Prouve-moi que la magie existe by Carminny
Summary:

Montage sur canva à partir d'images libres de droits (de Nietjuh sur Pixabay et de Karolina Grabowska sur Pexels)

 

Poesy aime bien quand la réalité concorde avec la théorie. Elle aime bien quand la vie est logique aussi. Du coup, la magie... Wisteria s'amuse de cela. Astoria, elle, aurait dû savoir qu'il ne fallait pas encourager la Poufsouffle. Tant pis. Ce n'est pas elle que Poesy embête pour trouver des réponses...

 

Recueil d'OS.


Categories: Durant Poudlard Characters: Astoria Greengrass, Personnage original (OC)
Genres: Amitié, Autres genres
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Théorie de la magie
Chapters: 2 Completed: Non Word count: 1629 Read: 310 Published: 12/09/2021 Updated: 17/09/2021
Story Notes:

Bonjour, bonjour !

Je ne sais pas tout à fait ce que ça va donner mais c'est un recueil centré autour des théories magiques et donc de mon personnage (quasi SI et je crois que c'est le pire XD) Poesy Coffee.

Âmes littéraires, vous entrez sur un domaine scientifique, vous êtes prévenus !
(non, en vrai, je crois qu'il y a des chapitres qui peuvent être lus sans grandes connaissances.)

1. Prouve-moi que la magie existe ! by Carminny

2. La couleur de la mort by Carminny

Prouve-moi que la magie existe ! by Carminny
Author's Notes:

Ce premier chapitre a été écrit lor de la Nuit Insolite du 4 septembre 2021 sur le défi scénaristique de 20h : deux personnages débattent sur l'existence de la magie.

Bonne lecture !

La bibliothèque de Poudlard paraissait calme à première vue, malgré la journée pluvieuse qui obligeait les élèves de rester à l’intérieur. Madame Pince savait intimider même le plus dissipé des Gryffondor et le faire se terrer à une table en silence – ou plutôt ils avaient lancé une soirée pyjama avec trois heures d’avance dans la salle commune et personne parmi eux ne penserait à aller travailler un vendredi après-midi. La bibliothèque n’était donc pas remplie d’élèves désespérés à l’idée de devoir rendre une dissertation le lendemain mais uniquement des ambitieux, des travailleurs et des fascinés de livres. Enfin uniquement…

– Qu’est-ce qu’on fait là ? interrogeait Astoria Greengrass, assise bien malgré elle à une des tables les plus reculées. Je m’ennuie, moi.

 

Face à elle, Wisteria Roberts haussa les épaules sans quitter des yeux le livre qu’elle lisait. Il portait la couverture d’un manuel de sortilèges mais Astoria savait exactement qu’elle y avait caché un roman moldu dont l’enjeu principal consistait en un cheval. Quel intérêt son amie d’enfance y trouvait, elle ne saurait le dire. Pour elle, les chevaux étaient juste un moyen de transport classe mais inconfortable et les cours d’équitation un mal à tolérer au même titre que les cours de piano et les cours d’élocution.

– On pourrait aller faire une partie de cartes dans la Grande Salle, proposa la petite Serpentard.

– Je cherche quelque chose, lâcha Poesy Coffee, jugée sur la table en négligeant sa chaise.

 

Astoria lui accorda un regard interrogateur. Elle avait accepté que la nouvelle amie de Wis’ les rejoigne pour réviser mais elle ne s’était pas imaginée que cette petite fille aux yeux gris-verts innocents pouvait se révéler si ennuyante. En plus, Wis’ semblait la préférer à elle ! Heureusement qu’elle avait ses amies de dortoir aussi, c’était plus équitable parce qu’elle voyait bien que les deux Poufsouffle ne se quittaient très rarement.

– Et quoi ? insista-t-elle parce qu’elle s’ennuyait vraiment mais qu’elle n’avait aucune envie de partir et perdre contre la nouvelle amie de Wis’. Je peux t’aider ?

– La preuve de l’existence de la magie.

Voilà ce qui la dérangeait le plus chez Poesy. Cette innocence avec laquelle elle remettait tout en question, avec laquelle elle doutait des évidences et avec laquelle elle cherchait les réponses à toutes les questions incroyables et absurdes que son cerveau se posait. En d’autres termes, Astoria était convaincue qu’elle était complètement folle. C’était probablement ce qui se passait quand on mélangeait du sang sorcier et du sang moldu. Quoique… les autres sangs-mêlés avaient l’air plutôt normal.

 

– Tu en fais. Ça ne te suffit pas comme preuve ? lâcha-t-elle néanmoins parce qu’elle n’avait pas encore compris qu’il ne servait à rien de discuter avec Poesy – pire, que celle-ci adorait discuter de ses idées avec quelqu’un. Je veux dire, on en est entourées de la magie. Tu peux la voir, l’entendre, la toucher… Qu’est-ce qu’il te faut de plus ?

Poesy baissa immédiatement le livre ancien dans lequel elle avait espéré trouver sa réponse et tourna son énorme sourire enthousiaste vers la petite Serpentard. Elle regretta immédiatement de l’avoir lancée. Poesy partait toujours très loin pendant sa phase de réflexion. Elle devrait le savoir pourtant au bout de trois mois.

 

– Je ne peux pas en être certaine, tu vois ? Si ça se trouve, tout ça, ce n’est que le fruit de mon imagination. Peut-être que je rêve et que tout ça n’existe pas. Peut-être que moi, je n’existe pas. Peut-être que vous vous n’existez pas. Et pourquoi la magie devrait-elle exister ?! Comment est-ce que je peux être certaine d’un truc que je ne comprends pas ? Comment est-ce que je peux l’utiliser ?!

– Poesy, allons déterrer Descartes pour lui demander, veux-tu ?

Wisteria leva même les yeux de son livre pour interrompre le questionnement de Poesy. C’était injuste ! Pourquoi avait-elle droit à plus d’attention ? Juste parce qu’elle était plus intelligente, plus folle, plus talentueuse ? Ou est-ce que Poesy lui avait volé sa meilleure amie ? Inconscientes de la tempête qui se déroulait dans le crâne d’Astoria, les deux Poufsouffle se fixèrent un instant, pendant que Poesy inspira pour lancer sa défense.

 

– Non mais Wis’ sans aller jusque-là, comment peut-on en être sûr que la magie existe et que ce qu’on fait c’est pas juste un complot !

– C’est évident qu’elle existe. Tout comme cette table existe, cette chaise, ce livre, ce château et la gravité.

– Elle pourrait très bien ne pas exister. Sans gravité, la planète n’existerait pas. La physique c’est l’explication de la situation réelle. Mais la magie ? Elle n’explique rien, elle perturbe. Selon les lois de la physique, elle ne devrait pas exister !

– Mais tu vois bien qu’elle existe, pourquoi tu persiste à vouloir prétendre qu’elle n’existe pas ?

– Je ne dis pas qu’elle n’existe pas. Je dis simplement qu’elle ne devrait pas exister selon les théories rationnelles de la physique et que donc il me faut la preuve de son existence.

– Tu nous la construis à l’envers en fait, fit Wisteria d’un ton pensif. Tu veux que la réalité se conforme aux théories que tu connais. Alors que tu sais très bien que ce sont les théories qui se construisent à travers l’observation de la réalité.

 

Poesy se tut quelques instants et Astoria applaudit intérieurement son amie d’enfance. C’était rare que quelqu’un parvenait à faire taire la petite sang-mêlée. Même Rogue avait dû recourir à la force face à ses incessantes questions en cours.

 

– Une observation se fait toujours sous le point de vue d'une théorie, lâcha Poesy, mauvaise perdante. Aucune n'est réellement neutre.

Mais où est-ce qu’elle était encore allée chercher cette idée ? Astoria n’allait plus y penser, elle n’allait plus se laisser perturber. Elle se leva.

– Bon, on fait une partie de cartes et à partir de demain tu créeras la partie théorique de la magie, hein Poesy ?

End Notes:

Un commentaire ? Une opinion ? Une question que vous vous êtes toujours posés dans Harry Potter et où vous voulez une réponse argumentée qui détruit le mystère autour 0:) ?

Merci d'avoir lu !

La couleur de la mort by Carminny
Author's Notes:

Bonjour, bonjour !

Un petit nouveau chapitre (complètement UA exceptionnellement) qui se passe après le passage des Démentors dans le train dans le tome 3.

Bonne lecture !

Harry ouvrit les yeux en sentant une main tapoter sa joue. Il ne pensait pas avoir perdu conscience jusqu’à ce qu’il se réveille. Sa vision le hantait encore et il se redressa rapidement.

– J’ai… j’ai vu une lumière verte, balbutia Harry en se frottant l’arrière de la tête. Et un rire d… diabolique. Je… je crois que j’ai aussi entendu ma mère.

Face à lui, ses amis le fixèrent d’un air inquiet. Puis Wisteria se racla la gorge.

– C’était un détraqueur, ils font revivre nos pires souvenirs. J’imagine que pour toi ça doit être la mort de tes parents, même si tu ne t’en souviens pas consciemment.

Harry croisa son reflet dans la vitre du train. Il n’osait pas regarder les autres. Il n’avait que trop bien conscience d’avoir été le seul à s’être évanoui. Et il avait honte. Il était un Gryffondor ! Il pouvait se battre et être fort !

– Prends une chocogrenouille, lui conseilla sa cousine avec un sourire un peu triste.

 

Harry obtempéra – il était encore trop abasourdi pour tenir tête à la Poufsouffle – et deux questions s’imposèrent dans son esprit. La première était simplement de la curiosité mal-placée : qu’est-ce qu’avaient vu ses amis ? Ils avaient tous grandi plutôt protégés dans leurs familles. Mais à regarder leurs visages pâles, il commençait soudainement à craindre ne pas les connaître suffisamment. Qu’est-ce qui pouvait bien être arrivé à Susan qui respirait la joie de vivre pour que les détraqueurs la fassent trembler comme une feuille morte ? Qu’est-ce que cachait Drago, le riche héritier d’une famille noble, pour avoir un teint plus blanc que le lait ? Qu’est-ce qui perturbait Ron au point de le faire recracher son fondant au chaudron ? De quoi pouvait se souvenir Wisteria qui avait que quelques mois à la fin de la guerre ? Seules Ginny et l’amie de sa cousine semblaient être moins affectées que les autres. Et bien sûr Luna qui ne semblait même pas s’être rendue compte qu’il se passait quelque chose d’anormal.

– Ça va ? s’enquit-il, inquiet pour ses amis. J’offre une tournée de chocogrenouilles !

 

Il les distribua quand soudainement la deuxième question se fraya le chemin de son cerveau jusqu’à sa bouche.

– Pourquoi un sort vert ?

Il voyait bien que c’était une question que la plupart d’entre eux ne s’était jamais posée. Même Wisteria, pourtant leur spécialiste en matière de sorts offensifs et défensifs, secouait la tête. Harry abandonna toute chance d’avoir une réponse. Si les sorciers depuis toujours ne savaient pas, il allait devoir chercher à la bibliothèque et franchement il n’avait pas envie. Et pourtant la lumière verte ne voulait pas lui sortir de l'esprit.

 

– C’est à cause de la longueur d’ondes du sort, lâcha l’amie de sa cousine – il venait de la rencontrer et avait oublié son nom. Le sort impardonnable Avada kedavra qui a comme but de tuer nécessite une force transmise par des photons. Ceux-là ont justement une longueur d’ondes qui correspond au vert. Comme il s’agit d’un sort de magie noire, on peut supposer qu’il est en lien avec le symbolisme négatif du vert, donc l’infortune ou l’échec. On peut aussi y associer le détachement soit sous le sens de neutralité, soit plus pragmatique avec l’effet du sort. Tu vois, le sortilège de mort est aussi efficace car il défait les liens entre la vie, l’âme et le corps, le monde. Il détache l’individu de l’emprise du monde. Vous saviez que personne qui meurt par lui ne peut revenir comme fantôme ? C’est parce que les fantômes…

– Je crois qu’on ne veut pas en savoir plus, l’interrompit Drago avec un malaise évident.

Harry fixa la jeune fille avec des yeux ébahis. D’où elle pouvait savoir ça ! Mais au moins cela confirmait que les sorts n’avaient pas une couleur au hasard. Ce sort vert le hantait. Vert émeraude, presque de la couleur de ses yeux…

End Notes:

Un avis ?

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