peux te dire qu’ils n’ont pas hésiter une seule seconde ! » Il sentit la colère montée, encore une frustration dans sa vie. Il ne pouvait vraiment rien faire, il n’avait pas le choix. Lily l’enlaça pour lui apporter un peu de réconfort. Il l’accepta avec plaisir. Il lui proposa de faire un petit tour du lac, juste eux deux.

-          « James, je pensais après Poudlard, je ne sais pas ce que tu comptais faire, mais j’aurais aimé qu’on en discute… » Il acquiesça et prit la parole.

-          « J’aurais aimé t’offrir le monde sur un plateau… Parce que tu le mérites ! » Elle se tourna vers lui, prête à lui dire qu’elle ne voulait pas de tout ça. « Je voulais te proposer d’emménager avec moi. J’ai regardé quelques appartements à Londres, j’étais sur le point de te demander… Puis j’ai réalisé que la vieille tenait les cordons de la bourse. Mes mains sont liées, je suis désolé… » Il se sentait tellement impuissant, l’avenir pour eux semblait stagné et il s’en voulait énormément d’infliger cela à sa petite-amie.

-          « James, ce n’est rien, je peux trouver un logement à louer, mes parents voudront sûrement bien nous aider… » Il s’arrêta de marcher, elle ne semblait pas voir où était le problème.

-          « Non ! Je leur ai déjà demandé de m’héberger quelques jours et j’étais terriblement gêné ! Je ne peux pas leur demander encore plus, je ne veux pas être entretenu par ma copine alors que j’ai largement les moyens de me payer tout un immeuble ! » Il frappa au pied un caillou qui termina dans le lac. Il n’en pouvait plus de cette frustration au fond de lui. Elle comprit sa situation et que sa demande n’était pas une bonne idée.

-          « Je suis désolée, j’essaye juste de trouver une issue… » Il sentit la colère le gagner, il ne savait pas pourquoi mais il avait envie de hurler, et elle était la seule à être là alors c’était elle qui allait prendre.

-          « Oui et bien trouve autre chose, je croyais que tu étais intelligente ! » Il voulait la blesser, c’était plus fort que lui et elle pâlit sous ses paroles.

-          « Arrête James, tu vas finir par dire quelque chose que tu vas regretter… » Elle ne voulait pas l’énerver davantage, elle voyait bien qu’il essayait de se contenir mais la rage fut la plus forte.

-          « MAIS BON SANG QU’EST-CE QUE J’AI FAIT A MERLIN POUR M’ATTIRER DES ENNUIS PAREILS ?! » Il la regarda, il voyait trouble. « TOUT CA C’EST DE TA FAUTE ! JE N’AURAIS JAMAIS DÛ TE DEMANDER DE SORTIR AVEC MOI ! DEPUIS QU’ON EST ENSEMBLE, IL NE M’ARRIVE QUE DES MALHEURS ! » Elle pleurait désormais, elle savait qu’un jour, il regretterait de sortir avec elle, qu’il la blâmerait. Elle vit du coin de l’œil des ombres, ses amis arrivèrent en courant, probablement suite aux cris de leur ami. Sirius le prit à part en lui criant dessus.

-          « MAIS QU’EST-CE QU’IL TE PREND CORNEDRUE ?! » Lily tomba dans les bras de Mary qui jetait des éclairs à celui qui l’avait mise dans cet état. « TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU DIS ET A QUI TU LE DIS ?! »

-          « LAISSE MOI TRANQUILLE SIRIUS ! TU ES AUSSI RESPONSABLE QU’ELLE DE LA CHUTE DE CETTE FAMILLE ! » Patmol se figea sous ses mots. « TU N’ES QU’UN PARASITE ! » Il y eut un silence, Patmol comprit, ce n’était pas James qui parlait. Il pointa sa baguette sur son meilleur ami et prononça un Finite Incatatem. Il vit alors son ami à lunettes changer du tout au tout, toute la colère l’avait quitté et il s’écroula parterre réalisant ce qu’il avait dit. Sirius l’aida à se relever.

-          « Patmol, je suis désolé. »

-          « Tu n’étais pas toi-même, la mégère a dû te jeter un sort de colère et de confusion. » Lily entendit ses paroles et poussa un petit cri, signalant sa présence à son petit-ami qui se précipita vers elle.

-          « Lily ! » Elle se laissa prendre dans ses bras. « Mon amour, jamais je ne t’aurais dit ses choses, je te le promets. Ce n’était pas moi. » Il embrassa ses larmes, mais cette fois-ci, elle s’écarta.

-          « Je n’en peux plus… » Elle se releva, elle chancela, Mary la soutint. « Elle ne nous laissera jamais en paix… » James sentit son cœur louper un battement dans sa poitrine.

-          « Lily… Je t’en prie, ne fais pas ça… » Elle commença à s’éloigner. « LILY ! » Elle se retourna, elle ne pouvait pas le laisser comme ça, sans réponse.

-          « J’ai… j’ai juste besoin d’un peu de temps pour réfléchir. Je t’en supplie, il faut que j’y vois plus clair… » Il était bouche-bée, il se sentit vidé d’un coup, comme s’il n’y avait plus d’espoir. Remus l’aida à se remettre debout tandis que les filles partaient. Il n’arrivait pas à y croire, c’était un cauchemar !

-          « James… Elle est juste chamboulée, elle reviendra je le sais. » Patmol essayait de lui remonter le moral. « Elle a tellement subi depuis la rencontre avec la vieille bique… Elle est forte, elle saura faire la part des choses. »

-          « Je lui ai dit des choses horribles… Surement ce qu’elle redoute le plus ! J’aurais dû combattre le sort ! »

-          « Personne ne le peut James ! On sait à quel point tu tiens à elle, mais personne ne peut le contrer juste par la volonté. » Remus acquiesça et ajouta :

-          « La question maintenant est : Comment fait-elle pour t’atteindre alors que tu es dans l’école la plus protégée du Royaume-Uni ?! » James essaya de réfléchir, mais le chagrin était le plus fort.

-          « Je crois que l’important maintenant, c’est de savoir comment ça va se passer hors de Poudlard ? Je vais devoir rentrer au manoir et je n’ai aucune envie de me retrouver avec elle ! » Sirius hocha la tête, comprenant ce qu’on frère voulait dire.

-          « Je comptais me prendre un appartement, j’en visite un dans une semaine, si ça te dit de venir vivre avec moi, je peux te passer mon canapé ! » Le maraudeur à lunettes lui en fut reconnaissant, ça le dépannerait bien, en effet. Remus leur fit part de ses doutes.

-          « Oui, c’est une solution, mais temporaire, tu ne vas pas pouvoir éviter ta grand-mère toute ta vie… » Il soupira, non il ne pourrait l’éviter, ça c’était certain.

-          « Je sais… Pour l’instant, tout ce que je veux c’est que Lily veuille rester avec moi. » Sirius lui tapa sur l’épaule comme pour lui faire comprendre que tout allait s’arranger, il le savait.

 

Mary regardait Lily, la jeune fille n’allait vraiment pas bien. Elle regardait par la fenêtre mais semblait ne rien voir.

-          « Tu veux que j’appelle James ? » Elle secoua la tête de façon négative. « Cela va faire deux jours… On part demain, je pense qu’il faut que vous en parliez. Tu n’as rien mangé et tu vis dans le noir ! Je ne peux plus supporter de te voir comme ça. » Mary s’approcha d’elle et la rousse lui demanda d’aller chercher James, elle avait raison se dit-elle, il devait se faire un sang d’encre et elle était trop malheureuse pour penser à autre chose. James était dans son dortoir avec les autres maraudeurs, en train de préparer sa valise, le cœur lourd. Il n’avait toujours pas de ses nouvelles et cela le tuait, il voulait savoir si elle allait bien… Il entendit des petits coups à la porte, en 2 enjambées, il y était et l’avait déjà ouverte. Il fut surpris de voir Mary.

-          « C’est Lily ?! Est-ce qu’elle va bien ? » Il sentit l’angoisse montée.

« Elle m’a demandée de venir te chercher, il est grand temps que vous parliez… » Il hocha la tête et partit à sa suite, après un regard en arrière à ses amis qui avaient un sourire d’encouragement. Pour eux, l’issue serait heureuse, ils en étaient sûr.

Mary lui ouvrit la porte de leur dortoir, il faisait sombre mais il distingua une forme sur un lit. Elle referma derrière lui, les laissant seuls.

-          « Lily… » Elle était dans un état lamentable, il ne devait pas être mieux. « Tu voulais me voir ? » Sa voix s’étrangla, il était nerveux, il ne voulait pas imaginer que ça se termine. Elle se leva, elle était enveloppée dans un grand gilet, elle se dirigea vers lui.

-          « Oui, j’ai beaucoup réfléchi à nous… » Elle lui prit les mains, il ne se sentit pas plus rassurer. Elle l’invita à s’asseoir à côté d’elle sur le lit. « Je suis désolée de t’avoir fait attendre si longtemps… Mais j’ai eu besoin de tout ce temps pour prendre du recul… »

-          « Lily, dis-moi une bonne fois pour toute si tu ne veux plus de moi… Je sais ce que je ressens, je t’aime et je ne veux pas que tu t’en ailles, mais si c’est ce que tu veux alors…  Mais cette attente est horrible… »

-          « James, je t’aime, tu me crois quand je te le dis ? » Il acquiesça, oui elle l’aimait, enfin il l’espérait. « Je t’aime tellement… Et même si ce n’était pas toi qui parlais près du lac, tes mots n’ont cessé de résonner en moi… » Il allait répondre mais elle continua : « Peut-être qu’un jour, tu regarderas en arrière et tu te diras que cela n’en valait pas la peine, que c’était une erreur de sortir avec moi… »

-          « Lily ! Comment peux-tu penser ça ?! » Il l’obligea à le regarder droit dans les yeux. « Le seul gâchis dans cette histoire, ce n’est pas à toi que je le dois, mais bien à la mégère ! Tu as toujours été irréprochable, au-delà de mes espérances, là où beaucoup aurait tout lâché, tu m’as montré à quel point tu étais forte et déterminée. Je comprends qu’entendre ces mots ait été horrible, mais ce n’est qu’un de ses stratagèmes ! Elle a peur de toi, elle veut que tu craques. » Il reprit sa respiration. « S’il y a une personne qui doit se poser ces questions, c’est toi. »

-          « Je ne regretterais jamais d’être avec toi ! Oh, James, je suis tellement désolée… » Il la prit dans ses bras et la serra contre lui.

-          « Tu as subi tellement d’épreuves, uniquement à cause de moi et de ma famille… Je ne t’en voudrais jamais de craquer, mais je préfère que tu me le dises et je serais là pour t’épauler. » Il sentit son souffle dans son cou. « Est-ce que j’en déduis que tu ne comptes pas rompre avec moi ? »

-          « Non, bien sûr que non. Ces derniers jours sans toi ont été une torture… » Il l’embrassa sur les joues, puis le nez, puis le front.

-          « Je ne veux plus y penser, encore une fois, la grincheuse a perdu. Nous sommes ensemble, c ’est tout ce qui compte. » Il l’embrassa sur les lèvres et elle lui ouvrit l’accès à sa langue. Merlin, ça lui avait manqué. Elle gémit lorsqu’elle sentit ses mains se balader sous son pull. Il n’allait pas plus loin, attendant le feu vert, qu’elle lui donna sans attendre. Il ne cessait de l’embrasser, dès qu’il ne pouvait pas, il lui chuchotait qu’elle lui avait manqué. Elle se sentit frémir, elle savait que quoiqu’il arrive, elle ne pouvait plus se passer de lui. Ils firent l’amour et ne sortirent de la chambre que le soir pour leur dernier dîner. Ils avaient eu besoin d’un moment pour se retrouver et ils avaient un sourire qui illuminaient leur visage quand ils retrouvèrent leurs amis. Sirius était ravi de les voir main dans la main.

-          « Et bien, on se demandait si vous aviez décidé de vous installer ici pour toujours ? » Ils prirent place à côté de lui.

-          « Vous imaginez, c’est notre dernier repas ici ? Après 7 ans ! » Mary était au bord des larmes, la nostalgie la gagnait. Lily mit sa main sur la sienne.

-          « Oui, c’est vrai que ce n’est pas rien, mais dis-toi, qu’une page se tourne, une nouvelle histoire va s’écrire. » Sa meilleure amie mit une main par-dessus la sienne.

-          « Promets-moi qu’on continuera à se voir et à s’écrire comme avant Lily. Surtout au vu des choses horribles qui se passent dehors… »

-          « Je te promets de continuer de t’ennuyer avec mes ennuis même en dehors de ces murs. »

Le repas se passa dans les souvenirs, les bons uniquement, les fous rires. Les maraudeurs se rappelaient de leurs meilleurs blagues et les filles n’en pouvaient plus.

-          « Je ne me rappelais plus de ça ! Oh, vous aviez fait fort ! » James était heureux de la voir pleurer de rire pour une fois.

-          « Oh oui, ça a été un de nos meilleurs enchantement ! » Sirius voulait absolument que Lily passe un bon moment, qu’elle oublie la gorgone et James savait ce qu’il faisait, il lui en était reconnaissant. Il était tellement heureux que Sirius la considère comme sa petite sœur, il l’avait prouvé près du lac quand il l’avait arrêté et pris sa défense et il le prouvait encore maintenant.

 

Le retour dans le train avait été silencieux. Chacun faisait ses adieux au château dans sa tête qui avait été leur maison pendant de longues années. Lily était dans les bras de James, ils n’avaient toujours pas reparlé de ce qu’ils allaient faire en rentrant chez eux.

-          « Tu vas retourner au manoir j’imagine ? » Il fut surpris, il ne pensait pas qu’elle oserait en parler pendant le trajet.

-          « Au début de l’été oui, mais Sirius m’a offert de m’héberger de temps en temps, quand je ne pourrais plus supporter Mafalda. » Sirius pouffa.

-          « Tu passeras donc toutes tes journées chez moi. O Joie ! » Il explosa l’instant d’après. Remus l’avait battu à la bataille explosive. « Eh ! Je n’étais pas prêt ! »

-          « Tu n’avais qu’à rester concentré… » Lily savait qu’ils allaient énormément lui manquer, ça allait lui faire bizarre de retrouver ses parents après tout ce temps passé côté sorcier.

-          « Je pense que je vais me prendre un endroit également… » Il s’en doutait, il aurait tellement aimé pouvoir vivre avec elle. « En attendant que tu puisses me rejoindre… » Il sourit, elle était parfaite. Il l’embrassa sur le front.

-          « Merci. » Elle le regarda avec un air un peu perdu, pourquoi la remerciait-il ?  « De ne pas m’oublier. J’aurais tellement voulu qu’on choisisse un appartement ensemble et qu’on s’y installe… » Elle lui prit la main.

-          « Je ne t’oublierais jamais. Tu seras toujours le bienvenu et même si tu n’en as pas le besoin, j’espère que tu viendras me voir… » Il pouffa, l’embrassant de plus belle.

-          « Bien sûr, tu ne t’en sortiras pas aussi facilement. » Elle en était ravie, ce sera plus facile de l’accueillir chez elle que chez ses parents, même s’ils l’adoraient.

 

Sur le quai de la gare, les parents de Lily furent ravis de revoir James. Sandra lui fit un énorme câlin, qu’il accueillit comme un cadeau.

-          « Comment vas-tu mon grand ? Tu as réussi à joindre tes parents et à vous expliquer ? » Il allait répondre quand il entendit une voix derrière lui.

-          « Oui, il a pu tout nous dire et tout est rentré dans l’ordre. » Lily vit Louisa et William qui étaient là à la plus grande surprise de leur fils. « Lily, quel plaisir de te revoir après tout ce temps. » Louisa ouvrit les bras et lui fit une bise. James s’approcha de son père et il eut la surprise de recevoir une accolade de sa part.

-          « Est-ce que cela veut dire que… Elle est partie ?! » William secoua la tête, d’un air désolé. « Alors que faîtes-vous là ? »

-          « Nous voulions t’accueillir pour ton dernier retour en train mon chéri. » Louisa se tourna vers les parents de Lily. « Vous devez être les parents de Lily. Je voulais vous remercier pour les hortensias, ils ont bien poussé et ils sont magnifiques ! » La jeune fille rousse se dit qu’elle n’aurait pas pu imaginer un plus beau compliment que celui-ci pour sa mère. William serra la main à son père, c’était leur premier contact, mais il y avait un énorme respect entre eux.

-          « Oh, je suis tellement contente. Je voulais vous remercier d’avoir si bien pris soin de Lily quand elle était chez vous. » Les parents de James se raidirent, pensant à une blague mais Lily les rassura d’un regard.

-          « Oui je leur ai dit à quel point vous avez été gentils et ma mère a adoré la robe que vous m’avez confectionnée, Louisa. » Ils comprirent alors que la jeune fille n’avait pas tout révéler à sa famille, ce qui évitait surement une ambiance tendue. Henri prit la malle de sa fille, mais sa femme ne semblait pas vouloir partir comme ça.

-          « Est-ce que ça serait présomptueux de ma part de vous inviter à boire le thé chez nous ? » Louisa semblait enchantée de l’invitation.

-          « Nous serions ravis. James connaît votre adresse, nous nous rejoignons directement chez vous. » Sandra exultait, elle avait vraiment envie d’en savoir plus sur eux. Les Evans commencèrent à partir vers leur voiture, Lily murmura à son copain avant de les rejoindre.

-          « On sera arrivés dans 20 minutes environ, tu as le temps de passer chez toi, déposer ta malle. » Elle lui fit un clin d’œil et lui dit à tout de suite.

William n’avait rien dit, mais une fois arrivé au manoir, il laissa son manteau à Dinky, comme s’il ne comptait pas repartir. James aurait dû s’en douter.

-          « Vous ne comptez pas y aller n’est-ce pas ? » Sa mère ne comprenait plus rien.

-          « Mais William, nous leur avons dit que nous irions… » Son mari avait vraiment l’air peiné, mais ne dit rien. Mafalda arriva à ce moment-là avec sa canne claquant sur le sol.

-          « William sait que ce serait une perte de temps d’aller chez des moldus ! » Elle l’avait dit avec tout le dégoût dont elle était capable. James serra les poings.

-          « Je sais ce que vous avez fait lorsque j’étais à Poudlard ! Vous avez tout fait pour qu’elle me quitte, j’ignore comment vous avez fait, mais vous avez échouer ! » Elle fit un signe de la main comme si ce n’était pas important.

-          « Je ne vois pas de quoi tu parles jeune homme. Je ne suis au courant de rien, si elle a failli te quitter, ce n’est en aucun cas de ma responsabilité. » Il en fut estomaqué, elle osait lui mentir ?!

-          « Je n’ai pas de preuves, mais croyez-moi, je sais que c’est vous. Et vous ne pourrez pas m’empêcher de la revoir. » Elle eut un petit sourire en coin. Il prit la main de sa mère et alla pour transplaner, mais rien ne se passa. Louisa essaya à son tour, mais sans succès. Ils ne pouvaient plus partir, ils étaient prisonniers.

 

Sandra regardait encore par la fenêtre, cela faisait plus d’une heure qu’ils auraient dû arriver, elle était très inquiète. Son mari, lui, pensait qu’ils avaient mieux à faire que de venir chez eux mais n’osait pas le dire à la maîtresse de maison. Lily savait que quelque chose n’allait pas, jamais James n’aurait fait faux bond à ses parents sans prévenir. Elle pensa immédiatement à la vieille dame qui faisait de leur vie un cauchemar. Elle entendit des petits coups frappés à la porte. Sandra se regarda dans le miroir avant d’ouvrir la porte.

-          « Bonsoir, je peux vous aider ? » Elle avait l’air perplexe, Lily avançait doucement jusqu’à la porte d’entrée, au moment d’arriver au niveau de sa mère, elle vit un sort la toucher de plein fouet, faisant tomber la moldue parterre. Lily cria et sortit sa baguette. Elle fut abasourdie de voir la grand-mère de James devant elle, se tenant au-dessus du corps de sa mère, elle ne l’avait que pétrifiée heureusement. Henri arriva après avoir entendu le cri de sa fille et paniqua en voyant sa femme inanimée.

-          « SANDRA ! » Lily n’eut pas le temps de le mettre en garde et avant qu’il n’arrive jusqu’à sa femme, Mafalda lui fit subir le même sort. Lily était en larmes, voyant son père statufié, elle avait perdu ses moyens.

-          « Bonsoir Lily, enfin un peu d’intimité. » Elle avait une voix doucereuse, la rousse serra sa main sur sa baguette. « Je ne ferais rien de stupide si j’étais toi, tes parents ne sont que figés pour l’instant, mais tu sais de quoi je suis capable… »

-          « Comme jeter un Impero à une jeune fille qui n’avait rien demandé ? » Elle eut envie de vomir lorsque la vieille se mit à rire.

-          « Tu dois avouer que c’était bien trouvé, non ? Je pensais qu’après avoir vu ça, tu le quitterais sur le champ, lui brisant le cœur et laissant le champ libre. Mais tu es coriace, je dois l’admettre, je pensais que tu serais partie à ce moment-là. Ou quand il t’a hurlé dessus, j’avoue que j’y étais presque… »

-          « Je ne partirais jamais, vous n’avez toujours pas compris ?! Je l’aime et vous ne me faîtes pas peur ! » Elle s’approcha d’elle, la faisant reculer jusqu’à un mur.

-          « Je ne te fais pas peur, hein ? » Elle prononça un sort et des cordes vinrent s’enrouler autour d’elle. « Tu n’es qu’un pion de plus à éliminer. » La jeune fille allait lui répondre mais une corde lui barra la bouche. « D’abord mon mari, ce bon à rien, il pensait qu’il avait le monde à ses pieds… » Lily fut choquée, elle avait tué son mari ! « Si tu savais le nombre de fois où il m’a trompée… Je gardais la tête haute, mais à l’intérieur, je bouillonnais ! » La jeune fille savait que si elle lui racontait tout ça, c’était qu’elle n’avait aucune chance de la laisser partir. Elle essaya de desserrer ses liens, mais ne fit que le contraire. « Un soir, il ne s’est douté de rien, j’ai demandé à Dinky de mettre du poison dans son verre. Et hop, parti ! J’étais enfin débarrassée et j’ai pu convaincre mon nigaud de fils que j’étais faible et que je voulais faire quelque chose d’utile pour m’accrocher à la vie ! » Elle frappa dans ses mains, heureuse. « Oh, je n’aurais jamais pu imaginer qu’il me donnerait les clefs et les rênes de sa famille. Si tu savais, ce jour-là a été le plus beau de ma vie ! » Elle semblait presque danser, elle ne ressemblait plus du tout à une vieille dame. « Tout se passait bien, jusqu’à ton arrivée ! » Son sourire s’effaça. « J’aurais pu t’apprécier. Crois-moi, si tu avais été des nôtres, tu aurais été parfaite… Malheureusement, tu es devenue un obstacle au bon fonctionnement de cette famille… » Elle se rapprocha de la née-moldue qui ne pouvait vraiment rien faire. « Oh, rassure-toi, je ne vais pas te tuer. Au début, j’en avais l’intention mais… Cela ferait trop de peine à mon petit-fils, je ne veux pas que tu deviennes une martyre… » Elle la libéra de ses liens, laissant Lily complètement hagarde. « J’ai besoin que tu écrives une lettre… Une lettre qui dit à James que c’est fini, le pourquoi du comment, je n’en ai rien à faire. Pour appuyer tes propos, tu vas mettre ton collier dans l’enveloppe. Sois convaincante, je ne veux pas qu’il doute ! » Elle la poussa sur la table de la salle à manger et fit apparaître de quoi écrire. « Je pense que tu n’as pas besoin de connaître tes motivations. » Elle jeta un regard à ses parents immobiles. Lily n’avait pas le choix, il fallait qu’elle écrive la lettre. Elle prit la plume et la trempa dans l’encre. Sa main tremblait tellement qu’elle se demanda si ça allait être lisible. « Bien sûr, si tu essayes d’écrire un message caché, je le saurais et je reviendrais pour finir le travail. »

Lily commença alors à écrire ce qui lui sembla la chose la plus difficile qu’elle n’ait jamais faîte. Mafalda était impatiente, faisant claquer sa canne dès qu’elle la voyait hésiter sur un mot. Dès qu’elle eut fini d’écrire son prénom, la mégère lui arracha la page des mains.

-          « Bien, maintenant ton collier. » Lily se souvint de la soirée où il lui avait offert… Elle pleurait, car elle savait que c’était un adieu qu’elle lui faisait. Elle l’ouvrit et le donna à la sorcière. « Bien, maintenant que cela est fait, nous allons passer à la partie la plus déplaisante… » Lily pouffa.

-          « Qu’est-ce qu’il pourrait être plus déplaisant que ce que vous venez de me faire faire ?! Allez-y tuez-moi ! » Mafalda claqua sa canne, agacée.

-          « Tu n’écoutes donc rien de ce que je t’ai dit ? Je ne vais pas te tuer, mais comme tu l’auras deviné, je ne peux pas te laisser partir comme ça… » Elle sortit sa baguette de sa canne comme s’il s’agissait d’un fourreau. « Stupéfix ! » Lily ne pouvait plus bouger, elle avait toujours conscience de ce qu’il se passait, mais elle était incapable de se défendre. « Je ne voulais pas en arriver là, mais James et toi, vous ne m’avez pas laissé le choix… Je n’ai jamais utilisé ce sort sur un si long terme, j’ignore les conséquences, mais mieux vaut toi que moi ! » Lily sentit un mal de crâne horrible et puis le noir total.

End Notes:

J'espère que ce chapitre vous a plus, si c'est le cas, faîtes le moi savoir surtout! A bientôt pour la suite! Merci de m'avoir lue

Chapitre 13: Malheur, malheur by EveRywhere49
Author's Notes:

Voila la suite de l'histoire. J'espère qu'elle vous plaira également! JK Rowling a créée ses personnages, ils ne m'appartiennent pas. Bonne lecture.

Quand James se réveilla ce matin-là, il ne se souvenait absolument pas comment il était arrivé dans son lit. Il essaya de se rappeler de quoique ce soit de la veille. Il avait pris le train, ses parents étaient sur le quai, Lily était là aussi… Et après le flou le plus total. Il se leva difficilement, il se sentait vaseux, comme après une bonne soirée arrosée. Il entendit quelqu’un frapper à sa porte et invita la personne à entrer. Sirius avait un air de soulagement en voyant son meilleur ami toujours vivant.

-          « Bon sang ! Je t’appelle via le miroir depuis hier soir ! Je viens de faire du forcing pour te voir, j’ai menacé la vieille goule de prévenir les aurors pour pouvoir passer ! » James lui fit signe de parler plus doucement et moins fort.

-          « Je t’avoue que je ne me souviens pas de grand-chose depuis hier soir. Je viens d’ouvrir les yeux. » Sirius fut abasourdi, il y avait forcément gnôme sous rocher.

-          « Tu penses qu’on est quel jour ? » James commença à s’énerver, c’était évident non ?

-          « On est rentré de Poudlard hier ! » Sirius blêmit, lui prouvant qu’il avait tort.

-          « Cela fait 4 jours qu’on est rentré chez nous… » James n’en revenait pas, il n’avait pas pu dormir pendant tout ce temps ! « C’est pour ça j’ai trouvé ton silence louche, je n’ai pas arrêté de te faire des appels, mais je ne voyais que tes vêtements, je me suis dit que tu étais trop occupé avec Lily pour défaire ta malle… » James eut un frisson, Lily, elle devait s’inquiéter !

-          « Lily ! Il faut que je lui parle, elle doit être morte d’inquiétude. » A ce moment-là, Dinky apparu en s’inclinant.

-          « Dinky n’a pas pu s’empêcher d’entendre Maître James parler de Miss Evans, une chouette blanche est venue il y a deux jours avec ceci. » Il lui tendit une enveloppe scellée à son nom.

-          « Merci Dinky. » Sirius était méfiant, l’empressement de l’elfe était très louche. James ouvrit l’enveloppe, espérant qu’elle lui donne de ses nouvelles. Mais la première chose qui tomba fut le collier. Il eut un haut le cœur, elle ne l’enlevait jamais… Sirius pâlit également. Tremblant, le maraudeur ouvrit la lettre, elle était longue et il y avait quelques traces qui prouvaient qu’elle avait pleuré.

James, c’est avec le cœur lourd que je t’écris cette lettre. Je sais qu’on avait des projets, mais j’ai bien réfléchi et je ne pense pas être capable de t’apporter ce que tu veux. Je ne peux pas vivre dans un monde où je suis rejetée à cause de mon sang et de ma famille. Cela ne retire en rien les sentiments que j’ai pour toi, mais le destin en a voulu autrement. Je te demanderais de ne pas essayer de me contacter, ma décision est prise, elle peut paraître lâche, mais j’ai besoin de me protéger et de protéger les gens que j’aime… Je veux que tu sois heureux, avec une femme que ta famille approuvera. Je ne t’oublierais jamais, mais au fond, tu sais que c’est mieux comme ça, toi aussi. Avec tout mon amour, Lily.

Le maraudeur sentit le sol s’ouvrir sous ses pieds. Cela ne pouvait pas être vrai. Il prit sa baguette et lança un Finite Incatatem, comme pour défaire le maléfice. Mais le papier resta intact et les mots inchangés, c’était bien de sa main… Sirius ne savait pas quoi dire mais il ne voulait pas y croire non plus.

-          « James… » Son ami se leva et laissa tomber l’enveloppe et le collier comme s’il ne les voyait pas. « Je ne pense pas que… »

-          « Sirius, je t’en supplie, laisse-moi. » Il posa sa tête contre la vitre, il ne voulait plus penser à rien.

-          « Non, je ne te laisserais pas ! » Il s’assit sur son lit. « Je suis là pour toi, si tu as besoin. » James ne daigna même pas se retourner, il serrait la lettre dans sa main au point de la chiffonner. Les larmes arrivèrent sans effort, il aurait dû s’attendre à cela… Il l’avait prédit, qu’elle le quitterait.

-          « J’aurais dû m’y attendre… » Il essuya ses larmes sous ses lunettes, il ne voyait plus rien. « Elle a tellement souffert… Déjà la dernière fois, elle doutait de nous… Et j’ai préféré passer à autre chose, plutôt que de m’inquiéter du fond… » Sirius s’avança vers lui.

-          « Il n’est peut-être pas trop tard…  Va la voir, réglez-ça. » Son ami secoua la tête négativement.

-          « Tu l’as lu comme moi, elle ne veut pas que je la contacte… »

-          « Elle a surement peur que tu réussisses à la faire changer d’avis ! Elle doit être tiraillée et elle attend que vous mettiez les choses au clair. » James sentit un espoir naître au fond de lui, peut-être que Sirius avait raison. Il devait essayer de lui parler, au moins, il aurait tout fait pour que ça fonctionne entre eux.

-          « Je vais la voir, j’espère que je vais pouvoir arranger les choses… Même si je me demande ce qu’il s’est passé pour que je dorme autant… Est-ce que tu penses que la mégère y est pour quelque chose ? » Sirius hocha la tête d’un air entendu.

-          « Oui, cela ne fait aucun doute. Elle est forcément derrière ça, mais le plus important maintenant, c’est que tu ailles la voir et que vous vous rabibochiez. »

-          « J’y vais, je prends le miroir avec moi au cas où. » Il se prépara et prit son manteau, il descendit au rez-de-chaussée où il croisa sa mère et son père qui avait l’air de se disputer. Ils s’arrêtèrent le voyant arriver. Il ralentit à peine pour leur dire de ne pas s’arrêter pour lui et qu’il sortait. 

      Il transplana dès qu’il fut dans le jardin et atterrit dans la petite allée qu’il commençait à connaître par cœur. Il fit apparaître un bouquet de fleurs et sonna à la porte des Evans. Il y eut un silence, il n’y avait aucune lumière, aucun son, pourtant la voiture était là et il était sûr d’avoir vu une ombre derrière un rideau tiré. Quelque chose était différent, comme si la famille Evans s’était barricadée et faisait comme s’ils n’étaient pas là. Un rideau bougea et le jeune homme pu apercevoir Henri qui regardait à travers et se cacher immédiatement quand il se rendit compte que le jeune sorcier l’avait vu.

 

-          « Henri ? Mr Evans ?! » Il ne savait plus trop comment l’appeler, après tout, sa fille avait surement dit à ses parents que c’était fini entre eux. La porte s’ouvrit doucement et il eut la mauvaise surprise de le voir sortir avec une batte de baseball.

-          « Qu’est-ce que tu veux ?! » Le jeune homme recula, il semblait furieux mais tétanisé également.

-          « Je voulais parler à Lily… Est-ce qu’elle… » Henri éclata d’un rire tonitruant.

-          « Tu aimerais lui parler hein ? Crois-moi, moi vivant, tu ne l’approcheras plus jamais ! » James se sentit totalement déboussolé, clairement, son interlocuteur ne le laisserait jamais la voir. 

-          « Pouvez-vous lui dire que je suis passé ? Et lui donner les fleurs ? » Henri fit un bond de côté quand il lui tendit le bouquet, comme s’il allait l’agresser avec les tiges. « Je suis désolé que ça se soit fini de cette façon, croyez-moi… » Il vit des larmes poindre le bout de leur nez dans les yeux du moldu, il allait lui demander s’il allait bien mais le père de famille ne lui en laissa pas le temps.

-          « Je lui dirais, maintenant, va-t’en s’il te plaît… Et ne reviens pas. » James fut blessé par ce comportement, alors oui, ils n’étaient plus ensemble, mais cela lui paraissait un peu extrême. Puis après, il se souvint à quel point il avait été protecteur avec sa cadette et il transplana chez lui, après s’être assuré que personne ne le voyait, la mort dans l’âme.

 

Quelques heures après le passage de Mafalda chez les Evans (4 jours plus tôt) :

Sandra Evans se réveilla difficilement, elle avait mal au crâne, son mari était à côté d’elle, parterre également, au pied des escaliers de leur maison. La porte d’entrée était grande ouverte, elle s’accrocha à la poignée pour s’aider à se relever et referma la porte.

-          « Chéri… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Elle se massa la tête pour essayer de se souvenir de quelque chose. Elle se dirigea vers le salon pour voir s’ils n’avaient pas été cambriolés, mais ce qu’elle vit lui glaça le sang. « LILY ! Henri, viens vite ! » Le père se releva aussi vite que ses membres lui permettaient et rejoignit sa femme. Sa fille était étendue, assise sur une chaise, sur la table. Elle était inanimée, pâle comme la mort. Sandra lui tapota les joues, son père la porta sur le canapé, manquant presque de la faire tomber.

-          « Va chercher de l’eau ! Appelle une ambulance ! » Sandra ne savait pas dans quel ordre effectué toutes ces choses, elle était en panique. L’homme de la maison commença à parler à sa fille, la secouant légèrement. Sa femme lui apporta un verre d’eau et ils furent rassurés de voir que Lily manqua de s’étouffer avec le liquide.

-          « Chérie ! Oh, tu es en vie ! » Elle était en pleurs, et s’écroula à côté du canapé, près d’elle.

-          « Maman… » Elle était toujours très faible, son père la rassura et lui dit de ne pas parler, de garder ses forces et de se reposer. Ce qu’elle fit, elle referma les yeux et s’endormit sur le canapé. Sandra se releva, soulagée, puis passant à côté de sa table de la salle à manger, elle remarqua un papier. Dans la panique, elle ne l’avait même pas vu. En lisant le mot, elle se souvint alors de tous les évènements et poussa un cri.

-          « Une sorcière! C’est probablement la grand-mère de James qui est venue et qui nous a assommés ! » Henri se leva, sa fille ne craignait plus rien maintenant et lu la lettre par-dessus l’épaule de son épouse.

Mme et Mr Evans, je vous écris cette note pour vous prévenir que vous êtes en danger. En effet, j’ai pénétré chez vous, sans aucun effort, et je suis prête à recommencer s’il le faut. Si vous ne voulez pas me revoir, ce que je comprendrais bien sûr, il ne faut pas que James et Lily se remettent ensemble. Je m’en suis assurée du côté de la jeune fille, à vous de vous en assurer du côté du garçon. Vous allez sans doute le remarquer, mais votre fille risque de vous sembler un peu différente. En effet, je lui ai enlevé tous ses souvenirs en tant que sorcière. Elle n’en a plus aucun souvenir, 7 années envolées. Elle risque d’avoir un gros mal de tête en se réveillant et de n’avoir que 10 ans d’âge mental, mais je ne pouvais pas prendre de risques ! J’ai pris sa baguette, sa chouette et toutes ses affaires qui pouvaient lui rappeler sa vie du monde magique. Je vous déconseille d’essayer de lui raviver des souvenirs, après tout, on ne connaît pas les conséquences d’un sort d’amnésie à une telle échelle… J’espère néanmoins que les séquelles seront moindres. Continuez votre vie, nous continuerons la nôtre. Adieu.

 

Sandra poussa un cri et s’effondra sur une chaise, tandis qu’Henri ne savait pas quoi faire de ces informations. Sa fille… Amnésique ?!

-          « Qu’allons-nous faire Henri ? Quand elle se réveillera, qu’allons-nous lui dire ?! » Il l’ignorait, la seule chose dont il était sûr, c’était qu’il était hors de question qu’un sorcier remette les pieds dans sa maison !

 

Lorsque Lily ouvrit les yeux, sa tête cognait comme un tambour. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’il lui était arrivé ? Un camion lui avait roulé dessus ou quoi ?! Elle essaya de se relever, mais sa tête lui tournait et elle retomba sur le canapé. Pourquoi n’était-elle pas dans son lit douillet ? Son père accouru.

-          « Ma chérie, comment tu te sens ?! » Il avait l’air paniqué, elle ne comprenait plus rien à ce qu’il se passait.

-          « J’ai mal à la tête. » Il lui tendit un cachet dans un verre d’eau qui était déjà en train de fondre, elle se dit qu’il était rapide et efficace. « Merci. Pourquoi je suis là ? »

-          « Là, où ça ? A la maison ? » Son père l’inquiétait, c’était quoi cette question.

-          « Non, là, dans le canapé. Où veux-tu que je sois à part à la maison ? » Elle bu une grande gorgée d’eau, cela lui fit un bien fou. « Où est Pétu ? » Henri se figea, sa fille n’avait plus appelé sa sœur comme ça depuis qu’elle était rentrée à Poudlard.

-          « Elle est chez son copain… » Lily fronça les sourcils, elle avait déjà un copain à 12 ans ?

-          « Je croyais qu’on n’avait pas le droit d’avoir de petit copain avant 15 ans. Papa, tu t’es ramollit ou quoi ? » Sandra était horrifiée, elle n’avait aucune idée de ce qu’il fallait faire.

-          « Chérie, elle a 19 ans… » Son père lui avait pris la main et lui parlait avec douceur. Lily ne savait pas si elle devait rire ou non. Mais vu la tête de ses parents, elle comprit que ce n’était pas une blague.

-          « Mais non… Enfin, je connais ma sœur ! Cela voudrait dire que j’ai 17 ans ! » Sandra commença à pleurer, elle sortit du salon, incapable de faire face à la détresse de sa fille. « Mais qu’est-ce qu’il se passe ? » Henri lui montra un miroir et elle pu se voir. Ce n’était pas elle, enfin si, mais elle était plus vieille, plus grande. Mon dieu, ces cheveux étaient longs ! « Je… J’ai 17 ans ?  Mais pourquoi est-ce que je ne m’en souviens pas ? » Son père ne savait pas quoi lui répondre. « Papa… »

-          « Tu as… Tu as eu un accident de la route… » Il improvisait une excuse, il savait qu’il devait la protéger. « Un chauffard t’a renversée… Et les médecins ont dit que tu n’aurais aucun souvenir de l’accident ou des années qui l’ont précédé… » Lily était bouche-bée, un accident, elle comprenait mieux leurs réactions quand elle s’était réveillée ! Et cela expliquait le mal de crâne qu’elle ressentait.

Elle passa une journée entière dans sa chambre, à essayer de se souvenir de quelque chose, mais rien à faire, elle se sentait vide. Elle savait qu’il lui manquait des souvenirs, mais elle sentait qu’il y avait quelque chose de plus… Comme si, l’accident n’expliquait pas tout. Elle sentit la colère la gagner et elle vit son grand gilet sur sa chaise de bureau. Elle sentit qu’il y avait quelque chose à propos de ce gilet, mais impossible pour elle de se souvenir pourquoi. Elle le toucha, il était doux, elle ne se souvenait même pas de l’avoir acheté. En soupirant, elle le mit. Par réflexe, elle mit les mains dans les poches. Elle sentit qu’elles n’étaient pas vides. Elle eut un sursaut en sentant quelque chose de froid entre ses doigts. Elle sortit l’objet. C’était une pierre, une très belle pierre précieuse toute plate et bien lisse. Elle était très jolie, mais elle fut déçue que ça ne lui en apprenne pas plus sur sa vie d’avant… Elle la posa sur son bureau, après tout, cela fera un très joli objet de décoration.

Au bout de deux jours, elle n’en pouvait plus, elle ne pouvait pas rester dans sa chambre à essayer de se souvenir, sa mère lui avait dit que les médecins leur avaient dit qu’il était possible qu’elle reste dans cet état toute sa vie… Il fallait qu’elle avance. Avec des années en moins en tête. Elle décida d’aller voir une vieille connaissance, après tout, il pouvait peut-être l’aider à se souvenir, qui sait ?

 

Retour au présent :

James se laissait dépérir, il comprenait pourquoi elle l’avait quitté, mais il n’acceptait pas qu’elle l’ait fait par lettre… Il ne mangeait presque plus, ses parents avaient essayé de lui remonter le moral mais il refusait de parler à quiconque, à part Sirius, via le miroir.

-          « James… Je sais que c’est difficile, mais il faut que tu continues. Tu fais peur à voir, est-ce que tu manges au moins ? » Le jeune homme à lunettes pouffa.

-          « Je crois que j’ai mangé une pomme ce matin, ça compte non ? » Mais cela ne fit même pas sourire son meilleur ami.

-          « Arrête ! Viens chez moi, ça te changera les idées. » James soupira, il en mourrait d’envie, mais il n’était pas prêt.

-          « Je viendrais… Mais pas maintenant. » Patmol n’en pouvait plus de le voir dans cet état. Il lui avait déjà fait part de ses doutes concernant la lettre de rupture, mais quand James lui avait parlé de l’accueil du beau-père, il n’y avait plus de doute possible, c’était bel et bien fini. Il devait l’accepter également, même s’il ne pouvait s’empêcher d’avoir une petite voix qui lui disait que tout ça ne pouvait pas être vrai. Après tout, il connaissait Lily lui aussi, et ce n’était pas du tout le genre à rompre via chouette.

-          « Ok, j’ai invité Remus et Peter samedi soir, tu viendras ? » On était mercredi, cela lui laissait le temps de ruminer avant de voir ses amis.

-          « Je serais là. » Son ami allait partir mais il ajouta : « Sirius ? Merci. » Il rangea le miroir au moment où sa mère frappa à la porte. Il l’invita à entrer, elle referma la porte derrière elle et s’approcha doucement de lui.

-          « James… Tu m’inquiètes beaucoup, tu sais… »

-          « J’en ai bien conscience Mère… Je vous promets de me reprendre, c’est juste que c’est si difficile… » Il pensait que le chagrin finirait par partir, que les larmes allaient finir par se tarir, mais non, sa peine était toujours aussi vive.  

-          « Je suis tellement désolée… Tout ça… » Elle ouvrit les bras, impuissante. « Toute cette histoire, n’est qu’un horrible gâchis… » Elle sentit qu’il ressentait la même chose. « Mais il faut continuer, plus tard, tu pourras penser à elle avec le sourire et te rappeler des bons souvenirs, mais pour l’instant, c’est la partie la plus difficile… » Il hocha la tête, sans dire un mot, il n’en était pas capable. Elle lui avait brisé le cœur, mais il ne pouvait même pas lui en vouloir pour cela !

-          « J’aurais préféré qu’elle me dise qu’elle ne m’aimait plus, ou qu’elle ne m’avait jamais aimé… Je sais qu’elle a des sentiments pour moi, c’est ça le pire ! » Il soupira et s’allongea sur son lit. Sa mère lui caressa les cheveux, comme quand il était petit.

-          « Les relations amoureuses sont tellement compliquées parfois… »

Le samedi soir arriva, comme promis, James se préparait pour se rendre chez son meilleur ami, il était toujours aussi triste, mais il fallait qu’il se bouge. Il devait ignorer sa peine et continuer de vivre. Ses parents, et à sa grande surprise, même sa grand-mère, étaient contents qu’il sorte enfin de sa léthargie. Il avait briefé les maraudeurs, ce soir, interdit de parler de relation, d’amour ou de Lily, ce soir, il ne voulait penser qu’à ses amis et à rien d’autre.

 

L’été passa plus rapidement que d’habitude au goût de James, cette année, septembre ne rimait pas avec la rentrée à Poudlard… Cela lui fit mal. Il pensait encore à elle, tous les jours, mais il se sentait plus serein. Il aurait juste voulu savoir si elle allait bien, mais il n’osait même pas lui envoyer un hibou. Il était temps pour lui, d’après son père, d’apprendre à gérer la fortune de la famille et de se préparer à reprendre le flambeau.

Lily, de son côté, avait trouvé un poste dans la librairie de sa mère. Elle adorait les livres et ça lui allait très bien comme ça. Sandra était désolée, elle aurait aimé qu’elle trouve un autre métier mais en plaisantant sa fille avait répondu :

-          « L’avantage de l’amnésie, c’est que je peux relire mes livres préférés et ne pas connaître la fin ! » Cela faisait deux mois qu’on lui avait dit pour son accident et elle avait réussi à accepter que la mémoire ne lui reviendrait sans doute jamais. Elle avait été déçue de ne pas trouver d’aide auprès de son ancien ami d’enfance. Elle se rappela quand elle avait été le voir, son visage restera gravé dans sa mémoire, ça, elle en était sûre.

-          « Lily ?! » Elle lui avait souri, il ne semblait plus rien comprendre.

-          « Salut Sev’, est-ce que je peux entrer ? » Il regarda le bazar derrière lui avant de revenir vers la porte.

-          « Non, désolé… Qu’est-ce que tu fais là ? » Elle fronça les sourcils, ils étaient amis, non ?

-          « Je… Je voulais voir un visage amical… » Il sursauta, à quoi jouait-elle ?! 

-          « Tu as été très claire là-dessus… Nous ne sommes plus amis ! » Il vit sur son visage qu’elle était surprise et perdue.

-          « Je suis désolée… Je… Je vais te laisser dans ce cas. » Et elle avait tourné les talons sans se retourner. Elle ne savait pas ce qu’il s’était passé entre eux, mais pour qu’elle ne veuille plus être son ami, il avait dû se passer quelque chose de grave…

 

-          « Lily ! Tu rêves encore debout ! » Elle sursauta, sa sœur était là, un grand sourire aux lèvres. Bien évidemment, il n’y avait que Pétunia qui était heureuse de cette perte de mémoire, sa sœur était redevenue normale et elles pouvaient enfin se parler normalement.

-          « Pétu ! Désolée, oui je repensais à quelque chose… » Son ainée se raidit, elle espérait que la mémoire ne lui reviendrait jamais. « Mais rien d’important. »

-          « Je voulais te l’annoncer moi-même avant de le faire officiellement… Vernon m’a demandé en mariage ! » Lily n’en croyait pas ses oreilles, elle était tellement heureuse pour elle.

-          « Wow, c’est génial !  Dis-moi que tu as répondu oui ? » Pétunia leva les yeux au ciel, son amnésie avait en quelque sorte rendu sa sœur immature, après tout, elle n’avait que 11 ans d’âge mental, mais c’était le prix à payer pour reprendre leur relation comme elle était avant.

-          « Bien sûr ! J’adore mon Vernon, tu le sais ! » Elle lui montra la bague de fiançailles. « Tu as vu comme elle brille ? » Lily admira la bague.

-          « Eh bien, il ne s’est pas moqué de toi ! » Pétunia retira sa main de celle de sa sœur, fière comme un coq.

-          « Ah ça, il faut dire que depuis qu’il a été promu chef de rayon bricolage, il me gâte, tu n’as pas idée ! » Sa petite sœur était un peu jalouse, elle aurait aimé connaître l’amour elle aussi.

-          « Pétu ? » Elle leva la tête vers elle, s’arrêtant de fixer son anneau. « Est-ce que je… Enfin, est-ce que j’ai déjà eu… un petit-ami ? » La moldue n’avait pas vu venir la question, mais elle se dit qu’elle pouvait en profiter un peu.

-          « Oui, tu as eu un copain, rien de bien sérieux. Il s’appelait James, il était laid comme un pou. » Lily essaya de mettre un visage sur ce nom, mais rien. « Il était horrible avec toi, te traitait comme son esclave… »

-          « Et je le laissais faire ? » Elle fronçait les sourcils, elle ne comprenait pas comment elle avait pu être sous la coupe d’un type pareil.

-          « Oh, il était subtil, mais j’avais vu dans son jeu. Je t’ai dit de le quitter, ce que tu as fait et tu n’as eu personne d’autre après lui. Tu as sûrement été dégoutée des hommes ! » Lily sentit une tristesse l’envahir, si sa sœur disait vrai, alors elle n’avait eu qu’un petit-ami en 17 ans !

-          « Merci Pétu. De m’avoir raconté tout ça et de m’avoir aidé, j’ai de la chance de t’avoir comme grande sœur. » Cette dernière fit comme si c’était naturel et au fond d’elle, elle jubilait.

 

Lily lisait Orgueil et Préjugé, sa mère lui répétait que c’était un de ses romans préférés, mais elle n’en avait bien sûr, aucun souvenir. Ce Darcy était vraiment des plus arrogant ! Arrogant… Pourquoi associait-elle ce mot à des lunettes ? Elle se secoua, elle perdait la tête. Inconsciemment, son regard se porta vers la pierre sur son bureau. Elle était vraiment belle. Elle l'avait regardée dans tous les sens, rien n’était écrit dessus, alors pourquoi l’avoir gardée ?! Elle décida de ne plus y penser, mais ses réflexions revenaient indéniablement vers ce caillou. Elle se leva et prit la pierre. Peut-être était-ce un cadeau de ce James ? Tout à coup, la pierre devint rouge foncé et une chaleur s’en dégagea, la faisant sursauter et la pierre tomba parterre. Elle recula jusqu’à sa porte, prête à hurler, mais la pierre avait repris sa couleur d’origine. Elle ne comprenait plus rien. Qu’est-ce qu’il s’était passé ?

 

Pendant ce temps, au manoir Potter, James écoutait son paternel lui expliquer les tenants et aboutissants de ce qu’il fallait faire et ne pas faire pour sponsorisé des entreprises, quand soudain, il sentit une vibration, légère. Il tourna la tête qui reposait sur son coude, appuyé à la table. Il n’en revenait pas ! C’était le vif d’or que Lily avait modifié pour communiquer avec lui ! Il s’était envolé, elle voulait lui parler ! Au moment où il allait le prendre, il retomba dans sa main, totalement inanimé. Son cœur se serra, peut-être avait-elle changé d’avis… Son père sembla remarquer le changement d’attitude de son fils.

-          « James ? Tu m’écoutes ? » Le jeune homme mit le vif d'or dans sa poche.

-          « J’ai quelque chose à faire, c’est urgent ! » Il sortit et pensa fort à la jeune fille. Le vif d’or se mit à battre des ailes frénétiquement.

 

Lily n’osait pas bouger, la pierre s’était remise à rougir et elle ne savait pas quoi faire. Était-ce extra-terrestre ?! Ou une mauvaise blague ? Elle décida d’en avoir le cœur net. Elle s’approcha et prit la pierre qui était chaude désormais. Elle se sentait ridicule mais elle entendit son prénom. Elle regarda tout autour d’elle, persuadée que quelqu’un jouait avec ses nerfs. Puis son regard revint à la pierre et elle sursauta une nouvelle fois. Elle voyait la tête d’un jeune homme qui portait des lunettes et qui n’avait jamais vu un peigne de sa vie apparemment…

-          « Lily ?! C’est bien toi ? » Elle était pétrifiée, selon les apparences, il savait parfaitement qui elle était alors qu’elle en revanche…

-          « Je… Oui… » Elle parlait à un homme via un caillou ! « Comment tu vas ? » Sérieux ?! Se dit-elle, c’est tout ce que tu trouves à lui dire ?! Pourquoi pas lui demander qui il est et pourquoi il lui parle à travers un caillou ?!

-          « Je suis heureux que tu m’aies contacté. J’ai beaucoup pensé à toi ces derniers temps, mais je n’ai pas osé. Tu avais été très clair dans ta lettre. » Lily était complètement perdue, elle l’avait contactée ? Il avait pensé à elle, elle lui avait écrit une lettre ?!

-          « Je… Je n’ai pas été vraiment moi-même ces derniers temps… » Ce qui n’était pas vraiment faux, après tout. Elle ne savait pas si elle devait lui dire qu’elle ne se souvenait pas de lui…

-          « Je t’avouerais que moi non plus… Tu me manques atrocement… Je ne sais pas si j’ai le droit de te dire ça. » Elle l’ignorait également, mais ces mots lui firent un bien fou. Elle aurait dû l’ignorer et raccrocher, mais elle ne pouvait pas, elle était captivée. Il avait l’air mal à l’aise mais ravi de la revoir en même temps.

-          « Si, si c’est ce que tu ressens, tu peux le dire, bien sûr. » Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait en confiance avec lui.

-          « Qu’est-ce que tu deviens ? Dis-moi, j’ai besoin de savoir que tu vas bien. » Elle se sentit fondre, ça se voyait qu’il s’inquiétait vraiment pour elle.

-          « J’ai un emploi à la librairie de ma mère. » Il fronça les sourcils, il ne s’attendait pas à ça.

-          « Je pensais que tu… enfin, je ne sais pas, tu m’avais dit que tu voulais être dans la recherche ou la guérison… » Elle paniqua, elle voulait devenir médecin ?! Pas étonnant que sa mère s’attendait à mieux pour elle qu’un poste de libraire !

-          « Euh, j’ai dû changer mes plans… Et toi ? Qu’est-ce que tu deviens ? » Elle entendit quelqu’un l’appeler derrière lui, apparemment il était attendu.

-          « James ?! Mais qu’est-ce que tu fabriques ? » Son cœur loupa un battement, c’était James ! Son ex ?! Elle ne s’attendait pas à ça ! Il n’était pas du tout laid comme un pou !

-          « J’arrive Papa, une minute ! » Il se retourna vers elle. « Je suis désolé, il va falloir que j’y aille. Je t’en prie, donne-moi de tes nouvelles ! J’ai été heureux de te parler. » Elle allait lui répondre mais il était déjà parti. Sa pierre cessa de rougir et redevint froide. Avait-elle rêvé ?  Elle reposa la pierre sur son bureau. C’est dingue tout ce qu’on pouvait faire avec la technologie de nos jours !

End Notes:

J'espère que vous avez aimé! Je vous dit à bientôt pour la suite. Merci de m'avoir lue!

Chapitre 14: Une promesse by EveRywhere49
Author's Notes:

Voici la suite, j'espère que cela va vous plaire. Les personnages appartiennent à JK Rowling. Merci de me lire.

 

 Mary n’en pouvait plus. Elle revenait de deux mois de vacances aux îles Canaries, côté sorcier, elle avait envoyé des tonnes de hibou à sa meilleure amie, mais à chaque fois celui-ci revenait avec son courrier originel. Septembre était arrivé, elle commençait les cours à la fac de Londres pour devenir professeur de Sortilèges, elle l’avait aussi annoncé à Lily, mais silence radio et cela l’inquiétait énormément. Elle avait eu des nouvelles de Sirius avec qui elle était restée en contact, il lui avait appris qu’elle avait rompu avec James par chouette et que ce dernier ne comprenait pas. A vrai dire, elle non plus ! Que Lily se sépare de James passe encore, après tout, les amours ça va, ça vient. Mais leur amitié était importante à ses yeux, elle le savait et le fait que sa chouette revienne toujours, l’angoissait terriblement. Elle avait décidé de prendre les choses en main et de se rendre chez son amie. Elle fut accueillie par sa sœur Pétunia, Lily l’avait suffisamment mentionnée pour que Mary sache qu’elle devait se méfier.

 

-          « Oui ? Qui êtes-vous ? » Elle prit sur elle pour ne pas l’envoyer bouler vu le ton qu’elle employait pour lui parler.

-          « Je m’appelle Mary McDougall, je suis une amie de Lily. De l’école. » Elle vit alors toutes couleurs quitter le visage de son interlocutrice.

-          « Elle n’est pas là, et même si elle l’était, elle ne voudrait pas te voir ! » Mary fronça les sourcils, étonnée de cette réaction.

-          « Ça, je pense que c’est encore à elle de le décider… Ou de me le dire en face. »  La moldue semblait paniquée, ne sachant pas quoi faire ensuite.

-          « Je t’ai dit qu’elle n’était pas là, elle est au travail. » Mary se sentit un peu soulagée de savoir que son amie avait un emploi.

-          « Très bien, où travaille-t ’elle ? » L’ainée des Evans croisa les bras et prit son air le plus médisant.

-          « Si tu crois que je vais te le dire… Pour que tu lui mettes des choses dans la tête, ah, ne compte pas sur moi. » La jeune sorcière était bouche-bée par tant d’impolitesse et de malhonnêteté. Elle décida de lâcher l’affaire… Pour cette fois.

-          « Je reviendrais plus tard. Bonne fin de journée. » Elle l’avait dit sans aucune amabilité et la moldue attendit qu’elle ait disparue pour rentrer chez elle.

 

Mary avait un mauvais pressentiment, et si sa meilleure amie était en danger ? Il fallait qu’elle en ait le cœur net, elle ne voulait pas se mêler de ce qui ne la regardait pas mais au lieu de rentrer chez elle, elle décida de transplaner chez les Potter.

 

James était en train de suivre une autre leçon passionnante de son père, lorsqu’il entendit des cris venant du hall d’entrée. C’était une voix de fille… Son cœur loupa un battement, se pourrait-il que ce soit Elle ? Qu’après leur conversation il y a une semaine, elle ait changé d’avis ? Son père fronça les sourcils, ennuyé qu’il y ait un tel chahut.

-          « Mais qu’est-ce qu’il se passe ? » Ils sortirent tout deux du bureau du paternel et le jeune homme fut surpris de voir Mary qui était en train d’être poussée dehors par Dinky, sans autre forme de procès. William intervint. « Mais enfin, Dinky ! Qu’est-ce que cette jeune femme t’a fait ? » James prit la parole.

-          « Je la connais, elle était à l’école avec moi. Mary ? Il y a un souci ? » Dinky sous les regards des deux hommes, arrêta immédiatement ce qu’il était en train de faire et disparu aussi vite qu’il le pu. Mary remit ses cheveux dans un semblant de dignité et se dirigea vers les deux hommes.

-          « James ! Je suis désolée de venir t’importuner, mais ce que j’ai à te dire est important ! » Il hocha la tête et regarda son père. Ce dernier leur dit de se mettre dans son bureau pour être plus tranquille. Une fois à l'intérieur, James lui tira une chaise.

-          « Calme-toi, explique-moi ce qu’il se passe. C’est Lily ? » Mary hocha la tête.

-          « Oui, écoute, je sais que vous n’êtes plus ensemble… » Il grogna.

-          « Elle te l’a dit je suppose ? Elle a rompu par lettre, je n’y crois toujours pas… » Mais la réaction de la jeune femme l’inquiéta.

-          « Justement non ! Ce n’est pas elle qui me l’a dit, mais Sirius ! » Il fronça les sourcils, il était un peu vexé qu’elle ne l’ait pas dit à sa meilleure amie, comme si ce n’était pas important. « Je n’ai plus de nouvelles depuis qu’on est rentré de Poudlard James… » Il fut estomaqué, il savait que son ex petite-amie n’aurait jamais couper les ponts avec Mary.

-          « Tu lui as envoyé des hiboux ? » Elle acquiesça.

-          « J’en ai envoyé 15, répartis sur tout l’été, le dernier était la semaine dernière, et à chaque fois, ils reviennent sans réponse et avec la lettre dans le bec ! » James frissonna, ce n’était pas normal. « J’ai peur qu’il lui soit arrivé quelque chose… Je reviens de chez elle, sa sœur m’a dit qu’elle était au travail, mais je ne sais pas si je dois la croire… » Elle commençait à pleurer d’inquiétude et d’impuissance, James lui posa une main sur son épaule.

-          « Elle va bien. Je lui ai parlé la semaine dernière. » Elle releva la tête vers lui, pleine d’espoir. « Elle travaille à la librairie de sa mère. » Elle ne comprenait rien.

-          « Elle travaille chez les moldus ? C’est étrange, elle m’avait toujours soutenu qu’elle chercherait côté sorcier et qu’elle prendrait un appart’… » Il haussa les épaules.

-          « Elle m’a dit qu’elle avait changé ses plans… » Mary se leva, embêtée d’avoir paniqué pour rien.

-          « Elle doit te manquer affreusement… » Il ne répondit pas, elle le savait il n’avait pas besoin de lui dire. « Est-ce que je peux voir la lettre ? » Il la regarda sans rien dire avant d’aller la chercher. Lorsqu’il revint avec, il secouait la tête comme s’il essayait de se sortir d’un mauvais rêve.

-          « J’ignore pourquoi je l’ai gardée… Je l’ai relue tellement de fois que je la connais par cœur… » Mary la lut et reconnu l’écriture de sa meilleure amie. « Ce n’est pas un sortilège, il est bien de sa main… » Il s’assit, résigné.

-          « James, je crois que tu es passé à côté de quelque chose… » Ce dernier se redressa, impossible !

-          « De quoi tu parles ? » Mary commença à prendre une feuille, une plume et un encrier qui se trouvait sur le bureau de son père. Il se pencha au-dessus de son épaule pendant qu’elle reportait des lettres sur la feuille vierge.

-          « Avec Lily, on adorait se faire des jeux de textes codés à Poudlard, on s’envoyait des tonnes de mots et si un prof nous attrapait, il ne pouvait pas connaître la vraie teneur du message… » Elle écrivait en même temps qu’elle parlait, comme une seconde nature.

-          « Mais pourquoi m’écrire une lettre avec un message caché ?! » Il réalisa soudain ce que ça voulait dire. « On l’a forcée à l’écrire et à rendre le collier… » Il s’écrasa sur sa chaise, il n’en revenait pas ! Mary était désolée pour lui.

-          « Elle n’aurait jamais rendu le collier, il était trop important pour elle, crois-moi. Voilà, j’ai fini de déchiff… Oh Merlin ! » Il lut le nouveau message qui était apparu sur l’autre papier et retint un cri de rage.

James, au secours. Mafalda.

Il sentit une boule au ventre, sa lettre de rupture cachait un mot, il l’avait sous les yeux depuis le début et il ne l’avait pas vu. Il s’en voulu aussitôt. Il se passa la main sur le visage, essayant de reprendre ses esprits.

-          « C’est encore un mauvais coup de la vieille bique ! » Il prit la lettre et allait sortir pour la confronter mais Mary l’arrêta.

-          « Attends ! Tu m’as dit que tu lui avais parlé la semaine dernière et qu’elle allait bien ? » James se calma, en effet, c’était louche maintenant qu’il y pensait. « Ok, on récapitule, on rentre de Poudlard, je dis au revoir à Lily sur le quai… »

-          « Ses parents me disent bonjour, mes parents sont là aussi, Mme Evans parle de prendre le thé chez eux… » Mary acquiesça.

-          « Vous acceptez, j’imagine, mais comme vous pouvez transplaner, vous décidez de revenir ici le temps que les moldus arrivent chez eux… » James se frotta la tête, c’était sûrement ce qu’il s’était passé.

-          « Je ne peux pas t’en dire plus, je ne me rappelle pas de ce qu’il s’est passé ensuite… » Mary sembla alors comprendre.

-          « Ta grand-mère ! Elle est là, chez vous, elle vous attend, vous voulez repartir, mais elle vous en empêche, sûrement un autre sort de sommeil suivi d’amnésie. Elle se rend chez les Evans, neutralise les parents de Lily… » Il serra les poings à cette pensée. « Force Lily à t’écrire une lettre de rupture, de rendre le collier et… » Elle s’arrêta, semblant réaliser l’horreur. « Il faut que je la voie, que j’en ai le cœur net. » James prit sa cape, bien décidé à connaitre le mot de la fin.

-          « Je viens avec toi. » Elle hocha la tête. « Je sais où travaille sa mère. » Ils transplanèrent dans une petite ruelle moldue, près de la boutique. James sentit son cœur se serrer en la voyant à travers la vitrine, en train d’encaisser les gens.

-          « Allons-y, il n’y a plus personne dans la boutique. » Mary ne fit même pas attention à ses vêtements de sorcière et traversa la rue, sous les regards des passants médusés. Mais elle s’en fichait, elle voulait voir son amie. Lorsqu’ils entrèrent, la jeune fille était derrière la caisse. Elle leva les yeux, elle reconnu immédiatement le jeune homme à lunettes.

-          « James ! Qu’est-ce que tu fais là ? » Elle était surprise, mais c’est surtout ce qu’ils portaient qui la surprenait. Mary ne comprenait plus rien.

-          « Tu le reconnais ? » Lily sentit la question piège, elle ne pouvait pas avouer à deux inconnus qu’elle ne se souvenait de rien.

-          « Bien sûr que oui, je sais reconnaître mon ex quand je le vois. » Ce dernier eut un pincement au cœur, pas de doute, elle savait qui il était. Mary ne s’avoua pas vaincue.

-          « Et moi, tu me reconnais ? » La rousse sentit qu’elle aurait dû, mais bien sûr, rien ne lui vint.

-          « Ecoute… Je suis désolée, mais j’ai… » Mary lui sortit la lettre de rupture et son mot à côté. Elle ne se laisserait pas congédier aussi facilement.

-          « Et ça ? Tu reconnais cette lettre à double-sens ? » La jeune caissière se sentit agressée, apparemment la fille en face d’elle voulait qu’elle avoue qu’elle ne se rappelait de rien.

-          « NON ! Ok ? Je ne me souviens de rien, j’ai eu un accident de la route et j’ai perdu la mémoire, t’es contente ?! » Les deux sorciers étaient choqués, elle ne se souvenait de rien ?!

-          « Mais, comment tu sais qu’il s’appelle James et que c’est ton ex ? »

-          « On a parlé via un caillou dans ma chambre la semaine dernière, j’ignore comment ça a marché, et j’ai entendu quelqu’un prononcer son prénom. Et Pétunia m’a dit que j’étais sortie avec un James une fois, mais qu’il ne me traitait pas bien et que je l’avais quitté pour me protéger. » James serra les poings, sa sœur en avait bien profité pour cracher sur lui, il tâcherait de s’en souvenir. Lily ne savait plus trop où se mettre après ces révélations…

-          « Bah voyons, ça l’arrange bien que tu penses ça de moi… » Mary fit un signe de la main, comme pour lui dire que ce n’était pas important.

-          « Lily, je sais que c’est difficile à croire, mais ta perte de mémoire n’est pas un accident… » La jeune fille était perdue, elle ne savait pas ce qu’elle devait croire ou non. A ce moment-là, Sandra Evans sortit de l’arrière-boutique. Il y eut un silence. Elle reconnut James immédiatement et en conclu de la jeune fille qui l’accompagnait était sorcière également.

-          « Nous allons fermer, il faut que vous partiez maintenant. » Sa voix dure est sans appel, James se dit qu’elle devait être meurtrie et essaya de la convaincre.

-          « Mme Evans, nous pouvons l’aider. » Mais la femme secoua la tête, déterminée à refuser.

-          « Vous ne pouvez rien faire, je vais vous demander de partir, et de nous laisser tranquille une bonne fois pour toutes ! » Lily allait lui demander ce qui n’allait pas, mais sa mère la coupa. « Ne pose pas de questions, va à l’arrière récupérer tes affaires, je m’en occupe. » La rousse ne voulait pas obéir à sa mère, mais au son de sa voix, elle savait qu’elle n’avait pas le choix et s’exécuta.

-          « Mme Evans, est-ce qu’elle a subi un sort d’amnésie ? C’est tout ce qu’on veut savoir ! » Mary avait parlé avec de l’angoisse dans la voix et Sandra répondit d’une voix sèche.

-          « Oui, nous devons remercier ta grand-mère pour cela, James… Elle ne voulait pas que tu sois avec elle, alors elle lui a fait oublier qu’elle était une sorcière ! » Les deux adolescents s’effondrèrent, leurs doutes s’étaient vérifiés. « Maintenant, il faut que vous partiez, si elle apprend que vous avez essayer de la contacter, Dieu sait ce qu’elle ferait ! » Elle semblait paniquée à l’idée que la vieille revienne chez eux et ils ne pouvaient pas la blâmer. James avait envie de vomir, comment avait-elle pu lui faire ça ? Lui enlever une part de son identité ? Et lui qui n’avait rien vu et qui s’était enfermé dans son chagrin…

-          « Je vous promets Sandra, on règlera ça, je vais en parler avec mon père. Mafalda sera punie et réparera ses torts ! » Et sur ces mots, il sortit la laissant perplexe, pouvait-il vraiment faire quelque chose ? Mary lui adressa un sourire et partit à la suite de son ami dépeigné. Il l’attendait dans l’allée où ils avaient atterri un peu plus tôt. Elle pouvait voir qu’il s’en voulait énormément.

-          « Merlin, je n’aurais jamais pu imaginer que… J’aurais dû me douter de quelque chose ! » Il frappa le mur de brique, de rage. « Cette fois, la mégère ne s’en sortira pas comme ça ! » Mary hocha la tête, le règne de la vieille n’avait déjà que trop duré.

 

 

Lily ramassa ses affaires et revint dans la boutique, à sa déception, elle vit la jeune fille habillée bizarrement sortir, James n’était déjà plus là. Qu’est-ce qu’ils voulaient ? Sandra poussa un soupir et ferma la porte à clef derrière eux.

-          « Ça va Maman ? » Elle sursauta, elle ne s’attendait pas à ce que sa fille soit là.

-          « Oui chérie, désolée de t’avoir parlé un peu sèchement tout à l’heure. Mais je voyais bien qu’ils t’ennuyaient avec leurs questions. Ne t’en fais pas, ils ne reviendront pas. » Lily en fut encore plus déçue, elle aurait voulu revoir James, il avait sûrement des réponses à ses questions. Et la jeune fille avait l’air de bien la connaître également… Surtout qu’elle disait que sa perte de mémoire avait été volontaire ! Elle se sentit vaseuse, sa tête lui faisait mal, c’était comme si le fait d’essayer de se souvenir lui donnait la sensation de se taper contre un mur.

-          « Maman, rentrons à la maison, s’il te plaît. » Sa mère l’assura que c’est là où elles allaient ce qui rassura la jeune femme.

 

Quand James arriva au manoir ce soir-là, toute la maison pouvait sentir que cette fois-ci, ça allait exploser. Mary avait été chercher Sirius, Remus en renfort, puisqu’elle se doutait que la vieille bique n’allait pas se laisser faire. James avait dit à son père de les retrouver dans la salle à manger et sa mère avait été prévenue par elfe. Ils étaient tous là, même Dinky qui arriva en même temps que la doyenne. Il lui avança son fauteuil et quand elle vit le monde dans le salon, elle se dit que ça n’augurait rien de bon pour elle. William était complètement perdu et demanda à son fils ce qu’ils faisaient tous ici.

-          « A vrai dire, Père, il manque quelqu’un dans cette pièce. » Tout le monde se regarda, interloqué, qui pouvait-il bien manquer ? « La protagoniste de cette histoire. Mais Mafalda, ici présente, s’est assurée qu’elle ne puisse plus jamais venir ici. » Louisa était inquiète, qu’est-ce que son fils était en train de raconter ? « Dîtes-leur ! Dites-leur ce que vous lui avez fait ! Ou je vous jure, sur Merlin, que je vous fais subir le même sort ! » Il s’était tourné vers sa grand-mère. Il était en rage, pourtant, il savait ce qu’il faisait. La douairière, toujours la tête haute et droite comme un i savait très bien de quoi il parlait.

-          « Tu veux parler du Sortilège d’Oubliette que j’ai pratiqué sur la fille Evans ? » Elle ricana légèrement. « Je ne nie pas les faits. » Louisa se laissa tomber sur une chaise, les maraudeurs étaient sidérés et William était dans une rage folle.

-          « Mère ! Mais qu’est-ce que vous avez fait à cette fille innocente ?! » Elle se reprit et le regarda de manière méprisante.

-          « Innocente ?! Elle ne l’était pas ! Elle savait mon opinion sur ses origines, elle savait que je voulais qu’elle laisse James tranquille et malgré tout ça, elle était toujours là ! » Elle regarda droit devant elle. « Je n’ai rien à me reprocher. » James était estomaqué de la voir répondre avec un tel aplomb.

-          « Comment osez-vous ? Elle ne sait plus qui elle est ! » Louisa étouffa un cri dans ses mains, Mary accouru pour la soutenir. « Vous lui avez volé sa vie ! »

-          « Je te rappelle que je n’en serais pas arrivé là si tu l’avais quitté quand je te l’ai demandé ! Si on en est là, c’est par ta faute James ! » Mais avant que le jeune Potter réponde, son père prit la parole.

-          « Cela suffit ! Vous allez réparer immédiatement les dégâts que vous avez causés ! » Elle ricana de nouveau, comme si pour elle, tout ceci n’était qu’une blague.

-          « Je ne crois pas non. » Elle rapprocha sa canne un peu plus près d’elle. « Dois-je vous rappeler que seule la personne qui a enlevé sa mémoire peut la lui rendre ? Et uniquement SI elle le veut. Or, je ne le veux pas. » Elle allait se lever. « J’ai bien peur que Miss Evans ne doive se résigner à vivre comme une moldue jusqu’à la fin de sa vie… » James n’en revenait pas, elle n’avait donc aucun cœur. Dinky l’aida à se lever de son fauteuil et au moment où il lui ouvrait la porte, le jeune homme prit la parole.

-          « Je ferais ce que vous voudrez, mais rendez-lui la mémoire. » Elle se retourna avec un l’air malicieux, clairement, c’était ce qu’elle voulait depuis le début. William était atterré, il ne pouvait pas forcer sa mère et son fils allait devenir son pantin…

-          « Ah, là ça devient intéressant… » Sirius était outré.

-          « James, arrête, tu ne peux pas faire ça ! » Mais son meilleur ami le coupa.

-          « Sirius, s’il te plaît, comprends-moi, je le ferais pour chacun d’entre vous s’il le fallait. »  Mafalda avait retrouvé son fauteuil et semblait heureuse comme si c’était Noël avant l’heure.

-          « Bien, premièrement, si je lui rends ses souvenirs, tu ne dois plus jamais la revoir ou essayer de la contacter de quelques manières que ce soit… » Louisa allait intervenir mais elle l’interrompit d’un geste. « Je serais toi Louisa, je ne ferais rien de stupide. »

-          « Mère, laissez. J’accepte. » Remus n’en revenait pas, la vieille était donc prête à tout.

-          « Ah mais je n’en ai pas fini… Tu épouseras Héléna Gardener le mois prochain, si elle veut toujours de toi, mais je ne pense pas que ça posera de problème. » James n’avait pas le choix, il le faisait pour elle.

-          « James ! Tu ne peux pas dire oui à tout ça ! » Sirius était tellement révolté qu’il voulait tout casser dans la pièce. « Elle se souviendra de toi, mais vous ne serez pas ensemble ! Bordel ! » Il frappa dans une chaise de colère. Un sort venant de la grand-mère le colla dos au mur, debout.

-          « Du calme, nous sommes des gens civilisés quand même. »

-          « Laissez-le tranquille ! » Mary avait pris sa défense mais la mégère ne l’entendait pas.

-          « Bon, que dis-tu de tout ce joli petit programme ? » James ne le voulait pas, mais il ne pouvait pas la laisser dans cet état.

-          « J’accepte également cette condition. Mais vous devez me promettre de ne plus faire de mal aux Evans de quelque manière que ce soit ! » Elle leva la main d’un air blasé et dit : Je le jure. James allait tourner les talons mais apparemment la vieille n’en avait pas fini avec lui.

-          « Tu me prends pour une jouvencelle ? Tu crois que ta parole me suffit ? Je sais que dès qu'elle aura retrouvé la mémoire, tu continueras de la voir. » Il se retourna vers elle, ne comprenant pas. « Je veux un serment inviolable. » Le silence s’abattit sur le manoir. Remus secoua la tête, ça devenait vraiment n’importe quoi.

-          « Vous seriez prête à sacrifier votre unique héritier ? Vous êtes encore plus folle que je le pensais. » Elle claqua sa canne sur le sol, réduisant le lycanthrope au silence avec un Silencio. Ses yeux jetaient des éclairs.

-          « Je ne suis pas folle, je ne promettrai rien sur sa tête. » Elle tourna la sienne vers le public. « Mais celle de sa mère m’importe peu. » William était dévasté, comment pouvait-elle faire ça ?

-          « Je ne vous laisserais pas faire Mère ! Vous allez trop loin ! Je vous destitue de votre rôle de cheffe de la famille. » Elle ricana.

-          « Et au nom de quoi ? »

-          « Selon l’article 34, si une décision met en danger un membre de la famille, le second chef a le pouvoir de destituer le premier. » James était ravi que cet article existe mais cela ne sembla pas l’atteindre une seule seconde. Elle regardait ses ongles comme si c’était la chose la plus intéressante au monde.

-          « Très bien, destitue-moi. Quel dommage pour cette née-moldue coincée à l’âge de 11 ans… »

-          « Vous ne pouvez pas utiliser ce chantage sur moi ! » Il était rouge de colère.

-          « Non, c’est vrai, moi je ne peux pas… Tandis que James… » Le jeune homme comprit. Elle le tenait lui, alors elle tenait son père et sa mère, c’était aussi simple que ça.

-          « Père, je vous en prie, on ne peut pas la laisser comme ça… » William semblait déchiré, il savait à quel point son fils aimait Lily mais il ne voulait pas être responsable de la perte d’une vie, encore moins celle de sa femme. Sirius, qui était toujours en train d’essayer de se décoller, finit par y arriver en déchirant ses vêtements. Il grommela et jeta un Reparo, histoire de ne pas être nu.

-          « Prenez-moi, pour le serment inviolable, je me désigne pour remplacer Louisa. » Cette dernière était bouche-bée de son sacrifice. « James m’aime comme son frère, si vous souhaitez qu’il garde sa promesse, il le fera pour moi. » James lui en était reconnaissant, il protégeait celle qui considérait comme sa mère. Mais cette dernière ne pouvait pas le laisser faire.  

-          « Sirius, non ! » Il la prit dans ses bras et lui murmura des choses à l’oreille. Puis il s’avança vers le fauteuil de la vieille, d’un pas décidé.

-          « Je suis prêt. » James s’approcha et posa sa main sur son épaule comme un remerciement. Il ne savait pas ce qu’il ferait sans lui. Toutes ces années, il lui avait prouver à quel point leur amitié comptait. William, le cœur lourd, se résigna à être l’ensorceleur.

-          « Tu es sûr de vouloir faire ça James ? » Mafalda tapa sur le sol avec sa canne, mais personne n’y fit attention. « Est-ce que tu ne crois pas qu’elle serait plus heureuse sans savoir que tu ne peux pas faire partie de sa vie ? » Le jeune homme à lunettes secoua la tête, il savait qu’il devait le faire.

-          « Je veux qu’elle sache qui elle est vraiment, qu’elle ait le choix. Qu’elle se souvienne de moi… » Il passa sa main dans ses cheveux en bataille. « Je sais que ça peut paraitre égoïste, mais je ne veux plus voir dans ses yeux à quel point elle est perdue… » Sirius lui toucha le bras, comprenant ce qu’il voulait dire. Mafalda poussa un soupir d’exaspération, ce qui lui attira les foudres des autres personnes présentes.

-          « William, allons-y, je ne veux plus entendre ce genre de phrase à deux mornilles… » Ce dernier leva les yeux au ciel, comment avait-il pu se tromper à ce point sur sa mère ?

-          « Tendez vos bras tous les trois. » Ils s’exécutèrent, sans hésiter un seul instant.  « Mafalda Potter, promettez-vous sur votre vie de restituer la totalité des souvenirs de Lily Evans ? »

-          « Je le jure. »

-          « Bien. James Potter, promettez-vous sur la vie de Sirius Black ici présent, de ne pas chercher à voir ou à contacter Lily Evans de quelque manière que ce soit ? »

-          « Je le jure. » Un filet de lumière s’était enroulé autour de leur bras. Il ne pouvait plus retourner en arrière.

-          « Mafalda Potter, promettez-vous sur votre vie, de ne pas faire de mal à la famille Evans de quelque manière que ce soit ? » Elle leva les yeux au ciel.

-          « Je le jure. » Le fil devint plus brillant.

-          « James Potter, promettez-vous sur la vie de Sirius Black, d’épouser Héléna Gardener, si celle-ci le veut ? » James ferma les yeux et répondit en serrant les dents.

-          « Je le jure. Mais j’ai une demande à vous faire. » Mafalda n’aimait pas cela.

-          « Qu’est-ce donc ? » James la suppliait du regard.

-          « Laissez-moi la voir une dernière fois. C’est tout ce que je demande. » Elle sembla réfléchir, après tout, il abandonnait l’amour de sa vie et allait enfin se marier à quelqu’un qu’elle avait choisi.

-          « Très bien, je te l’accorde. » Elle regarda son fils. « Le serment ne sera effectif que lorsqu’il l’aura vu une dernière fois, après ça… Ce sera fini. » William fit le changement, pensant que son fils aimait se torturer mais ne fit aucun commentaire.

-          « C’est tout ? Bien, par le pouvoir d’ensorceleur qui m’est conféré, que ce serment soit respecté, ou que les promesses brisées soient payées. » Le fil disparu alors, c’était fait, il n’y avait plus de marche arrière possible. Mafalda exultait ce qui tranchait avec les regards graves autour d’elle.

-          « Bon, je vais honorer ma part du marché. » William annonça qu’il venait avec elle, pour être sûr qu’elle le fasse. « Mais enfin, je n’ai aucune raison de mentir, je te signale que je pourrais en mourir ! »

-          « Cette pensée ne m’attriste plus tant que cela mère… »

-          « Père. » Ce dernier se tourna vers James. « Merci. Il vous faudra convaincre les Evans qu’elle ne vient pas pour les tuer. » Le paternel hocha la tête d’un air entendu, heureusement qu’il y allait aussi finalement.

 

Lorsque Mr Evans ouvrit la porte, il ne pouvait s’attendre à un tel spectacle. Elle se tenait là devant lui avec sa canne, à côté du père de James. Il referma la porte d’un air paniqué, comme si cela pouvait les arrêter.

-          « SANDRA ! PRENDS LES FILLES ! ELLE EST REVENUE ! » Sa femme paniquait, elle aussi, c’était la faute de James, il l’avait provoquée de nouveau et c’était eux qui payaient les pots cassés ! Elle allait monter à l’étage quand la porte s’ouvrit toute seule, malgré le verrou. William Potter avait sorti sa baguette et l’avait ouverte en douceur. Mr Evans était tétanisé.

-          « Mr Evans, je vous en prie, nous ne venons pas vous faire de mal. » Cela ne les rassura pas pour un sou. « J’ai appris par mon fils ce que ma mère avait fait à Lily… Je n’ai pas les mots pour vous dire à quel point nous sommes désolés… »

-          « Elle nous a pétrifié et ensuite, elle a attaqué notre fille ! Elle… Elle nous a dit qu’elle reviendrait pour nous si nous disions quoique ce soit ! » Mr Potter se tourna vers celle qui était à ses côtés, elle haussa les épaules comme si ça ne l’atteignait pas.

-          « J’en suis vraiment navré, je suis ici pour réparer ça. » Il vit Mr Evans s’écarter pour le laisser passer.

-          « Vous pouvez la soigner ? »

-          « Ma mère va lui rendre l’intégralité des souvenirs qu’elle lui a retiré. Elle en a fait le serment. » Mafalda regardait autour d’elle, comme si elle visitait un petit gîte. Sandra était figée, elle avait peur qu’elle fasse quelque chose… « Elle ne peut pas vous faire de mal également, sinon elle mourra, nous nous en sommes assurés. »

-          « J’imagine que vous voulez voir Lily… » Murmura Mme Evans d’une voix éteinte. William hocha la tête d’un air sérieux.

-          « Oui, nous allons l’endormir pour que ce soit moins douloureux pour elle. Je vous laisserai une potion anti-mal de crâne, pour quand elle se réveillera, cela aura un effet instantané. »

-          « Et James ? Elle ne veut pas qu’ils soient ensemble… » Elle montrait la vieille du menton. Le sorcier poussa un soupir douloureux.

-          « Malheureusement, nous n’avons pas pu faire en sorte que ma mère change d’avis. Dans ces conditions, votre fille et mon fils ne pourront jamais être ensemble. » Sandra mit sa main devant la bouche, c’était terrible. « Mais James le sait, il a le droit de la voir une dernière fois pour lui expliquer la situation. Votre fille est intelligente, elle comprendra. » Mr Evans acquiesça, las de savoir que sa fille allait avoir le chagrin d’amour de sa vie. Mafalda perdait patience.

-          « Bon, où est-elle cette chère Lily, qu’on en finisse ? »

-          « Je vais la chercher. » Et sa mère monta les marches. Arrivée devant sa porte, elle toqua. Elle entendit entrer et s’exécuta.

-          « Maman ?  Il y a un problème ? J’ai entendu papa crier. » Sa mère la rassura d’un sourire.

-          « Non, il n’y a aucun souci, chérie. Viens avec moi, il y a des personnes qui veulent te voir. »

La jeune fille suivit sa mère et remarqua deux personnes bizarrement habillées comme James et son amie à la librairie la dernière fois. D’ailleurs le Monsieur ressemblait fortement à James.

-          « Bonjour Lily, j’espère que nous ne te dérangeons pas. Je m’appelle William et voici ma mère Mafalda. » Cette dernière grogna, pourquoi passer par les présentations alors qu’ils pouvaient le faire tout de suite ?!

-          « Bonjour. » Elle n’était pas rassurée, la dernière fois, une jeune fille lui avait presque crié dessus, alors maintenant elle se méfiait un peu.

-          « Est-ce que tu veux bien aller dans le salon s’il te plaît ? » Elle regarda sa mère et voyant que celle-ci approuvait, elle se dirigea vers le salon. Elle ne sentit pas le sort venir et la toucher dans le dos. William la rattrapa avant qu’elle ne touche le sol, endormie. Sandra ne pu s’empêcher de pousser un petit cri, c’était toujours impressionnant de voir à quel point la magie pouvait être rapide. Il la porta jusqu’au canapé du salon et l’allongea. Il se tourna vers sa mère et celle-ci se mit au travail.

-          « Rememoris totallus. » Un long fil sortit de sa baguette et se termina dans le crâne de la jeune fille. Cela mit quelques minutes, car comme l’expliquait William aux parents, elle avait 7 ans de souvenirs à remettre en place, ce qui n’était pas une mince affaire. Une fois le fil terminé, il sortit une potion comme promis, pour quand elle se réveillera. Les Evans lui dirent Merci.

-          « Ne me remerciez pas ! Je suis désolée de ce que ma mère vous a fait subir à tous les trois ! Il est normal de réparer cet acte ignoble. Bien évidemment, toutes ses affaires ont été remises dans sa chambre. » Sandra était néanmoins reconnaissante.

-          « Pouvez-vous dire à James que nous sommes désolé de lui avoir mal parlé les fois où nous l’avons vu ? Ce n’était pas de sa faute et nous ne voulions que protéger notre fille… » Henri était d’accord avec elle, il s’en voulait pour l’épisode de la batte de baseball.

-          « Ne vous ne faîtes pas pour ça, je lui dirais, mais je suis sûr qu’il ne vous en tient pas rigueur. » Elle sembla soulagée. Mafalda l’attendait devant la porte d’entrée, prête à partir. Il se tourna vers eux. « Il a le droit de la voir une dernière fois, je pense qu’il va attendre un peu qu’elle aille mieux et qu’il passera vous voir. »

-          « Nous le recevrons avec plaisir. » Affirma Mr Evans ce qui fit sourire William.

-          « Bonne continuation à vous, et encore une fois, ma femme et moi sommes désolés. » Et il sortit à la suite de sa mère avant de transplaner plus loin.

James les attendait, impatient. Sa grand-mère passa à côté de lui, mais il ne lui adressa aucun regard, elle n’existait plus pour lui. Son père le rassura d’un sourire.

-          « Tout s’est bien passé, il faut attendre qu’elle se réveille maintenant. Les Evans te transmettent leurs amitiés. » James pouffa.

-          « Ils sont tellement gentils, je ne le mérite pas… »

-          « Tu n’es en aucun cas responsable de tout ça James, contrairement à ce que Mère t’a dit, c’est uniquement de sa responsabilité à elle. »

-          « Tu penses que je peux la voir demain ? » Son père hocha la tête pour dire d'attendre un peu. « Très bien, je vais attendre un peu, je sais déjà ce que je vais lui dire… »

-          « Ce ne sera pas facile… Tu es sûr de vouloir le faire ? »

-          « Oui, elle doit être au courant de tout. Je lui dois bien ça. » Son père posa sa main sur son épaule et James se sentit plus fort en cet instant.

 

 

Il faisait nuit quand Lily se réveilla en sursaut ! Elle transpirait à grosse goutte et elle hurlait. Son crâne lui donnait l’impression d’être scindé en deux. Ses parents accoururent, ils ne dormaient pas, attendant ce moment. La mère eu le réflexe de lui donner la potion à boire, ce que la jeune fille fit immédiatement. L’effet fut radical, elle n’avait plus mal du tout. Elle se rendit compte qu’elle était dans le canapé.

-          « Mafalda ! Elle était là et vous… Elle vous a stupéfixié ! » Sandra était heureuse, sa fille avait retrouvé la mémoire ! Elle pleurait d’émotion, elle qui n’y croyait plus. Son père s’approcha d’elle et s’agenouilla.

-          « Nous allons bien ma chérie. Tu ne te souviens pas de ce qu’il s’est passé ensuite ? » Elle secoua la tête, il prit le temps de lui expliquer ce qu’il s’était passé pendant ces 3 derniers mois.

-          « Je… Alors j’ai été amnésique… Merlin, ça a dû être tellement difficile pour vous… » Ils sourirent, elle était bien redevenue elle-même, à s’inquiéter pour les autres au lieu d’elle.

-          « Nous avions peur qu’elle revienne surtout et qu’elle ne te tue… Mais James t’a retrouvée et a tout compris, il en a parlé à son père et elle t’a rendu la mémoire hier soir. » James ?! Se dit-elle, malgré la rupture, il l’avait cherchée… Elle commença à pleurer.

-          « Je lui ai fait tellement de peine et lui, il a continué à… » Elle regarda ses parents à travers ses larmes. « Je dois le voir. » Sandra la rallongea sur le sofa, en douceur.

-          « Il va venir ma chérie, son père nous l’a dit. Il viendra dès que tu seras en état. » Lily regarda l'horloge du salon, il était 3h du matin, elle ne pouvait pas le voir immédiatement, bien évidemment. « Viens, tu seras mieux dans ton lit. » Elle hocha la tête en se levant.

-          « Je n’ai pas trop sommeil… J’ai dormi pendant deux jours. » Ses parents se rendirent compte qu’elle avait raison. « Je vais lire, comme ça le temps passera plus vite. » Elle se rendit dans sa chambre après avoir dit bonne nuit et merci à sa famille. Arrivée à l’intérieur, elle remarqua que tout était à sa place. Elle vit sa chouette blanche dans sa cage, elle semblait aller bien. Sa baguette était sur son bureau, à côté de sa pierre. Elle manqua un battement, elle pouvait lui parler, lui dire qu’elle allait bien et qu’elle regrettait sa lettre. Elle prit le caillou lisse et pensa fort à lui.

 

James ne dormait pas, il parlait avec Sirius, il était plus de 3h du matin, mais il s’en fichait, il essayait de trouver un moyen pour qu’Héléna refuse de se marier avec lui. Quand tout à coup, son vif d’or se mit à voler dans la pièce. Il s’interrompit, son meilleur ami fixait l’objet brillant également.

-          « Si tu réponds, tu ne pourras pas la voir… » Il hocha la tête.

-          « Réponds-lui s’il te plaît, dis-lui que je la verrais demain à la première heure. » Sirius comprit et prit le vif. Il vit alors la tête de Lily apparaître, tandis que James mettait un sort de sourdine sur ses propres oreilles, il ne voulait pas être tenté.

-          « Sirius ?! Je voulais parler à… »

-          « Oui, je sais, je suis désolé, il ne peut pas te parler pour l’instant… Mais il me fait dire que tu le verras demain matin à la première heure, crois-moi, il a hâte. »

-          « Comment va-t-il ? » Elle vit son air ennuyé. « Je t’en prie, dis-moi la vérité. »

-          « Ta lettre lui a fait beaucoup de mal… Mais il a commencé à aller mieux à la fin de l’été… Disons qu’il a vécu des jours meilleurs. » James voyait que son meilleur ami parlait toujours et le regardait du coin de l’œil, elle devait sûrement lui demander de ses nouvelles. Lily, quant à elle, était dévastée de lui avoir fait tant de mal.

-          « Oh, si tu savais à quel point je m’en veux… » Sirius soupira.

-          « Tu n’y es pour rien, je savais au fond de moi que jamais tu n’aurais rompu par lettre, mais comme elle était de ta main et que tes parents ont refusé que James te voit… On en a conclu que c’était réel. »

-          « Oui ils m’ont tout raconté… Ils ont honte, surtout mon père, de l’avoir accueillit de cette façon… » Elle voulu rajouter quelque chose mais s’abstint. « Dis-lui que j’ai hâte de le voir demain. Bonne nuit les garçons. » Il lui souhaita une bonne nuit également, la jeune fille avait l’air peinée, mais elle semblait aller bien, ce qui le rassura. Il reposa le vif d’or, signifiant à James qu’il pouvait retirer le sort.

-          « Comment elle va ? » Sirius leva les yeux au ciel.

-          « Vous vous êtes passés le mot ou quoi ? Elle a retrouvé la mémoire, elle se sent très mal de t’avoir brisé le cœur… Elle a hâte de te voir. » James passa sa main dans ses cheveux.

-          « Je sens que demain, cela va être très douloureux pour nous deux. » Il s’allongea dans son lit. « Est-ce que tu penses que j’ai fait une erreur ? D’obéir à Mafalda, à toutes ses demandes ? » Sirius soupira et s’allongea à côté de lui.

-          « J’imagine que j’aurais fait pareil à ta place pour la femme que j’aime. Mais comme je ne suis pas amoureux, je me dis que t’es un idiot. » Il fit exploser de rire son meilleur ami.

-          « Je te souhaite de trouver quelqu’un d’aussi génial qu’elle, tu verras, tu seras idiot toi aussi. » Sirius pouffa en secouant la tête.

-          « Je ne crois pas qu’il existe une telle fille pour moi. Bon, on a un plan à monter je te signale. » Il réfléchit intensément. « Donc, les paroles exactes du serment, si je me souviens bien, te marier avec Héléna, si ELLE le souhaite, ce qui veut dire, qu’il ne faut pas qu’elle le veuille et tu seras tranquille. Enfin, JE ne serais pas mort. »

-          « En parlant de ça, je ne t’ai pas remercié pour ce que tu as fait pour ma mère… » Il lui fit signe que ce n’était rien. « Arrête, tu n’étais pas obligé de le faire et pourtant, tu n’as pas hésité une seule seconde. »

-          « Parce qu’elle est un ange, elle est l’inverse de ma mère. Louisa n’est que bonté, je ne pouvais pas laisser passer ça. » Il sembla réaliser quelque chose. « Lily est un peu comme elle d’ailleurs. Toujours à voir le bon chez les autres, à vouloir aider. »

-          « Oui, j’ai surement été influencé par ma mère pour trouver la femme idéale. » Il regardait la lune par la fenêtre, il avait trouvé la femme de sa vie, mais elle ne serait jamais avec lui. Quelle ironie ! « Bon » Il frappa dans ses mains, décidé à ne pas y penser. « Tu as une idée pour ce fameux plan ? »

Et ils en parlèrent jusqu’à 4h du matin, après, ils décidèrent qu’il était temps de dormir un peu.

 

 

End Notes:

Voilà, ce chapitre est un peu plus long que d'habitude, mais j'ai beaucoup aimé l'écrire. 

 

A bientôt pour la suite. Merci de m'avoir lue.

Chapitre 15: Des adieux by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite de l'histoire, merci de me lire, vous êtes nombreux, cela me fait très plaisir. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires. Les personnages appartiennent à JK Rowling et non à moi. 

 

Bonne lecture!

Chapitre 15 : Des adieux.

 

Lily avait essayé de dormir, mais à chaque fois, elle se réveillait en sursaut de peur de louper le moment où James viendrait la voir. Elle finit par se lever vers 6h du matin, elle pensa que prendre une douche ne pouvait pas lui faire de mal.

Une fois sortie, il était déjà 6h30, elle choisit des vêtements simples mais qui la mettait en valeur, après tout, elle voulait le reconquérir. Elle lisait Orgueil et Préjugés, elle le connaissait par cœur, mais son elle amnésique l’avait commencé et elle n’avait pas pu se résoudre à ne pas le finir. Il était 9h lorsqu’elle entendit quelqu’un sonner. C’était lui ! Elle le sentait. Elle descendit les marches et sauta les trois dernières, passant devant sa mère, qui sursauta devant tant de vitesse dès le matin. Sa fille lui fit un sourire d’excuse et ouvrit la porte. C’était bien celui qu’elle attendait. Elle était tellement heureuse de le revoir, elle lui fit un sourire qu’il accueillit avec plaisir.

-          « Lily… » Elle ne pouvait pas y croire, il était là, malgré tout ce qu’il s’était passé.

-          « Je suis tellement contente que tu sois venu. » Elle lui prit la main et il se laissa entraîner à l’intérieur. Sandra était là et lui fit un bonjour-câlin.

-          « James, si tu savais à quel point je suis désolée. » Il l’arrêta immédiatement, d’un air sérieux.

-          « Non, je comprends tout à fait votre attitude envers moi, que ce soit vous ou votre mari. C’est moi qui suis désolé, pour ce qu’elle vous a fait subir à tous les trois. » Il regardait Sandra droit dans les yeux, pour lui assurer qu’il ne lui en voulait pas. « Je voulais savoir si je pouvais emmener votre fille faire une balade toute la journée. Je vous la rends ce soir, promis. » La maman donna son accord.

-          « Bien sûr, amusez-vous bien. » Elle sentit les larmes qui commençait à monter, elle savait que c’était la dernière fois que sa fille le voyait et elle avait le cœur lourd, car sa fille, elle l’ignorait et était radieuse à l’idée de passer toute la journée avec lui. James décida de changer de sujet, il ne voulait pas la jeune fille découvre tout de suite que c’était un adieu. Il voulait qu’elle profite de leur dernier jour ensemble.

-          « Je te laisse prendre quelques affaires, un sac à dos suffira. » Elle s’empressa de monter et de préparer tout ce dont elle pensait avoir besoin. Henri profita que sa fille soit à l’étage pour serrer la main de James et lui dire qu’il était reconnaissant de ce qu’il avait fait pour eux.

-          « Je suis désolé, je ne pourrais pas tenir ma promesse… » Le père le regarda en fronçant les sourcils, sans comprendre. « Je vous avais dit que je reviendrais dans votre bureau un jour pour lui demander sa main… » Sandra pleurait à présent, quel gâchis, ils étaient faits pour être ensemble, elle le savait.

-          « Tu es un brave garçon James, je crois que ça sera difficile d’accepter que ma fille sorte avec un autre après toi… » James accueillit sa phrase avec un léger sourire. Lily arriva bien vite avec son petit sac à dos, toute excitée. Elle fit la bise à ses parents et James les salua.

-          « Où est-ce que tu m’emmènes ? » Elle était curieuse, elle ne savait pas comment réagir avec lui, après tout, ils n’étaient plus ensemble, mais le jeune homme semblait avoir ses plans.

-          « Dans un endroit où nous ne serons pas dérangés… » Elle frissonna, il avait un air grave pourtant son sourire était toujours là. Il lui prit la main et transplana devant un chalet près de la mer.

-          « Où sommes-nous ? » Le chalet était très charmant, il ne payait pas de mine, mais l’intérieur avait l’air cosy et chaleureux.

-          « Nous sommes en Cornouailles, ce chalet appartient à ma mère, elle a accepté de nous le prêter. » Elle hocha la tête et attendit qu’il ouvre la porte. Elle avait raison, l’intérieur était vraiment charmant, il lui rappelait le petit salon de Louisa au manoir Potter. James alluma quelques lumières et fit un feu dans la cheminée, il est vrai qu’il faisait très humide et le feu la réchauffa instantanément. Elle observait chaque objet, la décoration était sobre mais de très bon goût.

-          « Je voulais te parler hier soir… Enfin cette nuit, mais Sirius a répondu à ta place… » Il soupira en passant sa main dans ses cheveux, il était au courant, bien sûr, se dit-elle. « Tu ne voulais pas me parler ? » Il allait répondre mais elle continua. « Je peux comprendre, après ce que je t’ai fait traverser… » Il l’invita à s’asseoir sur le canapé en face de la cheminée. Elle s’exécuta, elle voulait savoir à quel point il avait été malheureux.

-          « Je… Je te jure que je mourrais d’envie de te voir… Ecoute, ce qu’il s’est passé quand nous sommes rentrés chez nous… Ma grand-mère nous a empêché de vous rejoindre, je t’avoue que je ne me souviens pas de grand-chose… J’ai dormi pendant quatre jours, Sirius était inquiet alors il est venu me voir, c’est à ce moment-là que j’ai eu ta lettre… » Elle sentait que sa gorge se serrait, cela lui faisait mal mais il fallait qu’elle sache. « Je crois que mon cœur s’est arrêté quand j’ai vu ceci… » Il sortit le collier avec la larme de licorne en argent de sa poche et lui tendit. Elle le prit, soulagée de le retrouver.

-          « Je ne l’aurais jamais enlevé je te le jure. Il a tellement de signification pour moi… » Elle le mit immédiatement et le toucha, comme si elle retrouvait une part d’elle-même. « Merci de me le rendre, tu n’étais pas obligé… »

-          « C’était un cadeau et on te l’a arraché, je devais te le rendre, si tu le voulais toujours… »

-          « Bien sûr que oui. » Il reprit son récit, leur conversation via le vif d’or et la pierre, Mary inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles. « Je lui ai écrit pour lui dire que tout était rentré dans l’ordre. Elle ne m’a pas encore répondue… Je suis désolée, quand on m’a rendue la mémoire, j’ai oublié ce qu’il s'est passé entre les deux moments où Mafalda m’a rendue visite… »

-          « Elle ne touchera plus à un seul cheveu de ta tête ou de celles de tes parents, nous nous en sommes assurés avec mon père. » Elle fut rassurée de savoir cela, même si rien ne semblait arrêter la mégère.

-          « Elle a été destituée ? » Il secoua la tête.

-          « Malheureusement non… Mais mon père a enfin ouvert les yeux sur elle et c’est déjà une belle avancée. » Il lui prit la main. « Si tu savais comme je m’en veux… » Elle sursauta, lui ? Il s’en voulait ?

-          « Mais pourquoi ? Je t’ai brisé le cœur, pas l’inverse… »

-          « J’aurais dû voir le message codé dans ta lettre, Mary l’a vu immédiatement. Si je lui avais demandé de l’aide, tu aurais pu être sauvée beaucoup plus tôt ! »

-          « Tu ne pouvais pas savoir… Et je ne pouvais pas faire un code trop facile, elle l’aurait vu. Tu m’as sauvée, on est ensemble, c’est le plus important non ? » Elle vit son regard, triste et elle su que quelque chose n’allait pas. « A moins que… Que ce soit trop tard et que tu sois passé à autre chose… » Il soupira, il aurait préféré ne pas la faire souffrir.

-          « Est-ce que tu veux qu’on aille se balader ? » Mais elle ignora sa question.

-          « James ! Dis-moi, nous deux, c’est fini c’est ça ? C’est pour ça que tu te montres si distant avec moi… » Il ne savait pas quoi lui dire. Elle se leva et fit les cent pas. « Je peux le comprendre, après tout, tu as cru que je rompais avec toi et il s’est passé trois mois depuis mais je… J’avais dans l’espoir que tu ne m’avais pas oubliée… » Elle pouffa en sentant l’ironie de sa phrase. « Enfin, que toi, tu ne m’avais pas oubliée, parce que moi... »

-          « NON ! » Il se leva. « Non je ne t’ai pas oubliée, crois-moi, même si j’avais voulu, ce qui n’était pas le cas, jamais je n’aurais pu. » Elle sentit son cœur battre de plus en plus vite.

-          « Alors, pourquoi est-ce qu’on n’est pas en train de s’embrasser comme des fous pour rattraper le temps perdu ? Car crois-moi, j’en meurs d’envie. » Il ne pouvait pas, il devait lui dire avant, mais cela lui faisait énormément mal.

-          « Assieds-toi. Il y a quelque chose que je dois te dire… Mais c’est surement la chose la plus difficile de ma vie… » Lily se rassis à côté de lui, inquiète. Il semblait vraiment torturé. « Ce que j’ai omis, c’est que Mafalda n’aurais jamais accepté de te rendre ta mémoire comme ça, par pure gentillesse, ce n’est pas son genre. » Elle sentit son ventre se tordre, qu’avait-elle trouvée encore ?

-          « Qu’est-ce qu’elle a demandé en échange ? » Elle savait qu’elle n’allait pas aimer la suite.

-          « Elle… » Il passa la main dans ses cheveux, il connaissait déjà la réaction de la jeune femme. « Mais avant que je te le dise, crois-moi, je n’ai pas eu le choix ! Pour moi, tu ne pouvais plus vivre avec une moitié de vie ! » Elle sentit les larmes coulées sur ses joues.

-          « Elle a demandé à ce que tu ne me voies plus… C’est bien ça ? » Il secoua la tête pour lui dire Oui, d’un air peiné. « Elle aura enfin eu ce qu’elle voulait… » Il la prit dans ses bras pour la consoler, c’était tout ce qu’il pouvait faire. « Et pourtant, tu es là ! Est-ce que ça veut dire que tu ne comptes pas lui obéir ? »

-          « J’ai demandé à te voir une dernière fois, je voulais m’assurer qu’elle avait bien honoré sa part du marché et je voulais t’expliquer pourquoi je… Je ne pouvais pas juste couper les ponts ! » Elle comprit, après tout, c’était louable.

-          « Et si on s’enfuyait ? » Il la regarda, stupéfait. « On partirait loin, juste nous deux, on quitterait tout, mais au moins on serait ensemble… »

-          « Rien ne m’aurait fait plus plaisir, je veux que tu en aies conscience. » Elle le fixa en s’écartant légèrement de lui. « Elle m’a fait jurer avec un serment inviolable. » Elle poussa un cri d’horreur, jamais elle n’aurait imaginé ça.

-          « Oh Merlin, tu pourrais mourir ?! » Elle se leva sous la colère et l’effroi. « Si on venait à se croiser, tu perdrais la vie, c’est ce que tu es en train de me dire ?! » Elle ne pouvait l’envisager.

-          « Non, techniquement, ce n’est pas ma vie qui est en jeu… Au départ, la mégère voulait que ma mère prenne ce rôle. » Lily n’en revenait pas. « Mais Sirius a pris sa place. Si on venait à se revoir, il perdrait la vie, oui. » Elle s’effondra sur le canapé, il avait fait l’ultime sacrifice pour eux. Elle se promit de lui en parler au plus vite quand elle le verrait.

-          « Donc tu me dis que je peux le voir lui, mais pas toi, sinon il meurt ? Mais quelle horreur ! » Il la prit dans ses bras et elle se laissa aller à ses pleurs. « N’y a-t ’il rien qu’on puisse faire ? »

-          « Non, malheureusement, tu devras continuer ta vie sans moi. » Il lui caressait les cheveux, il avait eu le temps de se faire à l’idée, mais elle encaissait.

-          « Je ne veux pas… » Il la serra davantage.

-          « Il le faudra pourtant. Sinon notre sacrifice n’aura servi à rien. Je t’aime, si tu savais à quel point ! Mais je ne peux pas faire ça à mon meilleur ami. » Elle comprenait.

-          « Je sais, je ne dis pas qu’il faut qu’on ignore le serment, juste que je ne veux pas vivre sans toi… » Il le savait, Merlin, il ne le savait que trop bien.

-          « Crois-moi, s’il y avait une solution, je l’aurais trouvée. On cherche déjà un plan pour… » Il s’arrêta, il ne lui avait pas parlé d’Héléna, quel idiot ! 

-          « Un plan pour quoi ?! » Elle se releva et le regarda à travers ses larmes. « Elle t’a demandé autre chose n’est-ce pas ? » Il soupira, il n’avait plus le choix, il devait lui dire.

-          « Elle m’a fait promettre de me marier avec Héléna le mois prochain… » Elle eut un haut le cœur, elle ne lui avait donc rien épargné ?!

-          « Mais… Comment vas-tu éviter ça ? »

-          « Dans le serment, mon père a précisé : si elle le veut. Ce qui signifie, que si elle refuse, je ne me marie pas et Sirius reste en vie… » Elle se souvint de son comportement aux 100 ans de la vieille et ricana.

-          « Pour qu’elle refuse, il faudrait un miracle… » Il l’embrassa sur le front.

-          « Aies confiance, les maraudeurs ont toujours une carte dans leur manche… » Elle se serra contre lui, cette journée n’était vraiment pas ce qu’elle avait imaginé ! « Tu peux partir si tu le souhaites, je comprendrais après tout ça… »

-          « C’est la dernière chose que je veux faire ! » Elle sembla réaliser quelque chose. « Tu n’as pas de limite de temps pour cette dernière visite ? » Il fit une moue.

-          « Je serais ravi de faire durer ce moment indéfiniment, mais à un moment, tes parents vont vouloir te revoir… Les miens aussi, je l’espère. » Elle comprit ce qu’il voulait dire.

-          « Oui, j’imagine que ce n’était pas ma plus brillante idée. » Il la regarda.

-          « Je voulais que cette journée soit inoubliable, je ne pensais pas à ça… » Elle essuya ses larmes, en pouffant.  

-          « Je n’avais pas imaginé nos retrouvailles de cette façon non plus, crois-moi. » Il lui prit la main et l’embrassa sur le dos.

-          « On va prendre l’air ? Ça nous fera du bien. » Elle hocha la tête, elle voulait juste être avec lui. « Prend un pull, il y a un peu de vent. »

Une fois dehors, ils étaient tous les deux silencieux. Il la laissait digérer ce qu’elle venait d’apprendre et elle essayait de ne pas lui rendre la tâche plus difficile qu’elle ne l’était. Ils ne se touchaient pas, ils marchaient en regardant l’horizon, s’enfonçant dans le sable à chaque pas. Après une heure de marche, il l’emmena dans une grotte.

-          « Je venais ici quand j’étais petit, j’adorais m’y cacher, ma mère savait toujours où j’allais, je n’étais pas très original niveau cachette. » Elle lui sourit, elle était ravie qu’il lui montre un peu de son passé. « Je ne suis pas venu ici depuis très longtemps. » Il lui prit la main en entrant dans la caverne plongée dans le noir. Grâce à un Lumos, il illumina l’endroit. La jeune femme n’en revenait pas, il y avait des peintures partout.

-          « Merlin, ce sont des peintures qui datent de quand ? » Il haussa les épaules.

-          « Je dirais quelques millions d’années, j’adorais venir pour les voir et essayer de les déchiffrer. » Il y avait là un pan d’histoire assez impressionnant, elle pouvait comprendre que cela pouvait passionner un jeune garçon. « J’ai même laissé ma propre trace. » Il lui montra un mini bout de mur et elle pu voir en effet, qu’il y avait quelques dessins grossièrement tracés. Les traits représentaient trois personnes, deux adultes et un enfant.

-          « Tu as voulu représenter ta famille ? C’est adorable. » Il caressa le mur à côté des personnages.

-          « Oui, pour moi, c’était la chose la plus importante au monde. » Il se tourna vers elle. « Maintenant, je pourrais dessiner une jolie fille aux yeux verts et à la chevelure rousse… Juste ici. » Il montra la place à côté du petit personnage. Elle sentit les larmes montées. « Je ne veux pas que tu penses à nous en étant peinée. Ce qu’on a vécu, j’en chéris chaque instant. Je remercie Merlin de t’avoir connue et que tu aies acceptée de faire un petit bout de chemin avec moi… »

-          « James… Si j’ai autant de peine, tu le sais, c’est parce que je suis sûre au fond de moi, que tu étais… Que tu ES l’homme de ma vie. » Il s’approcha d’elle, le regard brillant. « Je n’aimerais jamais un autre comme je t’aime… C’est impossible. » Elle secouait la tête mais il mit une main sous son menton pour qu’elle le regarde dans les yeux.

-          « Je veux que tu me promettes, que tu essayeras d’ouvrir ton cœur à quelqu’un. Que tu seras heureuse et que tu prendras soin de toi. » Il mit son front contre le sien. « Promets-le-moi ! »

-          « James… »

-          « J’ai besoin de savoir que tu feras tout pour continuer à avancer, mon amour. Fais-le pour moi. » Elle mit ses mains autour de son cou.

-          « Je te le promet. » Il l’embrassa, il ne pouvait plus résister, il voulait lui montrer à quel point il l’aimait. Elle répondit à son baiser de manière passionnée et désespérée. Il la connaissait assez pour savoir ce que cela voulait dire.

-          « Lily, es-tu sûre… ? »

-          « Je n’ai jamais été aussi sûre de toute ma vie. » Il reprit sa bouche sur la sienne, lâchant sa baguette. Elle commença à le déshabiller, elle le voulait tout entier, parce qu’elle savait qu’après, il appartiendrait à quelqu’un d’autre. Si ce n’était pas Héléna, ce serait une autre. Il sourit contre ses lèvres, elle était impatiente et ses mains tremblaient.

-          « On pourrait retourner au chaud dans le chalet… » Elle grogna.

-          « C’est trop loin ! » Il ria.

-          « Je suis tout aussi impatient que toi, crois-moi. » Il prit sa baguette qui était au sol, prit sa main et transplana à l’intérieur de la maisonnette. Elle lui sauta dessus pendant qu’il l’emmenait doucement vers la chambre.

-          « Tu parles trop, tu es trop habillé. » Elle le déshabilla, recevant de l’aide de son amant pour enlever son pantalon. Elle le fit tomber sur le lit en arrière le faisant rire aux éclats.

-          « Ça me rappelle de bons souvenirs. » Elle retira son haut et monta sur le lit encadrant James de ses genoux. Sa bouche retrouva la sienne, les mains du jeune homme parcourait son dos et détacha son soutien-gorge. Elle frissonna de bonheur, il était là, il l’aimait et personne ne pouvait lui enlever ça !

Ils passèrent l’après-midi dans les bras l’un de l’autre, se disant des mots rassurants, ils voulaient juste oublier leurs soucis. A un moment, les estomacs commencèrent à se manifester.

-          « Tu as faim ? Je mangerais un hippogriffe. » Elle se tourna vers lui, le drap comme seul habit.

-          « Il faut dire qu’on a dépensé pas mal de calories… » Il l’embrassa, soupirant d’aise.

-          « Et je ne compte pas m’arrêter là. » Il lui fit un clin d’œil malicieux. « Il nous reste quelques heures… » Il se leva et mit un caleçon. « J’ai demandé à Polky de remplir le frigo, tu as envie de manger quoi ? »

-          « Toi. » Il pouffa en secouant la tête. Elle le regardait d’un air coquin, allongée de tout son long dans le lit sur le ventre.

-          « Je suis à deux doigts de revenir dans ce lit, mais si je ne mange pas, j’ai peur de ne pas être assez performant. Je vais préparer quelque chose de rapide, habille-toi un peu pour que je ne te saute pas dessus pendant le repas. » Ce fut à son tour de pouffer, elle se leva à regret.

Leur repas était simple, mais Lily l’accueillit avec plaisir. Elle se fit un sandwich dinde à la moutarde et croqua dedans avec appétit. James ne se lassait pas de la regarder.

-          « Quoi ? » Elle se demandait pourquoi il la fixait comme ça. Il reprit son sandwich.

-          « Rien, je me souviens de notre pique-nique à Poudlard. Tu avais un appétit féroce déjà à l’époque. » Elle sentit son cœur se serrer, il n’y aurait plus de moment comme celui-ci, ou encore ceux qu’ils avaient eu à l’école.

-          « C’était une belle aventure… » Elle ne voulait pas pleurer, mais le chagrin était bien là. James posa sa main sur la sienne sur la table.

-          « La plus belle de ma vie. » Elle lui sourit, les adieux seraient déchirants, elle le savait. Le repas fini, elle se leva pour faire le tour des autres pièces de la chaumière. Il la suivait, ne sachant pas quoi dire ou faire. Elle s’arrêta devant une porte en bois, elle se demanda ce qu’il y avait derrière.

-          « C’est la salle de bain. » Elle l’ouvrit et vit en effet qu’il y avait une énorme baignoire. Elle commença à se déshabiller devant les yeux de l’homme de sa vie. Elle fit couler l’eau et le regarda.

-          « Tu te joins à moi ? » Il l’embrassa passionnément, enlevant son caleçon. Elle pouvait sentir à quel point la voir nue le rendait fou.

-          « Tu es coincée avec moi pour les quatre prochaines heures, je compte bien profiter de chaque minute. »

-          « Je t’aime. » Il sourit, il adorait quand elle lui disait, il voulait à tout prix se souvenir du son de sa voix. Une fois la baignoire remplie, ils plongèrent dedans toujours sans se décoller l’un de l’autre. Il s’assit au fond, elle sur lui, c’était divin. Il ne voulait pas perdre une miette de ce spectacle. Il n’aurait jamais imaginé qu’elle veuille de lui comme ça après avoir eu connaissance du serment.

-          « Merci. » Elle gémissait, adoptant un rythme en bougeant ses hanches sur lui, le faisant gémir à son tour.

-          « Pourquoi ? » Elle se demandait comment elle avait réussi à parler.

-          « De faire de cette journée, la plus belle de toutes. » Il l’embrassa de toutes ses forces, elle lâcha le bord de la baignoire et s’accrocha à lui. Ils voulaient que cette journée ne se termine jamais.

Malheureusement, l’heure de se séparer arriva bien trop vite à leur goût. Lily se rhabilla lentement, ils avaient de nouveau été dans la chambre pour continuer leurs ébats. Elle ne comptait plus le nombre de fois où ils l’avaient fait mais à chaque fois, elle ignorait comment il faisait, c’était de mieux en mieux. James était de l’autre côté du lit, silencieux, il était déjà habillé et attendait qu’elle ait fini. Une fois cela fait, elle se brossa les cheveux. James ne résista pas, il l’embrassa du côté de la nuque qui était nu, la faisant soupirer d’aise.

-          « Tu es la femme parfaite, je t’aimerais toute ma vie et je ne t’oublierais jamais. » Elle se tourna vers lui, émue. Il lui tendit un bracelet en argent.

-          « James, tu n’étais pas obligé… » Elle le prit et quelques secondes après, elle le sentit vibrer. Elle eut juste le temps de réaliser que c’était un Portoloin qu’elle se sentit happée en dehors du chalet. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle était devant sa maison. Elle s’en voulu d’avoir compris trop tard, il voulait lui éviter des adieux déchirants, mais elle aurait voulu lui dire à quel point… Quoi ? Il savait qu’elle l’aimait, qu’il était l’homme de sa vie… Au fond, elle était sereine, cette journée entière avait été un adieu au final. « James, je t’aimerais toute ma vie, je ne t’oublierais jamais. Pas cette fois. » Elle pleurait sur son perron, sa mère la vit et la prit dans ses bras. Elle remarqua que sa mère pleurait aussi. « Maman, tu le savais ? »

-          « Oui chérie, son père nous avait prévenu… Je suis tellement désolée. » Elle trouva la force de lui sourire.

-          « Tu penses qu’on peut guérir d’une injustice pareille ? On s’aime et… Tout ça c’est de sa faute ! » Sandra hochait la tête tout en emmenant sa fille à l’intérieur pour ne pas que les voisins jasent.

-          « Le temps guérit toutes les blessures, ma chérie. » Elle acquiesça et à travers ses larmes, elle mit le bracelet autour de son poignet. Tout comme son collier, elle se fit la promesse qu’elle ne le quitterait jamais.

 

James regarda l’espace vide qu’elle venait de laisser. C’était fini. Il ne la reverrait plus jamais. Il se laissa aller cette fois-ci, il s’effondra sur le lit. Ce lit qu’ils avaient partagé. Il espéra qu’elle ne le croyait pas lâche d’avoir usé de ce subterfuge, mais il ne se sentait pas capable de lui dire adieu devant sa porte. Il se reprit, il lui avait dit tout ce qu’il avait sur le cœur, son absence se fera ressentir tous les jours que Merlin fera.

Il transplana après avoir bien vérifié que la maisonnette était rangée avant que Polky ne vienne faire le ménage. Arrivé chez lui, il se précipita dans sa chambre pour prendre le miroir et parler à son meilleur ami.

-          « James ! J’attendais ton appel… Je ne te demande pas comment tu vas. » Il sourit en entendant la réponse de son presque frère.

-          « Je suis triste, en colère aussi, mais elle m’a fait confiance, elle a été incroyable… »

-          « A ce point ? Et bien, vous avez dû le faire dans toutes les pièces, vu ton sourire. » Il secoua la tête.

-          « N’exagérons rien, mais on avait besoin de ça pour se dire adieu, je me sens plus serein. J’espère que c’est pareil de son côté… »

-          « Elle sait que tu as fait ça pour elle. » Mais il pouvait sentir de la peine dans sa voix également. « Il faut vraiment qu’on trouve quelque chose pour faire tomber la vieille, une bonne fois pour toutes ! Comme ça, tu pourras être avec elle. »

-          « Cela ne marche pas comme ça, tu le sais pourtant… Même si elle est destituée, le serment sera toujours de mise… »

-          « Alors c’est terminé ? La vieille a gagné ?! » Sirius n’arrivait pas à réaliser que son meilleur ami perdait l’amour de sa vie pour toujours.

-          « C’est terminé. »

End Notes:

Pas de panique, l'histoire elle, n'est pas finie. A bientôt pour la suite. Merci de m'avoir lue

Chapitre 16: Un espoir by EveRywhere49
Author's Notes:

Les personnages appartiennent à JK Rowling, et non à moi. J'adore écrire sur JILY c'est tout :) bonne lecture!

Lily était nerveuse, elle attendait devant la porte du directeur des admissions. On était déjà fin septembre, mais au vu de sa situation exceptionnelle et ses résultats aux ASPICS, il avait bien voulu la recevoir pour pouvoir prendre des cours de potions de guérison et autres sorts. Elle voulait être médicomage, aider les gens, elle l’avait toujours fait et elle se sentait capable pendant ces temps de guerre de contribuer d’une certaine façon à l’effort.

 

Quand la porte s’ouvrit et qu’on lui demanda d’entrer, elle repensa à la promesse qu’elle avait faîte à James, leur journée s’était déroulée il y a deux semaines et il lui manquait déjà horriblement. Elle prit une grande inspiration et entra.

En sortant du bureau, elle se sentit tellement plus légère. Elle avait été acceptée ! Son dossier faisait parti d’un des meilleurs de toute la promotion et il était fier de pouvoir la compter parmi ses éléments, elle avait rougi, mais elle était heureuse. Elle voulait lui dire, elle en mourrait d’envie… Inconsciemment, ses pieds la menèrent devant le bureau des aurors qui se situait dans le bâtiment d’à côté. Elle entra et pria pour qu’il soit là. A son plus grand plaisir, il était là, en train de s’ennuyer à mourir sur son bureau. Il leva les yeux et la vit, il avait l’air ravi et contourna le bureau pour lui faire un câlin.

-          « Que me vaut cette visite Miss Evans ? » Elle sourit.

-          « J’ai besoin d’une raison pour venir vous voir Mr Black ? » Il secoua la tête pour lui dire que non.

-          « Comment tu vas ? » Il prit un calepin et fit semblant de noter. « J’ai mon rapport à faire, tu le sais bien. » Elle lui frappa l’épaule en riant. James avait mandaté son meilleur ami pour avoir de ses nouvelles dès que celle-ci en avait. Ce n’était pas comme si elle le lui disait directement, mais il sentait comme ça qu’il faisait un peu partie de sa vie.

-          « Et bien, je vais bien, malgré la séparation. J’ai été prise pour devenir médicomage à l’institut et… »

-          « C’est vrai ?! Mais c’est fantastique ! » Il lui fit un autre câlin. « Tu le sais depuis quand ? »

-          « Du calme, je viens de passer l’entretien d’admission et il m’a accepté immédiatement ! Je commence les cours lundi, je suis assez nerveuse, j’ai quand même loupé 3 semaines… » Il balaya cette phrase comme si ce n’était rien.

-          « Tu es une grande bosseuse, je ne m’inquiète pas pour toi. » Il désigna son bureau des plaintes. « J’espère que ce sera légèrement plus passionnant que ce que je fais actuellement. »

-          « Tous les plus grands chênes ont commencé par un gland. » Il éclata de rire.

-          « C’est moi que tu traites de gland ? Ce n’est pas très sympa Miss. » Elle eut un sourire timide, elle ne voulait pas l’embêter avec ça, mais elle voulait savoir.

-          « Comment il va ? » Sirius soupira, les deux amoureux ne pouvaient s’empêcher de penser l’un à l’autre et cela lui fit beaucoup de peine.

-          « Il va bien, comme la dernière fois, en plein dans les préparatifs… »

-          « Je suis désolée Sirius, c’est plus fort que moi… »

-          « Eh, ce n’est rien, ne t’en fais pas. Ce que vous traversez tout les deux est horrible, je suis content de pouvoir faire le messager, vraiment. » Elle le prit dans ses bras et sentit les larmes montées.

-          « Merci encore, tu sais pour… » Il fit signe que ce n’était rien.

-          « Je t’interdis de pleurer, la dernière fois je m’en suis voulu, alors plus de larmes à cause de moi et de ce stupide serment d’accord ? » Elle se reprit et lui fit un sourire. « Je préfère. Je déteste voir les filles pleurer ! »

-          « Et toutes celles que tu as larguées ? » Elle avait son regard mutin, il savait qu’elle le cherchait et s’en réjouissait.

-          « Oh, ce n’est pas pareil tu sais… D’ailleurs, certaines ne pleurent pas, elles m’insultent et me jettent des choses au visage… Ou elles s’en vont en claquant la porte… »

-          « Tu peux les comprendre, non ? » Il fit signe que oui. « Peut-être qu’un jour tu trouveras une fille bien et tu feras tout pour qu’elle ne pleure pas… » Il grogna.

-          « J’ai déjà ce genre de discours avec James, je n’ai pas besoin que tu t’y mettes toi aussi ! » Elle lui fit une bise, il était temps qu’elle le laisse travailler. « Prends soin de toi, Dr Evans. » Elle rougit.

-          « Je ne suis pas encore diplômée, ne mets pas les Sombrals avant la calèche ! » Il la regarda d’un air sérieux.

-          « Je ne t’ai jamais dit mais… J’ai des talents en divination. » Elle explosa de rire, elle ne s’attendait pas à ça.

-          « Tu n’as jamais eu plus qu’un Piètre dans cette matière ! » Il lui dit Chut et regarda autour de lui.

-          « J’ai une réputation à tenir ici Mademoiselle Evans ! »

-          « Et je m’en voudrais de la ternir… Travailles bien. »

-          « Je fais une soirée avec Remus et Peter demain soir, tu veux venir ? » Elle était tentée de dire oui, mais ce serait trop bizarre sans lui.

-          « C’est gentil, mais je ne veux pas voir les maraudeurs si ce n’est au complet. Cela me ferait trop mal je crois… » Il acquiesça, il comprenait ce qu’elle voulait dire.

-          « Pas de problème, en tout cas, tu sais où j’habite si tu as besoin de quoique ce soit. » Elle lui fit un câlin avant de partir.

-          « Merci Sirius. » Et elle sortit du bâtiment pour transplaner chez elle. Le maraudeur soupira, cela lui faisait bizarre à lui également de la voir et de parler d’elle à son meilleur ami.

Après son service, il transplana au manoir Potter, il avait envie de le voir et de lui annoncer la bonne nouvelle qu’elle lui avait apprise. Il le retrouva dans la véranda donnant sur les jardins, il avait des tonnes de papier sur la table devant lui, surement à propos du mariage, mais il regardait dehors. Sirius savait qu’il pensait à une jeune femme rousse.

-          « Eh bien, il y a un bordel ici ! » Il vit son ami sursauter.

-          « Tu ne connais pas les bonnes manières ? On frappe avant d’entrer. » Patmol regarda, il n’y avait pas de porte à la véranda et se mit à rire, il s’était fait avoir. Cornedrue se leva et le salua avec un grand sourire et une tape dans le dos.

-          « Quel accueil, moi qui venais te donner de ses nouvelles… » Il vit l’air de son ami changer du tout au tout et lui indiqua un siège pour s’asseoir. « Elle est passée au bureau. » James allait lui demander mais il enchaina. « Elle va bien, elle sortait du bureau des admissions de L’institut de médicomagie. Elle a été prise, elle commence lundi. » James était tellement heureux pour elle, son sourire était immense il pouvait le sentir.

-          « Médicomage ? Cela lui va comme un gant ! Avec ses résultats, cela ne m’étonne pas qu’elle ait été prise. Je suis heureux qu’elle ait pu y entrer alors que les cours ont déjà commencé… »

-          « Elle disait qu’elle était nerveuse, elle a déjà 3 semaines de retard, mais je lui ai assuré qu’elle serait à la hauteur. » James hocha la tête, il lui aurait sûrement dit la même chose, son cœur se serra, il aurait tellement voulu être là pour elle. Peut-être que de prendre de ses nouvelles n’était pas la meilleure chose à faire après tout. « Elle m’a demandé comment tu allais. Je lui ai dit que tu allais bien, que les préparatifs te prenaient du temps. » Il jeta un œil sur la table devant lui.

-          « J’aurais préféré que tu ne lui en parles pas… » Il soupira. « Je ne veux pas qu’elle ait de la peine… » Sirius pouffa.

-          « Elle est forte, elle sait que tu vas te marier, elle sait que c’est dans deux semaines, et que de toute façon, si ce n’est pas Héléna ce sera une autre un jour ou l’autre… » James fronça les sourcils.

-          « Elle t’a dit ça ? » Son ami hocha la tête.

-          « La fois où elle est venue chez moi en pleurs. » James se rappela de ce qu’il lui avait raconté et son cœur s’était serré. Elle avait été inconsolable et s’était endormie sur le canapé du maraudeur, d’épuisement.

-          « J’ai des tonnes de choses à faire et aucune envie de les faire… Choisir le gâteau, le groupe de musique… J’aurais aimé qu’Héléna se charge de ça, mais elle veut que je sois impliqué dedans. »

-          « Elle ignore que c’est Mafalda qui te force à te marier ? » James acquiesça. « Tu devrais lui dire, elle serait surement outrée et partirait en claquant la porte. Ce n’est pas ce qu’on veut ? » James ne répondit pas, faisant monter le stress chez son ami. « Ce n’est plus ce que tu veux ? »

-          « Je suis fatigué Patmol… Je ne veux plus me battre contre la mégère, elle a gagné. Que ce soit Héléna ou une autre, je devrais me marier un jour, alors autant en finir tout de suite. » Sirius était choqué.

-          « Tu abandonnes ? Cela ne te ressemble pas ! »

-          « Tu ne comprends pas ?! Que ce soit Héléna, une goule ou McGonagall, je n’épouserais jamais celle que j’aime vraiment ! Et je ne peux pas vivre en ermite, il me faut un héritier pour que la famille continue ! » Sirius sentit la pression qu’il ressentait à cet instant.

-          « McGo est vraiment hors de ta ligue, désolé de te le dire. » James pouffa de rire.

-          « De tout ce que je viens de te dire, c’est ce que tu retiens ?! Je vais être malheureux toute ma vie, à faire chambre à part 6 jours sur 7 avec une femme que je n’aime pas. Mais McGo est trop bien pour moi ? »

-          « Peut-être que tu trouveras une fille… » James l’interrompit.

-          « J’ai mis 7 ans à trouver celle qui me correspondait parfaitement, au fond de moi, je sais et je l’ai toujours su, que c’était la bonne. » Sirius mit sa main sur son épaule, il n’avait pas besoin de parler, il savait que son ami ne serait jamais entier après ça.

-          « Tu as besoin d’aide pour quelque chose ? » James lui en était reconnaissant, son ami acceptait son choix.

-          « Avec plaisir mon vieux. Je te souhaite de ne jamais te marier. » Ce dernier éclata de rire, comme si c’était impossible de l’imaginer.

 

Lily avait déjà fini de lire son premier livre de cours, c’était passionnant. Il y avait tellement de potions de guérisons possibles ! Il lui avait fallu quand même un peu d’aide de son professeur pour certains mots de vocabulaire. Il avait été impressionné par son dévouement et prédisait qu’elle serait une des meilleures de sa promotion. Après sa première semaine de cours, elle avait déjà prouvé qu’elle était volontaire pour apprendre. Elle avait déjà gagné l’admiration de la plupart de ses camarades et elle se sentait à sa place. Elle était à la bibliothèque de l’Institut quand Mike vint la voir.

-          « Lily ? Désolé de te déranger… » Elle referma le livre.

-          « Tu ne me déranges pas du tout, je venais de finir. » Il hocha la tête et s’assit sur la chaise à côté d’elle.

-          « On va boire un coup avec la promo au bar d’en face, si ça te dit de venir. » Il semblait mal à l’aise, pour une raison qu’il lui était inconnue. Elle lui fit un sourire.

-          « Oui, pourquoi pas ? Mais je ne resterais pas trop tard, j’ai promis à un ami d’aller le voir. » Il sembla déçu.

-          « Ton… petit-ami ? » Elle fut surprise par une telle question.

-          « Non, juste un ami. » Il reprit un peu de couleur et se redressa sur son siège.

-          « Désolé de te poser toutes ces questions, mais je voulais que tu saches que tu me plais beaucoup… » Elle ne l’avait pas vu venir. Elle ne pensait pas qu’elle pouvait plaire à quelqu’un d’autre qu’à James. Elle pensa à lui et à la promesse qu’elle lui avait faite, de donner une chance à un autre. Mais c’était trop tôt ! Elle ne s’en sentait pas capable pour l’instant.

-          « Je suis désolée Mike. Tu es très gentil et mignon mais… » Il la coupa d’un geste.

-          « Laisse-moi deviner, tu as eu une rupture difficile et tu ne l’as toujours pas oublié ? » Il se leva en soupirant. « Pas de chance pour moi. » Elle se sentit désolée pour lui mais il avait raison.

-          « Je suis vraiment désolée, mais j’ai besoin de temps. » Il la regarda, un espoir venait de s’illuminer dans ses yeux.

-          « Je saurais me montrer patient… Tu viens quand même boire un verre avec nous ? » Elle ramassa ses affaires dans son sac et le suivit dehors. En effet, en face, le bar était plein à craquer. Elle reconnue quelques élèves de sa classe et alla leur parler, elle ne voulait pas rester seule avec Mike, elle était trop gênée. Ce dernier sentit son besoin de s’éloigner et le respecta.

Vers 21h30, elle décida qu’il était temps de rejoindre Sirius chez lui. Elle transplana après avoir dit au revoir aux personnes avec qui elle parlait. Une fois devant la porte, elle frappa. On ne savait jamais avec Sirius, il pouvait avoir de la compagnie. Il ouvrit et fut ravi de la voir.

-          « Tu n’es pas obligée de frapper tu sais ? Nous ne sommes pas au manoir ! » Il ouvrit la porte en grand, la laissant rentrer. « Je t’attendais un peu plus tôt, tu viens juste de finir ? »

-          « J’ai été invitée à aller boire un verre avec mes camarades de classe. C’était sympa. » Elle restait évasive et il le sentit immédiatement.

-          « Pourquoi mon signal de super-auror sent que tu ne me dis pas tout ? » Elle pouffa. Elle s’affala sur son canapé, il était confortable, elle le savait bien pour avoir dormi dessus.

-          « Un garçon m’a avoué que je lui plaisais… Je ne savais pas quoi lui répondre… » Sirius fit une grimace, il fallait bien que ça arrive un jour.

-          « Tu comptes te faire bonne-sœur ? » Elle le regarda pendant qu’il lui tendait une bouteille de jus de citrouille, il en avait toujours dans le frigo pour elle. « Je ne vois pas pourquoi tu ne lui dirais pas oui. »

-          « Tu sais très bien pourquoi. Il est toujours là. » Elle pointa sa tête. « Et là. » Elle pointa son cœur. « Je ne peux pas m’investir dans une relation alors que je n’ai clairement pas fait le deuil de la dernière… » Sirius comprenait ce qu’elle voulait dire.

-          « Le mariage a lieu dans 4 jours. » Déjà ? se dit-elle, son cœur se serra. Il lui avait avoué que James allait au bout du serment, qu’il épouserait Héléna. Elle aurait préférée quelqu’un d’autre, mais c’était son choix. Il s’assit à côté d’elle, inquiet de sa réaction.

-          « Je savais que ça allait arriver, peut-être qu’après ça, je pourrais enfin tourner la page. » Elle prit une gorgée de jus de citrouille. « Tu n’aurais pas quelque chose de plus fort ? » Il la regarda surpris.

-          « Miss Evans ! Préfète-en-chef de son état veut boire de l’alcool ?! » Elle hocha la tête. Il se leva et prit une bouteille de Whisky Pur-Feu. « On se la partage d’accord ? Je ne veux pas être responsable de ton premier coma éthylique ! » Elle pouffa et le regarda lui servir un verre à moitié, elle lui lança un regard qui disait : radin. Il remplit le verre un peu plus et lui tendit. « Je n’aurais jamais cru voir ça de mon vivant. »

-          « Tais-toi, laisse-moi noyer mon chagrin dans la boisson. » Il leva les mains en l’air une fois qu’elle eut pris son verre.

-          « Loin de moi l’idée de t’en dissuader ! » Il se servit à son tour et bu une gorgée avant de se rasseoir. « Bien évidemment, je te laisse mon lit pour la nuit, il est hors de question que tu rentres chez toi. » Elle le regarda, elle avait une chance incroyable. « Quoi ? J’ai quelque chose sur le visage ? »

-          « Je me disais juste que j’avais une chance incroyable que tu sois mon ami. » Il fut touché par ses mots. Il s’approcha d’elle et lui prit son verre, elle protesta. « Hey ! »

-          « Tu es déjà saoule, tu dis n’importe quoi, dans 20 minutes tu me sautes dessus, je préfère arrêter ça tout de suite. » Elle éclata de rire, elle n’avait même pas bu une gorgée.

-          « Je te rassure, tu n’es pas mon genre. Tu es trop bien coiffé et ta vue est impeccable. » Il rit à son tour, il lui rendit son verre.

-          « Avec l’alcool, tu vas vite te rendre compte que tes critères s’évaporent. Mais je resterais sobre pour être sûr qu’on ne fasse pas de bêtise. » Il posa son verre sur sa table basse et elle fit une moue indignée.

-          « Tu ne vas pas me laisser boire toute seule ? C’est encore plus triste que de noyer son chagrin dans l’alcool. » Il soupira.

-          « Tu sais très bien que ça n’arrangera rien, ton jus de citrouille est sur la table. J’ai déjà bu assez au point de ne rien me rappeler le lendemain, je ne le recommande à personne ! »

-          « Niveau amnésie, je crois que je t’ai battu. » Elle reposa son verre et prit la bouteille de jus de citrouille, comme si de rien n’était. Il pouffa.

-          « Difficile de faire pire en effet. » Il décida de changer de sujet. « Alors qu’as-tu appris de beau aujourd’hui ? » Elle repensa au livre qu’elle venait de finir.

-          « Tu savais qu’il existait plus de 1000 potions pour guérir des plaies à vif ? » Il secoua la tête pour dire qu’il l’ignorait. « Si jamais un jour tu es blessé en mission, selon le degré et la profondeur de la blessure, si on se trompe de potion, ça peut empirer la blessure, tu ne trouves pas ça fascinant ? » Il ne se sentit pas vraiment rassuré. Il prit son verre de whisky et bu une autre gorgée.

-          « Il va falloir que je boive un peu plus si tu comptes toutes me les citer ! » Elle pouffa.

-          « Si je voulais vraiment t’embêter je te citerais toutes les sortes de… » Elle réalisa quelque chose, quelque chose qu’elle avait enfoui depuis très longtemps. Elle lâcha sa bouteille qui alla s’écraser sur le sol et explosa.

-          « Lily ? » Il vit qu’elle avait pâli et sentit que quelque chose n’allait pas. « Parle-moi, qu’est-ce qui t’arrive ? »

-          « Poisons. » Elle se leva et fit les cent pas, elle se rappelait distinctement la scène.

-          « Quoi ? Je ne comprends rien, calme-toi, explique-moi. » Elle se rassit à côté de lui. 

-          « Mafalda ! Elle m’a avoué avant de me prendre mes souvenirs ! » Il essayait de suivre le fil des pensées de la jeune fille. « Elle a empoisonné son mari ! » Il resta bouche-bée, il posa sa boisson sur sa table.

-          « Tu es sûre ? » Elle hocha la tête, pourquoi est-ce que ça ne lui revenait que maintenant ?!

-          « Je m’en souviens très bien, je la revois comme je te vois. Elle m’a attachée avec des cordes, j’étais coincée contre le mur et elle m’a raconté qu’elle avait demandé à son elfe de mettre du poison dans le verre de son mari infidèle. Qu’après ça, elle était libre et que son fils lui avait donné les rênes de la famille et que c’était le plus beau jour de sa vie. » Sirius se leva, il fallait qu’il reporte tout ça à son supérieur. Il y avait eu un meurtre ! Et pas n’importe lequel.

-          « Il faut absolument que j’en parle à mon chef pour qu’il puisse la mettre en état d’arrestation. » Elle eut une meilleure idée.

-          « Attends ! Non, j’ai un plan. » Il hallucinait, comment pouvait-elle lui dire d’attendre ?

-          « Mais Lily, c’est très grave ! On ne peut pas la laisser s’en tirer comme ça, encore une fois ! » Elle se leva à son tour et posa sa main sur son bras.

-          « J’ai un plan qui empêchera le mariage et qui te libérera du serment inviolable ! » Sirius avait les yeux écarquillés, se demandant si elle n’était pas devenue folle, mais il se rappela à quel point elle était brillante et décida de lui faire confiance. « Je ne peux pas le faire sans ton aide… »

-          « Je t’écoute. »

End Notes:

Merci de m'avoir lue, j'espère que mon histoire vous plaît. A bientôt pour la suite!

Chapitre 17: Un mariage célébré by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite de l'histoire! JK Rowling a créer cet univers qui me fait rêver . Bonne lecture!

Sirius était nerveux, Lily avait l’air si sûre d’elle, il voulait y croire, mais si cela échouait, il pouvait dire au revoir à la vie.

 

-          « J’espère que tu as conscience du nombre d’éléments de ton plan qui peuvent échouer ? Qui te dit qu’elle fera ça ? » Lily avait un sourire, elle commençait à la connaître la vieille peau.

-          « Ne t’en fais pas, je sais que ça semble un peu obscur pour l’instant, mais si tu m’aides avec Remus, on peut très bien y arriver. »

Il poussa un soupir, il fallait qu’il essaye de toute façon, il ne pouvait pas laisser ses amis dans cette situation.

-          « Très bien, donc tu comptes t’y prendre quand exactement ? »

-          « La veille du mariage, je vais au manoir. Il faut absolument que tu y sois avant moi, que tu enfermes James dans sa chambre, je m’occupe du reste. »

Il acquiesça, il espérait que James n’essayerait pas d’intervenir, mais si c’était pour son bien à lui, il laisserait faire.

Quand Lily quitta l’appartement de Sirius ce soir-là, elle était nerveuse, elle voulait qu’il la suive dans son idée, mais elle n’avait aucune garantie que ce soit un franc-succès. Mais elle devait réussir, pour lui, pour James et pour eux.

 

La veille du mariage était enfin arrivée, c’était le moment où jamais. Elle avait revu encore et encore le plan dans sa tête, mais entre sa tête et la réalité, ça ne se déroulerait surement pas pareil…

Elle prit son sac à dos avec tout ce dont elle avait besoin dedans. Elle envoya son patronus à Sirius pour lui donner le signal. Elle transplana en priant pour qu’elle réussisse.

 

Sirius vit la biche à travers la fenêtre de la chambre de James, c’était le moment. Il décida de fermer la porte à clef, devant le regard de James qui feuilletait sa revue de Quidditch pour la énième fois.

-          « Patmol, qu’est-ce que tu manigances encore ? » Ce dernier soupira, mal à l’aise.

-          « Il ne faut pas que tu sortes… Désolé mon vieux Cornedrue, tu es mon prisonnier pour au moins une heure. » Celui-ci se leva, le cœur battant.

-          « Elle est là, n’est-ce pas ? » Il avait compris, il ne pouvait pas la voir sinon son meilleur ami mourrait, alors il l’enfermait pour en être sûr. Sirius approuva.

-          « Oui, elle va se frotter à la mégère, même si ça ne me plaît pas, elle le fait pour vous. » James passa sa main dans ses cheveux.

-          « Tu aurais dû lui dire que ça ne servait à rien Sirius ! Elle va perdre son temps et se faire insulter en plus de ça ! »

-          « Tu la connais, elle est tellement têtue, elle se devait d’essayer ! » Il ne voulait pas parler du plan, au cas où Dinky avait les oreilles qui trainaient. « Elle s’en serait voulue de ne pas essayer de la faire changer d’avis. » James alla s’allonger sur son lit, impuissant, il mourrait d’envie d’aller la voir. « Je suis désolé mon vieux. » Il sortit un jeu de cartes. « Une bataille explosive ? »

 

Lily attendait devant un petit bureau, elle n’avait jamais été dans cette aile du manoir. Surement réservée à la vieille dame. Elle sentit le stress monté, elle ouvrit son sac à dos et prit un petit objet qu’elle glissa dans sa poche. C’était le moment où jamais. Dinky apparu au moment où elle refermait le sac, ce coup-ci, elle ne sursauta pas. L’elfe lui annonça que sa maîtresse était prête à la recevoir. Il jeta un œil au sac qu’elle tenait.

-          « Dinky vous demandera de laisser ceci dehors. » Lily sortit son air le plus surpris, comme si on venait de lui annoncer qu’elle était une sorcière.

-          « Oh, ça ? Ce n’est rien, il n’y a quasiment rien dedans en plus… » Elle s’accrochait à lui comme s’il contenait toute sa fortune. L’elfe sentit qu’elle cachait quelque chose et insista.

-          « Dinky ne vous laissera pas rentrer avec ce sac Mademoiselle. » Elle prit ensuite son air le plus ennuyé.

-          « Vraiment ? Dinky ne pourrait pas faire une exception pour une fois ? » Ce dernier était on ne peut plus sérieux, elle savait qu’il ne pourrait pas être corrompu.

-          « Non, Mademoiselle, aucune. » Elle grogna et lui laissa le sac. Il la remercia et ouvrit la porte. La jeune fille pénétra dans un bureau, on aurait dit un cachot. Les murs étaient noirs et froids, le bureau était noir et il n’y avait aucune fenêtre ouverte, rendant l’air étouffant, comme si on ne respirait que de la poussière depuis des années. Mafalda était dans son grand fauteuil et fit un signe à Dinky pour qu’il lui apporte le sac de la jeune femme.

-          « Miss Evans, que me vaut le plaisir de votre visite ? » Elle parlait d’une voix froide et calculatrice. « La veille d’un grand jour qui plus est. » Elle eut un sourire victorieux. Lily décida de l’affronter sans tourner autour du pot.

-          « Je me souviens de tout ce que vous m’avez dit le jour où vous m’avez jeté ce sort d’Oubliettes. » Elle avait pris un air doucereux, presque menaçant. Elle remarqua immédiatement le changement de comportement de la mégère. Celle-ci se tortillait sur sa chaise et semblait mal à l’aise. « Et oui, je suppose que vous aviez oublié, je vous avoue que je ne m’en suis souvenue que très récemment… »

-          « Qu’est-ce que vous voulez ? Me faire chanter ?! » Elle ricana en claquant sa canne sur le sol. « Vous mériteriez une bonne leçon jeune fille. »

-          « Je sais que vous en mourrez d’envie, mais vous ne pouvez pas me faire de mal n’est-ce pas ? Sinon, pouf, plus de Mafalda. » Cette dernière commençait à pâlir et à s’énerver.

-          « Je répète : Qu’est-ce que tu veux ? Je ne peux pas défaire le serment inviolable, James devra donc toujours épouser Héléna et rester loin de toi, mes mains sont liées. » Lily nota qu’elle avait laissé tomber le vouvoiement, montrant à quel point elle devait être en colère.

-          « Je veux que vous reconnaissiez publiquement que vous avez tué votre mari. » Mafalda explosa de rire.

-          « Bah voyons ! Et puis encore ? » Elle fit claquer sa canne comme si on lui avait raconté la meilleure blague du moment. « Tu me penses assez stupide pour avouer que j’ai versé du poison dans le verre de mon défunt mari ? Bonne chance pour prouver cela ! » Elle regarda dans le sac que Dinky lui avait posé sur son bureau, fouilla à l’intérieur et sortit une fiole, triomphante. « Tu pensais faire quelque chose avec ce Véritasérum, peut-être ? » Elle prit le flacon et l’explosa parterre. « Oups, comment vais-je avouer maintenant ? » Elle partit d’un rire tonitruant, Lily sembla ennuyée, ce qui ne fit qu’accentuer son rire. « Je suis déçue vraiment… Je pensais que tu serais une adversaire à ma taille… Mais bon, tu comprendras avec l’expérience. »

-          « Je ne comprends pas, pourquoi tuer votre mari ? Il ne vous maltraitait pas… » Elle voulait qu’elle lui en dise plus.

-          « Ecoute-moi bien sale sang-de-bourbe. » Lily frissonna, elle ne s’y ferait jamais. « J’ai eu un mariage de convenance, je détestais Edward ! Il passait son temps dehors avec une maîtresse différente chaque soir ! Quand j’ai eu Mary, il était tellement déçu de ne pas avoir de fils qu’il ne m’a pas adressé la parole pendant 3 semaines ! Puis William est arrivé, j’ai enfin pu respirer, j’avais notre héritier. C’est après des années de torture mentale, que j’ai décidé de passer à l’acte. » Elle semblait revivre toutes ces années d’un coup et elle paru plus vieille à ce moment précis. Elle se reprit en secouant la tête. « Je ne regrette rien, alors maintenant, si tu ne veux pas d’argent en échange, je t’en prie, va à la brigade des aurors. Sans preuve, ce sera ta parole contre la mienne. Et crois-moi, ce ne sera surement pas toi qu’on croira. » Elle claqua des doigts pour dire à Dinky que l’entretien était terminé. Ce dernier ouvrit la porte derrière la rousse qui n’ajouta rien et sortit en faisant semblant d’être contrariée. Il lui rendit son sac sans lui adresser un seul regard. Quand la porte fut refermée, elle s’adressa à lui.

-          « Cela ne te fait rien d’avoir aidé ta maîtresse a tué ton maître ? Je croyais qu’un elfe ne pouvait faire de mal à aucun membre de sa famille… » L’elfe regardait ailleurs, faisant semblant de ne pas l’entendre. « Très bien, fais comme si on ne savait pas toi et moi que tu es celui qui a mis le poison dans le verre d’Edward… »

-          « Dinky ne savait pas que ça le tuerait, Miss ! » Il mit ses mains sur sa bouche, réalisant ce qu’il venait de dire. Lily le rassura.

-          « Tu ne crois pas que William et sa famille mérite la vérité ? » Il ne répondit pas, elle regarda sa montre. Elle devait partir, Sirius allait pouvoir laisser sortir son ami de sa chambre et elle ne pouvait pas prendre le risque qu’il la voit. Une fois dans le jardin, elle regarda un peu plus loin, elle vit Louisa accroupie à coté de fleurs qui semblaient fanées. Elle ne pu s’empêcher d’aller lui parler.

-          « Louisa… » Cette dernière eut un sursaut de surprise. Elle était surement la dernière personne qu’elle attendait.

-          « Lily ! Oh Merlin ! James ne doit pas te… »

-          « Je sais, il est enfermé dans sa chambre avec Sirius. Je devais parler à Mafalda… » Louisa ne comprenait rien, qu’avait-elle bien pu espérer d’une telle conversation ?

-          « Si tu savais à quel point je suis désolée pour ce qu’elle t’a fait… Et j’aurais tellement aimé que tu sois la mariée de demain… » Elle ne savait pas par où commencer.

-          « Louisa, ce n’est pas de votre faute, rien de tout ça ne l’est. » Elle entendit la voix de Sirius annonçant qu’ils arrivaient dans une pièce, pour être sûr qu’ils ne tomberaient pas sur elle. « Je dois y aller, désolée. J’espère qu’on se reverra vite. » Elle transplana au moment où Sirius arrivait dans la véranda. Il la vit partir et annonça à James qu’il ne risquait plus rien. Louisa approcha les garçons et posa la main sur l’épaule de son fils.

-          « Elle voulait parler à ta grand-mère. » Il hocha la tête.

-          « Oui, Sirius me l’a dit. J’imagine que sa conversation ne s’est pas bien terminée… »

-          « A vrai dire, elle ne me l’a pas dit. Mais connaissant Mafalda, ça ne peut pas bien se passer… » Elle était dégoutée d’être si impuissante, son fils était forcé d’épouser une femme qu’il n’aimait pas et avec qui elle avait beaucoup de mal à parler. Héléna était très fière d’elle et savait ce qu’un tel mariage allait lui apporter… Elle s’était acheté une robe aux frais des Potter, qui en aurait fait pâlir plus d’une ! Elle avait voulu un mariage grandiose, un orchestre, deux cents invités… Bref, elle voulait le bonheur de son fils mais celui-ci ne l’était pas, et ça, elle ne le digérait pas.

 

Lily était chez elle, sa mère lui rappela que le diner serait bientôt prêt et elle lui répondit quelque chose comme quoi elle arrivait d’ici quelques minutes. Elle alla dans sa chambre, sortit le petit objet et le brancha à son ordinateur. Elle sentait son cœur battre à toute vitesse, si son coup avait réussi alors demain, cela allait faire des étincelles.

 

James passa sa main dans ses cheveux une énième fois. Ces derniers étaient plus dépeignés que jamais, sa fiancée lui avait pourtant dit de faire un effort pour le grand jour. Il se regardait dans le miroir, il était élégant, elle avait choisi son costume, elle voulait qu’il soit le plus beau de la journée. Au fond de lui, il ne ressentait rien, c’était une journée comme une autre, à quelques exceptions près. Sirius entra après avoir frappé, faisant sourire son ami.

-          « Tu sais qu’après l’étape de frapper à la porte, il faut attendre qu’on te dise d’entrer ? Sinon, ça n’a pas vraiment d’importance. » Il essayait de sourire, mais le cœur n’y était pas.

-          « Tu es prêt à ce que je vois ! Toujours pas envie de prendre les jambes à ton cou ? » Il ricana, il savait ce que son ami subirait sinon.

 

Héléna était en train de s’impatienter, James n’était toujours pas arrivé, elle commençait à s’inquiéter… Mafalda eut la désagréable impression que quelque chose n’allait pas mais bien vite son petit-fils arriva.

-          « Tu es en retard James… »  Avant qu’il n’ait pu répondre quoique ce soit, un cri se fit entendre. La jeune future mariée était horrifiée.

-          « Merlin, cela porte malheur de voir la mariée avant ! » James soupira, pour lui c’était déjà un malheur de toute façon.

-          « Tu es très jolie Héléna. » Il l’avait à peine regardée mais ses mots suffirent à l’apaiser.

-          « Tu trouves ? J’avoue que j’ai mis du temps à… » Mais la vieille était impatiente.

-          « Vous parlerez quand vous serez passés devant le mage marieur, vous aurez tout le temps à ce moment-là. » Et elle entraîna James vers l’autel où le mage les attendaient.

-          « Bonjour, le futur marié je suppose ? » James lui tendit la main.

-          « Oui, c’est bien moi. » Il se mit debout près de l’arche fleurie. Sirius était à côté de lui puisqu’il était son témoin. Il lui jeta un coup d’œil et ce dernier leva le pouce pour l’encourager. La chanson commença et la mariée s’avança pendant que tout le monde se levait et l’admirait. Quand elle arriva à hauteur de l’arche, la musique changea. A la place, on entendait une personne qui parlait.

 Je veux que vous reconnaissiez publiquement que vous avez tué votre mari. Il y eut un silence, lourd, Héléna était figée, ne comprenant rien. Elle fit signe à la personne qui avait la musique en main d’arrêter tout mais à sa grande surprise, elle ne vit personne.

J’ai eu un mariage de convenance, je détestais Edward ! Il passait son temps dehors avec une maîtresse différente chaque soir ! C’est après des années de torture mentale, que j’ai décidé de passer à l’acte.

William et Mary avaient reconnu la voix de leur mère ! Comment était-ce possible ? Cette dernière ne bougeait pas, comme si elle n’entendait rien.

Je ne regrette rien, alors maintenant, si tu ne veux pas d’argent en échange, je t’en prie, va à la brigade des aurors. Sans preuve, ce sera ta parole contre la mienne. Et crois-moi, ce ne sera surement pas toi qu’on croira.

Les invités commençaient à parler entre eux, Mafalda bouillonnait intérieurement, elle ignorait comment cette peste avait fait, mais c’était mot pour mot ce qu’elles s’étaient dit la veille. Tout à coup, le témoin se sentit mal. Il se tenait la poitrine, Louisa se précipita sur lui pour l’aider, mais elle était impuissante. Il murmura quelque chose et ses yeux restèrent ouverts et sans vie. Louisa hurla de douleur en secouant le corps de son presque-fils. Elle regardait partout autour d’elle et elle la vit. Lily se tenait là au milieu de l’allée. James était bouche-bée et sembla réaliser qu’elle était là.

-          « Lily ! Mais qu’est-ce que tu as fait ?! » Il semblait en colère contre elle.

-          « Le serment est brisé, on peut enfin être ensemble James ! » Ce dernier se pencha sur son meilleur ami inanimé.

-          « QUOI ? TU CROIS QU’APRES CELA, JE VOUDRAIS TOUJOURS DE TOI ?! » Mafalda n’y croyait pas et pourtant, elle avait sacrifié le meilleur ami de son petit-fils pour être avec lui. Mais elle jubilait, jamais il ne le lui pardonnerait cet acte. On en oubliait presque les mots qu’elles avaient eu avant.

-          « Je t’aime, tu ne peux pas te marier, c’est impossible. » Il ne savait plus quoi faire, mais il décida de se tourner vers sa grand-mère.

-          « Est-ce que c’est vrai ce que l’on a entendu ? Vous avez tué grand-père ?! » La foule se tourna vers la vieille qui grinça des dents sans pouvoir rien faire.

-          « Et bien, j’imagine que je dois te remercier pour cette petite mise en scène Evans ! » Elle se tourna vers la jeune fille qui ne se trouvait qu’à quelque pas de là. « Le serment étant rompu, je ne crains plus rien en faisant ça… ADIEU ! AVADA… » Mais avant qu’elle eût fini le sort, elle sentit une douleur dans la poitrine. Elle s’écroula à côté de sa chaise. Elle se ressaisit et lança un DOLORIS. Le sort allait frapper la jeune fille mais disparu aussitôt. La mégère était parterre, hurlant de douleur. Elle ne comprenait pas, le serment avait été brisé, elle pouvait lui faire mal. Elle vit le regard triomphant de Lily et tout devint noir ensuite.

 

James se réveilla avec un mal de crâne, il vit une potion près de son lit et la prit. Il se sentit immédiatement mieux. Il se rappela de la scène, pourquoi avait-il fait ça ? Il devait lui poser la question. Il descendit les marches et fut surpris de voir que la nuit allait tombée. Le mariage n’avait pas eu lieu, son meilleur ami était donc mort… Il ne comprenait plus rien, pourquoi ?! Il arriva le cœur lourd sur le lieu où devait se dérouler la cérémonie. Il vit sa mère, son père, sa tante, Remus et Lily. Lily ?! Son cœur manqua un battement, si Sirius n’était pas mort, il l’était sûrement maintenant !

-          « Qu’est-ce qu’il s’est passé ?! » Louisa se leva et rejoignit son fils.

-          « Viens t’asseoir James, il faut que tu comprennes ce qu’il s’est passé… » Lily ne savait pas où se mettre. « Lily ? Peux-tu lui expliquer ton plan ? » Un plan ? Se dit-il, quel plan ? Elle vint s’asseoir à côté de lui.

-          « En passant une soirée chez Sirius, je me suis rappelée quelque chose que ta grand-mère m’avait dit avant de m’ôter ma mémoire. Elle m’avait avouée qu’elle avait empoisonné ton grand-père il y a 15 ans. » Il fut choqué par de telles révélations, comment avait-elle pu ?! « Sirius voulait la dénoncer aux aurors, mais j’avais une autre idée en tête… »

-          « Tu voulais la faire chanter ?! » C’était la première chose qu’il lui était venue à l’esprit.

-          « Non, je voulais lui faire croire que j’étais venue la faire chanter. Mais comme elle l’a justement pointé, elle ne pouvait pas défaire le serment, alors je lui ai dit que je voulais qu’elle avoue publiquement le meurtre. » Il pouffa, comme si c’était faisable.

-          « Tu as vraiment cru qu’elle le ferait ? » Elle secoua la tête.

-          « Bien sûr que non, mais je comptais sur son égo. Elle me l’avait révélé une fois, elle pouvait recommencer sans risques. Alors je l’ai enregistrée. » Il était bouche-bée, elle avait des aveux enregistrés, quelle audace. « Au moment où Héléna est arrivée au bout de l’allée pour te rejoindre, j’ai passé les phrases qui me semblaient les plus pertinentes et tout le monde a entendu sa confession. » il fronça les sourcils, quand Héléna la rejoint ? Mais quand ?  « Oui, j’ai oublié un petit détail. Je voulais faire une pierre deux coups. Je voulais également que Sirius et toi, vous soyez libérés du serment. Alors j’ai demandé l’aide de ton meilleur ami. »

-          « Comment ça ? Où est-il d’ailleurs ? »

-          « Chaque chose en son temps. » Et elle lui raconta.

Flashback

James passa sa main dans ses cheveux une énième fois. Ces derniers étaient plus dépeignés que jamais, sa fiancée lui avait pourtant dit de faire un effort pour le grand jour. Il se regardait dans le miroir, il était élégant, elle avait choisi son costume, elle voulait qu’il soit le plus beau de la journée. Au fond de lui, il ne ressentait rien, c’était une journée comme une autre, à quelques exceptions près. Sirius entra après avoir frappé, faisant sourire son ami.

-          « Tu sais qu’après l’étape de frapper à la porte, il faut attendre qu’on te dise d’entrer ? Sinon, ça n’a pas vraiment d’importance. » Il essayait de sourire, mais le cœur n’y était pas.

-          « Tu es prêt à ce que je vois ! Toujours pas envie de prendre les jambes à ton cou ? » Il ricana, il savait ce que son ami subirait sinon. Sirius savait que le plan de Lily était on ne peut plus risquer, mais il devait le tenter. Il lança un sort d’endormissement à son meilleur ami qui s’écroula dans ses bras. Il le posa sur le lit et lui prit une mèche de cheveux. Il alla ensuite dans la salle de bain de la chambre des invités, là où Lily l’attendait avec Remus et le polynectar.

-          « J’espère que tu sais ce que tu fais ! » Il lui donna les cheveux qu’elle ajouta au mélange. Elle donna ensuite un verre à Remus qui le bu sans hésiter malgré l’odeur horrible qui s’en dégageait. Il sentit qu’il allait vomir mais bien vite, il se sentit différent. Il était devenu James Potter d’après son reflet dans le miroir.

-          « Maintenant, va t’habiller comme lui et prends ses lunettes. » Ordonna Sirius d’un ton pressé. « Nous n’avons qu’une heure et le mariage est dans 15 minutes ! » Lily était stressée, elle avait réussi à rentrer en se faisant passer pour un membre de l’orchestre, Dinky n’avait rien remarqué, heureusement pour elle. « Tu as tout ce qu’il te faut ? »

-          « Oui, tu sais ce qu’il faut que tu fasses ? » Il hocha la tête.

-          « Je serais le meilleur comédien que le monde magique n’ait jamais vu ! » Il allait partir.

-          « Très bien… Et Sirius ? » Il se retourna, inquiet. « Merci, je sais que ça semble être du délire mais… » Il la prit par les épaules.

-          « Je sais que ça va marcher, oui c’est un plan extrêmement tordu, mais c’est pour ça qu’on va réussir ! » Et il sortit, la laissant la boule au ventre. C’était quitte ou double.

 

Retour au présent :

James n’en revenait pas, mais quel coup tordu ! Mais il avait marché !

-          « Donc c’était Remus faisant semblant d’être moi qui était devant l’autel ? » Elle hocha la tête, heureuse qu’il ait compris.

-          « Oui et tout le monde y a cru, il avait les mêmes tics que toi, il était impressionnant. » Ajouta sa mère. « Maintenant, je sais qu’il était nerveux pour le plan et non pour le mariage, mais on y croyait. »

-          « Et Sirius ? En quoi a-t ’il eut besoin de jouer la comédie ? » Le jeune homme était ravi d’avoir pris une potion pour le mal de tête, parce que là, il aurait le crâne fendu.

-          « Il a prétendu mourir devant tout le monde parce que Lily était dans l’allée. » Louisa était encore émue et choquée de la scène. « Il s’est écroulé, j’ai eu la peur de ma vie, j’ai cru qu’il était vraiment mort. »

-          « Je lui avais donné une potion qui anesthésie les patients en les paralysant, il devait la boire 5 minutes avant d’être devant l’autel pour qu’elle fasse effet, le timing a été parfait. » James ne comprenait toujours pas pourquoi son frère avait dû prétendre être mort. « Si Mafalda pensait que le serment avait été brisé, je savais qu’elle s’en prendrait à moi après lui avoir fait cette mise en scène. »

-          « Donc elle t’a attaquée, brisant d’elle-même le serment… Tu es un génie ! » Il s’était approché d’elle sans vraiment s’en rendre compte. Elle était heureuse de le voir, il lui avait vraiment manqué. C’est à ce moment-là que Sirius fit son apparition, apparemment, il sortait de la douche.

-          « Ah, ça fait du bien de sentir de nouveau tous ses membres ! » Lily fit une grimace que James accueillit en riant.

-          « Je ne veux pas imaginer ce que tu as fait sous la douche… » Il lui fit une bise et tapa l’épaule de son meilleur ami tout en continuant de sécher ses cheveux avec une serviette.

-          « Et bien, ça c’est ce qu’on peut appeler une journée qu’on n’oubliera pas de sitôt. Mon chef vient de m’envoyer un hibou, la mégère est sous les verrous, et croyez-moi, elle n’est pas prête d’en sortir. »

-          « La preuve des aveux lui a suffi ? » Demanda Lily pleine d’espoir. Sirius secoua la tête.

-          « Le meurtre d’Edward Potter a dépassé le délai de prescription… On ne peut rien faire pour cela… » Elle allait lui demander alors pourquoi ils l’avaient arrêté et il ajouta : « Par contre tentative de meurtre après avoir utilisé un sort d’amnésie devant et chez les moldus, elle en a pour 20 ans au moins ! » James fronça les sourcils.

-          « Tentative de meurtre ? Sur qui ? » Lily se sentit rougir, il le vit immédiatement. « Elle a essayé de te tuer ?! » Jamais le jeune homme à lunettes ne l’aurait cru capable de faire ça. Louisa acquiesça.

-          « Devant tous nos invités. Il y a beaucoup de témoins… Heureusement que le serment était toujours là, sinon tu ne serais plus là à l’heure qu’il est ma grande. » Elle hocha la tête, consciente des risques qu’elle avait pris.

-          « Mais attendez, elle n’est pas morte ?! » Ce fut au tour de son père de parler, lui qui était rester muet depuis l’arrivée de son fils.

-          « Son cœur a lâché, elle était morte… » James attendit qu’il continue. « Lily l’a réanimée… » Il se tourna vers elle. « Je ne sais toujours pas pourquoi tu as fait ça d’ailleurs… » Il était abattu, il venait d’apprendre que sa mère avait tué son père et qu’elle n’avait fait que du mal autour d’elle. « Après tout ce qu’elle t’a fait, tu lui as quand même pardonnée… » Lily secoua la tête.

-          « Non, je ne lui ai pas pardonné, au contraire. Je voulais qu’elle vive pour qu’elle puisse avoir une peine de prison, la mort aurait été trop facile. Elle a fait trop de mal autour d’elle, et je ne parle pas que de moi. » William se tourna vers son fils, désabusé.

-          « On s’est rendu compte qu’elle faisait un marché noir d’enfant de moldu pour les vendre à des familles riches pour qu’ils fassent des expériences sur eux… » Le maraudeur était choqué, comment avait-il pu passer à côté de ça ?! « Bien entendu, cela va cesser et je vais essayer de retrouver chaque famille pour leur donner une compensation, qui je l’espère, apportera un peu de réconfort à la perte de leur enfant… » James tendit le bras pour toucher son père, mais celui-ci se recula. « Tu avais raison depuis tellement longtemps, James. J’ai fermé les yeux en pensant que ma mère était une sainte, une veuve éplorée après la perte d’un mari… Oh, mon père n’était pas tout rose, mais jamais je n’aurais cru que… Ils ne montraient rien devant nous. » Mary acquiesça, jamais elle ne s’en serait doutée également. Après plusieurs minutes de conversation, William, Mary et Louisa décidèrent d’aller se coucher pour se remettre de leurs émotions. Remus et Sirius restèrent un peu, puis finirent par décider de les laisser seuls, chose qu’ils apprécièrent énormément.

Il y eut un silence, James n’arrivait pas à y croire, la mégère était hors-jeu, il n’avait plus aucune obligation de se marier avec Héléna et il pouvait être avec celle qu’il aime ! Meilleures nouvelles de l’année. Lily rougissait, elle jouait avec son bracelet, ce même bijou qu’il lui avait offert. Il se sentit coupable.

-          « Je suis désolé… Tu as dû me trouver lâche d’utiliser un Portoloin pour notre dernier au revoir mais je… » Elle l’interrompit.

-          « Non, je sais pourquoi tu l’as fait. Après tout, notre journée avait été exceptionnelle, il fallait rester sur une note positive, je l’ai compris, crois-moi. » Il se rapprocha d’elle, elle était toujours sur sa chaise, il lui tendit la main pour l’aider à se lever.

-          « Tu sais ce que cela signifie ? » Elle hocha la tête avec un sourire.

-          « On peut être enfin ensemble… » Il se sentit plus léger, comme si tous ses soucis s’étaient envolés.

-          « Tu sais ce que j’ai envie de faire là, maintenant ? » Elle secoua la tête en se mordant la lèvre. « Je veux rattraper tout le temps qu’on a perdu… Dès demain, je veux qu’on ait notre appartement et qu’on emménage ensemble, qu’est-ce que tu en penses ? » Elle sourit au moment où ses lèvres allaient toucher les siennes.

-          « J’en dis que c’est un excellent plan… Et crois-moi, je m’y connais. » Il pouffa et l’embrassa.

-          « Je ne t’ai même pas remercié de m’avoir sauvé d’une vie morne et terne… » Lui murmura-t ’il dans le creux de son oreille, la faisant frissonner. Elle lui rendit son baiser avant d’ajouter :

-          « Je t’avoue que je l’ai fait aussi un peu pour moi quand même… » Elle ne voulait plus quitter ses bras et il semblait d’accord avec ça. Il était heureux, là, dans son jardin avec elle et il ne voulait plus qu’elle parte.

-          « Dis-moi que je ne suis pas en train de rêver… » Elle sourit et le pinça. « Hey, pas la peine de me faire mal, un bisou suffisait ! » Elle l’embrassa ensuite. Il eut alors une idée. « Viens avec moi. » Il lui prit la main, elle le suivit, curieuse de savoir ce qu’il lui réservait. Il la fit transplaner sur la plage devant la grotte en Cornouailles. Elle reconnut l’endroit immédiatement et se tourna vers lui sans comprendre. Il faisait nuit à présent et ils allumèrent leurs baguettes avant d’entrer main dans la main. Il se dirigea vers le bout de mur où il avait dessiné étant enfant. Elle fut surprise et regarda ce qu’il lui indiquait. Il y avait maintenant un couple dessiné au-dessus des 3 autres personnages. La femme avait les cheveux rouges et l’homme avait des lunettes et des cheveux en bataille.

-          « Tu es revenu ici pour dessiner ça ? » Il hocha la tête.

-          « C’était un endroit où je venais tout le temps, tu m’as tant donné ici… Je me sentais proche de toi d’une certaine façon, j’avais l’impression que tu ne me quittais jamais… » Elle vit un détail qui la fit sourire.

-          « J’ai quoi sur la main ? Une alliance ? » Il ne dit rien. « Je plaisante James, on vient de se retrouver, je veux juste profiter d’être avec toi. » Il s’approcha d’elle, les yeux brûlants. Elle savait à quoi il pensait. « On va au chalet ? » Il hocha la tête et transplana avec elle dans la maisonnette. Il l’embrassa comme il ne l’avait jamais embrassée. Elle soupira d’aise et d’envie, elle le voulait tout entier.

-          « Je t’aime ma belle, tu m’as tellement manqué… J’ai vraiment cru t’avoir dit adieu pour toujours… »

-          « Je pense qu’au fond de moi, je ne t’avais jamais dit adieu. J’avais l’espoir de te revoir. » Il commença à la déshabiller, elle frissonna, qu’est-ce que ça lui avait manqué ! Ils passèrent la nuit dans les bras l’un de l’autre, profitant de ce moment, sans avoir le cœur lourd cette fois.

 

James tint sa promesse. Une semaine plus tard, il acheta un appartement au cœur de Londres, pas très loin de l’Institut de Médicomagie pour qu’elle puisse s’y rendre à pied. Il était nerveux, ils étaient bien ensemble, mais ils n’avaient jamais vécu tout seuls. Il avait réussi à convaincre son père de le laisser faire des allers-retours au manoir pour continuer à être formé pour gérer la fortune Potter. Son père avait arrêté le trafic de sa mère, il n’avait pas encore retrouvé toutes les familles, mais il s’y attelait jour et nuit. James était fier de lui, il prenait enfin ses responsabilités de chef de famille. Sa mère était heureuse pour eux, elle adorait Lily et elle savait que son fils l’aimait plus que tout, et que c’était réciproque. Elle avait vu à quel point il était nerveux.

-          « Après tout ce que vous avez traversé, vivre ensemble devrait sembler facile… » Il avait pouffé à ses paroles.

-          « Je sais, c’est surement ridicule de s’inquiéter, mais je n’ai jamais été seul avec elle. On se verra tous les jours, peut-être qu’elle va se rendre compte que je ne suis pas celui qu’il lui faut… » Elle lui mit une main sur son bras.

-          « Chéri, après tout ce qu’elle a fait pour nous, tout ce qu’elle a subi venant de la mégère… Oui, je l’ai dit, la mégère ! » Ajouta-t-elle riant en voyant la tête de son fils. « Elle t’aurait quitté bien avant, crois-moi, aucune femme n’est prête à supporter tout ça pour un garçon lambda ! » Il l’embrassa sur les deux joues pour la remercier de ses conseils.

 

Quand Lily débarqua dans l’appartement avec ses parents et ses cartons, elle n’en revint pas. Il était immense ! Il avait dû faire une vraie folie. Henri et Sandra posèrent les boîtes, incrédules.

-          « Eh ben, il ne fait pas les choses à moitié… » Souffla son père. James arriva à cet instant, sortant d’une pièce qui était au bout du couloir.

-          « Ah super, vous êtes là. Laissez-moi vous aider avec ça. » Il prit le carton que venait de poser la mère de Lily et elle fut rassurée de voir que le garçon n’avait pas changé.

-          « James, c’est un très bel endroit. Tu es sûr que tu n’as pas ruiné ta famille en faisant cela ? » Il fit signe que ce n’était rien. Il soupesa le carton qu’il portait.

-          « Je dirais que ce sont des livres… » Sa petite-amie affirma d’un pouce en l’air. « Bien, dans la bibliothèque de Mademoiselle. » Il emmena le carton vers une pièce, ouvrit la porte et le déposa avant de revenir. Lily était bluffée.

-          « Tu… Tu as attribué une pièce pour mes livres ? » Il était content d’avoir eu l’idée.

-          « Vu ton amour pour la lecture, j’ai pensé que tu n’aimerais pas qu’ils restent dans des cartons… Oh, venez, je vais vous faire faire le tour du propriétaire. » Henri le suivit, impatient de voir ça. Les deux femmes se regardèrent, le père Evans était vraiment impressionné par le jeune homme. James ouvrit plusieurs portes, il y avait une cuisine ouverte sur le salon, deux chambres, la bibliothèque de Lily avec un bureau pour qu’elle puisse travailler et une salle de bain immense qui avait une douche et une baignoire. Cela fit sourire la jeune femme.  Henri était ravi que sa fille vive dans un endroit sûr et propre comme celui-ci.

-          « Je pense que je suis jaloux que tu habites ici et pas moi, ma chérie. » Elle pouffa et lui fit un bisou sur la joue. Elle savait que c’était sa façon de dire qu’il approuvait.

-          « Vous êtes les bienvenus quand vous le voulez, bien évidemment. » Lily fut touchée, il savait à quel point être séparée de ses parents était difficile pour elle, même si elle avait vécu à Poudlard, il y avait toujours une part d’elle qui regrettait de laisser ses parents derrière. Elle lui fit un câlin et il l’accepta avec plaisir. Sandra les regardait avec des larmes de joie dans les yeux.

-          « Bon Sandra, on est très mal garé… On devrait y aller… » Sandra secoua la tête et James sourit en repensant à la première fois où il avait entendu cette phrase. Mais cette fois, ce n’était pas pour le fuir. Il serra la main du père de sa copine avec un regard qui disait tout.

-          « Prends bien soin d’elle. » Ajouta Sandra, essayant de ne pas craquer par l’émotion. Mais elle en fut incapable quand elle serra sa fille. « Oh chérie, tu promets de venir nous voir au moins une fois par mois ? » La jeune fille accepta, cela lui semblait plus que raisonnable. Puis Sandra prit James dans ses bras. « Je suis si heureuse pour vous deux, vraiment. » Il était ému à son tour, il voulait que les parent de Lily l’accepte et il était maintenant un membre de la famille, il en était heureux.

-          « Rentrez bien. Prudence sur la route. » Lily leur fit signe et referma la porte derrière eux. Il y eut un silence. « Ça y est, il n’y a plus que nous deux… » Il prit un autre carton mais elle l’arrêta. « Tu sais que tu peux utiliser la magie ? » Il sourit, en effet, ce qu’il fit et le carton fila directement dans la chambre. « Tu ne sais même pas ce qu’il y avait dedans ! Comment peux-tu savoir qu’il va dans la chambre ? » Il eut un sourire qui en disait long.

-          « Je n’en avais aucune idée, j’ai pensé à la chambre, mais pour une toute autre raison… » Elle éclata de rire, elle était heureuse. Elle vivait un véritable conte de fée avec l’homme qu’elle aimait. Il l’embrassa passionnément et comme à chaque fois, ils finirent dans les bras l’un de l’autre, s’aimant comme ils savaient le faire.

 

Sirius arriva chez James et Lily. Il était heureux pour eux, cela faisait deux mois qu’ils étaient sous le même toit et il n’y avait apparemment aucun nuage à l’horizon. Il fut surpris de ne voir que James dans son salon.

-          « Hey, où est Lily ? » James sourit en le saluant.

-          « Bonsoir à toi aussi mon cher Patmol. » Il lui tendit une bouteille. « Elle voulait voir ses parents, apparemment sa sœur va se marier dans peu de temps, elle voulait donner un coup de main. » Sirius prit la bouteille, ravi de voir que tout allait toujours bien.

-          « Alors cette cohabitation ? » James avait un sourire jusqu’aux oreilles, l’invitant à poursuivre. « Non, ne me dis pas, je ne veux pas savoir ! Je n’ai qu’à voir ta tête pour savoir que tu es au paradis. » Il voyait que son meilleur ami avait une mine radieuse, Merlin, il y a encore quelques mois, il n’était plus que l’ombre de lui-même.

-          « Je ne sais pas de quoi j’avais si peur, elle est extraordinaire, j’ai une chance incroyable… » Il laissa sa phrase en suspens, Sirius sentit que son ami était prêt.

-          « Tu vas la demander en mariage, pas vrai ? » James bu un coup, comme pour se redonner contenance.

-          « J’en ai très envie, je voulais lui demander dès le soir où on s’est retrouvé. Mais je veux faire les choses bien, je veux aller voir son père, qui doit se douter d’ailleurs que je ne vais pas tarder à débarquer chez lui, et lui demander la main de sa fille. » Il bu de nouveau. « Tu crois qu’elle dira oui ? » Sirius explosa de rire, puis en voyant la mine sérieuse de Cornedrue, s’arrêta net.

-          « J’ai cru que tu racontais une blague ! Bien sûr, idiot ! Elle t’aime comme une dingue ! » James soupira de soulagement. Mais une question le taraudait.

-          « Dis-moi, est-ce que quand on était séparé, elle a eu… enfin tu vois ce que je veux dire ? » Sirius fronça les sourcils.

-          « Tu veux dire s’il y a eu un autre homme dans sa vie ? » Le maraudeur à lunettes hocha la tête. « Pourquoi tu veux savoir ça ? Tu es devenu maso ? » Il se gratta la barbe, gêné.

-          « Ça veut dire oui ? » Il sentit le sol s’écarter sous ses pieds.

-          « Elle a eu quelqu’un de sa promotion qui lui a dit qu’il était intéressé… » James posa sa bière sur la table basse, blessé. « Mais tu sais ce qu’elle m’a dit ? Elle m’a dit qu’elle ne pouvait imaginer quoique ce soit de nouveau avec quelqu’un, parce qu’elle pensait toujours à toi. Parce qu’elle t’aimait encore. » James se sentit soulagé, elle n’avait pas tenu sa promesse mais d’un côté, cela le rassurait. « Tu aurais voulu qu’elle reste célibataire toute sa vie ? »

-          « NON, bien sûr que non… C’est juste… Je ne voulais pas qu’elle me remplace en si peu de temps… Même si je sais qu’on avait aucune idée du temps que ça prendrait pour se revoir… » Il reprit sa bouteille en soupirant, il était tiraillé. Sirius vint à son secours.

-          « Si je t’avais dit qu’elle avait eu une aventure avec quelqu’un, tu aurais changé d’avis ? Tu ne voudrais plus l’épouser ? » James réfléchit quelques secondes, non, cela n’aurait rien changé, il l’aimait et elle de même, c’était tout ce qui importait au fond. « Je sais que tu es quelqu’un de jaloux, mais crois-moi quand je te dis que tu ne trouveras pas une femme aussi dingue de toi ET qui est saine d’esprit en même temps. » Il entendit son frère rire à ses mots.

-          « Je crois que tu as raison… Je n’aurais pas dû poser cette question, après tout, cela ne me regarde pas. » Et ils parlèrent de chose et d’autres jusqu’au retour de la jeune fille, qui fut ravie de voir que Sirius était encore là.

-          « Salut toi ! Alors comment ça se passe les préparatifs du mariage de l’ainée des Evans ? » Demanda Patmol pendant qu’elle faisait un bisou rapide à son amoureux pour le saluer. Elle s’assit et bu une gorgée de la bière de James.

-          « Cela ne se passe pas trop mal, Pétunia me parle presque normalement, ce qui est un énorme bond en avant. Vernon m’évite, ce qui est génial ! Je suis invitée au mariage malgré ma condition, comme il me l’a expliqué. » James grogna, il ne supportait pas qu’il manque de respect à sa copine. « Bref, le week-end prochain, tu devras mettre tes plus beaux vêtements moldus, chéri. » Il lui fit son plus beau sourire.

-          « J’ai hâte de voir tous les membres de la famille Dursley au complet ! » Sirius pouffa et se dit qu’il était temps pour lui de les laisser seuls.

-          « Bon les amoureux, je vais vous laisser roucouler en paix. »

-          « Oh, tu ne veux pas rester encore un peu ? Je ne sais pas ce que tu fais en ce moment. » Se désola la jeune femme. Mais Sirius ne voulait pas s’attarder.

-          « Ce que je fais en ce moment ? Toujours de la paperasse. Mais depuis l’arrestation de Mafalda, mon chef me donne des trucs de plus en plus importants. Donc c’est toujours bon à prendre. » Il se leva et voyant qu’ils se levaient aussi ajouta : « Non, restez assis, je connais le chemin. » Et il les laissa seuls. James caressa ses cheveux et elle se laissa aller contre lui.

-          « J’ai l’impression de l’avoir fait fuir… » James lui assura que non. « Tu viens te coucher ? » Il sourit. Comment refuser ?

 

Le week-end du mariage de Pétunia et Vernon arriva trop vite au goût de James, mais il n’échangerait sa place pour rien au monde. Quand elle sortit de la salle de bain, dans sa robe vert émeraude vaporeuse, longue et mettant ses formes en valeur, il se sentit fondre. Il l’embrassa quand elle arriva à sa hauteur, la prenant par surprise.

-          « Eh bien, que me vaut ce plaisir ? » Elle était rayonnante.

-          « Tu es magnifique. Je suis l’homme le plus chanceux de la Terre. » Elle répondit à son baiser mais dû l’interrompre. Trop rapidement au goût de son petit-ami.

-          « Chéri, ne fais pas cette tête, si on continue, on n’arrivera jamais à l’heure… » Elle perdit un peu son sourire. « Je ne veux pas donner de raisons à Pétunia de me détester encore plus. » Il approuva, l’embrassant sur le sommet du crâne.

-          « Je vais tout faire pour te faire passer une bonne journée mon cœur. » Elle lui en fut reconnaissante, elle savait qu’il n’était pas enchanté d’y aller, mais il le faisait pour elle.

Ils arrivèrent pile à l’heure, Sandra les accueillit à l’entrée de la mairie et leur dit qu’elle leur a réservé des places devant. Lily lui fit la bise pour la remercier et ils allèrent s’installer. Le maire fronça les sourcils en voyant les deux jeunes gens rentrés main dans la main.

-          « Bien, puisque les mariés sont là, nous pouvons commencer. » Lily tourna la tête sans comprendre, James cachait son fou rire. Le maire pensait qu’ils venaient pour se marier.

-          « Non Mr le Maire, je suis la sœur de la mariée et ce n’est que mon petit-ami. » Elle rougissait jusqu’aux racines. Le Maire s’excusa et ils allèrent s’asseoir. « Oh Merlin, quelle honte ! »

-          « Tu trouves ça honteux qu’il ait cru qu’on s’aimait au point de se marier ? » Il la taquinait mais elle tomba dans le panneau et s’excusa. « Je plaisante mon ange… » Mais au fond, il espérait qu’elle dirait oui, le moment venu.

-          « Je ne dis pas que je n’y ai pas déjà pensé… » Elle devint aussi rouge que ses cheveux. Il était agréablement surpris et lui embrassa la main sans rien ajouter. Vernon arriva et se planta devant le maire, attendant sa bien-aimée. Il jeta un regard au premier rang et se figea en voyant Lily et son copain. Elle lui fit un petit sourire mais il détourna le regard, James serra sa main plus fort pour la soutenir. Pétunia arriva, elle avait une robe blanche, très longue, elle manqua de marcher dessus à plusieurs reprises. Lily entendit sa mère murmurer comme quoi elle lui avait dit de ne pas faire de traîne si longue. Elle arriva devant Mr le Maire et il pu commencer la cérémonie. Lily sentait que James décrochait quelques fois, il est vrai que c’était assez long, elle ne lui en tint pas rigueur.

-          « Je vous déclare mari et femme, vous pouvez embrasser la mariée. » James applaudit fort et bruyamment alors qu’ils ne s’embrassaient pas encore. Lily cacha son fou rire, il était tellement heureux que ce soit fini qu’il était un peu trop enthousiaste. Il s’arrêta de frapper des mains sous le regard tueur des jeunes mariés. Ils finirent par s’embrasser sous les applaudissements de l’assemblée, James fit semblant cette fois-ci.

Ils passèrent un bon moment au banquet, James trouvait des tonnes de choses drôles à raconter, Lily passait son temps à rire. Pétunia finit par passer près d’eux pour lui demander de faire moins de bruit.

-          « C’était une très belle cérémonie Pétu… » Elle essayait de faire un pas vers elle, mais la jeune mariée n’en avait rien à faire.

-          « Oui, enfin jusqu’à ce que ton petit-ami ne gâche tout… » Lily fut peinée, elle pensait qu’au moins pendant son mariage, sa sœur ferait un effort pour s’entendre avec elle. James vint à son secours.

-          « Je suis désolé, vraiment. Je suis heureux pour vous. D’où mon excès d’enthousiasme. Désolé. » Elle haussa les épaules et les laissa en tournant les talons. Lily se tourna vers son petit-ami.

-          « Merci. » Il lui fit signe que c’était normal. « Si tu veux on peut partir. » Il poussa un soupir, il voulait s’en aller, mais il voulait qu’elle passe une bonne soirée.

-          « Pas avant que tu ne m’accordes une danse… » Il avait adoré danser avec elle, il espérait bien recommencer. Il lui tendit la main et elle la prit avec plaisir. Il l’entraîna sur la piste, la prenant dans ses bras. Elle posa sa tête sur son torse, elle se sentait bien là. Ils dansèrent une chanson entière avant que le père de Lily ne veuille prendre le relais. Sandra invita James et il fut ravi qu’elle lui demande.

-          « C’était un beau mariage, tu ne trouves pas ? » Elle avait des étincelles malignes dans les yeux. Il fit comme si de rien n’était tout en valsant avec elle.

-          « Oui, vous devez être heureuse pour votre fille. » Elle approuva ce commentaire.

-          « Oh, pour mes deux filles, je ne pouvais souhaiter mieux… » James sourit, il était heureux qu’elle pense cela. « J’espère bien que tu me referas danser à un autre mariage James… » Il comprit le sous-entendu à peine déguisé.

-          « Ce serait avec un grand plaisir Sandra, croyez-moi. » Pendant ce temps, Henri dansait avec sa fille, qu’il trouvait radieuse.

-          « Tu es magnifique ma chérie. » Elle lui sourit, elle était aux anges. « Je sais que ta sœur ne fait pas beaucoup d’effort, mais que tu es trop gentille pour te plaindre. » Il la fit virevolter et la rattrapa dans ses bras. « Est-ce que tu es heureuse Lily ? » Elle savait que son bonheur était important pour lui.

-          « Je le suis. Si tu savais à quel point ! » Il fut rassuré, il n’avait pas vraiment de doute, mais il voulait continuer son rôle de père protecteur jusqu’au bout.

-          « Bien, il a intérêt. » grogna t’il dans l’oreille de sa fille qui pouffa.

La soirée se termina de façon plutôt positive et James transplana avec sa chérie dans leur appartement de Londres. Elle retira ses chaussures et détacha ses cheveux. Il la trouvait tellement belle. Il l’embrassa et elle répondit à son baiser. Ils terminèrent leur soirée à faire l’amour et passèrent une nuit paisible, après tout, c’était un mariage réussi.

End Notes:

Voilà pour la suite, j'espère que vous avez aimé. Merci de m'avoir lue, à bientôt!

Chapitre 18: Jalousie et surprises by EveRywhere49
Author's Notes:

J'ai mis un peu plus de temps que prévu, mais voici la suite! Les personnages sont à JK Rowling et non les miens. Bonne lecture à vous!

Chapitre 18 : Jalousie et surprises.

 

Lily attendait, nerveuse. Elle regardait le bâtonnet sur lequel elle venait d’uriner. Elle avait du retard, pas grand-chose, mais elle qui était réglée comme une horloge d’habitude, commençait à stresser. Elle se souvint d’avoir demander à James au début de leur relation comment se passait la contraception, elle avait été très embarrassée et il lui avait assurée de ne pas s’en faire pour ça. Elle n’avait pas insisté, après tout, il savait ce qu’il faisait. Mais en regardant le bâton dans ses mains, elle se dit que finalement, rien n’est sûr à 100%. Elle entendit la porte d’entrée de l’appartement claquée, il venait de rentrer de chez ses parents. Elle sentit son ventre se tordre d’appréhension. Elle ignorait totalement la réaction de son petit-ami. Elle entendit des pas aller et venir dans le couloir. Il devait la chercher. Elle vit la poignée de la salle de bain s’activée, elle l’avait fermée à clef.

-          « Lily ? Tout va bien ? » Elle prit le parti de le rassurer.

-          « Oui, juste besoin de prendre une bonne douche. » Il fronça les sourcils.

-          « Tu ne fermes jamais à clef, tu n’es pas seule sous la douche, c’est ça ? » Elle savait qu’il plaisantait mais elle ne voulait pas le stresser plus qu’il ne fallait. Elle tapait du pied, attendant le résultat du test. Elle le fixa comme si cela allait accélérer les choses. Puis un signe apparu, elle se jeta sur le mode d’emploi, renversant au passage son gobelet sur le lavabo, faisant un bruit qui inquiéta le jeune homme derrière la porte.

-          « Lily ? Bon sang, mais ouvre ! » Elle ne l’écoutait pas, elle regardait la notice, c’était négatif. Elle poussa un soupir de soulagement. Son retard devait être dû à ses examens qui arrivaient et qui décidaient si elle passait ou non en deuxième année. Elle rangea sa brosse à dent, remis son gobelet en place et jeta le test dans la poubelle. Elle ouvrit à James qui commençait à se demander s’il n’allait pas enfoncer la porte.

-          « Coucou chéri. » Il la regarda, elle avait un sourire, elle était heureuse de le voir et de ne pas être enceinte. « Ça a été ta journée ? » Il la regarda, suspicieux, puis décida de laisser passer.

-          « Ennuyeuse à mourir. Et la tienne ? »

-          « Rien de bien passionnant, on est en train de réviser à fond, je pense que mon cerveau ne peut plus rien ingérer. » Il l’embrassa sur le sommet du crâne et en l’enlaçant, il ne put s’empêcher de jeter un œil dans la salle de bain, tout était nickel, elle avait peut-être juste besoin d’être seule après tout.

-          « Est-ce que ça te dirait qu’on mange dehors ce soir ? J’ai croisé un petit resto pas très loin. » Elle acquiesça, cela leur ferait le plus grand bien, juste tous les deux. « Je vais juste prendre une douche et on y va. » Elle lui sourit et elle se dirigea vers la chambre pour s’habiller. Il commença à se déshabiller, enleva ses lunettes et sauta sous la douche. L’eau sur son corps lui fit un bien fou. Après 5 minutes, il décida que c’était assez et sortit en s’enroulant dans une serviette. Il se séchait ses cheveux en frottant vigoureusement et au moment où il voulu prendre ses lunettes, il les fit tomber. En râlant, il se baissa, elles étaient tombées dans la poubelle. Il les prit et une fois sur son nez, il remarqua immédiatement un bâton bizarre. Il eut un sursaut, il reconnaissait l’objet, c’était un test de grossesse moldu. Il avait déjà vu une copine de Sirius lui en tendre un en lui disant qu’il était le père alors qu’elle n’était pas enceinte. Il sentit son cœur battre la chamade, il lui avait pourtant assurée qu’elle ne pouvait pas avoir de bébé avec lui. Il grogna, si elle avait fait un test sans lui en parler, est-ce que cela voulait dire qu’elle pouvait être enceinte d’un autre ? 

-          « James ? Tu es prêt ? » Il sursauta et se cogna au lavabo. Il se frotta la tête et se rendit compte qu’il ne savait même pas si c’était négatif ou positif. Il le prit du bout des doigts et ouvrit la porte. En voyant ce qu’il tenait, elle pâlit.

-          « Tu peux m’expliquer ? » Il essayait de garder son calme.

-          « J’ai un peu de retard… J’ai préféré m’assurer… C’est négatif. » Il jeta le test dans la poubelle, blessé qu’elle ne lui en ait pas parlé. « Je te l’aurais dit si ça avait été positif ! Je te le jure ! »

-          « J’espère bien, tu ne peux pas être enceinte de moi Lily ! » Elle était bouche-bée, comment pouvait-il être si sûr de lui ?

-          « Comment ça ? Explique-moi. » Il soupira, il aurait voulu éviter cette conversation mais il n’avait pas le choix. Il décida de la faire asseoir sur leur lit dans la pièce à côté.

-          « Il y a un siècle environ, pour s’assurer de ne plus avoir d’enfants hors mariage, les sorciers les plus riches et nobles ont décidé, quand un garçon vient au monde, de lui jeter un sort de stérilité qui ne sera levé qu’au mariage. » Elle était sonnée, elle n’aurait jamais imaginé ça. « C’est pour cela, si tu étais enceinte, ce ne serait pas de moi, ce qui voudrait dire que tu m’as trompé et je ne serais vraiment pas content… »

-          « Je ne le suis pas, tu n’as vraiment aucun souci à te faire, jamais je ne ferais ça. » Elle avait mis sa main sur la sienne. Il sentit son ventre se tordre, il ne pouvait s’empêcher de penser à ce que Sirius lui avait dit.

-          « Même pas avec ce gars de ta classe qui t’a avoué que tu lui plaisais ? » Elle retira sa main.

-          « Mike ? » Elle fronçait les sourcils, sans comprendre comment il avait pu entendre parler de ça.

-          « Pourquoi, il y en a d’autres ? » Il avait répondu sèchement. La jeune femme le trouvait ridicule.

-          « Arrête de dire des bêtises plus grosses que toi ! » Elle se leva, énervée qu’il puisse être jaloux pour rien du tout. « Et quand bien même, ils me voudraient tous, qu’est-ce que ça peut bien faire ? C’est avec toi que je suis, il me semble. » Il ne dit rien, interdit, il savait qu’elle avait raison. « J’ai eu du retard, sûrement dû au stress de mes examens, très peu d’étudiants arrivent en deuxième année du premier coup ! »

-          « Je comprends que tu te sois inquiétée, mais je t’avais dit qu’il n’y avait aucune raison de t’en faire à ce niveau. » Elle pouffa.

-          « Tu ne m’as rien dit du tout, tu m’as dit que tu gérais. Je suis désolée de ne pas t’avoir cru sur paroles ! » Il se sentit coupable. « Comment as-tu pu penser que je te trompais ? Après tout ce qu’on a vécu ?! » Elle sentait que la colère se muait en tristesse. Merlin, ils vivaient ensemble, et cela ne semblait pas lui suffire.  Il vit que ses yeux vert émeraude se remplissaient d’eau et il se leva à son tour, faisant tomber sa serviette parterre. Il la prit dans ses bras et la serra fort.

-          « Je suis désolé, je suis un abruti mon amour. » Elle hocha la tête contre son torse. « Je crois que je me suis senti blessé que tu ne me parles pas de ce Mike… Ou du test. » Elle soupira.

-          « Il n’y a rien à dire, il est dans ma classe et il a fait un pas vers moi quand on n’était plus ensemble et malgré la promesse que je t’ai faite, je l’ai rejeté. Et pour le test, je ne voulais pas t’inquiéter alors qu’il n’y avait rien… »

-          « J’ai tellement peur de te perdre… J’ai encore du mal à croire que la vieille n’est plus là et que tout va bien. » Elle ricana.

-          « Tu préfèrerais qu’elle nous mette des bâtons dans les roues ? » Il secoua la tête, rassuré qu’elle ait retrouvé son sens de l’humour. « Tu ne me perdras pas, je t’aime… Même quand tu te comportes comme le dernier des abrutis ! » Il passa sa main sur sa nuque, il admettait qu’il n’y avait pas été de main morte.

-          « Tu veux toujours aller manger dehors ? » Elle secoua la tête pour dire non.

-          « Je veux juste être dans tes bras toute la nuit, qu’on oublie cet épisode et que tu me fasses oublier mon prénom. » Il sentit son cœur battre plus vite et son sourire s’agrandit.

-          « Je pense que ça peut se faire… » Et il commença à la déshabiller pendant qu’elle le caressait.

 

Il était 21h lorsque le téléphone de Lily se mit à sonner. James grogna et le poussa hors de sa portée. Lily rigola mais ne se laissa pas faire et décrocha pendant qu’il l’embrassait sur le ventre.

-          « Allô ? » Elle se figea, elle entendait sa mère, paniquée, en larme. James sentit la tension et s’arrêta à son tour. « Maman ? Qu’est-ce qu’il se passe ? » Lily se redressa et laissa James écouter la conversation

-          « Chérie, c’est ton père… Il est à l’hôpital. Il y a eu un incendie à la pharmacie et… Je ne sais pas quoi faire. » Il sauta du lit et commença à s’habiller.

-          « Maman, calme-toi, on arrive avec James, tout ira bien. Tu as prévenu Pétunia ? » Elle entendit des sanglots qui lui retournèrent l’estomac.

-          « Oui, oui je l’ai eu à l’instant, elle arrive avec Vernon. » Lily fut un peu rassurée de savoir que sa sœur allait arriver, ce qui était une première depuis longtemps.

-          « On arrive, je t’aime, il va s’en sortir. » James voyait que sa copine faisait tout pour réconforter sa mère alors qu’elle-même commençait à paniquer. Il lui tendit ses vêtements, elle raccrocha et s’habilla aussi vite qu’elle put, elle sentit les larmes coulées mais essaya de les ignorer. Son petit-ami la prit dans ses bras. « James, il faut faire vite. »

-          « Il faut que tu te calmes chérie, tu n’aideras personne dans cet état. Je sais que tu es inquiète, mais comme tu l’as dit, tout ira bien. » Elle souffla un bon coup et essuya ses larmes.

-          « Tu as raison. Merci. » Il l’embrassa et son baiser avait un goût salé. Ils transplanèrent jusqu’à l’hôpital moldu. Sandra les attendait.

-          « J’oublie à quel point vous pouvez aller vite… » Lily la prit dans ses bras. « Désolée de vous avoir appelé comme ça. Vous n’étiez pas occupé j’espère ? » James se dit que décidemment il n’y avait que les femmes de la famille Evans pour s’inquiéter des autres alors que tout s’écroulait autour d’elles.

-          « Maman, Papa est plus important que notre soirée ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » James prit la mère de Lily à son tour dans ses bras, elle le remercia d’être venu.

-          « Allons-nous asseoir. » Ils s’exécutèrent. « J’étais étonnée de ne pas le voir rentrer vers 19h30, puis je me suis souvenue qu’il devait faire l’inventaire. Tu sais à quel point il est tatillon sur ce genre de chose… Mais vers 20h30, j’ai reçu un coup de fil, c’était la police ! La pharmacie a brûlée et Henri était encore dedans, inconscient quand les pompiers sont arrivés… » Elle se remit à pleurer, Lily la serra contre elle. « Ils m’ont dit qu’ils l’emmenaient ici et voilà, la suite vous la connaissez… » James était inquiet, il savait que Lily ne se remettrait jamais de la perte de son père, et il l’appréciait énormément également. Une interne arriva vers eux avec un dossier à la main.

-          « Mme Evans ? » Sandra se leva, on pouvait lire l’inquiétude sur son visage.

-          « Oui c’est moi ! Comment va mon mari ? »

-          « Il va s’en sortir. Il s’en est fallu de peu, mais il ne devrait pas avoir de séquelles. » Elle avait un sourire rassurant. Mme Evans était tellement soulagée qu’elle se laissa tomber sur sa chaise.

-          « Mon dieu, merci ! » Pétunia et Vernon arrivèrent à ce moment-là.

-          « Maman ! » Sandra la serra dans ses bras. Vernon resta en arrière, il n’adressa aucun regard à James ou même à Lily. « Comment va-t-il ? » Sandra la rassura, il allait s’en sortir. Lily se laissa aller dans les bras de James, qui lui embrassa le front, en signe de soutien. Pétunia sembla réaliser que sa sœur était là et lui fit un signe de la tête pour la saluer. L’interne attendait qu’ils aient terminé pour continuer.

-          « Vous pourrez aller le voir, mais pas tous en même temps, je dirais par deux ou trois, maximum. » Tout le monde hocha la tête, la mine basse. Vernon se tourna vers Sandra et dit d’un air peu aimable :

-          « Nous devrions passer en premier avec Pétunia, nous avons de la route à faire. » James serra les dents et les poings, comment osait-il ? Lily posa sa main sur son épaule.

-          « Pas de soucis, allez-y, Maman tu devrais aller avec eux. » Sandra était gênée, elle n’osait rien dire.

-          « Tu es sûre ma chérie ? » Elle fit signe que oui. Elle lui fit un énorme bisou sur la joue et lui dit à tout à l’heure. James n’en revenait pas, elle laissait toujours sa sœur gagner !

-          « Lily… » Elle posa un doigt sur ses lèvres et l’embrassa.

-          « Je sais ce que tu vas dire. Mais ce soir, je ne veux pas me battre, peu importe qui passe en premier, je veux juste qu’il aille bien. » Il ouvrit ses bras et elle se logea dedans. « Merci. » Il soupira.

-          « Tu n’as pas besoin de me remercier, c’est normal que je sois là avec toi. J’adore ton père, je serais venu même si on n’avait plus été ensemble. » Elle le regarda, surprise.

-          « Même après l’épisode de la batte de base-ball ? » Il sourit et acquiesça.

-          « Même s’il m’avait frappé avec, je l’aurais mérité. » Elle pouffa.

-          « Tu n’y étais pour rien, et crois-moi, il s’en voulait énormément après ça… » Il hocha la tête, il s’était excusé des tonnes de fois depuis qu’ils s’étaient remis ensemble. Il soupçonna d’ailleurs qu’il avait accepté qu’elle vive avec lui pour se faire pardonner, dans un sens.

-           « Il va bien, il pourra de nouveau faire des blagues que je ne comprendrais pas et que tu m’expliqueras lors des repas chez eux. » Elle ria et secoua la tête.

Après une quinzaine de minutes, ils virent Pétunia et Vernon sortir. Lily se leva et se dirigea vers eux, James soupira. Elle essayait tellement fort d’arranger les choses avec eux qu’il l’admirait. Pétunia s’arrêta, contrairement à son mari qui se dirigeait vers la sortie sans un regard en arrière.

-          « Il a pu dire ce qu’il lui était arrivé ? » L’ainée fit la moue.

-          « Il y a eu le feu, il ne se souvient de rien de plus. Maman est restée avec lui, tu ne devrais pas la faire attendre… » Elle regarda derrière elle. « Vernon m’attend. Nous irons voir les parents lorsque papa sera rétabli. » Elle esquissa un sourire à sa sœur et tourna les talons pour rejoindre son mari. Lily sentit James dans son dos et ses bras l’enlacèrent.

-          « J’ignore comment tu fais… »

-          « C’est ma sœur… Quand j’étais petite, avant Poudlard, je voulais être comme elle… » Elle l’entendit grommeler quelque chose comme : heureusement que ça n’a pas été le cas. Elle sourit. « On devrait rejoindre maman. » Il hocha la tête et se détacha d’elle pour lui prendre la main. Ils arrivèrent dans la chambre, Henri Evans avait des bandages autour de la tête et du bras gauche. Lily ne s’attendait pas à un tel spectacle. Elle lâcha la main de son petit-ami et se précipita vers son père, sa mère était assise à côté de lui.

-          « Oh Merlin, je n’imaginais pas que c’était aussi grave ! » James devait bien admettre que l’apparence du père Evans n’avait rien de rassurante.

-          « Oh James, tu es là aussi ! Merci d’être venu. » Henri ne tournait pas trop la tête, le sorcier se mit dans son champ de vision afin que ce soit plus facile pour lui.

-          « Je ne voyais pas les choses autrement, Henri. Comment vous sentez-vous ? » Le blessé essaya de lever les bras pour dire que tout allait bien mais grimaça.

-          « Henri ! Reste tranquille ! » Sa femme était rassurée de voir qu’il allait assez bien pour refaire des bêtises mais elle ne voulait pas qu’il aggrave ses blessures. Lily toucha sa main qui n’était pas bandée et il la serra.

-          « Papa, tu ne te souviens de rien ? » Il soupira.

-          « Je ne voulais pas le dire devant Pétunia et son mari, mais j’ai vu quelque chose avant de tomber inconscient. » Lily se redressa, intriguée. « Au début, j’ai cru que la fumée m’avait intoxiqué et que j’avais rêvé… Mais je sais ce que j’ai vu. » Lily serra sa main.

-          « Qu’as-tu vu ? »

-          « Ce que tu nous as montré en photo une fois, petit, habillé d’une taie d’oreiller sale. Je ne me souviens plus du nom… »

-          « Un elfe de maison ? » James était intervenu, effaré.

-          « Oui, voilà ! Je l’ai vu. J’étais dans l’arrière-boutique en train de faire l’inventaire. Et j’ai entendu un petit bruit. J’ai cru à un cambrioleur alors je suis retourné à l’avant. J’ai vu des flammes au début et au moment où j’ai voulu prendre l’extincteur, j’ai senti un coup derrière ma tête. Je suis tombé et au moment où je me redressais, je l’ai vu. Il se tenait là et marmonnait des choses. » James eut un horrible pressentiment. Il s’approcha de sa petite-amie et lui chuchota quelque chose à l’oreille. Elle hocha la tête, pensant qu’il avait raison.

-          « Henri, je voulais votre accord. Ma mère a une possibilité que peu de sorciers ont, elle est legimens, elle peut lire les pensées, actuelles, passées… J’aimerais qu’elle regarde votre souvenir pour que l’on puisse identifier l’elfe qui vous a fait ça. » Ce dernier ne savait pas trop quoi en penser, il se tourna vers sa fille pour lui demander son avis. Lily le rassura.

-          « Tu ne crains absolument rien et on pourra enfin tirer les choses au clair. » Alors son père donna son accord. James se dépêcha de se rendre au manoir. Il était tard, il espérait qu’elle n’était pas couchée. Heureusement, elle lisait dans son petit salon privé et son mari était à côté en train d’écrire son courrier. Il s’arrêta en le voyant.

-          « James ?! Qu’est-ce que tu fais ici à cette heure ? » Louisa s’était levée et interrompit son mari.

-          « Le papa de Lily est à l’hôpital William. » James hocha la tête, il n’aimait pas quand elle faisait ça sur lui, mais cela n’avait pas d’importance.

-          « J’ai besoin de votre don mère, il a été attaqué et je veux savoir par qui. » Elle lui fit signe de partir devant, William sur leurs talons.

Henri était nerveux lorsqu’il vit Louisa s’approcher de lui, les mains tendues. Elle toucha ses tempes, juste en-dessous de son bandage. Elle ferma les yeux et Henri se détendit immédiatement, comme s’il était concentré. Sandra regardait la scène et ne savait que penser. Au bout d’une minute, Louisa lâcha le front du blessé. Elle avait un air triste, elle se tourna vers son fils et son mari.

-          « C’était Dinky… James avait raison. » Lily était choquée, comment avait-il osé ?! James serra les poings, il aurait préféré se tromper. Henri et Sandra étaient complètement perdus.

-          « C’est qui Tinky ? » Lily s’approcha d’eux et corrigea son père.

-          « Dinky. C’est l’elfe de la famille Potter. » William passa sa main dans ses cheveux, lui rappelant son fils aux yeux de la jeune femme.

-          « Je crois qu’il obéit encore d’une manière ou d’une autre à ma mère… Je vais régler cela, ne vous en faîtes pas ! » James serrait tellement la mâchoire qu’elle lui faisait mal. Encore une fois, la mégère avait réussi à faire du mal autour d’elle ! Louisa posa sa main sur son épaule et s’adressa à la famille Evans.

-          « Nous sommes désolés, elle est en prison et malgré cela, elle continue à vous atteindre. » Sandra éclata en sanglot, se rappelant à quel point ils étaient impuissants face à elle. Louisa devança Lily et la prit dans ses bras, lui murmurant des choses à l’oreille qui eurent l’air de l’apaiser un peu. Elle lui chuchota un Merci que Mme Potter balaya d’un geste de la main. « Ne me remerciez pas ! Je vous assure, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle vous laisse tranquille. » Lily avait rarement vu Louisa aussi déterminée et sérieuse qu’à ce moment-là. Elle sentit James se rapprocher d’elle et la prendre dans ses bras. Il lui murmura qu’il était temps de laisser son père se reposer. Elle acquiesça, de toute façon, il n’y avait rien de plus à faire ce soir. Elle lui demanda si sa mère pouvait venir dormir chez eux, ce qu’il accepta bien entendu. Sandra était touchée et ravie de ne pas être seule cette nuit.

-          « Merci. » Lily leva les yeux au ciel.

-          « On n’allait quand même pas te laisser seule dans un moment pareil Maman ! »

-          « Nous avons une chambre de libre, vous pouvez y rester le temps qu’Henri se remette et sorte d’ici. » Ajouta James. La jeune fille rousse se tourna vers lui, les yeux brillants. Il était parfait, elle n’avait pas les mots pour lui dire à quel point elle était reconnaissante. Il l’embrassa sur le sommet du crâne puis serra la main de son père pour lui souhaiter un bon rétablissement. Henri était heureux que sa femme soit avec eux.

-          « J’espère pouvoir sortir vite d’ici, mais je suis rassuré que tu ailles avec eux chérie. Merci James, vraiment. » Il secoua la tête.

-          « Je me sens responsable de ce qui vous est arrivé Henri, ne me remerciez pas, c’est naturel. » Lily le frappa sur l’épaule. « Hey ! »

-          « Idiot, tu n’y es pour rien du tout ! » Son père ajouta en effet, qu’il ne leur en voulait absolument pas à lui et sa famille. Les parents de James lui en furent reconnaissant et prirent congé, après avoir promis à Mme Evans de venir les voir prendre le thé, après le coup manqué de la dernière fois. Louisa ajouta même qu’ils étaient les bienvenus au manoir, ce qui toucha la moldue.

 

 Dès le lendemain matin, William donna un vêtement à Dinky, le congédiant en le menaçant de ne pas essayer de recontacter son ancienne maîtresse. Ce dernier avait éclaté en pleurs, disant qu’elle lui avait ordonné de s’en prendre aux moldus si quelque chose venait à lui arriver. Mais le chef de famille n’avait pas été attendri par ses larmes, au contraire, il lui avait dit de déguerpir au plus vite. Il avait ensuite écrit à son fils pour lui annoncer que les Evans étaient enfin hors de danger pour de bon. Lily était soulagée et avait répondu par hibou qu’elles les remerciaient pour tout, sa lettre était accompagnée par de nouvelles graines : des lys. Louisa avait répondu dans l’heure, la remerciant chaleureusement et les invitant la semaine prochaine avec ses parents.

 

Les trois jours passés avec James et Lily, fit un bien fou à Sandra. Elle allait tous les jours voir son mari qui reprenait du poil de la bête et il était heureux de voir que sa femme passait des bons moments avec sa fille et son petit-ami. James lui avait dit qu’elle n’avait rien à faire et elle se sentait comme en vacances. Il faisait tout pour qu’elle se sente comme chez elle, comme elle l’avait fait pour lui et cela la touchait énormément. La mère et la fille se voyaient tous les midis pour déjeuner ensemble pendant la pause de l’étudiante.

-          « Ton père sort demain matin… » Lily coupait sa viande et sourit à ses mots.

-          « Il devait en avoir marre d’être cloué au lit ! » Sandra pouffa, elle avait raison.

-          « Ah, ça, tu n’as pas idée, c’est le même refrain à chaque fois que je le vois… » Elle prit une bouchée de sa salade et reposa ses couverts. « Je t’avoue que je suis un peu triste de retourner à la maison, votre appartement est tellement charmant et l’hôte est d’une incroyable gentillesse… » Lily rougit, non pas de gêne, mais de plaisir. Elle avait remarqué les efforts de son petit-ami pour que sa mère oublie ses soucis et il ne voulait pas souffrir de remerciement.

-          « Il vous apprécie beaucoup, je suis ravie de voir que c’est réciproque… » Sa mère bu un peu de son vin avant de continuer.

-          « Qui ne l’aimerait pas ? Il est fou de toi, je le sens quand vous êtes dans la même pièce ou quand il parle de toi quand tu n’es pas là… » Lily sentit son sourire s’agrandir, elle était tout aussi folle de lui. « Il prend soin de toi, veille à ce que tu ne manques de rien… Et le plus important, il te rend heureuse ! Je ne t’ai pas vu aussi radieuse depuis que tu as reçu ta lettre pour t’annoncer que tu allais à Poudlard. » Cette fois, sa fille rougit de gêne, elle mangeait sans rien dire. Sandra eut peur d’avoir été trop loin mais Lily aborda le sujet de la vie maritale de sa sœur et de son nouveau beau-frère.

 

Le lendemain matin, Sandra embrassa longuement sa fille mais lorsqu’elle prit James dans ses bras, il eut le droit à un câlin très long.

-          « Je te suis très reconnaissante, si tu savais, et Henri aussi. »

-          « Je n’ai rien fait Sandra, à part faire exactement ce que vous avez fait pour moi. Et quand bien même, vous êtes toujours les bienvenus ici. » Il avait un air sérieux, qui voulait dire qu’il le pensait. « Nous passerons vous voir très bientôt. » Il la regardait d’un air appuyé. Sandra sembla comprendre le message.

-          « Bien sûr, avec plaisir. Je ferais le gigot d’agneau que tu avais aimé. » Lily leva les yeux au ciel, ça y est, maintenant c’était le plat préféré de James qu’elle allait cuisiner. Elle embrassa sa mère sur le pas de la porte et attendit qu’elle soit partie pour la refermer.

-          « Et bien, on peut dire que tu lui as tapé dans l’œil. » Elle avait croisé les bras d’un air boudeur. Il secoua la tête en souriant.

-          « Je t’ai déjà dit, je ne suis pas attiré par les plus femmes plus âgées… » Il se pencha vers elle et posa ses lèvres sur les siennes et elle soupira en décroisant les bras et les passa autour de son cou pour le rapprocher. Depuis le coup de fil de Mme Evans, ils n’avaient pas eu l’occasion de se retrouver tous les deux. Malheureusement, ce que redoutait la jeune fille avait fini par arriver, la rassurant davantage.

-          « Désolée chéri… Mauvais timing. » Il soupira contre ses lèvres, et s’écarta en râlant. Il aurait dû s’en douter après tout. Maintenant que son père était rétabli et que ses examens étaient presque finis, elle était beaucoup plus détendue.

-          « Ce n’est que partie remise Miss Evans ! » Elle l’embrassa rapidement et alla dans le bureau pour continuer à réviser. Elle n’avait plus que deux examens et c’étaient ses matières préférées, potion et sort de guérison des plaies. Après plus de deux heures, elle entendit James frapper.

-          « J’ai invité Sirius et Remus pour venir boire un verre ce midi, j’espère que ça ne te dérange pas… On te laissera travailler. » Il avait un air ennuyé, comme s’il se demandait s’il n’aurait pas mieux fait de lui demander avant de le faire. Elle pouffa devant sa tête.

-          « James, tu as le droit de voir tes amis pendant que je travaille tu sais ? » Elle se leva et s’approcha de lui. « Et puis, une petite pause ne me fera pas de mal. J’ai l’impression que ça fait des années que je ne les ai pas vus ! » Il lui sourit, il avait tellement de chance qu’elle soit aussi compréhensive.

-          « Je vais juste acheter de quoi boire et grignoter, je reviens dans 30 minutes. Tu as besoin de quelque chose ? » Elle secoua la tête négativement. Le jeune homme lui sourit et transplana après avoir mis sa veste.

 

Il arriva devant sa destination. La maison des Evans. Il savait qu’ils venaient de rentrer, mais il ne pouvait plus attendre. Il frappa à la porte et vit Henri ouvrir, ravi de le voir.

-          « James ! Eh bien, tu ne perds pas de temps… » Il n’était pas dupe, il savait pourquoi il était là.

-          « Comment allez-vous Henri ? » Il lui serra la main et l’invita à entrer.

-          « Je vais bien, je suis sur pied et ma femme ne tarit pas d’éloges sur ton hospitalité, je suis jaloux… » James sourit à ses mots et l’accompagna dans son bureau. Ce même bureau qu’il avait connu il y avait bientôt deux ans. Henri s’assit sur son bureau mais n’essaya pas de l’impressionner comme la première fois et croisa les bras d’un air amusé. « Je t’écoute, mon garçon. » James avait pensé et repensé à ce qu’il allait dire.

-          « Vous savez à quel point je tiens à elle, on en a bavé, elle a eu des épreuves que j’aurais tellement voulu lui éviter… J’avoue que quand je lui ai demandé d’être ma petite-amie, je ne pensais pas que je deviendrais plus fou d’elle que je ne l’étais déjà, mais c’est le cas. J’aime votre fille, mais c’est plus que ça, j’ai besoin d’elle. Comme j’ai besoin de respirer, elle est ma lumière dans l’obscurité de cette guerre et j’espère être l’épaule sur laquelle elle pourra se reposer quand elle en aura besoin. Elle sera toujours votre fille, mais je voudrais votre bénédiction pour qu’elle devienne Lily Potter. » Henri ne laissait rien paraître, il entendit un petit bruit et réalisa que sa femme avait tout écouté derrière la porte et pleurait d’émotion. Il devait avouer que son discours était tellement sincère et émouvant qu’il était touché. Il l’aimait, il n’y avait aucun doute là-dessus, même s’il le savait déjà. Il chercha ses mots, il ne voulait que le bonheur de sa fille.

-          « Eh bien, je ne peux pas dire que ton petit discours n’était pas touchant. Tu sais déjà ce que je pense de toi, tu es quelqu’un de bien. Je t’avoue qu’après le passage de Mafalda, je me suis demandé si tu étais celui qu’il lui fallait… » James sentit son ventre se contracter, il ne pouvait pas le blâmer, n’importe quel père voudrait protéger sa fille d’une telle famille. « Mais, je vois à quel point elle est heureuse avec toi, tu t’assures qu’elle ne manque de rien… De toute façon, elle est tellement têtue que je ne pourrais jamais lui refuser quoique ce soit, bon courage avec ça. » Il vit le sourire de James s’agrandir.

-          « Est-ce que cela veut dire… ? » Henri s’approcha de lui et le tapa sur le bras en lui serrant la main.

-          « Je te donne ma bénédiction, pose-lui la question et rends la plus heureuse qu’elle ne l’ait déjà. » Le jeune sorcier était aux anges.

-          « Je m’y emploierais, je vous le promets, à chaque jour qu’on passera ensemble. » Henri le tapa une nouvelle fois sur le bras et ils sortirent de la pièce. Sandra sauta sur James et l’enlaça.

-          « Oh, je suis tellement heureuse ! » Elle pleurait de bonheur, le maraudeur était heureux également mais essaya de la raisonner, elle n’avait pas encore dit oui. « Oh, je ne m’en fais pas pour ça, elle se considère déjà comme ta femme, je le sais. » Il fut touché de cette assurance, il lui fit une bise sur ses deux joues mouillées. Il regarda sa montre, il avait dix minutes pour faire quelques courses pour que la jeune femme ne se doute de rien.

-          « Merci, je dois filer, nous nous reverrons très bientôt, avec, je l’espère une bonne nouvelle à vous annoncer. » Henri lui serra une nouvelle fois la main et le raccompagna jusqu’à la porte. Le jeune homme était heureux que ce se soit si bien passé.

 

Sirius arriva en dernier comme à son habitude. Apparemment, certaines choses ne changeraient jamais. Il fit la bise à la jeune femme rousse et serra la main à Remus. James revint de la cuisine avec un plateau avec des verres et des gâteaux apéritifs. Il était content de le voir, cela faisait longtemps. Il lui fit une accolade comme ils avaient l’habitude de faire et le maraudeur rejoignit sa petite-amie qui était en discussion avec Remus.

-          « Je te jure, ils sont dessus en ce moment-même ! » Remus avait un air surpris et curieux. James les interrogea sur le sujet de leur conversation. « Je parlais d’une potion qui est en train de passer les tests, c’est pour que les lycanthropes puissent passer une pleine lune tranquille et sans douleurs. » Les deux maraudeurs étaient surpris, c’était une excellente nouvelle ! Mais ils connaissaient Remus, et ce dernier ne comptait pas espérer avant d’avoir la potion devant lui.

-          « C’est une bonne chose, j’espère que ça fonctionnera. » Murmura Lunard. Elle posa sa main sur son bras, elle y croyait pour eux deux et il pouvait le sentir. Il jeta un regard à James comme pour leur faire passer un message. Il était temps qu’elle sache pour eux. Sirius était content cette fois-ci, de la mettre dans la confidence. Il se leva et se rapprocha d’elle.

-          « Il y a quelque chose que l’on doit te dire Lily. Il faut que tu nous promettes de n’en parler à personne, mais je suis sûr que tu garderas notre secret. » Elle le regarda, surprise d’une telle confiance mais lui sourit, elle était touchée. James se leva et se dirigea vers le couloir, il avait besoin de place. « Lorsque nous avons appris pour Remus, nous avons décidé de l’aider, un peu à notre manière. »

-          « Comment avez-vous fait ? » Remus prit la parole.

-          « Tu te rappelles le devoir sur lequel nous t’avons aidé ? » Elle hocha la tête et sembla réaliser ce qu’il était en train de dire.

-          « Vous êtes des… Merlin, vous vous… ANIMAGI ?! » Elle jura en se levant et faisant les cent pas. « Je le savais ! Je savais que vous ne pouviez pas savoir tout ça juste pour un devoir ! » Elle se rassit, sous le choc. « Merlin, c’est de la très grande magie… Vous avez réussi à Poudlard ? Sous le nez de Dumbledore ?! » James hocha la tête.

-          « Nous avons commencé à travailler très tôt, et nous avons fait notre première transformation en 5ème année… »

-          « A 15 ans ?! » Elle était choquée, clairement, elle ne pouvait pas imaginer un tel talent pour la métamorphose. « Vous vous transformez en quoi ? Et pourquoi vous gardez le secret, vous pourriez juste vous enregistrer sur le registre… Ah non, avec ce secret, si vous le révélez, vous révélez aussi celui de Remus bien sûr… » Remus se retenait de rire, elle faisait les questions et les réponses à une vitesse folle. Sirius pouffa et se transforma devant elle. Le grand chien noir avait la langue qui pendait et il frotta sa truffe contre ses mains. « Oh ! Patmol ! Je n’étais pas loin dans mon raisonnement… » Elle se tourna vers son amoureux qui s’était transformé entre temps. « Un cerf ? Comme ton patronus. » Elle se leva et alla le caresser. « Comme tu es beau et majestueux. » Le cerf inclina sa tête en faisant attention à ne pas la frapper avec ses bois. Sirius était redevenu lui-même.

-          « Bah voyons, il n’y en a que pour Bambi de toute façon. » Elle explosa de rire tout en continuant de caresser l’animal. Puis il redevint James et sa main caressait désormais sa joue.

-          « Je voulais te le dire dans le Poudlard Express, quand tu as avoué savoir pour Remus. Mais on s’était dit qu’on te protégeait d’un côté en te laissant dans le noir. Nous risquons Azkaban et je ne voulais pas que tu deviennes complice… » Elle fut soulagée de voir que ce n’était pas un manque de confiance en elle.

-          « Merci, de me l’avoir dit finalement. Votre confiance en moi me touche énormément, je ne vous décevrais pas. » Il la prit dans ses bras et l’embrassa doucement. Il le savait, il lui confierait sa vie. Il n’avait plus qu’à aller chez ses parents pour aller chercher la bague. Il voulait lui demander pour son anniversaire qui approchait à grand pas, il était nerveux mais les paroles de Sandra lui revinrent en mémoire, elle l’aimait, il n’avait aucune raison de croire qu’elle ne dirait pas oui.

 

Lily était aux anges, les examens étaient finis et ses professeurs avaient été très encourageants concernant ses résultats. Elle avait hâte de rentrer et de passer enfin du temps avec son homme, cela lui avait semblé une éternité ! Mais il ne s’était pas plaint, il l’avait laissée travailler et elle avait apprécié. En plus, aujourd’hui, c’était l’anniversaire de James, raison de plus pour passer la soirée ensemble. Elle avait loupé celui d’il y a deux ans et celui de l’an passé, elle n’allait pas passer à côté de celui de cette année. Elle l’avait réveillé en lui souhaitant et il lui avait fait un sourire qui aurait fait fondre les banquises de l’Antarctique.

-          « Je t’enlève ce soir, je t’invite au resto. » Il n’avait rien dit de plus et elle avait hoché la tête, ravie. Elle transplana jusqu’à chez elle et fut surprise de voir que l’appartement était vide. Sur le comptoir, un paquet et un mot de la part de son petit-ami. Tu me ferais le plus grand honneur de porter ce cadeau ce soir, rejoins-moi à 19h30 à la Rose Enchantée. Je t’aime. Elle rougit, c’était SON anniversaire et c’est lui qui lui offrait des cadeaux, c’était le monde à l’envers. Elle leva les yeux au ciel en ouvrant le paquet. Elle prit le tissu et déplia la plus belle robe qu’elle n’ait jamais vu. Elle reconnu immédiatement la patte de Louisa et la serra contre elle. Elle s’était surpassée encore une fois. Elle était de couleur bleu nuit et étincelait de milles feux. Elle était fluide tout en mettant ses formes en valeur et tombait élégamment jusqu’au-dessus des genoux. Moins solennel que la première, mais tout aussi belle. Elle prit une douche et l’essaya. Elle se maquilla légèrement, elle avait appris le basique pour pouvoir le faire seule. Elle voulait qu’il tombe à la renverse. Elle regarda l’heure, il était 19h26, elle allait être en retard !

James de son côté, commençait à s’inquiéter, il attendait devant le restaurant, le plus chic de la ville, il avait dû faire jouer ses relations et celles de son père pour avoir une réservation sur un temps aussi court. Et elle était en retard… Peut-être qu’elle se doutait de quelque chose, peut-être qu’elle ne viendrait pas… Il allait transplaner jusqu’à chez lui lorsqu’il la vit. Son cœur cessa de battre. Elle était sur le trottoir d’en face, elle portait la robe qu’il lui avait offerte, elle était magnifique. Elle traversa la rue et s’approcha de lui. Il ne pouvait plus parler, comme au bal de Noël. Elle le remarqua et lui dit :

-          « Tu n’es pas mal non plus. » Il pouffa et l’embrassa. « Joyeux Anniversaire mon amour. » Son cœur accéléra sa course, ce serait son plus bel anniversaire, mais ça, elle ne le savait pas encore. Il l’invita à entrer, un serveur leur ouvrit la porte et elle sembla réaliser où ils étaient. « Merlin, James, tu es fou, cet endroit est extrêmement luxueux ! » Murmura-t-elle. Il secoua la tête et lui prit la main.

-          « C’est mon anniversaire, tu n’as rien à faire à part te régaler et passer un bon moment avec moi. » Elle lui fit les gros yeux, comme si ce n’était pas possible que ce soit autrement. Le serveur leur montra une table un peu en retrait, ils avaient un peu d’intimité et James donna un pourboire au jeune homme qui le remercia. Il tira la chaise de sa petite-amie et prit place face à elle. Il pouvait sentir l’écrin dans sa poche, il espérait qu’elle n’y ferait pas attention. Il voulait que la surprise soit totale. « Comment s’est passée ta journée mon cœur ? » Il avait mis sa main sur la sienne sur la table et la caressait avec son pouce.

-          « Et bien, j’ai deux professeurs qui ont pu me dire que j’avais de bonnes chances de passer en deuxième année à la rentrée. »

-          « C’est une excellente nouvelle ça ! On doit trinquer ! » Il sortit la bouteille qui était dans un seau de glace et versa dans les verres. Il leva le sien et la regarda dans les yeux. « Je suis tellement fier de toi, si tu savais. » Elle rougit. « Toi qui avais peur de ne pas être à la hauteur, tu seras la meilleure médicomage que le monde magique ait connu ! » Elle trinqua avec lui et bu une gorgée. Elle n’avait jamais goûté quelque chose d’aussi bon.

-          « Merci. » Le serveur revint avec des menus et fit la moue en voyant qu’ils s’étaient servis tout seuls. James leva la main en plaidant coupable avec un sourire. Le serveur les laissa faire le choix.  « Il n’avait pas l’air heureux que tu lui mâches le travail. » Il pouffa et regarda le menu toujours une main sur la sienne. Il regardait le menu mais ne le voyait pas. Il réfléchissait à quel moment ce serait le meilleur moment de lui demander. « Hum, un risotto de St Jacques, qu’est-ce que ça doit être bon, je crois que je vais prendre ça… Tu as vu quelque chose qui te plaisait ? » Il baissa son menu et lui fit un sourire malicieux.

-          « Oui, mais malheureusement, elle n’est pas sur le menu. » Elle devint aussi rouge que ses cheveux le faisant rire plus fort. « Je pense que je vais prendre la même chose que toi, c’est vrai que c’est tentant. » Elle le regarda avec un regard brulant. Il passa sa langue sur ses lèvres.

-          « James, si tu commences ce genre de sous-entendu, on n’arrivera jamais au dessert… » Il sourit de toutes ses dents, il aimait quand elle était franche comme cela avec lui.  

-          « Ce serait dommage, apparemment leur fondant au chocolat est réputé. » Elle pouffa et frappa sa main qui était sur la table. Merlin, il la rendait folle et il le savait.

Ils mangèrent dans la bonne humeur, malgré la nervosité du jeune homme, elle passait une excellente soirée, sans se douter de rien.

-          « Je crois que je ne pourrais plus rien avaler… » Elle se tapait le ventre comme si celui-ci était énorme. « C’était assez copieux. » Il hocha la tête, il était également calé.

-          « Donc pas de dessert ? » Elle lui fit un sourire mutin.

-          « Pas celui qui est sur le menu. » Elle passa sa langue sur ses lèvres et James su qu’elle était la femme de sa vie. « Mais avant qu’on parte, j’ai quelque chose pour toi. » Il était surpris.

-          « J’ai un cadeau ? » Elle releva la tête vers lui.

-          « Bien sûr, c’est ton anniversaire, idiot. » Elle lui tendit un petit paquet. Il s’en saisit immédiatement et commença à l’ouvrir. C’était un cadre photo, il le retourna. C’était une photo d’eux lors des 100 ans de la vieille. Ils dansaient et riaient, Sirius avait dû prendre la photo à leur insu. Il la trouva magnifique.

-          « Merci, vraiment, je l’adore. » Elle rougit, gênée.

-          « Ce n’est pas grand-chose, je ne savais pas trop quoi t’offrir, Sirius m’a parlé de la photo… J’ignorais qu’il en avait pris pendant la fête, enfin à part celle de la tête de la mégère. » Il pouffa, se rappelant de ce moment. Il posa le cadre sur la table et l’embrassa pour la remercier en se levant légèrement.

-          « Ça me touche beaucoup, elle est géniale. » Il savait que c’était le moment, il ne pouvait pas passer à côté. Il sortit l’écrin de sa poche et le posa sur la table devant elle. Elle resta interdite, se demandant ce qu’il fabriquait. Il mit un genou à terre à côté d’elle et lui prit la main pour la poser sur son cœur. « Lily, on a traversé tellement d’épreuves, je crois qu’on a montré au destin qu’il pouvait aller se faire voir. Je ne veux plus jamais être séparé de toi, je veux qu’on passe chaque jour qu’il nous reste à vivre, ensemble. Est-ce que tu me ferais l’honneur de devenir ma femme ? » La jeune femme était bouche-bée et elle sentit des larmes coulées sur ses joues. Il attendait, sentant que des regards les fixaient.

-          « Oui, bien sûr que oui ! » Il fut soulagé, il se releva et l’embrassa à pleine bouche sous les applaudissements des clients autour d’eux. Il prit la bague qui était dans l’écrin et lui passa au doigt. Lily n’en revenait pas, elle était sublime. Elle était en or pur, avec trois émeraudes au milieu, simple mais élégant.

-          « Je vais payer et on va fêter ça à la maison ? » Elle hocha la tête et décida de se rendre aux toilettes pour essuyer ses larmes et se redonner contenance. Ils se séparèrent après un dernier baiser.

10 minutes après, dans l’appartement, ils se laissèrent aller à leurs sentiments. La robe de Lily tomba la première, il dû faire appel à toutes sa volonté pour ne pas la prendre dans l’entrée. La jeune femme n’aurait pas dit non, mais il ne voulait pas que cette nuit soit banale, il voulait que ce soit la plus belle de leur vie. Elle le sentit la pousser vers la chambre et elle grogna, c’était trop loin. Son fiancé sourit contre ses lèvres, comprenant que sa future femme était impatiente.

Il était au paradis, elle avait dit oui et ils s’étaient surpassés ! Jamais il n’avait pu espérer atteindre une extase pareille et pourtant c’était arrivé. Et elle pensait exactement la même chose. Elle était collée à lui dans le lit, reprenant sa respiration, elle observait sa bague de fiançailles, elle n’arrivait toujours pas à y croire.

-          « Est-ce que je suis en train de rêver ? » Il se rappela la première fois où elle lui avait dit la même chose au manoir et comment cela avait fini.

-          « Tu ne rêves pas, tu es condamnée à me supporter toute ta vie. » Elle pouffa.

-          « Bah, au pire, il y a le divorce… » Il éclata de rire en la chatouillant au passage.

-          « Non mais dis donc, on n’est pas mariés que tu penses déjà au divorce ! » Elle sourit de toutes ses dents.

-          « Bien sûr, puisque je ne t’épouse que pour ton argent. » Il rejeta la tête en arrière, elle le désarmait comme à chaque fois qu’il la cherchait un peu. Il secoua la tête en la regardant.

-          « Si tu me quittes, tu n’auras pas un gallion. » Elle prit un air outré, et mit sa main sur la poitrine.

-          « Bon, je vais rester avec toi alors. » Il l’embrassa pour la faire taire, qu’est-ce qu’elle pouvait dire comme bêtises. « Tu as bien choisi la bague, elle est magnifique. » Il lui expliqua qu’il n’avait rien choisi du tout. « Tu l’as achetée dans une pochette surprise ? »

-          « Mais non ! Ecoute-moi, au lieu de dire des âneries. Cette bague est dans la famille Potter depuis des générations. Je dirais huit, mais c’est peut-être plus. Chaque femme qui est fiancée à un Potter la reçoit. Ma mère l’a gardée pour l’occasion où je me marierais avec la femme de ma vie. Ce qui est le cas. » Elle ouvrit des yeux immenses, choquée.

-          « Tu veux dire que j’ai sur le doigt une bague qui a plus de valeur que tous les bijoux du monde réunis ?! Merlin, j’espère ne pas la perdre. » Elle s’arrêta, son cœur se serra. « Est-ce qu’Héléna a… » Il secoua la tête.

-          « Elle ne l’a pas eue, ma mère a pensé qu’elle ne la méritait pas, malgré les suppliques de la mégère. Elle n’a jamais lâché l’affaire. »

-          « Et pour moi, elle a dit oui ? » Il sourit.

-          « Non seulement elle a dit oui, mais c’est elle qui a proposé… » Il se souvint quand il avait annoncé à ses parents qu’il comptait la demander en mariage, Louisa avait été tellement heureuse pour eux. Lily était touchée par ce geste, elle se promit de remercier la mère de James comme il se doit. « Merci. » Elle le regarda droit dans les yeux et se demanda pourquoi il la remerciait. « Merci d’avoir dit oui, encore. » Elle pouffa et enfouit sa tête dans son cou.

-          « Je t’aime idiot, je n’aurais jamais pensé une seule seconde à répondre Non. » Elle était tellement sérieuse qu’il sentit son cœur battre plus vite et il se jeta sur sa bouche, la dévorant, son désir pour elle était sans limite, son amour pour elle était infini. Et il voulait lui prouver jusqu’à son dernier jour.

 

End Notes:

Voilà, j'espère que ça vous a plu, la suite très bientôt! Merci de m'avoir lue.

Chapitre 19: Un grand moment by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite de l'histoire! Les personnages appartiennent à JK Rowling. Merci de me lire!

Lily était nerveuse, elle se tordait les mains, elle ne quittait pas sa bague à son doigt. Elle savait que James n’apprécierait pas qu’elle soit venue, mais elle devait le faire, pour elle, pour lui, pour eux. Le gardien ouvrit la porte allant au parloir. Elle était là, avec sa canne, raide comme un piquet. Son regard ne se détournait pas du mur, elle ne lui accordait aucune attention, mais Lily n’en avait rien à faire. Elle alla s’asseoir en face d’elle et attendit que la vieille veuille bien lui adresser la parole. Mais cette dernière restait muette. Lily soupira et avant qu’elle ne parle, Mafalda lâcha ses premiers mots d’une voix grave.

-          « Tu en as du culot… » Lily secoua la tête.

-          « Je ne viens pas vous narguer, je viens vous annoncer que James m’a demandé en mariage et que j’ai accepté. » Elle lui montra la bague, la vieille reporta ses yeux dessus et pâlit. Elle avait osé !

-          « Je me doutais que cela arriverait un jour ou l’autre… Quelle honte pour la famille ! Et tu souilles une bague qui a une valeur inestimable ! Mais je n’espère pas que tu aies conscience d’un héritage pareil. » Elle aboyait plus qu’elle ne parlait mais la jeune fille rousse n’en avait que faire.

-          « Je suis désolée que vous le preniez comme ça… Je ne sais pas si vous le savez mais mon père a été attaqué à son travail par Dinky, il a survécu, mais cela a alourdi votre peine d’emprisonnement. C’est fini Mafalda, vous avez perdu, laissez mes parents tranquilles. » Elle l’avait dit d’un ton qui ne souffrait d’aucun argument.

-          « Peu importe, tu dois être contente d’avoir foutu ma vie en l’air… J’imagine que c’était toi ou moi… J’ai joué, j’ai perdu ! » Elle semblait avoir pris cent ans d’un coup, elle était amère mais Lily ne la plaignait pas.

-          « Je ne me réjouis de rien du tout ! J’aurais voulu que vous m’acceptiez malgré mes origines et mon manque de fortune, mais vous avez été aveuglée. Le bonheur de James ne vous suffisait pas et vous avez tout perdu, parce vous avez tout fait pour nous séparer. » Elle ne répondit pas, elle n’avait rien à ajouter. Lily se leva, elle ne voyait rien à dire de plus également. Au moment où elle allait partir, elle se retourna et lança à la vieille dame : « En fait, j’ai pitié de vous. » La mégère tourna la tête vers elle, les yeux grands ouverts, elle n’en croyait pas ses oreilles. « J’ai de la peine pour vous, car vous n’avez jamais aimé, vous n’avez jamais été aimée… Et quand vous mourrez, personne ne vous pleurera… Adieu Mafalda, j’essayerais d’être digne du statut de Mme Potter à mon tour. » Elle referma la porte derrière elle, le cœur battant, elle décida de transplaner et de rentrer chez elle. James était dans la cuisine en train de chantonner, il préparait le diner. Il fut surpris de la voir là.

-          « Tiens, tu es déjà de retour ? » Elle fronça les sourcils. « Si tu crois que je ne sais pas où tu étais… » Elle sentit son ventre se tordre.

-          « Tu m’espionnes ? » Il secoua la tête et lâcha son torchon.

-          « Bien sûr que non, mais quand quelqu’un veut rendre visite à la mégère, mon père est tout de suite mis au courant, il m’a écrit en me demandant si c’était mon idée. » Il la regardait d’un air inquiet. « Comment ça s’est passé ? »

-          « Elle n’était pas étonnée que tu me demandes en mariage. Choquée que j’ai la bague de famille, dégoutée d’être en prison… Bref, rien de nouveau. » Il soupira et s’approcha d’elle.

-          « Pourquoi y aller alors ? » Elle haussa les épaules.

-          « Car malgré tout le mal qu’elle a fait, elle reste de la famille. Je voulais qu’elle soit au courant, pas pour lui dire que j’avais gagné, mais juste pour lui annoncer… » Il l’embrassa sur le front. « Tu ne m’en veux pas de ne pas t’en avoir parlé ? »

-          « J’ai été un peu vexé en lisant la lettre de mon père, mais non. Je sais que j’aurais essayé de t’en empêcher. Si tu penses que tu avais besoin de le faire, alors tu as bien fait. » Elle se retrouva dans ses bras, elle le remerciait silencieusement. « Quand nous serons mariés, s’il te plait, n’aie pas peur de me parler, je sais que je peux être têtu mais je m’inquiète pour toi. »

-          « Promis, je ne ferais plus rien dans ton dos. » Il se sentit soulagé, il ne voulait pas qu’elle croit qu’elle avait des comptes à lui rendre, il voulait juste ne pas être tenu à l’écart. « Ça sent très bon, on attend des invités ? »

-          « Tes parents et les miens justement, je me disais que c’était une bonne occasion pour leur annoncer que tu avais dit oui, même s’ils le savent déjà au fond. »

-          « Je n’en reviens toujours pas que tu aies demandé ma main à mon père ! » Elle plongea son doigt dans la sauce tomate et se fit gronder.

-          « Hey ! Pas touche ! » Elle ria et il la prit dans ses bras. « Je voulais faire ça dans les règles. »

-          « Et s’il avait dit non ? » James grimaça, ne voulant pas y penser.

-          « Je t’aurais quand même demandé, mais j’aurais toujours eu l’impression de ne pas être légitime… Je pense que ça aurait assombri un peu le tableau. » Elle fut surprise par son honnêteté. « Je sais à quel point son avis compte pour toi et qu’au fond tu aurais été attristée s’il avait refusé. » Elle savait qu’il avait raison, il la connaissait si bien.

-          « Heureusement qu’il était d’accord alors. » Elle l’embrassa doucement. « Je t’aurais épousé quand même tu sais. »

-          « Ravi de l’entendre. Maintenant, femme, laisse-moi cuisiner. » Il lui tapa sur les fesses, la chassant de la cuisine en riant. « Ils arrivent dans 10 minutes, tu as le temps de te changer. » Elle prit une moue boudeuse.

-          « Qu’est-ce qu’elle a ma tenue ? » Il secoua la tête en souriant.

-          « Rien, mais je pensais que tu aurais aimé te débarrasser de l’odeur d’Azkaban… » Lily comprit ce qu’il voulait dire et se dirigea vers la chambre pour changer ses habits.

     

 

Les parents de James arrivèrent en premier, ravis de voir que la bague était à son doigt. Louisa la serra fort contre elle et lui murmura à quel point elle était heureuse pour eux et que ce soit elle qu’il ait choisi. Lily en eut les larmes aux yeux, elle le savait déjà, elle lui avait dit la veille du presque mariage avec Héléna, mais elle fut touchée. William la félicita également. Les parents de la jeune file ne tardèrent pas et ils purent se mettre à table. James leur avait préparé des lasagnes maison et tout le monde se mit d’accord pour dire que cela avait l’air délicieux. La maman de la rousse ne pu s’empêcher de regarder sa fille et sa main où trônait une magnifique bague.

-          « J’imagine que vous avez quelque chose à nous annoncer ? » Lily lui sourit de toutes ses dents, sa mère aimait vraiment mettre les pieds dans le plat.

-          « Lily a accepté de faire moi un homme comblé en devenant ma femme. » James l’embrassa après sa phrase. Henri et Sandra étaient aux anges, même s’ils se doutaient qu’elle n’aurait pas dit non.

-          « Félicitations à vous deux ! Bienvenue dans la famille James ! » Ce dernier leva son verre et les Potter se joignirent au toast.

-          « Et bienvenue à Lily ! » William demanda quand est-ce qu’ils pensaient fêter cet évènement.

-          « On pensait en septembre, c’est proche, mais il y a encore de beaux jours. » Annonça le futur marié. Les mamans étaient choquées.

-          « Si tôt ?! Mais c’est dans un mois et demi ! » Sandra hocha la tête, complètement d’accord avec la sorcière. Lily pouffa.

-          « On ne veut rien de trop… Trop. Une cérémonie intime avec la famille et les amis proches. C’est tout ce dont on a besoin. » Louisa sourit, elle était tellement différente d’Héléna, de vrais opposés.

-          « Puis-je te proposer ma robe de mariée ? Je la remettrais au goût du jour mais elle était très simple et élégante. » Lily rougit, gênée. Elle avait vu des photos du mariage de ses futurs beaux-parents, et elle s’était dit qu’elle aurait adoré une robe semblable. Sandra ne dit rien, elle n’avait pas conservé la sienne et le regrettait. Louisa sentit immédiatement le malaise de son amie et essaya de réfléchir à une solution. « Peut-être que vous pourriez m’aider Sandra, j’adorerais avoir votre avis. Vous pourriez également vous occuper des arrangements fleuris, vous avez un tel goût pour ce genre de détails. » Sandra rougit à son tour, ravie qu’on prenne son opinion en compte.

-          « J’en serais enchantée ! » Lily n’avait pas les mots, Mme Potter avait décidemment une très belle âme. James bu un coup et lui caressa la main sous la table, il était heureux que leurs familles s’entendent aussi bien. Le dîner se passa sans encombre et les hommes parlèrent un peu sport, Mr Evans était curieux d’entendre les règles du Quidditch.

-          « Cela doit être impressionnant à voir ! J’aurais aimé voir un match au moins une fois dans ma vie. » James se leva et alla chercher une multiplette du dernier match qu’il était allé voir avec Sirius le mois dernier. Il l’alluma et remonta au début du match pour qu’il puisse voir. « Oh ! On croirait une mini-télé ! » Sandra râla en voyant les trois hommes derrière l’écran.

-          « Henri ! Pas à table ! » Ce dernier lui fit un signe que ça n’allait pas être long. Lily leva les yeux au ciel, il était incorrigible. « Je te souhaite d’avoir un mari qui t’écoute ma chérie ! » James leva la tête en souriant, il allait être ce mari et il n’avait pas l’intention de changer, puisqu’elle était tombée amoureuse de lui comme ça. Il fit un clin d’œil à sa fiancée et commenta à son futur beau-père les différentes actions. Lily secoua la tête en pouffant.

-          « Je ne changerais rien chez lui. Pour la cérémonie, il faudrait trouver un lieu… » Louisa voulait proposer le manoir mais cela rappellerait surement de mauvais souvenirs à la jeune femme. « Oh, est-ce que cela vous dérangerait de faire ça au manoir ? » Elle sursauta, elle ne pensait pas qu’elle allait lui demander.

-          « Avec plaisir, j’allais te le proposer. Il y a bien assez de place pour tout le monde ! »

-          « Super, et bien voilà, il n’y a plus grand-chose à faire au final, nous serons dans les temps. » Assura la future mariée. Sandra pouffa rejoint par la mère de James.

-          « Chérie, il y a des tonnes de choses à voir en plus de ça, un mariage ne se résume pas à un lieu, une robe et des fleurs. » Lily se demanda bien ce qu’il pouvait manquer, après tout, cela lui suffisait amplement. Elle voulait juste dire oui devant un mage et que ce soit fini. Au moment où elle allait poser la question, les hommes hurlèrent de joie.

-          « OUAIS ! » Henri était en admiration devant le but que venait de réaliser l’équipe que supportait James. « C’est incroyable, chérie, tu aurais dû voir ça, il a lâché son balai et s’en est servi de batte pour que la balle aille dans le cercle ! Et ensuite, il est remonté dessus ! » James se retint de rire, Henri aimait le sport, aucun doute là-dessus.

-          « Tu veux dire comme une batte de base-ball ? » Taquina sa femme. Henri grommela, honteux de ce qu’il avait fait à son futur gendre. « Je plaisante chéri. »

-          « En tout cas, je sais que ça ne vaut pas le Quidditch, mais je serais ravi de vous emmener voir un match de football un jour. » Le jeune homme était heureux qu’il le lui propose.

-          « Avec plaisir, Henri. » William ne disait rien, Henri se tourna vers lui. James grinça des dents, il avait été élevé par une mère haineuse des moldus, la dernière fois il avait bien fait comprendre qu’il n’irait pas boire le thé chez eux alors voir un match de sport moldu…

-          « J’en serais ravi également, je me suis toujours demandé quelles étaient les règles de ce sport à vrai dire… » Louisa et James regardèrent étonnés le père de famille. « Dîtes-moi quand cela sera possible pour vous et je trouverais du temps. » Henri fut soulagé qu’il soit aussi conciliant. James posa sa main sur l’épaule de son père qui la serra. Il n’avait pas besoin de mots, il avait compris à quel point c’était important pour lui. Les femmes étaient émues mais continuèrent de parler, tentant de ne pas laisser transpirer l’émotion et les effrayer.

Quand tout le monde fut parti, le jeune couple s’embrassa avec douceur.

-          « Tes parents sont extraordinaires. » Ils avaient parlé en même temps, les faisant rire. Lily le serra plus fort contre elle.

-          « Je n’arrive pas à croire que dans un peu plus d’un mois, je serais ta femme. » Il soupira de bonheur et l’embrassa sur le front. « J’ai hâte ! »

-          « Si tu veux, on laisse tout tomber et on va se marier là maintenant. » Elle secoua la tête en riant.

-          « Jamais je ne pourrais faire ça à nos familles. Ils sont tellement heureux de participer ! » James approuva.

-          « Nos mères en particulier, je suis d’accord, elles seraient trop tristes de ne pas mettre la main à la pâte. » Il passa sa main dans ses cheveux. « Je n’arrive toujours pas à croire que mon père va aller voir un match de foot avec le tien. »

-          « Tu penses qu’il le fait pour toi ? » Il haussa les épaules, incapable de dire si c’était le cas ou non.

-          « J’aime à penser qu’il le fait parce qu’il apprécie ton père, malgré tout ce qui peut les séparer. » Elle enfonça son visage dans son torse, respirant son parfum. « Tu viens te coucher ? »

-          « J’arrive, je vais faire la vaisselle, puisque tu as cuisiné. C’était délicieux d’ailleurs. » Il soupira.

-          « Je peux le faire. » Elle secoua la tête, refusant son aide.

-          « Un sort de nettoyage général et je te rejoins dans une minute. » Il acquiesça, il se rendit compte qu’il était crevé et se rendit dans la chambre. La jeune femme lança le sort et aussitôt la vaisselle fut lavée, essorée et rangée en trois coups de baguette. Lorsqu’elle alla se coucher, elle se lova contre lui, comme elle avait l’habitude de le faire depuis qu’ils vivaient ensemble. Il se retourna pour lui faire face, il avait enlevé ses lunettes et la regardait en plissant un peu les yeux, il était vraiment myope comme une taupe. Elle sourit en le voyant faire.

-          « J’espère que nos enfants n’hériteront pas de ta déficience visuelle… » Son sourire s’élargit.

-          « Je l’espère aussi. » Il se redressa sur son bras. « On n’en a jamais vraiment parlé… Tu sais que selon ma famille, je DOIS avoir des enfants… » Il passa son autre main dans ses cheveux, déjà en bataille. « Mais je prendrais toujours ton opinion en compte. Lorsque tu as cru être enceinte, est-ce que pour toi c’était plutôt une bonne nouvelle ou… » Elle voyait où il voulait en venir.

-          « Tu me demandes si je veux des enfants ? » Il hocha la tête, inquiet. « Oui, j’y ai beaucoup réfléchi, je sais que c’est la guerre, mais je ne veux pas qu’elle m’enlève l’opportunité de fonder une famille avec toi. » Il l’embrassa tendrement, ravi qu’elle pense comme lui. « Par contre, je te préviens, on n’aura pas de quoi faire une équipe de Quidditch ! » Il éclata de rire.

-          « Mince alors. Bon je me contenterais d’un ou deux alors. » Elle sourit en l’embrassant de plus belle. Il était tellement heureux, il sentait que son cœur allait imploser.

 

Le jour du mariage arriva et tout était prêt grâce aux mères des deux futurs mariés. Louisa avait modifié sa robe comme promis et Lily l’admirait sur le mannequin, à l’endroit même où elle avait découvert sa robe de bal. Elle était émue, elle était d’un blanc éclatant, en bustier avec des perles blanches sur le devant. Elle était serrée à la ceinture, puis devenait vaporeuse jusqu’aux chevilles.

-          « Louisa, je ne sais pas quoi dire… » Sa future belle-mère était également sur le point de pleurer de joie. « Je ne vous remercierais jamais assez pour tout ce que vous avez fait… »

-          « Lily ! Je t’arrête tout de suite ! » Elle lui prit les épaules pour qu’elle lui fasse face. « Je veux que tu comprennes à quel point tu as été une bouffée d’air frais pour cette famille. Ecoute-moi. » Lily allait ouvrir la bouche mais la referma. « Je n’ai jamais vu mon fils aussi heureux que depuis qu’il te connait, tu t’es battue pour rester avec lui contre une adversaire redoutable. Elle empoisonnait tout ce qu’elle touchait, tout le monde choisissait de fermer les yeux, mais toi tu as refusé que les choses se passent ainsi. Je ne te l’ai jamais dit, mais tu nous as sauvé, ma belle. William a enfin les commandes de sa propre famille et je vois à quel point il est heureux de pouvoir enfin prendre des décisions ! » Elle essuya une des larmes qui coulait sur sa joue. « Je ne pensais pas dire cela un jour, mais Merlin, la mégère est enfin hors d’état de nuire, et c ‘est grâce à toi. » Elle la serra dans ses bras et la remercia d’un souffle. « Je ne veux plus jamais que tu te sentes obligée de te justifier. Tu vas devenir une Potter, avec les bons et les mauvais côtés, mais tu seras une des femmes les plus respectées du monde magique. »

Lily pâlit à ces mots, elle sembla réaliser la charge qui allait lui incomber une fois mariée.

-          « J’imagine que je ne pourrais pas y couper… » Grimaça-t-elle, Louisa soupira.

-          « Il y a certaines choses que tu auras que je n’ai pas eu. » Lily la regarda d’un air surpris. « Je n’ai jamais eu le droit de travailler, si William m’avait quittée, je me serais retrouvée sans un sou. Mafalda avait insistée et comme j’étais folle amoureuse, j’ai accepté. Mais les journées sont longues… Le jardinage est devenu une passion tardive, je n’en pouvais plus d’errer dans le manoir… » Lily hocha la tête, elle aurait été incapable de ne pas faire quelque chose de ses journées, de ne pas se sentir utile. « Mais William ne voit aucun inconvénient à ce que tu travailles, au contraire, il est même fier. Il voit bien à quel point tu es brillante. » La jeune femme rougit et ne put s’empêcher de poser la question qui tournait dans sa tête.

-          « Est-ce que je peux vous poser une question ? » Louisa hocha la tête. « Je sais qu’il est important pour James de savoir gérer la fortune des Potter, mais je sais que ce qu’il rêverait de devenir un Auror… Il m’en a déjà parlé, Mafalda pensait qu’il n’avait pas besoin de travailler, mais ce n’est pas pour l’argent, c’est une passion… Est-ce que William serait prêt à le laisser faire maintenant que la mégère n’est plus là ? » Louisa soupira.

-          « Je l’ignore. C’est le seul héritier, je pense que nous serions trop inquiets… Toi aussi j’imagine. » Elle fit une autre grimace.

-          « Je serais morte d’inquiétude. Mais je le soutiendrais quoiqu’il fasse, parce que j’ai confiance en lui et que j’ai envie qu’il soit heureux. » Louisa la regarda en réfléchissant.

-          « J’en toucherais un mot à William. Tu as raison, il devrait être libre de faire ce qu’il aime. Tu vois, c’est grâce à ce genre de discours que je sais que tu es parfaite pour lui. » Elle regarda l’heure. « Oh ! Nous allons finir par être en retard ! Vite, il faut que tu t’habilles, ensuite coiffure et maquillage. Polky ! » L’elfe arriva dans la seconde en claquant des doigts. Lily était ravie de la revoir, elle avait beaucoup de talent. Louisa referma les portes derrière elle et alla vers le bureau de son mari, il fallait qu’ils aient une petite discussion sur l’avenir de leur fils.

 

James était mort de trouille, il essaya d’arranger ses cheveux encore une fois, mais c’était peine perdue. 19 ans à se décoiffer, forcément, ça laisse des traces. Sirius arriva au moment où il essayait de dompter une mèche rebelle.

-          « Désolé vieux, mais je crois que tu ferais mieux de te raser la tête pour être sûr que rien ne dépasse… » James pouffa et lui lança un coussin qui trônait sur la chaise à côté de lui. Le maraudeur le rattrapa sans mal. « Nerveux ? »

-          « Tu n’imagines pas… Je crois que je vais vomir sur quelqu’un… » Sirius se rappela que Lily avait dit la même chose le jour où elle devait rencontrer la mégère.

-          « Tu vas très bien t’en sortir. Je viens de la voir, elle est magnifique. Et toute aussi nerveuse que toi, crois-moi. » James était un peu jaloux que son meilleur ami et témoin ait pu la voir et pas lui. Ils entendirent frapper, James invita la personne à entrer. C’était son père. Ils n’avaient jamais été très proches mais ce jour pouvait être un tournant pour eux. Sirius trouva une excuse pour filer et William lui fit une tape légère sur l’épaule pour le remercier.

-          « On peut dire que tu ne cesseras jamais de m’étonner… » James fronça les sourcils. « D’abord, tu as plus de retenues qu’un individu peut recevoir dans une vie. » Il grimaça, il n’en était pas très fier. « Tu amènes une née-moldue comme petite-amie aux 100 ans de ta grand-mère, sachant ce qu’elle pense des gens de ce statut… » Il devait bien avouer que dit comme ça, il n’avait pas fait dans la dentelle. « Tu te fais briser le cœur par hibou, tu écoutes mes cours ennuyeux à mourir pendant des mois sans te plaindre. » Il sourit, c’est vrai que ces cours étaient chiants. « Finalement, tu découvres que ta grand-mère est une enflure qui a monté un plan pour te séparer de ta copine. Tu sacrifies ton bonheur pour lui rendre la mémoire. » Il se souvenait très bien de ce moment-là également. « Finalement, elle est aussi têtue que toi, réussi à briser le serment et vous vous remettez ensemble… » James sourit de plus en plus, ils étaient vraiment bornés tous les deux, c’était vrai. « Vous prenez un appartement à la vitesse de l’éclair et aujourd’hui vous allez vous marier… » Il se gratta la nuque, est-ce que son paternel était en train d’insinuer qu’ils étaient allés trop vite ? « Est-ce que j’ai oublié quelque chose ? » James soupira.

-          « Je sais qu’on a vécu des hauts et des bas, pire qu’un match de Quidditch, mais je suis sûr de mon choix. » William hocha la tête, ravi de l’entendre.

-          « Bien. » James sentit qu’il y avait autre chose. « Je voulais te dire merci, je ne l’ai jamais fait jusque-là, parce que ma fierté m’empêchait de le faire… Tu avais raison, depuis le début. Je ne reviendrais pas sur mes erreurs passées, mais je voulais revenir sur une injustice que ta future femme a pointé du doigt. » Le jeune homme était tout ouïe, qu’avait-elle dit ? « Elle discutait avec ta mère des rôles qu’une Potter avait à assumer. Mère a toujours demandé à ce que Louisa ne travaille pas, mais je ne suis pas contre que Lily le fasse. » James en fut soulagé, elle n’aurait jamais accepté de ne pas se rendre utile et elle avait travaillé tellement dur ! « Mais j’ai conscience que toi aussi, tu as un rêve. Je ne dis pas que j’en suis content, mais je pense que tu pourras commencer la formation d’auror la semaine prochaine. » Son cœur loupa un battement, fini la gestion de la fortune familiale ?! Il allait pouvoir aller se battre ! Il sourit jusqu’aux oreilles, le communiquant à son père. Il l’enlaça comme il ne l’avait jamais fait auparavant.

-          « Merci Père. Je… Je ne sais pas quoi dire, je ne m’y attendais pas… » William s’écarta de lui avec un regard qui en disait long sur la fierté qu’il éprouvait pour son fils.

-          « Tu peux remercier Lily, elle a su dire les bons mots à ta mère pour la convaincre. »

-          « Je le ferais. » Son père acquiesça et se dirigea vers la porte avant de se retourner.

-          « Je ne te l’ai jamais dit… Mais je suis fier de toi, je l’ai toujours été et je le serais toujours. » James se rapprocha de lui et l’enlaça une nouvelle fois. Il avait tellement attendu ses mots dans sa jeunesse, il était touché que son père s’ouvre enfin à lui. Ils se séparèrent et au moment où son père quitta la pièce, il lâcha : « Ah, je ne t’ai pas dit, mais quand un enfant Potter se marie, il hérite de la maison familiale. » James en resta bouche-bée, son père avait déjà disparu dans le couloir en refermant la porte derrière lui. Ils allaient vivre dans le manoir ! Son père parti, le stress du mariage revint en force.

 

Sirius arriva pour lui annoncer que c’était l’heure d’y aller. James ne pouvait pas parler, il se contenta d’hocher la tête, sans vraiment se rendre compte qu’il marchait et se dirigeait vers le moment le plus important de sa vie. Sirius mit sa main sur son épaule pour le rassurer, geste qu’il apprécia. Ils arrivèrent dans le jardin, il y avait des fleurs partout, c’était simple mais très beau, comme eux finalement. Il se planta devant l’allée et serra la main du mage marieur. Sirius se posa à côté de lui, il avait pu se rendre compte des similitudes avec le premier mariage qui avait failli avoir lieu, mais il balaya ses souvenirs, celui-là, c’était le bon, le vrai, celui qui comptait. La musique commença, Sandra était au premier rang et envoya un regard d’encouragement au jeune homme, il lui fit un sourire éblouissant malgré sa nervosité. Il attendait, les yeux rivés sur l’allée. Elle arriva, au bras de son père qui était très ému. Son cœur manqua un battement. Elle ressemblait à un ange, elle était magnifique. Elle souriait pendant tout le temps où elle descendait le chemin qui la menait vers lui. Elle aurait voulu courir mais son père la ralentissait, un peu de patience que diable semblait-il dire d’un seul regard. Elle arriva enfin près de lui et lui fit face. Son père passa sa main à James en le regardant d’un air bienveillant, que le fiancé lui rendit. Puis ses yeux tombèrent dans le vert de ses yeux et il sut qu’il était perdu. Le mage parlait, mais il n’entendait rien. Elle non plus, ils se dévoraient du regard, à un tel point que Sirius du donner un léger coup de coude au marié pour signaler qu’il y avait des gens autour d’eux et que ça devenait gênant. Les deux célébrés rougirent, embarrassés, faisant rire l’assemblée.

 

-          « C’est beau de voir deux personnes s’aimer autant sans se parler. Mais si vous pouviez attendre la fin de la cérémonie avant de faire quoique ce soit, nous vous en serions reconnaissants. » S’amusa le mage. La cérémonie se déroula sans incident et vint le moment des vœux. Lily commença les siens, elle n’osait plus le regarder dans les yeux, faisant sourire tout le monde.

-          « James, je ne vais pas parler de ce qu’on a vécu, tout le monde le sait, nous les premiers, et au lieu de parler du passé, je veux parler d’avenir. Je crois que je me suis toujours considérée comme tienne depuis le bal de Noël, peut-être même avant. Je t’aime tellement que ça semble indécent, il n’y a pas un jour où je ne m’imagine pas à tes côtés. Tu ne cesse de répéter à tout le monde que je te fais l’honneur de devenir ta femme… La vérité, c’est que c’est toi qui me fais l’honneur de devenir mon mari… Je t’aimerais jusqu’à ce que la mort nous sépare, et même au-delà. » Elle remarqua après son discours que beaucoup de personnes avaient sorti des mouchoirs, elle n’était pas loin de pleurer elle-même. James serrait sa main, ému également. Le mage lui laissa la parole.

 

-          « Lily. 4 lettres, un si beau prénom pour une si belle personne. Je crois que le moi de 7ème année à Poudlard ne réalise toujours pas que tu sois sortie avec lui. » Elle pouffa en même temps que Sirius. « Tu sais à quel point je t’aime, j’essaye de te le montrer tous les jours, j’espère réussir. » Elle hocha la tête énergiquement, faisant rire tout le monde. « Mais tu ignores tout ce que tu m’apportes chaque jour. Je vais donc apporter quelques éclaircissements. Promis, je vais essayer de faire court. » Les invités rirent de plus belle. « Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie. Là où des personnes voient des yeux verts, moi je vois deux émeraudes, capable de ne voir que le bon dans ce monde. Là où des gens voient des cheveux roux, je ne vois qu’une chevelure de feu qui représente ton tempérament. Là où des gens ne voient que ta gentillesse, je vois une dévotion sans faille, tu donnes tout ce que tu as, quitte à t’oublier toi-même. Là où des gens voient ta passion des livres, je vois une curiosité, une soif d’apprendre qui ne se tarit jamais. » Lily pleurait à présent. « Tu détestes montrer tes faiblesses, peu de gens t’ont vue pleurer, mais si jamais sur notre chemin il y a d’autres épreuves, je serais l’épaule sur laquelle tu pourras te confier, te reposer et je serais toujours là. Tu es ma meilleure amie, mon âme sœur, la femme de ma vie, je crois qu’au fond je l’ai toujours su. Aujourd’hui, tu fais de moi le plus heureux des hommes en prenant mon nom et en prouvant au monde entier que rien ne pourra jamais nous séparer. » Elle ne pu se retenir, elle l’embrassa, en larmes. Tout le monde avait les larmes aux yeux ou pleurait complètement comme Sandra et Louisa. Le mage eut un sourire.

-          « Vous n’êtes pas censés vous embrasser maintenant… Mais je ne peux pas vous en vouloir… Maintenant, les alliances s’il vous plait. »  Sirius s’avança en même temps que Mary qui était la demoiselle d’honneur. Elle était en larmes également, touchée par tant d’amour. « Bien, prenez l’anneau de l’autre et répétez après moi. Cet anneau est le symbole de l’amour que je te porte. »

-          « Cet anneau est le symbole de l’amour que je te porte… »

-          « Il représente la vie que je veux vivre à tes côtés. »

-          « Il représente la vie que je veux vivre à tes côtés.

-          « Dans la santé, comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort nous sépare. »

-          « Dans la santé, comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort nous sépare. » Ils se passèrent mutuellement les anneaux au doigt.

-          « Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare, mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée maintenant. » Il fit un clin d’œil mais James se jetait déjà sur sa femme pour l’embrasser et la renverser devant l’assemblée qui applaudissait à tout rompre. « Je vous présente James et Lily Potter ! » Elle sentit son cœur battre plus vite et son sourire s’élargit. Elle se détacha de son mari, Merlin, il était son mari. Il la regardait comme s’il allait la dévorer. Sirius le prit dans ses bras pour le féliciter, Mary fit de même pour Lily.

-          « Je suis tellement heureuse pour vous deux ! » Elle lui fit un câlin mais sentit qu’elle ne devait pas abuser de la mariée trop longtemps. « J’ai été très prise par mes examens… » Lily lui fit signe que ce n’était rien.

-          « Je sais que si je me dispute un jour avec James je pourrais me réfugier chez toi. » Elle explosa de rire et hocha la tête. Elle laissa sa place à William qui la prit dans ses bras.

-          « Merci. » Elle le regarda sans comprendre. « De ne jamais avoir abandonné malgré tout ce qu’il s’est passé. Merci de l’aimer autant. » Elle l’embrassa sur la joue, le faisant sourire encore plus.

-          « Votre fils est extraordinaire. A l’image de ses parents. » Il la relâcha et c’est Louisa qui la prit à son tour.

-          « Oh, ce que tu as dit ! Et cette façon que vous avez de vous regarder… » Elle l’embrassa sur les deux joues. « Je suis tellement heureuse que tu fasses parti de la famille ! Je ne pouvais rêver d’une meilleure bru. »

-          « Oh Louisa, merci. Merci pour tout. » Sandra s’approcha forçant Louisa à s’éloigner un peu.

-          « Je ne te retiens pas plus longtemps, beaucoup de gens tiennent à vous féliciter, je vais aller embrasser mon fils. » Lily serra sa mère dans ses bras.

-          « Chérie, c’était tellement beau ! Vous êtes beaux tous les deux. Et ses vœux, oh mon dieu, j’aurais aimé recevoir ces mots à mon mariage ! » Lily lui tapa un peu sur le bras. « Quoi ? Ton père a dit je t’aime plus que tout et il m’a passé la bague au doigt. » La mariée se mit à rire, en effet, c’était expéditif, mais c’était son père tout craché. « Je suis tellement heureuse pour toi ! »

-          « Tu as été le voir ? » Elle acquiesça.

-          « Oui, je l’ai longuement embrassé, j’ai rarement vu un amour aussi fort. Il a l’air tellement heureux, j’ai l’impression qu’il ne va jamais quitter son sourire. » Elle jeta un regard à son mari et force est de constater qu’il ne cesse de sourire. Elle le trouva adorable et beau ! Son regard croisa le sien et elle sourit de plus belle. « Je suis toujours là ma chérie… » La voix de sa mère la ramena sur Terre. Elle se sentit gênée d’être si obnubilée par son amoureux. « Oh, chérie, vous êtes fait l’un pour l’autre, il n’y a aucun doute là-dessus. La lune de miel va être rock’n roll ! » Ajouta-t-elle en riant. Lily se mit à devenir aussi rouge que ses cheveux.

-          « Maman ! » Henri grogna, il ne voulait pas les imaginer faire quoique ce soit, car après tout, elle était toujours sa petite fille. « Papa ! » Il l’enlaça et elle sentit sa prise plus puissante que les autres. Il avait beaucoup de mal à la laisser partir.

-          « Je sais que c’est juste un mariage, que vous étiez déjà comme un couple marié bien avant, mais je ne peux m’empêcher de penser que cette fois, tu pars pour de bon. » Elle secoua la tête.

-          « Papa, nous viendrons toujours manger chez vous et vider votre frigo, ça ne changera rien. » Il la serra davantage.

-          « Tu es sublime, on dirait un ange. » Elle sourit, elle était touchée.

-          « Tu n’es pas mal garé cette fois ? » Il éclata de rire.

-          « Non, pas du tout. On va profiter de cette soirée et je vais pouvoir goûter aux alcools sorciers, j’ai hâte ! » William l’entendit et se dirigea vers lui pour lui proposer de goûter son whisky pur-feu. Les deux hommes s’entendaient à merveille et elle était heureuse. Elle sentit quelqu’un lui taper l’épaule droite, elle sut direct qui s’était et se tourna vers la gauche. C’était Sirius, un sourire béat sur les lèvres.

-          « Je pensais que j’allais t’avoir. » Elle secoua la tête pour lui dire que c’était peine perdue. « Est-ce que je peux te faire un câlin pour te montrer à quel point je suis heureux pour vous ? » Elle approuva et il s’exécuta. « C’est la première fois que je fais un câlin à une femme sans arrière-pensée… Ou sans essayer de lui enlever son soutien-gorge. » Elle éclata de rire tout en s’écartant du jeune maraudeur.

-          « Je t’adore ! Je ne t’ai jamais vraiment remercié pour tout ce que tu as fait pour James et moi… Mais sans toi, je ne sais pas ce que j’aurais fait… » Il était gêné et fit signe que ce n’était rien.

-          « Tu serais sûrement tomber dans la boisson… » Elle le frappa sur l’épaule en riant. « Vous vous seriez trouvé même sans moi. » Reprit-il sérieusement.

-          « Tu as pris de gros risques pour briser le serment, tu m’as fait confiance aveuglément. Je ne sais pas si c’est une preuve d’amitié ou de folie… » Il ria à son tour.

-          « Peut-être un peu des deux… Mais faites-moi plaisir, à l’avenir, évitez de vous mettre dans les ennuis jusqu’au cou. » Elle le reprit dans ses bras, le remerciant silencieusement cette fois-ci.

-          « Et bien, à peine mariée, déjà dans les bras d’un autre ! » Elle se retourna, elle eut la bonne surprise de voir Oriana et son frère qui les regardaient.

-          « Oriana ! » Elle quitta les bras de Sirius pour la rejoindre. « Quel plaisir de te voir ! »

-          « Je suis tellement heureuse pour vous. Je savais que ça finirait par arriver, je ne croyais pas une seule seconde à cette lettre de rupture. » Sirius grimaça.

-          « Tu as le don de mettre la bonne ambiance à un mariage. » Elle ne fit pas attention à lui.

-          « Peu importe. Je voulais t’écrire, mais je ne savais pas comment mon hibou aurait été reçu… James m’a tout raconté, j’avais l’impression de lire un livre d’amour et d’aventures. Le coup du polynectar, quel coup de génie. »

-          « Auquel j’ai participé magistralement d’ailleurs. » Ajouta le témoin. Elle leva les yeux au ciel, Lily les laissa se disputer pour aller saluer le frère jumeau.

-          « Si jamais tu t’ennuis avec mon cousin, n’hésite pas, je suis là. » Il lui fit un clin d’œil et elle explosa de rire.

-          « Désolée, tu n’es pas mon genre. »

-          « Dommage. » Remus vint à son tour pour la féliciter. Le français laissa sa place en souriant.

-          « Je crois que le marié en a marre de ne pas être à tes côtés… Ou que tu sois toujours habillée. Je sens tout, ça en devient gênant. » Elle sourit de toutes ses dents. « Je suis heureux pour vous deux. Et je voulais t’annoncer que je vais faire partie du programme des essais pour la potion Tue-Loup. » Elle était surprise, elle ne s’attendait pas à une si bonne nouvelle. « Si tu fais confiance à cette potion, alors je te fais confiance. »

-          « Oh Remus, si tu savais à quel point je suis heureuse pour toi ! » Il s’esclaffa.

-          « Je crois que c’est plutôt à moi de te dire ça. Je suis vraiment heureux pour vous deux, vous êtes le reflet de l’autre. »

-          « Tu veux dire que je ne suis pas bien coiffée c’est ça ? » Il secoua la tête en riant.

-          « Je pense qu’il est temps pour vous d’ouvrir le bal. » Elle avait hâte, elle adorait danser avec lui. Elle le trouva dans la salle de bal justement, un verre à la main. Il parlait avec sa cousine française. Quand il la vit, il oublia sa conversation, posa son verre et se dirigea droit vers elle, et avant qu’elle n’ait pu dire un mot, l’embrassa à pleine bouche. Sirius toussa.

-          « Vous ne pouvez donc pas vous en empêcher, c’est dingue ça. Il va falloir danser, vous pensez pouvoir faire ça ? » Lily se recula et son mari pu voir dans ses yeux à quel point elle le voulait. La musique de Nat King Cole L-O-V-E commença, leur rappelant de très bons souvenirs. Elle se laissa porter par son cavalier, son âme sœur, son mari.

-          « Merci pour ce que tu as dit. » Lui chuchota-t ’elle. « Tu n’as pas idées à quel point ça m’a touchée. Tu as répété ? » Il sourit.

-          « Tu ne le sauras jamais. » Elle pouffa, se laissant aller contre lui. Sirius prenait des photos et elle se dit qu’elle avait hâte de voir à quoi ils ressemblaient quand ils dansaient. La chanson se termina et Henri voulu prendre sa fille pour la prochaine danse. James demanda à Sandra si elle lui ferait l’honneur de lui accorder cette danse.

-          « Tu as tenu ta promesse James. Nous dansons à un autre mariage. »

-          « J’avais bien compris le sous-entendu. En tout cas, je sais d’où votre fille tient sa posture et sa grâce. » Elle bafouilla et devint aussi rouge que les cheveux de sa fille.

-          « Tu n’as pas honte de me faire rougir devant l’assemblée ? Je te reconnais bien là. »

Les danses s’enchainèrent, tout le monde voulait profiter des mariés, Sirius faisait exprès de retarder le moment où ils resteraient seuls. James le savait, il tentait de ne pas déshabiller sa femme du regard, mais ça devenait de plus en plus dur à mesure que la soirée défilait. Et il sentait que la jeune mariée pensait la même chose. Il sourit et se pencha à son oreille, lui disant qu’ils pouvaient partir à présent sans paraître impolis. Elle approuva cette décision et se dirigea vers Oriana qui buvait un verre avec un jeune homme qu’elle ne connaissait pas.

-          « Oriana, est-ce que tu pourrais distraire Sirius pour que James et moi puissions partir ? » Elle répondit par l’affirmative et accepta sa mission. James la vit traverser la salle et se jeter sur Sirius pour l’embrasser passionnément. James fut gêné d’assister à cela mais heureux de pouvoir enfin s’enfuir avec sa belle. Elle le laissa l’emmener en transplanant dans un hôtel qu’il avait réserver. Le lendemain, un portoloin les emmènerait à Tahiti, destination qui faisait rêver la jeune femme. Une fois seuls dans la chambre, il y eut un moment de flottement. Il voulait se souvenir de ce moment toute sa vie. Elle, dans sa robe blanche, sa femme, pour la vie. Il l’embrassa comme il ne pensait jamais embrasser quelqu’un. Elle répondit à son baiser et commença à déboutonner sa chemise sous sa cape. Elle sentait que son cerveau était en mode pilote automatique, ne sachant plus trop bien ce qu’elle faisait, mais ses mains le connaissaient par cœur. Pourtant, cette nuit, il lui sembla que tout était différent, elle était sienne et lui sien.

-          « Je t’ai déjà remercié d’avoir dit Oui ? » Murmura-t-il à son oreille, la voix hachée par le désir.

-          « Non, pas aujourd’hui. » Elle se colla à lui, sa robe tombant parterre après qu’il ait descendu la fermeture éclair. Il sourit de toutes ses dents.

-          « Merci. » Elle pouffa et ne répondit pas, il savait ce qu’elle en pensait. « Je t’aime Lily Potter. » Elle s’arrêta, réalisant ce qu’il venait de dire.

-          « Il va falloir que je m’y fasse, mais je trouve que ça sonne très bien. » Il l’embrassa passionnément et plus un mot ne fut prononcé de la nuit.

 

End Notes:

Merci de m'avoir lue, j'espère que ça vous a plu, on arrive bientôt à la fin, j'avoue que j'ai adoré écrire cette histoire. A bientôt pour la suite!

Chapitre 20: des hauts et des bas by EveRywhere49
Author's Notes:

Voilà la suite de l'histoire, j'espère que cela vous plait. La fin approche doucement mais surement, merci de me lire!

 

Les personnages sont à JK Rowling et non à moi. Bonne lecture!

James était heureux. Il avait commencé sa formation d’auror depuis deux mois et il avait déjà réussi à faire ses preuves aux yeux de son mentor Maugrey et il était sur une mission ce soir ! Sirius était jaloux, il aurait voulu la faire mais son mentor Dragonneau ne le sentait pas prêt et pensait qu’il était trop casse-cou pour le terrain pour le moment. James savait qu’il fallait qu’il annonce la nouvelle à sa femme et il imaginait déjà la scène de ménage. Il rentra chez lui pour se préparer, il devait se changer pour des habits moldus, c’était une mission de repérage. Lily était déjà là, sa deuxième année était épuisante mais elle était major de sa promo l’an passé, cela la rassurait un peu. Elle vit son mari arrivé et elle l’accueillit chaleureusement.

-          « Bonsoir chéri. » Elle l’embrassa mais il n’approfondit pas, à son grand étonnement. Il préfera crever l'abcès sans attendre.

-          « Chérie, je pars en mission ce soir avec Maugrey. » Il passa sa main sur sa nuque. Elle pâlit, ça y est, deux mois après son début de formation, il allait déjà faire face à la mort…  « Je serais prudent, je te le promets mon amour. » Il voulu la serrer dans ses bras mais elle recula. « Lily… Tu savais que ça allait arriver un jour… » Elle secoua la tête, comme dans le déni. « Tu t’es battue pour que je puisse réaliser mon rêve… Je veux faire ma part dans cette guerre ! »

-          « Je ne pensais pas que ce serait si tôt ! On est marié que depuis deux mois et je peux déjà te perdre… » Elle sentit les larmes arrivées mais il lui caressa la joue tendrement.

-          « Je sais, j’ai été étonné moi aussi, mais ce n’est qu’une mission de reconnaissance, on pense qu’il va y avoir une réunion de mangemorts côté moldu. Je ne ferais rien de fou, je te le promets. » Elle se rapprocha de lui, elle ne voulait pas se disputer avec lui juste avant qu’il parte pour une mission.

-          « Je t’aime chéri. Je suis terrifiée, mais sache que je suis fière de toi. » Il l’embrassa sur le sommet du crâne, touché par ses mots.

-          « Merci de comprendre. Je te rejoins dès que j’ai fini. Je me doute que tu ne dormiras pas avant que je rentre… » Elle pouffa.

-          « Tu te doutes bien. Je te laisse te préparer… » Il s’exécuta non sans lui avoir déposé un ultime baiser sur la bouche. Elle serra ses bras autour de sa poitrine, presque boudeuse mais elle savait qu’il avait raison, il le faisait pour la bonne cause.

Une fois prêt, il se regarda dans la glace de la chambre, il passait très bien pour un moldu. Il jeta un œil à l’heure, il devait partir maintenant s’il ne voulait pas être en retard, et son mentor détestait attendre ! Il retourna vers l’entrée, elle n’avait pas bougé d’un pouce, les yeux dans le vague. Il la prit une dernière fois dans ses bras.

-          « A tout à l’heure. Je t’aime. » Elle décroisa les bras et l’enlaça. Elle respira son odeur, comme si elle ne voulait jamais l’oublier.

-          « Je t’aime aussi. » Il la lâcha et sortit de l’appartement. Il fut soulagé qu’il n’y ait pas eu de disputes mais il avait le cœur lourd de la laisser seule dans l’appartement à se faire du souci. Peut-être qu’il aurait dû demander à Sirius de venir lui tenir compagnie… Il transplana vers le lieu de rendez-vous espérant ne pas être déjà en retard.

 

Lily passa sa soirée à essayer de penser à autre chose, mais impossible, elle ne pouvait pas s’empêcher de laisser sa tête vagabonder vers lui. Elle espérait qu’il allait bien. Ce fut vers les deux heures du matin qu’elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir. Elle eut un pressentiment, il savait qu’elle ne dormait pas, pourtant il ne faisait aucun bruit. Elle prit sa baguette, juste au cas où. Elle éteignit la lumière du bureau et entendit des pas, plusieurs personnes étaient là. Elle sentit sa gorge se serrer, elle était seule, elle espérait pouvoir gérer. Elle entendit des bruits sourds dans la chambre au bout du couloir, quelqu’un la cherchait, ou vérifiait que l’appartement était vide.

-          « Elle n’est pas là ! » Une voix rauque brisa le silence pesant, il semblait nerveux. Elle ne connaissait définitivement pas cette personne et apparemment, il la recherchait. Elle chercha un moyen d’attaquer par surprise mais la pièce n’était pas très grande, elle décida de décaler doucement son bureau pour se mettre derrière, comme un bouclier. Au moment où elle se cacha derrière, elle entendit la poignée de la pièce s’activer. Ils étaient là ! Elle essaya de garder son sang-froid et se prépara à la bataille. Elle entendit des pas se rapprocher d’elle.

-          « Je crois qu’on a eu les mauvaises infos… Potter ne l’aurait pas laissée seule lors d’une mission, il a été plus malin sur ce coup. » Ce n’était pas la même voix, celle-ci était plus posée et elle lui donna des frissons dans le dos.

-          « Je vais voir dans les autres pièces, on ne sait jamais. » Elle su que c’était sa chance, elle pouvait se débarrasser du premier si le deuxième partait. Elle entendit des pas s’éloigner et elle sauta sur l’occasion. Elle jeta un stupéfix informulé et l’homme cagoulé s’écroula au sol dans un bruit sourd. Elle se remit assise et attendit que son complice s’amène.

-          « Qu’est-ce qu’il… ? » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle lui réserva le même sort. Il s’écroula en arrière dans le couloir. Elle attendit un petit peu plus, juste au cas où il y aurait quelqu’un d’autre. Elle n’entendait plus rien, il n’y avait plus de danger apparemment. Soudain, au moment où elle allait envoyer un patronus à Sirius, elle entendit un bruit venant de l’entrée. Dans le noir, elle ne pouvait distinguer qui c’était et lorsqu’elle vit un Lumos, elle se jeta sur le côté, pensant à un sort.

-          « Lily ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Elle reconnu immédiatement la voix de son mari. Elle se releva et se réfugia dans ses bras.

-          « Des mangemorts, il y en avait deux… » Elle se rendit compte qu’elle pleurait à présent, l’adrénaline redescendant. James était dans un état paniqué.

-          « Tu n’as rien ?! Merlin, dis-moi que tu vas bien ! » Il la regardait et la touchait pour s’assurer qu’elle n’avait aucune blessure.

-          « Je n’ai rien, je les ai stupéfixié dans le bureau et le couloir. J’ai cru que c’était toi au début, puis comme ils ne faisaient pas de bruits, je me suis dit que c’était louche… » Il poussa un soupir de soulagement. « Ils me cherchaient chéri, l’un d’eux a dit : Elle n’est pas là et l’autre que tu ne m’aurais pas laissée seule en partant en mission… » Il se raidit sous le poids de ses infos, ils en savaient beaucoup !

-          « D’accord, je vais appeler Maugrey et la brigade, ils vont s’occuper de ça. Tu as été brillante comme toujours. » Elle le serra plus fort contre elle, elle voulait se sentir en sécurité. « Tu ne crains plus rien mon cœur. Je suis là. » Il envoya son patronus et deux minutes plus tard, cinq aurors arrivèrent sur les lieux. Elle rencontra le chef de James et fut impressionnée par sa carrure.

-          « Vous dîtes que vous les avez maîtrisés seule ? » Il ne semblait pas la croire. « Je reconnais Lestrange Senior, il était à Azkaban il n’y a pas deux mois. Il a été libéré pour bonne conduite, j’imagine que sa cellule lui manquait. » Il jeta un œil à l’autre qui était dans le bureau, celui qui avait la voix qui la faisait frissonner. « Lui, en revanche, il est inconnu au bataillon. Surement une nouvelle recrue. » Il se tourna de nouveau vers Mme Potter. « Vous dîtes qu’ils étaient au courant de la mission de ce soir ? Et qu’ils vous cherchaient ? »

-          « C’est exact, je les ai entendus parler. Ils sont allés dans la chambre, ils avaient l’air de savoir où elle était, ils y sont allés directement alors que c’est la pièce la plus éloignée. » Maugrey acquiesça à ses mots en souriant.

-          « En effet, j’en ai conclu également qu’ils savaient où ils allaient. Vous ne voudriez pas rejoindre les aurors également Mme Potter ? Nous pourrions avoir besoin d’un élément tel que vous. » Elle rougit en secouant la tête. Cela rassura James, il ne voulait pas qu’elle se mette en danger. « Je pense que quelqu’un vous veut du mal Mme Potter, est-ce vous pensez à quelqu’un en particulier ? » Au début, elle était tentée de dire non, puis elle repensa à la mégère.

-          « Mafalda Potter, la grand-mère de James, elle est à Azkaban, j’imagine que ça l’élimine. » Mais l’auror ne sembla pas du même avis.

-          « Quand l’avez-vous vue pour la dernière fois ? » Lily repensa à sa visite en prison.

-          « Avant notre mariage, il y a à peu près trois mois, peut-être un peu moins… » James sentit sa nuque se raidir, c’était juste avant que Lestrange ne soit libéré. Maugrey se tourna ensuite vers sa recrue.

-          « Potter, pensez-vous que votre grand-mère aurait été prête à payer un mangemort, sur le point d’être libéré, pour se débarrasser de votre femme ? »

-          « Sans aucun doute. » Il l’avait dit d’un air qui ne trahissait aucune émotion, si ce n’est la détermination. Elle n’allait donc jamais les laisser tranquille ?! Lily était horrifiée, même derrière les barreaux, elle trouvait un moyen de l’atteindre ! Alastor se dit que l’ambiance devait être sympa dans la famille.

-          « Bien, nous allons les interroger pour vérifier cette hypothèse bien évidemment. Je vous conseille de ne pas rester ici cette nuit, on ne sait jamais. » James hocha la tête, ils iraient chez ses parents, au manoir. Ils auraient dû y emménager après le mariage, mais Lily ne voulait pas déloger ses beaux-parents, elle n’avait pas encore besoin de tant d’espace, l’appartement lui convenait très bien et il était plus près de son travail.

-          « Merci pour tout. » Maugrey hocha la tête et l’équipe quitta les lieux en faisant flotter les deux corps ligotés et inconscients. Lily referma la porte derrière eux et s’autorisa à craquer enfin. Il se précipita vers elle et la prit dans ses bras. Ils étaient parterre, mais ils s’en fichaient.

-          « Je suis désolé mon cœur, si tu savais… »

-          « Tu n’y es pour rien. C’est le contre-coup, je vais bien. » Il secoua la tête, elle essayait de paraître forte, mais il n’en était rien.

-          « N’essaye pas de me cacher ce que tu ressens Lily. Tu es bouleversée, c’est normal ! La mégère a encore frappé ! » Il frappa du poing parterre, comme pour se défouler. « Si je la revois, je la tue ! » Elle cacha son visage dans son cou et il se calma un peu. « On va aller chez mes parents et on va déménager. » Elle soupira, elle adorait cet appartement. « Elle sait où on habite, par Merlin, et sûrement pleins d’autres choses encore, il le faut mon amour. » Elle approuva d’un hochement de tête, incapable de parler. Il l’aida à se relever et passa ses mains sur ses joues. « Prends tes affaires, le minimum, on viendra chercher le reste une prochaine fois. » Elle regardait autour d’elle, cet endroit qu’elle adorait, elle sut qu’elle ne reviendrait jamais.

-          « Cet endroit va me manquer… » Il soupira, à lui aussi, mais il le fallait.

-          « Tant que tu es avec moi, je me sens chez moi. » Elle se sentit alors bête, ils étaient tous les deux en vie, malgré tout, et elle était triste pour un appartement !

-          « Tu as raison, mon amour, excuse-moi. » Il la regarda sécher ses larmes.

-          « Tu as une tête à faire peur… Tu devrais aller au manoir, je m’occupe de tout. » Elle sentit en effet qu’elle était très lasse.

-          « Ça ne te dérange pas ? » Il secoua la tête et embrassa ses joues. « Je pense que je vais faire ça, je ne me sens pas bien… » Il s’écarta, inquiet.

-          « Tu as reçu un choc émotionnel mon cœur, c’est normal. Va te reposer, je te rejoins. » Elle lui fit un léger sourire et il l’embrassa tendrement avant qu’elle ne transplane. Elle arriva devant la grille, désormais, celle-ci restait toujours ouverte, cela changeait tellement de ce qu’elle avait connu la première fois qu’elle était venue. En arrivant dans le hall, elle entendit des pas précipiter arrivés vers elle. C’était Louisa, elle était en pyjama, elle avait dû entendre ses pensées.

-          « Lily ! Oh Merlin, qu’est-ce qu’il s’est passé ?! » Elle la prit dans ses bras et la serra fort. La jeune femme se laissa aller contre elle, elle ne savait même plus pourquoi elle pleurait, mais elle inonda le chemisier en satin de sa belle-mère.

-          « Je suis… »

-          « Je t’interdis de dire que tu es désolée, Lily Potter ! » Elle la regarda sous tous les angles, inquiète. « Je suis heureuse que tu ailles bien. James n’est pas avec toi ? »

-          « Il arrive, il prend quelques affaires pour nous. » Elle hocha la tête pour lui dire qu’elle avait compris. Elle demanda à Polky de faire du thé et elles allèrent dans le petit salon. William arriva, il était en peignoir, les cheveux décoiffés, il ressemblait beaucoup à son fils comme ça.

-          « Lily !? Qu’est-ce qu’il se passe ? » Il blêmit. « C’est James c’est ça ? Il y a eu un accident ? » Louisa le rassura, personne n’était blessé. La jeune femme leur raconta tout, ils étaient sciés. Le père de famille se leva et fit les cent pas. James arriva à ce moment-là et fut étonné de la voir encore debout.

-          « Lily, tu avais dit que tu te reposerais… » Elle pouffa.

-          « Après ce qu’on a vécu ce soir ? Comment veux-tu que je ferme l’œil ? » Son père posa une main sur son épaule, l’air désolé.

-          « James… Je ne sais pas quoi dire… » Le jeune homme soupira.

-          « Il n’y a rien à dire Père. Elle ne nous laissera jamais en paix… » Il semblait avoir pris 10 ans ce soir. Il s’approcha de sa femme sur la banquette et elle se serra contre lui. Personne ne parlait, quand soudain, Louisa tourna la tête comme si elle avait entendu un bruit.

-          « Quoi ? » James fronça les sourcils comme si sa mère devenait folle.

-          « Mère, personne n’a parlé… Vous avez dû lire nos pensées, mais avec la fatigue vous n’avez pas… » Elle secoua la tête.

-          « Je sais très bien que j’ai entendu des pensées mon chéri, juste… Je ne reconnais pas la voix… » Il sursauta, se pourrait-il qu’il y ait une attaque au manoir également ?! Elle répondit par la négative à sa pensée. « Non, cela ne nous veut pas de mal… Enfin je crois, je ne comprends pas bien. » William était abasourdi.

-          « Il ou elle parle une autre langue ? » Lily était subjuguée par la maîtresse des lieux, elle semblait extrêmement concentrée.

-          « Ce n’est pas une langue à proprement parler… Oh, je suis désolée, il se fait tard, je crois qu’il est plus que temps de nous coucher… » Elle se leva. « Vous pouvez bien sûr, restez ici le temps que vous voudrez. Après tout, vous êtes ici chez vous… »

-          « Merci beaucoup. Je pense que le manoir est assez grand pour nous 4… » Ajouta la rousse avec un sourire. Elle refusait de les déloger, ils étaient chez eux avant tout.

 

Le lendemain matin, Lily ne se sentit pas mieux. Elle s’était endormie d’épuisement et avait fait des cauchemars. James l’avait rassurée plusieurs fois dans la nuit et il n’avait pas beaucoup dormi non plus, inquiet pour sa femme. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, il était en train de la regarder. Elle lui chuchota s’il aimait ce qu’il voyait.

-          « J’aimerais te dire oui… Mais là, tu m’inquiètes mon cœur… Tu as l’air malade. » Il posa sa main sur son front comme pour confirmer ses dires. « Tu ne devrais pas aller en cours aujourd’hui, je peux prévenir le secrétariat, ils comprendront. » Elle secoua la tête, elle n’avait jamais manqué un cours, elle n’allait pas commencer aujourd’hui ! « Chérie, ça serait plus raisonnable… »

-          « Je vais bien, j’ai juste eu une nuit horrible, mais j’ai besoin d’étudier. » Il soupira en l’embrassant sur le front.

-          « Tu pourras toujours demander les cours à tes camarades… S’il te plait, reste ici pour te reposer. » Il avait l’air vraiment soucieux et elle n’avait pas la force de résister.

-          « Très bien je reste ici, n’oublie pas de les prévenir. » Il sourit, ravi d’avoir gagné. Il se leva pour se préparer, il voulait être sur l’affaire Lestrange pour connaître le fin mot de l’histoire. Après avoir dit au revoir comme il se doit à l’amour de sa vie, il descendit les marches pour rejoindre la salle à manger. Son père était en train de manger avec sa mère. Louisa avait l’air fatiguée également.

-          « Comment va Lily ? »

-          « Elle est épuisée, elle va se reposer aujourd’hui, j’ai peur qu’elle couve quelque chose… Vous pourrez prendre soin d’elle ? » Sa mère prit un air choqué.

-          « Mais bien sûr ! Enfin, James, je l’adore et elle va mal, je ne vais pas la laisser comme ça. » Elle s’interrompit puis finalement ajouta : « Je la considère comme ma fille, tu sais. » James lui fit un grand sourire et lui fit une grosse bise sur la joue.

-          « Merci. Je vais essayer de revenir tôt ce soir. J’espère que ça va aller… » Il se frotta la tête, ennuyé de la laisser dans cet état.

-          « Elle n’est pas à l’article de la mort, chéri. Elle est avec nous, elle ne craint rien et je vais demander à Polky de veiller sur elle, comme ça, je suis sûre qu’elle aura tout ce dont elle a besoin. » Il acquiesça, reconnaissant. Il prit une tartine et se dirigea vers la sortie où il transplana au QG des aurors. Il avait envie de savoir si l’interrogatoire avait donné quelque chose.

C’est Sirius qui l’accueillit, il avait un air sérieux qui donna à son meilleur ami des frissons. Il le brieffa. 

-          « Lestrange refuse de parler, par contre son complice a tout balancer. » James attendit la suite, nerveux. « C’est bien Mafalda qui est derrière tout ça. Je suis désolé vieux. » Il le savait, par Merlin, il n’était pas surpris.

-          « Elle leur a promis de l’argent ? » Sirius fit une grimace.

-          « Oui mais pas que… Elle leur a dit qu’ils pourraient… euh… s’amuser un peu avec Lily… » James pâlit de colère. Il se sentit trembler, il essayait de ne pas imaginer une scène de sa femme capturée par ces hommes. Il fit un pas pour se diriger vers les cellules mais Patmol se plaça devant lui. « Tu ne peux pas y aller James, Maugrey sait ce que tu leur feras… Si tu les blesses, ils seront relâchés pour vice de procédure… Je sais que tu ne le souhaites pas. »

-          « Alors je suis censé ne rien faire ?! Merlin, Lily aurait pu être blessée ! Ou pire ! Elle en est malade, elle n’a pas dormi de la nuit, je ne peux pas rester là sans rien faire ! » Sirius posa sa main sur son épaule, lui expliquant que c’était la seule chose intelligente à faire. James soupira et se dirigea vers son bureau. Il prit un parchemin et une plume pour prévenir que Lily n’irait pas en cours aujourd’hui, il fut content qu’elle l’ait écouté pour une fois. Maugrey entra dans le bureau au moment où le hibou s’envolait.

-          « Ah Potter ! J’imagine que votre ami vous a mis au courant… » Il hocha la tête pour toute réponse. « Bien, je vais demander à ce que votre grand-mère soit dans une aile plus surveillée, si elle tente de recruter un nouveau bouc-émissaire, nous serons immédiatement au courant. Nous avons appris que cela fait une semaine qu’ils vous observent d’un appartement face au vôtre. C’est comme cela qu’ils ont su que votre chambre se trouvait au fond du couloir. Votre femme a eu beaucoup de chance. » James sentit un frisson, ils les ont observés dans leur intimité… Il serra les poings, ils avaient vu sa femme nue, peut-être qu’ils s’étaient imaginés avec elle à sa place pendant qu’ils faisaient l’amour… Il eut envie de vomir. « Je vous conseille de trouver un nouvel endroit où vivre, et si possible sans vis-à-vis. »

-          « Ce sera fait. » Il ne savait pas comment il avait réussi à parler, il avait les dents tellement serrées, son mentor le remarqua et lui fit une tape sur l’épaule comme pour lui dire de se calmer.

-          « Allez, on a du boulot, je veux savoir comment ils ont su pour la mission d’hier soir, ils n’ont rien voulu dire là-dessus. Je veux que tu te renseignes auprès de nos contacts pour savoir où on a merdé. »

-          « Très bien je m’y mets. » Et il se mit au travail en essayant d’oublier sa rage.

 

Lily se réveilla complètement vaseuse. Elle avait envie de vomir, elle eut juste le temps de se lever et de courir jusqu’aux toilettes pour rendre de la bile. Elle entendit un Pop bien caractéristique. Polky était avec elle.

-          « Est-ce que Miss Evans a besoin d’aide ? Voulez-vous que j’appelle ma maîtresse pour qu’elle reste avec vous ? » Lily allait lui répondre mais son haut de cœur l’obligea à se pencher de nouveau sur la cuvette. Elle ne s’était jamais sentie aussi mal, elle n’avait plus rien à rendre mais elle sentait qu’elle avait encore envie de vomir. « Polky va appeler Madame. » Et celle-ci disparu avant que la jeune femme ne puisse l’arrêter. Louisa apparu deux minutes plus tard, totalement paniquée.

-          « Lily ! » Elle lui tint les cheveux pendant qu’elle rendait une dernière fois. Son front perlait de sueur, elle n’était pas bien du tout. « Viens ma belle, ne reste pas sur le carrelage tu vas attraper froid… » Elle l’aida à se relever et la coucha. Elle remit la couette sur elle et demanda à Polky d’amener un linge propre, de l’eau tiède et du thé. Lily secoua la tête, elle ne voulait pas de thé, elle allait le rendre aussi, elle le savait. « Ne t’en fais pas, c’est un thé de ma composition. Cela te fera du bien, crois-moi. » Elle n’avait pas la force de se battre alors elle la laissa faire. Elle passa le linge humide sur son front, elle se sentit un peu mieux. « Heureusement que James n’est pas là, il t’aurait emmené à Ste Mangouste en un éclair. » Elle avait un léger sourire, comme si elle venait de raconter une blague. Elle lui tendit ensuite la tasse. Lily huma, cela sentait extrêmement bon, elle goûta et trouva ça excellent. Après quelques gorgées, elle se rendit compte que les hauts de cœur avaient disparus.

-          « Merci. Je me sens déjà beaucoup mieux. » Louisa approuva.

-          « Oui tu as bien meilleure mine ! Oh, je me rappelle quand j’attendais James, il me mettait dans des états pas possibles. Je sais ce que tu traverses. » Lily était en train de boire quand elle tiqua.

-          « Quand vous attendiez James… ? » Sa belle-mère lui fit un sourire chaleureux.

-          « Je pense que tu devrais faire un test de grossesse… » Le cœur de Lily fit un looping. Elle posa la tasse, manquant presque la table de chevet, mais Louisa eut le réflexe de la rattraper à temps.

-          « Oh Merlin, je n’ai pas fait attention… Je ne me rappelle pas avoir eu mes règles en octobre. J’étais tellement prise par les cours… »

-          « Cela expliquerait ce que j’ai entendu hier soir. Il n’a pas encore de conscience mais sa présence se fait de plus en plus sentir… C’est pour ça que je ne comprenais rien. » Lily se posa la question : « est-ce qu’elle était heureuse d’être enceinte ? » La réponse lui sauta au visage. Oui, elle voulait ce bébé. C’était un mélange d’elle et de l’homme qu’elle aimait. Elle le voulait bien sûr. « Je vais demander à Polky de faire une potion, nous serons fixées. » Lily savait que les sorcières utilisaient une potion, il suffisait de la boire et si la langue devenait jaune, cela voulait dire qu’on était enceinte. Elle hocha la tête, elle voulait être sûre. Quelques minutes plus tard, l’elfe de maison arriva avec la potion prête. Louisa lui donna et elle la bu cul sec. Elle se planta devant un miroir, attendit quelques secondes et ouvrit la bouche en tirant la langue. Celle-ci était jaune canari, aucun doute, elle était enceinte. Elle poussa un cri de joie et sa belle-mère la prit dans ses bras, pleurant de bonheur. « Oh, je suis tellement heureuse pour vous ! James va être aux anges. »

-          « Merci Louisa, d’être là pour moi. » Elle fit un signe comme quoi ce n’était rien du tout.

-          « Je vais être grand-mère ! » Elle se recula un peu. « Si tu n’as pas eu de règles en octobre, cela fait un mois et demi que tu es enceinte ma belle. Il naîtra sûrement en juillet. » Lily toucha son ventre, elle ne pouvait s’empêcher de sourire, elle était enceinte ! Après la soirée d’hier soir, elle n’aurait pas pu imaginer une aussi bonne nouvelle.

-          « Je ne peux plus attendre de l’annoncer à James ! » Louisa lui prit la main.

-          « Tu peux toujours aller le rejoindre au QG, il sera ravi de voir que tu vas bien. Mieux que bien même. » Lily approuva, elle alla prendre une douche, cela lui fit un bien fou. Elle se sentait énergique, ce qui tranchait totalement avec son état il y a à peine un quart d’heure. Elle s’habilla, se maquilla et après avoir fait un bisou à Louisa, transplana au travail de son mari.

Lorsqu’elle arriva, elle sentit qu’il y avait de la tension dans l’air. Beaucoup de gens courraient dans tout les sens, comme s’ils étaient pressés. Elle eut le bonheur de voir Sirius qui préparait ses affaires. Il allait sûrement partir, elle avait de la chance de l’intercepter.

-          « Sirius ! » Il leva la tête et fut surpris de la voir là.

-          « Lily, mais qu’est-ce que tu fais ici ?! » Il avait l’air inquiet, elle arrêta de sourire. « Qui t’as prévenue ? »

-          « Prévenue de quoi ? » Il s’exclama en grognant et passa sa main dans sa nuque, embêté.

-          « James a été voir un de nos contacts, mais ce dernier était un traître… On vient de le retrouver… » Elle sentit son corps se glacer et se mettre à trembler.

-          « Il est… » Il secoua la tête.

-          « Non, mais il est au plus mal. Ils ont dû le mettre dans le coma pour le stabiliser. Il est à Ste Mangouste. Lily, je suis désolé. » Elle pleurait au fur et à mesure qu’il lui annonçait la mauvaise nouvelle. « Viens, je t’accompagne. » Il transplana en l’escortant. Elle ne voyait plus rien, aveuglée par les larmes. Il demanda où était la chambre de Mr Potter et se dirigea vers un étage, s’il ne l’avait pas prise par le bras, elle n’aurait pas bougé. Elle était ailleurs, son mari, le père de son enfant était dans le coma. Ils arrivèrent devant une porte et avant de l’ouvrir, Patmol jeta un coup d’œil à son amie.

-          « Tu es sûre de vouloir y aller ? » Elle acquiesça, il fallait qu’elle le voie. Il ouvrit la porte et elle sentit le sol s’ouvrir sous ses pieds. Il était là, allongé dans un lit, ses lunettes sur la table à côté de lui. Il semblait dormir. Elle s’approcha de lui, elle serra sa main, mais cette dernière était molle. Sirius n’en menait pas large, voir son ami dans cet état était une chose, voir sa femme éplorée en était une autre. Il prit une chaise et la proposa à la jeune femme qui refusa d’un geste de la tête. Il soupira et s’assit de l’autre coté du lit. Un médecin arriva à ce moment-là.

-          « Oh, pardon, j’ignorais que Mr Potter avait de la visite… Vous êtes de la famille ? »

-          « Oui, voici sa femme et je suis… » Il semblait ne pas savoir quoi dire, Lily prit une voix déterminée.

-          « Son frère. Vous pouvez nous dire ce qu’il a Do