Nuances de Black by Winter
Summary:

- Projet Inter fan Club -

- X fois où... R.A.B. Regulus Arcturus Band - 

I. Narcissa Malefoy couche sur le papier ces mots qu'elle ne peut pas dire tout haut. Alors elle les écrit, dévoile des sentiments interdits, des pensées blasphèmes. Écrire pour survivre, écrire pour oublier...

* Cette fois où Regulus a désobéi...

II. Quand on aime, on oublie tout pour pouvoir être dans les bras de l'être aimé. Alors, loin, en Slovénie, par cette nuit d'orage, Regulus a décidé d'oublier...

III. Sirius est habillé de noir en ce jour de novembre 1979...

* Cette fois où Regulus a embrassé quelqu’un ou reçu un baiser, MAIS ce baiser est secret

Chapitre bonus : Joyeux anniversaire Juliette54 !

 

@estherann sur unsplash


Categories: Après Poudlard Characters: Narcissa Black, Regulus Black, Sirius Black
Genres: Epistolaire, Romance/Amour, Tragédie/Drame
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Regulus Arcturus Black, le fan-club, Projet Inter Fan Club (Challenge)
Chapters: 6 Completed: Oui Word count: 11291 Read: 1902 Published: 07/05/2021 Updated: 14/08/2021
Story Notes:

Participation au Projet Inter Fan Club de Selket

Et participation à X fois où... organisé par Sifoell dans le cadre de R.A.B. Regulus Arcturus Band.

Je rappelle que cette fic a un warning, ce n'est pas pour rien. Elle parle de dépression, mort et drogues. Si vous ne vous sentez pas de la lire maintenant, attendez d'être accompagné.e ou d'être prêt.e un peu plus tard. ♥︎

1. I - Correspondance de Narcissa Malefoy by Winter

2. * Cette fois où Regulus... a désobéi / bravé l'interdit by Winter

3. II - Nuit d'orage en Slovénie by Winter

4. III - Novembre 1979 by Winter

5. * Cette fois où Regulus a embrassé quelqu'un ou reçu un baiser, MAIS ce baiser est secret by Winter

6. Bonus : 8 moments de la vie de Narcissa Black by Winter

I - Correspondance de Narcissa Malefoy by Winter
Author's Notes:

PROJET INTER FAN CLUB

Manche 1 : (niveau difficile)

Catégorie 1 : Narcissa sera un de vos personnage dans cette fic

Catégorie 2 (stylistique) : vous devez écrire sous forme épistolaire  

Catégorie 3 (scénaristique) : vous devez commencer votre histoire par un journal télévisé

Fan Club : Sirius Black ♥︎

— Des pluies d’étoiles, je vous affirme mon cher, c’est absolument délirant pour la saison ! 

 

— Que vous dire ? Il n’y a plus de saisons !

 

— Cher téléspectateur restez avec nous pour décrypter cet étrange phénomène, des hiboux et des étoiles, non vous ne rêvez pas, c’est au programme du jour ! Vous êtes bien sur Sky News, la chaîne numéro un de l’information à Londres, bonne soirée à vous…

 

 

 

Narcissa baissa le son du poste de télévision, elle ne voulait pas que Lucius la surprenne à regarder cet objet moldu. Heureusement pour elle, ils habitaient le grand Manoir Black, là où elle a grandi, c’est si vaste qu’il ne s’aventure jamais au-delà d’une vingtaine de pièces. Alors que elle, elle le connaît comme sa poche.

 

 

 

Elle a choisi une chambre de bonne reculée et placée sous les combes. Il fait froid en ce 1er novembre, mais qu’importe, elle doit être seule. Il ne comprendrait pas. Dans cette pièce, il y a un vieux lit inutilisable, une table et une armoire. C’est vétuste, vestige d’une époque où elfes de maison et moldus servaient la très noble famille des Black. 

 

 

 

Un temps révolu.

 

 

 

Elle s’assoit derrière la table, dépose les feuilles, la plume et l’encre qu’elle avait apporté puis s’adosse contre la chaise, perdue dans ses pensées, les yeux dans le vague. Alors elle sort de l’unique tiroir de la table un paquet de cigarettes, en prit une qu’elle plaça entre ses lèvres et l’alluma.

 

 

 

Une bouffée, un nuage de fumée, l’apaisement immédiat.

 

 

 

 

 

01 novembre 1981

 

 

 

Cher moi,

 

 

Est-ce le début de la folie, comment pourrais-je savoir ? Quoi qu’il en soit, je ne peux plus tenir de cette façon.

 

 

Alors voilà.

 

 

Cher moi,

 

 

En ce moment, les temps sont difficiles. Je me perds et j’ai besoin de trouver quelque chose de solide. Solidité, confort.

 

 

J’écris dans l’espoir de mettre de l’ordre dans mes pensées. À Poudlard plein de filles faisaient ça, écrire dans un journal intime où elles se lamentent que Sirius ne leur accorde pas un regard.

 

 

Ce qu’elles pouvaient être sottes.

 

 

Trop réfléchir, trop penser, trop espérer, trop TOUT.

 

 

 

 

 

 

 

HALLOWEEN DE L’HORREUR OU DU BONHEUR

 

par Eldric Frisemenhune.

 

 

 

En cette nuit du 31 octobre 1981, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom a été déchu par un enfant. Harry Potter alors âgé de un an n’a pas été touché par le sortilège de mort lancé par le mage noir.

 

 

 

Depuis plus d’un an, ses parents James et Lily Potter se cachaient dans le village de Godric’s Hollow dans l’espoir de protéger leur fils de la guerre. Cependant, cela n’a pas suffi puisqu’ils ont été retrouvés et tués par le mage noir, venu seul pour tuer l’enfant qui pourrait le détrôner.

 

 

 

Les Aurors et les agents du Ministère n’expliquent pas comment cet exploit a pu se réaliser. Cependant, notre reporteur dépêché sur place confirme que Vous-Savez-Qui est décédé, le sort a rebondi sur lui provoquant une explosion détruisant une partie de la maison au passage.

 

 

 

Le coupable de cette tragédie ?

 

 

 

Sirius Black, un ami du couple, était le gardien du secret, il aurait rejoint les rangs du Seigneur des Ténèbres dévoilant ainsi la localisation de la cachette de la famille Potter. Celui-ci a voulu s’échapper et a tué 12 moldus et un sorcier, un ami d’enfance, Peter Pettigrow. Il n’en restait qu’un doigt affirme Emeline Vance, une Auror interrogée sur place.

 

 

 

Découvrez l’enquête exclusive en page 3 de cette édition spéciale.

 

 

 

 

 

 

 

Cet article, elle l’a trouvé dans la Gazette du Sorcier arrivée en pleine nuit, ils n’ont pas attendu le matin pour délivrer cette édition, la communauté sorcière devait se réjouir de cette nouvelle.

 

 

 

Le Seigneur des Ténèbres n’est plus. Je devrai être triste, pourtant une part de moi se réjouit. C’est mal, j’en suis consciente. Ces dernières semaines, l’attente et l’angoisse n’ont fait qu’empirer. 

 

 

Et il y a Drago. Mon fils. Je ne veux pas l’élever seule. Ce combat était le mien, mais depuis Drago tout a changé. Cet amour que je ressens me donne une impression de vivre. C’est un sentiment grisant, je ne l’avais jamais expérimenté auparavant. 

 

 

Quand le hibou a délivré le journal, je l’ai tout de suite ouvert. Ce titre m’a donné envie de vomir. Cet enfant a perdu sa famille, une mère est morte pour protéger son fils…

 

 

Ce qui m’a interpellée surtout était l’évocation de Sirius. 

 

 

On s’est éloignés depuis longtemps, depuis qu’il a été envoyé à Gryffondor, depuis qu’il a rejoint l’Ordre.

 

 

Je le connais peu, il est vrai. Mais je suis certaine d’une chose.

 

 

Il ne les aurait jamais trahis.

 

 

Jamais.

 

 

 

*****

 

 

 

03 novembre 1981

 

 

Je pleure.

 

 

Je pleure en écrivant ces lignes.

 

 

Aujourd’hui est le jour de son anniversaire.

 

 

Je n’ai jamais été proche de Sirius. Plus de Regulus…

 

 

J’ai été au Ministère, pour lui parler. Ils vont l’envoyer à Azkaban. 

 

 

Sans procès. 

 

 

C’est terrible. Il était livide, lui qui auparavant était si beau…

 

 

Quel gâchis.

 

 

C’est fini. 

 

 

 

*****

 

 

 

8 mars 1982

 

 

Walburga est morte.

 

 

Oui, je ne fais pas dans la demi-mesure. Pas de « cher moi », c’était ridicule de commencer comme cela d’ailleurs. Je devrai le barrer.

 

 

Ou pas. À quoi bon, personne ne doit lire ces lignes. Jamais.

 

 

Walburga est morte il y a deux jours. Comme tous les samedis, je lui rends visite et Kreattur a ouvert. Cet elfe a toujours été particulier, il marmonne dans son coin, c’est insupportable. Ça s’est accentué depuis le décès d’Orion et de Regulus. Lui et Walburga étaient ensemble et il faut avouer qu’elle aussi perdait un peu la tête. 

 

Je dois respecter mon aînée, pardon.

 

Ils tournaient en rond tous les deux, à ressasser le passé. Parfois, c'était limite s’il me manquait de respect ! Il aurait besoin d’une remise à niveau.

 

 

Walburga était morte depuis deux jours.

 

 

Il n’a rien dit, car il ne voulait pas qu’on lui enlève le corps.

 

 

Foutu elfe.

 

 

 

*****

 

 

 

— Nous vous rappelons chers téléspectateurs que si vous voyez cet individu contactez les services de police. Ne l’approchez pas, il est extrêmement dangereux, c’est un…

 

 

C’est un assassin.

 

 

Nous sommes le 19 juillet 1993, me revoilà dans cette petite chambre, loin des regards indiscrets. Je n’étais pas revenue ici de puis longtemps, pas eu envie, pas eu le besoin surtout. 

 

 

Les dernières années ont été douces, j’ai profité de chaque instant donné avec mon fils et mon mari que j’aime tant. Chaque jour, je me sens chanceuse de les avoir à mes côtés.

 

 

Eux, libres, vivants à côté de moi.

 

 

Depuis le début de l’été, la Gazette du Sorcier n’a que le nom de Sirius à la bouche. Il s’est échappé d’Azkaban.

 

 

Si on m’avait demandé qui aurait pu déjouer la surveillance des Détraqueurs, j’aurais d’abord pensé à Bella.

 

 

Comme quoi.

 

 

Elle me manque.

 

 

Le Ministère est fou de rage, ils ne comprennent pas comment il a pu faire ce qu’aucun sorcier avant lui a réussi.

 

 

 

Narcissa ouvrit le tiroir devant elle. Le paquet est toujours là. Osera t-elle ? Oh, et puis après tout. 

 

Une bouffée, un nuage de fumée, l’apaisement immédiat. Il y a des choses qui ne changeront pas.

 

 

 

 

 

Voilà un secret. Je profite de ces lignes qui ne seront jamais lues pour dire que je suis fière de Sirius. C’est un Black, rien ne nous arrête.

 

 

Pas même les créatures de la mort.

End Notes:

Première fois que je participe à un challenge, mais finalement je suis bien heureuse de sortir de mon schéma habituel (Dark Paradise ou Nuits HPF).

J'étais dans le train, j'avais une heure à tuer, voilà mon texte de la première manche (j'avais bien cogité dessus ces dernières semaines, j'ai changé au moins 10 fois d'avis, moi indécise ? noooon) ^^

Merci pour votre lecture ! 

winter

* Cette fois où Regulus... a désobéi / bravé l'interdit by Winter
Author's Notes:

PROMPT FAN CLUB R.A.B.

X fois où Regulus a désobéi / bravé les interdits 

ϟ. Labrinth, Forever (from Euphoria)

 

Année 1978

 

_______________________________

 

 

 

 

 

« Sois sage. » lui avait dit Walburga.

 

 

 

Regulus avait hoché la tête, évidement. C’était comme si ces mots étaient gravés dans sa peau. Certains n’auraient pas supporté, lui au contraire ne se voyait pas vivre sans les règles. Sinon, où irait-il ?

 

 

 

— C’est une réunion avec Lui ?

 

 

 

Regulus enfila sa longue cape noire, c’était un sergé de coton tissé si serré qui l’eau glissait dessus sans le mouiller, pas besoin de sortilège.

 

 

 

— C’est une réunion avec d’autres partisans Père.

 

 

 

Il rabattit sa capuche, pas de réponse.

 

 

 

S’il y avait une personne encore plus avare en mots que Regulus, c’était bien son père.

 

 

 

Il ouvrit la porte et se plaça sur les marches de l’entrée, respirant à pleins poumons l’air humide de la pluie.

 

 

 

Et il transplana.

 

 

 

Regulus adorait cette sensation de perdre pied, c’était assez paradoxal, lui qui détestait ne pas tout contrôler. L’air lui manquait, juste un instant, peut-être juste une seconde. 

 

 

 

Et cette seconde était merveilleuse. 

 

 

 

— Te voilà Black.

 

 

 

Rabastan posa une main sur son épaule et le guida dans le manoir.

 

 

 

— Ça fait plaisir de te voir Black. T’es tout pâle, tu devrais sortir plus souvent. Fais comme chez toi surtout.

 

 

 

Une musique assourdissante raisonnait entre les murs et il y avait du monde, beaucoup de monde. Avec surprise, il reconnut certains membres du Ministère, les plus jeunes surtout, ceux connus pour s’accorder aux idées du parti sorcier conservateur. 

 

 

 

Rabastan était déjà parti, Regulus n’avait même pas fait attention, perdu dans ses pensées. Il s’avança et commença à déambuler dans les pièces et les étages. Partout du bruit et des lumières l’interpelait. 

 

 

 

C’était merveilleux.

 

 

 

Ils étaient tous ensemble et si seuls à la fois, il n’aurait pas rêvé mieux. Il n’était pas obligé de parler et de faire des efforts, de toute manière personne le remarquait.

 

 

 

Il était personne.

 

 

 

Il réalisa qu’il avait un verre à la main. Commet était-il arrivé là ? Aucune idée. Autant le boire.

 

 

 

Regulus avait l’habitude de boire de l’alcool, son père l’avait habitué jeune à toutes sortes de spiritueux, car un homme, un vrai, ça boit et surtout, ce n’était jamais faible.

 

 

 

« Tu seras viril mon fils. »

 

 

 

Le goût était différent de ce qu’il connaissait, ce devait être cet alcool russe qu’avait ramené les recrues venues de l’Est. Ils avaient soutenu Grindelwald et maintenant, c’était le Seigneur des Ténèbres qui les réunissait. 

 

 

 

L’ivresse le saisit immédiatement. Regulus slalomait comme dans sa bulle entre les gens. Peut-être l’appelait-on, qu’importe, il n’entendait plus. C’était bon ce sentiment de ne plus avoir pied, de quitter le monde du réel. Pourquoi s’emmerdait-il à ce point ?

 

 

 

« Sois sage. »

 

 

 

— Va te faire foutre ! 

 

 

 

Regulus avait crié. Ces voix, ces injonctions, elles tournaient en boucle dans sa tête. Elles ne pouvaient pas revenir, il voulait juste quelques minutes de répit, profiter encore de l’alcool et de la musique qui faisait boum boum dans ses oreilles.

 

 

 

— Bien dit ! cria une voix.

 

 

 

Un jeune homme s’approcha de Regulus, sa chemise était entrouverte et Regulus remarqua que son torse imberbe était luisant de sueur. 

 

 

 

Il déglutit.

 

 

 

— Pourquoi tu as encore ta cape ?

 

 

 

Regulus regarda ses épaules, ah oui, il avait encore sa cape.

 

 

 

— Tu n’as pas chaud ?

 

 

 

Si, terriblement. 

 

 

 

— Je… Je ne sais pas où la mettre.

 

 

 

Le jeune homme en face de lui éclata de rire.

 

 

 

— Oublie les conventions Reg, oublie tout.

 

— Je peux ?

 

 

 

Regulus s’étonna d’avoir parlé sans avoir tourné sept fois sa langue dans sa bouche. Et puis l’autre l’avait appelé Reg, il n’y avait que Sirius pour le faire. Enfin ça, c’était avant…

 

 

 

— Si tu le veux, répliqua l’autre en haussant les épaules.

 

 

 

Ses cils étaient longs et accentuaient la malice qui se dégageait de son regard. Ses longs doigts fins enserraient une bouteille dans une main et une cigarette dans l’autre.

 

 

 

— Tu veux fumer ?

 

 

 

Le sang de Regulus battait contre ses tempes. 

 

 

 

« Sois sage. »

 

 

 

— Oui ok.

 

— Première fois ?

 

— Oui.

 

 

 

Il se sentait soudain un peu bête, un peu trop novice et pur finalement. 

 

 

 

— Il y a deux manières de le faire, l’une est bien, l’autre ne l’est pas. Tu prends laquelle ?

 

 

 

Regulus sentit une pointe de panique montrer le bout de son nez. Ce n’était pas lui de dire oui, lui, il était le serpent qui travaillait dans l’ombre, pas celui qui prenait des risques.

 

 

 

— Je…

 

 

 

Le regard de l’autre le perturbait. Les lumières qui éclairaient la pièce bougeaient dans tous les sens, elles passaient sur son visage, illuminant ses cheveux châtains de couleurs pop. Regulus n’avait jamais rien vu de tel. D’où sortaient ces lumières ? 

 

 

 

— Attend, j’ai un truc qui t’aidera, dit l’autre.

 

 

 

Il sortit de sa poche une pilule blanche.

 

 

 

— Qui m’aidera à quoi ?

 

— À t’oublier.

 

 

 

Le sourire qu’il lui donna lui fit tout drôle. La petite pilule blanche dans la main tendue du jeune homme semblait le narguer tout comme les dires de sa mère.

 

 

 

« Mérite ta place comme un Black, ou tu partiras d’ici comme un rien. »

 

 

 

« Sois sage. »

 

 

 

Il ne lui avait jamais désobéi. 

 

 

 

Il tendit la main, la même main qui avait une chevalière frappées au blason Black, reçue lorsqu’il avait rejoint ses rangs, c’était il y a un mois. Le gars sourit à pleine dent et lui tendit son verre pour l’aider à avaler.

 

 

 

Boum, boum, boum.

 

 

 

Son coeur. Il le sentait battre, comment ne pas s’être rendu compte avant de la force de cet organe au fond de lui qui le maintenait en vie ? Il ressentait l’air qui remplissait ses poumons, apportant la dose d’oxygène nécessaire à sa vie. C’était incroyable.

 

 

 

Il vivait. 

 

 

 

Le jeune homme en face de lui, sourit et prit une nouvelle bouffée de sa cigarette qui n’en était peut-être pas une finalement. 

 

 

 

La musique, les lumières se mêlaient et voltigeaient autour de Regulus qui souriait tournoyant sur lui-même. Il n’avait plus de voix dans sa tête. C’était merveilleux, il n’allait pas s’écrouler, non, il volait.

 

 

 

— Je ne t’avais jamais vu sourire.

 

— Je n’avais pas de raison de le faire.

 

 

 

Sa réponse plut à Junior qui tira longuement sur sa cigarette.

 

 

 

— Approche et inspire. 

 

 

 

Regulus ne réfléchit pas et s’approcha du jeune homme.

 

 

 

Boum, boum, boum. 

 

 

 

Junior posa ses lèvres sur les siennes et souffla toute la fumée dans la bouche de Regulus. Surprit, il inspira par réflexe et se mit à tousser en sentant la fumer brûler ses poumons.

 

 

 

Ça piquait les yeux et sa gorge était toute enflammée.

 

 

 

Mais ce n’était rien. Rien comparé à la sensation de douceur encore sur ses lèvres.

 

 

 

— Tu vois, je te l’avais dit que c’était la bonne manière de fumer.

 

 

 

Déjà Junior se rapprochait pour lui souffler une autre bouffée. Cette fois-ci Regulus était prêt et profita de cet instant où leurs lèvres se touchaient. C’était peut-être un peu trop longtemps. 

 

 

 

C’était même bien plus long que nécessaire.

 

 

 

Et alors ?

End Notes:

Je regarde Euphoria en ce moment (ça faisait un moment que je voulais voir cette série), et elle me plait énormément. J'ai donc décidé de changer un peu la direction de cette fic. Toujours des nuances de Black, mais en musique avec la BO ♥︎

Merci pour votre lecture,

winter

II - Nuit d'orage en Slovénie by Winter
Author's Notes:

PROJET INTER FAN CLUB

Manche 2 : (niveau difficile)

Catégorie 1 : Votre texte doit se passer durant une nuit d'orage / Votre texte doit se passer en Slovénie. 

Catégorie 2 (stylistique) : Votre texte doit être écrit dans le style romance (y'a un peu d'amour, non ?)/ Chaque phrase de votre texte commence par le dernier mot de la phrase précédente (j'ai tenté au début)

Catégorie 3 (scénaristique) : nope

Fan Club : Regulus Black ♥︎

ϟ. Labrinth, Still Don't Know My Name (from Euphoria)

Août 1979

_______________________________

 

 

— C’est le Maitre. Et il dit qu’on doit rentrer demain, il a une mission pour nous.

 

 

 

Sans réagir, Regulus prit une nouvelle bouffée, regardant au loin les nuages noirs couvrir le ciel au travers de la fenêtre ouverte.

 

 

 

— Eh, tu m’écoutes ?

 

 

 

Silencieux, il hocha la tête et savoura la nicotine qui entrait dans son corps.

 

 

 

— Arrête Reg, je déteste quand tu fais ça.

 

— Ju…

 

 

 

Mais il ne l’écouta pas et se leva, allumant une cigarette et à faire les cent pas dans la chambre exiguë qu’ils louaient dans la banlieue de Ljubljana.

 

 

 

Le Seigneur des Ténèbres avait proposé une mission en Slovénie, à Markovci, un village perdu dans les montagnes, non loin de la Croatie. Là-bas, se trouvait l’ancien repère de Grindelwald. Ils s’étaient portés volontaires pour recruter de nouveaux partisans, ceux qui connaissaient déjà la guerre et qui gonfleraient les précieux rangs du mage noir.

 

 

 

Ces derniers jours avaient été les plus heureux de la vie de Regulus. La mission avait vite été un succès, loin de tous, loin des regards, il s’était senti enfin libre.

 

 

 

Libre d’aimer.

 

 

 

Il avait eu le coup de foudre direct pour Barty Croupton Junior. Ils ne se connaissaient pas avant, mais être ensemble avait été comme une évidence. 

 

 

 

C’était lui et pas un autre. 

 

 

 

En Angleterre, ils préféraient se cacher, Regulus savait ce que ses parents en penseraient, pas besoin de faire le test. 

 

 

 

— Tu veux que je te dise que ça me fait chier de partir ?

 

 

 

Ju s’arrêta et se tourna vers lui, sa cigarette se consumait toute seule, sa cendre tombant lentement sur le parquet de la pièce. Ce pouvait être dangereux, mais Junior n’était pas du genre à s’inquiéter de ce genre de futilités.

 

 

 

— Ouais, tu pourrais commencer par ça.

 

— Alors je te le dis : ça me fait chier de partir.

 

— Pourquoi Regulus ?

 

 

 

Le jeune homme savoura l’air qui entra dans la pièce, certes, il était chaud, l’atmosphère était lourde. Mais il avait toujours adoré l’avant des orages.

 

 

 

— Tu veux que je te dise pourquoi ça me fait chier de partir demain pour revenir en Angleterre ?

 

 

 

Junior hocha la tête, les larmes aux yeux, c’était un émotif, il pouvait paraître faible si on ne connaissait pas son histoire personnel.

 

 

 

Or, Ju s’était construit tout seul, rien que pour ça Regulus l’admirait et ne le trouverait jamais faible.

 

 

 

Regulus se leva et s’approcha du jeune homme qui ne bougea pas alors que sa main frôlait ses épaules.

 

 

 

— Savoir qu’on va retourner à se voir en cachette m’emmerde, je voudrais rester avec toi ici, faire l’amour, boire, fumer, qu’on soit défoncés jusqu’à pas d’heure…

 

 

 

Ju sourit d’un air satisfait alors que Regulus s’avançait pour l’embrasser. 

 

 

 

Ils étaient jeunes.

 

 

 

Ils savaient ce qu’était la mort.

 

 

 

À chaque fois qu’ils faisaient l’amour, ils se jetaient corps et âmes sur l’autre comme si.. Comme si ce serait la dernière fois. On ne savait pas de quoi demain serait fait, et ça ils le savaient mieux que quiconque. 

 

 

 

Ju aimait après l’avoir fait qu’ils restent l’un contre l’autre. Il trouvait que l’après faisait partie intégrante du pendant. Regulus à chaque fois faisait mine de partir et de râler, alors Ju lui disait de rester. Et il finissait par accepter.

 

 

 

Il ne pensait pas que Ju était dupe, c’était leur petit manège. Regulus avait besoin de ça pour accepter le nous qu’ils formaient. 

 

 

 

— Tu penses à quoi ?

 

 

 

Dehors, l’orage tonnait depuis un moment. C’est dommage Regulus aimait bien le voir arriver complètement, il s’était laissé emporter par le moment et l’avait oublié.

 

 

 

— Que j’aime bien les orages. Petits, père et mère n’acceptaient pas qu’on pleure quand on faisait un cauchemar ou s’il y avait un orage. Alors j’allais voir Sirius, sa chambre était en face de la mienne. On se mettait sous les draps, comme pour faire une cabane. Il me racontait des histoires et on jouait. C’était génial. Et puis à un moment je n’avais plus peur, mais je continuais à aller le voir… 

 

 

 

Puis ils étaient parti à Poudlard et les cabanes sous les draps n’étaient pas les seules choses qu’ils avaient perdu. 

 

 

 

— Bref, j’aime bien l’orage.

 

 

 

Ju ne répondit pas et se colla plus contre lui, ses cheveux châtains clairs reposaient sur le torse de Regulus qui passait une main distraite sur ses épaules.

 

 

 

Pendant longtemps, il avait tenté de lutter contre cette partie de lui si… Anormale. Aujourd’hui, il se sentait toujours aussi dysfonctionnel, mais il n’était plus seul et finalement, il s’en moquait un peu quand Ju était tout contre lui.

 

 

 

L’orage tonnait toujours au dehors, Regulus n’avait vraiment pas envie de rentrer à Londres. Et pas juste parce qu’ils devraient se cacher à nouveau. Depuis quelques temps, certaines choses le taraudait. Ça avait commencé quand Le Maître lui avait emprunté Kreattur…

 

 

 

Regulus était jeune, mais pas idiot. Ce que le Seigneur des Ténèbres avait fait dans cette grotte allait bien au-delà de la lutte pour la pureté de sang. Il avait une intuition… Une intuition que quelque chose de mal allait arriver.

 

 

 

Il resserra un peu plus contre lui le corps endormi de Ju. S’il osait chercher pour en savoir plus sur ce mystère, il savait que ça n’allait pas plaire au Maître, que cela signifiait aussi que Ju pourrait en pâtir.

 

 

 

Oui, mais…

 

 

 

Il regarda sa bourse posée à côté de sa baguette sur la table de nuit. Elle contenait un petit bout de parchemin plié en quatre. Dedans était inscrit : « Tu sais où me trouver. ».

 

 

 

Oui, il savait où était son frère. Sauf qu’il n’était pas prêt à tout abandonner pour le rejoindre, la pureté de sang, il y croyait encore.

 

 

 

Il ouvrit la bourse, prit un cachet qu’il avala en dépliant le parchemin. Cette écriture, il la connaissait par coeur, il l’avait tant de fois déplié et replié. Il ne pouvait pas se résoudre à s’en débarrasser, pourtant le garder était si dangereux. Il ne donnait pas cher de sa peau si quelqu’un le découvrait. 

 

 

 

Il ne souhaitait jamais revoir son frère, si cela arrivait, il ne saurait quoi faire. Le tuer ? C’était lui ou Sirius. Le choix impossible.

 

 

 

L’effet du cachet commença à faire effet et à se faire sentir dans son corps. Tout autour de lui, les formes bougeaient, devenaient floues, l’air frais venu de l’orage lui caressait le visage et le corps de Ju le réchauffait d’une chaleur rassurante.

 

 

 

Non, il n’avait définitivement pas envie de rentrer à Londres.

 

 

 

Et alors qu’il se laissait porter par l’ivresse de la drogue dans son sang, l’orage laissa place au beau temps.

 

 

 

Après la pluie, le beau temps…

End Notes:

Hello,

Merci pour votre lecture, cette fic est vraiment celle où je ne me prends pas la tête, j'écris et pof je poste sans réfléchir 12 000 ans sur une tournure de phrase (si si autant je temps je vous assure).

Merci à Selket pour cette super idée, je m'éclate à cogiter dessus pendant un mois pour l'écrire à la dernière minute avant la dead line ^^

Comme vous pouvez le voir, la série Euphoria m'a pas mal touchée et c'est le ton encore une fois pour ce texte. Ma vision de Reg est assez personnelle, j'ai pas mal creusé dessus pour ma fic longue donc je peux comprendre que vous ne partagiez pas mon point de vue où qu'il vous perturbe un peu. 

Voilà, la bise et portez vous bien ♥︎

winter

III - Novembre 1979 by Winter
Author's Notes:

PROJET INTER FAN CLUB

Manche 3 : (niveau difficile)

Catégorie 1 (décor et personnage) : Les maraudeurs doivent être là / Votre texte doit se déroule lors d'une après-midi d'Automne

Catégorie 2 (stylistique) : Le narrateur doit être masculin

Catégorie 3 (scénaristique) : nope

Fan Club : Regulus Black / Sirius Black ♥︎

ϟ. Labrinth, When I R.I.P. (from Euphoria)

Novembre 1979


_______________________________


 


 


Narcissa ne savait pas où se mettre. Être ici était dangereux, elle le savait qu’elle prenait un risque. Si elle était vue, c’en était finie d’elle et de Lucius. Son mari ne savait pas qu’elle était venue. Elle s’était faite porter souffrante, comme il savait qu’ils étaient proches, il n’avait pas insisté, la laissant se reposer dans leur chambre.


 


•••


 


Sirius regardait au loin déterminant s’il pouvait descendre sans prendre de risques. James, situé à côté de lui, posa une main réconfortante sur son épaule.


 


— On descend tous ensemble, la main sur nos baguettes, au premier mouvement on transplane.


— Ça ne vaut pas la peine.


 


Il s’étonna de sa voix si rauque, il se racla la gorge avant de reprendre.


 


— C’est trop dangereux, ne faite pas ça pour moi.


— On va le faire Patmol, ajouta Remus, suivit par Peter.


— Oui oui… 


 


Alors Sirius prit une profonde inspiration et commença à descendre la colline. 


 


•••


 


— Si nous sommes réunis aujourd’hui c’est pour commémorer la mémoire de…


 


Elle cessa d’écouter. Elle voyait au loin tante Walburga, le visage de marbre. Elle l’admirait pour ne rien laisser transparaitre, elle était si forte, si parfaite. Oncle Orion, quant à lui, avait l’air fatigué. Elle fit glisser son regard sur les invités présents. Au loin, elle voyait un jeune homme qui lui semblait étrangement familier malgré son air fatigué et ses tics nerveux. C’était sa posture qui… Mais où l’avait-elle vu ?


 


Puis elle se rappela l’avoir aperçu à des cérémonies du Ministère. Mais oui. C’était le fils de Barty Croupton dont tout le monde disait qu’il deviendrait Ministre de la Magie un jour. Lui, c’était son fils unique. Étonnant qu’il soit là aujourd’hui… Elle ne savait pas qu’ils étaient proches.


 


Soudain, elle remarqua un groupe de jeunes hommes au loin. Ils étaient quatre. Non… Ça ne pouvait pas être lui…


 


•••


 


Il ne fit pas attention aux personnes présentes. Cela ne servait à rien de remuer les fantômes du passé. Étonnement, des souvenirs lui revinrent en tête, comme des flashbacks. 


 


Bam, ils étaient jeunes, peut-être 4-5 ans, ils jouaient à ne pas marcher sur les lignes du carrelage en marbre.


 


Bam, ils avaient 10-11 ans, ils parlaient de Poudlard, des maisons, de Serpentard… Lui, il devait penser au quidditch, sa passion restée secrète jusqu’à sa sélection dans l’équipe comme attrapeur. Sirius, lui, il s’en rappelait très bien, il pensait à tout autre chose.


 


À la liberté.


 


Le sorcier de cérémonie parlait et parlait sans que ça lui fasse chaud ou froid. Il ne le connaissait pas, il ne pouvait pas comprendre. Il sortit son paquet de cigarettes de la poche de sa veste en cuir, s’en saisit d’une et l’alluma.


 


L’habituelle bouffée de bien être ne vint pas le cueillir.


 


Il était trop triste pour ça.


 


— Foutu gâchis.


 


Les Maraudeurs autour de lui hochèrent la tête en coeur.


 


— Tu connais tout le monde ici ? demanda James qui analysait la petite assemblée.


— Au premier rang, devant le cercueil, ce sont mes parents, la grande blonde, c’est Narcissa Malefoy.


— Oui, elle me disait quelque chose, dit Remus. C’est la femme de Lucius Malefoy, il travaille au Ministère.


— Elle-même effectivement. 


— Et lui là-bas ?


 


James désignait le jeune homme aux cheveux châtains/blonds. Il semblait être en mauvaise santé. Comme s’il avait passé la soirée à faire la fête. Ses yeux étaient cernés de noir et injectés de sang. Il passait sa main frénétiquement dans ses cheveux sales et semblait ne pas tenir en place. 


 


— Aucune idée. Je ne lui ai jamais connu d’amis. Encore moins d’amis proches qui viendraient jusque ici…


 


Le jeune homme sortit de sa poche son paquet de cigarettes, tapota distraitement sa poche au passage, puis réalisa que son paquet était vide. Il se tourna pour regarder derrière lui alors que les Maraudeurs détournaient tous le regard.


 


— Merde, il vient… murmura Sirius.


 


Ses amis à côté de lui gardaient leur main serrée sur leur baguette, il leur faisait confiance pour couvrir ses arrières.


 


— Hey. Tu as une clope à me filer ?


 


Walburga se retourna pour sermonner le mal-venu qui interrompait le discours du sorcier de cérémonie. Elle pâlit un bref instant en reconnaissant Sirius, puis elle se ressaisit et ses lèvres se pincèrent comme un signe de désapprobation. Qu’il soit venu ne lui plaisait pas de toute évidence.


 


Sirius ne s’en formalisa pas et se tourna vers le nouveau venu, son paquet tendu vers lui. Le visage de ce garçon lui disait quelque chose, l’avait-il vu à Poudlard ? Ou faisait-il partie de ses connaissances de sa vie d’avant avant de fuir le Square Grimmaurd ?


 


— Merci.


 


Il alluma sa cigarette à la moldue avec un briquet en métal. Ce détail frappa Sirius. Lui, il allumait ses cigarettes de cette manière parce qu’il trouvait ça cool. Les sorciers en général ne s’encombraient pas d’un tel objet, ils prenaient leur baguette tout simplement.


 


« C’est qui ce mec ? »


 


— Sirius Black, dit-il en tendant la main.


 


L’inconnu regarda sa main entre eux, puis sourit comprenant ce que Sirius espérait.


 


— Je m’appelle Barty Croupton Junior. Il m’appelait Ju.


 


Sirius cessa de tendre la main, il était malin, ayant tout de suite compris la supercherie. Il se serait senti obligé de la serrer en se présentant. Tant pis, il avait eu l’information qu’il cherchait tout de même. Maintenant une autre question lui brûlait les lèvres :


 


— Tu le connaissais ?


 


•••


 


Narcissa se retint de se retourner comme Walburga l’avait fait pour voir qui interrompait ce silence respectueux. Ses cheveux blonds s’échappaient de son voile noir. Sirius avait déjà dû la reconnaître et il ne dirait rien. Il n’était pas du genre à dénoncer. 


 


Petit, il avait déjà cette fougue. 


 


Combien de fois les avait-il couverts quand ils faisaient une bêtise tous ensemble ?


 


Elle ne savait plus, réalisa t-elle avec une pointe de culpabilité.


 


Oh, et puis au diable les convenances, au point où elle en était… Elle se retourna pour dévisager son cousin qui avait tant changé. Il était plus grand, plus mur, comme marqué par la vie et la guerre. Cependant elle pouvait toujours reconnaître le petit garçon qu’il avait été. Un peu trop actif certes, toujours à être sur le point de dépasser la limite du convenable, mais doté d’une belle aura. Encore aujourd’hui, elle n’en démordait pas.


 


« Quel gâchis. » pensa t-elle.


 


Il parlait avec Croupton Junior, peut-être que comme elle, il s’interrogeait sur sa présence ici. Il n’était pas seul d’ailleurs. Trois autres garçons l’accompagnaient. Deux d’entre eux ne lui disaient absolument rien. Cependant, celui aux cheveux noirs, les lunettes, et cet air un peu plus altier, était James Potter, un Sang-Pur, cela ne faisait aucun doute.


 


•••


 


Barty Croupton Junior ne quittait pas son sourire qui commençait à taper sur les nerfs de Sirius. Il ne répondait pas, comme s’il se délectait d’avoir ce pouvoir sur lui. Une simple information que lui avait, et que Sirius non.


 


— Tu lui ressembles, tu sais ?


 


•••


 


C’était fini. Narcissa devait y aller, elle avait pris assez de risques comme cela. Son oncle et sa tante comprendraient pourquoi elle ne restait pas plus longtemps. Elle releva légèrement sa longue robe noire pour pouvoir marcher plus aisément jusqu’à l’abri des regards moldus. Ce que ça pouvait l’agacer de faire attention à ce genre de détails. 


 


« Les sorciers ne pouvait-ils pas vivre en paix et en toute liberté ? »


 


Son coeur était lourd, cette mort était si abrupte, si soudaine. Lucius lui avait dit de ne pas y aller. C’était trop bizarre. Trop soudain. Un jour, il était là, et puis, plus rien. Comme si… Comme si quelque chose avait mal tourné.


 


Malgré tout Narcissa l’aimait, jamais elle n’aurait osé exprimer à voix haute de tels sentiments, cependant elle se devait au moins d’être honnête avec elle-même : elle l’aimait, il allait lui manquer.


 


Sa gorge se serra, mais elle ne céda pas aux larmes qui montaient. Elle était une Black, et les Black ne pleurent pas. 


 


•••


 


Sirius retint son souffle. Pourquoi cette réponse de Barty Jr. l’intéressait autant ? Il ne remarqua même pas qu’ils ne restaient plus qu’eux dans ce cimetière en plein coeur de Londres. Tous habillés de noir - ou presque - devant une tombe qui détenait qu’un cercueil vide. Toute son attention était focalisée sur cet étrange individu. Que savait-il ?


 


— Il est mort, c’est sûr.


 


Barty avait soudain quitté son sourire moqueur et le regardait droit dans les yeux. Sa main faisait des allers-retours entre sa poche et ses cheveux, tentant en vain de les recoiffer. Maintenant, il semblait être pris de frissons, comme atteint par une forte fièvre qui le faisait suer et trembler.


 


— Ça va ?


 


C’était Lunard qui avait parlé.


 


— Vous permettez ? demanda Barty Jr. qui n’attendit pas la réponse pour piocher dans sa poche un petit sachet de cachetons. 


 


Il en prit un et l’avala sans eau, d’un coup, tout rond. Voilà ce qu’il devait vérifier dans sa poche : si son médicament était toujours là.


 


— Pourquoi tu dis qu’il est mort ? 


 


Barty ferma les yeux, savourant cet air frais de cette fin de journée d’automne sur son visage, et peut-être aussi les effets de la drogue dans son organisme.


 


Novembre, le mois des morts.


 


Quand il les rouvrit, Sirius fut surpris de trouver de la peine dans son regard. C’était étonnant, il semblait si loin de la réalité. Finalement, quelque chose semblait le toucher.


 


— Parce qu’il m’a donné ça avant de partir, répondit-il en piochant dans sa poche pour en ressortir un morceau de parchemin plié en quatre.


 


Sirius sentit son coeur louper un battement. Ce parchemin, il l’aurait reconnu entre mille. À l’époque, quand il lui avait donné, il était si sot, encore plein d’espoirs, il avait cru que tout était encore possible. Il lui avait donné dans le train du Poudlard Express, en rentrant à Londres alors qu’il ne vivait déjà plus au Square Grimmaurd. Cependant, il avait comme pressenti que cet été marquait un tournant. Alors il avait usé de ruse pour lui donner ce parchemin :


 


« Tu sais où me trouver. »


 


Pas besoin de plus, il avait compris. Sirius avait bien fait puisqu’il n’était pas revenu à la rentrée, il était parti Le rejoindre. Ils ne s’étaient jamais reparlés, à peine croisés.


 


Et depuis tout ce temps, il l’avait gardé. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi ce Barty Jr. le lui rendait en ce jour de commémoration de sa mort ? Avait-il essayé de le contacter ? Pourquoi… Comment…


 


« Qu’est-ce que ça voulait dire bordel ?! »


 


Junior lui tendait toujours le parchemin, attendant qu’il s’en saisisse. Quand il le fit, un poids semblait s’alléger sur les épaules du jeune homme qui sourit sans que ça atteigne vraiment ses yeux.


 


— Regulus Black a été la personne la plus importante de ma vie, déclara t-il avant de partir, laissant derrière lui un frère en deuil, et trois nouveaux frères, les frères qu’il s’était choisi. 

End Notes:

Hello,

Je continue sur ma lancée Euphoria, vraiment, je ne me lasse pas d'écouter la BO ♥︎

Cette histoire de petit bout de parchemin est tirée de ma fic longue Dark Paradise (ce passage n'est pas encore publié), je n'ai pas ajouté mon OC à Nuances de Black, pour que vous puissiez apprécier ces textes indépendamment. Ici je respecte le canon avec une note de Junior un peu surprenante je le conçois. C'est un ado en mal d'amour, qui se cherche et tombe sur un gars aussi paumé que lui : Regulus. D'abord unis par la cause, ils tombent amoureux, s'aiment et puis la mort les sépare.

Merci à Selket d'organiser ce projet ♥︎

winter

* Cette fois où Regulus a embrassé quelqu'un ou reçu un baiser, MAIS ce baiser est secret by Winter
Author's Notes:

PROMPT FAN CLUB R.A.B.

X fois où Regulus a embrassé quelqu’un ou reçu un baiser, MAIS ce baiser est secret

ϟ. Labrinth, All For Us (from Euphoria)

Décembre 1978

 

_______________________________

 

 

 

 

 

Regulus fixait le plafond de sa chambre en pensant qu’il pourrait bien avoir une balle pour la jeter et la rattraper encore et encore. Sirius en avait une, ça avait la manie de rendre Mère folle. 

 

 

 

Tac, toc. 

 

 

 

Tac, toc. 

 

 

 

Regulus aussi détestait cette manie qu’avait son frère de toujours bouger, de faire quelque chose. Durant les repas de famille, il faisait tressauter sa jambe, comme si c’était insupportable pour lui de rester assis. Ne pas bouger ce n’était pourtant pas bien compliqué, il suffisait de s’évader dans sa tête. Sirius devait avoir envie de s’évader tout court. C’est ce qu’il avait fini par faire, partir. 

 

 

 

Ce soir, Regulus sortait d’un repas de Noël familial.

 

 

 

Et il aurait bien fait tressauter sa jambe.

 

 

 

Sa tête était pleine de choses diverses et variées. En janvier, il avait tué pour la première fois. Et aujourd’hui, un peu plus tôt, juste avant le repas, le Maitre l’avait contacté pour le refaire à nouveau. Alors Regulus l’avait fait.

 

 

 

Le matin du 24 décembre 1978, Regulus avait tué.

 

 

 

Qui ? Il ne voulait même plus y penser.

 

 

 

La première fois, il avait vomi. Cette fois-ci, il s’attendait au choc, il avait laissé son esprit partir, partir loin… Vers quelque chose de positif. Un peu comme dans les repas de famille ennuyeux finalement. Il en avait honte en y repensant maintenant, mais il avait pensé à Barty Croupton Junior. 

 

 

 

Junior avait tout d’un homme normal. Regulus aussi d’ailleurs. Ils étaient éduqués, avaient une famille, avaient un travail… Cependant, Junior avait cet art de vous déstabiliser avec quelques phrases bien placées. Et depuis, il hantait les pensées de Regulus.

 

 

 

Junior n’était absolument pas normal.

 

 

 

Il était tout. 

 

 

 

Avec lui, Regulus se sentait vivant. Plus vivant que quand il était parmi les rangs des Mangemorts à défendre cette cause qui lui tenait tant à coeur. Quand il parlait avec Junior, il aurait pu cesser tout combat et partir avec lui, loin de tous.

 

 

 

Regulus rougit en réalisant où ses pensées l’emmenaient. Il devait cesser immédiatement, de tels sentiments envers un homme n’était pas normaux. Et puis, Junior ne devait même pas avoir une quelconque affection pour lui.

 

 

 

« Qu’importe puisqu’il ne se passera jamais rien, jamais. »

 

 

 

Oui, il aurait aimé avoir une balle. En attendant, il jouait avec un briquet. Par curiosité, il avait gravé les armoiries Black avec sa baguette. Il devait penser à l’effacer par la suite, le symbole de sa famille sur un tel objet moldu était si offensant… Sirius en aurait été capable. Regulus avait plus de respect. 

 

 

 

Le repas avait été long. En temps normal, Regulus supportait bien ces moments dirigés par le protocole où la Bienséance dictait chacun de ses faits. Mais ce soir… Ce soir… Merlin, Regulus aurait eu envie de fuir.

 

 

 

Père s’était enfermé dans ses pensées, somnolant à moitié sous l’effet puissant du Whisky-Pur-Feu. Mère aussi avait trop bu, elle fumait cigarette sur cigarette tout en parlant de choses fort embarrassantes : son frère, Alphard Black, sa nièce, Andromeda, et Sirius bien entendu.

 

 

 

— J’ai toujours su qu’il y avait une tare chez eux, soupirait-elle aux côtés de Druella qui hochait la tête à chacune de ses phrases.

 

— Vous n’y étiez pour rien ma chère, quand il est né c’était dans son regard. Regardez avec moi…

 

 

 

Elle avait retenu un hoquet. Était-ce un sanglot ? Regulus avait été choqué, ce genre de sentiments n’avait pas de place dans une vie d’un ou d’une Black. Mère au moins ne s’était pas laissée submergée par les émotions. Elle gardait sa tête froide.

 

 

 

— Sirius aurait pu être un très bon héritier, il ne se laissait pas marcher sur les pieds, ajouta Walburga.

 

 

 

Puis elle s’était levée, le sujet était clos. D’un geste de la baguette, elle avait lissé sa robe, elle était à nouveau impeccable.

 

 

 

Si cette conversation avait autant choqué Regulus, c’était parce que Sirius avait été renié, son nom n’apparaissait plus sur la tapisserie. Mère lui avait dit qu’il ne devait plus évoquer son nom, c’était comme si son frère n’avait jamais existé, comme ça d’un coup de baguette sur une tapisserie.

 

 

 

Il la connaissait par coeur cette tapisserie, or, on voyait toujours une branche partir de Orion et Walburga, juste à côté de la sienne. Sirius existait toujours. Ne pas dire son nom était une illusion, Regulus l’avait bien compris. Alors pourquoi sa mère l’avait-elle évoqué et non pas qu’une seule fois ? Pourquoi avait-elle cité également Andromeda et Alphard ?

 

 

 

Il y avait des règles, c’était pour les respecter, non ?

 

 

 

Regulus ne comprenait pas, ne comprenait plus. Plus il grandissait, plus il s’interrogeait. C’était mal de se poser des questions, il était persuadé que cela lui attirerait des ennuis. Or, les ennuis, il les fuyait comme la peste, il aimait le calme du quotidien, sauf que…

 

 

 

Parfois, il était pris d’un frisson d’excitation. Comme quand il avait rejoint les Mangemorts. Au delà de la douleur créée par la marque sur sa peau, il avait eu un sentiment d’appartenance si fort… Il s’était senti vivant. Cette sensation qu’une seule personne lui procurait.

 

 

 

Junior.

 

 

 

Son balai au coin de la pièce semblait le narguer, comme l’invitant à faire une balade de minuit. Les moldus croyaient à un mythe ridicule d’un homme barbu qui distribuait les cadeaux la nuit de Noël. S’il y avait bien une nuit où il pouvait voler en toute quiétude dans Londres, c’était celle-ci.

 

 

 

Quels idiots ces moldus, encore une preuve de…

 

 

 

Le coeur datant la chamade, Regulus s’interrompit au milieu de son geste. Allait-il vraiment le faire ? Qu’espérait-il ? Il était toujours plein d’angoisses, plein de questions et de doutes. C’était pour cela qu’il volait, ça lui mettait les idées au clair.

 

 

 

Fenêtre ouverte. Coup de pied. Envol.

 

 

 

Ey! (Oh, oh, oh, oh). 

 

Just for your love, yeah, I’ll. 

 

Give you the world. 

 

Mona Lisa's smile. 

 

Hey (oh, oh, oh, oh). 

 

And I'll do 25 to life. 

 

If it makes me a king. 

 

A star in your eyes.

 

 

 

— Regulus ? Tu es trempé, viens donc te réchauffer, tu dois être gelé.

 

 

 

Il était comme ça Junior. Pas plus surpris que cela, comme s’il avait vu suffisamment d’horreurs pour qu’une surprise ne lui fasse pas plus d’effet que de manger une pêche mure.

 

 

 

Il ouvrit grand sa fenêtre pour le laisser entrer et était déjà à raviver les flammes de sa cheminée de chambre. C’est quand il sentit la chaleur réchauffer ses membres que Regulus réalisa à quel point il était frigorifié. Il ne sentait plus ses doigts, sa peau était toute blanche, et il n’arrêtait pas de trembler.

 

 

 

— Tiens.

 

 

 

Il s’empara de la couverture que Junior lui tendait alors que celui-ci lui jetait un doux sort qui sécha ses vêtements.

 

 

 

— Merci.

 

— Garde la couverture, tu commences à peine à reprendre des couleurs.

 

 

 

Il amenait déjà deux fauteuils près de l’âtre. Regulus ne put s’empêcher d’admirer la passion du jeune homme quand il s’assit. C’était ça. Junior n’était absolument pas normal. C’était un passionné qui faisait toujours tout à 200%, même s’asseoir sur une chaise. Il dut sentir son regard sur lui, car il se détourna pour l’observer.

 

 

 

— Je… Je devrais y aller, merci, déclara Regulus en priant pour que son ton de voix ne trahisse pas son trouble.

 

— Pourquoi es-tu venu ?

 

 

 

Rester ou partir ?

 

 

 

Dreamers are selfish.

 

 

 

Regulus décida de s’asseoir.

 

 

 

— Je ne crois pas que moi-même je le sache.

 

 

 

Junior ne le pressa pas, gardant son regard de feu sur lui, alors que Regulus se laissait hypnotiser par les flammes. Sa main droite gardait sa cape, sa main gauche jouait avec le briquet moldu.

 

 

 

— Il paraît que les gauchers sont des incompris, dit Junior, rompant le silence.

 

— Oh euh, oui, peut-être… Mais est-ce possible que quelqu’un nous comprenne un jour ?

 

 

 

Junior se tourna un peu plus vers lui, Regulus se surprit à regretter que leurs sièges ne soient pas plus proches.

 

 

 

— Je ne sais pas, c’est une bonne question. En tout cas, j’ai trouvé quelqu’un que je souhaite comprendre…

 

— Ah oui qui ?

 

 

 

Il se mordit les lèvres alors qu’il venait de finir sa phrase. Il était un Black bon sang ! La précipitation, les émotions, les coups de tête, ce n’était pas pour lui ! 

 

 

 

Et en même temps…

 

 

 

Il souhaitait rester, continuer à enfreindre les règles, aller plus loin. Pourquoi pas tenter des choses comme à la fête en automne dernier, ce soir où ils s’étaient rencontrés.

 

 

 

Pourquoi ressentait-il autant de sentiments contradictoires ?

 

 

 

— C’est quoi ça ?

 

 

 

Junior évitait sa question et désigna d’un coup de tête le briquet métallique.

 

 

 

— Ce matin j’ai fait une mission… C’est tombé de la poche de… Bref, il est mort, je l’ai ramassé sans faire attention. C’est un briquet, c’est pour faire du feu.

 

— C’est moldu ? Tu sembles t’y connaître en objets qu’ils utilisent.

 

— Pas du tout ! s’indigna Regulus. Je ne connais pas les moldus, je les déteste, je…

 

 

 

Il s’interrompît en voyant Junior rigoler doucement.

 

 

 

— Tu es encore plus beau quand tu t’énerves. Ne t’en fais pas, je disais ça pour t’embêter. Je peux le regarder ?

 

 

 

Il lui tendit machinalement le briquet, l’esprit occupé par sa première phrase. Lui, beau ? Pourquoi son coeur battait si fort ? Était-ce de la joie ce qu’il ressentait à l’idée que Junior le trouve beau ?

 

 

 

— Magnifique, les armoiries Black collent bien, je trouve.

 

 

 

Junior prit un paquet de cigarettes, en plaça une entre ses lèvres, l’alluma avec le briquet, puis la tendit à Regulus avant de faire de même pour lui.

 

 

 

— Tu peux le garder.

 

 

 

Junior sourit, c’était leur premier secret. Puis arriva le deuxième.

 

 

 

Regulus était accoudé sur la cheminée, Junior devant lui, devant les flammes, il voyait les détails de ses iris magnifiques, son torse se soulever à chaque bouffée d’air du jeune homme, ses veines parcourir ses bras pour se perdre sous sa chemise retroussée.

 

 

 

— Ju, qui est cette personne que tu souhaites comprendre ?

 

 

 

Il le vit sourire, appréciant le surnom, sans doute, ou alors sa ténacité peut-être.

 

 

 

— Pourquoi es-tu venu ce soir Reg ?

 

 

 

Ce fut au tour de Regulus de sourire.

 

 

 

Guess you figured my two times two

 

Always equates to one

 

Dreamers are selfish

 

When it all comes down to it

 

I hope one of you come back to remind me of who I was

 

When I go disappearing

 

Into that good night (good night)

 

 

I'm taking it all for us, all

 

Doing it all for love

 

Yeah-eh, yeah-eh, eh

 

 

 

Quand Ju le regardait comme ça, plus rien ne comptait, pas même les règles pourtant si chères à son coeur, pas même la normalité, pas même la Bienséance. Tout revenait à lui, à cet homme devant lui. 

 

 

 

Quand Ju le regardait comme ça, Regulus se sentait vivant. Regulus se sentait prêt à tout. 

 

 

 

Son regard glissa de ses yeux remplis de passion pour se poser sur ses lèvres si tentatrices. Ju s’avança. Reg en fit de même.

 

 

 

Il se raccrochait à cette étincelle de vie qui faisait battre son coeur, il n’allait pas la laisser partir, c’était trop beau, trop bon. Au diable les peurs et les doutes.

 

 

 

Alors quand Ju réduisit la distance entre eux pour poser ses lèvres sur les siennes, il le laissa faire. 

 

 

 

Ce fut leur deuxième secret.

End Notes:

Hello,

Pour ce texte, je voulais me baser sur cette chanson qui exprime, je trouve, très bien ce sentiment d'amour plus fort que tout le reste. Donc je me suis permise d'insérer en italique des passages de la chanson.

Concernant les questionnements de Regulus, je ne fais pas l'apologie de la normalité, au contraire, je l'exècre. Mon mot d'ordre est liberté, liberté de faire, d'aimer tant que c'est dans le respect d'autrui ♥︎

Peace, love

winter

Bonus : 8 moments de la vie de Narcissa Black by Winter
Author's Notes:

Joyeux anniversaire Juliette ! ♥︎

Jamais Narcissa n’avait cru que sa grande soeur, Andromeda serait aussi sotte pour tout quitter par amour. C’était idiot, c’était faible, franchement pas malin, pas très Serpentard, ni même à la hauteur des Black. Pourtant, c’était bel et bien ce qui était écrit noir sur blanc dans sa lettre d’adieu. 

 

 

 

« J’ai décidé de partir avec l’homme que j’aime. N’essayez pas de me retrouver, vous ne l’aimeriez pas, il a la fâcheuse tendance d’être plein de vie et puis c’est un né moldu, ne vous embarrassez pas d’au revoir, adieu. »

 

 

 

Druella avait gardé un visage neutre, elle admirait sa mère pour cela : rester digne en toutes circonstances. Narcissa voulait elle aussi être parfaite, alors elle s’obligeait à toujours avoir le dos droit, même seule, toujours coiffer ses longs cheveux blonds avec des rubans verts, et garder la tête haute.

 

 

 

Aujourd’hui, c’était le retour à l’école et tout le monde, bien sûr, savait que l’une des héritières Black était partie avec un né moldu. Alors quand elle passait dans le couloir, les gens chuchotaient sur son passage. Même ces satanés Sang de Bourbe, comment osaient-ils ? Elle était uns Sang-Pur, une héritière, ils n’étaient rien, elle était tout. Alors Narcissa les ignorait, restant parfaite, car quand on est parfaite, rien de mal peut nous arriver.

 

 

 

— Mademoiselle ?

 

 

 

Elle se retourna vers cette douce voix, ne laissant pas transparaître la surprise sur son visage. Le jeune homme était deux années au-dessus d’elle, pas besoin de se présenter, elle savait très bien qui il était.

 

 

 

— L’un de vos rubans s’est échappé de vos magnifiques cheveux, tenez.

 

 

 

En effet, son ruban en soie vert émeraude se trouvait dans sa main, elle ne l’avait même pas senti tomber. Les chuchotements avaient cessé, deux héritiers se rencontraient, c’était peut-être plus important qu’une histoire de fuite amoureuse.

 

 

 

— Je vous remercie, dit-elle en effleurant sa main pour récupérer la bande de tissus.

 

 

 

Narcissa n’avait jamais cru aux belles histoires qui font battre le coeur plus fort et font rêver dans le noir. Quand elle effleura la paume de Lucius Malefoy du bout des doigts, elle la retira vivement, surprise du frisson qui l’avait parcourue.

 

 

 

Il s’inclina et partit. 

 

 

 

Les chuchotements reprirent, relatant cette nouvelle histoire.

 

 

 

Et celle-ci plaisait bien plus à Narcissa.

 

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

Un jour de printemps presque comme les autres, Narcissa rejoignait Lucius à la sortie du château. Elle avait enfilé sa plus belle robe de velours vert, mis ses belles barrettes de perles qui faisaient ressortir son teint blanc. Elle en était fière de ne pas avoir de trace du soleil sur sa peau, le bronzage elle en avait une opinion très basse…

 

 

 

— Vous êtes magnifique Miss Black, déclara Lucius en la voyant.

 

 

 

Elle sourit de plaisir et lui tendit sa main gantée qu’il baisa en toute élégance. Puis, il lui tendit son bras dont elle se saisit et le suivit dans le chemin qui menait au village sorcier. Certes, il y avait quelques Sang de Bourbe, mais rien ne pouvait la dévier de la joie d’être avec Lucius Malefoy. 

 

 

 

C’était leur première sortie, Père et Mère avaient accepté qu’elle y aille sans chaperon, elle savait ce que cela voulait dire, mais chut, il ne fallait pas se réjouir trop vite. 

 

 

 

Pour l’instant, elle sentait son coeur battre plus fort, comme s’il souriait. 

 

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

La journée avait été affreuse, elle avait fait une erreur en cours de potion. Elle, Narcissa Black, une erreur. Elle s’en serrait baffée pour cela. Comment avait-elle pu être aussi bête et… Et…

 

 

 

Elle marchait d’un pas vif dans les couloirs des cachots, vivement qu’elle retrouve sa chambre, elle ne supporterait pas de devoir faire semblant devant une quelconque connaissance que tout allait bien. Au détour d’un couloir, elle heurta un jeune homme plus grand qu’elle et ses livres tombèrent au sol.

 

 

 

— Narcissa ? Voyons, que vous arrive t-il ? dit Lucius en s’empressant de l’aider à tout rassembler.

 

 

 

Elle eut un instant où elle ne sut pas quoi répondre, il était avec ses amis, il était à genoux pour l’aider à rassembler ses livres à même le sol, comment pouvait-elle le mettre dans une situation aussi inconfortable, et lui, être si gentil ?

 

 

 

— Excusez-moi, je… Je… Je ne sais pas où j’avais la tête.

 

 

 

Elle remit ses livres dans son sac et s’apprêtait à repartir, cependant, elle fut surprise de le voir la suivre.

 

 

 

— Venez, lui dit-il simplement.

 

 

 

Il l’attira dans une pièce tranquille, à l’abri des regards et des oreilles trop curieuses.

 

 

 

— Dites moi, qu’est-ce qui ne va pas ?

 

 

 

Elle plongea ses yeux bleus dans ses yeux gris et sentit son coeur se serrer. Elle n’était pas à la hauteur, elle ne serait jamais assez parfaite. 

 

 

 

— Que faites-vous avec moi ? murmura t-elle tout bas.

 

 

 

Elle n’en revenait pas d’avoir eu assez d’affront pour lui poser telle question. Son coeur battait la chamade, elle goutait à un sentiment terrible : l’insécurité.

 

 

 

C’était de cela dont sa mère l’avait mise en garde : ne jamais être aussi désespérée pour être prête à tout pour conquérir l’élu de son coeur. Une grande dame ne s’abaisse pas à ces choses-là.

 

 

 

Peut-être que mère avait raison, oh oui, Narcissa savait qu’elle était belle, les hommes venaient à elle tout simplement. Si elle était vaniteuse, elle dirait qu’un battement de cils suffirait à les attirer dans ses filets. 

 

 

 

Être vaniteuse était mal. Être amoureuse était pire.

 

 

 

— Narcissa, je… Je vous avoue ne pas savoir quoi dire.

 

 

 

Elle était surprise de voir les grands yeux gris de Lucius transparaître de… De la peur ?

 

 

 

Il passa une main pour lisser ses longs cheveux clairs. Puis s’approcha de la jeune fille qui frémit de se sentir si proche.

 

 

 

— Narcissa, je… Je vous aime.

 

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

Il n’y avait pas plus beau son à ses oreilles que ces trois mots, sept lettres prononcés par Lucius. Alors elle réduisit la distance entre eux, s’approcha, et déposa délicatement ses lèvres sur les siennes.

 

 

 

Parfois, les mots ne sont pas assez…

 

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

En cette première journée de vacances, Narcissa profitait de la douce chaleur d’été, assise sur la terrasse, un verre de limonade à la main. Aujourd’hui, elle revoyait enfin Lucius. Deux années, si longues s’était écoulées où ils avaient échangé par correspondances. Cet échange épistolaire leur avait permis de garder patience, en attendant que Narcissa soit diplômée et puis…

 

 

 

Oh, elle n’était pas sotte, elle savait très bien pourquoi Lucius avait demandé une entrevue avec son père, Cygnus Black, puis une entrevue en privé avec elle. 

 

 

 

Peu importe la bague, elle avait des goûts de luxe, certes, mais savoir qu’elle serait enfin avec l’homme qu’elle aimait valait tous les bijoux du monde. Rien ne comptait plus à ses yeux.

 

 

 

Elle sentait qu’elle avait pris en maturité depuis ces deux dernières années. Elle avait pris confiance en elle, le temps où elle avait peur d’être imparfaite était résolu. Dans les yeux de Lucius, elle l’était, cela lui suffisait amplement. 

 

 

 

— Mademoiselle Black ?

 

 

 

Elle tourna sa tête vers l’elfe de maison qui poursuivit.

 

 

 

— Monsieur Malefoy vient d’arriver, il s’entretient en ce moment même avec Monsieur votre père.

 

 

 

Elle hocha la tête alors que l’elfe disparaissait d’un pop léger. L’attente insupportable commençait.

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Elle pouvait entendre le pendule dans le salon.

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Et si père disait non ?

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Ridicule, Lucius était un Sang-Pur, il avait déjà un bon poste au Ministère, une fortune familiale plus qu’honnête…

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Quelle date ? En Septembre, cela laissait deux mois de préparatifs, c’était sûrement un peu court, leur mariage serait grandiose. Alors dans un an, au mois de mai ? Merlin, elle ne tiendrait pas autant de temps.

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Un mariage d’hiver, c’était bien aussi. Avec quelques sortilèges et les convives n’auraient pas froid. Oui, ils allaient faire ça, c’était parfait.

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Finalement, ce mythe de l’amour qui arrive et qui vous chamboule tout de l’intérieur, c’était peut-être vrai…

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Un bel amour, un amour qui vous rend heureux, qui vous donne le sourire, qui vous rend libre comme si la vie méritait d’être vécue.

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Elle devait se calmer, si quelqu’un lisait ses pensées en cet instant, ce n’était franchement pas digne d’une jeune fille de sa condition.

 

 

 

Tic, tac, tic, tac.

 

 

 

Tac, tac.

 

 

 

Des bruits de pas ? 

 

 

 

N’y tenant plus, elle se leva, lissa sa robe du plat de la main et ramena ses cheveux en deux mèches égales de chaque côté de son visage.

 

 

 

— Bonjour Narcissa…

 

 

 

Il était là si beau devant elle qu’elle dut se forcer à marcher calmement à sa rencontre. Ses yeux à lui brillaient de bonheur quand il mit un genou à terre et tendit une petite boite noire devant elle.

 

 

 

— Narcissa, accepterais-tu de m’épouser et de devenir ma femme ?

 

 

 

Ses yeux à elle devaient briller de ce même éclat de bonheur quand elle dit « oui ».

 

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

Tard, après les festivités, Narcissa se retrouva enfin seule en compagnie de Lucius. La réception avait été réussie, son moment préféré étant les danses partagées avec l’homme qui était aujourd’hui son mari. Pendant le repas, les discussions s’étaient orientées vers la guerre qui se préparait en Angleterre, le coeur de Narcissa s’était gonflé d’orgueil en sachant que son mari faisait partie de ses rangs. Mais chut, c’était un secret. 

 

 

 

À Poudlard, elle évitait les Sangs de Bourbe comme la peste, aujourd’hui, savoir qu’elle pouvait les côtoyer dans le chemin de traverse la répugnait. Heureusement, sa mère lui avait partagé la liste des commerçants Sang-Pur et Sang Mêlé où elle pourrait envoyer son elfe de maison fraîchement reçu. Dobby et Minny étaient jeunes, c’était un beau cadeau de la part de ses parents, ils s’occuperaient de la maison, des courses. C’était parfait.

 

 

 

Lucius se servait un dernier verre de Whisky pur feu, puis prit un autre verre qu’il lui tendit. Il sourit en remarquant son regard surpris.

 

 

 

— Tu es une femme mariée maintenant, tu peux en goûter si tu le souhaites.

 

 

 

Elle sentit une bouffée d’amour l’envahir. C’était interdit pour les femmes de boire cet alcool d’homme. Lui offrir un verre était une preuve d’amour. Elle avait fait le bon choix, Lucius était un homme bien, elle serait heureuse avec lui.

 

 

 

— Ce serait notre secret, ajouta t-il en souriant de plus belle.

 

 

 

Elle enleva son gant, puis prit le grand verre dans sa main délicate. Le liquide ambré sentait fort l’alcool, mais aussi des arômes plus subtiles… Elle trempa ses lèvres et une explosion de saveurs envahie sa bouche. 

 

 

 

— Alors ?

 

— C’est bon, mais… C’est fort.

 

 

 

Il rigola et l’embrassa tendrement.

 

 

 

— Tu es magnifique.

 

— Merci.

 

 

 

Cette fois-ci, ce fut elle qui l’embrassa.

 

 

 

— Aujourd’hui était merveilleux. J’ai hâte de passer plus de jours à tes côtés.

 

— Moi aussi, je sais que tu as beaucoup à faire entre le Ministère et les actions du Seigneur des Ténèbres, c’est pour la bonne cause, je serai me montrer patiente.

 

— Merci de me soutenir, un jour nous serons au sommet mon amour.

 

 

 

Elle l’embrassa à nouveau, scellant cet accord bien plus fort que le mariage qui les liait. Elle avait trouvé son âme soeur, Lucius était le centre de son univers.

 

 

 

Délicatement, il la souleva dans ses bras et la porta jusqu’au grand lit majestueux de leur chambre nuptiale. Ils enlevèrent leurs vêtements un à un comme s’ils étaient de trop. Ils avaient envie, besoin même, de sentir la chaleur du corps nu de l’autre contre le sien. 

 

 

 

Quand il entra en elle pour la première fois, lui faisant l’amour avec tendresse, il ne cessa de l’embrasser, chaque baiser étant un « je t’aime » silencieux. Et chaque soupir qu’elle prononçait étant un « moi aussi » demi-avoué.

 

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

Toute sa vie, on lui avait dit que porter la vie était la plus belle chose qui puisse arriver dans la vie d’une femme. Elle n’en doutait pas. Cependant, elle croyait maintenant que quand la vie lui retirait ce bonheur, il n’y avait pas plus grand fardeau.

 

 

 

Trois fois, elle avait porté la vie, trois fois, elle le lui valait repris avec une violence qui laissait Narcissa à chaque fois au plus bas. 

 

 

 

L’ascension du Seigneur de Ténèbres se passait à merveille, Lucius montait les échelons un à un du Ministère, seule, elle ne parvenait pas à remplir son devoir. Elle se sentait si mal que même les mots doux et les baisers de Lucius ne la faisait plus sourire. Elle voulait un enfant, la vie en décidait autrement.

 

 

 

Certes, le pouvoir du Seigneur des Ténèbres grandissait chaque jour. Cependant, elle sentait que… Que.

 

 

 

Non, c’était ridicule, insensé et complètement fou d’oser penser de telles choses. Elle savait qu’il était maître dans l’art de la légilimencie, elle ne pouvait se permettre de telles pensées en sa présence. Cependant, elle avait comme l’impression que la guerre, les horreurs que Lucius commettait pour la cause, commençait à le toucher et à le miner.

 

 

 

Il y a quelques mois, il était revenu livide d’une mission en pleine nuit, elle l’avait emmené dans la salle d’eau, l’avait déshabillé et quand l’eau avait commencé à couler sur son corps, les larmes s’étaient jointes. Puis il avait commencé à raconter, tout, absolument tout. Elle n’avait rien dit, se contentant de le serrer tout contre elle, comme pour dire « je t’aime » ou « je suis là, ne t’inquiète pas, c’est fini ». Sauf que ce n’était jamais fini, jamais assez, et si maintenant, il ne lui racontait plus, elle voyait que cela le rongeait de l’intérieur.

 

 

 

Est-ce que la cause valait la peine de voir son mari en souffrir à ce point ? 

 

 

 

Oui, elle en était désespérée à ce point. La vie et le bien-être de Lucius lui importait bien plus que n’importe quelle cause. Aussi noble soit-elle.

 

 

 

Elle voyait son cousin Regulus, changer lui aussi de jour en jour. Que se passait-il dans sa vie qu’il ne lui disait pas ? Que lui demandait le Seigneur des Ténèbres ? Lui aussi remettait-il en considération ses choix et ses actes ? Elle ne savait pas, et n’aurait jamais le courage de lui demander. 

 

 

 

Ses journées étaient ponctuées par ces sombres pensées et son travail de crochet pour un enfant qui ne venait pas. Petit à petit, elle en oubliait de vérifier ses règles, c’était trop douloureux de toute manière, elle ressassait sans cesse un discours pour Lucius. Un discours pour lui demander de tout arrêter, de fuir avec elle, ailleurs, loin de tout ça, laissant aux autres le soin de faire le sale travail.

 

 

 

Puis il rentrait et tous les beaux discours envolés, il n’y avait pas de retour en arrière avec le Seigneur des Ténèbres. Elle se consolait en se disant qu’une fois que tout cela serait fini, ils seraient au sommet dont ils avaient toujours rêvé.

 

 

 

C’était une journée morose d’automne, le vent claquait contre les fenêtres et il faisait sombre, comme en pleine nuit. Lucius revenait tout juste du travail, plongé dans ses pensées, un verre de Whisky à la main.

 

 

 

Les odeurs du repas préparé par les elfes leur venaient depuis la salle à manger. Pour tout dire, elle n’avait même pas faim, une nausée la perturbait depuis ce matin.

 

 

 

— Comment était ta journée ? finit par dire Lucius en se levant, lui tendant une main ferme dont elle se saisit.

 

— J’ai continué mon travail au crochet, répondit-elle sans grande joie en le laissant la conduire vers une chaise. Oh cette odeur… Dobby ! Rectifie cela, c’est une infection !

 

 

 

Alors que l’elfe claquait des doigts pour supprimer les odeurs, elle surprit le regard de Lucius sur elle. Puis elle comprit. 

 

 

 

Elle portait la vie, l’espoir était revenu, elle ne comptait pas le laisser partir.

 

 

 

 

 

*****

 

 

 

 

Et si le bonheur résidait dans ce tout petit être lové dans ses bras ? La réponse de Narcissa était oui. Drago gazouillait, insouciant de la vie et de ses horreurs comme seuls les bébés l’étaient. À ses côtés, Narcissa oubliait elle aussi. Alors elle ne le quittait plus.

 

 

 

Tout le monde disait qu’elle avait une mine radieuse, resplendissante même. Elle voulait bien les croire. Depuis que Drago était là, elle reprenait goût à la vie, osait espérer que cette guerre prendrait enfin fin, que ces saletés de Sang de Bourbe partiraient, et que elle, Lucius et Drago pourront enfin reprendre le cours de leur vie.

 

 

 

Son mari était merveilleux avec leur fils, il adorait passer du temps avec lui. Elle avait d’abord eu peur qu’il reste un peu en retrait, qu’il considère que c’était un travail de femme. Puis, elle s’en était voulu d’avoir douté de lui. Lucius était un Sang-Pur avec des idées modernes, il l’avait toujours bien traitée, la considérant comme son égale. Si son mariage était aussi heureux, c’était pour une raison simple : ils s’aimaient.

 

 

 

Alors Narcissa, embrassa son bébé et sourit en pensant à l’avenir radieux qui s’offrait à eux. Bientôt, la guerre serait finie, et ils serraient au sommet. 

End Notes:

Tu m’avais dit : « surprend-moi ».

Voici les coulisses de ce texte : 8 parties sur 8 moments de la vie de Narcissa, 8 parties qui commencent par 8 lettres : Juliette. 

Jeune fille rencontre jeune homme en toute beauté. 

Un jour de printemps, première sortie au village sorcier. 

L’amour et ses folies : premiers mots doux et même pas mariés.

Il y a des fois où dire « je t’aime » n’est pas assez.

Et si, pour la vie, nous étions liés ?

Toute la nuit, un rêve éveillé.

Toi et moi, plus notre bébé.

Et maintenant, le secret du bonheur partagé.

Le thème était le romantisme, l’amour, la guimauve, ces textes qui nous font sourire naïvement, les princes charmants et les belles princesses, les belles paroles qui nous font rêver, un soupçon d’un peu trop de mièvrerie, des je t’aime à n’en plus pouvoir, bref, j’étais partie de Roméo + Juliette…

(Oui originalité de fou, j’ai pensé Juliette, j’ai pensé Roméo, j’ai hésité à faire Lucius qui drague Narcissa en reprenant Shakespeare, mais c’est moldu, il n’aime pas les moldus - il me semble, juste une petite impression ha ha ^^ - donc bon niveau cohérence pas ouf, en plus j’aime le canon, bref cette parenthèse est beaucoup trop longue !)

Bisous, et encore joyeux anniversaire ♥︎

winter 

PS : toi qui lis ces lignes, voici le lien vers le profil de Juliette54, si tu aimes les Black, ses fics devraient te plaire ;) Sinon tu peux aussi lui souhaiter un joyeux anniversaire en review ^^

Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=38131