Une Vie moins noire by Juliette54
Summary:

 

Phineus n’est plus vraiment un membre de la Noble et très Vieille Maison des Black. Second fils du plus mal aimé Directeur de Poudlard Phineas Nigellus Black, il a été renié pour avoir défendu les droits des Moldus.

Il voulait seulement une vie moins noire. 

Quelques instants de cette vie particulière qui commença à Londres, en 1880. 

- Recueil écrit lors des Nuits d’HPF - 

 


Categories: Tranches de vie Characters: Famille Black
Genres: Aucun
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Les Nuits d'HPF, Mesdames et Mesdemoiselles Black
Chapters: 8 Completed: Non Word count: 5517 Read: 1049 Published: 04/03/2021 Updated: 29/01/2022
Story Notes:

Bonjour ou bonsoir !

Comme dit dans le résumé, c'est un recueil de courts moments de la vie de Phineus Black (oui, j'aime bien écrire sur la famille Black, ça commence à se voir aha). Je vous laisse faire connaissance avec lui et on se retrouve en bas ? Bonne lecture :) 

1. 1. Espoir (1928) by Juliette54

2. 2. Gagner c’est perdre (1915) by Juliette54

3. 3. Une lumière (1920) by Juliette54

4. 4. Drôle de gars (1920) by Juliette54

5. 5. "La magie, mon garçon, ça n'existe pas" (1920) by Juliette54

6. 6. Accepte ou accepte pas ? (1920) by Juliette54

7. 7. Souris (1920) by Juliette54

8. 8. Lex generalis (1920) by Juliette54

1. Espoir (1928) by Juliette54
Author's Notes:

C'est toujours moi ! Javalia, si tu passes par là, j'ai eu l'idée de ce premier texte grâce à toi (donc il est un peu pour toi). 

Thème de 20h du 30 janvier 2021 : la photo est sur le forum. 

Phineus était inquiet, très inquiet. Il aurait même dit qu’il était affolé s’il n’avait pas vu combien sa femme se rongeait les sangs depuis des heures. Sa fille n’était pas avec eux dans le salon de la maison Londonienne. Elle était montée se coucher, lorsqu’elle s’était mise à pleurer, sur ordre de sa mère qui savait combien les larmes mettaient mal à l’aise Phineus.

 

« Quand est-il parti ? demanda-t-il pour la énième fois et pour la énième fois sa femme lui répondit en retenant ses larmes.

 

— Vers… Vers seize heures. Il m’a dit… Il m’a dit qu’il voulait… Il m’a dit qu’il voulait acheter un livre que le précepteur lui a conseillé et qu’il n’a pas trouvé dans ta bibliothèque. Il… Je lui ai donné un peu d’argent et il…

 

— Et il est à présent vingt et une heure seize ! tonna Phineus en passant des mains nerveuses dans ses cheveux noirs, typiques de la génétique de la Maison des Black. »

 

Il vit sa femme sursauter et il s’en voulut déjà d’avoir élevé le ton. Il aimait son épouse. Il l’aimait de tout son cœur et il ne supportait pas de la voir frémir lorsqu’il perdait son calme. C’était bien pour cela qu’elle avait envoyé leur fille adorée dans sa chambre. Ce n’était pas seulement parce qu’elle s’était mise à pleurer, mais parce qu’elle ne devait pas voir que son père pouvait perdre son empire sur lui-même et s’énerver contre sa mère. Phineus ne voulait pas qu’elle vît ça. Il ne voulait pas…

 

« Phineus, je… Je pensais que ce n’était rien, je pensais…

 

— C’est son anniversaire ! s’exclama-t-il en sentant sa voix se briser. »

 

Il se retourna aussitôt, la boule d’inquiétude dans sa gorge se transformait lentement en boule de panique et de détresse à présent. Il aimait cet enfant, cette tête brune aux grands yeux verts, son fils. Il l’aimait comme un père, tendrement et patiemment. Peut-être qu’il ne le lui montrait pas assez, surtout en cette période compliquée, mais…

 

« Je croyais que Finn avait trouvé sa trace près de…

 

— Fausse piste, coupa sèchement Phineus, faisant encore une fois sursauter sa femme. Il cherche toujours avec… »

 

La pendule s’emmêla une nouvelle fois dans ses engrenages magiques, la porte vitrée s’ouvrit et une flopée de morceaux de ferraille vola à travers la pièce. Phineus eut à peine le temps de lancer un Protego pour empêcher les petites pièces d’horlogerie de blesser son épouse. Le silence fut seul maître de la demeure Londonienne une poignée de minutes.

 

« Pardonne-moi, souffla sa femme en se mettant finalement à pleurer. »

 

Il n’y tint pas une seconde de plus malgré les conseils de Finn de rester chez lui et d’attendre le retour éventuel de l’enfant ou des nouvelles de la brigade magique. Il attrapa sa cape, ignorant les demandes pressées et angoissées de sa femme de rester ici, auprès d’elle et d’attendre, encore et toujours.

 

Mais Phineus n’avait jamais attendu, jamais rien. Il avait essayé un temps, puis il avait vite compris qu’il n’y avait rien à attendre de la vie. Lorsqu’on voulait quelque chose, la seule solution était d’œuvrer en silence pour la mettre en place, seul, avec sa plume et sa baguette. Il arpenta encore une fois les rues londoniennes qui environnaient sa maison. Il les connaissait par cœur après avoir passé des années et des années et même toute sa vie ici, dans cette ville, capitale du Royaume-Uni sorcier et moldu. Et encore une fois, les rues lui parurent vides. Oh elles n’étaient pas beaucoup fréquentées à cette heure-ci, surtout par les enfants de bonne famille, mais la tête brune aux yeux verts qui hantaient son esprit depuis dix-sept heures lui faisait voir à nouveau le vide de la vie. Il avait déjà perdu tant de choses. Il en avait gagné tant aussi, bien plus qu’il n’avait perdu. Mais cet enfant…

 

Il tourna à l’angle à nouveau, et à nouveau il ne vit rien. Les chats qui se battaient dans un coin de la rue, les passants qui regardaient sa cape avec un froncement de sourcil sceptique et méprisant, les gamins des rues qui mendiaient une pièce. Rien. Il ne vit rien dans la rue. Il s’enfonça plus loin dans le dédale des rues de Londres, plus loin. Il atteignit le jardin où il emmenait sa famille le samedi après-midi lorsqu’il rentrait du ministère.

 

Ses yeux noirs avaient perdu la bataille contre les larmes. Le froid mordant s’était empressé de les geler et d’attaquer la peau usée de son visage.

 

Il fit une nouvelle fois le tour du jardin, muni de sa baguette cette fois-ci. Que les Moldus aillent se faire voir. Il aurait un avertissement et une amende du Ministère, à la rigueur, et puis c’était tout. Ce n’était rien en comparaison de son imagination débordante qui voyait déjà son enfant kidnappé, démembré et torturé… tué. Il n’y croyait plus lorsqu’il vit deux chaussures noires cousues de fils rouges sous sa baguette, une veste de costume noir et un pantalon bleu marine. Il n’y croyait plus lorsqu’il vit les jambes toutes petites se balancer d’avant en arrière, presque sereinement.

 

« Ma… Ma…

 

— Mon oncle ? lui répondit la petite voix brisée par le froid. Elle… Elle n’est pas venue, elle…

 

— Marius, soupira Phineus en tombant à genou devant son fils, assis sur l’un des bancs du jardin public qu’il avait parcouru des dizaines de fois aujourd’hui.

 

— Elle m’avait dit qu’elle viendrait me voir dans ses lettres, reprit le petit, ses grands yeux verts remplis d’eau. Mère m’avait dit qu’elle viendrait pour mon anniversaire. Je l’ai attendu dans notre endroit secret, celui où elle m’emmenait… avant.

 

— Marius, répéta Phineus en sentant sa gorge s’arracher. »

 

Il attira Marius dans ses bras qui ne sanglotait même plus. Les larmes coulaient toutes seules sur son visage encore jeune pendant que le vieux cœur de Phineus saignait une fois de plus.

 

« Elle m’avait dit qu’elle viendrait et qu’on inventerait des histoires tous les deux toute l’après-midi, reprit Marius. Mais elle n’est pas venue. Je l’ai attendue, je te jure Oncle Phineus, mais…

 

— Je t’avais dit qu’elle ne viendrait pas, essaya-t-il de le raisonner encore une fois. Ta mère… »

 

Comment lui dire que sa mère s’éloignait de lui parce qu’il était Cracmol ? Comment lui dire qu’un jour ou l’autre, Violetta Black ne prendrait même plus la peine de lui écrire ? Comment lui dire que Phineus le considérait comme son fils, le frère de Mimosa, le fils de Lizbeth, alors que son père biologique, Cygnus Black, n’hésiterait pas une seconde à le tuer s’il l’avait en face de lui ?

 

« Tu… Tu as essayé de lui envoyé un hibou ? demanda-t-il néanmoins.

 

— Elle n’a pas répondu, reconnut Marius. »

 

Phineus hésita un quart de seconde avant de soulever Marius et de le prendre contre lui. Le petit laissa son nez plonger dans son cou pendant que Phineus cherchait encore quoi faire, quoi dire pour lui redonner le sourire sans lui redonner de l’espoir. Et pourtant, pourtant, il ne savait pas comment…

 

« Tu as essayé de faire un panneau publicitaire, comme ceux pour les cigarettes ? lui demanda Phineus en sentant son esprit s’embrumer de l’espoir que Marius reprenait. Violetta s’est peut-être perdue dans Londres. »

 

Marius fit le panneau, contre le mur du parc. Et malgré toutes les prières que Phineus fit pour ne pas que Violetta vienne encore une fois entretenir un espoir vain chez Marius, Marius fêta son anniversaire avec un jour de retard mais avec sa mère. 

End Notes:

J'attends vos réactions avec impatience ! Merci d'avoir lu :)

2. Gagner c’est perdre (1915) by Juliette54
Author's Notes:

Thème de 21h du 26 février 2021 : blâme. 

 

Phineus Black était procédurier, depuis presque toujours. Depuis presque aussi longtemps qu’il s’en souvenait. Ou disons qu’il avait une confiance et un espoir fabuleux dans la justice pour un enfant de la Maison des Black, percluse de ses propres principes si peu stables. Il y avait les choses qu’on pouvait faire et les choses qu’on ne pouvait pas faire. C’était comme ça.

Et lorsqu’il était entré à Poudlard, il avait découvert d’autres droits. D’autres droits à d’autres gens. Il avait découvert la justice, la vraie, celle qui s’appliquait à tout le monde et qui aurait dû s’appliquer de la même manière pour tout le monde.

« Chimène, suis-moi, insista-t-il pour la troisième fois. »

La petite blonde grimaça un peu plus, de plus en plus incertaine et réticente à s’opposer aussi frontalement à l’univers magique et sa justice diabolique. La sorcellerie avait depuis longtemps perdu ce côté magique chez Phineus lorsque Chimène Dubois secoua fébrilement la tête. Il sentit son cœur se briser lorsqu’il accepta de baisser la main qu’il avait tendue vers elle.

« Chimène…

— C’est… ça devient trop dangereux Phineus, souffla-t-elle en enfonçant les mains dans sa robe violette où le M brodé, l’insigne du Magenmagot, brillait. »

Elle ne le regardait plus dans les yeux, elle les gardait fixé sur ses pieds, inquiète, tremblante et tout à fait loin de lui. Il expira à fond. Elle avait seulement peur, comme les fois suivantes. Certes, leur projet de loi était un peu plus ambitieux que les précédents. Certes, il était bien plus explicit et Phineus savait clairement que si son père ne le renierait pas dans l’heure, son aîné Sirius ne se priverait de le brûler de l’Arbre, l’ancestrale arbre généalogique de la Maison des Black. Elle avait peur. Il n’avait qu’à la rassurer à nouveau. Elle ne risquait rien, elle. Personne dans la Maison des Black n’était au courant de leur relation. Personne ne s’en prendrait à elle.

« Tu ne veux plus défendre les droits de ta mère ? demanda-t-il plus doucement en s’approchant d’elle. »

Il glissa sa main sur sa joue pour l’inciter à relever le visage. Il dut aller jusqu’à enfoncer ses doigts dans ses cheveux pour qu’elle ose affronter son regard aux iris presque noirs.

« Tu… Ils vont nous tuer, ils…

— Les Black ne te feront rien. Ils ne prendraient pas le risque de s’intéresser à ma vie personnelle plus longtemps. Ils…

— Je n’en peux plus, avoua-t-elle en se mettant à pleurer. »

Sa main se crispa dans ses cheveux blonds. Elle le sentit puisqu’elle se détacha de lui. Une boule de colère et de frustration glissa dans sa gorge. Elle n’en pouvait plus ? Et que pensait-elle de lui ? Que subissait-il depuis des années dans ce 12, Square Grimmaurd ? Lors de dîners interminablement racistes et condescendants ? Il restait là-bas pour glaner par-ci par-là des informations pour faire tomber le plus de pourris possibles ! Il restait là-bas pour avoir un œil sur l’argent de sa famille, pour ne pas qu’ils nourrissent les partis englués de racisme ! Il se battait pour une société juste !

« Tu n’en peux plus ? demanda-t-il en serrant les dents. Tu… Tu me dis à moi que tu n’en peux plus ? répéta-t-il en serrant de plus en plus les dents.

— Tu ne vis plus que pour te battre ! explosa-t-elle en se mettant à pleurer. Tu… Depuis combien de temps n’avons-nous pas été au restaurant ? Ou même nous promener ? Tu… C’est comme si tu te sentais coupable de ce que sont les Black ! Mais ce n’est pas de ta faute si tu es né dans cette famille tordue !

— Mais ce serait de ma faute si je ne faisais rien contre eux ! s’exclama-t-il hors de lui. Tu… Je n’en reviens pas que toi tu…

— Tu ne risque pas une retenue, une exclusion ou même un blâme, Phin, tu risques de te faire tuer ! cria-t-elle en sanglotant un peu plus.

— Eh bien qu’ils me tuent ! hurla-t-il. Au moins, je mourrais la tête haute, sans avoir à rougir d’une quelconque inaction alors que j’avais la possibilité de changer les choses ! »

Il ne la reconnaissait plus. Il… Alors c’était la raison de son silence de ces dernières semaines ?

« Nous sommes sur le point d’enfin obtenir une véritable avancée pour les droits des Moldus dans notre juridiction, et toi, tu… Argh, suis-moi, Chimène, suis-moi sur ce projet et…

— Je veux vivre, Phin, je ne veux pas seulement me battre, je veux vivre, et ton combat est sans fin. »

Il resta muet dix longues secondes à cligner des yeux, incapable de croire à ce qu’il venait d’entendre.

« Je vais te laisser réfléchir, tu… tu ne peux pas penser que…

— Je sais ce que j’ai dit, Phin, dit-elle en reniflant. »

Elle ne pleurait plus, comme si elle avait enfin dit tout ce qu’elle pensait.

« Renonce à ce projet, et vivons enfin heureux, le pria-t-elle en essayant d’attraper sa main. »

Il se dégagea d’un simple pas en arrière. Elle n’avait pas pu dire cela. Elle n’avait pas pu…

« Si tu sors de cette pièce déterminé à ce projet de loi… je considèrerai que tu as choisi ton combat plutôt que mon amour, murmura-t-elle la voix brisée. »

Les lèvres rouges de sa fiancée tremblaient, mais Phineus avait choisi, et ce depuis longtemps.

Il referma la porte derrière lui avec l’image des yeux bruns de Chimène qui se remplissaient à nouveau de larmes. 

 

End Notes:

Merci pour ta review Javalia :) 

3. Une lumière (1920) by Juliette54
Author's Notes:

Thème de minuit du samedi 20 mars 2021 : maladroit

 

Phineus flânait dans les ruelles de Londres à proximité de sa maison depuis un quart d’heure lorsqu’il se décida avec un soupir lent et bruyant à chercher son chemin. Il n’y avait plus personne dans sa vie depuis que Chimène avait préféré faire la sienne sans lui, cinq ans plus tôt. Il avait brillé devant le Magenmagot lorsqu’il avait présenté le plus beau discours qu’il n’avait jamais écrit, mais il n’avait eu ni Chimène, ni sa famille pour le féliciter :

- Chimène l’avait quitté

- La Très Noble et Très Vieille Maison des Black l’avait renié et brûlé de leur hideuse tapisserie

Autant dire que la victoire avait était plutôt amère. Il recommencerait si c’était à refaire, mais il avait brillé pour se brûler les ailes et se faire brûler de la vieille carpette. Point à la ligne.

Et c’était difficile de continuer le combat pour les droits des Moldus dans la communauté sorcière, ce dont il s’était fixé l’objectif des années plus tôt, sans personne avec qui le partager vraiment, plus qu’en coup de vent, et plus que pour lui et ses convictions. Chimène lui manquait, et c’était encore pire quand il se souvenait qu’elle était à présent dans les bras de Reynolds. Il lui en voulait à elle, il lui en voulait à lui et il s’en voulait à lui-même aussi. Il en voulait à Chimène de l’avoir poussé à choisir entre ses idées et son amour la vieille de ce décret qu’ils avaient mis des mois à monter. Il lui en voulait de l’avoir abandonné de cette manière. Il en voulait à Reynolds car il semblait avoir réussi là où Phineus avait échoué, c’est-à-dire rendre Chimène heureuse et épanouie. Et il s’en voulait de leur en vouloir et d’en être encore affecté. Cinq ans, qui restait cinq ans à contempler de loin et en se cachant l’amour de sa vie ? Ils s’étaient fréquentés pendant plus de quinze ans, ils avaient tout découvert ensemble, l’amour, l’intimité et les difficultés d’un combat juste. Et sa vie personnelle s’était arrêtée depuis cinq ans.

« Seigneur, mais c’est pas possible ! Et la vieille Tilda va encore me dire que je suis maladroite ! Mais c’est pas moi ! C’est eux qui regardent pas où ils vont ! Ah ça, ça, c’est toujours pareil !... »

Il papillonna des yeux, et regarda les vêtements de tissu blanc éparpillés au sol et le panier retourné. Une ménagère pestait bruyamment avec cet accent de la rue qui avait toujours fasciné Phineus. Elle releva deux yeux bleus furieux et s’esquinta un peu plus la voix.

« Ne me regardez pas comme ça ! Et aidez-moi à ramasser tout… Seigneur, mais c’est pas possible ! »

Il la regarda bêtement lâcher la sous-robe dans la corbeille à linge et fixer les paumes de ses mains avec un désespoir qui ressemblait plus à de l’exaspération. Il remarqua nettement les tâches de sang sur le tissu et les mains écorchées de la jeune femme. Elle devait avoir entre vingt et trente ans, un air fier et revêche plutôt charmant, les cheveux cachés par un foulard sans doute pour ne pas la gêner. Elle semblait revenir du lavoir ou de la blanchisserie et…

« Tout est à refaire ! La vieille Tilda va encore me retenir des sous sur ma paye ! hurla-t-elle avec colère. Mais…

— Je suis navré, je… Vous voulez… Vos mains, vous voulez que je vous les soigne ? »

Il s’apprêtait déjà à sortir sa baguette avant de se souvenir qu’il était en face d’une Moldue et préféra remettre manuellement les vêtements blancs dans le panier.

« Me soigner ? bafouilla la fille.

— Vos mains je… »

Il se redressa, remis de l’ordre dans son pantalon puis dans cette altercation.

« Phineus Black, j’habite à deux rues d’ici, allons nettoyer vos mains, et ôter les traces de sang du tissu, proposa-t-il en sentant horriblement gauche. »

Il n’était pas fasciné par les moldus comme Gilbertus Weasley. Il trouvait simplement normal que tout le monde ait la même place dans la société et réprouvait tout privilège. Mais disons qu’il la regarda avec plus d’insistance en espérant ne pas avoir dit un mot de trop, un mot sur la magie.

« Lizbeth Lux, bafouilla-t-elle en écarquillant un peu plus les yeux lorsqu’il souleva la corbeille pour la porter à sa place. Vous… D’accord, j’veux bien, accepta-t-elle en le regardant curieusement. »

Il avait sûrement dit ou fait quelque chose de sorcier. Peut-être qu’elle avait vu sa baguette magique. Ou bien…

« Allons-y, Miss Lux, suivez-moi, proposa-t-il en retrouvant son chemin. »

Il l’entendit répéter « Miss Lux » avec une sorte d’étonnement et de stupéfaction. Il lui jeta un coup d’œil. À côté de lui, elle marchait avec une hésitation flagrante. Son menton se releva brusquement avec une provocation teintée d’insolence lorsqu’elle remarqua le vieux moldu qui les regardait avec désapprobation. Il repéra une mèche de cheveu blond qui dépassait de son foulard. Pour sûr que sans ce fichu pour protéger ses cheveux, elle devait ressembler à une lumière. Miss Lux. Une lumière.

Et il ne savait pas encore à quel point.

 

End Notes:

Merci d'avoir lu :) 

4. Drôle de gars (1920) by Juliette54
Author's Notes:

Thème de 23h du 26 février 2021 : pot-pourri. 

 

Lizbeth Lux hésita un court instant avant de suivre l’homme chez lui malgré ses mains égratignées jusqu’au sang par une chute malheureuse. Il ne lui inspirait pas confiance. Il semblait peu sûr de lui, et en même temps, elle savait comment ils étaient ces gars-là, bon chic bon genre, bien sous tout rapport, et de vraies brutes à la moindre contrariété, merci bien. Un politique qui disait faire le bien autour de lui, mais chez lui, c’était jamais ça. Elle avait combien de copines femmes de chambre qui s’étaient fait jetées parce que Madame ne voulait plus que Monsieur la voie, hein ? Merci bien. Merci de merci bien.

« Venez, Miss Lux, l’invita l’homme. »

Miss Lux… Ses employeurs ne l’appelaient pas Miss Lux. Personne même. On l’appelait Lizbeth. Quel drôle de gars. Où était sa Madame, d’ailleurs ?

« Où est Madame Black ? préféra-t-elle demander en restant sur le seuil de la porte d’entrée.

— Elle ensorcèle un pot-pourri, répondit-il en esquissant un sourire. 

— Pardon ? s’exclama-t-elle en faisant un pas en arrière. »

C’était quoi, ça ? Il se payait sa tête ? Ça ne se passerait pas comme ça, foi de Lizbeth Lux.

« C’était une plaisanterie, Miss Lux. Il n’y a pas de Mrs Black. Je vis seul. »

D’accord, elle ne rentrerait pas ici, hors de question. Se retrouver en tête à tête avec un homme jeune, plus grand et fort qu’elle ? Ses yeux gris foncé, presque noirs, la firent frémir de la tête aux pieds. Il lui paraissait plus triste et solitaire que violent ou dépravé comme d’autres pour lesquels elle avait dû travailler, mais elle ne se ferait pas avoir, pas question. Ses cheveux mi-longs pendaient de chaque côté de ses joues lui conférant un certain charme, elle le reconnaissait. Mais tout le mystère qui entourait jusqu’à sa démarche lente et silencieuse la mettait sur le qui-vive. Attendez qu’il s’énerve et la malmène, hein.

« Je suis pas une putain, je vous préviens, Mr Black, cassa-t-elle en serrant des poings sanguinolents prêts à cogner malgré la douleur. »

Elle eut l’étonnement de la voir virer au rouge et s’étrangler bruyamment. Ben voyons, Monsieur Phineus Black était pudique. Il réajusta avec fébrilité sa veste de costume trois pièces avant de plonger la main dans sa poche avec frénésie.

« Je voulais juste… Je…vous soigner… Je… »

Elle le vit retirer un long manche de sa poche. Il allait l’agresser avec un couteau ?! Elle devait fuir, maintenant, elle n’aurait même jamais dû… Non, ce n’était pas un couteau. Un bout de bois ? Il voulait quoi ? La corriger ? Et puis pourquoi il avait ça dans sa poche, hein ? Y avait plus pratique pour se défendre dans les rues du Londres 1920.

« C’est quoi votre bout de bois ? Vous vous prenez pour qui ? Pour mon père ? J’ai rien à faire avec les détraqués, hein. Au revoir ! s’exclama-t-elle avec exaspération.

— Mais non je… Je voulais juste… »

Elle fila dans les petites rues de Londres.

 

5. "La magie, mon garçon, ça n'existe pas" (1920) by Juliette54
Author's Notes:

Merci Winter et Sifoell pour vos reviews < 3

Le titre de ce texte vient bien sûr de HP1 ! 

Thème de 20h de la Nuit Insolite du 4 septembre 2021, défi scénaristique : deux personnages débattent sur l’existence de la magie.

Bonne lecture :)

 

Mr Phineus Black vit Miss Lizbeth Lux tourner les talons. Merlin, qu’avait-il fait ? Il avait essayé de lancer un trait d’esprit, une plaisanterie, pour détendre l’atmosphère étrange qui les entourait, elle, jeune moldue dont les mains étaient griffées jusqu’au sang, et lui, qui l’avait malencontreusement bousculée. Et voilà qu’elle l’avait mal pris, ou plutôt qu’ils ne s’étaient pas compris. Il avait voulu lui lancer un sortilège de confusion, histoire de ne pas mettre le Secret Magique en danger, mais il n’avait pas été assez rapide et elle était partie, furieuse et en l’insultant.

Il lâcha sa baguette au fond de sa poche et se passa une main nerveuse et embarrassée dans ses cheveux noirs et mi-longs. Qu’avait-il pu lui dire qui la mit dans un tel état ? Il ne l’avait pas insultée, il…

Sa corbeille. Merlin, elle avait oublié sa corbeille de linge. Il souleva le panier et poussa sa porte d’entrée d’un coup d’épaule. Il la vit rapidement, au bout de la rue, un chignon de cheveux blonds entourés d’un foulard.

« Miss Lux je… »

Elle tournait déjà au coin de la rue, alors il se hâta de la rejoindre, essayant tant bien que mal de caler la panière sous son bras comme les lingères le faisaient. Il abandonna quand il manqua de renverser le panier sur les pavés pour la seconde fois.

« Miss Lux je…

— Mais ça va pas ! hurla-t-elle en faisant un bond d’un mètre sur le côté, son visage énervé l’instant d’avant à présent complètement en colère. C’est pas permis d’apparaître comme ça à côté des gens et de leur hurler aux oreilles ! Surtout quand on a dit qu’on voulait plus les voir !

— Mais je… bafouilla-t-il de plus en plus perdu.

— Et vous m’avez volé mon panier de linge en plus ! dit-elle carrément offusquée en tirant sur son panier en osier. Rendez-moi ça ! Vous êtes quoi ? Un magicien ? Vous faites peur aux gens et vous leur volez des choses ?

— Mais non ! Je suis… je… magie… bafouilla-t-il, atterré, en tirant sur le panier pour le garder.

— Allez, arrêtez ça ! La magie, monsieur, ça n’existe pas ! Arrêtez de…

— Pourquoi parlez-vous de magie ? demanda-t-il à présent affolé. »

S’il avait trahi le secret magique, par Merlin, comment… Il était au Magenmagot en plus, si les juristes et les hommes de loi ne respectaient même pas cette loi essentielle à la communauté sorcière comment…

« Mais c’est quoi votre problème ? La magie remplira pas mon assiette… PUISQU’ELLE N’EXISTE PAS ! s’écria-t-elle en réussissant à lui arracher la corbeille. »

Mais la Magie ne pouvait pas créer de la nourriture puisque les Cinq Lois de Gamp…

« Et puis zut, cessez de m’embêter, je vais finir par me faire renvoyer avec vos ennuiements ! Vous voulez que je sois à la rue, c’est ça ? s’exaspéra-t-elle parce qu’il continuait de la suivre sans doute. Eh quoi ? Vous avez peut-être du travail pour moi ? Je vous l’ai dit, j’ai rien à faire avec les détraqués.

— Mais je ne suis pas un Détraqueur, bredouilla-t-il. »

Il la rattrapa alors qu’elle loupait le trottoir. Elle se dégagea d’un coup sec de ses mains.

« Bah vous ressemblez bien à un détraqué, si. Qu’est-ce que vous me voulez ? J’ai besoin de la recommandation de la vieille Tilda pour trouver une place de gouvernante, alors si vous pouviez…

— Je vous embauche, bafouilla-t-il avec embarras. »

Elle s’arrêta enfin. Il la regarda cligner des yeux, des yeux qu’elle avait bleus, et froncer ses sourcils, des sourcils tout aussi blonds que ses cheveux.

« Hein ? grogna-t-elle en tournant la tête vers lui.

— Je… je ne suis pas un détraqué, je ne voulais pas vous mettre dans l’embarras, je voulais seulement soigner vos mains, je… je cherche quelqu’un, alors je vous embauche. »

Merlin, lui, sorcier, toujours méfiant vis-à-vis de sa famille, cette idiote de Maison des Black, employer une moldue chez lui, dans une maison ensorcelée ?

Il avait un grain.

 

6. Accepte ou accepte pas ? (1920) by Juliette54
Author's Notes:

Merci chrisjedusor pour tes reviews des Journées reviews < 3

Thème de 22h du 22 octobre 2021 : accepter.

 

1920,

Lizbeth Lux regarda l'homme devant elle avec une attention non dégagée de méfiance mais agrémentée cette fois-ci d'un brin d'intérêt.

Mr Black, tel qu'il s'était présenté à elle quand il l'avait fait tomber et qu'il avait voulu l'aider à soigner ses mains et porter sa panière de linge, devait avoir dans les trente ans. C'était un bel homme, y avait pas à redire. Il avait un teint blanc et sans défaut, des traits très fins, une barbe taillée de près, des favoris qui soulignaient l'angle de sa mâchoire, et une expression un peu perdue face à ce qu'il venait de lui proposer. Il était habillé comme le bourgeois qu'il était, costume trois pièces, haut de forme et veste longue. Le tout très sombre. Pour un peu, s'il n'avait pas semblé aussi inquiet de sa réaction, elle aurait refusé immédiatement le poste de gouvernante qu'il lui proposait : outre le fait qu'elle se méfiait toujours de ses potentiels employeurs, Mr Black était un homme jeune, célibataire et qui vivait seul. Pas même avec sa mère ou sa sœur, il avait bien dit seul. C'était jamais bon signe ces choses-là.

Mais quelque chose, dans l'hésitation qu'il mettait dans ses gestes malgré tout empreints d'une distinction aristocratique, chassait doucement la perplexité teintée de prudence de Lizbeth. C'était peut-être aussi sa voix, grave mais vivante et relativement posée qui était à coup sûr en train de l'embobiner.

« Vous me payerez combien, Mr Black ? demanda-t-elle en faisant un pas pour se placer à côté de lui avec sa corbeille à linge.

- Vous demandez combien, Miss Lux ? »

C'était peut-être aussi ce « Miss Lux » qu'il avait d'emblée utilisé pour s'adresser à elle qui lui faisait dire que ce n'était pas un pourri. Pas trop, du moins.

« Je peux accepter et vous dire après combien je veux ? demanda-t-elle avec tout le culot qu'elle avait. »

Il cligna des paupières avec hébétude mais hocha tout de même la tête.

« J'accepte alors. »

Mouais, elle pouvait accepter ce premier emploi de gouvernante. Foi de Lizbeth, il ne lui semblait pas trop mal, ce Mr Black.

 

7. Souris (1920) by Juliette54
Author's Notes:

Merci Winter et chrisjedusor pour vos retours < 3

7. Souris (1920)

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« Miss Lux, puis-je…

— Ne bougez pas, Mr Black, je gère la situation très bien ! s’écria Lizbeth et il l’entendit courir dans toute la pièce.

— Mais Miss Lux…

— Viens-là, petite souris, viens voir Maman… susurra Miss Lux d’une voix qu’il aurait bien qualifiée de diabolique s’il avait cru à ces histoires de Paradis et d’Enfer.

— Miss Lux, s’il vous plaît, tout ceci devient ridicule ! s’impatienta Phineus Black en tambourinant à la porte.

— Je vais t’attrap… Reviens-là, saleté ! vociféra-t-elle. Espèce de sale souris, puante et dégoutante, viens ici ! Arrêtez de faire du bruit, Mr Black, bon Dieu de bon soir ! Je vais l’attraper je vous dis ! Si je peux même pas remplir ma première tâche de gouvernante, franchement, j’oserai plus mettre un pied dans votre chez vous.

— Miss Lux, veuillez m’ouvrir, et je vous prie d’obéir rapidement, s’agaça-t-il pour de bon.

— Attendez, c’est presque… Mais c’est pas vrai ! Je vais prendre un chat, ah ça, et je le dresserai bien ! Je vous jure que y aura plus une seule saleté de souris dans cette maison ensuite ! Petite souris… chuchota-t-elle d’un ton clairement machiavélique cette fois-ci.

— Miss Lux, il y a déjà un chat ici, dit-il en essayant de se calmer. Salazar attrapera cette souris très rapidement si vous m’ouvrez et que vous laissez ensuite Salazar entrer dans la…

— Mais un chat ne rentre pas dans un débarras, Mr Black ! Vraiment, je vais vous dresser votre chat, et après ce sera un véritable ogre à souris ! s’exclama-t-elle avec ravissement. Je vous jure. Me virez pas maintenant, ça fait même pas une heure que… JE L’AI… pas…rahh mais…

— Miss Lux, ouvrez cette porte à présent ! Je n’ai pas peur des souris et j’en ai assez d’être enfermé dans ce placard à balai ! »

 

Lizbeth Lux avait du chien, à n’en pas douter. Face aux souris, elle avait peut-être du chat aussi.

 

End Notes:

Thème de 21h de la nuit insolite du 4 septembre 2021 : scénaristique (se déroule dans un placard (à balais sinon ça marche pas))

8. Lex generalis (1920) by Juliette54
Author's Notes:

Thème de 22h du 28 janvier 2022 : l'image d'un feu et le mot déterminé.

8. Lex generalis

Phineus Black tourna une nouvelle fois sa plume entre ses doigts. Cette loi était définitivement arriérée, comme un bien trop grand nombre de lois de la communauté sorcière de Grande-Bretagne et d’Irlande. Elle était discriminante pour les Moldus et les Nés-Moldus, et pourtant, elle était encore en vigueur ici, en 1920.

La Lex generalis. La Loi à propos du genre, de l’origine. Qui datait évidemment des premières années du Secret Magique. Quand le monde a peur, on fait passer toutes sortes de lois stupides. Heureusement que le Ministère avait calmé les attitudes délirantes et législophages du Conseil Sorcier.

Article 1 : Les Moldus pouvant être une menace au Secret Magique, tout sorcier ayant des moldus à trois générations avant et après dans son arbre généalogique est sommé de le déclarer au ministère à sa majorité.

Quel était l’intérêt, franchement ? On n’était pas sa famille, Phineus était le premier à le dire.

Article 2 : En vertu de l’article 1, les moldus déclarés de cette manière sont connus des services du Ministère de la Magie et sont soumis de la même manière au Secret Magique s’ils connaissent l’existence de la Magie. Au moindre doute, un autre sorcier peut demander au Service des Oubliators d’intervenir.

Cet article était encore pire, c’était vraiment n’importe quoi. L’article 1 n’avait déjà pas beaucoup de sens – même si, à la rigueur, il aurait pu servir à protéger des Oubliettes lesdits Moldus mais les Oubliators ne pouvaient pas connaître tous les Moldus au courant du Secret magique et puis la suite prouvait le contraire – mais l’article deux était à vomir.

Article 3 : Avant toute démarche administrative, l’article 1 doit être vérifié et demandé.

Alors ça, ça, ça le mettait dans le même état que s’il avait porté une robe soumise à un Sortilège de Poil-à-Gratter Perpétuel. Personne ne devrait avoir à décliner ainsi ses origines pour se marier, demander un procès, déclarer un décès ou autre !

Article 4 : Toute liste des moldus affiliés à un autre peut être demandée par un sorcier.

Ça c’était encore pire, ça c’était… Argh.

Article 5 : Le taux de cotisation pour les descentes d’Oubliator est défini par le nombre de Moldus dans l’arbre généalogique d’un sorcier.

Et ça, c’était la pointe sur le chapeau, la cerise sur le gâteau, le chocolat ensorcelé sur les cookies, c’était…

C’était honteux qu’un tel texte soit encore en vigueur. Ait même été un jour en vigueur. D’accord, il avait appris combien la communauté sorcière avait vécu dans la peur lors des Chasses aux Sorcières. Mais leur peur s’était lentement muée en traumatisme qui s’était transmis de générations en générations, et qui s’était accentué par l’inconnu d’un monde qui n’avait somme toute pas grand-chose de différent.

Le feu de la cheminée crachota ce qui le fit sursauter et sortir de sa concentration. Il était déterminé à ce que la société sorcière cesse de cultiver ses propres peurs. Il y était déterminé même si, lorsqu’il croisait l’un de ses frères au Ministère, sa détermination fondait comme une glace au soleil. Leur mépris glissait sur lui, mais leurs propos résonnaient bien trop dans les halls du Ministère de la Magie. Mais enfin, ce n’était pourtant pas compliqué de voir que les Moldus étaient semblables à eux ! Pas compliqué de leur parler comme à des êtres humains ! Pas compliqué de…

La porte de son bureau s’ouvrit d’un coup et il sursauta si bien qu’une vague d’encre vint éclabousser tout son bureau.

« Par Merlin mais…

— Oh, excusez-moi Mr Phineus, je venais juste regarder s’il y avait assez de bois dans la cheminée pour entretenir le feu, parce qu’il fait très froid vous savez en ce moment, et il ne faudrait pas que vous tombiez malade à force de rester tout immobile sur vos papiers. Oh mon Dieu, il n’y a pas de bois en avance dans votre bureau ? Par un temps pareil ? Mais depuis quand votre ancienne gouvernante est-elle partie ? Ou votre valet de chambre ? Heureusement qu’on s’est rencontrés aujourd’hui, babillait Lizbeth Lux. »

Et il se retrouva comme un idiot à ne pas savoir quoi faire d’autre que regarder sa toute récente gouvernante moldue toucher au feu avec des ustensiles métalliques qui trainaient là depuis qu’il avait acheté sa maison à des Moldus, dix ans plus tôt. Il ne sut pas quoi lui répondre non plus en ce qui concernait du bois pour faire le feu et d’un certain économe pour éplucher des pommes de terre et de l’endroit où se trouvait le puits.

Du bois pour entretenir un feu ? Un puits au lieu d’un simple Aquamentis ? 

 

 

End Notes:

Merci chris et winter pour vos retours, c'est toujours un plaisir de les lire et de vous répondre < 3 Merci à CacheCoeur pour sa relecture des articles de loi aussi hihi < 3

Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=37998