In the snake's mouth by Anapioggia
Summary: Crédit image : @EllisAnderson398 sur Pinterest et montage fait par mes soin

De toute son existence, comment Ivy Cook aurait pu s'imaginer être une sorcière à l'âge de 16 ans ? Faire traverser sa camarade de classe à travers la fenêtre par « accident » était déjà éprouvant. Alors quand Mcgonagall arriva de nul part pour lui annoncer qu'elle devait rejoindre Poudlard, sa vie prit une tournure inattendue.

En plus de devoir rattraper quatre ans de scolarité perdue, la jeune fille se retrouvait dans la maison qu'elle redoutait le plus : Serpentard.
Entre gérer les élèves de sa maison qui ne l'appréciaient pas et tous ses nombreux cours supplémentaires, Ivy comprit bien vite qu'un certain Malfoy allait prendre un malin plaisir à la tourmenter.
Sa nouvelle vie chez Poudlard ne semblera pas être de tout repos comme elle le souhaitait, étant une née moldu chez les Serpentards.

Sera-t-elle capable de briser sa carapace et l'éloigner des ténèbres ?

~ Un chapitre tous les dimanches ~

| Les personnages et le monde d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling à l'exeption des personnages sortant de mon imagination |


Categories: Romance (Het), Durant Poudlard, Epoque de Harry, Autres couples (Het) Characters: Drago Malefoy, Le Trio, Personnage original (OC)
Genres: Romance/Amour, Tragédie/Drame
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Vert pomme
Chapters: 4 Completed: Non Word count: 5731 Read: 323 Published: 07/06/2022 Updated: 20/06/2022
Story Notes:

J'ai décidé de poster ma première fan fiction d'hp ici, j'espère qu'elle vous plaira ! Si vous avez envie de me donner des conseils ou autres commentaires n'hésitez pas. Je suis ouverte aux critiques ;))

Bonne lecture !

1. Préambule by Anapioggia

2. 1. Dans la gueule du serpent. by Anapioggia

3. 2. Felix Felicis by Anapioggia

4. 3.Rencontre au coin de la fenêtre. by Anapioggia

Préambule by Anapioggia

Les bras ballants, je fixais d’une drôle de tête le mur en pierre que je venais de traverser sur les ordres d’Hagrid. Alors qu’il a de ça seulement trois mois la magie restait seulement une légende qu’on lisait dans des histoires, je me retrouvais à embarquer dans un train pour une école de magie, appelée Poudlard.
Les valises dans mes mains, je montais rapidement dans le train avant de changer brusquement d’avis. Mes pensées se perdaient encore dans mes souvenirs, en me demandant comment j’avais pu en arriver là en seulement quelques mois.


                                                                  *

- Tu m’écoute Ivy ?

La directrice secoua sa main en plein devant mon visage, se demandant sans doute si je l’écoutais encore. Seulement la scène précédente tournais encore en boucle dans mon esprit et cette vieille cruche ne voulait pas me lâcher, alors que je n’étais pas plus avancée qu’elle.

- J’aimerais comprendre comment ta camarade à traversé la vitre de la classe, pendant que le prof faisait cours !
- Je n’en sais pas plus que vous madame.

Je mentais, mais pas totalement. J’étais assise à côté de cette fille, qui m’insultais depuis vingts minutes car je ne voulais pas lui donner les réponses du DM à rendre. Comment ne pas devenir folle avec une élève qui décidait de réciter une liste des gros mots qu’elle connaissait dans mon oreille ? Cette fille étais exécrable avec moi depuis plusieurs mois, et ce jour-là était la goutte de trop. J’avais seulement levé la main pour la menacer de se taire sous la colère, que son corps s’est retrouvé propulsé à travers la fenêtre de la classe sans l’avoir touché, comme par magie. Et ça, je ne pouvais pas non plus l’expliquer.

- Heureusement que vous étiez au rez de chaussez… elle aurait pu en mourir !

Je me suis retenue de commenter que ça n’aurait pas été une grande perte. 


Le visage penché vers le sol, je rentrais désormais chez moi en devant expliquer à mes parents comment j’allais sans doute être renvoyée de mon lycée.

- J’ai fait valsé une fille de ma classe à travers la fenêtre, mais je jure n’avoir pas fait exprès ! Bon sang… c’est perdu d’avance.

Je replaçais mes cheveux roux, qui volaient devant mes yeux à cause du vent. Leur longueur et cette ondulation n’étaient pas facile à coiffé tous les jours, sans parler du volume, mais je préférais tout de même les laisser détacher. Un drôle de chat barra ma route par surprise, je retenus une insulte en ayant faillit lui marcher dessus. L’obscurité m’empêchait de bien voir la couleur de sa fourrure, mais ses miaulements résonnaient dans les rues vides à cette heure.

- Eh bah ? T’es perdu ?
- Miouu.

Avant même de pouvoir lui répondre, le chat se transforma sous mes yeux en une veille dame, habillée d’une étrange cape et d’un chapeau pointu. Seulement armée de mon jus de pomme en brique, je regardais l’étrange personne la bouche grande ouverte. Je balayais ce qui m’entourait d’un regard, cherchant vainement une trace du chat que se trouvait devant moi il y cinq secondes. Je n’avais donc pas rêvé, ou bien devenais-je simplement folle depuis de midi ?

- J’ai bien l’impression que l’existence de la magie était encore inconnue pour vous….
- Pardon ?
- J’ai reçu une lettre ce midi où on m’informait de la présence d’une sorcière dans cette ville.

Plus elle parlait et plus mon cerveau se noyait dans ces flots d’informations. Je devais déjà digérer mon futur renvoie, et maintenant une sorcière arrivée de nulle part, sous la forme d’un chat.

- Excusez moi, mais je ne crois pas bien tout comprendre…
- C’est pourtant simple mademoiselle, vous êtes une sorcière. `

La dénommée professeur « Mcgonagall » avait passé la soirée à m’expliquer le monde des sorciers, et l’existence de l’école dans laquelle elle voulait m’emmener. « C’est étrange que la magie ne se soit pas manifesté avant chez vous… et que nous n’ayons pas eu vent de votre existence auparavant » avait-elle affirmé, en sirotant tranquillement le thé que je lui avais servi en arrivant chez moi.

Par chance, mes parents avaient eu la bonne idée de partir en tête au restaurant, me sauvant de toute explication.

- Vous êtes née moldu donc… Vous avez un retard de quatre ans dans votre apprentissage de la sorcellerie, je ne peux pas vous faire entrer en première année avec des enfants. Si vous voulez y entrer il va falloir passez vos grandes vacances à rattraper au moins les bases, ainsi que de prendre des cours supplémentaires pour votre sixième année.

Rattraper quatre années d’un sujet dont j’ignorais totalement l’existence il y a de ça une heure, en seulement deux mois ? L’idée me plaisait bien, et le défi encore plus. Je n’avais de toute façon aucune autre manière pour me sauver de cette situation, une nouvelle école s’offrait à moi ainsi que des nouveaux apprentissages. Je fixais mes mains d’un oeil nouveau, en me demandant bien ce dont j’étais en réalité capable.

                                                                   *

Je n’avais bien sûr pas pu échapper au renvoi de mon ancienne école, qui avait décrit avec plaisir toute la scène à mes parents. Me voilà donc, passant pour une personne dangereuse auprès de ma famille, Mcgonagall avait bien sûr tout de suite saisit l’occasion pour se présenter comme une professeure d’un interna pour élèves « turbulents ». Ils n’avaient pas bien hésité longtemps pour accepter de m’envoyer « là-bas », n’ayant pas d’autre solution.

J’observais par la fenêtre le paysage défiler, en me demander à quoi ressemblait bien l’école dans laquelle j’allais et pour qui j’avais passé des mois la tête plongée dans des livres pour apprendre des tonnes d’informations. J’espérais secrètement entrer chez Serdaigle ou Gryffondore, les maisons dont Mcgonagall m’avait parlé et dans lesquelles je me reconnaissais le plus. Je n’avais pas la patience et la gentillesse d’un Poufsouffle, et les Serpentards semblaient bien trop…hautains et élitistes.

1. Dans la gueule du serpent. by Anapioggia



Je passai ma main dans l’eau du lac autour de l’école, j’avais déjà le souffle coupé en observant le paysage face à moi. Cette petite promenade en barque avait dissipé tout le stress que je portais en moi depuis l’arrivée.
Fascinée par l’intérieur de l’école, il me fallut plusieurs secondes pour remarquer la présence de ma professeure.

— Mettez-vous tous en rang s’il vous plaît ! s’égosillait la professeure McGonagall, dans tout le bruit des jeunes adolescents excités de commencer leur scolarité ici.

Certains me lançaient un regard interrogateur, ils se demandaient sans doute ce que je faisais ici, les dépassant tous dans ce petit tas d’enfants. Tous se turent en remarquant le visage sombre de notre professeure, qui pu continuer ses explications.

Réunis au centre de la Grande Salle, je sentais déjà les regards posés sur moi. Leurs murmures me donnaient déjà mal à la tête, je n’allais sans doute pas vivre cette année en paix.

— Quand j’appellerai votre nom, vous vous avancerez. Je placerai le Choixpeau sur votre tête et vous serez répartis dans vos maisons.

Les noms défilaient les uns à la suite des autres, jusqu’à ce que le mien résonne dans la salle désormais silencieuse.

— Cook, Ivy !
Les mains tremblantes, je marchai machinalement jusqu’au Choixpeau, j’aperçus McGonagall me faire un signe d’encouragement du coin de l’œil.
— Intéressant… en voilà un profil bien différent des autres. Vous arrivez ici pour votre sixième année sans jamais avoir pratiqué la magie. Vous avez l’esprit académique d’un Serdaigle et cette passion pour l’apprentissage… mmh. Cependant, je sens autre chose en vous, quelque chose de bien plus profond, vous aimez les défis et la réussite, n’est-ce pas ? Ça ne va pas être facile mais je pense que vous en êtes capable. Dans ce cas, la décision est prise. Serpentard !

Le monde tourna autour de moi face à la sentence que je venais de me prendre en pleine figure. Serpentard ?? Le Choixpeau faisait forcément fausse route, j’étais loin d’en avoir l’étoffe et je ne partageais pas leur vision de vie. J’entendais vaguement les cris des Serpentard, heureux d’accueillir un nouveau visage, en plus de ça qui sautait quatre classes. Je jetai un regard paniqué vers McGonagall, qui affichait la même mine perdue que moi.

— Bienvenue. Tu peux aller t’asseoir auprès des tiens, fit le directeur Dumbledore, avec son regard chaleureux.

Une soudaine envie de lui répondre « non merci » me traversa l’esprit, mais il valait mieux se raviser. Moi qui craignais le plus cette maison au sein de l’école, me voilà jetée dans la gueule du serpent.
Je partis donc m’asseoir aux côtés des sixièmes années. A peine eus-je le temps de poser mes fesses pour admirer la nourriture qu’une horde de questions s’abattit sur moi.

— Alors comme ça tu commences seulement la sorcellerie ? Tu dois être sacrément douée pour être acceptée ici !
— Une rousse chez les Serpentard ? C’est bien la première, d’habitude ils vont tous chez Gryffondor, haha !
— Tu viens d’où ?
— D’une famille prestigieuse, sans aucun doute !
— Je suis née-moldue.
Le silence rattrapa vite la table face à la seule réponse que j’avais daigné leur sortir. L’excitation semblait être aussi vite repartie que lors de son arrivée, certains me lançaient même dorénavant un regard emplit de dégoût. Aïe, je devais avoir fait une sacré bourde pour être observée de la sorte.

— Tu rigoles, j’espère ! s’écria une jeune fille aux cheveux bruns, qui affichait désormais une tête écœurée.
— Tu crois qu’elle a l’air de rigoler, Pansy ?
— Comment une née-moldue peut-elle être accueillie ici en ayant sauté quatre classes, et sans avoir jamais entendu parler de magie !
— Elle a dû soudoyer les professeurs, haha, riposta une jeune fille aux cheveux blonds.
— Tu penses, Daphné ? Ça m’étonnerait même pas.
J’étais partie pour leur partager le fin fond de ma pensée quand la fameuse Pansy me coupa la parole.
— Et toi, tu en penses quoi, Drago ?

Tous se tournèrent vers le dénommé, mon regard se posa sur un jeune homme aux cheveux blonds, tombant sur son visage. Il détacha son regard pendant deux secondes de son livre pour parcourir ma silhouette, avant de retourner calmement à sa lecture. Ce petit laps de temps m’avait quand même permis de croiser ses yeux d’une jolie couleur grisâtre. Dire qu’il n’était pas à mon goût serait un mensonge, il fallait l’avouer.

— Je ne vois pas pourquoi je m’intéresserais à une née-moldue.

Touchée. Son intérêt si pauvre pour moi et son ton condescendant m’avaient tout de suite refroidie. Sa belle gueule d’ange n’allait pas avec son caractère qui semblait exécrable, et j’étais tombée dans le piège.
Vexée par toutes leurs paroles, je ne pus m’empêcher de répondre sur un ton méprisant. Ce Drago allait en faire malheureusement les frais en ayant tiré la dernière balle.

— Je vois bien que avez l’air de m’adorer tant vous parlez de moi, mais je suis ici alors fermez-là et gardez votre condescendance pour vous.
Mon regard s’était attardé plus longtemps sur le blond, qui avait relevé son visage de son livre.
— Comment oses-tu parler comme ça à nous et surtout à Malefoy, sale sang-de-bourbe ! Revois ton rang avant d’adresser la parole à un sang-pur tel que lui, Pansy cria presque dans mes oreilles.

Trop d’informations venaient de me tomber sur la figure, il ne fallait pas être trop intelligent pour comprendre la signification de son insulte. Mais un « sang-pur » ? J’avais l’impression d’être dans mes vieux livres fantastiques avec des histoires de vampires. Cette pensée me fit pouffer.

— Je te fais rire peut-être ?
— Pour être honnête… oui, c’est vraiment hilarant.

Le rouge aux joues, la jeune brune se redressa brusquement pour sortir sa baguette, folle de rage. Heureusement pour moi, ce fût au même moment que les professeurs annoncèrent la fin du repas. Il ne m’avait fallu que quelques minutes pour comprendre que cette pimbêche allait me faire vivre un enfer pendant toute ma scolarité. Heureusement, je savais aussi me comporter de manière grossière quand il le fallait.

Je suivis de près toute la troupe pour rentrer dans les dortoirs, en observant les autres maisons partirent, le cœur lourd. Pour couronner le tout, je découvris que j’allais passer deux ans à dormir dans des cachots. Une réelle raison pour affirmer que personne n’aimait les Serpentard, pour les envoyer là-bas !

La main qui s’abattît sur mon épaule me fit sursauter, étant trop perdue dans mes pensées. Je ne pus cacher mon dégoût en me rendant compte qu’il s’agissait de Malefoy. Je dû lever la tête pour mieux l’observer, avec ses vingt bons centimètres de plus que moi. Je n’étais pas vraiment très fière de mon mètre soixante.
Son visage qui semblait afficher une mine sombre pendant toutes les heures de la journée me faisait déjà souffler.

— Surtout, ne te gêne pas pour sourire.
Il se contenta de lever les yeux au ciel.

J’ai bien compris que tu n’es pas heureux de venir me voir, hein.

— Je suis le préfet de notre maison. C’est donc moi qui dois te montrer où est ta chambre, même si j’aurais préféré refiler le travail à Crabbe…
— Je suis née-moldue, pas sourde, tu sais.

Cet idiot m’ignora royalement en m’ordonnant de le suivre. J’avais presque voulu refuser, mon égo refusant de l’écouter. Seulement, plus j’en terminais vite avec cette histoire et plus j’allais être tranquille, loin de lui et toute sa clique.
Face à la porte en bois qui m’accueillait, je me tournai vers Malefoy pour vite le faire partir.

— Eh bien, merci. Je pense que tu peux y aller…
Je ne veux plus voir ton visage qui m’insupporte.
— Bonne chance pour la suite.

Son petit sourire en coin me retourna le cerveau. Je préférai me détourner de lui pour entrer, en essayant tant bien que mal d’effacer sa petite fossette bloquée dans mon esprit.
Que ne fut pas ma surprise en tombant nez à nez avec la blondasse de tout à l’heure. Daphné, c’est ça ? J’avais déjà envie de prendre le prochain train pour repartir chez moi.
L’air moqueur qu’il me fit avant de partir prenait enfin tout son sens. Quel type détestable !

2. Felix Felicis by Anapioggia

Si le domaine des potions semblait être mon point fort, ce n’était malheureusement pas le cas pour celui de défense contre les forces du Mal.

Le professeur Rogue, représentant notre maison, avait toutes les caractéristiques d’un Serpentard. Il ne supportait pas de voir deux élèves bavarder, son visage aussi froid que la pierre et son ton rude ne laissait pas la meilleure des ambiances en cours. Et par dessus tout, il semblait détester les Gryffondor, Potter en faisait désormais les frais sous mes yeux.
— Puisque vous avez si l’air si confiant, Potter, venez ici.
Le jeune homme s’avança jusqu’à se retrouver face au professeur.
- Comme vous le savez tous, ce cours sera porté principalement sur l’apprentissage des sortilèges informulés.

Je grimaçai immédiatement, j’avais seulement pu lire différents sorts dans les livres mais jamais les exercer. Et me voilà à devoir passer à l’étape supérieure, sans aucune expérience. J’avais bien testé quelques sorts hier dans mon lit, mais rien de bien fameux. Je savais juste faire léviter des objets et me défendre un minimum. Je fixais ma baguette, faite en bois de châtaignier avec un cœur de dragon. Sa grande longueur et son hyper flexibilité me plaisait énormément.

Le ton rude du professeur Rogue me fit sortir de mes pensées.

— Potter ! Votre comportement est encore à revoir, je ne vous ai pas demandé de me renvoyer un sort. Vous prenez une heure de colle, et moins cinq points pour Gryffondor.

Sa réaction me fit froncer les sourcils, il me paraissait bien excessif celui-là. La perte des points de leur maison me faisait bien sûr plaisir, mais je préférais tout de même que ça soit à la loyale. Potter avait seulement voulu se défendre.

Je remarquai quelques secondes plus tard que le professeur me fixait désormais, le visage sombre.

— Vous semblez ne pas apprécier ma décision, Miss…
— Ivy Cook, monsieur.
Je serrai les dents, en me demandant bien ce qu’il me voulait.
— Vous venez d’arriver ici, n’est-ce pas ? Avez-vous déjà pratiquer la magie avant ça ?
— Non, monsieur…
A ce stade, je voulais juste finir enterrée vivante.
— Et vous êtes à Serpentard… Très bien. Savez-vous ce qu’est un détraquer ou un Inferius ?
— Les détraqueurs sont des créatures qui se nourrissent de la joie humaine, ils provoquent aussi du désespoir et de la tristesse. Quant aux Inferi… je crois avoir lu que ce sont des cadavres humains ensorcelés par un mage noir, pour leur obéir.

J’observai Rogue, les mains moites. Impossible pour moi de savoir si j’avais vu juste, car la fatigue empêchait de faire fonctionner ma mémoire correctement. Il se détourna de moi, et marcha jusqu’à son bureau.

— Je vois que vous vous êtes bien renseignée avant de venir ici, et j’apprécie cet effort. J’accorde cinq points à Serpentard. Mais ne vous emballez pas trop, Cook, vous avez beaucoup à rattraper et ça ne sera pas simple. Je tiens à ce que vous gardiez le même sérieux pour les prochains cours.

Je hochai la tête en guise de réponse, fière de moi. Ces heures de sommeil perdues semblaient m’apporter du bon.

Le reste du cours se passa sans embûches, même si je n’avais pas réussi à sortir un seul sort de ma baguette sans le formuler. Rogue n’en tenait pas rigueur, heureusement pour moi. Les nombreuses heures supplémentaires qu’on m’avait donné allaient sans doute m’aider.

Je marchais désormais vers la Grande Salle, affamée par tous ces cours, et l’odeur de la nourriture fit gargouiller mon ventre.

— Comme je l’avais dit, la chance du débutant. Peut-être que tu réussiras à lancer un sort avant les grandes vacances, qui sait, me fit Malefoy en sortant de nulle part avec son habituel air moqueur.
— Je ne crois pas t’avoir permis de m’adresser la parole, « sang-pur ».
— Tu devrais être honorée plutôt, je t’offre quelque minutes de mon temps pour t’apprendre les rangs ici.
— Je préférerais que tu retournes avec tes toutous, ils doivent te manquer, sans eux pour faire le boulot à ta place.

Je ne lui laissai pas le temps de me répondre et trottinai jusqu’au bout de la table des Serpentard, pour être seule et enfin tranquille.

Je savourais enfin ma nourriture en lisant un livre que Rogue m’avait prêté, afin de rattraper mon retard, quand je sentis des regards sur moi. J’observai du coin de l’œil à la table des Gryffondor, Granger, Potter et Weasley chuchoter entre eux en me fixant de loin. Allais-je aussi me les mettre à dos ? Une maison me suffisait déjà amplement.

A ma grande surprise, je vis Hermione donner un coup de coude à Ron, avant de se lever et se diriger vers moi.
— Salut, tu es Ivy Cook, c’est ça ?
— En chair et en os.
— Je vois que tu nas pas trop l’air de t’entendre avec les tiens. Tu peux venir à notre table, si tu veux.

Étonnée par cette soudaine proposition, je m’efforçai de camoufler un minimum la joie qui m’inondait. Je n’appréciais pas vraiment être seule mais la compagnie des serpents ne m’enchantait pas non plus.

— Bien sûr.

Je suivis Hermione jusqu’à la table des Gryffondor, non sans remarquer quelques regards et chuchotements à mon égard. Ron et Harry me fixaient tout de même avec une certaine réticence. Apparemment, c’était Granger qui les avait convaincus de m’inviter.
— Ivy Cook, heureuse de vous connaître.
Les deux se présentèrent à leur tour, je m’abstins de préciser que je les connaissais déjà, vu que nous étions dans le même cours. Ron avala bruyamment sa salive, il semblait gêné d’aborder un certain sujet mais prit tout de même la parole.

— On t’a vu parler avec Malefoy, tu ne devrais pas vraiment le côtoyer, si tu veux un conseil.
— La blondasse ? Aucune chance, ses airs supérieurs et ses sales manière m’ont déjà convaincue qu’il n’est pas quelqu’un de fréquentable.
Les visages des deux jeunes garçons se radoucirent après ma réponse. Apparemment, c’était bien ce sujet qui les bloquaient au départ.
— Tant mieux ! N’hésite pas à te joindre à nous si t’as envie plus tard. Si tu as des questions pour certains cours ou sorts, tu peux venir nous voir, fit Harry, à présent tout sourire.
— En plus, Hermione est vraiment douée ! C’est la meilleure des sixièmes années.
— Arrête, Ron ! Ivy semble très bien se débrouiller, elle est arrivée deuxième au cours de potions de ce matin, répliqua la jeune fille, ses joues ayant prit une jolie teinte rosée.
— C’est vrai que pour tout ce qu’on peut trouver dans un livre, je me débrouille, mais j’aurais bien besoin d’aide pour les sorts, merci.

Je saluai le trio avant de repartir pour mes cours supplémentaires.

La journée se termina plus rapidement que prévu, je m’étais fait de nouveaux amis et les cours étaient passionnants. Malgré mon arrivée tardive dans cette école, je me sentais enfin quelque part à ma place, sauf peut-être… dans cette chambre.

J’observai Greengrass, trop occupée à retoucher son maquillage pour me saluer. Après tout, la solution était peut-être de faire comme si elle n’existait pas.
— Salut, Ivy.
— Salut, Daphné.

J’avais peut-être été trop vite mauvaise langue, elle semblait avoir un minimum de politesse. J’en profitai pour aller prendre une douche rapide et me démaquiller. Enfin prête pour aller dormir, j’allais foncer dans mon lit quand je tombai sur un visage qui ne m’était pas familier.

Posée contre le rebord de la fenêtre, une jeune fille aux cheveux d’un joli blond platine coupés au carré fixait calmement le paysage. En me voyant arriver, elle tourna son visage vers moi, le sourire aux lèvres.

— Alors c’est toi la nouvelle que tout le monde semble détester ici ? Riley Corban, enchantée, mais appelle-moi Ray.
Elle me serra vigoureusement la main en m’analysant de ses jolies yeux verts, avant de s’affaler sur son lit.
— Enchantée, Ray.
— Tu ne devrais pas faire amie-amie avec une née-moldue, ça entacherait ton nom.
Je tournai mon visage vers l’autre blonde, qui apparemment préférait toujours la même pimbêche.
— Je n’ai pas besoin de tes conseils pourris, Greengrass, garde ta bouche fermée la prochaine fois.

Elle ne répondit pas et détourna seulement le regard. Elle semblait la respecter autant que Drago, est-ce parce que c’est peut-être aussi une sang-pure ? Les rangs semblaient vraiment importants chez eux.

Ray claqua dans ses mains, comme pour mettre un terme à cette conversation. J’observai sa jolie silhouette élancée, mise en valeur par sa grande taille. Sa tenue entièrement noir mettait en valeur sa peau pâle, accompagnée par des jolies bagues sur presque tous ses doigts.

— Bon il est temps pour moi de retourner faire un tour, heureuse de te connaître, Ivy, je sens qu’on va bien s’entendre.
— De même. Mais c’est pas interdit de sortir la nuit ?
— Tant que tu te fais pas choper, rien n’est interdit, je te ferai visiter l’école de nuit la prochaine fois, si ça te dit.

La jeune fille me fit un clin d’œil avant de se faufiler discrètement hors de la chambre. J’affichais désormais un petit sourire. Le temps passé ici allait être plus agréable que prévu. Certains Serpentards savaient donc être aimables et civilisés.

3.Rencontre au coin de la fenêtre. by Anapioggia
Si le domaine des potions semblait être mon point fort, ce n’était malheureusement pas le cas pour celui de défense contre les forces du Mal.
Le professeur Rogue, représentant notre maison, avait toutes les caractéristiques d’un Serpentard. Il ne supportait pas de voir deux élèves bavarder, son visage aussi froid que la pierre et son ton rude ne laissait pas la meilleure des ambiances en cours. Et par dessus tout, il semblait détester les Gryffondor, Potter en faisait désormais les frais sous mes yeux.

— Puisque vous avez si l’air si confiant, Potter, venez ici.
Le jeune homme s’avança jusqu’à se retrouver face au professeur.
— Comme vous le savez tous, ce cours sera porté principalement sur l’apprentissage des sortilèges informulés.

Je grimaçai immédiatement, j’avais seulement pu lire différents sorts dans les livres mais jamais les exercer. Et me voilà à devoir passer à l’étape supérieure, sans aucune expérience. J’avais bien testé quelques sorts hier dans mon lit, mais rien de bien fameux. Je savais juste faire léviter des objets et me défendre un minimum. Je fixais ma baguette, faite en bois de châtaignier avec un cœur de dragon. Sa grande longueur et son hyper flexibilité me plaisait énormément.
Le ton rude du professeur Rogue me fit sortir de mes pensées.

— Potter ! Votre comportement est encore à revoir, je ne vous ai pas demandé de me renvoyer un sort. Vous prenez une heure de colle, et moins cinq points pour Gryffondor.

Sa réaction me fit froncer les sourcils, il me paraissait bien excessif celui-là. La perte des points de leur maison me faisait bien sûr plaisir, mais je préférais tout de même que ça soit à la loyale. Potter avait seulement voulu se défendre.
Je remarquai quelques secondes plus tard que le professeur me fixait désormais, le visage sombre.

— Vous semblez ne pas apprécier ma décision, Miss…
— Ivy Cook, monsieur.
Je serrai les dents, en me demandant bien ce qu’il me voulait.
— Vous venez d’arriver ici, n’est-ce pas ? Avez-vous déjà pratiquer la magie avant ça ?
— Non, monsieur…
A ce stade, je voulais juste finir enterrée vivante.
— Et vous êtes à Serpentard… Très bien. Savez-vous ce qu’est un détraquer ou un Inferius ?
— Les détraqueurs sont des créatures qui se nourrissent de la joie humaine, ils provoquent aussi du désespoir et de la tristesse. Quant aux Inferi… je crois avoir lu que ce sont des cadavres humains ensorcelés par un mage noir, pour leur obéir.

J’observai Rogue, les mains moites. Impossible pour moi de savoir si j’avais vu juste, car la fatigue empêchait de faire fonctionner ma mémoire correctement. Il se détourna de moi, et marcha jusqu’à son bureau.

— Je vois que vous vous êtes bien renseignée avant de venir ici, et j’apprécie cet effort. J’accorde cinq points à Serpentard. Mais ne vous emballez pas trop, Cook, vous avez beaucoup à rattraper et ça ne sera pas simple. Je tiens à ce que vous gardiez le même sérieux pour les prochains cours.

Je hochai la tête en guise de réponse, fière de moi. Ces heures de sommeil perdues semblaient m’apporter du bon.
Le reste du cours se passa sans embûches, même si je n’avais pas réussi à sortir un seul sort de ma baguette sans le formuler. Rogue n’en tenait pas rigueur, heureusement pour moi. Les nombreuses heures supplémentaires qu’on m’avait donné allaient sans doute m’aider.

Je marchais désormais vers la Grande Salle, affamée par tous ces cours, et l’odeur de la nourriture fit gargouiller mon ventre.

— Comme je l’avais dit, la chance du débutant. Peut-être que tu réussiras à lancer un sort avant les grandes vacances, qui sait, me fit Malefoy en sortant de nulle part avec son habituel air moqueur.
— Je ne crois pas t’avoir permis de m’adresser la parole, « sang-pur ».
— Tu devrais être honorée plutôt, je t’offre quelque minutes de mon temps pour t’apprendre les rangs ici.
— Je préférerais que tu retournes avec tes toutous, ils doivent te manquer, sans eux pour faire le boulot à ta place.

Je ne lui laissai pas le temps de me répondre et trottinai jusqu’au bout de la table des Serpentard, pour être seule et enfin tranquille.
Je savourais enfin ma nourriture en lisant un livre que Rogue m’avait prêté, afin de rattraper mon retard, quand je sentis des regards sur moi. J’observai du coin de l’œil à la table des Gryffondor, Granger, Potter et Weasley chuchoter entre eux en me fixant de loin. Allais-je aussi me les mettre à dos ? Une maison me suffisait déjà amplement.
A ma grande surprise, je vis Hermione donner un coup de coude à Ron, avant de se lever et se diriger vers moi.

— Salut, tu es Ivy Cook, c’est ça ?
— En chair et en os.
— Je vois que tu n'as pas trop l’air de t’entendre avec les tiens. Tu peux venir à notre table, si tu veux.
Étonnée par cette soudaine proposition, je m’efforçai de camoufler un minimum la joie qui m’inondait. Je n’appréciais pas vraiment être seule mais la compagnie des serpents ne m’enchantait pas non plus.
— Bien sûr.

Je suivis Hermione jusqu’à la table des Gryffondor, non sans remarquer quelques regards et chuchotements à mon égard. Ron et Harry me fixaient tout de même avec une certaine réticence. Apparemment, c’était Granger qui les avait convaincus de m’inviter.

— Ivy Cook, heureuse de vous connaître.
Les deux se présentèrent à leur tour, je m’abstins de préciser que je les connaissais déjà, vu que nous étions dans le même cours. Ron avala bruyamment sa salive, il semblait gêné d’aborder un certain sujet mais prit tout de même la parole.
— On t’a vu parler avec Malefoy, tu ne devrais pas vraiment le côtoyer, si tu veux un conseil.
— La blondasse ? Aucune chance, ses airs supérieurs et ses sales manière m’ont déjà convaincue qu’il n’est pas quelqu’un de fréquentable.

Les visages des deux jeunes garçons se radoucirent après ma réponse. Apparemment, c’était bien ce sujet qui les bloquaient au départ.

— Tant mieux ! N’hésite pas à te joindre à nous si t’as envie plus tard. Si tu as des questions pour certains cours ou sorts, tu peux venir nous voir, fit Harry, à présent tout sourire.
— En plus, Hermione est vraiment douée ! C’est la meilleure des sixièmes années.
— Arrête, Ron ! Ivy semble très bien se débrouiller, elle est arrivée deuxième au cours de potions de ce matin, répliqua la jeune fille, ses joues ayant prit une jolie teinte rosée.
— C’est vrai que pour tout ce qu’on peut trouver dans un livre, je me débrouille, mais j’aurais bien besoin d’aide pour les sorts, merci.
Je saluai le trio avant de repartir pour mes cours supplémentaires.


La journée se termina plus rapidement que prévu, je m’étais fait de nouveaux amis et les cours étaient passionnants. Malgré mon arrivée tardive dans cette école, je me sentais enfin quelque part à ma place, sauf peut-être… dans cette chambre.
J’observai Greengrass, trop occupée à retoucher son maquillage pour me saluer. Après tout, la solution était peut-être de faire comme si elle n’existait pas.

— Salut, Ivy.
— Salut, Daphné.
J’avais peut-être été trop vite mauvaise langue, elle semblait avoir un minimum de politesse. J’en profitai pour aller prendre une douche rapide et me démaquiller. Enfin prête pour aller dormir, j’allais foncer dans mon lit quand je tombai sur un visage qui ne m’était pas familier.

Posée contre le rebord de la fenêtre, une jeune fille aux cheveux d’un joli blond platine coupés au carré fixait calmement le paysage. En me voyant arriver, elle tourna son visage vers moi, le sourire aux lèvres.

— Alors c’est toi la nouvelle que tout le monde semble détester ici ? Riley Corban, enchantée, mais appelle-moi Ray.
Elle me serra vigoureusement la main en m’analysant de ses jolies yeux verts, avant de s’affaler sur son lit.
— Enchantée, Ray.
— Tu ne devrais pas faire amie-amie avec une née-moldue, ça entacherait ton nom.
Je tournai mon visage vers l’autre blonde, qui apparemment préférait toujours la même pimbêche.
— Je n’ai pas besoin de tes conseils pourris, Greengrass, garde ta bouche fermée la prochaine fois.
Elle ne répondit pas et détourna seulement le regard. Elle semblait la respecter autant que Drago, est-ce parce que c’est peut-être aussi une sang-pure ? Les rangs semblaient vraiment importants chez eux.

Ray claqua dans ses mains, comme pour mettre un terme à cette conversation. J’observai sa jolie silhouette élancée, mise en valeur par sa grande taille. Sa tenue entièrement noir mettait en valeur sa peau pâle, accompagnée par des jolies bagues sur presque tous ses doigts.

— Bon il est temps pour moi de retourner faire un tour, heureuse de te connaître, Ivy, je sens qu’on va bien s’entendre.
— De même. Mais c’est pas interdit de sortir la nuit ?
— Tant que tu te fais pas choper, rien n’est interdit, je te ferai visiter l’école de nuit la prochaine fois, si ça te dit.

La jeune fille me fit un clin d’œil avant de se faufiler discrètement hors de la chambre. J’affichais désormais un petit sourire. Le temps passé ici allait être plus agréable que prévu. Certains Serpentard savaient donc être aimables et civilisés.
End Notes:
Petit chapitre où on apprend à connaitre les personnages, j'espère qu'il vous aura tout de même plus ! Je vous dit à la semaine prochaine avec un chapitre un peu plus épicé ;).
Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=38553