Chrysalide by alice141191
Summary:


l'image appartient à chix0r.deviantart.com

De chenille à papillon, quand la chrysalide se brise ou lorsqu'une jeune fille que personne n'a jamais remarqué, terrée dans son angoisse, son mal être et ses doutes décide de vivre, enfin.
Toute une vie invisible aux yeux des autres, isolée dans sa solitude mais maintenant les choses doivent changer, les choses vont changer, parce que c'est devenu insupportable.
Voilà, c'est juste l'histoire d'une fille en pleine noyade qui tente d'émerger et qui trouve, un jour, le courage se battre pour affirmer qu'elle a le droit, aussi, de vivre, de profiter.

Des découvertes, la liberté, les autres, et puis, l'Amour passionné. Si elle avait su que ce serait lui...
Categories: Epoque Maraudeurs Characters: James Potter, Peter Pettigrow, Remus Lupin, Sirius Black
Genres: Romance/Amour
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 13 Completed: Non Word count: 91316 Read: 13847 Published: 12/02/2007 Updated: 22/09/2009
préliminaires by alice141191
Note : Ce chapitre est posté un peu plus tôt que prévu =) En tout cas pour tous ceux qui attendent de l'action patientez encore un tout p'tit peu dans le chapitre prochain ENFIN les choses vont sérieusement bouger !! D'ailleurs le chapitre sera bien plus long et beaucoup plus "riche" en évènement ^^
A part ça, merci beaucoup pour vos reviews, ça me fait plaisir pi en ce qui concerne la "devinette" (lol ça fait con de dire ça mais bon je peux nan plus appeler ça une énigme xD) donc effectivement Aludra est une étoile et très précisément une étoile de la constellation du grand chien ^_______________^ Je vous laisse deviner ce que ça présage ^o^

Maintenant place au chapitre, bonne lecture à tous et n'éhsitez pas me faire part de vos remarques, oppinions, si vous pensez que telle ou telle chose ne va pas ou autre, je vous répondrais avec plaisir !



Je m’éveille en baillant. Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé hier, j’ai juste l’impression de sortir d’un long cauchemar. Mais peu m’importe maintenant, je me sens respirer. Je respire de l’air frais. J’ai retrouvé la vie. Non : je vais retrouver la vie. Que dois-je faire ? Je ne sais plus bien par où commencer, que faire. Perdue. Simplement perdue devant une battisse. Quel chemin prendre ? Comment débuter ? Je prends peur : déjà levée j’ai l’impression qu’un poids me tombe sur les épaules. Un fardeau. Mais je ne dois pas penser de telles choses, non, il ne faut pas que la vie soit un fardeau. Alors que j’entreprends une réflexion pour savoir quelle attitude adopter je me dit que tout est simplement stupide : je ne vais pas changer rien que pour la vie. Je suis comme je suis, j’ai le caractère que j’ai, je suis froide, je suis folle, incompréhensible. Eh bien tant pis. La vie devra faire avec et se contenter de moi comme ça. Par contre je me rends compte que je ne me sens plus bien dans les vieux habits de mon cauchemar. Ils me paraissent usés comme s’ils avaient été le compagnon d’un long bagne. Je ne veux plus les voir, ils sentent le renfermé, la soumission, et même… la mort. Il m’en faut d’autres, je ne pourrais plus les porter de nouveau. Hélas, je suis quand même obligée de les mettre, le temps de me rendre à Pré-au-lard. J’ai tellement longtemps erré dans les couloirs sans autre but que d’attendre que les secondes défilent que je connais a présent un certain nombre de passages inconnus. J’enfile avec répugnance ces vestiges d’une vie passée, ces séquelles qui témoignent bien de la réalité de ces 6 années. Ils me collent à la peau et me rendent mal. Ils m’étranglent.

On est samedi, j’ai tout le temps que je veux. Je sors : désert, heureusement. Même si la solitude m’effrayait au début, j’ai appris à l’apprécier à sa juste valeur. J’aime pouvoir faire ce que bon me semble sans eux pour me juger, pour me dévisager et me mépriser. J’aime pouvoir crier si je veux crier sans qu’on ne croit malade, j’aime pouvoir pleurer sans qu’on vienne me consoler et danser sans qu’on me voie…

Je sillonne les couloirs tous plus silencieux, et j’emprunte rapidement le passage qui me mènera à Pré-au-lard. Les rues sont absolument vide, aucun bruit juste le souffle du vent, il fait encore nuit. L’ambiance est sinistre, sans vie mais peu importe je suis tellement habituée. Je marche où mes pieds me portent, le froid me glace les os. Délectation, j’aime le froid. J’ai les doigts en feu, glacés, je ne les sens plus.
Je ne sais pas exactement combien de temps s’est écoulé quand je vois le village s’éveiller doucement. Des lumières s’allument, le voile d’obscurité s’est légèrement atténué et je croise même quelques personnes. Je rentre timidement dans les boutiques désormais ouvertes en regardant à la dérobée les rayons. J’ai trop pris l’habitude de ne pas regarder directement les choses, comme si j’avais peur de l’influence qu’elles pourraient avoir sur ma vie. Tout aurait pu m’influencer, surtout les gens. Surtout. C’est pour ça que je les ai fuit. Mais non, ça n’a pas été eux. Ils n’ont pas réussis à me changer. C’est moi. Uniquement moi. Je suis maître.

Après avoir visitée plusieurs dizaines de boutiques, je déniche finalement tout ce qu’il me faut. Je me sens bizarrement normale. Mais ce n’est pas vrai. Jamais je ne tomberais dans cette banalité. Jamais. Certes je veux découvrir la vie mais je ne veux pas être tout le monde. De toute façon, les habits que j’ai acheté montrent bien, je crois, que je ne suis pas tout le monde. C’est fait exprès. Je ne traîne pas plus longtemps, je rentre. J’ai dépensé une somme d’argent astronomique mais mes parents sont bien assez riches pour que je me le permette. Je rentre au château et me dirige vers une salle que j’ai découverte il y a assez longtemps. A force de passer dans les couloirs en faisant d’incessants allers-retours qui marquaient mon ennui, j’ai finit par découvrir la merveilleuse salle sur demande. Cette pièce qui m’a tellement longtemps abrité, toujours… Mais c’est une autre histoire dont je parlerais plus tard. Aujourd’hui, comme je l’ai demandé, elle se présente sous forme d’une large pièce avec un fauteuil moelleux, de nombreux portes-manteaux, une longue table basse, un grand miroir et bien sûr, une coiffeuse avec toutes sortes de produits et objets dessus. Je vais me préparer comme une femme. Ce mot sonne étrangement, je sens qu’il ne peut m’être destinée, non… Pourtant je ne suis plus une chose qu’on doit simplement couvrir de tissus pour la cacher. Mais… j’ai toujours été comme ça ! Je ne sais pas faire autrement je… je… ne veux pas ! Non !! Je m’affole brusquement et je commence à trembler. La vérité c’est que je mesure toute la portée de ma décision et j’ai peur, trop peur ; j’ai peur de moi-même et j’ai peur d’être tout le monde, le changement m’effraie. Je serais qui alors ? Je ne sais pas. Que vais-je faire ? A quoi cela servira ? A être heureuse ? Mais au final c’est quoi le bonheur hein ? C’est pitoyable tout le monde veut être heureux. Pourquoi hein ? ça sert à quoi ? Et moi, moi je sers à quoi ?

Vivre. Encore un mot qui ne sert à rien, pour désigner quelque chose qui ne sert à rien. Je veux voir quand même, voir à quoi elle ressemble la vie. C’est vrai, je dois essayer quand même. Si je n’essaye pas je ne peux la juger. C’est un manège la vie, si le premier tour est bien, j’en prend un second, si le second il est bien j’en reprend encore un et si c’est vraiment bien, je reste dans le manège.

C’est partit, je ne doute plus, c’est juste un jeu après tout. Je me prépare à essayer la plus belle des attractions.

Je m’habille d’abord. J’ai choisit un corset noir, avec des rubans rouges sang entrecroisés devant, de fines bretelles et un petit nœud. Je le trouve magnifique. Sinon j’ai une jupe noire en velours, vaporeuse, très ample, où les tissus se superposent comme par étage et enfin avec le bord en tulle rouge. Elle m’arrive un peu en dessous des genoux. Pour les chaussures j’ai longtemps hésité, mais finalement je ne me suis pas privée. J’ai acheté des bottes noires, sans talons, a bout arrondit, avec des ficelles entrecroisées au devant (nda : vous voyez le genre ? Pour ceux qui connaissent les Dc Martens…). Mes cheveux maintenant. A l’aide de divers sort, je les lisse après les avoir lavés dans un large évier –dans un coin de la salle- un sort les brosse pour démêler les nœuds, et un autre achève de les rendre soyeux. J’arrange ma frange, très fine pour qu’elle soit bien régulière, et je la coupe un peu pour qu’elle me tombe juste légèrement devant les yeux. Je m’approche a pas lents de la commode, les produits dessus me tentent. Je me suis trop longtemps privée, je n’ai jamais ressemblé à une femme, jamais et à présent je voudrais bien peu rattraper tout ce temps perdu. J’ai besoin de me sentir ce que j’ai toujours nié, j’ai besoin de me sentir comme un être humain, comme une jeune femme. Je passe un temps incroyable devant le miroir à éliminer toutes traces de fatigue, à me préparer avec soins. Pour une fois…

Je choisis aussi un vernis noir pour les ongles. Noir, toujours noir, c’est beau, c’est rassurant. On sais à quoi s’attendre : noir. Pas de nuances, pas de doutes, pas de clair ou de foncé, pas d’hésitation, non c’est juste noir, c’est tout. Simplement.

Mon collier a un genre médiéval, victorien, et inutile de vous préciser sa couleur. Sans commentaire la-dessus. Je regarde l’effet final dans le miroir. Méconnaissable. Je suis absolument méconnaissable c’est certain et j’ai beaucoup de mal à assimiler que l’image que me renvoie le miroir, et bien… c’est moi. Ça me paraît si impensable. Je suis totalement différente. Métamorphosée. Je ne suis à peine capable de me reconnaître moi même. Ma personnalité enfouie et écrasée refait inévitablement surface. Comme j’ai toujours voulut être dans mes rêves. Dans mes rêves… Alors les rêves peuvent se réaliser ? Je bouge le bras pour m’assurer que mon reflet fasse bien de même. Aucun doute. Je tremble. Je suis à la fois terriblement excitée et terrorisée. Des séquelles subsistent encore de l’autre vie. C’est normal, toujours il en restera. Toujours quoi qu’il arrive. Je ne peux pas nier le passé, mais il ne faut plus y penser.

Je prends mon courage à deux mains et me décide. Je regarde l’heure, je vais bientôt y aller. J’attends d’être sûr qu’il y est tout le monde, si je dois y aller alors autant tout faire d’un coup comme ça je serais tranquille après. Je cogite. Je fais d’incessants tours de la salle en tentant de corriger ce dos courbé. Les gens doivent faire un effort pour se recroqueviller quand ils le veulent et marchent droit automatiquement, pour moi c’est l’inverse je dois me forcer à rester droite, ce n’est pas naturel. Je le vois, dès que je ne fais plus attention, mes épaules s’affaissent, mon corps entier se tasse, le buste penche en avant, je suis voûtée. 7 ans à marcher comme cela ne s’effacent pas en un claquement de doigts. J’abandonne mon exercice.

C’est l’heure, je vais y aller, je vais… mais je ne suis pas… pas prête, c’est pas possible ! Il faut que j’arrête de parler comme ça j’ai l’impression de me retrouver dans la peau d’une cruche. Je vais y arriver. Surtout que je sais que cette entrée marquera un tournant décisif dans ma vie. A jamais. Plus de possibilité de revenir en arrière. Rien ne sera plus comme avant, et tant mieux. Oui, c’est ça, je n’ai pas à me faire de soucis. J’inspire un grand coup, je laisse mes anciennes fringues dans la salle. J’irais les reprendre une autre fois, jamais je ne les abandonnerai, c’est quand même le témoignage indéniable de ma vie passée, une preuve. Je dois me rappeler de ma souffrance pour ne pas refaire la même erreur.

Je ne ferais pas demi-tour, je vais le faire. Je ne suis pas prête mais peu importe, que je le sois ou non je dois quand même y aller et maintenant ou jamais. Tout doit changer, c’est plus dur que ce que je pensais. Je laisse la démarche fragile et je me redresse, comme je viens de le faire quelques instant plus tôt. Je soupire. Il y aura du travail pour bouleverser les habitudes. J’avance, le plus dignement possible.

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