Princesse des Ténèbres by Chrisjedusor
Summary:

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Photo Emmy Rossum instagram

En 1949, Tom Riddle junior était devenu père mais son premier né avait été assassiné. Heureusement, cette époque pleine de faiblesse était révolue dans son esprit.

 

Enfin, ça, s'était  sans compter la nouvelle lubie de son épouse, engendrer un nouvel héritier.

 

30 ans plus tard.

 

Qu'est-ce qu'il n'avait jamais donc fait pour réparer le coeur brisé de Lianna Sauwer ?

 

Ils étaient pourtant les deux plus grands mages noirs de ce dernier siècle, bon sang.

 

Petit texte très court qui concerne la naissance de l'heroïne de ma fanfiction sur Amélia : les  secrets du passé.

 

Se déroule entre 1980 et 1981

 

 


Categories: Enfances, Autres fics HP Characters: Personnage original (OC), Tom Jedusor/Voldemort
Genres: Missing Moments
Langue: Français
Warnings: Lemon soft
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 26 Completed: Oui Word count: 36972 Read: 4566 Published: 19/12/2020 Updated: 26/01/2023
Story Notes:

Sur mon ordinateur, se trouve de nombreux textes en rapport à mon UA. J'ai donc décidé, finalement de poster ceci.  Tout comme pour mon histoire avec Elrick Riddle, elle se basera sur des thèmes et des moments clés de l'univers alternatif. 

 

Bonne lecture,

 

Chris

 

1. Confessions by Chrisjedusor

2. Héritier ou..Héritière ? C'est un mystère ! by Chrisjedusor

3. Une flamme qui vacille by Chrisjedusor

4. Un Mage noir pétrifié by Chrisjedusor

5. Battements de coeur by Chrisjedusor

6. Le bébé de l'espoir by Chrisjedusor

7. Pour l'éternité by Chrisjedusor

8. A coeur ouvert by Chrisjedusor

9. Tensions éléctriques by Chrisjedusor

10. Fierté paternelle by Chrisjedusor

11. Magie instinctive by Chrisjedusor

12. Prise sur le fait by Chrisjedusor

13. Un bébé surprotégé by Chrisjedusor

14. Mama by Chrisjedusor

15. Un serviteur ébahi by Chrisjedusor

16. Perte de contrôle by Chrisjedusor

17. Color party by Chrisjedusor

18. L'élu ciblé by Chrisjedusor

19. Mauvaise initiative by Chrisjedusor

20. Un bébé agité by Chrisjedusor

21. Une lumière parmi les Ténèbres 1/2 by Chrisjedusor

22. Une lumière parmi les Ténèbres 2/2 by Chrisjedusor

23. Halloween 1981 by Chrisjedusor

24. Face à son Destin ( Halloween 1981 bonus) by Chrisjedusor

25. Les agents de l'Ombre by Chrisjedusor

26. Pour le plus grand bien by Chrisjedusor

Confessions by Chrisjedusor

POV Lord Voldemort

Tom aime une seule femme et il ne désirera à jamais qu'une seule et unique personne de la sorte. Elle est son tout. Et il est son tout. À elle. Le seigneur des Ténèbres vient de lui faire l'Amour comme jamais.  Il désire Lianna plus que tout au monde, même si son physique n'est plus celui d'autrefois. La magie noire laisse après tout des traces. Elle est dangereuse, immuable. Sa femme joue avec un doigt avec lequel elle trace des contours invisibles sur son torse, et pince ses lèvres avec envie.

Leur appétit sexuel est insatiable.

- Et si nous réessayons d'engendrer un fils ? songe-t-elle brusquement à voix haute.

Elle le surprend et  son envie de la pénétrer à nouveau se coupe tout aussi net.

Lord Voldemort lit son désir dans ses prunelles bleues-vertes alors que ses jambes se croisent contre les siennes, cherchant la proximité de son corps. Son regard envoutant est amplifié par une leur écarlate qui trace les contours de ses pupilles. Bon sang, qu'il l'aime. Elle attend patiemment son approbation. Les pertes de leurs deux enfants l'ont marquée à jamais. Lady Voldemort est toujours partie du principe qu'un jour, ils seraient si puissant que rien ne les empêcherait à nouveau d'avoir un héritier, et de l'élever dans la grandeur.

- Nous sommes immortels, rajoute-t-elle d'une voix calme et pleine d'espoir, nos corps ne vieillissent plus, on pourrait aisément avoir un fils. Et l'élever dans la grandeur qui sera la sienne.

Tom s'énerve intérieurement malgré lui car ils n'étaient certainement pas faibles.

- As-tu vraiment besoin d'un enfant entre nous ? Lianna ?

Il pose la main sur son menton car pourquoi s'empêtrer avec ces êtres si fragiles ? Ils ont tous ce qu'il faut avec eux, non ? Le pouvoir, la toute-puissance, l'immortalité. Ils sont craints. Ils ont réussi à vaincre la mort mais Lianna a le cœur brisé en mille morceaux depuis la mort de leur fils aîné, il y a de cela des décennies.  Elrick avait été un accident de potion contraceptive. Une catastrophe dans leur parcours pour les jeunes gens qu'ils avaient été. Elle avait eu un déni de grossesse et ils n'avaient donc rien pu faire pour faire disparaitre cet être de ses entrailles puisqu'ils l'avaient découvert le jour de son accouchement. Lianna avait fini par l'aimer ce gamin, plus que sa misérable vie comme elle le disait si souvent, et il mentirait en disant qu'il ne s'y était pas attaché. De plus, elle avait fait une fausse couche après sa mort. Elle était alors enceinte de leur second enfant. Il aurait dû être leur second fils, il avait senti à sa petite aura attaché à celle de sa Mère. Cela n'avait pas arrangé les choses. Ils avaient voulu changer pour un enfant mais encore une fois, la vie avait été une chienne avec eux. Il croyait qu'elle avait compris. Ils n'étaient pas faits pour être parents. Tom se trompait visiblement lourdement sur le sujet !

- Je sens quelque chose au fond de moi Tom, nous devrions concevoir un nouvel enfant. Rien ne pourra nous en empêcher. Nous avons tous ce que nous désirons, certes mais...

- Te vois-tu vraiment te rabaisser, toi, devenue une puissante sorcière noire à changer les couches d'un nourrisson ? lance-t-il avec un certain mépris sur le sujet, vraiment ?

Elle réfléchit longuement à sa réponse et une étrange lueur anime son regard de braise.

- Oui. Il sera de mon sang. La chair de ma chair. Tom, nous les détestions adolescents, mais il serait une partie de nous. Imagine donc l'immensité des pouvoirs de cet enfant, si nous l'aidions, nous, à évoluer en tant que petit prince des Ténèbres ?

Lord Voldemort s'imagine facilement la puissance magique d'un enfant fabriqué de sa semence. C'est effectivement exploitable à souhait. Les yeux de Lianna sont insistant, et elle l'implore du regard. Il a toujours cédé à ses caprices, c'est un fait. Et puis, si son épouse a bien développé un désir qu'elle n'aurait autrefois jamais pensé détenir, c'est bien celui d'être une mère pour un autre être humain. Et il savait que ni la Magie noire, ni tout le pouvoir qu'ils avaient obtenu ces dernières décennies ne réparerait son cœur brisé par ces pertes.

- Tom ?

- C'est ce que tu veux vraiment ? répète-t-il, incertain de sa nouvelle lubie, avoir à nouveau un fils ? Je veux que tu me fasses la promesse que cela ne te ramollira à nouveau, Milady ?

En guise de réponse, elle rapproche son corps de son torse et ses seins viennent s'écraser contre sa peau, ce qui fait de lui un homme le fait frétiller de chaleur, et d'envie. Comment peut-elle décidément avoir tant de pouvoir sur lui ? C'est toujours incroyable après toutes ces années écoulées.

Ses lèvres viennent se poser contre les siennes alors que sa main vient se balader contre son pénis.

- Ne doute jamais de moi, Tom. Je te le promets.

Il soupire et répond ardemment à son baiser alors qu'il la plaque de force contre lui, prêt à laisser place à son instinct primaire.

- Je n'ai jamais douté de toi ma Dulcinée, tu peux arrêter ces potions contraceptives.

 

Héritier ou..Héritière ? C'est un mystère ! by Chrisjedusor

POV Lady Voldemort

Elle est enceinte. Depuis quelques mois, une petite aura se fait ressentir autour d'eux. Celle-ci émane de son estomac, leur affirmant qu'ils vont redevenir parents. A quatre mois de grossesse, Lady Voldemort se sent bien et apaisée. Cela fait si longtemps. Un nouvel objectif est dans son esprit car elle réussira à montrer plus facilement ses sentiments auprès de son nouveau fils. Elle ne refera pas les mêmes erreurs. Dans sa tête, Tom l'acceptera plus facilement si c'est un héritier mâle. C'est une certitude. Son ventre s'arrondit et elle doit le cacher à leurs serviteurs. Seul le cercle fermé est au courant de cette grossesse pour le moins inattendue à leurs yeux.

Un génycomage sous leur ordre l'ausculte à l'instant avec concentration. Sa baguette fait des mouvements complexes au-dessus de son ventre légèrement arrondi. Au-dessus de cela, un hologramme montre une petite forme en développement, et un doux sourire, l'un de ses très rares sourires, s'inscrit sur son visage. C'est elle qui fabrique ce nourrisson. Le sien. La vision du fœtus qui se développe au sein même de ses entrailles est si agréable à voir. Les bourgeons du petit être se développent parfaitement, et elle ressent une intense chaleur gonfler dans le creux de sa poitrine, la même qu'elle ressent si ardemment pour Tom.  Le guérisseur fronce pourtant les sourcils, et elle voit de la sueur perler de son front alors que Tom vérifie minutieusement les faits et gestes que l'homme exécute sur sa peau.

 

- Qui y a-t-il avec notre héritier ?

 

Tom est devenu bien protecteur. Des prénoms ont déjà été énoncés mais le guérisseur balbutie, incertain de leur réaction.

 

- Qui y a-t-il avec notre héritier ? répète-t-il avec possessivité.

 

Leur héritier. Quel douce consonance que d'entendre ces mots à ses oreilles. Pourtant, elle fronce ses sourcils car quelque chose ne va pas, et ils le ressentent tout deux via le malaise du guérisseur.

 

- Ce n'est pas...ce n'est pas...ce n'est pas un fils, Maîtres.

 

Lianna est franchement surprise et ses mains descendent directement vers son estomac.

 

- Une fille ? demande-t-elle la gorge sèche, c'est une petite fille ?

 

- Oui. Vous avez... Vous avez là une petite fille qui aime visiblement bien gigoter, Mi...Milady.

 

Lianna le voit bien. Elle peut commencer à ressentir la sensation. Comme si des ailes de papillons chatouillent ses entrailles. En fixant l'hologramme, elle peut facilement voir l'enfant faire bouger ses jambes, ses pieds, ses mains et ses bras sans s'en lasser une seule et unique seconde. Elle tourne le visage vers Tom car il n'a pas réagi à l'annonce. Et à vrai dire, ils n'ont même pas pensé à la possibilité de concevoir une fille. C'est étrange, lors de sa seconde grossesse, dans les années 50, ils avaient tout de suite ressenti que cela devait être un second fils. Pourquoi avoir dès lors pensé avec assurance que c'était un garçon ? C'est encore un mystère. Pourtant, cela l'empli de joie. Son époux reste de marbre, là, à fixer avec intensité ce fœtus se mouver à même l'utérus de sa Mère.

 

Après ce qui lui parait durer une éternité, un infime sourire étire la commissure de ses lèvres, et elle perçoit son regard ténébreux s'illuminer d'une lueur étrange.

 

Est-il déçu ?

 

- Eh bien, ma Dulcinée, il me semble que nous nous sommes sous-estimés. Nous allons avoir une héritière.

 

Il marque une pause dans ses dires, s'approche d'elle et pose un baiser sur son front sans se préoccuper de leur sbire. De toute façon, il aurait la mémoire éffacé. Ce type d'interactions devait exclusivement rester entre eux.

 

C'est un fait.

 

- Je suis certaine qu'elle sera aussi  belle et puissante que sa Mère.

 

Un sourire narquois étire ses propres lèvres.

 

- Ou peut-être ressemblera-t-elle au seigneur des Ténèbres, qu'est-ce que tu en sais donc ?

 

Tom émet un reniflement étrange. Et elle ricane entre ses dents, l'air amusée.

 

- Je préfère largement qu'elle ressemble à la Maîtresse des Ténèbres.

 

 

Une flamme qui vacille by Chrisjedusor

POV Lady Voldemort

Elle est concentrée sur les veloutées de fumées orange qui se jouent devant ses yeux par le biais de la cheminée et caresse son ventre proéminent de haut en bas mais on la sort de ses pensées car on toque à la porte. Elle sort définitivement de ses songes dans lesquels elle est profondément perdue depuis de longues minutes. Lady Voldemort se doit de régler au plus vite une situation qui commence sérieusement et dangereusement à la titiller, et tant mieux, puisque la personne qu'elle désire voir à cet effet vient d'arriver derrière cette porte.

Lianna sent sa peur par le biais de l'aura qui émane de cette dernière, et elle ne peut s'empêcher d'en être amusé. Tous lui doivent le respect et ils ont certainement raison d'avoir peur.

 

- Entrez, siffle-t-elle d'un ton sec.

 

La sorcière noire se redresse sur son siège, et pose ses mains sur son ventre tandis qu'une femme pénètre dans la pièce. Cette dernière, élégamment vêtue, va s'incliner mais regarde son état à deux reprises, l'air ahurie. Cependant, son invité se rend compte qu'elle ne peut aborder cet air ridicule aussi longtemps, et ré affiche un regard neutre. Bien que des tressautements sont indéniablement visibles sur ses mains et cela ne fait qu'accentuer l'amusement qui l'anime à l'instant.

Lianna adore percevoir la peur qu'elle peut engendrer sur les sorciers.

 

- Ma Dame ? interroge-t-elle en s'inclinant le plus bas possible, mon époux m'a fait savoir que vous désiriez me voir.

- En effet, Narcissa. Entre donc. J'ai cru comprendre que tu étais mère d'un petit garçon de quelques mois. Je suppose que mon état, ne t'échappe... donc pas.

 

La blonde lorgne à nouveau sur son énorme ventre. Avec crainte, elle l'entend fortement penser par le biais de la légimentie. Des questions plus ridicules les unes que les autres animent ses pensées. Et elle se retient de lui lancer un doloris entre les côtes pour l'irrespect indirect dont elle fait preuve à l'égard de sa personne. Elle n'en fait cependant rien car elle n'a pas envie de se salir les mains aujourd'hui et se contente d'utiliser un ton ironique et dangereux à son attention.

 

-  Voyons Narcissa, je ne dois donc pas t'expliquer comment l'on fait un enfant ? Il me semble que tu t'y connais sur le sujet, ricane la mage noire, assieds-toi, veux-tu.

-  Vous... vous allez devenir mère ?   lâche-t-elle sans s'en rendre compte à voix haute, je oui...euh évidemment, Milady.

 

Lianna Sauwer fronce alors les sourcils d'un air menaçant alors que deux rougeurs apparaissent sur les joues pale de l'une des trois sœurs Black. Sa main la dérange mais les pirouettes exécutées à l'instant même par son enfant au sein de son utérus la calme un tant soit peu.

Cela lui rappelle étrangement qu'elle doit rester calme. Pour son bébé à venir.

 

-  Ma question était déplacée, Milady, lâche-t-elle d'une voix plus aiguë. Loin de là...de... vous offenser, c'est juste...surprenant, je veux dire, je ne pense pas que quiconque est entendu parler du fait que vous étiez enceinte à ...l'heure actuelle.

-  Des sortilèges existent pour cacher une grossesse, Narcissa. Il est certainement clair que je n'apparaîtrais pas dans cet état en public, seul une partie du cercle fermé est au courant, continue-t-elle avec un calme olympien. Je ne suis certainement pas offensée, je pense comprendre que cela puisse...surprendre, faute de terme. Ta question était cependant effectivement déplacée. Tu devrais contrôler tes pensées mieux que cela. Fais attention, je pense que tu n'as certainement pas envie de subir ma colère. Va donc t'asseoir.

L'ordre ne donne lieu à aucune discussion.

Elle la suit longuement du regard alors que Narcissa s'installe, incertaine, avec le peu de dignité qui lui reste sur un fauteuil en velours, positionné en face de sa personne. Voir une femme aussi habituée à maîtriser ses émotions, mais qui perd ses moyens face à elle est toujours jouissif. Elle perçoit aisément la confusion animer le regard bleu et glacial de la femme de son sbire.

 - Milady, en quoi puis-je... vous aidez ?

 

Un sourire ironique se perd alors sur ses lèvres. Voilà la question bien intéressante du moment.

 

-  Je vais te le demander directement car je n'ai pas envie de faire face à Bellatrix maintenant, je me dois de limiter mes activités pour le bien de mon enfant à naître. Vois-tu, j'ai l'étrange sensation que ta sœur s'éprit de mon époux. Je le sens. Mais le seigneur des Ténèbres ne voudrait pas que je la tue - je cite- Lady Voldemort roule les yeux car elle est agacée, elle est l'un de ses meilleurs lieutenants. Les époux peuvent être énervants par moment n'est-ce pas ?

 

Elle voit les rougeurs présentent sur les joues de la blonde à l'air pincé s'accentuer de plus belle. Et si elle s'attarde sur son aura, Lianna peut aisément dire qu'un malaise s'installe au sein de la sang-pure. Indirectement, elle affirme donc ses propos. Elle sait quelque chose, mais là n'est pas le sujet, elle ne fait que l'avertir.

 

-  Je ne me permettrais pas de dire que votre...vous êtes mariée ? beugue Narcissa. Elle perd à nouveau de sa superbe. Je veux dire...je... couine la blonde, je...

 

Cette fois ci, sa baguette rouge sang se matérialise dans sa main, et le doloris fuse avec efficacité contre la poitrine de l'autre sorcière. Elle laisse échapper un cri de détresse et de surprise, alors que la colère attisée par la magie noire enflamme les pores de sa propre peau. Narcissa tombe à genoux devant le fauteuil. Il n'a pas été long mais il fut assez puissant pour lui faire comprendre que tous les sorciers, sans exception, qu'ils ont la marque ou non, appartiennent  au couple noir. Elle est bien plus puissante que tous ces sorciers. Elle dirige, ils suivent. Elle ne tolérait donc pas l'irrespect.

 -  Je suis mariée. Oui. Et que cette information ne s'échappe pas de ta bouche, sinon ton fils risquerait de devenir un orphelin. Si je te le dis, c'est pour te faire comprendre que tu as intérêt à mater ta sœur. Je suis l'égale du Maître et ma patience à des limites. Alors, je préfère... comment dit-on déjà ? Prévenir que guérir. Je te laisse une chance de calmer les pensées déroutantes que j'ai perçue sur ton aînée à l'encontre du seigneur des Ténèbres.

-  Maîtresse, Bellatrix n'a jamais fait le poids contre...vous. Elle ne s'opposerait pas à vous. Elle vous...respecte bien trop pour cela. Ma sœur est mariée à Rodolphus, et oui ...elle n'oserait pas tenter quoi que ce soit contre vous. Elle en connait parfaitement les conséquences !

 

Lianna vient de se lever du fauteuil, et s'approche de la sorcière d'un air menaçant. Sa main est toujours posée contre son ventre. Un tic qu'elle n'a cessé d'avoir depuis le moment où elle a senti cette minuscule cellule grandir en son sein. Elle n'avait jamais pu ressentir ces sensations lors de sa première grossesse, qui fut indésirée, des décennies auparavant. L'enfant gigote toujours énormément quand elle la relève de terre par le biais de la magie. Elle s'approche alors de son oreille, l'attrape par son poignet et d'une voix sifflante et dangereuse déclare sinistrement :

 

-  Et tu as raison, elle ne fait pas le poids. Je te charge de la prévenir de rester à sa place car c'est là que vous êtes tous. A nos pieds, que vous ayez ou non la marque des Ténèbres. Et je suis certaine que tu veuilles savoir ta sœur vivante et non six pieds sous terre. Et oh, tu peux certainement lui dire que JE suis enceinte de sept mois en ce qui concerne la gestation de ma...fille. Ce qu'elle n'aura certainement jamais du Seigneur des Ténèbres. Je suis, et je serais éternellement celle qu'il a choisie bien avant que tous les cafards que vous êtes... ne fussent nés. Et je sens que ta sœur t'a...certainement parlé de ces pensées inacceptables sur ses attirances, tu es sa sœur après tout.... mais soit. Tu peux disposer. Sors de ma vue.

Narcissa lui bredouille qu'elle comprend tout en laissant échapper un couinement de terreur bien satisfaisant à ses yeux car c'est le signe de sa compréhension. Lady Voldemort la regarde s'incliner, puis déguerpir à pas chancelants en dehors de la pièce. 

Un sourire amusé se perd sur la commissure de ses lèvres pales car le bébé profite de ce moment pour lui donner un violent coup de pied. Elle caresse alors son ventre afin de lui faire comprendre que oui, elle la sent bouger avec vivacité depuis quelques semaines. Elle est son futur petit bonheur dans sa vie. Elle le sent.

 

-  Tu verras, mon Trésor, que ton père et moi-même sommes bien souvent entourés d'incapables. Quant à toi, tu te feras respecter mon petit ange noir mais il me semble que tu seras un bébé hyperactif. Cela ne posera certainement pas de problèmes, n'est-ce pas ?

 

En guise de réponse, un nouveau coup de pieds se fait ressentir avec force. Et... elle s'entend alors rire. Il n'y avait que cet enfant pour lui faire éprouver autant de joie.

Cela fait si longtemps, si longtemps, oui...

 -   Tu t'exerces donc déjà à la violence ? Tu sais, tes coups de pieds ne font pas forcément du bien même si je suis immortelle, mon Trésor. C'est vrai que tu n'as que moi à ta disposition pour le moment pour te défouler. Oui, pour le moment, car sache-le, on t'apprendra beaucoup de chose ton père et moi-même sur la Magie. Tu auras du pouvoir à ne plus en savoir quoi faire... Hum, Maman aimerait utiliser ses propres pouvoirs car elle a vraiment envie d'assassiner dans d'atroces souffrances Bellatrix Black Lestrange, Trésor. Je nous l'enverrais bien au sein d'une mission périlleuse, histoire que malencontreusement, elle en perde la vie... Elle est attirée par ton père, et au moindre faux pas, je l'exterminerai, sois en sûre. Cependant, je fais confiance à ton père, lui et moi, cela a toujours été au-delà de ce que tu ne peux imaginer, nous t'expliquerons cela, un jour...

 

Lady Voldemort est certaine d'une chose, elle ne laissera pas une Mangemort laisser vaciller la flamme qui les a toujours unis Tom et elle-même. Celle qui les a amené à devenir les sorciers les plus puissants qui puissent exister sur cette Terre.

Celle qui les liait par-delà la mort.

 

Il était le seul.

 

Elle était la seule.

 

Ils se le sont juré une chaude journée d'été de juillet en 1945.

 

Et cela resterait ainsi pour l'éternité.

 

Un Mage noir pétrifié by Chrisjedusor
Author's Notes:

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Source :31.media.tumblr.com


 

POV Lady Voldemort

Un rire s'échappe de sa bouche. Cela lui arrive de plus en plus souvent. Une main est positionnée contre son ventre bedonnant. Elle sent les coups du petit être qu'elle porte frapper constamment avec force son abdomen. Nul doute que l'enfant à encore la bougeotte. Lianna en a pris l'habitude et elle imagine parfaitement son héritière effectuer des pirouettes acrobatiques au sein de son utérus. Parfois, elle se demande pourquoi l'envie de réengendrer un enfant lui est revenu à l'esprit. Peut-être que c'est dû à ses trop nombreuses blessures ou à ce pressentiment étrange qui lui faisait comprendre que c'était enfin sa chance d'être Mère ? Elle ne sait pas en définir la raison, ce qu'elle sait, c'est que son immortalité lui permet après-tout de mettre au monde leur héritière.

 

 Rien ne pourra arriver à son enfant. Ils ont bien trop de pouvoirs.

 

-Qu'est-ce qui te fait rire, ma Dulcinée ?

 

Elle relève le regard. Tom et elles-mêmes sont dans leur bibliothèque personnelle et son époux vient de revenir vers elle avec un épais ouvrage coincé entre ses bras. Il s'installe calmement en face d'elle, sur son propre fauteuil. Devant eux, l'immense cheminée de l'endroit crache des veloutées de fumées orange et illuminent faiblement leurs deux visages blafards. 

 

- Notre futur bébé essaye de me faire ressentir ses prouesses acrobatiques voilà ce qui me fait rire. Elle est...tenace. Que vas-tu lire ?

 

Elle repose calmement avec tendresse sa main, elle est ornée de son alliance, sur son estomac qu'elle sent constamment se mouver à cause du bébé. Tom la fixe avec intérêt et ne sait visiblement pas vraiment comment réagir face à ses explications. Elle ressent un autre coup de pied et un nouveau sourire illumine son visage si pâle et mutilé. Cela fait tellement longtemps qu'elle ne s'est pas sentie aussi apaisée. Elle va finalement être utile pour un être qui va avoir définitivement besoin de ses connaissances pour grandir. Son sourire s'estompe pourtant alors qu'elle repense inopinément à ce qu'elle a perdu de nombreuses décennies auparavant, à celui qui l'eut rendue un tant soit peu heureuse et humaine par le passé.

 

Son fils.

 

On lui a arraché tout bonheur mais cela ne se passera certainement pas comme cela cette fois car rien ne pourra contrecarrer ses plans. Elle aurait son semblant de bonheur, et elle peut vraiment y croire. Avec tout ce pouvoir au creux de leurs mains, ils sont invincibles. Après tout, ils renverseraient bientôt le ministère anglais et à sa suite, toutes les institutions sorcières allaient tomber peu à peu comme des dominos.

Ils y sont presque.

 

Ils contrôlent de plus en plus la direction de cette Guerre et bientôt plus personne ne leur résisterait. 

 

-C'est tellement...peu étonnant quand on sait qui sont ses parents, ricane Tom en ouvrant ce vieil ouvrage, je m'assure que cette grossesse soit absolument saine, sécuritaire et que nos activités avec la magie noire n'affecteront pas le développement de notre héritière quand elle naîtra.

 

- Tom... nous nous sommes déjà assurés de cela tant de fois. Nous savons ce que nous faisons, nous ne sommes pas de quelconques sorciers de pacotille, souffle Lianna, tout ira bien je me suis même assurée de pouvoir l'allaité sans que mon corps qui pourtant, il faut se le dire, imprégnée par la magie noire ne l'affecte quand je la nourrirais. Tout ira bien cette fois et...nous aurons un enfant qui sera digne de nous.

-Je sais, admet Tom. Il fronce pourtant ses sourcils. Je croyais que nous avions parlé du déroulement des premiers mois de sa vie, siffle-t-il brusquement en fourchelangue, nous étions d'accord pour la faire principalement élever par certains de nos serviteurs. Tu ne seras pas toujours là, tu es l'une des chefs des mangemorts, une mage noire, je n'ai pas cédé à ton caprice pour que cela t'affaiblisse...de nouveau.

Lianna qui caresse toujours du bout des doigts son estomac de femme enceinte, relève son regard devenu écarlate. Il est brûlant de fureur. Faire allusion à leur premier né n'est jamais une bonne idée. Il était son Trésor le plus précieux, l'être qu'elle eut aimé plus que sa propre vie. Elrick était mort. Tom semble se rendre compte de son erreur puisqu'elle le massacre du regard. Sa magie picote furieusement jusqu'à ses doigts sous sa colère. Tom sait que la mettre en rogne n'est jamais judicieux. Dans l'état dans lequel elle se trouve,  il ne faut certainement pas la chercher. Lianna ne supporte déjà pas de ne rien pouvoir faire depuis quelques semaines, restant simplement en retrait à cause de son terme imminent. Elle se contente momentanément de donner des ordres de loin, sans qu'elle-même ne puisse agir dans cette Guerre et contre ces misérables moldus et cela...  la rend particulièrement susceptible et dangereuse.

 

-Eh bien non, crache-t-elle, j'ai changé d'avis. Je ne ferais pas cette erreur que cela te plaise ou non. NOUS élèverons NOTRE enfant Tom Riddle ! Ce n'est certainement pas à nos serviteurs de le faire. NOUS sommes ses parents, et c'est à NOUS d'en faire notre digne héritière. Bien sûr, elle aura des précepteurs lors de nos absences, mais JE suis sa mère et TU es son père. NOUS sommes les principaux acteurs de son existence alors, siffle-t-elle dangereusement en se redressant difficilement sur son fauteuil, la prochaine fois, tu réfléchiras à deux fois avant de me faire une quelconque allusion à notre premier-né...Oh doux Merlin, fait douloureusement Lianna en mettant ses deux mains sur son estomac, ce bébé a de la force. Et, hum oui, je pense qu'elle est d'accord avec sa mère. Tu nous mets toutes les deux inutilement en colère, termine-t-elle avec ironie, il faudrait que tu te calmes. Elle s'adresse à l'enfant qu'elle porte avec une étrange douceur. Maman a beau être immortelle, Trésor, elle ressent tout ce que tu fais à l'intérieur d'elle.


Elle se relève  alors difficilement du fauteuil en velours et lance un nouveau regard noir à Tom. Lady Voldemort se dirige alors vers la grande fenêtre de la bibliothèque. Elle donne vu sur les jardins entretenus du manoir. Une tempête de neige traverse le pays en cette soirée de décembre 1980. Elle recouvre d'une épaisse pellicule blanche le paysage qui lui fait face. Lianna se perd dans ses pensées, les deux mains positionnées sur son ventre, en regardant ce spectacle. Les deux bras de Tom viennent finalement enlacer sa taille. Deux baisés sont délicatement posés contre son cou. Il pose ses propres mains sur les siennes et elle soupire de soulagement. La sorcière noire sait que Tom s'en veux certainement de s'être emporté inutilement contre sa personne.

 

-Pardonne-moi, souffle-t-il en fourchelangue, tu as raison, tu élèveras cette enfant cette fois. Et rien ne nous empêchera de le faire.

-Vous êtes pardonné mon seigneur, souffle-t-elle à son tour avec envie. Mmmh, si vous continuez à jouer de la sorte avec vos lèvres sur mon cou milord, je ne sais pas si j'arriverais à contrôler ces hormones qui me jouent des tours.


-Vous savez parfaitement milady que cela ne me dérange pas, continue-t-il. Il la retourne vers lui et l'embrasse tendrement sur le front.  Ses longs doigts viennent alors caresser ses joues et elle soupir de bien-être. Ce n'est après-tout pas ce ventre de femme enceinte qui m'empêchera de vous désirer plus que quiconque. Tu m'appartiens.


-Comme tu m'appartiens, remarque Lianna avec sensualité.

 

Elle répond alors avec ardeur au baiser de Tom.

-Tu es la seule et je t'aimerais pour l'éternité, lui confie le seigneur des Ténèbres. Il se rapproche de son corps avec désir mais alors qu'il répond à ses caresses, elle perçoit brusquement qu'un liquide se repend sur le sol et mouille sa robe de sorcière.

 

Elle gémit subitement de douleur. 

 

-Oh, grogne douloureusement Lianna, ce bébé tiens à m'en faire voir de tous les couleurs...par Salazar ! crie-t-elle. Elle positionne ses mains contre son ventre, c'est...

 

-Je crois surtout que tu viens de ...de perdre tes eaux ma dulcinée, tu as des contractions, remarque inutilement Tom.

 

Lianna roule ses pupilles face aux constatations de son époux.

 

- Tu vas accoucher, rajoute-t-il.

 

Lianna le mitraille du regard.  Elle est prête à lui lancer un Avada Kedavra entre les deux yeux pour ces constatations inutiles. Et puis, il reste figé devant elle et ne réagit pas.

 

De nouvelles contractions se font à nouveau ressentir et l'oblige dès lors à se plier en deux.

 

Tom ne réagit toujours pas.

 

Lady Voldemort explose dès lors de colère et ses hormones mis à mal doivent certainement accentuer sa rage.

 

-ET... QU'ATTENDS-TU POUR APPELER CE FICHU GENYCOMAGE QUE NOUS AVONS ENRÔLÉ DANS NOS RANGS, TOM? ! hurle-t-elle. JE VAIS ACCOUCHÉE DE NOTRE HÉRITIÈRE  ! ET AU CAS OU TU L'AURAIS OUBLIÉ JE ME VOIS MAL ME RENDRE A L'HÔPITAL ! TU AS FRANCHEMENT DE LA CHANCE QUE TU SOIS IMMORTEL. AGIS ! AU LIEU DE RESTER FIGE COMME UN IDIOT ...ET ÇA SE DIT PLUS GRAND MAGE NOIR DE NOTRE ÈRE !


Tom sort finalement de sa rêvasserie et réagit enfin.

Allelouia.

 

Battements de coeur by Chrisjedusor
Author's Notes:

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En ce 29 décembre 1980, son cri déchire une ultime fois l'air du manoir. Malgré son immortalité, donner naissance est éreintant. Tom doit avoir ses doigts broyer par sa propre main. Elle vient de délivrer ce petit être de sa personne. Leur héritière. La princesse des Ténèbres. Leur fille. Le génycomage, enrôlé dans leur rang, s'éloigne rapidement avec leur bébé vers une table de fortune. Elle a été installée pour l'occasion. Toute une équipe médicale sous imperium est à leur disposition, devant leur lit conjugal.

 

Lady Voldemort à la sensation que quelque chose d'important se passe car son nourrisson ne crie pas. Un sentiment de détresse l'accapare et elle demande à Tom de s'approcher à son tour afin que ces guérisseurs leurs disent ce qu'il en est de la situation.  L'enfant ne pleure pas et se doit de pleurer, de prendre sa respiration dans ce monde mais elle n'entend pas le cri de son nouveau-né. De son nouvel espoir. L'espoir d'être un peu heureuse. Elle se redresse sur ses deux coudes, cela fait des décennies qu'elle ne sait pas tracasser de la sorte. Une telle peur, ce n'est plus ce qui la caractérise. La peur ? C'est elle qui l'engendre auprès des autres sorciers. Pourtant, les battements de son propre cœur mutilé par la magie noire résonnent aux creux de ses oreilles et elle siffle à nouveau en fourchelangue à Tom d'aller leur demander des comptes. Immédiatement.

 

- Que ce passe-t-il ?  siffle dangereusement son époux.

 

Ils ne répondent pas et Lady Voldemort à juste envie de les torturer pour leur lenteur. Elle sait pourtant qu'ils doivent se contrôler, et ne pas blesser de suite ces hommes et ces femmes. Pour leur enfant. Pourtant, son instinct lui hurle qu'il y a un souci, et la panique lui monte à la gorge. Ses battements de cœur sont de plus en plus fort, et si elle n'était pas immortelle, elle est certaine que son organe vital l'aurait lâché tant l'angoisse, l'oppression, la prend là, à l'instant.

 

Pourquoi ressent-elle à nouveau tant de faiblesse ?

 

- Que ce passe-t-il ? répète Tom.

 

Il est sur les nerfs et elle sait qu'il refuse lui aussi de perdre un autre héritier.

 

- Maîtres, couine l'un des médicomages en se retournant vers eux. Ses mains couvertes de sangs, Maîtres... l'enfant...votre fille, la princesse...elle ne respire pas, elle...elle...nous ne pouvons rien faire Maîtres...

 

Sa respiration se bloque dans sa gorge et ses battements de cœur se font plus virulent contre sa cage thoracique. Non. Ce n'est pas réel. Pas encore une fois. Elle a perdue deux enfants. L'un a été tué, l'autre elle l'a perdue sous une intense tristesse. Une fausse couche. Pourquoi a-t-elle décidé de ré engendrer un enfant ? se demande-t-elle. Ses échecs passés ne lui ont-ils pas suffi ? Tom s'approche dangereusement de leur sbire, fait quelque chose qu'elle ne distingue pas et reprend le minuscule être entre ses bras. C'est Tom qui a coupé le cordon ombilical, il y a tenu. Leurs serviteurs s'agenouillent un à un à terre, et demandent leur clémence. Mais elle est juste déconnectée des évènements. Elle a des envies de morts et de souffrance. Comme elle endure encore à l'instant une nouvelle déception dans sa vie. Elle n'était pas faite pour être Mère et elle aurait dû le comprendre. Tom n'aurait jamais dû céder à son caprice.

 

A son envie ridicule d'être Mère.

 

Morte née. Le bébé est mort née.

 

Elle veut se mettre debout, prendre le nourrisson entre ses bras. Elle sait qu'elle affiche allègrement ses émotions sur son visage. Elle les maitrise d'une main de maitre habituellement mais pas là. Là, elle se brise à nouveau, et perd de sa superbe. Tom lui intime l'ordre de rester couché et lui pose le bébé sur sa poitrine mais Lianna et non Lady Voldemort est en souffrance. Sa fille est bleue, ne respire pas et son corps est inerte, étalée contre ses seins. Ses bras l'enserrent avec force et elle supplie. Elle la supplie de respirer. La supplie de prendre sa première respiration dans ce monde. Elle essaie de chauffer son petit corps. Si minuscule. Si petit. Tom vient alors se coucher contre elle, et l'aide à chauffer ce bébé- pourtant ils le savent tout deux, c'est fini mais ils essayent. Encore et toujours.

 

Ils doivent absolument tuer ces sbires inclinés à même le sol. Ils en ont trop vu. Bien trop vu.

 

- Mon tout petit ange noir, souffle Lianna. Sa voix est brisée sous sa souffrance. Je t'en prie, respire...non...non, non pas encore s'il te plait, Amélia, Trésor, ton grand frère, bégaye-t-elle en se remémorant de vieux souvenirs bien trop douloureux qui remontent en surface, aurait voulu que l'on t'appelle Amélia, parce qu'il avait, comme il nous le disait su bien, une amie qui se nommait ainsi à l'école de pré Magie. Je suis certaine qu'il serait ravi de te savoir nommée de la sorte. Fait le pour lui, il voudrait que tu vives, fait le aussi pour ton autre défunt frère que j'ai perdu lui aussi ...je t'en prie Amélia. Pour la première fois depuis quarante ans, un sanglot remonte douloureusement jusqu'à sa gorge, je...

 

-Lianna, souffle Tom en fourchelangue, c'est fin...

 

Un cri aigu et plaintif se fait entendre entre eux. Ils sursautent, surpris, mais Lianna ressent le premier battement de cœur de sa fillette contre sa poitrine. C'est un petit choc contre son épiderme mais il est doux et c'est le plus beau cadeau que le Destin ne lui eut jamais fait. Le bébé se met à gigoter. Elle vit. Elle s'entend rire. Un rire victorieux. Les battements de son propre cœur s'emballent toujours autant mais ce n'est plus de détresse mais de joie et de fierté. Elle l'embrasse sur le dessus de son crâne. La fillette à déja de nombreux petits cheveux collés par le liquide amiotique, mais elle s'en contre fiche. Elle vit. Elle peut l'élever et la voir grandir. Elle sera aimée d'un être autre que Tom. Son enfant.

 

-Je savais que tu étais assez forte pour survivre à cette naissance, tu ne pouvais certainement pas me faire des prouesses acrobatiques pour ensuite mourir de la sorte, souffle Lady Voldemort alors que l'enfant tente désespérément de trouver son sein. Elle agrippe vainement ses minuscules mains contre sa peau.  Je te promets que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour te protéger, et j'ai du pouvoir. Bienvenue au monde, Amélia.

 

Tom  ordonne alors qu'on leur amène la couverture qu'elle a fabriqué de ses mains.

 

Ils l'emmaillotent à l'intérieur, et Amélia ne tarde pas à vouloir téter à nouveau son sein.

 

Lianna Sauwer n'a jamais été aussi heureuse que de sentir les battements d'un cœur humain contre sa peau.

 

 

Le bébé de l'espoir by Chrisjedusor
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POV Lord Voldemort

Après toutes ces années, ils sont de nouveau parents. Père et Mère. Ces mots qui les ont tant répugnés dans leur jeunesse. Ils ont autrefois jalousé tous ces enfants aimés de leurs parents tandis qu'eux s'étaient durant un temps contenté de supporter les coups, les blessures et les moqueries à l'orphelinat.

 

Seuls.

 

Et puis, il y avait eu Liliane. Liliane qu'ils avaient aimés comme une mère. Elle avait été leur mère. Cette femme aurait pu panser leurs trop nombreuses blessures mais elle était morte. Injustement morte.  Et les responsables furent encore une fois ces misérables moldus.

 

Un jour, ils la ramènerait à la vie, avaient-ils dit enfants.

 

Si seulement ils avaient la solution...

 

Lord Voldemort sort avec brusquerie de ses pensées. Ce n'est certainement pas le moment de penser à ces injustices, à ce passé trop douloureux. Ils l'ont enfermé dans leur esprit respectif et seul leur futur leur serait favorable.

 

Tom regarde Lianna tenir précieusement le nourrisson endormi contre son corps.

 

L'enfant fait à peine 47 centimètres et 2 kilos 600 grammes. Amélia est si minuscule dans ses bras. Une fascination sans nom s'exprime sur le visage de son épouse et un petit sourire orne ses lèvres depuis de nombreuses minutes.  Il ne s'est toujours pas effacé et il a l'étrange impression de retrouver face à lui la jeune fille qu'elle eut été autrefois. Plus détendue, et même plus calme. Lui-même en oublie à quel point elle peut être cruelle et instable. Tom se dit alors qu'il a eu raison d'accepter son caprice. Si cela la rend après-tout un peu heureuse, ainsi soit-il.  Malgré sa petite taille, le seigneur des Ténèbres ressent parfaitement l'aura du bambin plané dans l'air. Elle dégage une certaine vigueur. Son noyau pulse déjà certainement régulièrement dans son organisme, démultipliant ses cellules magiques.

 

Elle serait un jour une puissante sorcière, il a nulle doute là-dessus.

 

Le nourrisson dispose déjà d'une petite masse de cheveux foncés mais ils sont à l'instant caché à l'intérieur d'un bonnet émeraude. Il regarde lui aussi la scène avec une certaine fascination. La petite main fripée de l'enfant se referme contre le pouce de son épouse et il ne peut s'empêcher de constater que son égale est bien plus à l'aise que la dernière fois où elle est devenue Mère. S'occuper du bébé en devient même naturel chez elle.

 

Les yeux clos, Amélia baille contre la poitrine de sa Mère et le sourire de Lianna se fait plus grand sur son visage pâle.

 

 - Elle est parfaite, Tom, souffle-t-elle, il aurait été si heureux, murmure-t-elle. Et il sait qu'elle fait référence à leur premier né, mais il n'est pas là, et il ne sera jamais plus là, continue-t-elle en embrassant la petite main fripée de la fillette qui est posée, dans son entierté, sur son pouce. De toute façon, nous n'avons malheureusement jamais eu de chance, avoir une famille nous a toujours visiblement été interdit. Mais cela va changer. Nous sommes assez puissants que pour protéger les nôtres désormais...

-Lianna, lance Tom. Il est couché à ses côtés mais il fronce ses sourcils. Oublie... ce passé. Ce passé qui n'existera jamais  dans un présent pour nous. Tu n'es plus cette personne qui était autrefois faible et n'oublie pas que je ne veux pas que cela t'affaiblisse. Cette enfant sera puissante. Son aura le laisse définitivement l'entendre et toi ...tu mérites certainement plus que quiconque d'être heureuse, cesse de penser que cela est de ta faute.  Cela ne l'a jamais été. Personne ne t'enlèvera Amélia. Pas cette fois. Tu ne perdras plus personne.

Un long silence s'en suit.

- Oui, déclare lentement Lianna. Oui, tu as raison. Nous serons bientôt à la tête du monde magique et aucun sorcier ne nous empêchera d'atteindre nos objectifs. Si tel est le cas alors ils il y aura des morts. Et un jour, ces larves de moldus seront à nos pieds, tels de véritables esclaves.

 

Un sourire mauvais étire ses lèvres.

 

- J'adore vous regarder imaginer le futur, milady. C'est d'un tel délice.

 

 - N'est-ce pas ? Nous allons réussir, j'en suis certaine. Quand je pense que ce vieux fou a osé créer une organisation dites secrète pour s'opposer à nous. Que croit-il faire ? ... elle ricane à voix haute, mais en attendant, car là n'est pas le sujet du moment, porte un peu ton enfant.

 

Lianna tend ses bras vers lui. Le bébé, emmailloté dans sa couverture, c'est endormi mais lui est pris d'une étrange angoisse. Comment doit-il agir encore avec cette petite chose fragile ?

 

- Prend ta fille. Tu verras, elle est très calme. A mon avis, elle sait déjà qui commande.

 

-Je ne sais pas, Lianna. N'est-elle pas tranquillement endormie dans tes bras ?

 

Une lueur de frustration traverse ses pupilles bleues-vertes encerclées de rouge.

 

-Tu ne lui feras pas mal, par Merlin. Elle te semble fragile pour le moment mais elle vient de naître et...c'est notre enfant .... Oh ça oui, fait-elle en analysant sa petite frimousse. Elle a déjà les traits si charismatiques d'un certain Tom Riddle, fit-elle en faisant mine de faire la moue, et bien, on dirait que j'avais raison et que tu avais tort. Elle te ressemble décidément énormément. C'est ton cadeau d'anniversaire à deux jours près, Tom.

 

Elle pose le petit paquet dans ses bras et il la prend maladroitement contre lui. L'enfant remue brièvement, puis éternue sous le regard encore une fois attendri et posé de Lianna. Ils sont seuls depuis peu de temps. Ils ont ordonné de faire tuer ces médicomages soumis à l'imperium après avoir signé officiellement tous deux le certificat de naissance et magique de l'enfant, rendant son existence officielle. Ils l'ont signé sous leur vrai nom et l'ont confié à un de leur serviteur de confiance. Lucius Malfoy commence à avoir une certaine influence au sein du ministère alors ils lui ont demandé d'y amener ces documents en douce... Ce secret ne doit après tout pas être ébruité, seul un cercle fermé de mangemorts connaissent la vérité alors... des sorciers qui n'ont aucun lien avec eux ? Certainement pas. Officiellement, elle serait à Tom Riddle et à Lianna Sauwer, et puis seuls quelques imbéciles connaissent leur véritable identité, à commencer par Dumbledore.

 

De toute façon, il est clair que celui-ci doit déjà être au courant de son existence. A Poudlard, se trouve un parchemin magique qui détecte les nouveaux sorciers de Grande-Bretagne, et une plume magique les inscrits automatiquement pour leur future entrée au sein de l'école de sorcellerie.

 

Mais peu leur importe, il ne saurait pas les atteindre.

 

 - Ah voilà mes deux mages noirs préférés et... avec la princesse des ténèbres s'il vous plait, siffle une voix moqueuse, montrez-moi donc ce bébé tout ridé. Certains mangemorts t'attendent Tom, vu que je suppose que Lianna ne fera rien aujourd'hui ! Mais bon, il est temps de reprendre la routine, les méchants. Nom d'un rat, ces choses sont tellement minuscules. Tom, tu as l'air complètement constipé à tenir ce nourrisson comme cela ! Quelle idée d'avoir engendré cette enfant sérieusement Lianna... Eh bien, bon anniversaire à l'avance Tommy, hum... un enfant pour ton cinquante-quatrième anniversaire on ne pouvait pas rêver mieux.

 

Nagini se faufile d'où ne sait où dans la chambre et glisse son énorme corps digne d'une cuisse humaine sur le lit à baldaquin avec curiosité. Elle jauge de ses yeux jaunes Amélia, et laisse sortir sa langue fourchue pour commenter l'apparence de leur enfant. Le nourrisson gesticule contre lui et la petite main de la nouvelle -née se laisse tomber contre les écailles du reptile.

 

Il se moque dès lors de Nagini et son épouse n'en mène pas large.

 

 -Je suis certain que la princesse des Ténèbres adorera te câliner dans le futur, Nagini, siffle -il à son tour. Il ne peut s'empêcher de taquiner leur vieille amie, et...je te prierais d'éviter ces surnoms ridicules à mon égard.

 

- Certainement pas, siffle la serpente mécontente, je ne l'autoriserais pas à faire ça. Je suis une prédatrice, ne comptez certainement pas sur moi pour que je laisse faire cet asticot microscopique disposant de vos ADN respectifs m'approcher juste...pour l'égayer. J'ai dit non, Lianna, Tom ne me regardez pas avec cet air assuré, ça ne marchera pas.

 

Tom a un sourire narquois car il est fort probable que ce bébé, fourchelangue, veuille trouver du réconfort entre ses écailles.

 

 

Pour l'éternité by Chrisjedusor

Lord Voldemort n'aurait jamais cru devenir à nouveau père, ainsi, des décennies plus tard. Pourtant, cela faisait exactement deux semaines que son épouse avait donné naissance à leur héritière, à leur fille. Le mage noir ne savait toujours pas pourquoi il avait accepté la demande pleine d'espoir de son alter égo mais il ne regrettait pas vraiment d'avoir donné une chance à cette enfant. Peut-être voulait-il au fond de lui sincèrement rattraper ce qu'il n'avait pas pu faire avec son aîné ? Avec Elrick ? Où peut-être qu'il l'acceptait plus facilement car la fillette avait indéniablement hérité, malgré ses traits encore très fripés, du visage innocent d'un très jeune Tom Riddle ?

 

Le mage noir ne le savait pas.

 

Ce qu'il savait, c'est que rien, absolument rien, ne les empêcherait cette fois d'élever cette enfant dans la grandeur qui serait la sienne. Il avait eu beau avoir désiré laisser l'enfant à charge de serviteurs durant les premiers mois de sa vie, un sujet récurrent de dispute avec sa femme avant sa naissance parce qu'ils avaient du « travail et des responsabilités » étant les chefs des mangemorts, Tom ne pouvait désormais se résoudre à laisser un autre homme que lui élever ce bébé. La peur qu'il eût malgré lui ressenti en croyant perdre un nouvel héritier, morte née cette fois, l'avait mortifié. Et Lianna n'aurait certainement pas supporté, une fois de plus, de vivre un tel évènement.

 

Le nourrisson dormait beaucoup, et ne pleurait que pour des raisons valables. Quand elle était couchée dans son berceau, l'enfant faisait parfois magiquement tourner seule le mobile affublé de petits serpents. Tom le lui avait personnellement installé dans sa crèche. Et cela emplissait son cœur noir de fierté. Oh, bien sûr, c'était une réaction innée du noyau présent dans son corps qui réagissait quand elle avait faim, ou pleurait à ce si jeune âge mais cela n'en restait pas moins intriguant de voir ce que des cellules magiques encore instable pouvaient réaliser en dehors d'un réceptacle en développement. Nul doute qu'elle deviendrait une grande sorcière et ni Lianna, ni lui-même, ne pouvaient s'empêcher d'admirer le phénomène magique.

 

Actuellement posée sur son torse dénudé, le nourrisson avait ses petits yeux ouverts et laissait échapper des petits gémissements. Lianna caressait doucement son dos en écoutant soigneusement la douce respiration du bébé. Amélia était si minuscule. Et avait l'air si fragile. Pourtant, à peine née, qu'ils pouvaient tout deux ressentir son petit noyau magique continuer à se former minute par minute, en dehors du cocon qu'avait été l'utérus de sa mère pendant neuf mois.

 

-      Nous sommes parents à nouveau, et cela ne me dérange pas autant que la dernière fois, lâcha-t-il.

 

Il passa ses bras autour du petit corps du bébé.

 

-      Nous détestions les enfants autrefois, Tom. Nous n'avions pas assez de recul pour comprendre à quel point avoir une partie de nous deux, de cette manière, pourrait être merveilleux, quoi que certaines personnes aient pu nous en dire. Elrick en aurait été friands. J'en suis certaine. Et l'enfant que j'ai perdu, alors enceinte, aurait également été incroyable...

 

L'amertume dans la voix de Lianna ne lui échappa pas mais il tenta de réprimer ces rappels de leurs échecs passés. Tom ne répondit pas car il devait se concentrer sur le nourrisson. Elle venait à l'instant de gesticuler entre ses bras. Sa fille cracha sa tétine sur son ventre qui glissa à son tour sur le lit. Les deux petits poings d'Amélia se crispèrent, elle gesticula et chercha son propre téton pour se nourrir.

 

- Je ne crois pas que je sois ta mère, Amélia.

 

- Je ne crois pas que tu le sois, non.

 

Lianna étira un sourire narquois, alors qu'elle se levait et faisait venir à elle, d'un simple claquement de doigt, un peignoir de chambre qui recouvrit sa peau entièrement dénudée qu'il désirait toujours autant avec les décennies écoulées.

Et ce n'était pas ses cicatrices présentent un peu partout sur sa peau qui l'aurait dégouté, elles faisaient parties d'elle, d'eux.

 

- Viens me voir, Trésor. Tu ne trouveras certainement pas de lait chez ton père.

 

Précautionneusement, il la suréleva, et le minuscule bébé se tortilla. Tom la fit doucement virevolter dans l'air jusqu'à sa mère qui la réceptionna doucement contre sa poitrine.

 

Lianna alla directement s'asseoir sur la chaise à bascule qui avait été expressément installée dans leur chambre matrimoniale, à la naissance du bébé. La fillette s'était mise à gémir, mais sa femme se balança d'avant et en arrière alors que l'enfant commençait à téter son sein avec avidité.

 

Ses pleurs se turent instantanément.

 

Tom roula sur le côté, une main accoudée contre sa joue. Pour l'observer faire. Un vrai sourire ornait les lèvres de Lianna. Ce n'était pas de ceux dont ils usaient pour manipuler autrui, de ceux qui n'atteignaient jamais le coin de leurs joues. Celui-ci n'était pas faux, et la lueur brillante qui animait à l'instant son regard atténuait étrangement la couleur menaçante de ses yeux devenus écarlates avec le temps.

 

Cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas vu afficher allègrement des expressions si douces, si apaisées.

 

- Tom ?  A quoi penses-tu ? Je ne savais pas que me voir nourrir notre enfant méritait un regard aussi fixe de ta part.

 

Il cligna ses yeux. Lianna l'observait d'un air intrigué.

 

- Je me suis perdu dans mes pensées, ma dulcinée. Je me disais que tu étais d'un naturel, et que les frères et sœurs de l'orphelinat se retournaient certainement dans leur tombe.

 

Sa femme haussa un sourcil interrogateur. Il étira un sourire narquois.

 

- Eh bien oui, les monstres sont parents, n'est-ce pas ?

 

Lianna sourit à son tour d'un air mauvais.

 

- Heureusement pour nous, nous avons fais brûler cet endroit il y a bien longtemps.

 

- Effectivement. Tu sais, autant, je t'avoue avoir une appréhension sur la direction de tes objectifs futurs, autant te voir enfin un peu heureuse, me rend moi aussi heureux.

 

Lianna laissa échapper un long soupir, alors qu'elle mettait Amélia contre sa poitrine pour la faire digérer.

 

- Tom, le fait que l'on ait désormais une petite fille entre nous ne change rien à mes objectifs et à mes desseins. Je te l'ai promis.

 

Il soupira à son tour. Elle était la seule en qui il avait confiance, et il n'avait pas à mettre en doute sa parole.

 

- Bien évidemment, Milady. Je t'ai aimé et je t'aimerais pour l'éternité, tu le sais ça ?

 

Un sourire amusé étira les lèvres de son épouse, et un rot sortit de la bouche d'Amélia.

 

- C'était l'approbation de tes dires par ta fille, ricana-t-elle, mais je le sais, je vous aime également pour l'éternité, Milord.

 

A coeur ouvert by Chrisjedusor

POV Lord Voldemort

Amélia est un petit bébé calme, silencieux et elle regarde toujours curieusement tout ce qui peut se produire autour d'elle avec un attrait qui peut parfois démentir son jeune âge. Il n'en a pas le moindre doute, elle est bien sa fille . Quand il la regarde, il voit dans ce visage, les traits d'un jeune Tom Riddle. Certes, penser à son moldu de père le dégoute au plus haut point, mais se dire qu'au final, elle tient de lui-même n'est pas pour lui déplaire. Bien au contraire. Amélia doit également ressentir à leur aura qu'elle ne doit pas gémir et  se laisser aller à la faiblesse en leur présence d'où ce calme apparent. Lord Voldemort le sait, avoir accordé à Lianna ce souhait, le fait de réessayer d'avoir un nouvel héritier, ne l'a pas autant enthousiasmé que son épouse. Pourtant, il se complait dans ce rôle et réaliser ce qu'il n'a pas fait avec leur premier né le satisfait d'une manière qui le dépasse à ce jour.

Coincée entre ses bras, la fillette de cinq mois laisse échapper des petits gloussements et regarde curieusement par la fenêtre devant laquelle il se trouve positionné. Une de ses petites mains est posée contre la vitre et elle baragouine définitivement dans un langage inconnu avec un point invisible. Dehors, le soleil de mai éclaire les jardins du manoir, et il ne doute pas que Lianna, en revenant de sa quête, emmènerait leur fille à l'extérieur afin de lui faire prendre l'air.

- Tu es bien réveillé pour ton âge. C'est un fait. J'espère que tu le seras tout autant lors de l'apprentissage de la Magie.

L'idée de pouvoir former l'enfant et de participer aux développements de ses pouvoirs est si attrayant. La fillette est à eux, et elle leur doit l'obéissance. Jamais leur héritière ne remettrait leurs idéologies en question. Elle les comprendrait plus que quiconque sur cette Terre. Il s'imagine dés lors déjà lui expliquer des concepts et des notions bien compliquées que d'autres enfants ne pourraient ne serait-ce que rêver d'apprendre à un jeune âge. Oh, bien sur, les enfants peuvent défier leurs parents, ils doivent probablement le faire mais elle comprendrait encore une fois qu'il y aurait des limites à ne pas dépasser avec eux.

- Je ne suis peut-être pas aussi expressif que Lianna en ce qui te concerne, rajoute-t-il en s'exprimant à voix haute, mais sache Amélia que je suis très heureux d'avoir cédé à ta Mère. Je n'aurais jamais pensé un jour redevenir Père. Et encore moins d'une petite fille comme toi.

Amélia vient de détourner son attention d'un volatile qu'elle suivait avidement du regard. Il se promène sur l'appui de fenêtre, et il est encore une fois sidéré de voir à quel point l'enfant est éveillé à cinq mois de vie. Elle détourne finalement son attention sur lui et ses yeux bleu-vert, si semblables à ceux de son épouse, le jauge avec insouciance mais il est clair qu'elle ne peut pas encore comprendre ses dires.

- Tu seras certainement aussi puissante que nous, termine Tom, j'en suis certain. Après-tout, ton noyau magique ne ment pas.

Et c'est le cas, songe-t-il alors qu'il se détache de la fenêtre. Il vient de ressentir la présence de Lianna au sein du hall d'entrée et il fronce les sourcils, elle semble avoir les nerfs à vifs.

Il le sent via leur lien bien particulier.

- Hum, ta mère vient de rentrer au manoir, et ne me semble pas de très bonne humeur. Nous allons voir si nos mangemorts nous ont encore déçus ou non dans cette tâche qui leur aura été confié.  Crois-moi, mon enfant, ils sont souvent bien fatiguant. Cette Prophétie ne cesse de lui travailler l'esprit, tu sais, alors que je ne cesse de lui dire que c'est d'un ridicule sans nom, lâche-t-il, car personne ne réussira à te retourner contre nous. Personne. Même pas ce fichu destin qui semble encore vouloir nous jouer des tours.

Il se dirige vers l'entrée de son bureau et marmonne dans sa barbe inexistante. Lord Voldemort serre le bébé contre son torse, et une chaleur sans nom parcourt sa chair.

- Tu es notre exception, Amélia. La personne la plus protégée dans ce monde.

Il s'arrête dans ses pensées et un petit sourire naquit sur ses lèvres pâles.

- Tu es décidément la seule personne, après ta mère, à réussir à me faire ouvrir "mon cœur", assure le seigneur des Ténèbres en levant ses pupilles écarlates au ciel avec une douce ironie, et tu dois certainement être la seule personne au monde à dormir sur moi ainsi sans en payer les conséquences, termine-t-il en secouant son visage.

 

Tensions éléctriques by Chrisjedusor
Author's Notes:

Bonjour, et bien, il faut croire que j'ai été motivé à reprendre des petits thèmes pour la jeunesse de bébé Amélia ce soir, grâce aux nuits Harry potter ;) Merci à MM pour ses reviews, comme d'habitude <3


Ce petit thème a été écrit avec le thème de 20h et le mot gloire lors de la nuit du 17 avril 2021.


 

- Tu as bien entendu, Lianna, j'espère. Ces phrases de cette prophétie que Severus nous a rapporté ? siffle Tom avec colère.

Amélia enfuie son visage contre son bustier, et pleure à plein poumon. C'est une situation bien rare. Ses petits poings sont serrés contre ses seins, et elle cherche désespérément le contact de sa peau. Tom et elle-même se disputent suffisamment bruyamment que pour faire peur au bambin de presque six mois. La fillette ne doit pas comprendre l'importance de la situation mais ressent certainement l'atmosphère lourde en magie et en électricité planer dans l'air.

Tom vient de frapper son poing contre la table du bureau, et cela ne lui fait ni chaud, ni froid.

- L'on savait qu'une prophétie la désignait, siffle-t-elle, je ne vois pas pourquoi tu te mets dans cet état.

Les yeux écarlates de son époux la fusillent du regard.

- Nous ne savions pas ce qu'elle contenait ! hurle-t-il, et maintenant nous en connaissons une partie, crise-t-il de plus belle.

Son époux pointe du doigt Amélia et son bras tremble sous sa fureur. Lianna met inexplicablement sa main contre sa petite tête et frotte doucement ses cheveux qui poussent dans tout les sens afin de l'apaiser.

- Cette prophétie n'aura pas lieu d'être, c'est une hérésie sans nom. Elle n'est pas destinée à nous détruire.

Lord Voldemort rit d'un air mauvais.

- Si notre propre enfant nous détruit alors que nous sommes à l'apogée de notre gloire, je te prom...

Les yeux de Lianna lancent des éclairs. Elle s'approche à grands pas en face de lui, et fait apparaitre sa baguette vermeille dans sa main libre. La sorcière noire est si prêt de son corps que son visage touche le front de son époux. Elle met son arme en dessous de son menton, en guise de menace. Tom ne bronche pas, et continue de la tuer du regard.

- C'est un bébé, Merlin ! Mais saches que si tu touches à un seul cheveu d'Amélia, Tom Marvolo Riddle, ta fille, entre autre, tu auras affaire à moi. Je te le rappelle tout de même, souviens toi que nos pouvoirs s'équivalent et que tu auras à mener le pire de tout les combats de ton existence si tu fais quoi que ce soit à notre enfant sous une colère incontrôlée. De plus, n'oublie pas que moi aussi, j'use du pseudonyme Voldemort. Tu devrais donc faire attention car entre nous deux, je suis celle qui sait établir des stratégies et réparer les erreurs de l'autre.

Après avoir énoncé sa menace à peine voilée, elle détourne les talons avec assurance. Elle sait pertinemment qu'il va se calmer, et réfléchir à la situation.   

Fierté paternelle by Chrisjedusor
Author's Notes:

Ce petit thème amélioré a été écrit avec le thème de 21h, lors de la nuit hp du 17 avril 2021. Avec le mot hésitation.

Bonne lecture,

Chris

Selon ses sbires, Amélia est introuvable dans le manoir, et il s'est retenu de les étriper face à leur incapacité. Merlin, il faut que Lianna et lui-même s'absentent pour que personne ne soit capable de s'occuper une seule et unique après-midi d'un tout petit ! Tom pousse pourtant d'un geste sec les portes de la salle des trônes, car il sait parfaitement suivre et retracer son aura humaine bien particulière. Elle est un mélange de sa signature magique et de celle de son épouse.

Le bébé est bien là-bas.

Il ne sait vraiment pas comment sa fille a atterri en ces lieux. Enfin, peut-être que oui. Il le sait. Depuis qu'elle a commencé à gambader à quatre pattes, Amélia est décidément pleine de ressources quand il s'agit de réaliser des bêtises. Et à sept mois, elle s'est décidée à leur en faire voir de toutes les couleurs.

Qui a dit qu'un mage noir immortel ne peut pas se faire épuiser par un petit être ?

Les cris victorieux du bambin résonnent dans la salle, et rapidement, Tom constate qu'elle est assise sur le trône de sa mère. Amélia essaye de passer par-dessus en réalisant une sorte d'acrobatie. Avec concentration et beaucoup d'hésitation, elle essaye de lever un petit pied, et puis l'autre sur l'accoudoir. Son ventre vint à son tour glisser sur celui-ci mais elle n'arrive pas à s'appuyer sur ses mains et Tom a envie de se frapper le front face à cette vision absurde. L'enfant retente pourtant l'expérience sans succès mais il se demande en premier lieu comment elle s'est retrouve assise, là sur le trône.

C'est pourtant haut. L'enfant ne sait pas encore marcher, et encore moins sauter sur un siège.

Merlin, leur bébé est dans la salle des trônes, là où ils torturent bien souvent leurs serviteurs. Tom a le pressentiment que la magie instinctive du bambin a comme souvent été à l'œuvre dans cette situation.

Pourquoi est-il père encore ? Ah oui, pour Lianna, et réparer son cœur brisé. Juste.

Il soupire car les bébés sont décidément un grand mystère pour lui.

- Elle est bien là, Lianna, siffle-t-il agacé.

Le rire de son épouse vint emplir l'air, et comme souvent, le fait d'entendre ce son émaner de sa bouche tord son estomac de désir à son égard. Cela fait des mois qu'il peut ré entendre ce même rire sortir de ses lèvres, grâce à l'enfant, et il ne s'en lasse pas. Celle-ci le dépasse à grandes enjambées, et Amélia se redresse vivement en percevant sa mère arriver dans sa direction.

La fillette commence à babiller de plus belle, et tend ses bras vers sa génitrice en sautillant sur ses fesses.

Il s'approche à son tour.

Lianna c'est assise sur son propre trône.

- Eh bien, mon petit Trésor, tu n'avais pas a être ici, mais Serpentard seul sait comment tu es arrivé là. Enfin, certes, la perséverance est une vertu. Alors tant que nous sommes là, vient donc me voir, et essaye de venir me retrouver. Seule. Cela promettra décidément quand tu seras plus âgée.

Elle tapote ses doigts sur l'accoudoir et Amélia gazouille, fronce ses petits sourcils et se met sur ses genoux. Elle retente de passer par-dessus l'obstacle. Après une bref hésitation, comme si elle savait pertinamment qu'elle pourrait alors retrouver les bras de sa mère, elle y met plus d'entrain. L'enfant glousse, se recouche sur l'appuie-bras, et s'appuie sur ses petits bras et ses mains pour pousser avec difficulté vers l'avant. Finalement, elle réussit à tomber sur les genoux de sa mère qui la réceptionne avec adoration.


Amélia se met sur ses jambes alors que Lianna la maintient fermement des deux mains sur elle. Le bambin se jette alors dans ses bras et enfuie son visage dans les cheveux noirs et bouclés de sa femme, ce qui la fait à nouveau rire. Sa mère la sert avec force contre sa poitrine, incapable de la lacher et Lord Voldemort sait qu'elle hume son aura afin de s'assurer de sa bonne santé. Un tique qu'elle a attrapé  à cause d'anciennes souffrances et blessures marqués au fer rouge au sein de son âme brisée.


Enfin, certes, malgré le ridicule de la situation, un sentiment de fierté l'accapare mais il ne l'avouera pas à voix haute.    

Magie instinctive by Chrisjedusor
Author's Notes:

Bonjour, il faut croire qu'écrire des tout petits textes au présent c'est mon truc ces jours-ci. Enfin, tant que j'écris t'en mieux x)

J'ai été dans la mièverie je crois là mais ce n'est pas grave. Merci petite Madamemueller  pour les reviews <3

Chris

Lady Voldemort est concentrée sur le support qu'elle maintient fermement sur ses genoux. Elle ne sait absolument pas ce qui lui ait passé par la tête, mais elle a ressorti son vieux matériel de dessin des profondeurs de son ancienne malle de Poudlard. C'est un vestige de son passé. Pourtant, elle a eu une irrépressible envie de crayonner sur une feuille de papier moldue à l'insu de tous. Même Tom. Elle a toujours eu un certain don pour ça mais elle ne comprend pas pourquoi elle a éprouvé ce besoin risible.

Si humain.

Enfin, peut-être qu'elle le sait mais qu'elle essaye de refouler ses émotions. Elle veut immortaliser l'image de son bébé de sept mois et demi.

C'est assise en face de son lit conjugal qu'elle observe Amélia interagir sur le ventre. Elle ne porte que sa couche et joue avec « Snoopy » le serpent. Ce nounours appartenait à son défunt fils et c'est ainsi que son petit garçon l'avait autrefois nommé, songe-t-elle en essayant de ne pas trop s'attarder sur ses douloureuses pensées. Songer à Elrick est une blessure, un trou béant irréparable dans son cœur mutilé. Le « doudou » change de couleur selon l'humeur du bambin et aborde à l'instant un mauve flash qui lui fait vaguement se demander dans quel état d'esprit se trouve son héritière.

- « Gah »

Elle relève son visage vers Amélia qui essaye de faire bouger le nounours de haut en bas en babillant tout et n'importe quoi mais elle fronce les sourcils sous la surprise. Non, l'objet n'est plus tenu dans sa minuscule main et lévite , juste au-dessus de son petit visage juvénile. Le bébé fait aller ses jambes de haut en bas sous son excitation, et un intense sentiment de fierté accapare le creux de sa poitrine.

Amélia fait de la magie instinctive.

Elle pose alors le portrait à moitié fini sur la chaise qu'elle s'était appropriée afin de s'asseoir en face de sa cadette, et vint s'installer dignement à ses côtés sur le rebord du lit. Amélia est toujours à plat ventre, faisant aller ses jambes de haut en bas, la tête relevée avec joie vers le nounours qui se mouve tel un véritable serpent dans les airs.

Une exclamation de joie sort de sa bouche, et le nounours fini par retomber sur le matelas. La fillette se détourne de son doudou et se laisse glisser doucement sur ses genoux. Lianna se rend pour sa part compte qu'un grand sourire fend son visage alors que la fillette vient de récupérer sa tétine pour la mettre dans sa bouche. Le bébé essaye une tentative maladroite et bancale afin de se mettre debout et tente de s'appuyer sur sa propre hanche pour arriver à ses fins.

En vain.

- « Gaaaah »

- Je ne comprends pas ce langage, Trésor et il m'étonnerait que je comprenne encore quelques choses de tes pensées, mais tu viens de me rendre très fière de toi. Dommage que ton père ne soit pas là pour voir cet instant primitif de magie instinctive. Cependant, t'en pis pour lui, n'est-ce pas ? elle ricane, Il a tendance à m'exaspérer avec cette Prophétie pour le moment, qu'il manque cela ne lui fera décidément pas de tort.

Lianna la soulève du matelas, et se permet d'aller se coucher contre son oreiller avec l'enfant qu'elle pose à nouveau sur le ventre, à même sa poitrine. Amélia plaque ses deux mains sur ses seins, et positionne son visage contre le bustier de sa robe de sorcière.

Elle recrache sa tétine et cherche à suçoter un mamelon. La magie instinctive chez les tout petit les vides instantanément de toute énergie. Leur noyau est encore faible.

La sorcière noire sait qu'elle doit alors la nourrir.

 

~*~

 

Elle ne sait pas trop comment elle a terminé dans cette position, mais elle s'est penchée sur le côté de son oreiller afin de faciliter la tétée de sa fille. Tout le corps d'Amélia est collé contre elle. Une main posée sur son sein, elle mange avec calme.  Ses yeux bleu-vert, les mêmes que les siens, ne la lâche pas du regard et sa main caresse inlassablement les petites bouclettes brunes qui ornent le crâne de l'enfant. Lianna se fait la réflexion qu'Amélia aura certainement les cheveux aussi bouclés que ne l'étaient ceux de Tom ou même les siens. Les mêmes  bouclettes que celles de son frère, pense-t-elle dans un coin lointain de sa mémoire.

- Cette prophétie n'aura pas lieu d'être, Trésor, lui chuchote-t-elle en enlisant ses doigts dans ses bouclettes, ce qui apaise le bébé. Nous sommes tes parents, tu comprendras tout ce que l'on fait. Quel est l'objectif de tout cela. Tu ne peux me décevoir. Tu es à nous.

Amélia continue de manger et la regarde certainement sans comprendre un traitre mot de ses paroles. Ses yeux se ferment par intermittence. Lianna et non Lady Voldemort se demande comment l'enfant n'a pas peur de ses pupilles devenues écarlates. L'enfant est si calme, si apaisée, et s'endort contre sa poitrine. Qui aurait cru que le monstre de l'orphelinat Wool puisse réussir à s'occuper d'un bébé ? Les frères et sœurs de l'institution devaient certainement se retourner dans leur tombe.

- Evidemment, tu es là.

Elle sort de sa rêvasserie.

Tom vient d'entrer dans la pièce, et semble un tantinet énervé. Il s'approche du lit conjugal, mais elle n'esquisse pas le moindre geste pour se remettre dans une position décente. Il tient entre son poing le dessin qu'elle a laissé sur sa chaise, et sent la remarque déplaisante sortir de sa bouche poindre le bout de son nez avant même de fendre l'air.

- Tu n'as pas autre chose à faire ? Ne sais-tu pas la laisser un peu aux serviteurs ? Par Salazar, tu te ramollis, cela ne te ressemble pas. Tu as des responsabilités.

Un élan de colère la traverse. Elle sait où va la discussion mais elle sait aussi d'avance ce qu'elle va lui répondre avec venin. Ce n'est pas aux serviteurs de s'en occuper, et elle ne rendrait certainement pas malheureuse l'enfant, comme Tom et elle-même l'avait autrefois été.

- Tu m'exaspères définitivement ces dernières semaines, siffle-t-elle en fourchelangue.

Elle bouge, pose correctement le bébé endormi contre son oreiller, et de sa baguette instaure une barrière invisible pour lui éviter de tomber du lit. Elle fait signe à Tom de sortir à l'extérieur, car il est hors de question que son époux ne la sorte des bras de morphée.

 

 

Prise sur le fait by Chrisjedusor
Author's Notes:

Un petit écrit très court du pov Amélia. Merci pour tout MM ;)

A presque huit mois, Amélia est un petit bébé curieux et bien éveillée. Et ça l'amuse toujours d'être sur le dos de Nagini. Elle glisse partout au sein du manoir et c'est bien rigolo. Puis, mordre sur ses écailles fait du bien à ses dents. Elle ne comprend pas toujours ce qui se passe autour d'elle mais le serpent la surveille souvent sous les ordres de sa Maman et de son Papa. Enfin, elle le comprend à sa manière. Aujourd'hui, elle a envie de bouger, elle est comme souvent couchée contre son amie, elle-même enroulée devant le feu de la cheminée. Maman et Papa discutent de quelque chose qui semblent encore une fois les mettre sur les nerfs, mais elle ne comprend rien. Depuis quelques temps, Amélia marche à quatre pattes alors elle se laisse glisser du dos de l'animal. Elle se repose, et ne l'a donc pas senti faire son petit boum sur le sol, lui permettant de se détacher de sa prise. Tant mieux. Maman et Papa discutent de choses bien compliqués pour son âge. Le mot Prophétie est répétée bien trop souvent au sein du salon privé mais ce n'est pas son problème.

 

C'est marrant de toucher le carrelage froid avec ses petites mains potelées et elle peut même allez très vite avec ses pieds. Il lui a fallu longtemps pour comprendre comment glisser plus rapidement avec ses genoux mais elle peut désormais bouger comme elle le souhaite, ça fait d'ailleurs sourire sa Maman, même parfois quand elle fait des bêtises. Elle parcourt la pièce à l'insu de ses parents. Papa à une fois assuré à Maman que tous les objets de Magie noire étaient assez en hauteur pour ne pas qu'elle ne les atteigne. Elle ne sait pas ce que ça veut dire mais ce n'est pas grave !  Il y a des objets brillants sur une table en hauteur, et Amélia voudrait jouer avec.

 

C'est déterminé qu'elle se dépêche car Maman et Papa ne la voit pas faire. Le bébé se demande comment elle pourrait réussir à l'atteindre. Il y a une chaise tout près et c'est avec difficulté qu'elle tente un mouvement complexe de sa petite jambe pour se mettre debout, mais c'est tellement compliqué, alors elle retombe. Et fronce ses sourcils d'un air bougon. Un « areuh » distinctif sort de sa bouche, et elle se décide de retenter l'expérience mais encore une fois alors qu'elle ne sait pas comment ses mains agrippent la chaise, elle tombe se cogne contre le pied de la table, mais un gloussement joyeux sort de sa bouche car l'objet qui brillait est tombé devant elle dans un tintement sonore. Elle va le ramasser, ça a l'air bien pointu mais ça a l'air tout aussi rigolo. Pourtant, la voix de Papa s'élève derrière elle, et elle stoppe immédiatement sa manœuvre.

 

- On peut savoir ce que tu essaies encore de nous faire, Amélia ?

 

Amélia lève la tête vers son Père. Malgré lui, il semble amusé de la situation.

 

- Areuh ? essaye-t-elle en tentant de se glisser à nouveau à quatre pattes vers l'objet tout brillant. Elle ne fait pas attention à Papa car elle veut absolument jouer avec cette chose mais elle sent son petit corps s'élever dans les airs et elle commence à geindre de frustration. Elle n'aime pas quand Maman et Papa font ça. Maman est arrivée derrière Papa et vient de claquer des doigts avec fermeté. Elle l'a fait l'éviter jusqu'à elle avec sa Magie et la réceptionne entre ses bras. Un seul regard de sa part lui suffit à lui faire comprendre de ne pas faire de cinéma.

 

Papa et Maman peuvent faire très peur.

 

- Tu vas me faire le plaisir de vérifier que cette pièce soit plus sécuritaire pour notre enfant. Notre fille vient de réussir à faire tomber un couteau maudit. Cela n'avait rien, absolument rien à faire là, Tom.

 

Sur ces mots, elle détourne les talons, mais Amélia voit papa ricaner et elle veut taper des mains. Amélia gigote pour faire comprendre qu'elle veut aller sur Papa mais Maman reste de marbre et sa main reste coincée contre ses cheveux qui poussent dans tous les sens.

 

Elle la fait sortir des lieux.

 

Amélia n'est pas contente, mais elle ne dit rien, car elle ressent une dangereuse tension émaner de Maman, ainsi posée sur sa poitrine.

Un bébé surprotégé by Chrisjedusor
Author's Notes:

Encore un petit écrit , tapé en une petite heure décidément.

Bonne lecture,

Chris

- Nous de dirons rien à ta mère, Amélia. Compris ? siffla-t-il en fourchelangue.

 

Lord Voldemort avait gardé l'enfant toute la journée mais il s'était avéré que Lianna était beaucoup plus douée en ce qui concernait les compétences à maintenir leur héritière en sécurité et en un seul morceau. Le bébé voulant encore partir à l'aventure, et cette fois sur le dos de Nagini, avait glissée du reptile. Leur serpente était passé au mauvais moment devant les escaliers en colimaçon principaux du manoir, et elle avait commencé à dégringoler les marches. Heureusement, il la surveillait à une distance raisonnable et n'était donc pas bien loin lors du drame. Un « Aresto Momentum » bien placé avait permis de limiter la casse sur le corps juvenile du bambin.

 

Jamais son épouse le lui pardonnerait s'il arrivait malheur à leur fille.

 

Tom venait de la placer en position assise sur son bureau, et s'évertuait à soigner les égratignures sur ses mains, ses bras  ainsi que le bleu ensanglanté qui commençait à apparaître en plein milieu de son front. Le bébé pleurait encore, et cela l'agaçait prodigieusement, mais il ne pouvait nier qu'ils l'avaient échappé belle.  Lui non plus ne se le serait pas pardonné, mais quand bien même, ce bébé était déja si ingérable à huit mois... qu'est-ce que se serrait en grandissant ?!  Amélia devait avoir bien eu mal, et il était donc normal qu'elle ose se mettre à geindre de la sorte alors qu'elle était habituellement un bébé très calme autour d'eux. Il était encore loin le moment où ils pourraient faire en sorte d'assurer une future immortalité à leur héritière. Et ils se devait donc de rester attentifs avec ce bambin qui n'en ratait décidément jamais une pour se faire remarquer alors qu'elle ne savait même pas encore marcher, Merlin !

 

- « Mama » s'exclama-t-elle en guise de réponse en continuant de pleurer.

 

- Non moi, c'est Père, lâcha-t-il ou Papa, certes, grimaça-t-il en se trouvant ridicule. Enfin, si tu préfères. Ta mère est partie voir si elle peut trouver des indices sur la baguette de sureau. Et je ne vois pas pourquoi je te parle de cela, ce n'est pas comme si tu allais nous comprendre.  Tu me rends ridicule, enfant. Tu le sais cela ?

 

Amélia usait finalement de sa voix depuis près de deux semaines pour appeler Lianna à tout bout de champ. Eh bien qu'elle n'eût que huit mois, il espérait l'entendre parler avec d'autres mots dans les semaines à venir.  Il ne comprenait pas encore bien pourquoi il avait accepté de devenir père à nouveau, et même s'il s'était promis de faire bien mieux qu'il n'eut agi autrefois avec son défunt fils aîné, il se trouvait toujours parfaitement risible dans ce rôle qui ne lui sciait, selon lui, absolument pas.

 

- Peut-être qu'elle m'appelle parce que je suis rentrée et m'a donc remarquée dans la pièce, Tom.

 

Il refermait maladroitement la plaie sur son petit bras quand la voix de son épouse fendit l'air, très énervée. Il n'avait pas ressenti son aura, trop concentré à s'occuper de soigner les blessures bénignes d'Amélia. Il se retourna alors que Lianna avait déjà réduit la distance entre eux avec de grandes enjambées.

 

Amélia se mit alors à tendre les bras vers sa femme en se mettant à gesticuler ses petites jambes de haut en bas.

 

- Qu'est-ce qu'il s'est passé, Tom ? ordonna-t-elle, nous ne « dirons » rien à ta mère, vraiment ? N'oublie pas que ladite mère est Lady Voldemort, et que s'il y a un problème avec notre fille, je le sens.

 

Sa magie électrisait l'air, décidément, il ferait mieux de ne pas la contrarier.   Ses yeux écarlates lançaient des éclairs. Et effectivement, sur le moment, il n'avait certainement pas songé à ces détails en particulier.

 

-  Je l'ai senti souffrir, cracha-t-elle, et je n'ai certainement pas aimé cela.

 

- Ne t'en fais pas ma Dulcinée, ta fille à la tête dure. Elle a juste glissé du dos de Nagini et a trébuché de quelques marches. Elle est aussi costaud que ses parents si tu veux mon avis. Tu n'avais pas à rentrer pour ça, ce ne sont que des égratignures. Je n'étais pas loin.

 

Elle n'aimait pas sa tentative de blague, car elle le fusilla à nouveau du regard.

- Elle est juste tombé de quelques marches ? siffla d'un ton menaçant Lianna. Pas à rentrer pour ça, donc ? siffla-t-elle en pointant du doigt le front ensanglanté d'Amélia. C'est tout, tu vas bien mon Trésor, ne pleures plus. chuchota-t-elle en la receptionnant contre sa poitrine. Tu es plus forte que cela. Ton père est un idiot. Il sait parfaitement que tu bouges de plus en plus partout grâce à ta magie instinctive, et se devrait donc de faire bien plus attention à toi.

 

Lianna détourna alors les talons mais se ravisa et détourna à nouveau son regard flamboyant droit sur lui.

 

- S'il lui arrive le moindre mal, n'oublie pas que se sont tes horcruxes qui en subirons les conséquences, Tom Marvolo Riddle ! Je vais de ce pas lui faire ingurgiter une potion de régénération tissulaires bien plus pratique pour ce bleu qui va élire domicile sur son front !

 

Et il ne doutait pas qu'elle le ferait amèrement payer, songea-t-il avec ironie, ce qui l'énervait plutôt s'était de voir à quel point elle se ramollissait de plus en plus ces derniers mois à cause de la présence de l'enfant alors qu'elle lui avait juré, avant sa naissance, que cela n'aurait aucun impact sur leurs desseins et leur conquête du monde des sorciers, et par extension, moldu dans les années à venir.

 

Mama by Chrisjedusor
Author's Notes:

Petit texte écrit en une petite heure aujourd'hui ;)

Cela m'est venu tout seul.

Chris

Lady Voldemort marchait d'une démarche assurée et retraçait aisément l'aura de sa fille afin de la retrouver au sein du manoir. Newton Scamender, son très cher parrain, n'était pas au manoir depuis plusieurs jours. Il avait été envoyé par Tom en mission sur un autre continent afin d'obtenir gain de cause dans le cadre d'une négociation avec les géants qu'ils espéraient fructueuse. Ce n'était donc pas lui qui s'occupait dernièrement du bambin lors de leurs absences. Il était le seul en qui elle avait désormais confiance en ce qui concernait la charge de s'occuper de l'enfant. L'homme avait particulièrement réussi à la convaincre de sa bonne fois depuis sa capture qui avait eu lieu en mai 1979, mais elle ne lui avouerait jamais à voix haute.

 

Elle tenait à sa réputation.

 

Il était le cousin de sa défunte génitrice, et depuis qu'elle eut retrouvé sa trace, il s'était évertué à vouloir la changer, ricana-t-elle intérieurement, et c'était pour cela que le sorcier avait osé rejoindre les mangemorts :  pour lui prouver sa bonne foi. Selon ses dires, il ne voulait que son bonheur. Eh bien qu'elle eût menacer, et tué sans scrupule celle qui était sa marraine, Porpentina Goldstein, il y avait de cela une année, il croyait en la mission qu'il s'était auto confiée pour ses parents, c'est-à-dire la ramener du bon côté.

 

Elle le laissait faire car il était si sûr de réussir, et c'était un peu pitoyable mais cela l'amusait tout particulièrement. Pourtant, elle mentirait en disant que la naissance de son enfant n'était pas également un peu de son fait, et elle le remerciait intérieurement de l'avoir fait réfléchir à ce sujet.

 

La fillette en question avait de plus en plus tendance à gambader un peu partout, se défilant assez facilement de la surveillance de son elfe de maison et de Nagini. Tom dirait qu'elle était déjà ingénieuse pour ses quelques mois, elle disait qu'ils avaient plutôt intérêt à la garder à l'œil.

 

- Corban, qu'est-ce qu'on fait avec ce bébé ? Comment un gamin a pu atterrir chez les Maîtres ? disait le mangemort avec perplexité. Tu ne vas pas me dire que l'un des nôtres a osé emmener son gosse chez les seigneurs des Ténèbres ? Ils n'ont pas de sens de l'auto préservation ou quoi ?

 

Lady Voldemort plissa ses paupières sous la surprise et dirigea son regard flamboyant vers la source de la voix.  Elle aperçut d'abord deux de ses sbires de dos, et ils étaient visiblement perdu dans leurs réflexions.

 

- Aucune idée, Antonin ! On ne peut pas laisser un môme ici hé.... mais c'est que cela l'amuse, s'exclama l'autre mangemort, mon fils me fait exactement pareil.

 

Corban Yaxley venait d'user d'une voix de bébé bien ridicule et son collègue se moqua de lui. Pourtant, les gloussements de sa fille se répercutèrent entre les dédales du couloir, et son cœur se contracta de bien-être à cause de ce sentiment de faiblesse redevenu omniprésent à l'égard d'Amélia depuis sa venue au monde. Son regard tomba finalement sur la petite silhouette du bambin. Amélia s'amusait visiblement à se cacher derrière l'une des statues soigneusement alignées dans les couloirs du manoir et sortait inlassablement son visage puis cachait à nouveau sa petite tête dotée de bouclettes ébènes à chaque fois que Yaxley se prêtait au jeu et se dissimulait à son tour derrière la statue.

 

Le bébé riait aux éclats, et un rictus qu'elle s'efforça d'effacer de son visage venait d'étirer ses lèvres. Ses larbins n'avaient pas à la voir sourire de la sorte, elle en perdrait en crédibilité ! Mais qu'est-ce qui lui prenait d'être aussi faible dés que le bambin était dans les parages ? Par moment, elle ne se reconnaissait plus...

 

- Coucou toi, continua Yaxley en faisant des gestes ridicules des deux bras, viens ici, tu ne devrais absolument pas être là, c'est bien dangereux d'être en ces lieux, petite.

 

Amélia gazouilla de plaisir, et continua de jouer en la compagnie de son esclave, sans s'en lasser une seule seconde.

 

- Qu'est-ce que tu es niais, fustigea Antonin, ce n'est pas notre problème. Celui qui a laissé sa gamine sans surveillance va avoir de sacrés problèmes avec les Maîtres.

 

- « Mama » s'écria alors le bébé  d'une voix fluette.

 

Des cris de joies se répercutèrent à nouveaux entre les dédales alors qu'elle venait de comprendre qu'Amélia venait de parler pour la première fois en s'exprimant verbalement en anglais. Elle ne s'attendait pas à l'entendre prononcer son premier mot à huit mois et demi de vie, et même si c'était normal, entendre la voix enfantine de son héritière venait de la surprendre. Les deux mangemorts furent également surpris, et elle entendit Yaxley lui dire que sa « maman » n'était certainement pas dans les parages.

 

Elle retint un ricanement moqueur. Je suis derrière vous, songea-t-elle avec machiavélisme.

 

- La mangemort concernée va vraiment se faire assassiner, remarqua Antonin à l'égard de son collègue. Venir probablement convoquée par les Maîtres avec son gosse, puis ne plus l'avoir sous sa surveillance, vraiment ?

 

- C'est quand même bizarre, remarqua Yaxley, qui oserait faire ça ?

 

« Mama » répéta Amélia.

 

La fillette sauta gaiement sur ses fesses, et alors que sa couche amortissait ses soubresauts, Amélia pencha pour la dixième fois son visage juvénile par-dessus la jambe de la statue sur laquelle ses deux mains potelées étaient maladroitement accrochées. Amélia se maintenait difficilement debout, et n'arrivait pas encore à se détacher de toute accroche, privilégiant toujours avancer à quatre pattes.

 

« Mama » gazouilla à nouveau de joie le bébé.

 

Son cœur mutilé se gonfla encore plus de fierté, et elle trouva inexplicablement sa vision embuée alors qu'elle réduisait l'écart avec ses deux sbires. L'émotion l'accapara alors qu'Amélia la regardait derrière les deux silhouettes des mangemorts en gazouillant de plus belles après l'avoir aperçu.  Les petites mains de sa fille lâchèrent la statue qu'elle enlaçait, et elle se laissa tomber à terre avec un nouveau cri de joie.

 

Elle se mit à avancer avec rapidité, et à quatre pattes au moment ou Dolohov et Yaxley se retournaient à leur tour.

 

« Mama, Mama, Mama » répéta inlassablement son héritière.

 

La tête abordée par ses deux esclaves valait certainement tous les galions présents dans son coffre à Gringotts. Les deux écarquillèrent les yeux, mais Yaxley eu un geste mortifié, il voulu se ruer vers l'avant pour récupérer la fillette entre ses deux bras. C'était ce dont elle venait de capter de son esprit, cela la frustra mais elle ne lui en tenu pas franchement rigueur. Entendre Amélia la nommer de la sorte, effaçait toute trace de colère en elle.

 

- Mila...Milady, bégaya Dolohov mortifié, nous ne savons pas...

 

Ils s'étaient jetés vers l'avant, puis inclinés le plus bas possible en signe de respect, mais elle leva une longue main en l'air.

 

- Inutile de faire les apeurés et les ignares, siffla-t-elle avec dangerosité, ma fille déborde d'ingéniosité en ce qui concerne le fait de s'échapper de la surveillance d'autrui. Yaxley, je vois que tu sais y faire avec les enfants. Nous discuterons de la possibilité de te donner une...promotion.

 

Quant à Amélia, elle se dirigea au plus près de sa mère. Ses mains tentèrent d'attraper maladroitement les pants de sa robe de sorcière, en vain, certainement afin d'essayer de se mettre debout. La mage noire ne tarda alors pas à la prendre entre ses bras, et comme bien souvent ces derniers mois, elle l'enlaça contre sa poitrine, et huma son aura avec bien-être.

 

- Tu parles, lança-t-elle avec émotion en fourchelangue. Pour moi. Mais il va vraiment falloir te calmer en ce qui concerne les bêtises.

 

- Votre fille ? hallucina Dolohov au même moment.

 

Sa bouche s'était entre ouverte, et elle se retint de lui jeter un doloris.

 

- Mon enfant, oui, il y a un problème ? siffla Lady Voldemort, non, je ne crois pas. Elle n'aura aucun problèmes comme tu le pensais si bien, Antonin. Je dirais plutôt que vous, vous souffrirez tous les deux dans d'atroces souffrances si cela s'ébruitait. Vous ne faites en aucun cas parti du cercle fermé, et le Maître et moi-même n'avons pas l'intention de l'introduire au milieu de notre armée de mangemorts avant son dixième anniversaire.

 

- Bien...bien sûr Milady ! Aucun...Aucun problème pour nous !

 

Les deux la fixèrent avec béatitude,  cela l'énerva au plus haut point et son envie de les torturer se fit opressante. Pourtant, elle leur intima de se lever et de retourner à leur poste, sans plus de cérémonie car sa fille était dans les parages. Ils se levèrent alors sans plus oser poser de questions mais Amélia tendit les bras vers Yaxley en baragouinant des paroles incompréhensibles, et se mit à gémir, certainement car ils s'étaient mis à les distancer aux pas de courses.

 

- Hum, t'es-tu « amouraché » de Corban Yaxley, Amélia ? ricana sa mère. Dois-je le mettre à ton futur service, Trésor ?

 

En guise de réponse Amélia répéta des « Gah » et des « Mama » en continuant à gémir de mécontentement, suite à la disparition de son « nouvel » ami à l'angle du couloir.

 

- Tu apprendras que tu n'as pas à te mêler aux serviteurs, mon Trésor, mais je suis toujours heureuse de te voir « gazouiller » joyeusement, alors  ma foi, ce n'est pas vraiment grave.

 

Elle posa sa longue main sur sa joue potelée avec tendresse. Le mot Maman résonnait encore avec douceur dans son esprit mutilé, et l'émotion la prenait de la tête aux pieds sans  qu'elle ne puisse vraiment gérer ses sentiments.

 

Et elle n'était pas sûre de vouloir les maîtriser en sa présence.

« Mama ! »

Tom avait peut-être raison en lui disant que ses enfants avaient toujours été sa plus grande faiblesse, et franchement, à cet instant précis, elle se fichait éperdument du grand sourire plein de fierté qui étirait ses lèvres pales !

Un serviteur ébahi by Chrisjedusor
Author's Notes:

Ce petit écrit est dédié à ma petite MM qui m'a fait part d'une interrogation qui a mené à cette réflexion ci-dessous.

J'avoue m'être assez amusé avec ce petit texte qui est encore une fois sorti tout seul :)

Chris

POV Regulus Black

 

Bonus

 

Regulus venait de passer avec succès les barrières anti transplanage du manoir des Maîtres, et traversait d'une démarche assurée les jardins parfaitement entretenus par leurs elfes de maisons. Il avait été convoqué par les Seigneurs des Ténèbres afin de leur remettre son rapport sur sa précédente mission. Elle avait eu lieu au sein même du département des mystères. Les Maîtres s'intéressaient depuis quelques temps aux langues de plombs œuvrant sur le voyage dans le temps, et plus particulièrement, aux failles spatio-temporelles. Il ne savait pas le pourquoi de cet intérêt, et poser des questions inutiles était un signe de mort potentiel, mais il espérait que l'énorme dossier qu'il tenait fermement entre les mains, lui permettrait pour sa part d'éviter de subir le courroux des deux mages noirs.

 

Et par extension, de faire profil bas jusqu'à ce qu'il soit encore une fois sollicité comme esclave.

 

Il avait tout de même sué pour l'avoir ce dossier, et Bellatrix, sa cousine qui avait été son acolyte, n'avait pas franchement été d'une grande d'aide lors de cette tâche, se contentant généralement de minauder devant le Maître pour lui faire ses quatre volontés. Lors de la mission, elle s'était comportée comme une enfant gâtée et avait même failli leur faire échouer leur objectif en torturant au passage des sorciers !  Car oui, le côté le plus minutieux du travail d'infiltration, c'était encore lui qui avait dû se le farcir dans cette situation. Bellatrix était toujours du genre à laisser du sang sur son passage, et il préférait largement un type comme Barty Croupton ou encore Augustus Rockwood à ses côtés lors de telles affectations pour une mission périlleuse. Lui ne voyait pas la nécessité de laisser inutilement des corps derrière lui dans ce cadre, mais et il se demandait parfois même comment la Maîtresse arrivait à garder son sang froid face à l'autre Black.

 

Dans un coin de son esprit, il espérait que la sorcière noire en termine un jour avec sa tarée de cousine. Elle semblait après-tout toujours vouloir la torturer lors des grandes réunions.

 

Regulus avait toujours voulu gravir les échelons, pour rendre fier ses parents et n'avait jamais eu le courage de s'opposer à eux et leurs préceptes. C'était son frère qui avait eu de l'audace de se révolter contre leurs ascendants, pas lui. Il s'était juste contenté d'appliquer tout ce dont on lui avait inculqué depuis l'enfance. Il n'avait pas l'âme d'un rebelle mais une personne n'en était pas une autre, et chaque être humain agissait différemment face à une situation donnée. Dès lors avait-il donc accepté la marque des Ténèbres à sa sortie de Poudlard sans même se remettre en question. Et depuis, ils suivaient les ordres sans rechigner car cela lui valait les bonnes grâces de « ceux » qui croyaient, dans son esprit, en ses capacités à changer le monde. Du moins, c'est ce qu'il s'imaginait, car il n'avait jamais cherché à remettre en question l'éducation de ses parents le temps que cela lui permettait d'être aimer et d'avoir leur attention.

 

De sentir qu'il valait quelque chose, et agissait pour une grande cause.

 

Bien sûr, il croyait en la suprématie des sangs-purs depuis sa plus tendre enfance. Pourtant, il avait tout de même pu se poser des questions fondamentales et profondes à ce sujet. Certains nés-moldus, à Poudlard, étaient étrangement doués avec la magie. Il pensait particulièrement à Lily Evans dont il avait eu le béguin mais elle en avait toujours eu de toute façon que pour Evan Rosier avec qui elle s'était inexplicablement séparée pour se mettre avec nul autre que le meilleur ami de son frère, l'arrogant James Potter. Et il se demandait ce dont elle avait pu lui trouver à ce cretin. Evidemment, il avait toujours été introverti, ce n'était donc pas lui qui aurait volontairement été trouvé une fille pour lui parler, et lui exprimer ses sentiments. Et surtout pas auprès d'une Gryffondor. Il se demandait d'ailleurs toujours comment la rouquine avait pu sortir avec un Serpentard, mais là n'était pas le sujet, peut-être aurait-il simplement dû tenter sa chance.

 

Malgré sa propre répartition à Serpentard, peut-être aurait-il dû aussi jouer sur les deux fronts et rester proche de Sirius ? Peut-être l'aurait-il aidé à enfin se laisser la volonté et l'audace de réfléchir et de penser par lui-même ? Après-tout, ils avaient été très proches enfants, et Regulus se faisait autrefois toujours honneur de venir discrètement en aide à son ainé quand celui-ci s'en prenait jadis pour son grade.

 

Avec des si, il changerait décidément beaucoup de chose dans son passé.

 

- Ta gosse est intenable, siffla une voix. Elle est littéralement assise sur une poutre du toit du manoir.

 

Regulus cligna ses paupières surpris d'entendre la voix de son Maître à proximité,  à l'extérieur du manoir, et loin de la salle des trônes. C'était la première fois qu'il percevait une telle nuance d'agacement, si humaine, dans le timbre de ses paroles.

Peut-être était-il en avance ? Qu'il ne devrait même pas être là ?

 

-  Elle est comme son père si tu veux mon avis ! Notre fille fait surtout de plus en plus de magie instinctive une fois qu'elle a peur ou est un peu en colère, siffla l'autre voix. Si tu n'avais pas haussé le ton comme ça peut-être, je dis bien peut-être Tom, qu'elle ne se retrouverait pas là-haut. Tu me fais le plaisir de la faire redescendre sans la blesser.

 

- Comment veux-tu, cracha le Seigneur des Ténèbres que j'use d'un wingardium leviosa correctement, si elle bouge toutes les cinq secondes.

 

Oh, grand Merlin, se mortifia-t-il. Assistait-il à une scène de couple ? Attend, ils avaient un enfant ? Et le Maître avait un prénom ?

 

Regulus s'arrêta sur place et assista à un spectacle pour lequel il n'aurait jamais pensé participer de sa vie. Il leva d'abord les yeux vers le ciel, et constata, mortifié, une minuscule silhouette présente sur le toit. Un bambin gazouillait joyeusement sur le rebord d'une poutre. Il descendit son regard vers les Maîtres. Ils étaient dos à lui, la Maîtresse s'énervait sérieusement contre le Maître, et il se demanda s'il ne devait pas faire en toute discrétion quelques pas en arrière, sous peine de se faire tuer dans d'atroces souffrances.

 

- Tu sais viser pour un Avada Kedavra bien placé, non ?  Tu sais donc viser pour un sortilège dit blanc correctement avant qu'Amélia ne me fasse faire un arrêt cardiaque. Tu te débrouilles comme tu le veux, c'est de ta faute si elle se retrouve là. Si son noyau magique se développe en même temps que ses dents poussent, il est normal qu'elle ne cesse de pleurer, et ne se sente pas bien. Je sais que c'est agaçant, et moi-même je dois prendre sur moi pour supporter ses cris, mais c'est une étape à passer pour nous.

 

- Je te rappelle que tu ne peux mourir Lianna, ricana cette fois le mage noir, tu as raison, je te l'accorde, cela m'a peut-être trop rappelé les gamins qui geignaient dans l'infirmerie de cette chère Martha, à l'orphelinat.

 

- Ce n'était pas du sens strict, Tom. Je n'ai pas envie de m'amuser. Je te rappelle que je sais où sont tes horcruxes, siffla à son tour son épouse. Et je commencerai par un en tout particulier, tu sais, justement celui que tu voudrais déplacer en tout idiotie dans cette caverne cachée, à la mer où nous allions tout deux enfants.  Il est très bien où il est à l'heure actuelle ! Parce que je te l'ai dit, je ne le sens pas ce lieu, c'est une mauvaise idée, mais tu n'en fais qu'à ta tête ! La vieille matrone Cole a dû parler  à Dumbledore de ce qui est arrivé à Amy Benson et Dennis Bischop. Tu comprends bien que le vieux fou a compris que nous sommes responsables de leur état. Enfin, soit, j'attends. Je. Veux. Ma. Fille. Sur. La. Terre. Ferme. Et tu n'uses pas du vol sans balai, car elle a peur quand tu fais ça.

 

La Maîtresse se nommait donc Lianna ? Des horcruxes ? Ne peux pas mourir ? Un orphelinat ?  Voler sans balai ? Hein ?

 

Une explosion de pensées le traversa.

 

- Je te dit qu'il me faut le changer de place, car les sous-sols de Wool, eux, ne me disent plus rien qui vaille, le vieux fou à bien plus ce lieu en ligne de mire sous surveillance à contrario de la caverne, je le sens. 

- J'ai moi aussi un  horcruxe planquée dans les profondeurs de ce lieu que nous avons fait brûler il y a plusieurs décennies pour rappel, claqua Lianna, et j'y ai ajouté des maléfices cuisants. L'orphelinat n'est plus, et  c'est désormais un bâtiment composé de sociétés d'affaires qui a élu domicile à sa place. Il ne penserait pas à cet endroit ! Il penserait que nous cherchions constamment la complexité ,mais bon grand bien te fasse ! Ne viens pas te plaindre auprès de moi, si il y a un problème.

- Tu émets donc l'hypothèse que le vieux fou découvrirait notre secret ?

- Je dis surtout, Tom, qu'il faut rester attentif, et minutieux pour garder notre secret, secret.

- Je sais ce que je fais, milady. Mais, soit, je crois que ce n'est pas le moment de remettre cela sur la table maintenant, Lianna. J'ai bien compris que c'était de ma faute pour Amélia, donc il n'y a plus besoin de t'énerver, et je m'en excuse, d'accord ? Bien...qu'est-ce que je ne ferais pas pour te satisfaire, ma dulcinée ? Tu fais toujours de moi un bel idiot toujours épris de son épouse.

- Effectivement, hallucina Lady Voldemort, ta fille se penche trop vers l'avant, Merlin dépêche toi. Cette enfant sera ma perte !

Le Maître usait-il vraiment d'un ton moqueur envers sa femme ? Ma dulcinée ? Vraiment ? Epouse ? Ils étaient mariés ? Excuse ?

 

Le Seigneur des Ténèbres sembla alors baisser sa garde, réfléchit et fit apparaitre une immense échelle d'un geste rapide, et parfaitement exécuté, de la baguette magique. Il remonta alors les manches de sa robe de sorcier, grogna pour lui-même, et se mit à escalader cette dernière sous le regard attentif de sa conjointe qui ne lâchait pas du regard son enfant. Lady Voldemort semblait elle-même prête à amortir sa chute si elle tombait dans le vide.

 

Elle avait en effet à son tour sortit sa baguette magique, et était bien mise en position de réception en cas d'éventuelle catastrophe.

 

Si la mâchoire de Regulus avait pu se décrocher, elle l'aurait fait. Pour la première fois, il remarqua que les Maîtres étaient dotés d'une apparence moins blafarde qu'à leur habitude.  D'ailleurs, leurs voix étaient beaucoup moins sifflantes. Usaient-ils de charmes spécifiques pour cela ? Il l'ignorait mais la vision du Maître qui escaladait une échelle pour récupérer un bébé était...il ne savait même pas s'il rêvait ou non, Merlin.

 

Dans une autre situation, peut-être aurait-il éclaté de rire mais là, c'était même assez terrifiant.

 

Le Maître réussi finalement à récupérer le bébé. La fillette, car c'était bien une fille, s'accrocha à son torse de ses petites mains, et il redescendit de la même manière, à la moldue. Il tendit le bébé à sa femme qui hurlait des « mama » à tout va après s'être lui-même assuré de sa bonne santé, et alors que la Maîtresse s'assurait à son tour que l'enfant n'avait rien, le Seigneur des Ténèbres posa son regard écarlate sur lui.

 

- On assiste à des choses intéressantes, Régulus ? siffla-t-il d'un ton trop doucereux et bien trop dangereux.

 

Ses deux pupilles pourpres, sur ce visage si angélique et séduisant, lui affirmèrent que c'était bel et bien les Maîtres qui se trouvaient devant lui.

- Maîtres, couina-t-il.

Regulus laissa tomber l'épais dossier à terre avec horreur et s'inclina le plus bas possible.

Il aurait dés lors bien voulu prendre ses jambes à son cou, mais celles-ci restaient encrées sur le sol.

 

Lesquels des deux allaient donc l'achever ?

 

Il ne le savait pas mais il déglutit alors fortement quand la sorcière noire se retourna à son tour vers lui, le regard tout aussi flamboyant que son époux, et l'air plus menaçant que jamais malgré la présence du bébé qu'elle portait fermement contre sa poitrine.

 

Walburga et Orion Black lui avait toujours appris à arriver toujours un peu avant l'heure prévu pour bien se faire voir d'autrui et surtout des Maîtres plus jeune, mais frenchement, il aurait largement pu se passer d'écouter ce conseil en particulier.

Perte de contrôle by Chrisjedusor

- Non !

 

Amélia s'était mise à prononcer un nouveau mot depuis quelques jours, et à neuf mois le bambin avait un sacré caractère. Assise sur cette chaise haute que Narcissa Malfoy lui avait prodigué, elle s'essayait à lui donner une panade de légumes qu'Amélia refusait fermement d'avaler et mettait plutôt ses mains dans la nourriture sans se soucier de se salir.

 

- Non, Mama ! Non !

 

- Amélia, siffla Lianna, je ne suis certainement pas d'humeur aujourd'hui. Autant te savoir répondre par la négative amuse ton père juste derrière moi, autant je ne tiens pas à déverser mes pouvoirs sur toi. Alors, mange. Immédiatement.

 

Amélia s'arrêta d'un coup. Elle n'usait jamais de ce ton sifflant envers l'enfant, et à vrai dire, un soupçon de remord l'accapara à la vue des pupilles bleues vertes qui se remplissaient de grosses larmes. Pourtant, elle se devait de contenir sa colère, Amélia était un bébé très hyperactif, et sa patience était actuellement mise à rude épreuve. Ces dernières semaines, elle avait fortement réduit ses raids et l'étude des arts sombres, et sa dépendance à la magie noire se faisait de plus en plus ressentir sur ses nerfs. C'était nécessaire sur son corps. Et pour cause, la séparation de son âme avait un prix. Son organisme avait besoin de se ressourcer part le biais des arts noirs.

 

- Et ne pleure pas, cracha-t-elle malgré elle, avale.

 

- Tu sembles à cran, ma dulcinée, remarqua Tom, je pensais que tu contrôlais ton agacement vis-à-vis de ses pleurs et de ses caprices ?

 

Tom ne parlait pas d'un ton moqueur, mais accoudé contre le chambranle de la porte de la salle à manger principale depuis de longues minutes, il semblait surtout inquiet. Il s'y détacha et s'approcha finalement à grands pas. Il la fixa de haut en bas en fronçant les sourcils alors qu'Amélia acceptait finalement la cuillère présentée par sa mère en émettant une grimace digne d'un elfe de maison.

 

- Tout va bi...

 

Elle ne termina pas sa phrase, Amélia lui vomit à la figure. Durant ce qui lui parut durée une éternité, elle resta là, à sentir les germes de la panade dégouliner le long de ses joues, puis de son cou. Ce qui se passa ensuite fut un peu flou dans son esprit, elle attrapa l'enfant qu'elle sortit avec violence d'un claquement de doigt de sa chaise haute, et la laissa planer volontairement en lévitation dans l'air.

 

Sa longue mais s'était levée et s'était fermée en un poing serré, jusqu'à ce que Tom l'écarte violemment de l'enfant. Il la poussa, et le flou qui était apparu devant ses yeux s'évapora aussi vite qu'il s'était développé dans son esprit.

 

Le petit visage d'Amélia était rouge sous ses pleurs alors que Tom la réceptionnait contre lui. Le bébé gémissait comme jamais, et sa respiration était devenue fort rauque, et laborieuse.

 

- Qu'est-ce que j'ai failli lui faire ? s'écria Lianna en s'attardant une première fois sur ses mains tremblantes, puis sur Amélia avec horreur, par salazar, Trésor !

 

Tom fit alors deux pas en arrière alors qu'elle s'approchait à grandes enjambées, une main posée contre les cheveux d'Amélia. Elle avait failli l'étrangler par le biais de la magie. Elle avait failli faire du mal à son propre bébé. Elle allait faire la chose qu'elle s'était promise de ne jamais faire à son égard ! Un souvenir lointain percuta alors sa mémoire, et l'une des matrones de l'orphelinat lui répétait qu'un monstre comme elle n'avait pas intérêt à engendrer d'enfant.

 

-C'est ce qui arrive à vouloir limiter tes activités depuis sa naissance pour t'en occuper presque constamment, Lianna. D'un cela te manque, je le sais. Puis, tu perds le contrôle. Je te conseille fortement de sustenter ton corps de magie noire, si tu ne veux pas faire quelque chose que tu regretteras pour l'éternité. En attendant, je m'en occupe, et fais donc ce que tu as à faire, mais il est temps de redevenir toi-même, et que tu fasses la différence entre ce que l'ont fait, et notre enfant.

 

Elle fixa Amélia d'une mine mortifiée qu'elle ne devait plus avoir aborder depuis plusieurs décennies, affirma les dires de son époux, et fit immédiatement demi-tour.

 

Car, elle pouvait faire du mal à qui elle le voulait, mais sa fille, oui sa fille, n'avait pas à payer les pots cassés de ses erreurs sous une colère non contrôlée.

 

Parce qu'Amélia la rendait plus humaine, et certains morceaux de son âme, l'insultaient de tout les noms depuis des semaines dans sa tête. Des morceaux de sa personalité, essayaient de prendre le dessus, l'une sur l'autre parce que son corps lui même n'était pas stabilisé.

 

C'était un joyeux foutoir.

 

Elle se devait dès lors de concilier le tout, comme le lui affirmait Tom.

Color party by Chrisjedusor
Author's Notes:

Bonjour, après avoir posté "Pour l'éternité" hier que j'ai mis dans l'ordre dans les chapitres en fonction de l' âge d'Amélia, j'ai écris ce petit texte très rapidement en 1h.

 

J'en profite tant que ça vient, et j'ai décidé finalement de m'attarder sur celle-ci, au lieu de Feudeymon pour le moment, pour clôturer encore quelque chose d'autres dans les fics.

 

J'ai l'impression de retrouver un peu de rythme à l'écrit, pour le moment. C'est vraiment tout ou rien.

 

Chris

Corban Yaxley, désigné comme l'un des gardes attitrés de la princesse des Ténèbres depuis quelques temps, regarde d'un air mortifié le bébé des Maîtres utiliser un crayon magique rose qui colore instantanément toutes les matières qui puissent exister sur Terre. Depuis que le bambin a renversé un grand bac à jouets présent dans un coin de sa crèche quelques minutes auparavant, elle n'a eu de yeux que pour les crayons de couleurs ensorcelés, et n'a su les lui enlever des mains car l'enfant se met alors à criser, et il a certainement peur des représailles des parents en question s'il fait quoi que ce soit pour contrarier leur héritière.

 

Le problème en plus là-dedans ?

 

L'enfant martyrise cette sale bestiole qui sert d'animal de compagnie aux Maîtres en dessinant des « craboutcha » indescriptibles sur son immense corps. Les écailles de l'énormité deviennent multicolores sous les cris de joie de la fillette, mais la géante serpente émet des sifflements incompréhensibles à ses yeux, et il ne sait pas si c'est bon signe ou non.

 

Cependant, la petite Amélia semble s'en fiche comme de son premier biberon et continue son œuvre sans se soucier de ce qui l'entoure. Complètement étalée contre la créature, comme si ce monstre est un simple chaton Merlin, l'enfant n'aurait franchement pas pu être plus à l'aise pour faire des bêtises, même à dix mois de vie.

 

Le mangemort se gratte l'arrière de la tête, incapable de trouver une solution.

 

- Co-an !

 

La petite fille a relevé son visage du dos du serpent, et le regarde d'un drôle d'air. Il est surpris quand son prénom sort de sa bouche, à sa manière, mais l'enfant dit quelques mots depuis plusieurs semaines entre ses « blablatages de bébé » maintenant, et il mentirait en disant ne  pas se sentir honoré. Après-tout, il s'est attaché inexplicablement à la fillette, et pourtant Merlin seul sait ce qu'elle pourrait devenir à son tour, dans le futur.

 

- Co-an !

 

Il avance à grandes enjambées vers la gamine, qui glousse à nouveau avec joie, mais peu sur de lui, il regarde la serpente sortir ses longs crocs venimeux à son égard, l'air de dire « tu as intérêt à faire gaffe à ce que tu fais à ton tour, mon gars ». Il s'assit soigneusement au côté du bébé qui continue de dessiner n'importe quoi sur l'immense masse qui mesure au moins trois mètres de longs.

 

- Tu sais, petite, je ne suis pas certain que les Maîtres apprécient ce que tu fais à leur arme de terreur. Et c'est moi qui en subirais leur courroux, si tu n'arrêtes pas ça.

 

Mais Amélia s'en fou, évidemment incapable de le comprendre, et marmonne encore deux trois fois son prénom en continuant de s'amuser sur la bestiole comme si la créature sanguinaire, qui tuait sans scrupule sous les ordres des Mages noirs, n'était qu'un simple nounours sur qui se blottir et faire en plus de ça ses dents. Le bambin aussi, à manier ces objets n'importe comment, est coloré de la tête aux pieds.

 

- Tu aurais peut-être dû faire en sorte qu'elle ne touche pas à ce bac à jouets avant, n'est-ce pas, Yaxley ?

 

Corban s'est mis accroupi mais se redresse instantanément alors qu'un long frisson traverse sa colonne vertébrale. Et mince !

 

- Dadaaaaaa !

 

Alors qu'il s'incline et courbe l'échine au plus bas, le Maître siffle des mots au serpent, et probablement à sa progéniture qui n'a pas tarder à lâcher le crayon tenu dans sa main à terre.

 

Elle se laisse rouler du dos de sa camarade de jeu et trottine alors à quatre pattes jusqu'à l'autre côté de la crèche, là où le Seigneur des Ténèbres est debout, et regarde la scène qui lui fait face d'un air indéchiffrable.

 

Amélia tend les bras, et le mage noir la réceptionne sans plus de cérémonie.

 

- Tu n'en rates décidément pas une, Amélia lâche-t-il, mais j'avoue que le rose va particulièrement bien à Nagini.

 

Il se met à lui siffler des paroles dans la langue des serpents, ce qui semble faire rire la fillette, mais il ne les comprend évidemment pas.

 

Son regard écarlate croise alors le sien, tandis que la serpente se glisse auprès de lui, pour rejoindre ses Maîtres.

 

- Tu as vraiment une chance exceptionnelle que ma fille semble tant t'apprécier, Yaxley. J'aurais probablement laissé Nagini t'engloutir en une bouchée si cela n'avait pas été le cas, afin de satisfaire sa frustration.

 

Le mangemort frissonne car il n'a aucune envie de servir de repas. Le reptile ne cesse de siffler furieusement contre son propriétaire légitime, et il a l'impression que l'animal est agacé des déboires de l'enfant.

 

Franchement, quelle idée aussi de la part de la Maîtresse que de lui octroyer cette promotion.

 

 

L'élu ciblé by Chrisjedusor
Author's Notes:

Bonjour cela fait longtemps que je n'ai pas posté un petit écrit ici que j'ai rédigé en une heure. 

Bonne lecture,

Chris

Maman et Papa semblent de plus en plus à cran ces jours-ci. Ils sont debout en face à face, et discutent de quelque chose d'important qui rends maman triste, et Papa un peu anxieux. Cependant, tout ce qui compte à l'instant pour Amélia, assise au milieu de sa crèche, c'est de réussir à escalader les grandes écailles de Nagini. Son petit pied s'accroche difficilement sur l'une d'entre elles, mais un gazouillement victorieux sort de sa bouche alors que la serpente lui siffle de faire attention à ne pas se faire mal.

 

-         Tu es une enfant bien trop hyperactive, l'asticot, siffle Nagini. Je plains tes parents dans quelques années.

 

Amélia ne peut pas lui répondre encore mais la comprend, alors un nouveau cri aigu sort de sa bouche. Elle se glisse péniblement sur l'immense reptile à plat ventre, et tape de ses deux mains sur le dos de son amie de jeu, avant d'enfuir son visage, et plus précisément sa joue, contre la peau de la serpente afin de la câliner.

 

-          Ceux qui ont le pouvoir de vaincre...siffle papa, Même si l'on n'a pas l'entièreté de la prophétie entre nos mains, Amélia est aussi identifié dedans je te le rappelle, Lianna. Si l'on tue le petit Harry Potter, alors la prophétie deviendra caduque. Je refuse que quoi que ce soit, nous fasse perdre notre influence et nos pouvoirs.

 

-          Le fils de Lily n'est pas le seul candidat, par Merlin, Tom. D'après nos recherches, nous savons que le fils des Londubat pourrait également correspondre au profil.

 

Les voix de Maman et Papa s'élèvent dans la crèche, et Amélia toujours couchée sur son amie, lève difficilement la tête vers eux pendant que Nagini essaie de la divertir, peut-être en essayant de l'endormir en glissant ici et là dans sa pièce de repos. Elle n'aime pas quand ils s'énervent car quelque chose électrise à chaque fois la pièce et lui donne envie de pleurer. Ses petites mains commencent alors à s'agripper sur les écailles de Nagini, mais elle continue de glisser, et ça lui donne aussi envie de faire dodo.

 

-          Lily, n'est-ce pas ? ricane Papa. Tu cherches encore à la protéger alors qu'elle t'a magistralement trahie, et t'as, j'en suis certain, brisé le cœur il y a plusieurs mois de cela ? Je te dis que cette Prophétie n'est pas anodine, et qu'il est clair que cette voyante nous a lié de cette manière aux Potter parce que nous étions déjà reliés aux Evans. Il est temps de mettre complétement aux oubliettes notre passé, et pour de bon. Le Destin ne nous jouera plus aucun tour de mauvais gout.

 

Les paupières d'Amélia se fermaient par intermittences quand elle sort de son demi sommeil. Maman a l'air brusquement aussi triste quand colère, et ça émane de son corps, même si elle ne peut pas définir le ressenti, des larmes se mettent à perler sous ses paupières.

 

-          Bien sûr que non, siffle outrageusement Maman. Elle paiera triplement sa traîtrise. Je dis surtout cela pour que l'on puisse cibler au mieux l'élu de cette prop...

 

-          Oh, par Salazar Lia, s'agace Papa, on sait tous les deux ce que tu as ressenti lors de sa trahison.  Nous l'avons accueilli à bras ouvert, et tu t'es laissé attendrir, alors que JE t'avais prévenu de rester sur tes gardes, et de ne PAS t'attacher ! Mais visiblement, tu aimes continuer à accumuler les déceptions dans ta vie !

 

-          Ne me dis certainement pas que tu n'as pas aimé passer du temps avec et l'instruire car je sais que...

 

-          Là n'est pas la question, ma Dulcinée ! Je suis et je resterais toujours beaucoup plus lucide que toi en ce qui concerne la faiblesse qu'engendre les sentiments envers autrui ! L'on va cibler les Potter que tu ais un doute ou non, mais je sais que tu sais parfaitement que c'est le bon choix. Il ne reste plus qu'à trouver ce maudit gardien des secrets puisque l'autre vieux fou les a cachés de nous.

 

Amélia est descendu de Nagini en se laissant tomber et se mets à pleurer, tout en se dirigeant vers Maman. La Magie présente dans l'air est devenu bien trop électrique, et le bambin glisse vivement à quatre pattes pour aller s'accrocher contre les pants de la robe de sorcière de Maman.

 

Elle veut que Maman la soulève contre sa poitrine comme ça, elle peut lui faire un bisou plaquant sur son visage. Maman aime bien ses câlins, même si parfois, elle se crispe inexplicablement quand elle le fait !

 

-          On rediscutera de cela plus tard, et non dans la chambre de notre héritière, siffle Maman.

 

Maman est fâchée mais elle claque des doigts, et son petit corps se soulève dans l'air. Elle la réceptionne doucement contre elle, et Amélia se plaque contre sa poitrine en gémissant.

 

-          Bien, parce que toi et moi avons à faire, crache-t-il. Et toi, Amélia...combien de fois je devrais te dire de ne pas pleurer inutilement ? siffle Papa.

 

-          Tom, tu ne t'en prends certainement pas à notre fille !

 

Les yeux écarlates de Maman brillent sous sa fureur croissante. Papa la regarde longuement, et fini par siffler à son tour de rage avant de les dépasser, et de sortir de la pièce sans regarder par-dessus son épaule à la suite de leur serpente qui tente de l'apaiser.

 

-          Ton père est plus frustré qu'il n'en dit par la trahison de Lily, Trésor.

 

Amélia ne sait pas qui est cette Lily, elle ne comprend de toute façon par encore beaucoup de choses, mais ce qu'elle sait, c'est qu'une tension colérique émane du corps de Maman sous sa tristesse. Elle est furieuse contre cette grande personne.

 

-          Mais malheureusement, il a raison, sa famille le payera au prix cher. Car personne, Trésor, personne ne nous trahi de la sorte, même pas elle.

 

Amélia plaque sa bouche contre Maman, et la tension dans l'air se dissipe un peu. Maman lui sourit tendrement, et passe doucement sa grande et longue main dans les petites bouclettes de ses cheveux.

 

-          De toute façon, c'est  aussi pour ta propre survie, conclut-elle. Toi, tu seras notre digne princesse des Ténèbres.

Mauvaise initiative by Chrisjedusor
Author's Notes:

Bonjour, voici un nouvel os. On arrive très bientôt au 31 octobre 1981. Deux mini chapitres suivront, et je dois réinserrer un chapitre plus haut dans les mois de vie qu'il est important que j'introduise.  C'est un plus long, qui expliquera le lien entre un certain Newt et Lianna. Il date, il faut que je le retravaille, et je pense bien me remettre vraiment à l'écriture avec le défi Bradbury.

 

Vous avez du remarquer que ces derniers mois étaient un peu plus calme encore que d'habitude. Cet été a été assez mouvementé, beaucoup de choses se sont passés, mais je vais essayer tout doucement de reprendre une régularité un peu partout.

 

Par ailleurs, je fais désormais partie de l'équipe de nuit sur le forum Hpf, et ce depuis quelques jours. Je vais prendre tout doucement mes marques avec ces nouvelles responsabilités aussi.

 

Bonne lecture,

 

Chris

Le cercle très restreint des mangemorts a été convoqué et ils sont tous attablés autour d'une longue table. Le gardien des Secrets des Potter a été retrouvé, et ils vont pouvoir mettre un terme à toute cette mascarade. C'est un faible qui a sitôt fait de trahir ses amis par crainte de mourir. Et ce sorcier de bas étage était donc un Gryffondor, n'est-ce pas ? Hum, le choixpeau ferait mieux de prendre sa retraite, songe-t-elle avec une ironie malsaine.

 

Il pleurniche à l'instant. Il flotte dans l'air et son corps est retourné vers le bas dans une position inconfortable. Le jeune sorcier les supplie de l'épargner, et elle ne peut s'empêcher rouler ses yeux d'un air agacé.

 

-      Tes informations nous sont précieuses Peter ou devrais-je dire Queudver ? Ma fois, si tu promets de nous servir, peut-être penserons-nous à t'épargner ?

 

L'homme couine à nouveau surpris d'entendre son surnom et les autres mangemorts s'esclaffent pour faire bonne figure. Lianna devient sincèrement dépité. James Potter, le fils de son ancienne amie Euphémia bon sang, est-il vraiment devenu ami avec un tel énergumène ? Il lui fait pitié.

 

-          MAMAAA !

 

Le cri résonne dans la salle de réception, et le silence fend directement l'air. Peu sont les mangemorts qui ont connaissance de l'existence d'Amélia, car ils sont triés sur le volet. Ils n'ont pas prévu de faire une grande annonce à l'ensemble des membres du cercle fermé, et encore moins au cercle élargit de leurs serviteurs avant quelques années. Pourtant, c'est ahuri qu'elle remarque la petite silhouette de sa fille qui vient de se faufiler joyeusement par, elle ne savait trop part où, à quatre pattes dans la pièce.

 

-          DADAAA !

 

Un nouveau cri résonne dans la pièce, et la jeune Bellatrix Black prise d'une initiative malvenue, certainement pour, et à son grand dégout plaire à Tom, ose se lever de table puis viser de sa baguette son enfant pour la soulever dans l'air. Amélia rigole d'abord, habituée à se faire distraire de la sorte mais commence à gémir quand ses joues deviennent mauves, signe de difficulté à respirer.

 

-          Endoloris !

 

La malédiction de Tom vient électriser les membres de la sorcière et elle se met à hurler de douleurs, toujours à même le sol. Lianna en profite pour faire voltiger dans l'air Amélia. La mage noire la réceptionne très rapidement et vérifie que le sortilège ne l'a pas blessé plus qu'il ne le fallait.

 

-          Ne la touche plus jamais, est-ce clair ? siffle Tom.

 

-          Maître, je.... voulais bien faire en blessant cet innocent bambin qui doit appartenir...appartenir à l'un des nôtres et qui troublaient votre tranqui...tranquillité.

 

-          Ce bébé troublera certainement notre tranquillité encore bien longtemps, crache Lianna, elle est à nous, Bellatrix ! Ne t'avise plus J.A.M.A.I.S de bloquer la respiration de notre héritière.

 

Amélia a enfui son visage contre le bustier de sa robe de sorcière pendant que des expirations pleines de surprises fendent l'air. Elle sert sa propre paume, soulève Bellatrix en apesanteur qui se remet péniblement de sa torture, et le joli visage de la jeune femme commence à devenir blanc, puis à prendre une horrible nuance de mauve.

 

Bellatrix suffoque. Et elle s'approche très dangereusement de son valet. Elle prend beaucoup de plaisir à voir celle qui ose minauder et séduire à sa façon son époux en lui faisant ses quatre volontés se retrouver en si mauvaise posture.

 

-          Personne ne touche à ma fille.

 

-          Il suffit Milady, j'ai besoin d'elle pour qu'elle puisse continuer à nous servir correctement. Elle ne pouvait certainement pas le savoir.

 

Lianna lance un regard noir à Tom. Il vient de lui parler en fourchelangue, et elle stoppe alors la malédiction avec regret. Bellatrix est relâchée sur le carrelage, et glisse difficilement vers la table afin de se redresser, puis de s'asseoir avec le peu de dignité qu'il lui reste sur sa chaise.

 

Ses yeux s'attardent alors minutieusement sur Amélia. Elle semble avoir déjà oublié avoir été visé par une malédiction. L'enfant s'amuse plutôt à tripoter les boutons de sa robe de sorcière en tentant vainement de les mettre dans sa bouche.

 

-          Il va vraiment falloir que tu restes avec tes « baby-sitter » attitrés quand nous sommes occupés, mon Trésor, déclare-t-elle sérieusement en fourchelangue.

 

-          Mama ? Non. Mama, lui répond-t-elle en guise de réponse.

 

Sa fille se blotti un peu plus contre sa poitrine.

 

Elle soupire, et se retourne alors vers Tom pour lui faire comprendre mentalement qu'il est désormais clairement judicieux de mettre l'ensemble du cercle fermé au courant de l'addition à leur famille depuis près de dix mois.

 

Ils viennent indéniablement de comprendre qu'Amélia à de plus en plus la fabuleuse tendance à se pavaner, et se retrouver là où elle ne doit pas être dans le manoir.

 

 

Un bébé agité by Chrisjedusor

Les cris du bébé se répercutent bruyamment dans tout le manoir et Lianna est sûre que les mangemorts présents dans l'autre ailes doivent l'entendre s'exclamer avec ardeur. Amélia accroche ses petites mains au barreau de son lit et la regarde en reniflant de plus belle.  Ses mains veulent désespérément attraper son propre visage, et la sorcière noire se demande sérieusement ce qui met son héritière dans un tel état. Sur ses joues potelées, roulent des larmes de détresses. Amélia leur fait rarement ce genre de scène. Et cela se passe soit quand elle souffre, soit quand Tom et elle-même sont contrarié.

 

Et Lianna ne ressent aucune souffrance émaner de son aura.

 

-              Qu'est-ce qu'il y a mon Trésor ? Tu sais pourtant que tu n'as pas à pleurer ainsi... Ton père est moi-même seront bientôt de retour, tu le sais. Tu ne sauras même pas que nous sommes parties. Couche toi, Amélia. Ton parrain va garder un œil sur toi ce soir.

 

En guise de réponse, la fillette essaye de se mettre vainement sur ses deux pieds, mais elle retombe lourdement sur ses deux fesses. Sa couche amortie sa chute. Amélia passe à nouveau ses mains à travers les barreaux mais elle ne veut toujours pas lui céder, car l'enfant doit comprendre qu'elle ne doit guère faire de caprice.

 

Pourtant, son cœur noirci par la magie noire se sert face aux yeux rougis de larmes du bébé. Elle ne l'avouerait pas à voix haute mais elle aussi à un drôle pressentiment en cette soirée d'Halloween, et elle a décidément besoin de sentir, elle aussi, la présence de son enfant à ses côtés.

 

-              Notre mission aujourd'hui est très importante, mon Trésor. Il en va également de ton futur.

 

Lady Voldemort cède finalement face à sa souffrance. Elle la prend dans ses bras, ne supportant plus d'entendre ces cris. En posant son petit corps contre sa poitrine, sa fille se calme, et elle entend les hoquets de ses pleurs contre son organe vital- plus si vital grâce à son immortalité. Elle pose son propre visage sur les petits cheveux bouclants de sa fille, et la mage noire se sent instinctivement réaliser des frictions contre son dos afin de la calmer de sa peine.

 

Elle va s'asseoir sur la chaise présente dans un coin de la crèche d'Amélia et elle se mets à se balancer doucement d'avant en arrière. En ce 31 octobre 1981, Amélia a vraiment été intenable et à pleurer, littéralement, toute la journée. Tom et elle-même ne l'ont jamais vu dans cet état. Et ce n'est ni le développement de son noyau magique, ni ses dents qui l'ont fait hurler de la sorte.

 

Après quelques instants, Amélia s'apaise, et s'assoupi contre sa poitrine. Elle fait magiquement amener à elle la tétine de sa fille, et son héritière s'empresse de la coincer goulument entre ses dents. La mage noire caresse doucement ses bouclettes de cheveux pendant que son héritière s'endort finalement, rassurée par sa proximité.

 

-          Je ne vois pas pourquoi tu te mets dans un tel état, Trésor, s'exclame-t-elle avec douceur.  Premièrement, tu dois commencer à comprendre que de telles crises ne marchent pas avec nous, et deuxièmement si tu ressens que l'on doit partir pour achever une ...quête, saches que ton père et moi serons rapidement de retour.

 

-          Tu m'as fait demander, Lianna ? interrompt avec douceur une voix.

 

Trois coups à la porte entre-ouverte résonnent et la fond sortir de ses pensées. Un vieillard doté d'un air tracassé se trouve positionné devant cette dernière. C'est le sorcier qu'elle a emprisonné il y a plusieurs années mais dont elle a fini par libéré en échange de sa loyauté. Mais il est aussi le sorcier qui lui aura donné l'ultime argument afin de mettre au monde son second enfant.

 

Son très cher parrain qui a rejoint les forces du mal en espérant la sauver, mais pour lequel elle a fini par apprécier sa présence. L'homme a généralement pour principal mission de négocier avec les êtres et les créatures de par le monde afin qu'ils rejoignent leur Cause.

 

-          Assure correctement la protection d'Amélia ce soir. J'ai un étrange pressentiment. Tu seras secondé en première ligne par Doréa, et Corban Yaxley. Comme tu le sais, ma fille c'est épris de ce mangemort, et il est doté de qualités de combattants qui ne sont pas à négliger.

 

Newton le timide lui lance un regard aimant et curieux. Le vieillard ne l'a décidément jamais regardé comme un monstre. Et cela la mets toujours inexplicablement mal à l'aise.

 

Ses yeux bleus la fixe alors longuement, mais c'est lui qui détourne le regard le premier face à ses pupilles de braises. Elle sait ce qu'il pense mais il ne la juge pas. Il ne l'a jamais jugé depuis sa capture, et le meurtre de sa femme Porpentina, en 1979. Et elle se surprend toujours à apprécier la présence de cet ultime membre de sa famille d'origine, retrouvé dans des circonstances particulières.

 

-              Dis-moi, finalement, qu'allez-vous faire ce soir, Lianna ?

 

Lianna sent son hésitation, et la tension qui anime son corps. Un autre mangemort serait déjà mort pour avoir osé poser cette question avec tant de détachement.

 

-              Assurer notre immortalité.  Et effacer définitivement les traces de notre passé, élude-t-elle sans plus de précision.

 

En disant cela, le cœur de la sorcière noire se sert en pensant à Lily, mais elle chasse rapidement ses pensées parasites de son esprit. Lady Voldemort embrasse l'enfant sur le haut de son crâne, et elle la transfert directement dans les bras de son parrain.

 

-              Vous avez vraiment intérêt à assurer sa protection en cas de soucis, ajoute la voix de Tom.

 

Son conjoint vient à son tour de rentrer dans la chambre d'enfant.

 

-           Surveillez-là bien, Newton.

 

La voix de son époux est pleine de promesse.

 

-...  car si cela venait à mal se passer en cas de problème... privilèges ou non, vous en subirez les conséquences.

 

Tom se met face au vieillard, lève sa main vers le visage potelé d'Amélia qui recommence à gémir, et le caresse de haut en bas.

 

-              Ta mère a raison. Je ne vois pas pourquoi tu pleures, Amélia. Dors donc, nous serons très vite de retour. Tu as l'habitude de nos départs. Bien. Il est temps de rendre une petite visite aux Potter, Lianna.

 

Oui, il était temps de s'occuper de cette Prophétie.

 

Et rien de telle que la date d'anniversaire de Liliane Evans pour mettre fin à toute cette mascarade.

 

Une lumière parmi les Ténèbres 1/2 by Chrisjedusor
Author's Notes:

Voici un très vieille os corrigé qui sera à mettre plus haut dans la ligne temporelle, mais je le laisse là le temps de votre lecture.

Il était temps, mais bon, il était aussi assez long.

Chris

 

 

POV Lianna

 

Lady Voldemort était assise depuis quelques minutes dans l'une des grandes salles à manger du manoir. Elle pensait. Elle avait reçu des nouvelles quelques jours auparavant par le biais d'un sbire. Et cela l'avait particulièrement rendue agitée. Depuis lors, Lianna avait depuis du mal à garder ses pulsions profondément enfuies à l'intérieur d'elle, ce dont elle s'efforçait désormais pourtant de faire auprès de son bébé qu'elle n'arrivait pas à lâcher des yeux depuis sa naissance. Elle se refusait de perdre un autre de ses enfants à cause de ce maudit Destin. Sa magie se mouvait dangereusement dans son organisme dû à cette contrariété malvenue. Elle tenait entre ses bras sa petite Amélia, âgée de presque quatre mois. Elle était emmitouflée dans sa couverture vert émeraude confectionnée de ses propres mains. La fillette était bien réveillée depuis quelques minutes et s'amusait à faire des vocalises quand elle lui caressait doucement la joue. Elle faisait cela depuis quelques jours et Lady Voldemort ne pouvait s'empêcher de sourire à l'écoute de ces gazouillements très indistincts.

 

-          Tu me sembles particulièrement de bonne humeur mon petit ange noir.



De nouveaux gazouillement résonnèrent par-dessous la tétine que l'enfant maintenait dans sa bouche. Elle eut droit à un sourire spontané du nourrisson quand elle la prit plus franchement devant son visage. Amélia cracha sa tétine sur les genoux de sa mère. Cette enfant lui faisait du bien. Beaucoup de bien. Depuis sa naissance, elle avait l'espoir de compter à nouveau pour quelqu'un d'autre que Tom. Elle ne regrettait décidément pas de l'avoir mise au monde. Oui, elle ne regrettait pas d'avoir étrangement écouté Newton Scamender et...sa traîtresse de nièce, Lily.

 

Cela lui avait donné sa petite et précieuse fille.

 

 Depuis quelques jours, elle songeait d'ailleurs régulièrement au vieil homme. Il lui avait donné les derniers arguments qui lui avait fait prendre cette décision. Ce sorcier ne perdait pas espoir, et ne cessait de croire qu'il y avait toujours du bon en elle. Cela devenait tellement risible. Cela faisait un peu plus d'un an qu'elle ne s'était pas rendue auprès de sa cellule. Elle l'avait laissé entre les mains de ses sbires depuis le moment où elle été tombé enceinte, en fait. Depuis que Tom avait cédé à son caprice. À la possibilité d'une fin un tant soit peu heureuse dans ce royaume qu'ils installaient, et dans lequel ils seraient les Maîtres du jeu. Et pourtant, elle s'assurait toujours que ses serviteurs le laissent suffisamment en bon état pour survivre.

 

Du moins, pour le moment.



-Tu sais Amélia, fit-elle doucement en berçant le bébé contre sa poitrine. Nous attendons un invité aujourd'hui.  J'ai décidé de le faire sortir momentanément de sa cellule il y a quelques jours afin que nos serviteurs essayent de le remettre un peu sur pied. Je crois, et après mure réflexion....

 

Elle hésita.

 

-.... qu'il a gagné le droit de faire ta connaissance.  Nous allons toi et moi, lui faire une proposition et... cette offre me prouvera sa sincérité qui plus est. S'il la refuse, il mourra. Tu apprendras que tout le monde nous doit le plus grand des respects, Trésor. Tout le monde devra t'obéir dans le futur, termina-t-elle avec assurance.

 

Le bébé gazouilla à nouveau et plaqua sa minuscule main sur sa joue. Lianna la remit correctement dans ses bras tout en continuant à la bercer doucement contre sa poitrine généreuse. Elle ne se lassait décidément pas de le faire. La sorcière ne voulait pas faire d'erreurs avec elle. Elle se perdit dans songes, et se fit la réflexion que les yeux bleus de sa fille se modifiaient doucement en ceux dont elle disposait encore autrefois. Un bleu-vert brillant. Deux grands coups se firent entendre derrière les grandes portes. Elles s'ouvrirent alors abruptement et deux mangemorts pénétrèrent les lieux après qu'elle en eut donné froidement l'autorisation. Ils étaient justement accompagnés de Newton qu'ils maintenaient chacun fermement d'un bras.

 

-          Que voulez-vous que l'on fasse de lui, Milady ?

 

-  Mettez-le donc à mes côtés, ordonna-t-elle, ...et disposez. Nous devons avoir une conversation. Seule à seul.



-   Bien Milady, bégaya lamentablement l'un de ses hommes de mains. Vos désirs sont des ordres.



D'un geste agacé de la main, elle ordonna qu'on le fasse asseoir sur une chaise, à ses côtés. Ils étaient tellement faibles et écœurants à bégayer aussi lamentablement devant elle. Newton semblait épuisé, remarqua-t-elle alors qu'ils le forçaient à s'asseoir. Il apparaissait plus amaigri que jamais. Mais le vieillard semblait surpris, et ses yeux s'éclairèrent en s'imaginant probablement mille et un scénarios quant à sa présence en dehors des cachots.  Il jaugeait curieusement sa fille qu'elle tenait consciencieusement dans les bras. Mais elle l'ignora pour le moment, et attendit que ses serviteurs ferment la porte derrière eux.

 

Quand la porta claqua de nouveau après quelques bégaiements lamentables proférés de nouveau à son égard, elle ne tourna pas directement ses yeux écarlates vers l'homme. Lianna se demanda comment aborder une conversation civilisée qu'elle n'aurait jamais pensé avoir avec un membre de sa famille. Depuis quand n'avait-elle pas parlé avec courtoisie avec autrui ? Plus de trente-sept ans désormais, quand elle était encore qu'une pauvre adolescente studieuse et polie envers ses professeurs ...mais elle n'eut pas à réfléchir plus longtemps à la question car le sorcier plus âgé parla à sa place avec sa sincérité et sa douceur habituelle dont elle n'avait plus entendu depuis de longs mois. Et au plus profond d'elle, la petite Lianna était étrangement heureuse de l'entendre, et cela perturba franchement son âme brisée.

 

-   Bonsoir Lianna, fit doucement Newton qui jouissait de la clarté du manoir depuis quelques jours. Je suis content de te voir, cela faisait bien longtemps. Que me vaut le plaisir d'être en ta présence et en dehors de ma cellule ? Comment te portes-tu ?

 

Comme d'habitude, et malgré un regard par moment fuyant le sorcier ne se moquait pas d'elle et la sincérité suintait de sa voix. Cela la laissait toujours autant perplexe. Comment pouvait-il lui porter toujours autant d'attention alors qu'elle avait tué sans scrupule sa femme, Porpentina, sa marraine devant ses yeux ? Finalement, elle tourna ses yeux entourés dangereusement de rouge vers le magizoologiste qui allait probablement s'apprêter à continuer de monologuer sur ce qu' elle tenait entre ses bras mais elle le devança. Et étrangement, elle fut heureuse de pouvoir prononcer les mots dont elle allait utiliser en guise de présentation. Pour l'un des derniers membres de sa famille d'origine en vie, et pour qui elle n'avait pas encore abrégé la vie.



-          C'est Amélia, anticipa Lady Voldemort.

 

Newton observait toujours curieusement le bébé.

 

- ... mon bébé, continua-t-elle d'une voix étrangement hésitante.

 

Elle ne comprenait pas pourquoi elle percevait les yeux du vieillard se remplir de larmes.

 

-... elle va avoir quatre mois dans quelques jours. Je me suis dit que tu...que tu souhaiterais peut-être faire sa connaissance ?



-Tu as un bébé, souffla-t-il, le souffle court. Tu m'as écouté. Je suis si heureux, Lianna. Si heureux. 

 

Son regard s'illumina de bonheur malgré la souffrance qu'il devait toujours ressentir physiquement dû à sa captivité prolongée.

 

-... bien évidemment, fit-il avec un petit sourire, je serais très heureux de rencontrer ton enfant.


Encore une fois, elle le dévisagea longuement du regard. Pas une fois au cours de la durée de son emprisonnement, et alors qu'elle continuait de faire des recherches sur des carnets écrits par sa génitrice, il n'avait changé de discours à son égard. Pas une fois il avait essayé de lui mentir, de la duper. C'était pour cela qu'elle avait d'ailleurs eu cette idée parasite derrière la tête depuis quelques mois, et c'était également la raison pour laquelle elle allait lui faire cette proposition. D'après ce qu'elle avait pu en comprendre, Newton ressemblait physiquement beaucoup à sa mère, mis à part les cheveux. Alors, parfois, elle s'imaginait brièvement des traits plus féminins sur son visage, ceux dont devaient être affublés sa génitrice à ce jour si elle avait été vivante.  Elle cligna ses paupières, et se maudit de s'enfoncer dans des pensées que la petite fille d'autrefois aurait certainement plus apprécié qu'elle-même ne le faisait actuellement car cela lui rappelait ô combien ses géniteurs avaient préféré s'adapter aux Moldus que d'utiliser rapidement leur baguette pour protéger leur « famille ».

 

-                     Oui, j'ai donné naissance à Amélia, la princesse de mon futur royaume...Enfin, c'est l'une des raisons pour laquelle je ne suis plus descendue dans les cachots cependant ......dis-moi donc... pourquoi es-tu si heureux de cela, Newton ? lâcha Lianna à nouveau surprise. Je t'ai fait souffrir depuis ta capture en mai 1979. Tu devrais me détester, et non être heureux de me voir avec un nourrisson d'un peu plus de 11 semaines que je pourrais, à son tour, faire souffrir !

 

-                     Je ne cesserais de te le dire Lianna jusqu'à ce que tu le comprennes : Je serais toujours heureux d'apprendre que tu puisses jouir d'un peu de bonheur. Non, fit doucement Newt, tu ne feras pas souffrir cette enfant. Cesse de penser que ces choses ne sont pas pour toi.  Sais-tu pourquoi je suis certain de tout cela ? fit-il.

 

Il se redressa sur sa chaise malgré sa timidité maladive constatée plusieurs années auparavant. Lianna avait compris que dans sa jeunesse, il devait avoir eu du mal à regarder longuement dans les yeux. Pourtant, il était à l'instant bien sûr de lui !

 

-...bien que tes yeux écarlates soient toujours le résultat de la magie noire et de quelque chose de nébuleux que je ne comprends pas vraiment, je vois quelque chose d'autre dans ton regard désormais et cette chose s'appelle l'instinct maternel, et à ce moment précis, j'ai l'espoir qu'un jour tu prennes finalement conscience que tu es toujours Lianna Sauwer et non cette autre personne qui inspire tant de désolation et de peur depuis tant de décennies. Elle te fera le plus grand bien. Tu tiens à cette petite, je le sens.



La concernée pencha momentanément son visage sur le côté, et décida d'ignorer la dernière partie de son monologue. Lianna avait totalement été détruite quand elle avait perdu son petit garçon, l'être qui avait été si précieux à ses yeux qu'elle aurait certainement fini par abandonner ses idéologies et la recherche du pouvoir avec le temps. Plus jamais elle ne serait la même. Et de toute façon, elle n'avait jamais été une enfant de chœur. Elle avait commencé à changer radicalement lors de son entrée à l'école de sorcellerie Poudlard en comprenant que se surpasser était ce qui lui donnerait une véritable identité autre que celle de l'orpheline qu'elle avait été autrefois. Elle ne répondit donc pas, claqua des doigts et une petite créature aux oreilles trop longues apparue et baissa son nez crochu si bas qu'il aurait pu toucher le sol.

 

-          Milady a fait appel à Yanelle ? lâcha l'elfe de maison.

 

Son corps était doté d'un linge très sale, signe d'esclavagisme. Et elle tremblait tous ses membres.

 

-          .... Qu'est-ce...qu'est-ce que Yanelle peut faire pour vous ?

 

-          Quand le dîner sera-t-il servi ? siffla-t-elle avec dangerosité.

 

-Quand vous le dé...désirez, Madame. Nous nous affairons à préparer le repas mais vous nous avez prévenus d'attendre que le Seigneur se joigne à vous, tenta d'une voix fluette la créature. Doit-on prendre votre fil...

 

-  Non, elle reste avec moi. Amenez-moi donc son biberon, il va être l'heure de la nourrir. Le Seigneur ne devrait pas tarder à me rejoindre. Continuez de préparer, ordonna-t-elle.

-   Avec votre lai...

 

-          Oui, mon lait, cracha-t-elle. Je n'en ai pas tiré pour que vous me posiez la question à chaque fois ! termina-t-elle alors que sa main commençait à la déranger dangereusement, à moins que vous soyez en fait tous que des pitoyables incapables ?


L'elfe était terrifiée et n'attendit pas plus longtemps pour disparaître. Elle était habituée, à l'image de ses semblables, à subir mille et une torture de la main des deux mages noirs. Yanelle disparut dans un craquement sonore après s'être de nouveau courbé si bas que le nez de la petite créature toucha le sol. Lady Voldemort croisa le regard douloureux de son aïeul comme s'il semblait déçu de la façon dont elle avait traité cette petite elfe. Mais à quoi s'attendait-il ? Qu'elle serait comme sa pauvre génitrice ? Une adepte des animaux fantastiques et de la cause animale ?

 

La toute petite enfant qu'elle avait été aurait certainement aimé voir sa mère à l'œuvre mais Newton devait cesser de croire que Lianna était toujours intacte à l'intérieur d'elle. Il devait comprendre qu'elle ne changerait pas comme il le désirait avec tant de ferveur. Il savait qui elle était, ce qu'elle était, et il devrait faire avec ou elle finirait par le tuer !   Sa fille gigota contre sa poitrine, et sentit certainement sa perte de patience. Elle passa alors de nouveau ses doigts blafards sur les joues du nourrisson qui se calma instantanément. L'elfe revint rapidement afin de lui donner le biberon chauffé du bébé, et ne tarda de nouveau pas à disparaître de sa vue, évitant ainsi les remarques cinglantes et méprisantes de sa Maîtresse sous le regard attristé de son parrain.

 

-  Que t'est-il arrivé pour que tu sois si amère ? souffla Newton pour lui-même.

 

-  Des choses qui ne te regardent en rien, siffla-t-elle agacée, tout en enlevant la tétine de sa fille qu'elle posa sur la table.

 

Amélia s'agitait définitivement et nerveusement contre elle.

 

-          Je ne suis pas là pour m'énerver avec toi Newton alors je te prierais de ne pas me faire perdre patience si tu ne veux pas subir mon courroux à nouveau. Cela fait si longtemps que je n'ai moi-même pas utilisé ma baguette contre toi, n'est-ce pas ? termina-t-elle glacialement.

 

Le bébé commença à sangloter.

 

. Tu ne dois pas pleurer Amélia, tu sais que je n'aime pas cela, Trésor.

 

-          Tu utilises ton pouvoir pour te défendre, remarqua l'homme plus âgé, peut-être pourrais-tu m'expliquer certaines choses, qu'en penses-tu ?

 

-          Je pense que mon épouse n'a absolument rien à vous expliquer, monsieur Scamander, siffla une voix dangereuse en répondant à la place de la concernée. Vous devriez plutôt être un peu plus reconnaissant de sa clémence à votre égard, surtout vis-à-vis de la proposition si généreuse qu'elle souhaite vous faire.



Le bébé buvait goulûment son biberon quand Tom entra dans cet immense espace ce qui ne fit qu'alourdir l'atmosphère imposante déjà provoquée par l'aura noire et oppressante de Lianna. La mage noire se serait amusé de l'expression pleine de surprise sur le visage Newton si elle ne prenait justement pas cette proposition qu'elle allait lui faire dans quelques instants au sérieux. Pendant quelques secondes et alors que Lord Voldemort venait se positionner derrière son épouse, et poser ses mains sur ses épaules, seuls les bruits de déglutition du nourrisson vinrent déranger le silence qui venait de charger la pièce en électricité.

 

- Bien, je suppose que tu ne lui as encore rien demandé ? lui siffla Tom en fourchelangue.

 

-Non, répondit-elle.

 

Elle posa le biberon sur la table. 

 

- Je t'attendais pour cela, continua -t-elle.

 

Elle mit le nourrisson sur sa poitrine afin de la faire digérer.

 

-           Tu arrives à point, je pense que s'il continuait dans ce sens, j'aurais perdu patience, termina-t-elle à son tour en fourchelangue.

 

-          Je n'en doute pas une seconde ma Dulcinée reprit-il en anglais. Donc, Newton, fit-il froidement, que seriez -vous prêt à faire afin d'obtenir la confiance de Lady Voldemort ? Apparemment, vous semblez si désespéré d'obtenir un peu de son attention qu'une hum...brillante idée lui est venue à l'esprit il y a quelques temps.

 

-          Elle ne s'appelle pas Lady Voldemort ou que sais-je encore quels autres de ces surnoms ridicules vous utilisez ! fit l'homme à l'adresse du mage noir.

 

Newton était courageux mais Lianna vit la difficulté avec laquelle il eut du mal à tenir le regard de son époux à cet instant précis.

 

-           Ses parents, tout comme les vôtres monsieur, vous ont donné, il me semble, des prénoms et un nom de famille respectable.  Je cherche à ce que Lianna Nathanaëlle Sauwer comprenne que je n'ai pas l'intention de la trahir et je ne cherche pas à obtenir l'attention de Lady Voldemort comme vous le soulignez si bien. Et... qu'elle est donc cette idée que tu as eue Lianna ? lança douloureusement le vieillard, dis-moi donc, je t'écoute.

 

Il y eut un nouveau blanc suite à l'impertinence du magizoologiste. Lady Voldemort vit aisément son époux faire un effort surhumain pour ne pas riposter et le tuer sur le champ. Pendant ce temps, des elfes de maisons apparurent afin de dresser l'immense table et déposèrent les assiettes chaudes. Ils repartirent aussi vite qu'ils n'étaient apparus. Son parrain déglutit longuement et des perles de sueurs se mirent à perler sur son front ridé quand les yeux rouges de Tom brillèrent intensément de fureur. Lianna ne put que se délecter de la crainte qu'ils pouvaient engendrer chez les autres sorciers. Tom fit pourtant mine de rien, pris une bouteille de vin rouge qu'un elfe venait de déposer sur la table, et en versa généreusement dans le verre à pied qui venait d'être posé devant le sorcier plus âgé. Ensuite, il en versa à Lianna et se servit finalement dans son propre verre.

 

-  Monsieur, ricana Tom amusé. Mmmh...Vous voulez dires ses géniteurs, lança Voldemort en posant ses lèvres sur verre, des géniteurs qui ont préféré adhérer à la cause des Moldus, et qui, si je ne m'abuse, se sont fait tuer de peur de les attaquer avec la magie parce qu'ils ava...

 

-          Là n'est pas le sujet, coupa Lady Voldemort.

 

Elle tapota doucement contre le dos du nourrisson.

 

-           Si tu es là aujourd'hui et à mes côtés, c'est parce que je veux que tu me prouves ta fidélité, je veux que tu joues les espions voire même les agents doubles, je veux que tu te joignes à la Cause. Si tu me rejoins, je laisserais ton fils et ton petit-fils en vie, il n'y aura plus de surveillance... mes mangemorts s'éloigneront d'eux. Et sache que je n'ai qu'une seule et unique parole.



L'expression de surprise qui apparut sur le sorcier valait certainement quelques galions et un nouveau sentiment de satisfaction la traversa, s'il refusait, elle le tuait tout simplement. Elle profita que l'information imprègne pleinement son esprit pour installer correctement le nourrisson contre un bras et elle commença finalement à picorer dans la salade qui garnissait son assiette. À ses yeux, c'était une proposition raisonnable. Une possibilité pour lui de ne plus être prisonnier et une sorte de récompense pour l'avoir convaincue de mettre au monde Amélia qui par ailleurs, se rendormit calmement contre elle. 

 

-  Que veux-tu faire d'un vieillard comme moi dans ton armée de sorciers ? souffla-t-il.

 

Son parrain frissonna d'horreur et ignora maladroitement le regard de Lord Voldemort qui le fixait avec un sourire en coin.

 

-... Je ne te serais d'aucune utilité.

 

-          Au contraire, je n'ai jamais dit que tu devais te battre... j'ai des mangemorts bien plus jeune pour ça, parrain, ricana ironiquement Lianna. Ton expérience et tes connaissances sur les créatures fantastiques pourraient me permettre de mettre à genoux beau nombre de monstres impitoyables qui rejoindraient la Cause et nous ferait définitivement gagner la Guerre, se délecta-t-elle avec victoire. Et puis, fit-elle d'un ton doucereux, je te donnerai une place de choix. N'est-ce pas ce que tu veux ? fit-elle en jouant sur les mots, te rapprocher de moi ? Il va de soi que si tu refuses c'est un aller simple vers ta tombe qui t'attends.

 

Elle termina son monologue en mordant tranquillement dans un morceau de gibier, les yeux plus rougeoyant que jamais, comme si elle avait simplement parlé de la pluie et du beau temps quelques secondes auparavant. L'horreur qui se dessinait entre les rides du sorcier lui procurait beaucoup de plaisir mais au fond, elle espérait qu'il réussisse le test, car s'il ne la rejoignait pas, ses paroles et ses beaux discours n'avaient certainement dû être que du vent. Et... il ne se préoccupait certainement pas d'elle, il cherchait donc à s'en sortir tout simplement, s'il refusait. Par ailleurs, le mot « parrain » venait de le troubler, alors qu'elle pénétrait ses pensées à son insu ! Elle l'avait encore une fois ressenti !

 

Une intense émotion venait de lui comprimer à la poitrine et par le lien qui les unissait, elle le ressentait avec force.  Entre temps, Tom avait pris le bébé des bras de Lianna afin qu'elle puisse concentrer toute son attention sur Newton. Amélia était désormais endormie et emmitouflée contre Tom. Il venait de s'asseoir à son tour devant son assiette après avoir calé l'enfant dans un bras afin de pouvoir utiliser l'autre sans trop de soucis. L'enfant était décidément très calme.



-...Qui plus est...ajouta-t-elle en continuant de savourer la situation, Lianna et non Lady Voldemort pourrait peut-être décider de te remercier en te donnant certaines réponses à tes questions en t'expliquant, par exemple, pourquoi je veux réduire les Moldus à l'esclavage.


L'homme aux yeux bleu océan ancra difficilement ses deux pupilles dans les siens, sans se soucier Tom. Son époux suivait silencieusement la conversation, tout en faisant mine de dîner, amusé par la situation. Lianna avait toujours été très douée pour tourner les mots à son humble avantage, et l'homme semblait définitivement confus.

 Lady Voldemort le tenait par la baguette magique.

 

-          Pour appuyer les propos de Milady, Lianna Sauwer Riddle, fit son conjoint en insistant sur son véritable prénom s'est mariée, à une époque, à un jeune garçon nommé Tom Riddle à sa sortie de Poudlard. 

 

Tom ricana.

 

-           Ne soyez pas si surpris, je lis dans votre esprit comme dans un cahier ouvert, vous ne cessez de vous demander comment ? Pourquoi ? Où ? Comment c'est éreintant, croyez-moi. Ils étaient ensemble à l'orphelinat de Wool. Un endroit méprisable se trouvant au centre de Londres. Bien évidemment, si ce genre d'informations devaient fuiter, il va de soi que je serais qui en est le responsable. Enfin, il paraitrait qu'ils sont tout de même déclarés morts dans les documents officiels du ministère de la Magie.

 

Les paupières de Newton se mirent à cligner à plusieurs reprises, visiblement surpris par cette confidence. Lady Voldemort ressentit une nouvelle vague d'émotion étrangère la traverser via le lien de sang qui l'unissait à l'homme. Le vieillard avait les larmes aux yeux ! Elle savait pourquoi Tom avait prononcé son nom de famille, celui de son né Moldu de père ! Cela avait pour but d'en rajouter une couche et de le faire céder en mentionnant aussi l'orphelinat Wool. Ce pitoyable endroit qui avait lui aussi participé à sa propre destruction.

 

-          Tu ne toucheras pas à un seul cheveu du reste de notre famille ? lâcha-t-il avec douleur au bout d'un long moment de réflexion.

Un sourire en coin étira les lèvres de Lady Voldemort car elle allait obtenir ce qu'elle  désirait. Elle jeta un œil en coin à Tom qui tenait toujours leur fille entre ses bras. Elle avait également besoin de quelqu'un dont la biologie était semblable à la sienne pour assurer une protection supplémentaire à sa fille grâce à la magie du sang, mais ça, elle ne lui en parlerait pas dans l'immédiat. Elle devait d'abord avoir des éclaircissements sur cette prophétie qui l'avait mise dans tous ses états il y avait quelques jours de cela, par Merlin. Elle sortit des songes dans lesquels elle s'enfonçait car ce n'était pas le moment de penser au fait que le Destin essayait encore de la faire souffrir en liant son héritière, son bébé à eux d'une manière qui la révoltait ! D'autant plus qu'elle ne connaissait même pas la moitié de cette maudite prophétie !

-......Lady et Lord Voldemort n'ont qu'une seule et unique parole, assura-t-elle.Le petit Rolf aura son père pour l'élever et grandir en toute sécurité.

 

Une lumière parmi les Ténèbres 2/2 by Chrisjedusor

POV Newton Scamender


-......Lady et Lord Voldemort n'ont qu'une seule et unique parole, assura-t-elle, le petit Rolf aura son père pour l'élever et grandir en toute sécurité.


Newton Scamender croisa difficilement le regard de Lianna et inspira une grande bouffée d'air frais, comme s'il se donnait du courage afin d'affronter un futur qui serait désormais incertain. Il supplia le ciel de le pardonner pour ce qu'il allait dire. Mais le vieil homme qu'il était voyait là une immense opportunité d'agir auprès de sa filleule sans forcément la brusquer en plus d'y sauver sa famille. Il savait parfaitement qu'il allait devoir obéir à des ordres horribles et inhumains. Il en avait entendu des choses terrifiantes à propos de ce couple noir avant que Porpentina et lui-même ne comprennent qui se cachait derrière Lady Voldemort. Et pourtant, il avait réussi à percer par moment la carapace du monstre alors qu'elle lisait les anecdotes de sa douce cousine, assise sur une chaise en face de sa cellule.

 

Indirectement, il avait, il ne savait plus trop comment, réussi à déceler le fait qu'elle avait un jour perdu un jeune enfant. Selon ses dires, elle n'était pas faite pour être mère et ne méritait pas de l'être. Et même si elle ne l'avait pas dit directement, il l'avait compris. De nombreuses de zones d'ombres devaient être éclairées. À commencer par sa vie à l'orphelinat Moldu, ce qui l'avait fait devenir cette femme inaccessible qui aimait tuer pour le plaisir de faire mal et pour obtenir le pouvoir.

 

-          J'accepte de devenir l'un de tes mangemorts mais avec une condition supplémentaire, lâcha-t-il.

 

 Les mots lui brûlait douloureusement la langue.

 

-          Je...

 

-          Tu veux que je te laisse entrer au sein de ma « vie privée », condition acceptée, déclara-t-elle d'un geste fébrile de la main. Quant à l'autre condition que tu n'oses me demander, et que je viens de lire dans ton esprit, tu sais que je ne l'accepterais pas. Tu tueras pour la Cause si besoin est et je te punirai comme tous les autres serviteurs MAIS tu auras le droit à ces privilèges que tu désires si ardemment. Mais tu avoueras, siffla-t-elle avec ironie, que le jeu en vaut la chandelle. Est-ce cela qui va t'arrêter dans ton objectif principal de te rapprocher de moi ? Ou préfères-tu le chemin de la mort ? Prouve-moi que tu serais capable de tout pour un membre de ta famille, parrain, siffla-t-elle d'un ton menaçant. À moins qu'encore une fois, je me fais leurrer ?



Seule.

 

Elle avait dû être très seule et blessée d'une manière qu'il ne comprenait pas. Il suintait de ses paroles un sentiment d'abandon qu'il ne contredirait pas. Par Merlin tout puissant, par combien de fois s'était-elle sentie de cette façon, si seule ? Il s'en voulait terriblement de ne pas avoir ratissé le pays au peigne fin voire même les pays adjacents à l'Angleterre, il y avait de cela quarante-neuf ans ! Mais la brigade spéciale d'auror avait décrété que deux des corps calcinés des Sauwer/ Peverell se trouvaient sous les décombres de leur maison, tandis que les deux autres avaient été retrouvés morts et criblés de balles au village avoisinant la maison familiale ! Comment aurait-il pu savoir à cette époque ? Le lien instauré lors de son baptême semblait avoir été brisé qui plus est, avant de revenir étrangement par vague des années plus tard.  On leur avait dissimulé Lianna, et tout cela le dépassait !

 

-Non, non, souffla-t-il.

 

Il jaugea ledit Tom du regard qui avait momentanément arrêté de les écouter pour s'occuper du bébé qui était à nouveau réveillée. Est-ce que des véritables monstres se préoccuperaient-ils d'un nourrisson de la sorte ? l'homme laissait les minuscules mains de l'enfant dépassant des couvertures prendre l'une de ses mains pour y jouer avec. Non, se répéta Newton, en songeant qu'il devait trouver un moyen d'arrêter cette immense mascarade.

 

Son époux avait également dû être un bel homme, songea-t-il pensivement.

 

-          Non, je veux me rapprocher de toi, et je veux comprendre tes positions...peut-être que moi aussi je les...comprendrais alors, hésita-t-il en essayant de jouer le jeu, oui, peut-être...

 

- Sachez, Newton Scamander, que vous n'arriverez pas à nous duper. Nous sommes bien trop puissants pour vous, alors cessez avec ces pensées parasites, lâcha Lord Voldemort tout en restant malgré tout concentré sur l'enfant. Mais plus qu'il en est ainsi, je te laisse l'honneur de lui apposer la marque des ténèbres, ma Dulcinée, savoura-t-il Sachez que c'est elle qui a dessiné cette marque et en a fait un sortilège d'allégeance il y a des décennies de cela, je suppose que l'honneur de marquer un membre de « sa famille » lui revient donc de plein droit.

 

-Je suppose aussi, approuva Lady Voldemort avec complicité, c'est l'une de mes premières inventions si tu veux savoir, Newt... Juste après cela j'ai créé le sortilège « morsmordre », lâcha-t-elle à l'adresse de son parrain.

 

Elle se leva élégamment de sa chaise et sortit sa baguette vermeille de sa cape de sorcière. 

 

-          Je suis agréablement surprise par ta décision, Newton, vraiment. termina-t-elle avec un petit sourire, tu vas vraiment pouvoir connaitre plus personnellement, le dernier membre de ta famille, la princesse des ténèbres qui plus est. Maintenant relève ta manche gauche, s'il te plait ! ordonna-t-elle avec un semblant de politesse.

 

Il eut un relent de nausée mais il réussit à le canaliser en lui. Elle avait créé cela !  Par Merlin, Davilia pardonne-moi de ne pas avoir su l'élever. Qu'elle genre de personne était-elle devenue ? Il se faisait honte et horreur. Pardonnez-moi, Jonathan, Davilia que Merlin tout puissant me préserve. Je vais rattraper mes erreurs de jeunesse. Je vais essayer de la sauver. Je suis désolé.



Pardonnez-moi pour mes futures horreurs.

Le bout de la baguette rouge sang de sa filleule toucha son bras.



Pardonnez-moi de rejoindre les forces du mal.

Des mots inconnus et psalmodiés avec ardeur.


Pardonne-moi Porpentina, mon amour de t'avoir laissé mourir.

Des picotements dérangeants.



Pardonnez-moi de devenir un mangemort.

Un cri de douleur. L'avant-bras est en feu.



Pardonnez-moi d'avoir échoué avec Lianna.

Un esclave. Un sbire. Une marque. Un tatouage qui n'inspire que le désespoir.



Pardonnez-moi de ne pas trouver d'autres solutions, mais je dois percer leurs secrets les plus sombres.

Une allégeance à des monstres.



Pardonnez-moi.

Un mangemort.



La douleur avait été si intense qu'il lui fallut quelques minutes afin de récupérer ses esprits. Le tatouage marqué au fer rouge avait brûlé sa chair à vif. Entre-temps, Lord Voldemort s'était approché d'eux avec la petite Amélia maintenue entre ses bras. Un sourire carnassier orna le coin de ses lèvres. Sa vision était devenue floue à cause de la douleur, et il ne vit alors pas le mage noir remettre le nourrisson à sa mère. Elle se mit alors accroupie et à son niveau, le laissant ainsi apercevoir pour la première fois le petit visage du bambin qu'elle lui présentait. Il lui fallut attendre quelques autres secondes afin que sa vision ne se stabilise totalement et qu'il puisse discerner distinctement les traits du nourrisson ensevelie sous sa couverture de bébé vert émeraude. Le mot Amélia était élégamment cousu sur la couture avec des lettres de couleurs argentées. Il ne reconnaissait pas ces traits de visage sur un membre de sa famille, mais le bébé était adorable avec ses bouclettes de cheveux bruns. Elles partaient dans tous les sens sur son petit crâne.

 

Ses petits yeux désormais bien réveillés le jaugeaient innocemment tandis que Lianna la posait momentanément entre ses bras. Des yeux clairs qui, s'il ne se trompait pas, s'éclaircissaient de plus en plus pour ressembler à ceux de Jonathan Sauwer, son meilleur ami. Il reconnaîtrait ces deux globes oculaires n'importe où ! Elle était si petite. Si jeune et innocente. Avait-il bien fait d'utiliser et de lui énoncer les bienfaits que pouvait lui prodiguer un enfant ? Surtout en connaissant l'environnement sombre et malsain dans lequel allait grandir cette fillette ? Tout cela avait été fait dans le but d'essayer de faire ressortir l'humanité de Lianna ! Mais par Merlin, en ayant ce petit être englouti entre ses propres bras, il douta fortement de sa démarche. Il avait soudainement peur de ce qu'elle pouvait devenir si elle se faisait élever par ses parents.

 

Qu'avait-il fait ?

 

L'enfant avait hérité de gènes puissants et bien dangereux. Et pourtant, elle restait une petite fille qui suçait goulûment une tétine et le fixait curieusement tout en lâchant par moment deux trois petits gazouillements heureux à son égard. Il posa sa main sur sa minuscule joue. Tu es adorable. Jonathan, Davilia et Porpentina auraient été très friands de toi, songea-t-il avec une certaine émotion. Oui, tu es adorable, Amélia.



-Elle ressemble à Tom, souffla brusquement si bas Lianna qu'il eut du mal à l'entendre.

 

Un faible sourire éclaira son visage malgré la douleur cuisante que lui procurait son avant-bras désormais, doté d'une sombre tête de mort qui se mouvaient dangereusement sur sa peau. Cette tête de mort était entourée d'un serpent des plus terrifiant. Lianna n'avait pas utilisé le pseudonyme de son époux et il était certain que cela venait de lui venir naturellement. Malgré ses énormes doutes, Newton reconnaissait ce type de regards, signe d'un véritable intérêt pour l'enfant. Il ne pensait étrangement pas que la fillette risquait grand-chose auprès de ses parents biologiques, si ce n'était certes, qu'elle risquait de mal tourner et d'adhérer facilement à leurs positions... malheureusement. Il devrait la coacher en douce dans le futur pour ne pas qu'elle ait simplement des idées bien arrêtées sur les Moldus et les Nés Moldus sans pouvoir et avoir la possibilité de se faire sa propre opinion vis-à-vis du monde qui l'entourait.

 

-Elle a également les yeux de sa mère et ...son nez retroussé...celui de Lianna Sauwer, constata-t-il. C''est une très belle enfant.



Un silence de connivence persista dans l'air. Chacun fut momentanément dans ses pensées alors que lui, berçait doucement le nourrisson contre lui. À l'inverse de ses parents qui transpirait littéralement de cette magie sombre, l'aura de l'enfant était si pure et claire que cela lui donnait la sensation étrange de respirer une grande bouffée d'air frais dans cette atmosphère lourde en magie provoqué par la proximité de ses deux parents. Un enfant était peut-être synonyme d'espoir après-tout, n'est-ce pas ? Il releva légèrement les yeux. Autour de lui, des elfes s'affairaient encore autour de la table où se trouvait son repas chaud qu'il n'avait pas encore touché. Et pendant un instant, il songea à Poly, elle ne semblait pas se trouver ici, pourquoi ? Il devrait se renseigner plus tard à ce sujet, il ne comprenait pas pourquoi elle n'était pas avec sa filleule ! Même petite fille, Lianna aurait dû être avec cette elfe c'était à elle qu'incombait la mission de la mettre en sécurité en l'absence de tout adulte ! C'était étrange, très étrange et cela rajoutait encore une zone d'ombre à toute cette histoire de plus en plus nébuleuse à ses yeux.

 

-       - Sur ces adorables paroles, s'exclama Lord Voldemort d'un ton narquois, vous devriez manger, et reprendre des forces Newton, lâcha le mage noir avec une pointe de dérision. L'apposition de la marque des ténèbres à tendance à vous vider de vos forces durant quelques jours. J'aurais besoin de toute vos capacités mentales incessamment sous peu. Mmmh ce vin est délicieux vous savez, termina-t-il en levant ironiquement un verre à son égard, bienvenu dans les rangs des gagnantsmonsieur Scamander.

 

Halloween 1981 by Chrisjedusor
Author's Notes:

Surprise, surprise après des semaines d'absence, j'essaie de me remettre un peu dans le bain. Doucement mais surement ;)

Bonne lecture,

Chris

La nuit était froide et venteuse mais en cette soirée d'halloween, ils avançaient sur Godric's Hollow avec détermination au sein de cette rue animée de passants. Ils avaient un seul et unique but, réduire leur passé à néant. Deux enfants déguisés en citrouilles traversèrent la place d'une démarche chaloupée et Lady Voldemort jeta malgré elle un œil curieux à ces chérubins. Les enfants tenaient joyeusement des besaces pleines de friandises. Ces bambins rejoignirent leurs parents présents de l'autre côté de la route après avoir une nouvelle fois toqué à la porte de l'une des nombreuses maisons alignées du quartier. Les vitrines des magasins étaient couvertes d'araignées en papiers, de citrouilles, et de faux squelettes humains. En percevant toutes ces décorations absurdes, la sorcière noire s'agaça de la bêtise de ces êtres sans pouvoirs car ils créaient un monde imaginaire si peu semblable à la réalité.

 

Pourtant, une jeune Lianna Sauwer avait un jour participé à ces sottises. Elle secoua son visage, car il était inutile de retomber dans ses souvenirs, et ses faiblesses passées.

 

Ils étaient tellement risibles.

 

 -      Bonjour, Bonjour ! Madame, Monsieur ! Ils sont jolis vos costumes ! Qu'est-ce qu'on dit, Abby ?

 

Un petit garçon déguisé en fantôme leur coupa la route et leur fit brusquement face. Il ne devait pas avoir plus de dix ans et tenait fermement par la main une fillette haute comme trois pommes. Elle était costumée en petite sorcière et elle retint un ricanement face à la vision du chapeau pointu dont elle était affublée. Quelle ironie !  La fillette lui souriait à pleine dents et lui présenta son Tupperware où des bonbons en tout genre y étaient mélangés. Tom, actuellement positionné à ses côtés, se tendait, l'air agacé. Elle le connaissait par cœur. Sous sa robe de sorcier, il devait certainement déjà presser vigoureusement sa baguette entre ses longs doigts, en n'espérant qu'une chose, éliminer ces petits Moldus qui leur barraient momentanément la route.

 

 -    Des bonbons ou un sort ! s'exclama l'enfant d'un air égayé. Faites votre choix.

 

Du ressentiment et de la colère traversèrent sa chair. La haine et la fureur qui l'accaparèrent firent trembler ses mains, prête à tuer ses enfants sur le champ. Lady Voldemort se remémora de ce souvenir qui la déchirait pourtant toujours de l'intérieur. À son tour, elle fit rouler sa baguette de couleur vermeille entre ses longs doigts. Ils ne méritaient que de mourir sous son arme. Et pourtant, ce fut elle qui prit brusquement le bras de son conjoint, et l'invita mentalement à rester de marbre « il est inutile de se faire remarquer ce soir, Tom » lança-t-elle par la légilimancie. Et il le savait, elle avait raison. Sous la capuche noire qui était retroussée sur son visage, elle était certaine qu'il l'approuvait.

 

 -   Je vous conseille fortement de rejoindre vos parents, chuchota-t-elle d'une voix suave.

 

Elle se pencha vers les enfants déguisés qui la fixaient curieusement du regard.

 

-          Avant.... que je ne vous jette véritablement un... sort. Le choix sera vite fait pour moi alors filez bien loin d'ici. Vous avez quinze secondes avant que je ne change d'avis.

 

Mimant le geste à la parole, Lianna sortit sa baguette magique, et la dévoila aux yeux de tous. Alors que cette dernière s'était penchée vers eux, les bambins en apercevant son arme, s'étaient à leur tour un peu plus approchés avec curiosité auprès de son corps. Ils durent apercevoir son teint blafard et les reflets écarlates visibles en dessous de son capuchon où par ailleurs des mèches de ses cheveux singulièrement noirs et bouclées y dépassaient. Les deux petits visages maquillés s'assombrir par la peur quand ils virent sa baguette s'éclairer d'une étrange lueur verdoyante et le petit garçon entraîna rapidement sa petite sœur qui hurla de terreur. Ils déguerpir alors sans plus attendre et à grande vitesse auprès de leurs parents.

 

 -     Tu ne pouvais pas t'en empêcher, Lianna, remarqua son époux d'une voix froide.

 

Il analysait le flot d'enfants parcourant les rues sous l'œil attentif des adultes.

 

-  ...depuis quand désires-tu laisser à nouveau la vie aux petits Moldus ?

 

-    Depuis que nous sommes en mission pour éliminer cette menace inexplicable, répliqua-t-elle sur le même ton déplaisant. Cesse d'insinuer, veux-tu, je sais parfaitement à quoi tu fais allusion.

 

Il lui fit brusquement face et prit son menton entre ses mains. Il fixa ses yeux autrefois magnifiques désormais imbibés de pourpre, signe de pratique intense de la magie noire et de la mutilation de son âme. Elle avait toujours été la seule à lui tenir tête et cela même alors qu'ils n'étaient que des petits enfants à l'orphelinat. Seulement, Tom avait toujours peur que ce petit être, leur fille, désormais présente dans leur vie lui eût quelque peu changé certaines de ses priorités.

 

 -    Elle ne doit pas continuer à devenir ta faiblesse, comme je le sens grandir en toi depuis quelques mois. N'oublie pas qui tu es et tout ce que tu as accomplie tout au long de ta vie, ces quarante dernières années, pour devenir aussi puissante que tu ne l'es aujourd'hui, prévint-il. Cela ne te ressemble pas.

 

Lianna ne lui répondit pas et le gratifia même d'un regard noir. Certes, il était celui avec qui elle avait supporté les coups de ceintures, les moqueries et la perversité à l'orphelinat avant son entrée à Poudlard, mais parfois il l'agaçait fortement comme aujourd'hui où il n'avait cessé d'être désagréable.

 

Certes, peut-être qu'elle était dotée d'une faiblesse, mais elle était capable de faire la part des choses. Cependant, elle comprenait les craintes de Tom. Elle avait déjà été mère à vingt et un an. Ils avaient autrefois été parents. Oh, Elrick n'avait pas été désiré, il était le résultat d'un déni de grossesse, mais elle avait fini par l'aimer cet enfant. Un enfant qu'on lui avait arraché des bras.

 

Elrick avait réussi là ou beaucoup avait échouer : Il les avait calmés, leur avait donné ce qu'ils avaient momentanément oublié.

 

De l'Amour.

 

Elle se souvenait pourtant toujours des étreintes et des rires de son fils. Le temps et les horcruxes n'effaçaient étrangement pas ces souvenirs de sa mémoire. A sa mort, sa haine c'était démultipliée, l'ensevelissant sous la magie noire. Cela n'avait fait que les enfoncer plus profondément dans ce qu'ils avaient commencé à faire au sein de l'école de sorcellerie Poudlard.

 

À l'époque, ils avaient certes déjà énormément de sorciers sous leurs ordres, mais elle avait cependant commencé à revoir sa position et le concept de l'Amour. Un concept qu'Albus Dumbledore affectionnait tout particulièrement. Et puis, c'était surtout grâce à elle. Liliane Evans. A mère. La seule femme qu'ils eurent vraiment aimée. Leurs desseins avaient débuté bien avant que son petit garçon de quatre ans ne lui soit enlevé, certes. Mais sa disparition avait définitivement laissé place au monstre qu'on lui décrivait si souvent durant son enfance. Elle avait vingt-cinq ans quand elle sombra définitivement dans ce cercle vicieux où elle l'admettait, le pouvoir et la puissance avait déjà pris une grande place dans leur vie bien avant que ce petit incident appelé « bébé » ne fasse son apparition. Car oui, elle l'admettait, il y avait quarante ans de cela, elle avait été faible. 

 

 Ils avaient asservi un nombre impitoyable d'hommes et de femmes lors de leurs multiples voyages qu'ils avaient repris plus activement et ils l'avaient fait, ils avaient été au-delà des limites de la Magie et ils étaient désormais depuis de nombreuses années, immortels. Physiologiquement, elle n'avait donc pas vieillie d'un pouce. Un jour, ils seraient à la tête du monde Moldu comme sorciers et rien, absolument rien, ne les empêcherait d'atteindre ce dessein, même pas ce nouvel héritier qu'elle avait pourtant profondément désiré. Et quoi que puisse en dire son conjoint, il en devenait friand, à sa manière.

 

Le pitoyable père Moldu de Tom ne l'avait pas voulu, rejetant sa génitrice par la même occasion dans des circonstances nébuleuses. Tout comme sa propre mère et son propre père n'avait pas su défendre sa famille, affaibli devant de misérables Moldus. Il n'y avait que Liliane, mère, qui avait compté à ses yeux enfant, et ont le leur avait encore une fois enlevé. Ils ne voulaient pas reproduire le même schéma auprès de cette enfant. Ils désiraient faire d'elle une sorcière aussi puissante qu'ils ne l'étaient à ce jour, l'élever. Mais on devenait dépendant du pouvoir, avoir le contrôle sur ces gens, la peur qu'elle apercevait dans chaque Moldus assassiné l'enivrait. La magie noire était très attractive et destructive quand on la maîtrisait et il n'y avait pas que cette sorte de magie, songea-t-elle avec sarcasme.

 

En cette soirée d'Halloween, ils se devaient de réduire à néant cette menace pour eux, mais aussi pour le futur de leur fille. Les dires de cette Prophétie que leur serviteur, Severus Rogue, avait entendu au sein d'un pub avait été énoncés par une prophétesse à l'allure étrange selon les dires de leur sbire. C'était grâce à ce cher Queudver qui avait avoué l'emplacement de la maison des Potter avec tellement de crainte et de facilité, que cela en avait été déconcertant, qu'ils se trouvaient ici ce soir. La date qu'ils avaient choisi pour attaquer les Potter était également toute particulière et bien personnelle. Ce n'est pas contre toi, mère, mais nous devons d'effacer totalement notre passé. La symbolique était certes d'autant plus cruelle, et il aura fallu que cela tombe sur ta famille, mère, et sur la tienne Euphémia, songea Lady Voldemort, mais nous nous  devons de le faire, et éliminer votre petit- fils en ce 31 octobre. Pour que nous pussions survivre. Je suis certaine que tu comprendrais, mère. Et toi aussi, Euphi.

 

Est-ce qu'elle ne se leurrait donc pas en pensant cela ? Elles ne comprendraient certainement pas.

 

-    Tu  sais très bien, Tom, que rien ne peut m'arrêter, cesse de penser que cela m'affaiblie. Au contraire, tu m'exaspères.

 

 Elle s'arrêta brusquement sur place.

 

-...et je pense que voici notre destination, je ressens parfaitement les résidus du fidélitas autour de cette maison. Je trouve vraiment que ce vieux fou n'a pas fait de grands efforts pour les protéger si tu veux mon avis.

 

-    Je le sais, fit Tom en rendant les armes.

 

Il s'approcha alors de son corps, et vint jouer avec les mèches rebelles de ses boucles de cheveux.

 

Elle sourit narquoisement et posa sa propre main contre son torse. Tom avait toujours été charismatique et séduisant et les filles à Poudlard étaient à ses pieds, prête à glousser comme des nunuches lors de ces passages dans les couloirs de Poudlard. Cependant, elle se mentirait en disant que cela n'avait pas été réciproque au grand désarroi de son époux qui n'avait pas hésité à punir subtilement les prétendants qui lui tournaient autour à l'école. Tom en avait toujours eu que faire de ces gamines, des pions manipulables dans son échiquier, leur échiquier. C'était elle qu'il avait choisie, elle qui était aussi cruelle et avide de vengeance, de pouvoirs.

 

Lianna se souvenait également de son premier impardonnable. C'était un endoloris. Elle l'avait lancé à l'âge de quinze ans sur une fille de la maison Gryffondor qui avait tenté de lui faire boire un philtre d'amour. La sorcière noire  lui avait évidemment effacé la mémoire. De toute façon, cela n'aurait pas été Armando Dippet qui les aurait soupçonnés sur quoi que ce soit car il les avait idolâtrés. Ils étaient les chouchous de leur promotion auprès du camp professoral.

 

Enfin, sauf pour Albus Dumbledore.

 

 -    Puis-je savoir en quel honneur repenses-tu à notre adolescence ? Maintenant ? s'agaça Lord Voldemort.

 

-   Tu m'exaspères définitivement ce soir Tom, siffla-t-elle avec dangerosité. Si je ne te connaissais pas, je dirais que tu appréhendes cette Prophétie puisqu'elle concerne également notre enfant.

 

-    Je n'appréhende pas ! cracha-t-il. Finissons-en ! lança-t-il.

 

Tom hocha son visage vers la maison qu'elle avait montré du doigt quelques minutes plus tôt.

 

-.... Après tout, je te sens pressée de retourner auprès de ta fille afin que tu puisses la nourrir. Parfois, je doute fortement que tes priorités soient restées les mêmes, cela n'est pas à toi de faire ça, nous avons des serviteurs pour ça, tu n'as pas besoin de t'encombrer continuellement de ce nourrisson. Habituellement, une bonne virée nocturne et sanguinaire t'aurait enivrée plus que cela, Lianna. Et à cet instant précis, tu n'es pas tranquille de l'avoir laissé au manoir auprès de serviteurs. Je le sens.

 

Ou peut-être que faire face au fils d'Euphémia, et à Lily me dérange un peu. Elle t'a trahi, songea-t-elle, et on va tout de même lui demander de se mettre de côté. Si elle ne le fait pas, elle sera simplement responsable de ce qui en découlera.

 

-    Tu la prends certainement pour une future arme de Guerre, Tom et elle pourra nous être utile, mais elle est d'abord ta fille, siffla-t-elle en fourchelangue. Cesse de diverger et de te méprendre évidemment que je me réjouis de ce genre de festivités, toi plus que quiconque devrait le savoir. Nos mangemorts n'ont pas à éduquer notre héritière combien de fois vais-je devoir avoir cet argument avec toi ? C'est à nous de le faire, mais ce n'est qu'un bébé, nous ne pouvons vraiment pas faire grands choses pour le moment. Je sais qu'avoir un enfant entre nous n'était pas ce que nous avions prévu au départ mais tu as de nouveau accepté pour moi, pour mes ressentis et mes désirs, mais imagine les possibilités et opportunités que cela nous apportera dans le futur ?  Nos pouvoirs respectifs dans un enfant ? Réfléchi avant de dire des sottises, et je te rappelle encore une fois, que tu es et avant tout de chose son père...  Monsieur je fais genre de ne pas m'en préoccuper ! Il me semble que personne ne doit toucher à ta fille habituellement, si tu as tes nerfs, ce n'est pas de ma faute.

 

Elle s'engagea avec contrariété dans la sombre rue. Des feuilles mortes glissaient des arbres et tombaient à même trottoir, signe incontestable de l'automne.  Lianna laissa claquer ses hauts talons noirs contre les pavés et s'arrêta à la hauteur de la haie au feuillage sombre tout en jetant par-dessus un œil curieux.

 

Tom arriva finalement à sa hauteur.

 

Ils n'avaient pas fermé les rideaux. Ils les voyaient nettement dans leur salon. L'homme était de haute taille et disposait de cheveux bruns et de lunettes. Il faisait jaillir de sa baguette des veloutes de fumées colorées afin d'amuser le petit garçon en pyjama et aux cheveux aussi bruns que son père. James Potter, donc. Le fils d'Euphémia. Le bambin riait en essayant d'attraper la fumée entre ses mains potelées et Lianna se surpris à esquisser un faible très faible sourire en imaginant...elle coupa net ses divagations, cela n'était pas le moment de penser au nourrisson qui devait probablement dormir à poing fermé au manoir. De plus, cela ne ferait qu'approuver les dires de Tom, mais que lui arrivait-il ?  Bon sang, pourquoi s'en préoccuper autant alors qu'elle la savait en sécurité ?  Oui pourquoi se torturer l'esprit ?  Ils allaient rentrer et leur bébé dormirait à poings fermés.

 

D'ailleurs, Tom pouvait bien parler quand elle y songeait, il était vraiment friand de l'enfant qui disposait déjà de ses traits de visage. Il avait déjà réalisé les mêmes gestes effectués par James Potter à l'instant en la compagnie de son fils, mais cette fois en lançant des veloutées de fumée vertes et argents, signe de son héritage. Son époux s'amusait et étudiait les réactions d'Amélia assistant aux actes magiques avec un vif intérêt. La fillette était à chaque fois amusée par le phénomène, bien que cela le laisse désabusé et perplexe, il n'en restait pas moins curieux et fier.

 

 -    Je ne devrais jamais douter de toi, ma dulcinée, siffla -t-il en fourchelangue. Tu es celle qui m'a suivi jusqu'au bout du monde, celle qui est allée au-delà des limites de la magie, je n'ai pas à douter de toi, tu es la seule et tu le seras éternellement. Je pense que toi comme moi sommes extrêmement agacé des événements imprévus qui se sont déroulés et accumulés ces derniers mois. Et bien sûr que notre fille est en sécurité.

 

Elle écouta les dires de Tom en remarquant d'un œil la mère, Lily, sa nièce, la traitresse, l'espionne, entrer dans la pièce.  Ils lui avaient pratiquement tout donné, elle lui aurait tout donné, et Lily avait donné des informations à l'Ordre, à Albus Dumbledore pour les nuire. Et Lady Voldemort mentirait en disant que son cœur noircit par la Magie noire n'avait pas souffert de cette trahison. Sa nièce sembla prononcer des paroles qu'ils ne pouvaient pas entendre. Merlin, elle ressemblait tellement à sa grand-mère.

 

Qu'allaient-ils faire ? Les cheveux roux foncé de Lily virevoltèrent quand elle récupéra le bambin que son mari lui tendait entre ses bras ouverts, afin de le réceptionner. Trésor, qu'allez-vous faire ? résonna sa conscience qui venait de prendre l'intonation de Liliane. Je vous aime. Arrêtez tout ça ! Vous n'êtes pas des monstres ! Par Salazar, d'où lui venait cette pensée et pourquoi ses paupières se brouillèrent durant un instant de larmes ? Pourquoi imaginer ce qu'elle aurait bien pu leur dire ? Désolée, Liliane, mais tu as tort, songea-t-elle avec vivacité. Et nous ne saurions jamais ce que tu aurais dit, tu es morte à cause de Moldus... Hum, il était tellement ironique et cruel que ce soit cette famille que le Destin avait choisie pour être potentiellement responsable de leur chute quand on en connaissait dans les détails leur histoire. Mais peu importe rien ne les arrêteraient, cela ne devait pas, non ...

 

James jeta sa baguette sur le canapé, puis s'étira en bâillant.

 

Lianna sourit soudainement avec machiavélisme. C'était bien trop facile.

 

-      Tu sais quoi ? siffla-t-elle à son tour en fourchelangue. Allons-nous amuser. Ensuite, une fois que nous aurons réglé ce petit problème, nous aurons de quoi célébrer des festivités auprès des Moldus. Ils deviennent après tout, de plus en plus nombreux, en éliminer un peu ne nous feras pas de tort. Mes desseins sont après tout toujours les mêmes, et puis, je pense effectivement que cela me calmera... hum... cela fait quelques semaines que je n'ai plus utilisé la manipulation de l'esprit pour torture, qu'en penses-tu ? Évidemment, tu me laisses choisir la destination des festivités.

 

-    Je pense que je te reconnais enfin, susurra Lord Voldemort au creux de son oreille. Je t'en prie, après toi. Je te laisse volontiers James Potter pour t'amuser un peu... comme un apéritif.  

Sous sa capuche, elle esquissa un sourire mauvais et ouvrit la porte du jardin qui grinça légèrement, mais James Potter ne l'entendit pas. Lady Voldemort sortit sa baguette de couleurs vermeille et la pointa droit devant elle. Elle murmura une incantation en latin qui bloquerait les habitants qui se trouvaient à l'intérieur de la maison. Cela les empêcherait de transplaner en cas d'urgence. Un champ de force magnétique apparu brusquement autour de l'habitacle et disparut aussi vite qu'il n'était apparu. Ils étaient encerclés. Ensuite, elle invoqua la marque des Ténèbres. Ce sortilège était le résultat de sa propre conception. Elle l'avait inventé et dessinée il y avait de cela bien, bien longtemps. Celle-ci illumina le ciel d'une lueur verdâtre et ténébreuse et le serpent saillant qui la caractérisait sortit du crâne et s'enroula avec puissance autour de la tête.

 

 -     Toujours aussi préventive, ricana Tom.

 

 -   Toujours aussi sûr de toi, ricana-t-elle à son tour. C'est probablement ce qui serait arrivé, ils auraient transplanés...ils sont cernés.

 

-    Je passe devant toi, lança-t-il avant de sortir à son tour sa baguette pour en ouvrir à la volée la porte d'entrée.

 

Ils avaient franchi le seuil quand James arriva en courant dans le Hall. Le fils d'Euphémia et Fleamont Potter n'avait même pas pensé à récupérer sa baguette magique.... c'était d'un ridicule.

 

 -   Lily ! Prends Harry et va-t'en c'est lui.... et oh...

 

Il se figea. Il était blanc comme un linge.

 

-...Par Merlin, ils sont là tous les deux, cours ! Je vais les retenir !

 

-   Nous retenir sans ta baguette en main, Potter ? susurra Tom d'un air amusé. Je te laisse entre les mains de Milady.  Tu ne m'en voudras pas, j'ai à faire avec le reste de ta famille. En particulier, ton fils.

 

Tom envoya valser James contre un landau qui était rangé contre la rampe d'escalier et il hocha le visage vers Lianna en guise d'approbation. Elle entendit Lily crier à l'étage, prise au piège. Cependant, elle ne risquait rien. Elle serait épargnée. Tu vois mère, songea Lianna, c'est pour toi que l'on l'épargne ta petite fille malgré sa trahison.

 

 Tom s'apprêtait à monter les marches de l'escalier mais elle lui lança un dernier regard, lui faisant encore une fois comprendre de dire à Lily de s'écarter du chemin. Pour son bien. Ses yeux s'attardèrent finalement sur le corps de James. Il était sonné mais essayait de se redresser avec difficulté. Elle entendit vaguement des meubles se faire déplacer à l'étage mais elle s'avança vers le sang-pur avec un sourire carnassier coincé au coin des lèvres. Elle baissa sa capuche, laissant apparaître ses traits creusés par la magie noire, parce qu'il lui fallait des réponses sur certaines choses.

 

 -    La mort ne me fait pas peur, lâcha James.

 

Ses lunettes rondes étaient de travers et elle se fit la réflexion intérieure qu'il avait définitivement hérité de certains traits du visage d'Euphi.

 

-...... alors... allez s'y ...qu'attendez-vous ?

 

-   Oh...vraiment James Potter ? Et ta femme et ton fils qui se trouvent coincés là-haut, sans aucune possibilité de s'échapper, cela ne te fait pas peur ?  Endoloris ! cracha-t-elle. Salviyus !

 

 James écarquilla ses yeux avec horreur et se contorsionna de douleurs. Il se mordilla les lèvres et elle remarqua qu'il se retenait de crier. Un vrai Gryffondor. Comme ce cher Fleamont Potter. La deuxième malédiction, plus puissante, le fit pourtant hurler à s'en arracher les tympans. Le but du sortilège avait pour objectif de détruire les muscles de l'intérieur, et elle était certaine qu'une intense douleur implosait à l'instant en lui. Il se laissa aller sur le sol, et se replia en deux sur lui-même sous son regard satisfait mais étrangement mélancolique. Il se battait aussi bien que sa mère en duel. Après-tout, ils s'étaient retrouvés par trois fois en face à face , et il avait tenu bon. Le blesser était tout simplement du gâchis.

 

 -    Bien...j'ai des questions, James. Car crois-le ou non, mon but premier n'est pas de te tuer mais je changerais très certainement d'avis si tu ne me réponds pas, se moqua-t-elle avec froideur. Alors, commençons donc...que sais-tu de la section spéciale ? Je sais de sources fiables que certains de tes petits copains ont étés approché à leur sortie de Poudlard ! Vous devez avoir de nombreuses informations à ce sujet grâce l'Ordre du phénix...Alors un conseil, au nom de ta défunte mère, ne me fais pas perdre patience.

 

Elle cessa ses malédictions. La chemise de James était imbibée de sang mais il osa lui ricaner au visage et recracha du sang sur le carrelage impeccable.

 

 -   Laissez... L...Lily et Harr...Harry et alors peut-être que je...je vous dirais ce que...vous voulez entendre. négocia-t-il, et ne parlez...certainement....pas au....nom de ma mère ! Vous...vous ne bafouillerez certainement pas...sa mémoire !

 

-   Et pourquoi ferais-je ça alors que je pourrais aisément prendre ses informations dans ton esprit, James Fleamont Potter ? ricana-t-elle. Je n'ai pas l'intention de bafouiller la mémoire d'Euphémia mon garçon. Je te dis justement d'agir prudemment au nom de ta mère.

 

-   Parce parc...parce que m...moi aussi, je...je sais de sour...source sure que...que vous êtes deve...devenue mère pour...pour la...la prem...première f...fois il ..il y a bien long...long...longtemps !

 

Elle écarquilla les yeux avec choc. Qu'est-ce que ce traître à son sang venait de lui dire ? Oh non, elle ne permettrait pas cela !  Comment avait-il eu accès à de telles informations ? Personne ne le savait, mis à part un cercle fermé de mangemorts. Personne, enfin non, c'était totalement faux. Albus Dumbledore aurait vraiment osé donner cette information à des membres de l'Ordre ? Pourquoi faire ? Sa magie crépita le long de ses doigts. Euphémia, sa mère, l'avait su aussi, toute comme Haley. La première avait-elle parlé d'elle avant qu'elle ne meure tragiquement de la dragoncelle ? Une fureur sans nom l'accapara inexplicablement de la tête aux pieds. Lady Voldemort s'approcha du corps ensanglanté, se mit accroupie bien au niveau de son visage, et l'analysa de haut en bas.

 

 -    Mère ? James Potter... siffla-t-elle. Tu ne dois plus très bien savoir ce que tu dis, serait-ce un affront ? Dois-je te tuer pour cela ?

 

-  N...non,ce...cela...ne l'est pas, Li...Li...Lianna...Sa...Sauwer et sachez que dès le moment où vous avez trouvez notre cachette, un sortilège de détection ....d'intrus .....apposé à la maison à détecter ....à détecter...votre non présence dans votre...manoir. Une...att...attaque d'enver...gure s'en suivra ...surement v...vous dev...devriez donc fai...faire ...vite. Vo...votre de...deuxième enf...enfant ri...risque d'y...passer...com....comme ce fu...fut le c...cas la...première foi...fois. Cro...croyez-v...vous vra...vraiment qu'i...ils alla...allaient lai...laisser un...enfant...entre vos m....mains, l'e...élevant ainsi pour...pour deve...devenir...le...le procha...prochain ma...mage noir ?

 

Son visage blafard passa par des micros expressions successives, ce qu'elle tenta de réprimer à plusieurs reprises. Elle ne pensa même plus à analyser son esprit car menacer sa fille était suffisant pour la mettre dans un état de rage incontrôlable. Lady Voldemort pointa rapidement sa baguette contre la gorge du jeune homme en l'enfonçant volontairement contre sa trachée.

 

À l'étage, des supplications incessantes se faisait entendre, et elle jura intérieurement. Evidemment, Lily devait faire sa têtue. Ecarte toi, bon sang, mais allait-elle vraiment le faire ? Elle ne le ferait pas elle-même, songea son inconscient. C'était son fils. Le bruit s'estompa brusquement, Tom avait dû perdre patience. Une lumière verte, et un flash se firent brièvement percevoir dans la cage d'escalier. Lily Potter avait fini, après tout, par mourir en voulant qu'on épargne son enfant. Tu es une idiote Lily, tu aurais pu t'élever dans la grandeur. Regarde le résultat ! Mais personne, absolument personne ne se met entre nous, songea Lady Voldemort. Une immense peine apparut alors sur le jeune visage du Gryffondor, et à son insu, un petit pincement au sein de son propre cœur l'accapara. Cependant, à cause de la colère qu'elle éprouvait, elle n'y fit pas plus attention et décida d'en finir. James Potter l'avait poussé à bout, et elle se devait de retourner au manoir afin de rejoindre sa fille.

 

-   Tu ne sais rien de moi James Potter, se convainquit Lady Voldemort. Tu vas rejoindre ta femme et ton fils dans quelques instants. Tu passeras le bonjour à Euphémia et Fleamont, se moqua-t-elle. Avada Kedavra !

 

La lumière verte emplit le hall exigu. Elle éclaira les barreaux de la rampe d'escalier qui étincelèrent comme des paratonnerres frappés par la foudre. James Potter tomba, amorphe, telle une marionnette dont on venait de couper les fils. Elle se releva précipitamment afin de prévenir Tom. Elle devait transplaner au manoir en toute urgence. Pourtant, Lady Voldemort ressentit sans crier gare une intense douleur.  Elle implosa en elle tel un feu ardent et la souffrance se propagea au sein de son âme déchirée en six morceaux. Une sensation inexplicable la saisi, et un crac, un bruissement étrange siffla au creux de ses oreilles, comme si un parchemin venait d'être déchiré en deux.

 

Un bruit d'explosion retentit puis plus rien.  Elle était brisée. Sa robe de sorcière et sa cape rouge étaient à terre tel un chiffon, entourant sa baguette magique. Elle n'était plus rien. Que s'était-il passé dans cette chambre d'enfant ? Tom ? Une étrange angoisse envahit son corps devenu vaporeux, et elle glissa rapidement à l'étage, tout en remarquant l'état de ruine de la maison. L'Avada Kedavra c'est retourné contre moi, il m'a brisé. Cette voix, celle de Tom, qu'elle réussissait toujours à entendre résonna dans son esprit. Elle arriva dans la chambre d'enfant. Une silhouette vaporeuse s'élevait telle de la poussière, sans forme précise, devant le berceau du petit garçon, du fils de Lily. Il pleurait à plein poumon. Ses petites mains tenaient fermement les barreaux du berceau.  Sur le front de l'enfant se trouvait une plaie suintante de sang, là ou Tom avait dû le viser de son arme. Enfin, le corps de Lily gisait face contre terre, les bras en croix. Elle détourna douloureusement le regard de son cadavre et ne s'attarda pas sur sa traîtresse de nièce. Aucuns regrets Lianna, elle ne t'aimait pas et ne t'a jamais aimé, songea-t-elle pour elle-même.

 

-          Tom ?

 

-   Ton corps est détruit Lianna, fit son époux d'une voix grésillante et faible. Comment cela se fait-il que tu n'aies pas été, toi, épargnée par ce sacrilège ! Ta fichue nièce a utilisé de l'ancienne magie pour le protéger, saleté de gosse.

 

-    Et toi... répondit-elle de la même voix fantomatique. j'aurai dû y penser...murmura-t-elle pour elle-même. Il me semble qu'elle ait retenu...certains de nos enseignements. Nous avions lié notre Magie, par le biais d'un horcruxe voilà pourquoi ! Regarde dans l'état dans lequel je suis, je t'avais dit que nous devions nous y prendre autrement !

 

Lady Voldemort était amère.

 

Son corps était défait. Elle était détruite, certes, mais elle arrivait toujours à penser. Son âme était déjà instable et affaiblie. L'immortalité avait un prix, et incorporer un morceau d'âme à celui de Tom, au sein d'un même journal intime avait laissé des séquelles à cause de ce lien instable et dangereux. Cela avait lié leur essence magique d'une manière qu'eux-mêmes ne pouvaient pas comprendre, et un horcruxe ne pouvait contenir deux âmes, là en était la preuve ! Ils avaient fait les imbéciles et cela venait de la désintégrer par procuration. Magnifique !

 

 -    On doit se cacher... loin de ce morveux qui ne cesse de geindre. Et que...que se passe-t-il encore ? Sens-tu ça ?

 

Lianna pensait alors à toute autre chose et sa crainte se confirma quand la connexion qu'ils partageaient avec leur enfant se manifesta, leur indiquant que le manoir était attaqué. Des flashs l'envahirent mais elle ne sut rien y distinguer correctement à cause de cet état d'esprit. Des sorts. Des combats. Les aurors. La section spéciale. Une explosion au sein la pièce où se trouvait le nourrisson. Les cris de terreur provenant de l'enfant. Un jet de couleur verte.

 

Avada Kedavra.

 

NON !

 

NON !

 

 Lianna se précipita par la fenêtre de la chambre de l'enfant sans jeter le moindre regard à Tom et glissa rapidement hors de cette maison en état de ruine afin de se rendre, malgré son inutilité, au manoir. Harry Potter hurlait toujours à plein poumon, et pour la première fois en cinquante ans, l'infime part d'humanité qui restait en elle se brisa de nouveau sous la douleur. Après-tout, son bébé était ce qu'elle avait de plus précieux.

 

C'était une part de Tom et d'elle-même.

 

Même la plus horrible des personnes, une fois mère, protégeait son petit. Une infime partie au fond d'elle comprenait, celle où la petite Lianna avait été aimé, il y avait de cela des décennies. Oui, elle avait brisé sans scrupule des dizaines de familles sans que cela ne lui fasse rien ressentir, et elle ne le regrettait toujours pas car ses idéologies ne changeraient pas: les Moldus étaient faibles. Mais elle comprenait l'acte de bravoure de James et Lily Potter à l'égard de leur fils.

 

Parce que quoi que puisse en penser Tom, elle aurait exactement essayé de la protéger de la même façon. Amélia avait pleuré toute la journée, comme pour lui dire de rester à ses côtés, et elle ne l'avait pas fait.

 

A cause de sa stupidité et de son avidité pour le pouvoir, on venait de tuer son bébé.

 

Encore une fois, Lianna n'avait pas su protéger l'un de ses enfants, et elle ne se le pardonnerait ô grand jamais.

 

 

Face à son Destin ( Halloween 1981 bonus) by Chrisjedusor

POV Lord Voldemort

Tom enjambe calmement  et un à un les escaliers. Les vestiges de leur vie passé prennent fin ici. Il vient de laisser le soin à Lianna de s'occuper de James Potter, là en bas. Elle ne va faire de lui qu'une bouchée. Sa « nièce » s'active à l'étage, et se barricade dans la chambre de son fils. C'est une telle perte. Par trois fois, afin qu'elle puisse se rattraper sur ses erreurs de jeunesse, ils lui ont proposé de les rejoindre à nouveau. Elle aurait été si bien traitée et aurait eu tant de privilèges, mais elle continuait de les trahir.

Elle, la petite fille de Mè...de Liliane.

Il l'entend bouger des meubles de l'autre côté de la porte alors qu'il s'active dans le couloir. D'un geste simple et rapide, il use de son arme afin d'ouvrir la porte qui s'ouvre avec fracas. Elle est là, debout et positionnée devant le lit de son fils, prête à le défendre coûte que coûte, et à se mettre en travers de leur mission. Elle est forte, il le conçoit, mais il lui avait enseigné la Magie, n'est-ce pas ? Une hargne sans nom anime le regard émeraude de Lily- si semblable encore une fois à celui de sa défunte grand-mère.

- Pas Harry, s'il vous plait, ayez pitié, mon oncle. Pas lui, laissez-le, pas Harry...

Des larmes perlent sa vision, et durant un temps, il pense à sa propre fille qui devait probablement dormir à poing fermés au manoir. Mais c'était différent, personne ne se mettait en travers de leur chemin. Si Lily ne les avait pas trahis alors peut-être que son fils serait simplement devenu à son tour leur pupille. La Prophétie aurait été caduque d'une tout autre manière, au grand dam du vieux fou. Il évite de regarder trop longtemps ses traits du visage. Elle lui ressemble tellement que cela lui prodigue un étrange pincement au cœur.

- Lily, répète-t-il, écarte- toi, tu as laissé passer ta chance à de bien trop nombreuses reprises. Ne me le fait pas répéter, ne soit pas idiote, malgré le fait que ta tante soit si en colère contre toi, elle te demande aussi de nous écouter, et de nous laisser faire, alors, écarte toi...

- Oncle Tom, je vous en prie. Ce n'est qu'un enfant, vous ne pouvez pas vous en prendre à lui car j'ai refusé de vous rejoindre, ce que vous faites n'est pas humain...

Lily pleure et fait toujours barrière de son corps entre son fils et lui-même. Une vraie Lionne. Avec un autre pincement au cœur, il constate qu'elle a retenu certains des enseignements que sa femme et lui-même lui ont inculqués. Elle reste digne, et assurément, sa signature ressemble désormais un peu à la sienne. A cette époque, elle n'était encore qu'une adolescente, et son épouse avait tenue à prendre soin de cette enfant.

- Nous sommes une famille. Cette prophétie n'a pas lieu d'être, répète-t-elle avec hargne. C'est juste ce Destin qui essaye de nous faire entretuer les uns et les autres.

Nous sommes une famille. Dans une autre vie peut-être, songea-t-il avec amertume mais Lily était du côté des forces du bien, et par trois fois ils avaient déjà épargné sa famille alors qu'ils avaient insisté pour la faire revenir auprès d'eux. Mais maintenant, il y avait cette prophétie. Ne regarde pas son visage, songea-t-il, tue ce gamin et on en parle plus.

- Vous croyez, oncle Tom, que c'est ce que ma grand-mère aurait voulu pour cette famille ?

Ces paroles le mettent en rogne, et le bambin derrière elle commence à pleurer. Il sent probablement le danger.

- Tu ne sais pas ce qu'elle aurait voulu. Elle est morte. Ne t'avise même pas de te servir d'elle, tu ne l'as jamais connue.

Lily ose le défier du regard mais encore une fois il évite d'imaginer Liliane à sa place. Elle lui tient tête et sans baguette Magique. Elle a dû la laisser dans le salon au moment où elle s'est précipitée à l'étage avec son fils.

- Moi je crois qu'elle aurait été déçue de voir que ses deux enfants sont devenus des monstres. Vous êtes devenu père, mon oncle. Voudriez-vous qu'il arrive un malheur à votre propre enfant ? Ma tante serait-elle d'accord que sa fille soit tuée comme vous  voulez le faire avec Harry ? C'est egöiste ! Vous ne pensez qu'à vous !

Une rage sans nom le consume, et Lily ose le regarder de travers en le lui disant droit dans les yeux. Sans se contrôler, l'impardonnable sort finalement de sa baguette magique. Lily n'a jamais cessé d'être dans une position de défense et de protection. Elle ne l'aurait pas laissé faire. L'Avada Kedavra foudroie alors sa poitrine et explose tel un paratonnerre dans la pièce. Quel gaspillage, songe-t-il alors en s'approchant du corps. Loin est le passé, pense-il en enjambant le corps désormais sans vie de sa nièce.

- Rien ne se met en travers de nos pas, Lily. Même pas toi. Et ne t'en fais pas pour notre enfant, Amélia, est l'être humain la plus protégée sur cette Terre.

Il s'avance alors vers le lit à barreau de l'enfant, le petit Harry Potter, le fixe curieusement tout en se demandant certainement pourquoi sa Mère ne se relève pas du sol. Il se retient malgré lui de grimacer. Le garçon, a, et comme par hasard, lui aussi hérité des pupilles particulières de son arrière-grand-mère. Il pointe alors sa baguette magique sur le front du gamin. Lord Voldemort ne s'attarde pas sur le visage enfantin du petit garçon. Il fait de toute façon lui aussi parti d'un passé révolu. Alors pourquoi s'imagine-t-il son propre enfant à cette place durant un cours instant ?

Tu seras un bon père lance une voix dans son esprit, j'en suis sûre.

Il ignore.

Lord Voldemort ricane, leur héritière dort probablement à poings fermés au manoir.

Après avoir fêter leur victoire comme ils se le devaient, ils retourneraient auprès d'elle. Et Lianna s'empresserait de la chouchouter comme elle ne cesse de le faire depuis de longs mois. Il a tendance à songer qu'avoir engendrer cette enfant a affaibli son épouse. Celle-ci le contredit toujours à ce sujet. Mais finalement, peut-être que la fillette est une force, leur permettant de continuer à se surpasser ? Le mage noir ne voit lui-même décidément plus sa vie sans ce petit-être présent au manoir.

Elle a le don d'attirer sa curiosité. De jour en jour.

Cette prophétie désigne également leur enfant comme étant une élue de cette prédiction, mais s'il tue le garçon, tout cela ne serait qu'une vieille histoire. Et ils s'en moqueraient dans quelques années en compagnie de leur héritière.

Un bébé ne peut de toute façon pas les détruire.

Mais pourquoi, alors qu'il prononce la formule fatale droit sur le front de l'enfant, un flash éblouissant l'aveugle, et une douleur atroce implose en lui ?

Là, à l'instant.

En deux secondes, sa cape et sa baguette sont au sol. Et il entend le gamin gémir de douleurs.

Il n'est plus qu'un esprit à peine vivant.

La prophétie est réelle. 

 

 

 

 

 

 

 

Les agents de l'Ombre by Chrisjedusor

31 octobre 1981, manoir Riddle, Little Hangleton.

 

POV Juliet Phelps

 

- Mettez à sac ce manoir de malheur, l'enfant doit être quelque part par-là !

 

Juliet Phelps suivait les ordres de ses supérieurs sans discuter. Quand l'alarme avait retenti au QG, elle avait été appelée en urgence. Un événement exceptionnel était arrivé. Les protections du manoir Riddle qui était sous étroite surveillance s'étaient brisées en mille morceaux, lui faisant ainsi penser que quelque chose s'était passé avec le couple noir. Son fiancé n'était pas à ses côtés pour cette mission, car il était appelé ailleurs par la section spéciale. On lui avait donné l'ordre de commander ces hommes et ces femmes. Ils étaient des agents de l'ombre dans le monde des sorciers, et ils devaient de traquer un enfant. Un bébé. Mais pas n'importe lequel bambin. Leur enfant. Et  cela signifiait que ce nourrisson était un potentiel être bien dangereux qu'ils se devaient d'assassiner à sa plus jeune racine.

 

Les mangemorts présents au sein du manoir se battaient contre les membres de la section spéciale. Elle suivait sa cible avec un traceur à la main qui permettait de détecter les auras humaines. Cet objet magique reconnaissait tout ! Que ce soit une aura sorcière ou non,en ce compris, l'âge de son objectif. C'était si pratique! De l'autre main, elle se défendait avec sa baguette magique, bien que ces hommes et ces femmes sous ses ordres lui mâchèrent à l'instant la tâche.

 

Ils se devaient agir vite avant que les Aurors officiels ne pointent le bout de leur nez.

 

Elle se retrouva au milieu d'un long couloir à l'étage. Ce fut derrière une porte en bois transpirante de richesse qu'elle entendit les cris d'un bébé en pleine détresse émotionnelle. D'un geste rapide de la baguette, et alors que deux coéquipiers la rejoignaient, elle la détruisit d'un « bombarda maxima ». Les débris retombèrent sur le sol avec vacarme et brutalité, mais elle était concentrée sur sa mission, et elle ne s'attarda donc pas sur les dommages qui venaient d'être causés.

 

Elle pénétra la nurserie d'un enfant. La pièce ressemblait à tout ce qu'il y avait de plus ordinaire et d'humain. Elle fut choquée et surprise. Durant un instant, Juliet analysa les animaux magiques qui couraient sur le tapis à tapisser, les nounours posés à même sur le sol, et le lit à barreau d'un nourrisson. Enfin, il y avait également une chaise balançoire. Un homme d'un certain âge y était assis avec l'enfant bien coincée entre ses bras.

 

Elle cligna une premières fois ses paupières avec incrédulité, on aurait presque pu croire que les mages noirs aimaient, et s'occupaient de l'enfant.

 

L'homme déclara alors d'une voix douce :

 

 -  C'est triste de voir que des Aurors un peu spéciaux veulent faire du mal à un bébé qui n'a rien demandé ne trouvez-vous pas ?  C'est également décevant de voir que vous êtes ignorants sur la situation car vous vous faites également berner vis-à-vis de ceux qui vous emploient. Vous n'allez rien faire à Amélia, pas le temps que je serais vivant.

 

Juliet était sincèrement sidérée car l'homme ne bougeait pas de sa chaise et continuait de calmer la petite fille en pleurs. Il lui parlait comme si le manoir n'était pas attaqué. Elle cligna à nouveau ses paupières mais pointa, à l'instar de ses acolytes, son arme droit devant elle afin de menacer ce sorcier à la solde des deux mages noirs. L'homme, vêtu d'une tunique de mangemort lui disait quelque chose, mais elle ne sut mettre un nom sur le visage de ce sorcier.

 

Il lui donnait pourtant une impression de déjà-vu.

 

 - Savez-vous que des membres de votre section spéciale - une secte secrète de base si je ne m'abuse- ont deux facettes ? Et que bien sûr que non, en réalité, vous ne vous battez pas contre deux sorciers noirs comme vous le croyez certainement ? continua le sorcier plus âgé. J'ai fait mes recherches de mon côté. Ils ont créént ces monstres à qui vous pensez vouloir nuire.  Amélia est un contre-temps pour vos supérieurs. Alors je me demande que voulez-vous d'un enfant en bas âge, mesdames et messieurs ?

 

La jeune femme fit baisser les armes à ses deux acolytes, bien que l'homme eût le regard un peu fuyant une certaine assurance émanait de ses paroles.

 

 - Cessez vos élucubrations, et donnez-nous ce bébé. Vous êtes en état d'arrest...

 

- Suis-je en état d'arrestation ? Pourquoi ? Essayer de calmer celle que vous appelez tous Lady Voldemort ? Lianna, car telle est son prénom, commence à changer. Je le sens. Et vous voulez détruire ce qui la rend plus calme, la personne dont elle veut prendre soin ? Je ne dis pas pour son époux, les sentiments sont bien plus durs à faire ressortir, mais si elle est tirée du côté de la lumière alors il la suivra. Oh, comme vous vous méprenez...

 

Juliet Phelps eut une étrange envie de vomir. Mariés, eux ? Qu'est-ce que c'était que ces balivernes ?

 

L'Auror releva vivement sa baguette magique vers le mangemort car elle ne laisserait personne nuire à sa mission.

 

La jeune sorcière voulait monter en grade.

 

 - Je me répète une dernière fois, levez-vous ! Remettez- nous l'enfant, et mettez-vous à genoux. Vous avez le droit de garder le silence et tout ce que vous direz...

 

Elle ne termina encore une fois pas sa phrase, une mêlée de mangemorts pénétra brusquement la chambre. Ils commencèrent à se battre tandis que l'homme reculait dans un coin de la pièce, aidé par une autre mangemort aux cheveux en pétard qui sembla particulièrement assurer leur sécurité.

 

Malgré ses entraînements intensifs, elle fut en grande difficulté. Juliet fut rapidement à genoux, mais alors qu'elle se disait qu'à son tour elle allait mourir l'improbable se produisit : La cheffe absolue de la section spéciale, leur cheffe, celle qui ne montrait jamais son visage, apparue en transplanant dans la pièce dans un amas de fumée noire.

 

Tout ce qui se passa ensuite fut très confus. La puissante sorcière assomma les mangemorts présents avec une telle rapidité que ses pupilles eurent du mal à suivre ses mouvements. Elle ordonna à ses collègues, arrivés entre-temps, de sortir de la pièce alors qu'elle neutralisait d'un mouvement de la main la femme qui protégeait ce si vieil homme qu'elle se demanda pourquoi le couple noir s'encombrait de lui. Visiblement, celle-ci se nommait Doréa, l'homme plus âgé venait d'hurler à l'instant son prénom à voix haute, et jusqu'à alors, elle assurait avec plus de proximité la sécurité du sorcier.

 

 -  Quant à vous, Juliet Phelps, levez-vous et approchez-vous ! il me semble que mes subordonnés vous ont donnés l'ordre de tuer cette enfant !

 

Juliet se releva en chancelant malgré sa blessure à la poitrine car l'ordre était sec et vif. Elle ne pensait pas que cette sorcière au visage inconnu par bon nombre de sorciers de la section ferait aussi brutalement son apparition. C'était étrange. La pièce de l'enfant était mise sans dessus-dessous. Juliet s'approcha en titubant de l'autre sorcière, et enjamba les corps morts ou assommés à même le sol pour se positionner à ses côtés.

 

La femme au visage encapuchonnée poussa d'un geste du pied le corps évanouie de  Doréa Clanders, et fit face au vieillard acculé contre le lit du bébé. Elle leva alors un bras richement décoré de bijoux et dont la manche du vêtement noir était ample le long du bras.

Elle visa la gorge de l'homme avec sa baguette magique.

 -  Qui... êtes-vous ?

 

L'homme tremblait mais il tenait toujours contre son torse la fillette emmaillotée dans sa couverture avec poigne. Il protégeait l'enfant au risque d'en perdre la vie, par Merlin.

 

 -  Oh, cher Newton Scamander, j'ai eu vent de ce que vous tentiez de faire, chantonna la mystérieuse sorcière, ramener Lianna Sauwer vers la lumière, n'est-ce pas ?  Elle aimait vous avoir auprès d'elle mais je vais vous apprendre une bien triste nouvelle, mes deux petits pions viennent d'être momentanément détruits. Et j'aimerais beaucoup comprendre comment...parce que j'ai tout vu par le biais d'une étrange vision. Quant à qui je suis, quelqu'un de bien, bien plus importante que vous. Mais peu importe...Juliet, obéissez aux ordres qui vous ont été donnés. Tuez l'enfant, elle va me servir de sujet d'expérience. Elle contrecarre nos plans.

 

Juliet écarquilla ses yeux avec incompréhension. Elle ne comprenait plus rien à la situation actuelle, n'était-ce pas là le magizoologiste reconnu ? Et que racontait celle qui dirigeait la section spéciale d'une main de fer mais qui travaillant toujours dans l'ombre ? Prise au dépourvu, l'homme se retourna avec une grande vivacité pour son grand âge et posa le bébé dans son lit. Puis, se positionna devant en guise d'une protection inutile. Il sortit brusquement sa propre baguette magique qu'il perdit à son tour rapidement car sa cheffe le désarma un peu trop facilement en émettant un éclat de rire bien cruelle face à sa puéril tentative de défense.

 

 -  Qu'est-ce que...ne touchez pas au dernier membre de ma famille, que...ma filleule, que lui est-il arrivée ?

 

Sa supérieure ricana à nouveau de plaisir et leva son arme. Sans plus attendre, l'Avada Kedavra sortit de sa baguette, et la malédiction le frappa en pleine poitrine. Il se figea avec horreur, et son cadavre s'étala à son tour lourdement à même le sol. Un cri d'horreur se figea dans sa gorge face à la scène. Juliet voulut s'enfuir mais l'autre sorcière se retourna vers sa personne. Par dessous la capuche, l'Auror de la section spéciale discernait deux globes oculaires dorés et dotés de taches noires. Mais famille, par Merlin ? Newton Scamander fut de la famille des mages noirs ? Et oh, par Merlin, venait-elle d'assister à un meurtre de sang froid ? Pour qui travaillait-elle vraiment ?

 

 - Vous apprendrez que je me salie rarement les mains Juliet Phelps, mais cet homme était bien trop gênant à mes yeux. Cependant, pour les autres mangemorts, nous allons manipuler leur esprit   afin que les Maîtres des Ténèbres, lors de leur retour, car ils reviendront aux pouvoirs...

 

Un sourire cruel étirait sa bouche.

 

-          .....  ne verront seulement ce que je veux qu'ils comprennent en voulant comprendre certains événements qui auront eu lieu en cet halloween 1981.

 

Elle murmura alors quelque chose qu'elle ne compris pas, et des particules étranges se mirent à sortir de sa baguette. Elles  se dirigèrent un peu partout au sein de la pièce.

 

-  Que...quoi...vos deux pions, Madame ? Pour quoi...qui est-ce que je travaille exactement ? Je suis du bon côté moi, je me suis faites recruter à la sortie de Poudlard pour servir le bien ! J'ai torturé pour le bien dont le premier né du couple noir pour des tests et des expériences qui étaient censé aider les sorciers... et... mais que racontez-vous et.... le couple noir n'est plus ? Que...quoi ?

 

-  Vous travaillez pour bien plus que pour le bien ou le mal, Juliet Phelps ! susurra-t-elle. Maintenant, montrez-moi que vous obéissez aux ordres qui vous ont été donnés ! C'est un honneur que vous puissiez accomplir votre tache en ma compagnie. Exécutez l'ordre si vous voulez monter en grade !

 

Elle frissonna de la tête aux pieds mais s'approcha tout de même du petit lit, acculée par l'autre sorcière. La fillette c'était débarrassée de sa couverture, et avaient ses petites mains posées contre les barreaux de son lit. Elle regardait curieusement le corps de Newton Scamander en pleurant à chaudes larmes, et croyaient certainement qu'il allait se réveiller pour la prendre dans ses bras. Sa main trembla car finalement, était-elle du mauvais côté ? Juliet croisa les yeux bleu-vert du bébé. Un bébé. Comment pouvait-elle enlever la vie d'un tout petit être ? Elle comprenait enfin la signification de ce qu'elle devait faire. C'était tangible. Concret. Cruel. Elle ne pouvait pas tuer un bambin. Peu importe sa naissance. Et puis, toutes ses nouvelles informations la titillaient. Sans compter le cadavre du magizoologiste qui gisait à ses côtés, Merlin !

 

Et... le couple noir était parti, décédé ?

 

 -   Madame...je ne peux pas...pas... tuer un enfant. Peu importe sa naissance.

 

La sorcière se reçut, et sans qu'elle ne comprenne ce qu'il lui arrivait, un doloris. Elle tomba de nouveau à genoux, et elle eut l'impression que des milliers d'aiguilles transperçaient sa chair.

 La jeune femme se contorsionna sous la douleur intense qui électrisa ses membres.

 

Par Merlin. Elle souffrait.

 

 -  Bien. Vous n'êtes visiblement pas encore prête avec ce genre de taches. Un lavage de cerveau sera nécessaire pour faire de vous un meilleur soldat.  Soit, je m'en occupe, ce n'est pas un bébé qui va me nuire, n'est-ce pas ? Je ne comprends pas ce qu'eux ont fabriqués, mais évidemment, c'est d'une risibilité..

 

Juliet était couchée sur le sol, mais regarda la vision troublée par la douleur, la femme l'enjamber à son tour. La sorcière se dirigea avec détermination vers l'enfant, prête à la tuer.

 

L'Avada Kedavra commençait à verdoyer du bout de la baguette magique de l'autre sorcière, mais Juliet se laissa glisser vers l'avant afin de récupérer son arme perdue lors de sa chute.

 

Ce qui se passa ensuite fut un mystère absolu à ses yeux. Une bourrasque de vent venue de nulle part pénétra la pièce alors que la fillette se recevait le sortilège impardonnable en plein visage. Cette même rafale se fondit dans la petite fille au moment même où la malédiction percutait de plein fouet l'héritière du couple noir, déstabilisant avec brutalité sa supérieure qui tomba à la renverse.

Juliet fut alors prise d'un regain d'énergie et d'adrénaline et réussit à se relever durant ce moment d'extrême confusion. Elle prit la petite fille dans ses bras, récupéra  sa couverture de bébé  et le nounours  serpent auquel l'enfant c'était entre-temps accroché  sans réfléchir. L'Auror transplana en urgence malgré la terreur engourdissant ses membres.

 

Elle devait immédiatement se rendre à Poudlard. Auprès d'Albus Dumbledore.

 

Il saurait quoi faire avec cette enfant.

 

 

Pour le plus grand bien by Chrisjedusor
Author's Notes:

Bonjour, je sais ça fait une eternité que je n'ai pas écris. J'aime toujours autant le faire cela reste ma passion, mais la vie a fait que c'était un peu compliqué :)

 

Cependant, miracle, je clôture, encore une même si il me faut 1 million d'années lumières, cette nouvelle histoire avec  ce dernier petit chapitre sur les aventures d'un bébé Amélia.

 

Merci à tous pour votre fidélité, vous vous reconnaitrez ;)

 

Chris

 

 

Amélia ne comprend pas trop ce qui se passe mais la longue barbe blanche de l'homme qui la tient entre ses bras l'amuse. Sa main potelée tire doucement dessus mais cela ne semble pas déranger l'adulte qui continue de converser calmement avec la femme qui se retrouve positionnée en face d'eux.

 

La sorcière fait des allées retours en marchant nerveusement, et à grandes enjambées devant le bureau de ce grand monsieur aux yeux bleus. Il porte des lunettes Elle ne sait pas vraiment ce que c'est mais elle a envie de les lui prendre pour les regarder de plus près.

 

-          ...c'est donc pour cela que vous m'aviez vivement conseillée d'inciter mon frère et ma belle-sœur a acheté cette maison sur Surrey, à Privet drive, après leur mariage ?

 

-          Effectivement, Juliet. Je ne vais pas le nier que cette situation fut opportune ne croyez-vous pas ?

 

-          Opportune ? J'ai pris des risques inconsidérés en jouant les agents double, que dis-je triple, pour éviter la mort de cette enfant. Vous savez à quel point cette situation est plus importante et conséquente qu'il n'y parait. Mon frère ferait un arrêt cardiaque s'il apprend d'où elle vient.

 

-          En tant que cracmol il pourra nous informer de son évolution, et ce que votre frère ignore ne peut certainement pas lui faire du tort. La petite Amélia grandira dans un environnement sain, avec une éducation équilibrée, loin de la magie. J'ai cru comprendre après tout que la jeune Catherine Phelps aurait du mal à engendrer un enfant, je suis sûr que tout le monde trouvera de la satisfaction avec cet arrangement.

 

-          De la satisfaction a élevé l'enfant de deux monstres, et cet arrangement, vraiment ? Vous avez tout planifié pour qu'elle puisse se retrouver au côté du petit Harry Potter si votre plan venait à réussir. Cette enfant a reçu une étrange cicatrice sur son front ! Cet Avada Kedavra a comme été aspiré par cette rafale venue de nulle part et vous venez de la camoufler !  

 

La dame à l'air en colère et fusille du regard le vieil homme mais elle s'en fiche et rentre sa tête au sein de la barbe d'Albus Dumbledore. Ça lui chatouille le visage et des balbutiements indistincts sortent de sa bouche. Papa n'a pas de barbe, il est toujours rasé de près. Ça la fait rire. D'ailleurs où sont maman, papa et Nagini ? Ils lui manquent ! Elle se met à regarder autour d'elle, et Amélia se mets à espérer que sa Maman va apparaitre et la faire l'éviter jusqu'à elle afin de la prendre entre ses bras.

 

-          Je vois surtout un innocent bambin de dix mois, inconscient et curieux de ce qui l'entoure, Juliet. Vous, plus que quiconque, savez parfaitement que ce ne sont pas les parents qui définissent la personne.  Tout ce que je fais est pour le plus grand bien, Juliet. Ne cherchez pas à comprendre toutes mes motivations. Vous-même n'êtes pas toute blanche, si j'ose dire. Mais vous comprenez parfaitement à quoi je fais allusion, n'est-ce pas ?

 

La dame grogne fortement entre ses dents. Elle est de plus en plus mécontente mais Amélia est complètement désintéressé par les états d'âmes des deux adultes qui se mettent à argumenter et contre argumenter sur des sujets bien trop compliqués pour elle. Une étrange anxiété l'accapare, elle veut les bras de Maman mais elle ne perçoit pas la chose bizarre qu'elle ressent au fond de sa poitrine quand ses parents sont à proximité.

 

La barbe du Monsieur ne l'amuse plus, et elle n'a plus envie d'attraper ses lunettes dans sa main potelée. Ses muscles se tendent, elle veut descendre de ses bras . Elle doit gambader à quatre pattes afin de chercher Maman et Papa. Mais l'homme la garde fermement contre lui. Avec frustration, des larmes commencent à perler au coin de ses yeux bleu-vert.

 

-...vous remettrez donc cette missive aux Phelps. Je les contacterai prochainement. Je vous laisse le loisir de déposer Amélia au 17 Privet drive. J'ai de la paperasse à peaufiner suite à l'arrivée, hier soir, d'Harry Potter au 4 Privet drive. Quant à toi, Amélia Riddle, ou devrais-je dire prochainement Phelps, j'espère vraiment que grandir au sein du monde moldu t'aidera à garder l'esprit ouvert. Bonne chance à toi.

 

Sans dire un mot de plus, il la tend vers la dame qui la prend à son tour entre ses bras, et Amélia se sent de plus en plus frénétique face à toute cette situation.

 

Amélia veut Maman mais elle n'a pas le temps de geindre et d'exprimer sa frustration. Un tourbillon de couleur l'entoure, et elle disparait de ce grand bureau.

 

Bien loin du Manoir et de Maman et Papa.

 

Bien loin de Nagini.

 

Bien loin du monde de la Magie.

 

Amélia Phelps Riddle est à son insu en route vers de nouvelles aventures.

 

Fin.

 

 

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