La survivante by Isabella
Summary: "Harry, Ron, Ginny descendez immédiatement !!!"
"Maman ça va ?"
**

Harry prit la lettre et la lut ...

Venez lire la fic svp !!!
Categories: Dramione (Drago/Hermione), Hinny (Harry/Ginny) Characters: Hermione Granger
Genres: Romance/Amour
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 8 Completed: Non Word count: 19990 Read: 6320 Published: 26/02/2007 Updated: 21/10/2007

1. Hermione... by Isabella

2. Réveil et retrouvailles by Isabella

3. Deuil et fin des vacances by Isabella

4. Mission et adieux by Isabella

5. Préfet en chef, lui ? by Isabella

6. Interrogations by Isabella

7. Un singulier tableau by Isabella

8. Première soirée et déjà houleuse by Isabella

Hermione... by Isabella
Author's Notes:
Bonne lecture j'espère que vous aimerez !
La survivante


"Harry, Ron, Ginny descendez immédiatement !!!!"
Une voix stridente et teintée d'inquiétude s'était élevée, résonnant dans tout le terrier.
"Mais elle a pété un plomb ! Qu'est-ce qu'elle veut encore ? demanda Ron en interrogeant les deux personnes se trouvant à ses côtés du regard.
- Aucune idée, répondit sa soeur en toute honnêteté. Venez on descend"
Ginny sauta des genoux d'Harry et emprunta l'escalier suivi de près par son frère et son petit ami.

"Maman ça va ?"
Mrs Weasley était pâle comme un linge, assise sur la chaise de la cuisine, les larmes aux yeux, frissonnant bien que la tempéature devait avoisinner les trente degrès. Une lettre se tenait sur la table juste à côté d'elle. Harry semblait le seul à l'avoir remarquée car Ron et Ginny étant fort inquiets pour leur mère, s'étaient rués sur elle. Il prit la lettre et la lut.
"Espèce de salop tu vas payer !!!!!!!!"
Ginny et Ron tournèrent la tête et regardèrent Harry. Il se tenait devant eux, ses yeux cherchant à contenir des larmes de rage, et de leur couleur d'habitude si joyeuse et si accueillante il ne restait rien que des yeux dévastés et animés par une fureur et une colère que jamais personne ne lui avait vu.
Ginny et Ron se précipitèrent vers lui et lui arrachèrent des mains la lettre qui effectivement était bel et bien la cause de sa fureur. Contrairement à Harry, Ginny ne put se retenir et éclata en sanglot. Ron prit une chaise, s'y assit, s'enfouit la tête entre les mains et ne murmura qu'une chose :
"Hermione..."

**

"Debout ! Debout ! Allez relevez-vous !"
Mrs Weasley s'était reprise la première et tentait maintenant de sortir Harry et ses deux enfants de leur mutisme.
"Ginny, Harry, Ron préparez vos affaires on va à Sainte Mangouste !"
Comme secoués par un réveil, ils bondirent tous hors de la cuisine et en deux temps trois mouvements, ils furent prêts a partir.
"Comment allons nous y aller ? demanda Harry à Mrs Weasley.
- Tu transplanes avec Ron et moi je prends Ginny lui répondit elle.
- Mais maman je n'ai mon permis que depuis trois semaines et je n'ai jamais essayé ! protesta Ron qui avait peur d'emmener Harry dans un endroit peu désiré si par malchance il ratait le transplanage.
- Et bien on va prier pour que tu réussisses Ronald" répliqua sa mère à bout de force.
Plus personne ne la contredit et le transplanage commença.

**

Quelques kilomètres plus loin, dans l'ancienne demeure des Jedusor.
"La fille, mais c'était la fille qu'il fallait tuer en priorité !!!!"
Un Voldemort brûlant de rage se tourna vers un de ses mangemorts qu'il avait envoyé en mission.
"Qu'avez vous fait pendant tout ce temps alors ?"
La grimace penaude que lui afficha son serviteur lui donna la réponse. Le ton sur lequel il s'exprima ensuite fut encore plus menaçant.
"Je vous avais dit que vous pouviez profiter d'elle seulement si vous étiez sûrs d'avoir le temps nécessaire de la tuer après. N'ais-je étais pas assez clair hier soir ? Répondez !
- Si maître bien sûr, nous la retrouverons et nous la tuerons !" lui assura le premier mangemort à sui il s'était adressé.
Voldemort ne l'entendit pas de cette oreille puisqu'il murmura :
"Oui ils la retrouveront et la tueront sans toi" avant qu'un éclair vert jaillisse de sa baguette pour aller se placer dans la poitrine de son condisciple.
"Je vous donne rendez vous demain à cette heure ici même".
Tous les mangemorts acquiesèrent et disparurent dans un pop.

**

"Bonjour je cherche Hermione Granger, elle...
- Troisième étage porte 103 la coupa la secrétaire. Oui madame je peux faire quelque chose pour vous ?"
Dépitée, Mrs Weasley vit qu'elle était déjà passé à un autre client. Ils se hâtèrent donc de prendre la direction énoncée par la secrétaire et ouvrirent la porte. Le premier à se jeter aux côtés d'Hermione fut Harry suivi de très près par Ron et Ginny. Ils restèrent ainsi près de trois heures, assis à ses côtés. Harry tenait sa main droite et Ron sa main gauche pendant que Ginny assise sur les genoux de sa mère sanglotait.

**

"Reviens ! Reviens ! Le monde a besoin de toi ! Tu es la survivante !"
Une lumière blanche l'attira. Etait-ce un ange ? Nul ne savait. Devait elle la suivre ? Devait elle partir avec lui ? Plus elle hésitait et plus elle remarquait que le jet de lumière blanc s'éloignait. Elle tenta alors le tout pour le tout et pris son envol avec lui, avec l'ange.

Hermione ouvrit les yeux.


Voili voilou c'est la fin. Vous avez aimé ? Vous voulez que je mette la suite ?! Alors dans ce cas il me faudra des reviews, plein de reviews bisou !!!
Réveil et retrouvailles by Isabella
Author's Notes:
Je suis vraiment désolée de l'énorme retard que j'ai pris mais en fait en ce moment je suis plus dans une période maraudeur donc voilà. Merci infiniment à tous les reviewers et j'espère que ce chapitre, bien que court, vous plaira. Bisous.
Hermione ouvrit les yeux.

**

Elle se retrouva aveuglée par une lumière puissante venue de nulle part. Alors c'était dans cet endoit que l'ange l'avait amené. A ce moment elle ne fut plus sûre que cette créature quelle qu'elle soit ait été un ange. Mais elle n'eut pas plus le temps de cogiter et de tergiverser qu'une tornade rousse et une touffe de cheveux bruns se jetèrent sur elle.
"Maman, Ginny elle s'est réveillée !!!"

Hermione perçut et identifia avec soulagement la voix de son meilleur ami. Elle émit un grognement.

"Arrêtez vous allez finir par lui faire mal ! s'écria Mrs Weasley. Ecartez vous !"

Et contre toute attente elle serra Hermione si fort que celle-ci commença à suffoquer.

"Quel exemple maman !" lança Ron, toujours aussi présent pour détendre l'atmosphère.

Après que tout le monde se soit calmé, Hermione se redressa et se mit sur son séant. Sa vision brouillée d'il y a quelques minutes n'était plus, et elle contemplait désormais ses amis avec émotion. Elle avait falli y rester et elle venait de prendre conscience qu'elle les aurait laissés dans un état piteux, trop pitoyable pour qu'ils puissent affronter toutes les embûches qui se dresseraient devant eux cette année. Les différents évènements de ces jours derniers l'avaient mises à bout et tout d'un coup sans prévenir elle éclata en sanglot.

"Je suis si désolée de vous avoir causé du souci. Pardonnez-moi."

Ginny leur lança un regard qui n'acceptait aucune discussion et prit place sur le tabouret à côté du lit de sa meilleure amie pendant que Molly, Harry et Ron prenaient la porte.

"Hermione. Ce n'est pas ta faute bien au contraire. Tu ne dois te sentir coupable en rien. C'est la faute de ce foutu...

Ginny prit une grande inspiration :

-...Voldemort.
- C'était horrible Ginny, horrible. Tout ce qu'ils m'ont fait subir pendant ces deux heures... C'était affreux... Il n'y a pas de mot assez fort pour qualifier ce que j'ai vécu. C'est pour ça que je suis ici n'est-ce pas ? J'ai perdu tellement de sang...
- Chut tu n'es pas encore prête pour en parler, la douleur est trop récente. Repose-toi.
- Mes parents Ginny, c'est ma faute, si je n'avais pas été sorcière... J'ai déjà dormi trop longtemps, Gin', il faut que je me réveille. De toute façon je ne ferais que rêver de ça et c'est tout sauf ce qu'il me faut.
- Je comprends Mione, mais tu y arriveras, tu es forte, regarde-moi, tu es forte.
- Je ne sais plus, je ne sais pas Gin'.
- Moi je le sais encore et je sais que tu réussiras à tirer un trait sur le passé.
- Sur mon passé, sur mon passé... Il est pourtant si récent et je dois m'efforcer de l'oublier.
- Pense à toutes les choses qu'on a faites ensemble. Pendant les étés où tu venais à la maison et qu'on s'amusait à en pleurer.
- Je ne les vois plus, c'est trop loin, c'est trop gai...

Ses yeux se fermèrent.

- Dors bien Mione... se murmura Ginny à elle même.

**

Le groupe du départ, pénétra à nouveau dans la chambre où reposait Hermione.

- Elle s'est rendormie affirma la jeune Weasley.
- Par Merlin il fallait que ça lui arrive à elle, s'exclama Mrs Weasley, au bord du gouffre.

Harry se dirigea vers Hermione et lui attrapa la main.

- Vous pouvez nous laisser s'il vous plaît ? demanda le survivant.

Tous accédèrent à sa requête. Ginny ne pouvait ressentir aucune jalousie. Elle savait que quelque chose de très fort liait Harry à Hermione tout comme Ron et Mrs Weasley. Ils avaient accompli tellement de choses ensemble. Grâce à qui Harry avait il pu retrouver son parrain ? Certes pour fort peu de temps mais grâce à qui ? Hermione. Qui lui avait apporté du soutien et de l'aide pendant le tournoi des trois sorciers ? Il n'y avait rien à dire. Elle avait toujours été là pour lui, il serait toujours là pour elle. Sa main était froide, il frissonna à son contact, mais dès qu'il la serra pour lui transmettre toute son aide et sa sollicitude une chose étrange se produisit. Sa main qui était froide, devint chaude comme de la braise, prête à s'enflammer, mais Harry ne l'enleva pas pour autant. Quelques secondes s'écoulèrent, et Hermione qui était jusque là assez tourmentée, se calma et prononça deux mots que son meilleur ami parvînt à attraper.

- Le survivant...

Puis la nuit se referma sur elle.

**

- Elle pourra sortir dans trois jours je pense sauf s'il y a de nouvelles complications, expliqua le Dr. Chase aux Weasley et à Harry.
- Merci docteur répondit Mrs Weasley.

Elle attendit que celui-ci soit hors de vue pour parler à ses enfants et à Harry.

- On la prendra à la maison direct à sa sortie de l'hôpital, je pense que c'est ce qu'il y a de mieux.
- Ben tu veux qu'elle aille où sinon ? demanda Ron en regardant sa mère d'un air interrogateur.
- Je n'ai pas envie qu'elle se prenne une chambre au Chaudron Baveur et qu'elle aille toute seule là bas répondit sa mère.
- Oui c'est sûr approuva le rouquin.

Les trois jours passèrent assez rapidement. Chaque jour ils venaient voir Hermione chacun leur tour ou même tous ensemble parfois. Georges et Fred ainsi que M. Weasley vinrent la voir. Bill et Charlie, trop occupés, n'avaient pas pu se libérer. Mais elle passait beaucoup de temps avec Harry. Celui-ci était vraiment très protecteur envers elle. Dès qu'il ne se trouvait pas avec Ginny, il était à son chevet, en train de lui parler doucement, de la réconforter... Hermione avait quelques fois rigolé ce qui était pour ses amis le fruit d'une lutte acharnée et une énorme récompense.

Le jour où elle devait quitter Sainte Mangouste arriva. Encore un peu faible, elle avait néanmoins réussit à se relever et s'accrocher aux bras de Ron pour transplaner. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle découvrit le Terrier pour son plus grand bonheur. Elle huma l'air frais et sourit, d'un sourire sincère,qui donnait tout à coup à son visage l'impression d'une renaissance. C'était ça, elle vivait à nouveau.

Elle s'installa dans la chambre de Fred et Georges et passa son après midi dans un livre intitulé "Les sciences inconnues", qui la passionna dès la première page.

**

Au moment où ils allaient passer à table, un hibou vînt taper son bec sur la fenêtre des Weasley. La lettre stipulait que l'enterrement de ses parents devait avoir lieu le lendemain à quinze heures.
Deuil et fin des vacances by Isabella
Author's Notes:
Coucou alors que dire ? Je suis débordée en ce moment et je n'ai pas vraiment le temps d'écrire... Donc je suis désolée de vous metttre ce chapitre avec tant de retard mais je ne pourrais pas faire mieux pour le prochain chapitre je pense. Mais bon passons, bonne lecture !
Chapitre III : Deuil et fin des vacances.



La lettre stipulait que l'enterrement de ses parents devait avoir lieu le lendemain à quinze heures.

**

Le grand jour était enfin arrivé. Enfin ? Hermione se demandait pourquoi elle l'avait tant attendu. Attendu en fait n'était pas vraiment le mot et elle le savait. La seule chose dont elle était sûre était qu'elle avait pour une fois sa place dans le monde moldu, le monde qu'elle avait cru le sien jusqu'à ce que six ans auparavant elle reçoive la lettre lui indiquant qu'elle était conviée à aller à Poudlard, une école de sorcellerie très prisée.

Mais elle le savait au fond d'elle même. Elle voulait pouvoir oublier, oublier le pourquoi de leur assassinat, le pourquoi de leur disparition. Or elle ne pourrait jamais l'oublier, le pourquoi étant elle. En effet elle n'aurait pas pu se contenter d'être une moldue non ! Non ! Il avait fallu qu'elle soit une sorcière et en plus une sorcière puissante, trop puissante justement. Voldemort avait voulu l'exterminer car il avait eu vent de son pouvoir mais aussi car elle était l'un des points faibles de son rival.

Elle chassa cette pensée de son esprit. Certes elle adorait ses parents, mais elle ne pouvait pas blâmer Harry de ce qu'il était. Lui même souffrait chaque jour d'avoir à porter la marque fatidique, un des signes laissés par Lord Voldemort la nuit du meurtre de ses parents. Après tout, ils avaient de nombreux points communs maintenant. Orpelins tout deux, brillants, sympatiques, gryffondor, ils étaient meilleurs amis et le destin ne pourrait jamais les séparer sauf dans la mort.

La mort ? Mais après tout qu'était la mort pour Hermione ? En effet lors de son réveil à Sainte Mangouste, elle s'était souvent giflée mentalement pour avoir eu des envies de suicide. Que pouvait elle y faire vraiment ? Après avoir ressenti la honte et le désespoir que lui avait procuré son viol et la mort de ses parents sous ses yeux, la vie ne valait plus la peine d'être vécue. Et quand elle avait ouvert les yeux et que les sourires et le soulagement des personnes qu'elle aimait - et les seules qu'il lui restait -, lui étaient apparus, elle avait repensé à la voix qu'elle avait entendu et à l'ange. Heureusement qu'elle l'avait suivi. Elle n'aurait pu supporter de les voir pleurer sa propre mort alors qu'ils avaient encore à combattre Voldemort.

Voldemort oui il était encore là, et elle aussi était encore là, alors elle s'était jurée que tant qu'elle serait vivante, Voldemort ne poserait plus jamais la main sur une des personnes qui lui étaient chères.

**

Quelques jours plus tôt, dans l'antre de Voldemort, quelque chose se tramait...

"Vous êtes vraiment des incapables ! s'exclama le Lord noir, en abattant son poing sur la table qui se trouvait devant lui.
- Maître nous...
- Silence ! C'était une occasion en or pour avoir cette sale sang de bourbe et vous l'avez laissée filer ! Des gamins auraient fait mieux que vous ! Et maintenant nous ne pourrons plus l'avoir car elle est protégée par cet espèce de crétin qui m'a survécu à cause de sa sang de bourbe de mère ! J'aurais vraiment du la lui confier dès le début. D'une part pour se racheter et d'autre part pour qu'il puisse vraiment nous montrer de quoi il est capable. Rogue pourriez vous m'amenez le jeune Malefoy ?

Le dit Rogue, se crispa légèrement, sans laisser paraître l'ombre d'un sentiment et disparut dans un pop pour atterrir au Manoir Malefoy.

**

Habillée de noir, refoulant ses larmes, elle avança la tête haute pour déposer la première fleur sur la tombe de ses parents.

Des hochements de tête par-ci, des condoléances par-là, Hermione ne savait plus où en donner de la tête. En effet étant la fille unique des Granger, cotoyant ou pas les amis de ses parents elle avait du accepter leur condoléance et leur faire un sourire, un sourire faux et crispé.

La douloureuse "cérémonie" comme l'aurait appelée certaines gens était désormais achevée mais Hermione n'arrivait pas à se détacher du cimetière, ce lieu où elle avait vu sa grand mère cinq ans auparavant y être ainsi déposée. Elle ne su combien de temps elle resta là à prononcer quelques bribes de prières qu'elle avait honte d'avoir oublié car il est vrai qu'à Poudlard elle avait écarté la foi de sa vie. Bredouillant donc et bafouillant des "Je crois en dieu" et "Notre Père", elle essayait de s'imprégner au maximum de leur visage afin de ne pouvoir jamais les oublier.

Une main qui venait de s'être posée sur son épaule la fit brusqueument ratterir dans le monde des vivants. Détournant ses yeux de la plaque de béton où était gravé le nom de ses parents, elle croisa la lueur verte émeraude qui trônait dans le regard de son meilleur ami. Celui-ci lui faisant comprendre qu'il était temps de quitter le cimetière, il l'aida à se relever. Le sourire qu'elle reçut de sa part lui fit chaud au coeur et celui qu'elle lui rendit, empreint d'une sincérité et d'une gratitude si profonde, le bouleversa. Mais ce qui l'étonna et l'inquiéta le plus fut la lueur qui petit à petit s'était imiscée dans les yeux d'Hermione. En effet, la vengeance se lisait désormais aisément rien que dans ses noisettes d'habitude si pures et maintenant si froides avec en plus une once de tristesse. La phrase qu'elle prononça juste avant leur transplanage ne l'aida pas à se rassurer. Un chuchotement, un murmure imperceptible qui poutant était venu lui titiller l'oreille l'avait rendu à l'évidence. Ce sentiment, cette frustration, cette colère, cette fureur étaient traduites dans cette phrase :

- Aleas Jacta Est..

**

Les minutes et les heures passèrent. Les jours et les semaines s'écoulèrent. Le mois entier défila à une vitesse affolante. La tristesse que ressentait Hermione s'effaçait au fil du temps, ne laissant place qu'à une crise de larmes à l'évocation d'un simple souvenir en rapport avec la famille Granger.

La plupart du temps, Ginny et Hermione étaient fourrées ensemble et se racontait des tas de petites anectodes ou parlait de tout et de rien. Hermione s'était aussi rapprochée des jumeaux avec qui elle s'entendait désormais comme laron en foire et préparait même parfois - voire souvent - des mauvais coups avec eux. Elle rigolait tout le temps des blagues de Ron et Harry avait dépassé le stade de meilleur ami. Il était en effet devenu son frère de coeur.

Prétextant parfois des besoins de se sentir seule, Hermione rendait un grand service à Harry et Ginny qui ne se voyait plus très souvent car ils étaient souvent occupés à la faire rire. Elle avait réappris certaines choses mais en avait perdu tellement d'autres ! Et puis elle se rappelait parfaitement du jour où elle était sortie de son coma. Pourquoi l'avait-on appelée la survivante ? Il n'y avait qu'un seul survivant et c'était Harry. Et d'après cette voix, le monde avait besoin d'elle. Elle se demandait ce que cela signifiait mais elle se disait qu'elle irai chercher de plus amples informations dans la réserve dont elle obtiendrait à son avis assez facilement le droit d'y pénétrer. Au pire elle se rendait chez Mc Gonagall et lui demanderai. Peut être savait elle quelque chose. Ou sinon elle irai voir Dumbledore. Certes pas en chair et en os mais son fantôme dans son portrait à Poudlard. C'est déjà mieux que rien s'encouragea-t-elle à penser.

Mais il n'y avait pas que ça. Bien que Mrs Weasley et tout le reste de la maisonnée lui disaient qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, dehors, la bataille continuait de faire rage. Chaque jour, lisant à la dérobée la gazette du sorcier, elle découvrait de plus en plus de victimes frappées et terrassées par le mage noir. Toutes les excuses étaient valables. Traîtres à leur sang, sang de bourbe, mangemorts repentis... il n'en restait désormais rien hormis des cadavres qui jonchaient les rues avant l'intervention des aurors et des médecins de Sainte Mangouste.

Les temps étaient durs. Et le pire c'était que justement ces attaques n'étaient que minimes comparé à ce qu'entreprenait de faire Voldemort lors de la bataille finale qu'il voyait déjà pour lui comme une consécration.

Lors de leur passage sur le chemin de traverse, l'avenue était quasi déserte alors qu'avant la foule était si dense qu'une heure ne suffisait pas pour parcourir de bout en bout l'allée d'un peu moins d'un kilomètre. Désolant, désolant était vraiment le mot. Surtout quand ils avaient entre autre remarqué l'absence de l'apothicaire et ensuite vu son nom inscrit dans la gazette dans l'inombrable liste de victimes que Voldemort prenait de jour en jour de plus en plus de plaisir à agrandir.

**

Malgré tout, elle s'efforçait de ne garder que le positif. La souffrance sans égale ressentie un mois plus tôt devint une blessure, et cette blessure une cicatrice. Elle avait retrouvé sa joie de vivre et la faisait partager aux autres, à tous ces gens qu'elle n'avait pas assez remercié pour tout le soutien et l'aide qu'ils lui avaient apportés. Débordante d'une reconnaissance sans faille, elle eu peur, peur de les quitter par crainte de ne peut être plus pouvoir un jour les retrouver.

Mais demain, demain serait un jour différent. Elle retrouverait son château comme elle aimait l'appeler et dormirait dans ses appartement, préféte en chef y oblige. Cependant elle fut prise d'une étrange sensation de malaise comme il lui prenait souvent ces derniers temps. Quelque chose d'inattendu allait se produire demain. Elle en avait la certitude mais ne pouvait pas pour autant deviner.

C'est ainsi qu'elle s'endormit, un sentiment d'appréhension sur le coeur, en cette nuit du 31 août, à la veille de sa rentrée chez elle, à Poudlard.



Des reviews ? Allez s'il vous plaît ça prend deux secondes et ça fait super plaisir ! Merci d'avance, bisous.
Mission et adieux by Isabella
Author's Notes:
J'avais bien dit qu'il était pour bientôt...
Chapitre IV : Mission et adieux

C'est ainsi qu'elle s'endormit, un sentiment d'appréhension sur le coeur, en cette nuit du 31 août, à la veille de sa rentrée chez elle, à Poudlard.

**

"Attends faut que je leur dise au revoir !
- Non ça...
- Non rien du tout ! On parle de ma meilleure amie et de ma petite soeur là je te signale !
- Oui et moi de ma petite amie et de ma soeur aussi, bien que ce ne soit pas de sang !

Hermione, encore légèrement ensommeillée, avait entendu des bribes de conversation qui lui avaient suffi pour la mettre debout. Elle enjamba à toute vitesse l'escalier, regarda l'heure, qui indiquait cinq heures, et inquiète, se rua en direction de la cuisine, le lieu où elle pensait avoir dinstingué les voix de Ron et d'Harry. Essouflée et tracassée, elle y débarqua, sous les regards inquisiteurs de Molly, Arthur, Ron et Harry.

- Hermione ? réussit à articuler Mr Weasley. Mais que fais tu debout à cette heure ?
- Je pourrais vous rétorquer la question... à tous !

En effet les rentrées précédentes, Hermione qui connaissait désormais assez la famille Weasley pour connaître leurs habitudes, savait qu'ils se préparaient tous à la dernière minute et qu'ils attrapaient le Poudlard Expresse de justesse à chaque fois. C'est pour cela, qu'aujourd'hui quelque chose n'allait pas. De plus Harry avait parlé d'au revoir. Hermione ne comprenait pas ou plutôt ne voulait pas comprendre, ce qui allait se passer. Malheureusement, comme elle l'avait pressenti la veille, quelque chose d'innatendu allait se produire aujourd'hui et elle le saurait maintenant. Elle voulait ces explications, bien que les redoutant et les devinant.

- Alors ? demanda-t-elle en se retenant de hurler.

Les deux paires d'yeux posées sur elle n'avaient cependant visiblement pas l'air de vouloir répondre. Elle reposa alors une nouvelle fois la question sous un autre angle qui cette fois-ci marcherait sûrement.

- Qui va partir et pourquoi ?

Affreusement gêné, Mr Wealsey prit l'initiative de la réponse.

- Hermione, comment te dire...

Puis soudain Harry, visiblement passablement énervé l'interrompit.

- Vas-y Ron dit lui ce que tu voulais lui dire !

Ledit Ron, dont la figure et les oreilles commençaient à devenir rouge, se lança alors :

- Heu... Hermione voilà en fait Harry et moi, cette année nous... Enfin nous n'irons pas... nous ne retournerons pas...
- ...à Poudlard acheva la future préféte en chef .
- Oui c'est ça.
- Alors là c'est le bouquet ! Vous alliez partir pour je ne sais pas combien de temps à la chasse aux horcruxes risquer vos vies sans nous dire au revoir et nous le laisser découvrir à votre départ ce matin ! Franchement bravo, c'est beau l'amitié ! Depuis quand ça a été décidé ? Hein je peux savoir ?
- ...

Claquant la porte, elle quitta la pièce en sanglotant.

**

Elle s'assit sur un banc dans le jardin des Weasley, là où elle s'asseyait autrefois quand ils allaient s'amuser - enfin tout est relatif - à dégnomer la jardin. Nostalgique, elle y pleura tout son saoul.
Elle fut cependant rejointe par Harry quelques minutes plus tard.

- Vas-t'en ! Je ne veux plus te voir. Tu m'as trahi, vous nous avez trahi Ginny et moi lui dit elle.
- Hermione... écoute...
- Non je ne t'écouterai pas. J'ai perdu mes parents, je me suis faite violée, j'ai réussi à remonter la pente grâce à vous, grâce aux seules personnes qu'il me reste et là j'apprends que je ne les verrai plus... Enfin j'apprends, mais non ! En fait je découvre tout à fait par pur hasard quelque chose que je n'aurais jamais du savoir ! Ron non mais toi tu voulais me le cacher ! Quand je pense que je...
- Que tu... ?
- Tu es le frère que je n'ai jamais eu, tu es celui qui a donné tout son temps pour mon rétablissement, tu es tout pour moi Harry. Ce que tu représentes pour moi n'a pas de valeur définissable. Je t'aime tellement... et toi tu voulais me quitter sans me dire au revoir, sans...

Les mots ne lui vinrent plus. Elle s'arrêta dépitée, ressentant déjà l'étrange sensation de vide que lui causerai le départ d'Harry et Ron. La réponse du survivant fut cependant des plus déconcertantes.

- Justement Mione. Ce sont justement les véritables raisons. Tout à l'heure quand tu nous as demandé depuis quand ça avait été décidé je n'ai pas pu te répondre deavant tout le monde. En fait pour moi ça a été clair et net. Quand il y a un peu plus d'un mois maintenant j'ai reçu la lettre mentionnant ce qu'on t'avait fait, ce que tu avais subi et surtout le coma dans lequel tu étais plongée et duquel tu risquais peut être de ne jamais sortir, j'ai paniqué. Je n'avais pour lors jamais autant eu peur. C'est vrai j'avais beau m'être déjà retrouvé dans des situations plus qu'alarmantes avec Voldemort, jamais la panique et la peur ne m'avaient à ce point gagnées. Je me suis alors promis quelque chose. Que tu te réveilles ou pas, je m'étais juré d'aller chercher les horcruxes et de ne pas retourner à Poudlard.

Hermione, heureuse de compter à ce point pour son ami s'étonna quand même de sa dernière phrase.

- Pourquoi ? Quel est le rapport ? Au contraire, on se serait bien amusé à Poudlard... On aurait fait plein de bêtises et tout pour immortaliser notre dernière année ! Je me serais même mis avec vous dans vos coups foireux. Fred et Georges m'ont bien initiée tu sais !

Souriant tristement, Harry reprit ses explications.

- Bien sûr que si il y en a un, un rapport je veux dire. Tu ne comprends dont pas ? Enfin quelle question bien sûr que tu comprends ! Voldemort m'atteint par mes points faibles ! Et il a finalemtn fini par réussir. S'il t'avait tuée Hermione, je crois que j'aurais été aussi cruel que lui. L'esprit de vengeance que j'aurais alors développé aurait dépassé toutes les limites du possible. J'aurais tué mangemorts après mangemorts jusqu'à tuer le septième horcruxe de Voldemort, c'est à dire lui, pour ensuite me suicider. Je ne veux pas qu'il puisse atteindre Ginny ou toi encore une fois, Mione. Je ne voulais pas t'en parler car vu tout le temps qu'on avait passé ensemble pendant les vacances, la séparation aurait été trop douloureuse. De plus en voyant ton visage, ta douleur, je n'aurais peut être pas réussi à respecter mon engagement.
- Et bien alors désengage-toi ! Ne m'abandonne pas je t'en supplie !

Hermione frappa la poitrine d'Harry de petits coups de poings inutiles, jusqu'à ne plus avoir de force et s'écrouler. Harry, impassible, continua sur sa lancée.

- J'ai mis Ron au courant très peu de temps après que l'idée ait germé dans mon esprit. Il a accepté sans hésitation ! Ah l'amitié ! Quel sentiment étrange... Ensuite j'en ai parlé à Mrs et Mr Weasley. Réticents au début, il a tout de même bien fallu qu'ils acceptent la chose. Je me souviens encore des pleurs de la mère de Ron lorsque la nouvelle est tombée. J'ai eu honte ce jour-là. Honte de devoir arracher à deux parents honorables leur plus jeune fils pour une cause si desespérée...Mais l'espoir quel qu'il soit doit toujours exister n'est-ce pas ? C'est pour cela que je ne reviendrai pas sur ma décision et que nous allons te, enfin vous quitter dans un peu moins d'une heure. Tu ne crois donc pas qu'on devrait se parler avant de se séparer pendant tout ce temps ?
- Si tu as raison. Je suis absurde.
- Tu n'es pas absurde. J'aurais eu la même réaction que toi, voire même pire.

Se disant que dans une heure Harry ne serait plus là, elle en profita pour lui demander tout ce qu'elle voulait savoir sur le périple dans lequel ils allaient s'engager.

- Vous n'y allez pas seulement tous les deux j'imagine ?
- Non nous y allons avec quelques aurors. Tonks, Lupin, Fol Oeil et Shackelbot seront de la partie. Espérons qu'il n' y en aura pas un qui sera un mangemort déguisé en auror dit Harry pour détendre l'atmosphère, en repensant tristement à la dernière épreuve du tournoi des trois sorciers qu'il avait du effectuer.
- Et Ginny ?

Harry se racla la gorge, cherchant ses mots.

- Ginny, je... Je l'aime trop. Je n'aurais jamais pu penser que ce serait à ce point si dur d'aimer quelqu'un et de devoir le laisser en plan sans lui dire adieu.
- Adieu ? Harry je t'en prie ne prononce pas ce mot. Tu l'as dit toi même. L'espoir est toujours là, et sera toujours là. Si l'espoir ne te trouve pas, je le trouverai pour toi je te le promets. Et pour Ginny il n'est pas encore trop tard. Je peux aller la réveiller et tu lui feras tes adieux.
- Non je ne veux pas.
- Mais Harry tu ne te rends pas compte à quel point elle va être mal lorsqu'elle se réveillera dans quatre heures et qu'elle ne vous trouvera qu'en souvenir. Moi si... Enfin si ce que vous aviez prévu de faire aurait marché et que vous seriez parti sans me dire au revoir je ne sais pas si j'aurai réussi, si j'aurai eu la force de prendre une nouvelle fois le Poudlard Express cette année. De plus, tu es son petit ami Harry. Elle t'a tellement attendu. Et tu vas la quitter en ayant fait tes au revoir à sa meilleure amie mais pas à elle. C'est quand même injuste tu ne trouves pas ?

La répartie d'Hermione ne le déstabilisa pas pour autant.

- Hermione, Ginny est plus impulsive que toi. Elle est moins réfléchie. Elle est fougueuse, c'est une battante, elle n'a pas toute ta sagesse. Si je lui parlais, elle ne lâcherait pas d'une semelle et tu le sais.

Hermione accusa le coup. Ce que venait de lui dire son meilleur ami n'était que la stricte vérité. Jamais une Ginny sachant le départ d'Harry n'accepterait de le laisser partir sans elle. De plus, bien qu'elle soit en désaccord sur beaucoup de points avec Ron, il était après tout son grand frère.

- Oui c'est vrai tu as raison. Tu veux que je lui dise quelque chose de particulier ? demanda la rouge et or consciente du désarroi dans lequel se trouvait à ce moment son meilleur ami.
- Non rien mas tu lui donneras cette lettre.

Sortant de sa cape une enveloppe, il la tendit, tremblant, à Hermione.

- Pas de problème je la lui remettrai. Compte sur moi.

Elle se leva, elle allait partir quand...

- Hermione ?
- Oui ?
- Je t'en prie veille sur elle et protège la !

Puis ce fut au tour d'Harry de pleurer comme il ne l'avait jamais fait son destin si injuste, ses erreurs irréparables, son esprit si tourmenté...
Hermione se positionna devant lui et l'enlaça fraternellement. Le soutenir était sans aucun doute la meilleure et la seule chose à faire dans ces cas là songea-t-elle. Puis, desepérée elle aussi, elle se mit à pleurer avec lui.

**

Après avoir fait ses au revoir à Ron cette fois-ci, l'heure fatidique s'approchait dangereusement, jusqu'à arriver. Quatre aurors surgirent alors dans la cour du Terrier. Accueillis chaleureusement, ils pénétrèrent dans la cuisine pour saluer tout le monde.

- Ah vous avez décidé d'informer Hermione. Sage décision. Quant à Ginny vous avez bien fait déclara Tonks.

Hermione fit un discret sourire mais décida de ne pas révéler qu'en fait elle n'aurait pas du le savoir, amitié de six ans l'y obligeant. Puis ce fut au tour de Lupin de prendre la parole.

- Bien alors ne nous éternisons pas. Partons le plus vite possible pour éviter trop de larmes.

Suggestion qui fut approuvée par l'ensemble des personnes se trouvant dans la pièce. Les enlacements durèrent pendant un bon quart d'heure avant que le départ ne prenne vraiment sa place.

**

Sachant tous transplanés ils disparurent dans un pop. Risquant un coup d'oeil derrière lui, Harry fit un signe de tête qu'il voulait encourageant à Hermione, dont l'oeil fortement humide ne se détachait pas de l'endroit où il était, avant de se volatiliser.

- Alea Jacta Est se prononça encore une fois Hermione, qui n'avait jamais été aussi triste qu'à cet instant.

Puis elle se dépecha de regagner sa chambre pour y pleurer toutes les larmes de son corps.

**

Lorsque Ginny se leva ce matin-là, elle trouva l'ambiance qui régnait dans sa maison quelque peu morose. Descendant quatre à quatre les escaliers, elle arriva dans la cuisine pour y trouver ses parents et Hermione d'humeur plus que maussade avec des cernes et des traces montrant qu'ils avaient tous longuement pleuré.

- Qu'est-ce qu'ils vous arrivent ? Harry et Ron ne sont toujours pas levés ?

Trouvant que la comédie avait assez duré, Hermione lui remit la lettre qu'Harry lui avait adressé. Sceptique, Ginny commença sa lecture. Au fur et à mesure qu'elle prenait connaissance du texte, elle pâlissait de plus en plus, jusqu'à éclater en sanglot à la fin de la lettre.

- Je suis désolée Gin' ", fut la seule chose qu'Hermione trouva à lui dire.

Désespérée la jolie rousse balança la lettre dans la cheminée et la regarda brûler. Regarda brûler la seule trace de ce qu'il restait de son petit ami. Le temps de comprendre son erreur, la lettre était déjà entièrement consumée.




Bon alors voilà le chapitre IV. Pas très joyeux tout ça mais bon il fallait bien^^. J'espère quand même qu'il vous a plu. J'ai droit à quelques reviews ? Allez s'il vous plaît ! Merci d'avance.
Préfet en chef, lui ? by Isabella
Author's Notes:
Bon alors je l'avais promis pour bientôt et je l'ai fait. J'espère que je n'ai pas trop fait de fautes et qu'il vous plaira. Je remercie tous les reviewers !Bisous
Chapitre V : Préfet en chef, lui ?


Le temps de comprendre son erreur, la lettre était déjà entièrement consumée.

**

"Ginny je...Je suis vraiment désolée mais je ne pouvais pas faire autrement, tenta de s'excuser Hermione.
- Hermione ne t'inquiète pas je ne t'en veux pas le moins du monde. Harry m'a tout expliquée. Dans sa lettre tu sais.

Contrairement aux autres années, Ginny et Hermione s'étant réveillées plus tôt - enfin levées -(NDA : et oui c'est pas tout de se réveiller ^^), elles n'étaient nullement en retard pour attraper le Poudlard Express. C'est ainsi qu'assises toutes les deux en tailleur près de la cheminée, elles essayaient de se réconforter mutuellement.

- Tu crois qu'il m'aimes vraiment ? demanda Ginny, incertaine.

En effet, après son élan de colère et de frustration, elle était allée s'enfermer dans sa chambre pendant une demi-heure où elle n'avait cessée de refouler ses larmes, avant de se rendre à l'évidence de la réalité. Ses larmes ne le feraient pas revenir. Elle avait alors pris sa place à côté d'Hermione, qui n'en menait pas large non plus.

- Ginny voyons. Comment peux-tu douter de lui ?
- Je ne sais pas mais je n'arrête pas de penser à sa lettre. Je n'arrive pas à croire ce qu'il a écrit.
- Qu'était-il écrit dans cette lettre ? la questionna sa meilleure amie.
- En gros il m'a expliqué pourquoi il ne voulait - et il l'a vraiment fait d'ailleurs - pas me dire au revoir ce matin. Il a dit qu'il ne serait pas arrivé à se détacher de ma chevelure rousse si soyeuse, de mes yeux si pétillants... Il n'aurait pas supporté de me voir pleurer. Et donc il n'aurait pas réussi à me, enfin à nous, quitter ce matin. Hermione pourquoi ne l'as-tu pas retenu ?

Hermione baissa la tête, comme prise en flagrant délit, alors qu'elle n'en avait fait aucun.

- J'ai essayé Gin'. Mais en fait après j'ai renoncé. Il paraissait si sûr de lui... Je ne voulais pas le déstabiliser. Je me suis dit que je n'avais en aucun cas le droit de décider de ce qu'il devait faire ou pas. Je ne devais en aucune façon, quelle qu'elle soit, empêcher Harry de poursuivre son destin. Si je ne m'étais pas réveillée ce matin, il serai partit alors... Oui j'ai renoncé. Mais je ne m'en veux pas enfin du moins j'essaie de me convaincre que ce que j'ai fait était la meilleure solution. C'est un battant, il y arrivera, je le sais.
- Oui tu as raison. Il reviendra. Enfin ils reviendront. Comment se sentait Ron ?
- Horriblement stressé. Beaucoup plus qu'Harry, ou sinon Harry arrivait très bien à maîtriser ses émotions.
- Il a quand même fait de l'occlumancie. J'espère que ça lui servira.
- Oui moi aussi, j'espère. Enfin bref allez viens on va finir les valises.
- Oui j'arrive.

D'un commun accord, elles allèrent boucler leurs valises.

**

- Passez une bonne année. Et bonne chance pour tes ASPIC ma chérie !

Mrs Weasley, après avoir salué Hermione qu'elle considérait désormais comme sa fille - et glissé quelque chose dans son jean - , embrassa Ginny.

- Bonne chance à toi aussi. Je t'aime.
- Moi aussi Maman. Préviens-nous dès que tu as des nouvelles d'eux.
- Bien sûr. Allez vas-y le train va partir.

La mère et la fille s'étreignirent une dernière fois. Une larme perla au coin de l'oeil de la mère. Le destin était scellé.

**

- Je les ai trouvés !

La voix d'Hermione parvînt jusqu'aux oreilles de Ginny quelques compartiments plus loin. En effet arrivée à destination, Ginny put distinguer une jeune serdaigle blonde en train de lire avidemment un magazine intitulé "Le Chicaneur" et à ses côtés un gryffondor jouant avec un crapeau.

- Neville ! Luna ! Comment allez vous ? demanda Hermione, impatiente de trouver des gens de bonne humeur.

Elle ne fut pas déçue. Luna partit dans un de ses délires sans fin pendant que Neville faisait manger des chocogrenouilles à Trevor et que celui-ci n'avait pas l'air de trouver ça excellent. Elle faillit presque rater l'entrevue qui devait se dérouler dans le premier compartiment avec la personne qui lui remettrait ses fonctions de préféte en chef et où elle découvrirait son homologue avec qui elle partagerait pendant toute l'année ses appartements.

- Je suis désolée je dois y aller. Je vous rejoins dans pas longtemps. Juste le temps de...

Voyant que personne ne l'écoutait, elle sortit du compartiment.

**

- Professeur ? Mais normalement ce n'est pas la directrice qui se déplace pour remettre aux préfets en chef leurs instructions, me trompe-je ?

La directrice, qui pendant de nombreuses années avaient été directrice adjointe regarda avec émotion la rouge et or.

- Oui vous avez raison, mais cette année est différente. Comment vous sentez-vous depuis votre ... ? Heu
- Ne vous donnez pas cette peine je ne suis pas plus ébranlée que ça. C'est du passé. Et par ces temps sombres il vaut mieux aller de l'avant n'est-ce pas ?

Le professeur Mc Gonagall la scruta suspicieuse. Elle était forte et en même temps si fragile. Et tout lui tombait dessus. Quelle malchance !

- Bien mais cela n'explique pas vos cernes et vos yeux encore rougis sous l'effet des pleurs je présume.
- Oh et bien professeur. C'est juste que j'ai appris seulement ce matin qu'Harry et Ron ne viendraient pas à Poudlard cette année. Je dois dire que ça m'a secouée.
- Je suis navrée qu'ils ne vous en ai pas parlé plus tôt miss. Mais ils devaient avoir leur raison. Alors en fait la réelle raison de ma venue dans le Poudlard Express n'est pas la mort de ... l'ancien directeur.
- Comment ça ?
- Et bien voyez vous je n'ai pas envie que vous commetiez un meurtre.

Un meurtre ? À quoi cela pouvait-il bien rimer ? se demandait Hermione.

- Je suis désolée professeur mais je ne comprends pas.
- Je sais et en plus après je vous devrais des explications.

Puis, bien qu'Hermione et elle soient les seules dans la pièce elle prononça une phrase qui ne s'adressait pas à la brunette.

- Vous pouvez entrer ! s'exclama-t-elle.

La personne qui entra dans le compartiment fit une entrée sensationnelle.

- Malefoy ! cracha Hermione.

**

- Content de te revoir Granger ! lui répondit celui-ci, sarcastiquement.

Développant des réflexes qu'elle n'avait jamais eus, Hermione, détournant la vigilance du professeur de métamorphoses et prenant Malefoy de court, lui infligea une gifle mémorable, qui ressemblait d'ailleurs plus à un coup de poing tellement l'impact fut fort, qui l'envoya se cogner la tête contre la porte par laquelle il venait d'entrer.( NDA : On peut appeler ça un direct aussi^^)

- Miss Granger ! Calmez-vous ! Comment avez vous fait cela ?

Hermione se détourna, furibonde. Que venait-il faire ici ? De plus elle ne comprenait pas la question de Mc Gonagall. Comment avait-elle fait ? Ben elle l'avait tout simplement giflé ! Où était le mal ? Il méritait ce qu'il lui arrivait.

Se relevant péniblement, Malefoy contempla, ahuri, la déesse qui lui avait envoyé cette gauche. Déesse ? Oui pour la première fois il avait envie de l'appeler comme ça. Elle portait un jean avec un débardeur qui lui allaient à merveille. Comme quoi la mode moldue avait beau être radicalement opposé à celle des sorciers, elle n'en restait pas moins classe. Mais il ne s'arrêta pas à ses vêtements. Il remonta pour apercevoir son visage. Il la trouva d'une beauté à couper le souffle, différente certes des autres filles qu'il avait vu avant, mais sa beauté ne s'en retrouva pas moins diminuée pour autant. Ce fut cependant l'expression de son visage qui le frappa. Des cernes imposantes se détachaient de son visage, et il lui semblait qu'elle avait pleuré en raison de ses yeux bouffis et de son teint blaphard. La tristesse qui émanait d'elle le perturba. Mais ce qui le déstabilisa le plus fut la vengeance qu'il parvînt à distinguer dans ses yeux.

La nouvelle directrice décida de prendre la parole pour éviter de nouveaux réglements de compte.

- Voilà je vous avais bien dit qu'il y aurait eu un meurtre si je n'avais pas été là.

Un silence pesant s'installa. Hermione le coupa.

- Professeur comment avez-vous pu ? Mais enfin c'est à cause de lui que le professeur Dumbledore est mort !

Le professeur l'interrompit.

- Miss je vais donner les instructions à Mr Malefoy et ensuite nous parlerons de tout cela.

Mauvaise réponse. Hermione se mit à hurler ! Sur le professeur Mac Gonagall !

- MAIS PROFESSEUR C'EST SON PERE QUI DIRIGEAIT LES OPERATIONS LA NUIT OU J'AI ...

Interloquée, Malefoy regarda la préféte. Elle avait changé, il ne la reconnaissait plus. Sa voix pleine d'amertume venait de résonner dans tout le compartiment. Il ne comprenait pas pourquoi sa pire ennemie n'avait pas fini sa phrase. Qu'avait-elle à cacher ? Puis contre toute attente, Mac Gonagall au lieu d'élever la voix contre Hermione lui demanda de sortir.

- Mr Malefoy je vous demande de sortir s'il vous plaît. Je viendrai vous apporter vos instructions dans le compartiment où vous êtes d'habitude pendant le trajet.
- Mais...
- Il n'y a pas de mais ! le coupa-t-elle sèchement.

Troublé et ruminant ses pensées, il prit la porte. Qu'avait bien pu diriger son père cette nuit-là ?

**

- Miss je suis désolée je n'ai fait qu'appliquer les dernières volontés du professeur Dumbledore.
- QUOI ? VOUS VOUS FICHEZ DE MOI ?
- Miss par Merlin contrôlez-vous je vous prie ! Je vais tout vous expliquez mais calmement daccord ?

Gênée, Hermione bafouilla.

- Oui bien sûr professeur excusez-moi de m'être ainsi emportée. Allez-y je vous écoute.

Elle accepta ses excuses et commença ses longues explications.

- Bien alors après l'enterrement du professeur Dumbledore, je me suis rendue dans mon bureau sur lequel était posée une lettre. Dévorée par le chagrin puisqu'Albus et moi étions très proches en raison du nombre d'années que nous avons passé ensemble à essayer de terrasser Vous-savez-qui, je ne l'ai pas remarquée tout de suite. Puis quand je l'ai découverte j'ai immédiatemment commencé la lecture. Au fur et à mesure que je lisais j'étais de plus en plus abasourdie. Tant de choses à découvrir et à accepter puisque ce n'était que la vérité. Il m'a alors tout raconté. Le pourquoi de la confiance aveugle qui le liait au professeur Rogue, ses méfaits, sa rédemption...( de Rogue^^). Puis il m'a dit que c'était lui qui avait décidé de mourir.

- Je suis désolée, mais j'ai du mal comprendre. Et pourquoi alors Dumbledore mettait-il toute sa confiance en Rogue ?

- Non Miss vous avez très bien compris au contraire. Cependant, le pourquoi de cet attachement soudain entre ces deux hommes doit rester secret selon les dernières volontés de Dumbledore. Peut être devrais- je vous en parler un jour mais il n'est pas encore venu. Donc alors comme je le disais précedemment, c'est Dumbledore qui avait décidé et avait programmé sa propre mort. En effet, il y a un an, au début de l'année dernière, Severus avait été contraint, puisqu'il était agent double, de faire un serment inviolable avec Narcissa. Il devait ainsi protéger Drago sous peine de mort. Il en parla avec Albus qui lui recommanda de rester calme et de ne pas regretter ce choix car il n'aurait pu de toute façon faire autrement ou sinon risquer de perdre la confiance des mangemorts et il aurait dans ce cas perdu sa fonction d'agent double. Cependant alors que l'année avançait et que Rogue tentait par tous les moyens de découvrir la mission de Drago, il tomba des nues lorsqu'il la découvrit. Drago, son filleul était censé tuer Dumbledore, le seul ayant accepter de croire à sa rédemption. Il courut alerter Dumbledore qui, ne voyant d'autres échappatoires, lui demanda de le tuer pour ne pas que Drago devienne un assassin. Et bien qu'il se prît la tête avec son sauveur, Dumbledore si je puis l'appeler comme cela, il finit par accepter à contre coeur d'où la dispute qu'a entendu Hagrid entre eux. Et pour ne pas faire défaut à Dumbledore, il l'a tué, comme il le lui avait demandé.

Trop ébahie pour dire quoi que ce soit, Hermione resta coite. Mac Gonagall poursuivit donc son monologue.

- Albus a laissé des preuves pour faire croire à l'innocence de Drago et Severus mais il n'y a que Drago qui a réussi à être innocenté. Et je sais ce que vous allez me dire Miss. Il pourrait infiltrer à nouveau les mangemorts dans l'école cette année sauf qu'il s'est enfui de chez lui cet été. Or, Dumbledore stipulait que tous les deux vous deviez être les préfets en chef de cette année. Alors je n'ai pas hésitée à accomplir ces dernières volontés. Pouvez-vous le comprendre ? Et arriverez-vous à surmonter une année entière de cohabitation avec lui ?

Hermione, ne désirant en aucun cas contrecarrer les plans de Dumbledore dit à contre coeur.

- Bien sûr professeur j'y arriverai.
- Me le promettez-vous ? insista le professeur, sceptique.
- Je vous le promets, déclara Hermione, formelle.
- Bien."

Puis elle lui donna ses instructions et la congédia.

**

Elle sortit du compartiment encore sous le choc de tout ce qu'elle venait d'apprendre. Cependant elle se demandait pourquoi Malefoy avait fui de chez lui et elle comptait bien le découvrir. Se rappelant du mot que Molly lui avait glissé dans la poche de son jean, elle le prit et le lut.

Mon Hermione,

Je suis désolée de te demander cela si peu de temps après l'évènement traumatisant que tu as vécu et après la séparation brutale de ce matin, mais j'aimerai que tu veilles sur Ginny quand elle sera à Poudlard. Elle n'a plus que toi. Merci d'avance.

Je t'embrasse, Molly.

**

Elle retrouva Ginny, Luna et Neville dans le compartiment et ne pipa mot jusqu'à l'arrivée du Poudlard Express à destination. Elle avait à réfléchir sur bien des choses.




Voilou c'est fini. Au fait ce qu'explique Mc Gonagall à Hermione c'est ce que je pense vraiment mais bon vous vous en fichez lol. Allez je vous laisse, faut que j'écrive la suite. Bisous
Interrogations by Isabella
Chapitre VI : Interrogations


Elle avait à réfléchir sur bien des choses.

*&*

" Allez par ici les demi-portions !

Hermione tourna la tête et dévisagea Malefoy. Nostalgique, elle se souvînt.

Deux ans auparavant...

- Ron nous sommes censés montrer le chemin aux première année !
- Ah oui, répondit Ron qui avait complétement oublié. Hé, vous, là-bas, les demi-portions !
- Ron !

Mais cette fois ci elle ne réussit pas à faire sortir un son de sa bouche. Le souvenir de Ron et la douleur que Malefoy lui avait indirectement infligé était encore trop récente.

Cependant, conscient d'être le centre d'interêt d'une personne, Malefoy fit volte face pour croiser le regard de....

- Granger ?
-...
- Ben quoi je suis si beau à regarder ?

Sortant brusquement de son mutisme, Hermione riposta.

- Non mais tu crois que je perdrais mon temps à regarder l'arrogance et la débilité personnifiées plutôt que de me concentrer sur mon travail de préfète en chef ?

Piqué au vif, la réponse du serpentard fusa.

- Pffff tu rigoles ou quoi ? T'étais vachement concentrée sur " ton travail de préfète en chef " ! Si jamais il y en avait un qui s'était écroulé t'aurais rien vu !

Satisfait de sa répartie, il guetta la réaction de la jeune gryffondor. Celle-ci ne vint pas. Il remarqua alors avec stupéfaction qu'elle était partie après sa réplique et n'avait pas attendu qu'il finisse sa phrase.

Quelle manque de politesse... songea-t-il, en suivant du regard Hermione. Typiquement gryffondorien !

*&*

- GRYFFONDOR ! hurla le choixpeau.

Hermione tourna la tête pour intercepter le sourire qui se voulait réconfortant de Ginny. Puis à l'instar de tous les rouge et or de sa table elle se leva pour accueillir chaleureusement le nouveau qui venait d'être envoyé chez les lions.
Cependant, la cérémonie se trouva être contrairement aux autres années d'une lassitude effroyable pour nos deux amies. Elles avaient toutes les deux arrêté de manger alors qu'elle n'avait presque pas touché leur assiette et se parlaient en chuchotant.

- Alors Mc Go t'a dit pourquoi est-ce que Malefoy était celui qui avait été choisi pour être préfet en chef avec toi ?
- Oui elle me l'a dit...mais...
- Hermione je t'en prie ne me tient pas dans l'ignorance une fois de plus la supplia la jeune Weasley.
- Une fois de plus ? s'inquiéta la brune.
- Oui une fois de plus comme tu dis. Tu crois que je ne sais pas que Dumbledore a confié une mission à Harry ? Et Harry préfère la dire aux Aurors plutôt qu'à moi qui suis censée être sa petite amie ! Je n'ai pas essayer de lui faire du chantage, je l'aime trop pour ça. De toute façon j'aurais déjà du être satisfaite de mon sort quand Harry m'a dit qu'il voulait finalement bien ressortir avec moi non ? demanda Ginny la voix teintée d'amertume.

Hermione la dévisagea.

- Oh Ginny ne pense pas ça. Pour la mission que lui a confiée Dumbledore je pense qu'il ne la racontera pas aux Aurors. Les dernières volontés de Dumbledore étaient on ne peut plus claires. Il ne devait y avoir qu'Harry, Ron et moi au courant et... Je ne sais pas si Harry avait décidé d'accomplir la mission aussi tôt mais c'est mon état critique qui lui a fait prendre conscience qu'il fallait agir le plus tôt possible. Alors... Il a concerté Ron qui a accepté sans l'ombre d'une hésitation. Simplement ce n'est pas parce qu'il trouvait, enfin si quand même un peu mais ce n'est pas ça la véritable cause de ce qui est arrivé, que j'avais déjà assez souffert pour les aider dans sa quête qu'il a décrété que je ne les accompagnerai pas Ron et lui. Il a fait ce choix car il m'a chargée d'une mission certainement aussi périlleuse que la sienne. Je dois veiller sur toi Ginny, telle est ma seule préoccupation désormais. Depuis l'ascension grandissante de Voldemort, et le décès de Dumbledore, Poudlard n'a jamais été aussi peu sûr. Ils peuvent être partout Ginny ! Ils peuvent s'en prendre à nous et nous sommes les personnes les plus attrayantes pour les mangemorts qui ils pensent que nous sommes sûrement des proies faciles. Mais ils se trompent ! Jamais aucune de nous ne doit donner une seule information sur l'Ordre ou sur quelque chose qui pourrait mettre Voldemort sur une piste. Tu es une des rares choses pour laquelle il continue de se battre Ginny ! Il est le survivant, et jamais lui, Harry Potter ou celui qui a survécu n'aurait cru qu'un jour il se battrait pour des gens qu'il aimerait autant. Pour lui tu n'es pas la fille avec qui il est bon de passer un après-midi et de discuter pendant quelques heures avant de se dire au revoir et ne plus jamais vouloir des retrouvailles avec elle. Tu es celle avec qui il voudrait finir le restant de ses jours, celle avec qui il voudrait discuter pendant des heures et espérer des retrouvailles le plus vite possible. Il t'imagine déjà en robe blanche avec un voile te couvrant le visage et se découvre le seul à pouvoir l'enlever. Mais pour pouvoir faire toutes ces choses il faut qu'il vainque Voldemort et... Avant cela ne l'aurait pas tant dérangé que ça de mourir mais maintenant il t'a toi. Et... Il ferai tout pour se réveiller auprès de toi tous les matins et te consoler la nuit après les cauchemars que nous faisons tous en ce moment. Alors ne dis pas de pareilles choses, Harry est quand même mon meilleur ami et crois moi je sais ce que je dis et je sais à quel point nous lui sommes redevables. Quand il reviendra vers toi tu comprendras et tu verras par toi même combien l'éloignement et la distance qu'il a gardé entre vous l'auront rongé. L'amour fait faire de bien étranges choses parfois.

La seule membre qui restait du trio d'or s'arrêta pour observer sa meilleure amie. La rousse éclata en sanglot.

- Hermione...Je ne sais pas comment j'arriverai à tenir sans lui et sans Papa, Maman, Ron, Fred, ou encore George. Ils sont en danger et vont se battre alors que nous on restera là à se tourner les pouces. Pourquoi est-ce aussi injuste ? Pourquoi n'ais-je pas dix-sept ans ?

Hermione, au grand étonnement de son amie, se mit à sourire et presque à rigoler.

- Mais voyons Ginny tu n'as peut être pas dix-sept ans mais moi j'ai bel et bien dix-sept ans et je suis par conséquent majeure ! Et Harry m'a bien dit de veiller à ce qu'il ne t'arrive rien mais ne m'a en aucun cas dit que nous ne devions pas nous battre ! Tu crois vraiment que cette année va être de tout repos pour nous ? Tu crois vraiment que je vais laisser Tonks, Lupin, Shackelbot et les autres se battre et risquer leur vie pour des gens tels que tous ceux de Poudlard qui pensent que cette guerre ne les concerne pas ? Nous sommes des Gryffondor non ? Alors utilisons notre première qualité à savoir le courage et fonçons ! Combien de sixième et de septième années de Serpentard vont s'enrôler chez les mangemorts ce mois-ci et les mois à venir ? Sans compter tous les traîtres des autres maisons qui seront trop lâches pour combattre leur Vous Savez Qui de malheur et se retrouveront avec une marque des ténèbres tatouée sur le bras et qui se mettront à tuer famille et amis pour sauver leur peau. Ce que nous avons vu jusqu'à aujourd'hui n'était qu'un amuse gueule de la part de Voldemort, Ginny. Bientôt avec tous ces crétins du ministère à ses pieds, le monde magique sombrera entraînant dans sa chute le monde moldu qui sera entièrement détruit et réduit à l'esclavage. Même deux personnes aussi insignifiantes que nous pouvons changer le court des choses. Laissons croire à Voldemort qu'aucune rébellion digne de son nom ne sommeille à Poudlard pour pouvoir mieux frapper le moment venu.

Ginny retrouva son sourire et ses yeux pétillèrent à nouveau.

- Vous êtes vraiment la meilleure Miss Granger.

Puis elle lui sauta au cou.

- Je sais, je sais...lui répondit Hermione en riant.
- Et modeste en plus, acheva Ginny en rigolant à son tour.

*&*

Comme chaque année depuis six ans, Drago rejoignit d'un pas traînant la table des Serpentards. Et comme chaque année depuis six ans, à peine fut-il installé qu'une espèce de fille encore inconnue fruit d'un croisement entre le pitbull et le bouledog vint lui sauter dessus. Cependant, bien que l'espèce soit encore inconnue, Drago, lui, connaissait celle qui venait de l'interrompre dans ses pensées.

- Pansy soupira-t-il.
- Oh ! Un peu plus d'enthousiasme quand même ! Tes vacances se sont bien passées Draginouchet ? lui demanda-t-elle.
- Oui tu n'étais pas là... répondit-il en baîllant.
- Haha j'adore quand tu fais de l'humour ! dit-elle en partant dans un de ses fou-rire dont elle seule avait le secret, un rire de cochon.

Puis, sachant pertinnement que Pansy pouvait parfois rigoler pendant une demi-heure pour des choses on ne peut plus débiles, il se désinteressa d'elle - pas qu'il s'interessait à elle avant - et repartit dans ses sombres pensées. Il pensait essentiellement à la conduite de la vieille chouette comme il aimait l'appeler dans le wagon avec Granger. Et toutes ses réponses le menaient et convergeaient vers elle. Elle seule avait la réponse. Et pourquoi la miss je sais tout avait-elle hurlé sur Mc Go ? Et surtout pourquoi le balafré et la belette n'étaient pas là cette année ? Inconsciemment, il regarda vers la table des rouge et or et son regard vint se poser sur la plus jeune des Weasley et sur celle qui le tourmentait tant depuis leur dernière rencontre. Granger était en train de parler à sa copine quand il la vit fondre en sanglot. C'était marrant pour lui de voir des gens pleurer habituellement. Pourquoi ? Parce qu'il savait que ces gens pleuraient et s'apitoyaient sur leur sort au moindre petit problème tandis que lui il restait stoïque même face aux doloris qu'il recevait parfois par dizaine par jour. Mais pour ces deux filles, pour ces deux ennemies c'était différent et il le savait. Ce n'était pas sur de petits problèmes ridicules qu'elles allaient pleurer et se lamenter.

On est presque semblable se trouva-t-il à penser.

Et il sentit pour la deuxième fois de la journée et de sa vie son coeur glacé se réchauffer, et ressentit de la... compassion ? Il ne saurait le dire, lui qui n'avait jamais eu à ressentir quelque chose dans sa vie autre que le mépris, la haine et parfois de la tristesse. La première fois était lorsqu'il avait vu cette sang de bourbe dans le wagon les larmes aux yeux quelques heures plus tôt. Il avait voulu faire quelque chose qu'il ne comprenait pas. Il aurait voulu l'enlacer et la réconforter alors que...Qu'il n'avait jamais eu à faire ça de sa vie et n'avait jamais reçu de l'affection de la part de quelqu'un de son entourage. Et puis, il l'avait trouvée belle. Belle, mais pas d'une beauté fatale comme les cruches qu'il connaissait. Non, c'était autre chose. Elle était d'une beauté naturelle, d'une beauté sincère aurait même t-il dit. D'une beauté qui ne voulait pas tromper l'oeil d'un homme en étant cachée par une de ces inventions moldues qu'on nommait le maquillage et que les sorciers s'étaient dépêché d'adopter. Et le pire c'était qu'il savait que ce n'était pas elle qui avait changé, c'était lui...Il aurait aussi tellement voulu savoir ce qu'avait dirigé son père pour la mettre dans cet état-là.

Il les regarda à nouveau et ce fut pour voir une Hermione sourire et une Ginny qui rigolait désormais et qui avait séché toutes ses larmes. Il se fit une raison.

Non, nous sommes presque semblables songea-t-il tristement.

Puis il pensa aux conditions dans lesquelles il allait cohabiter avec cette Granger. Et il sourit en se disant que ce ne serait sûrement pas beau à voir. Mais il fut interrompue par quelque chose d'humide sur sa joue. Il grogna. Pansy était en train de la lui lécher.

- PANSY !!!

Ladite Pansy sursauta et stoppa net.

- Oh Draginouchet je... bafouilla-t-elle.
- DÉGAGE !!! hurla le blond, hors de lui en prenant une serviette et en s'essuyant la joue avec sans faire le moindre effort pour cacher son dégoût.

Pansy s'écarta alors bruquement de lui sans demander son reste et resta tranquille jusqu'à la fin du banquet sous les regards moqueurs des Serpentards.

*&*

- Oui mais comment te débrouilleras-tu pour savoir s'il y a une bataille à Pré-au-Lard ? Ou s'il y en a une sur le Chemin de Traverse ? Et comment est-ce que... ? s'inquiéta la rousse en regardant son amie.
- Alors je n'ai pas encore fait les démarches mais elles ne sauraient tarder lui répondit-elle en souriant. Mais je vais t'expliquer quand même. Tu te souviens il y a deux ans de l'AD ?

Ginny hocha la tête.

- Et bien j'avais utilisé le sortilège de Protéiforme pour prévénir les autres membres qu'il y aurai un cours le soir même lorsque le gallion se mettrai à chauffer. Là ce sera le même principe. Je m'entends très bien avec la vendeuse de Fleury et Bott. Je vais donc aller lui donner un gallion et lui faire promettre que dès qu'il y aura une attaque sur le chemin de traverse elle ensorcellera le gallion qui me préviendra, et ensuite je ferai la même chose avec toi. Et à Pré-au-Lard il y a bien Fred et George non ?

Impressionnée, sa meilleure amie lui répondit.

- Oui mais Fred et George ne me donneront jamais l'autorisation de me battre...
- Oh Ginny...dit Hermione d'un ton gêné.
- Quoi ?
- Toi tu ne pourras pas te battre au sens propre du terme. Quand je dis que tu pourras te battre c'est à ta manière, c'est à dire qu'il faut que tu te battes de l'intérieur. Parce que...
- Parce que quoi ??? demanda Ginny folle de rage.
- Ginny tu viens de le dire, tu n'es pas majeure ! Et un sorcier n'étant pas majeur est suivi par le ministère. Ils vont donc voir que tu as combattu et tu auras de graves ennuis. Et surtout même s'ils le savent déjà ils sauront pour qui tu te bats. Et vu qu'il y a une quantité incalculable de mangemorts au ministère ils te feront pression. Je ne veux pas Ginny. Mais par contre tu peux utiliser de la magie dans les couloirs de l'école et ça ça jouera en ta faveur.
- Oui désolé tu as raison, mais... Enfin je comprends, merci Mione. J'ai cru que pendant cette année je n'aurai le droit de rien faire à part faire mes devoirs...avoua Ginny.
- Et bien non je t'autorise même à ne pas faire tes devoirs cette année ! Mais évidemment on va bosser d'une certaine autre manière lui dit Hermione, énigmatique.
- Bien sûr c'est évident ! répondit la rousse. Mais toi Mione, tu... Enfin ce sont quand même tes ASPIC...
- Ginny tu crois vraiment que je préfère mes ASPIC à Ron, Harry, Tonks, toi et plein d'autre ? Là y'a pas photo ! Je dis même à bas les ASPIC cette année !
- Waouh je suis impressionnée !
- Moi aussi mais il le faut... Pour Harry. Quant à comment je m'y rendrai, ce n'est pas compliqué. Harry m'a gentiment laissé la carte des maraudeurs. Je n'aurai donc pas trop de mal à éviter Rusard.

Les deux Gryffondors remplirent leurs verres de jus de citrouilles et les firent tinter dans un cling.

- Pour Harry ! murmurèrent-elles avant de le boire cul sec.

*&*

- Je ne comprends vraiment pas pourquoi c'est cette sang de bourbe qui a été nommée préfète avec toi ! se plaignit Pansy pour la cent-cinquantième fois.
- Je ne sais pas non plus Pansy répliqua Drago à bout.
- Oh Draginouchet tu m'en veux encore pour tout à l'heure ?
- Oui.

Non loin de là, la conversation des deux jeunes filles était plus interessante.

- Alors Hermione pourquoi est-ce que ce traître de Malefoy a été nommé préfet en chef ?

Hermione lui raconta alors brièvement son entretien avec Mc Gonagall dans la cabine.

- Tu as hurlé sur Mc Go et tu as fichu un coup de poing à Malefoy ??! s'écria la rousse impressionnée.
- Ginny voyons ce n'est pas ça le plus important ! s'indigna Hermione.
- Oh oui excuse moi bafouilla-t-elle. Mais comment ont-ils pu l'innocenté ? Sombres idiots de...
- Oui comme tu dis mais bon...Vu que son père bosse au ministère ça ne devait pas être très dur. Affaire à suivre. C'est sûrement le seul avantage que présente cette colocation entre lui et moi.

Ginny fronça les sourcils.

- Oui c'est vrai tu pourras le cuisiner un petit peu. Mais au fait Hermione je voulais te le dire mais, il y a quelque chose que je ne comprends pas.
- Ah oui et qu'est-ce ? s'enquit Hermione en se rapprochant de sa meilleure amie pour pouvoir mieux l'entendre.
- Et bien les autres années les préfets en chef ne cohabitaient pas ensemble et je me demande pourquoi ça a changé cette année.
- Quoi ? Tu es sûre de ce que tu avances ?
- Certaine, affirma Ginny. Quand Percy - elle fit une grimace en prononçant son nom - l'était avec sa copine ils n'étaient pas dans les mêmes appartements et..
- Ginny tu peux montrer le chemin aux Gryffondor s'il te plaît ?
- Oui bien sûr mais...
- T'occupe, faut que j'aille voir quelqu'un."

Furibonde, elle fit volte face et se dirigea à grands pas vers le bureau de Mc Gonnagal, avant de se rappeler qu'elle était désormais directrice et refit demi-tour et prit l'escalier pour aller dans celui de la directrice ou dans l'ancien bureau de Dumbledore.
End Notes:
Voilà j'espère qu'il vous a plu. Ce serait cool de me laisser une tite review. Bisous et merci à tous ceux qui m'ont laissé des reviews et qui m'ont mis dans leurs favoris.
Un singulier tableau by Isabella
Author's Notes:
Merci pour les reviews !!! Arnaud bonne lecture !
Chapitre VII : Un singulier tableau


Furibonde, elle fit volte face et se dirigea à grands pas vers le bureau de Mc Gonnagal, avant de se rappeler qu'elle était désormais directrice et refit demi-tour et prit l'escalier pour aller dans celui de la directrice ou dans l'ancien bureau de Dumbledore.

*&*

Hermione se retrouva ainsi en peu de temps face à la gargouille qui gardait fidèlement, comme à son habitude, le bureau du directeur et dans le cas présent celui de la directrice. Elle s'arrêta, regarda tout autour d'elle et se sentit ridicule et honteuse car dans sa précipitation elle avait oublié qu'elle ne connaissait pas le mot de passe. Elle resta quand même deux minutes espérant intercepter un professeur qui lui donnerai le mot de passe mais apparement le couloir n'était pas souvent emprunté. Sachant alors que c'était peine perdue, elle se remit en route en traînant des pieds, en direction de la salle commune des Gryffondor, dont elle ne connaissait décidément pas non plus le mot de passe.
Mais ce fut lorsqu'elle leva les yeux et arrêta de contempler ses pieds qu'au bout d'un couloir, la chance lui sourit enfin. McGonnagal se trouvait au fond de ce couloir, assez agitée à ce qu'elle pouvait voir, découvrant sûrement le stress qu'éprouvaient les directeurs et directrices de Poudlard à chaque rentrée. Hermione courut la rejoindre.

" Professeur j'aimerais vous parler une minute s'il vous plaît dit la jeune préfète hors d'haleine.
- Oh ! Miss Granger ! Je ne vous avais pas vu. Mais... Pourquoi vouloir me parler ? Mes instructions ne vous ont-elles pas suffit ? lui répondit-elle.
- Si professeur en fait je voulais vous demander pourquoi est-ce que cette année et rien que cette année les préfets en chef doivent cohabiter dans le même apartement ? demanda Hermione qui même en ayant tout fait pour maîtriser la colère dans sa voix n'avait pas pu la retenir.
- Oh si ce n'est que ça. Je me demandais quand est-ce que vous viendrez m'en parlez. Mais voyez-vous cette année est spéciale. Le professeur Dumbledore n'est plus là et disons que c'est maintenant moi qui fixe les règles.
- Vous fixez les règles ? répondit Hermione, une pointe d'ironie dans la voix, essayant de ne pas se départir de son calme. Vous savez que je le hais plus que quiconque et...

La préfète s'interrompit, la dévisagea rudement, rouvrit la bouche puis se ravisa. Elle pensait avoir découvert la raison de cette soudaine décision et c'est ainsi que lorsqu'elle reprit, on ne pouvait plus déceler la moindre ironie dans sa voix.

- C'était encore une des volontés de Dumbledore, n'est-ce pas professeur ? demanda-t-elle.
- On ne peut décidément rien vous cacher Miss. Mais sachez aussi que cette cohabitation pourra être une sorte de première mission dit la directrice, un sourire naissant sur le visage.
- Ma première mission ? s'étonna Hermione.
- Arrêtez de faire celle qui ne comprend pas. Vous avez dix-sept ans maintenant. Vous faîtes donc partie de l'Ordre... Mais bon ça vous deviez déjà le savoir. Vous pourrez donc au cours de cette année faire vos preuves, bien que vous les ayez déjà faites, en surveillant le jeune Malefoy.
- Malefoy ? Professeur ce sera déjà un exploit si j'arrive à ne pas le tuer. Comment voulez-vous que je sympathise avec lui pour lui extirper des informations ? demanda Hermione atterrée.
- Je ne vous ai jamais dit de sympathiser avec lui. Je veux juste que vous le gardiez à l'oeil pour voir si ce qu'il m'a raconté est vrai. Et puis je ne vous connais que trop bien pour ne pas douter que vous aller aider Mr Potter et Mr Weasley dans leur quête même si vous n'êtes pas en leur compagnie. Comme je vous l'ai dit précédemment vous êtez majeur alors je ne peux rien vous interdire mais juste vous recommander d'être prudente lorsque vous passerez à l'action. Et -McGonnagal la regarda très sévèrement cette fois- n'entraînez pas Miss Weasley avec vous !

Cependant, lorsqu'elle reprit ses traits s'étaient radouccis. Hermione aurait même juré la voir sourire.

- ...Enfin du moins pas sur le champ de bataille. Sur ce, excusez-moi Miss, mais les une minutes sont passées depuis bien longtemps et j'ai fort à faire.
- Au revoir professeur.

Puis, McGonnagal tourna les talons tandis qu'Hermione prenait un escalier pour atteindre le sixième étage, où se trouvait aparemment ses nouveaux appartements comme elle détestait les appeler.
Au moins ils sont au sixième étage songea-t-elle. J'ai moins de chemin à faire pour aller à ma salle commune que Malefoy !

*&*

Et c'est ainsi, réconfortée par cette pensée, qu'elle parvint à l'avant dernier étage et se mit en quête du tableau qui était censé garder son nouveau refuge. Elle tourna et vira pendant dix bonnes minutes avant de se maudire elle-même car le tableau était on ne peut plus remarquable et se trouvait juste à l'entrée du couloir qu'elle arpentait. Dans le tableau se trouvait une licorne entouré par une forêt que les élèves de Poudlard comme Hermione connaissait bien. En effet, la forêt interdite se dressait autour de la magnifique créature au pelage blanc et au regard d'iris envoûtant. Sa corne étincelante ne faisait qu'ajouter une touche de beauté au sublime tableau qu'elle voyait déjà. Elle sursauta quand la licorne lui parla bien qu'elle eût une voix des plus douces.

- Et bien dis donc ça fait vraiment plaisir de voir quelqu'un qui regarde plus de dix secondes le tableau qu'il verra tous les jours de l'année !
- Oh, Malefoy grommela Hermione.
- À vrai dire je ne connais pas son nom.
- Et bien maintenant vous le savez. Malefoy, Drago de son prénom est un arrogant de première qui ne prête attention à rien sauf à lui. Il se considère comme le plus beau, le plus intelligent, le plus fascinant...Et je vous en passe. Nimporte qui de sensé se serait arrêté pour contempler le magnifique tableau que vous formez. Je n'avais jamais...
- Pardonnez-moi de vous interrompre la coupa la licorne. Mais de toute façon il ne faut pas espérer pour ces gens là. J'ai connu un Malefoy et c'était il y a fort longtemps. Mais à ce que j'ai pu en juger, leur mentalité est restée malheureusement la même. Totalement iraisonnée, futile, immorale...Bref que vouliez-vous me dire ?
- Attendez que me dîtes-vous ? Vous avez connu des Malefoy ? Mais vous êtes une...
- licorne oui, acheva ladite licorne. Mais la licorne était une sorcière autrefois. Une sorcière banale qui prit sa place à Gryffondor chez les courageux alors qu'aucune forme de courage ne l'habitait. Étant une sang-mêlé elle avait la chance de ne pas se faire trop insultée comme des enfants de moldus de la part des serpentards et elle s'entendait plutôt bien avec tout le monde mais elle n'arrivait pas à s'attacher aux gens et elle n'était pas heureuse. Fréquentant ainsi la bibliothèque nuit et jour et dès qu'elle le pouvait, elle finit par connaître les auteurs et les ouvrages comme sa poche. Je ne prétends pas qu'elle les avait tous lus, mais un jour elle tomba sur le bon et découvrit les rudes sentiers qui menaient à un endroit qu'elle avait toujours voulu explorer. Elle emprunta le livre et dans l'obscurité naissante de sa salle commune, chaque soir elle le relisait se demandant à quel moment elle devrait passer à l'action. Et un jour elle le fit, et après plusieurs mois de pratique elle y parvint. Elle était devenue comme eux, comme ces seules êtres qui arrivaient à la comprendre. Elle faisait partie des leurs désormais. C'était une sorcière animagus se transformant en licorne dès qu'elle le pouvait. Et la bibliothèque était alors loin derrière, se faisant remplacer petit à petit par la forêt interdite dans laquelle elle avait trouvé sa vraie place. Elle passa ses BUSES qu'elle réussit de justesse et sa vie prit un nouveau tournant. Elle avait compris. Elle n'était pas faite pour vivre ici, dans ce monde où tout le monde se comparait alors qu'il devrait normalement être interdit de comparer deux personnes car chacun a sa différence qui peut être considéré comme un défaut ou une qualité. Le monde des humains ne l'interessait plus. Alors elle a coupé les ponts et plus aucun humain ne lui a adressé la parole. Et...Plus jamais elle ne reprit forme humaine.

Hermione l'observa, estomachée, ne sachant que dire mais, le cerveau d'Hermione lui travaillait. Elle bredouilla donc quelque chose de cohérent.

- Oui mais vous êtez morte après...Oh je suis désolée, je...je ne voulais pas raviver de tels souvenirs en vous ! s'exclama Hermione se maudissant pour son manque de tact.
- Oh mais ne soyez pas désolée. C'est du passé maintenant. Et puis raconter ça ne me fait rien, même si vous êtez seulement la seconde personne à qui j'en parle.
- Moi ? La deuxième ? Ben dis donc...dit Hermione mi-contente, mi-gênée.
- Et pour ma mort, vous savez je suis morte il n'y a pas si longtemps. Cela fait cinq ans et demi si ma mémoire est bonne.
- Cinq ans et demi ? demanda Hermione, son coeur battant à la chamade.
- Oui cinq ans et demi.
- Et vous ne voulez pas me dire comment vous êtes morte je suppose ? dit Hermione alors qu'elle connaissait pertinemment la réponse. Oh pardon je ne..
- Non ne vous inquiétez pas pour moi ce serait peine perdue. Seulement ce serait assez choquant et puis vous ne me croiriez pas si je vous disais sous quelle main je suis morte déclara la licorne.
- Je vous crois déjà et je vous assure que pour moi ce ne sera pas choquant. Je sais que vous êtez morte de la main de Quirell qui était en fait Lord Voldemort dit Hermione d'un ton neutre.
- QUOI ? Vous osez prononcer son nom ? Mais qui êtez-vous pour vous le permettre ? N'avez-vous pas peur de ce qui pourrait se passer si cela venait à s'apprendre ? s'inquiéta-t-elle en regardant de gauche à droite pour voir si personne n'avait entendu.
- Le couloir est désert, Mrs euh... Comment dois-je vous appeler ?
- On m'appelle la Dame à la licorne ou Violette.
- Violette. C'est bien ce que je me disais. Je n'avais jamais encore eu l'occasion de voir une licorne avec des yeux violets. Vous deviez être belle pourtant...
- On m'a souvent dit ça mais je n'en ai jamais cru un mot. De toute façon la beauté est totalement subjective n'est-ce pas ? Et puis j'avais horreur d'être comparé à d'autres, d'être assimilé à des gens qui ne voyait que leur propre interêt partout...ah ces hu...
- Alors c'est ce n'est pas votre vie que vous cherchiez à fuir c'étaient les humains. Ma compagnie doit vous déranger alors ? demanda Hermione gênée tout à coup d'avoir du imposer sa présence à cette Dame Violette alors que celle-ci détestait les gens comme elle.
- Étonnement non j'aime bien votre compagnie. Mais arrêtez de changer de sujet. Comment savez-vous ce qui m'est arrivé ? Qui êtez-vous ? Et comment moi dois-je vous appeler ? demanda-t-elle.
- Je m'appelle Hermione, Hermione Granger et tutoyez-moi s'il vous plaît. Se faire vouvoyer pour une sorcière de dix-sept ans, bien qu'étant majeure, je trouve ça insupportable.
- Hermione, Hermione Granger ça me dit quelque chose dit Violette. Bon ça me reviendra certainement après. Quant au tutoyement il est accordé.
- Merci, dit la préfète en la gratifiant d'un sourire qui n'avait nulement envie de lui dire qu'elle était la meilleure amie d'Harry Potter. Mais vous ? Comment avez-vous fait pour quitter toute votre famille ? Et vos amis ?
- Je viens de te dire chère petite que je n'avais pas d'amis. Quant à ma famille, ils s'en sont remis je pense. En tout cas j'ai honte d'avouer ça mais moi tout quitter ne m'a rien fait à part ressentir une sensation de bien être que je n'avais jusque là jamais éprouvé. Je sais je suis choquante parfois. Ne fais pas attention à ce que je te dis. Bref, je m'écarte un peu du sujet là non ?

Hermione lui fit un sourire, ce qui l'incita à poursuivre.

- Alors quand on ne m'a pas retrouvé en cours ce beau matin où j'ai enfin été heureuse, on a d'abord cru que j'étais malade. Puis, comme ils ne me retrouvaient pas et que les recherches n'avançaient pas, ils m'ont déclaré comme disparue. Je me souviens encore du scandale que cela avait fait à l'époque. Poudlard la plus grande école de sorcellerie du monde doit faire face à un meurtre ! disait la Gazette du Sorcier. Et moi pendant ce temps je, je prenais du bon temps alors que tout le monde était en effervescence autour de moi. Je me suis sentis coupable pendant quelque temps avant d'arrêter de me morfondre car ils avaient bien vite stoppé les recherches. Et voilà t-il pas qu'il y a plus de cinq ans, les membres de ma communauté se sont mis à mourir en très peu de temps. Nous les licornes étions donc très inquiètes car jamais auparavant cela ne s'était vu. Et puis un soir j'ai vu une silhouette encagoulée, penchée sur la Lyane, la licorne avec laquelle je m'entendais le mieux, en train d'aspirer son sang. Et cette fois-ci fut la seule fois où j'ai désiré redevenir une sorcière. Mais je savais que je ne pouvais pas la sauver même si la sorcière qui sommeillait en moi venait à refaire son apparition. La raison était pure et simple : je n'avais plus ma baguette. En effet en disant adieu à mon statue de sorcière j'avais aussi dit adieu à l'essence même de mon pouvoir qui se trouvait dans ma baguette. J'étais donc impuissante devant cette créature, qui chaque nuit tuait l'une des nôtres. J'ai alors voulu faire demi-tour et j'ai fait craquer une brindille. Terrifiée, j'ai tourné la tête pour voir qu'à ma grande horreur j'avais été repéré. N'étant pas de nature courageuse, j'ai commencé à fuir...J'avais peur de la mort...Sans succès. J'avais à peine fait deux pas quand un éclair vert est venu me frapper. Une seconde plus tard j'avais basculé sur le sol froid de la forêt interdite et retrouvé ma forme initiale. Je ne sais comment a réagi Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom cette nuit là car quand je me suis réveillée c'était désormais dans un corps de fantôme que je me trouvais. J'étais dépitée, déçue, je ne savais quoi faire. Mais j'ai quand même été heureuse de voir que même un fantôme gardait ses facultés à devenir animagus. J'ai donc été une licorne fantôme jusqu'à ce que je décide de quitter la forêt car je m'étais fait des amis et ils étaient tous morts. Je n'avais jamais senti à quel point je les aimais. Et maintenant ils me manquaient affreusement. Alors j'ai décidé d'aller au château et...

Hermione, la coupa.

- Mais votre corps ? Il est resté dans la forêt interdite ? Et il y est toujours ?
- Patience ma petite. Je vais t'expliquer.

Violette reprit donc là où elle s'était arrêtée.

- Donc comme je le disais, je me suis rendue au château avec la ferme intention d'aller voir le directeur pour lui parler, car d'après ce que j'avais entendu il était d'une très grand bonté et d'une grande sagesse. Et là il m'accueillit à bras ouvert après que je lui aie raconté mon histoire.

Ah c'était donc lui la permière personne, j'aurais du y penser se dit Hermione intérieurement.

- Il est donc allé chercher mon corps dans la forêt interdite et a fait toutes les démarches nécessaires pour m'enterrer sans que cela ne se sache dans une tombre près de celle de mes parents. Je ne désirais en effet nulement me montrer après avoir passé toutes ces années dans l'ignorance la plus complète du monde des sorciers.
- Oh...bafouilla le jeune préfète qui ne savait pas quoi dire.
- Ne t'inquiète pas. Il n'y a rien à dire mon enfant. Ma vie n'a été qu'un désastre. Et à cause de mon tempérament peureux et de la facilité avec laquelle j'ai tout fui, me voilà fantôme. Un fantôme qui doit continuer à errer à travers les âges, seul et incompris, regrettant sa vie passée, essayant de se souvenir comment elle était à l'époque où elle était une sorcière...murmura la licorne dans un souffle.
- Mais vous pouvez toujours reprendre forme humaine ! lui dit Hermione.
- Oui je peux mais je n'en ai pas la force. De plus tu l'as bien vu tout à l'heure. La sorcière qui m'habitait autrefois est devenue une autre partie de moi. Ce n'est plus moi, c'est elle. La fille qui n'avait pas de courage et qui pourtant est allée à Gryffondor.

Hermione repensa alors tout à coup à Harry et à ce que Dumbledore lui disait à chaque fois.

- C'est parce que vous l'avez désiré n'est-ce pas ? Vous avez voulu aller à Gryffondor ? lui demanda la rouge et or.
- Oui je l'ai désiré mais je ne vois pas le rapport lui répondit cette fois-ci l'ancienne rouge et or.
- Et bien ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes lui dit-elle d'un ton qui se voulait réconfortant.
- J'aurais juré avoir entendu Albus constata Violette.

La meilleure amie du survivant sourit.

- Oui c'était bien lui qui disait cela. Il l'a dit plusieurs fois à mon meilleur ami.
- Des paroles bien sages...Et il les a dites à un élève. Il devait vraiment être attaché à votre ami. Ou du moins avoir une grande extime pour lui...
- Tutoyez-moi s'il vous plaît ! s'exclama t-elle.
- Oh je suis désolée. Quant à ton am...
- Oui ils avaient une grande estime l'un pour l'autre. Mon ami était détruit lorsqu'il l'a vu se faire tuer. Enfin je veux dire lorsqu'il a apprit son décès dit Hermione en essayant de rattraper son erreur.

En effet, Hermione ne désirait pas dire à Violette qu'Harry Potter était son meilleur ami car elle ne voulait pas que le souvenir de Voldemort se ravive en elle, et étant donné que les deux hommes étaient étroitement liés, penser à son meilleur ami lui rapellait que c'était à cause de Voldemort en premier lieu que ses parents étaient morts. Elle chassa l'image furtive du drame qu'elle avait connu et se remit dans la conversation. Cependant, elle remarqua que son erreur n'était pas passé inaperçue et elle passa rapidement sur le sujet.

Tu es débile Hermione ! songea-t-elle.

- Mais bref, maintenant il est parti et il faut continuer ce qu'il avait commencé à entreprendre.
- Ce qu'il avait....
- Ne me prenez pas pour une idiote ! Je sais très bien que vous savez ce à quoi je pense. Le professeur Dumbledore était très impliqué dans la lutte contre Volde, contre Vous-Savez-Qui et il faut continuer sur cette voie. Vous savez même les fantômes peuvent contribuer à cette lutte.
- Mon Dieu Tom Jedusor ! Je ne pensais pas qu'il finirait ainsi. C'était un très bel homme dans l'ancien temps !
- Quoi ? Vous l'avez connu ?
- Bien sûr que non répliqua séchèment la licorne. Je le voyais juste de temps en temps quand j'étais à la lisière de la forêt.
- Très peu de gens le connaissent sous le nom de Tom Jedusor. D'ailleurs ce n'est plus vraiment à ce nom qu'il appartient désormais. Il préfère Lord Voldemort. Et arrêtez de tressaillir à l'entente de son nom ! Car oui c'est son nom maintenant. C'est tout riposta la préfète, bien décidée à lui tenir tête.

La licorne reprit sa voix douce.

- Vous êtez une...
- Je suis une fille de moldus oui, je n'ai aucun sang de sorcier dans les veines. Et tutoyez-moi ! s'exclama-t-elle pour la troisième fois.
- Alors fais bien attention à toi ma chère enfant. Et reste bien près de tes amis. Ne les laisse pas comme moi je l'ai fait. Ne les laisse pas mourir devant toi. C'est juste un conseil.
- Je ne les laisserai pas mourir en me tournant les pouces. Je n'ai pas peur de la mort, Violette. Et euh comment vous appeliez-vous avant ? Quand vous étiez une sorcière j'entends ?
- Comment je m'appelais ? Je m'appelais Violette Bell.
- Et vous aviez une amie Violette, n'est-ce pas ? Une amie sorcière ? dit Hermione qui avait deviné qu'elle n'englobait pas que les licornes dans les êtres qu'elle appelait ses "amis".
- Quoi mais comment ? Comment as-tu su que.. ? la questionna Violette mi-agacée, mi-impressionnée.
- Je ne sais pas, je l'ai compris c'est tout dit-elle simplement. Je n'ai juste pas compris pourquoi vous ne vouliez pas m'en parlé mais vous devez avoir vos raisons. Au fait, vous êtez sûre que vous ne reprendrez jamais forme humaine ?
- Presque certaine. Il faudrait qu'il y ait un évènement particulièrement important à mes yeux qui vienne me chambouler pour que je décide de me rechanger en sorcière délara la licorne. Mais cela m'étonnerait fortement.
- À mon avis il y en aura la contredit la jeune Gryffondor. Nous marcherons bientôt sur les armées du mage noir.
-...
- Je suis sûre que vous vous en souviendrez avant la fin. Et au fait pour votre amie. Cessez de vous tracasser je suis certaine qu'elle ne vous en veut pas.
- Merci ma chère petite. Je suis très contente d'avoir pu parler avec toi.
- Ce fut un plaisir lui répondit Hermione.

Elle allait prononcer le mot de passe quand Violette lui parla une dernière fois.

- Tutoye-moi à l'avenir. Et fais attention à ce Malefoy !
- C'est promis je vous, je te donne ma parole, Violette.
- Periculum dit Hermione.
- Exactement, cela rejoint exactement ce que je viens de te dire !

Puis, le tableau pivota et Hermione s'engouffra dans la brèche que Violette venait de lui ouvrir.

*&*

- Violette !

La licorne se retourna pour apercevoir sa seule amie sorcière qu'elle avait eu et qui désormais était un fantôme exactement comme elle quoiqu'elle eût gardé sa forme humaine.

- Oui Cassandra quel bon vent t'amène ? Tu sais je viens de faire la connaissance d'une charmante jeune fille.
- Oui c'est elle Violette ! C'est elle ! s'exclama ladite Cassandra toute excitée.
- Comment ça c'est elle ?
- C'est la survivante !
- C'est tout bonnement impossible la contredit-elle.
- Ah oui et pourquoi ça ? lui demanda le fantôme qui venait de prendre place dans son tableau.
- Parce qu'elle est moldue !
- Oui ça c'est ce qu'elle croit !
- Oh non pas cette petite murmura la belle licorne, affligée.
- Et si je presque sûre que c'est elle affirma Cassandra.
- Bon qu'est-ce qu'on fait alors ?
- On va voir Minerva.
- Minerva ? s'étonna Violette.
- Oui Minerva soutint son amie.

Et avant que la Dame à la licorne n'ait pu dire son opinion, elles se trouvaient toutes deux dans le tableau faisant face au bureau de la directrice.

*&*

Hermione quant à elle venait de pénétrer dans sa nouvelle salle commune. Le silence qui s'était établi jusqu'ici se cassa. Une voix traînante venait de se faire entendre.

- Malefoy ", cracha-t-elle pour la seconde fois de la journée.
Première soirée et déjà houleuse by Isabella
Chapitre VIII : Première soirée et déjà houleuse


Une voix traînante venait de se faire entendre.

" Malefoy, cracha-t-elle pour la seconde fois de la journée.

*&*


- Oui Malefoy comme tu dis, sale Sang-de-Bourbe ! s'exclama le péfet en chef, décidément fort respectueux dès le début de l'année. Je te signale que ça fait plus d'une heure et demi que je t'attends parce qu'on doit décider des rondes ensemble et que... !

Hermione attaqua. Elle n'avait vraiment pas envie de se faire traiter de Sang-de-Bourbe toute l'année alors autant mettre les points sur les "i" tout de suite.

- Je suis vraiment très touchée Malefoy que tu m'aies attendue cependant mettons au clair certaines choses. Je ne suis pas plus une Sang-de-Bourbe que tu n'es une fouine alors cesse de m'appeler ainsi car sinon ça va mal aller entre nous.
- Mal aller entre nous ? Tu crois que tu peux te défendre face à moi Sang-de-Bourbe ? Surtout qu'en plus le balafré et la belette ne sont plus là cette année ? Hein dis-moi Granger où sont passés tes deux petits copains ? lui demanda Malefoy, sarcastique.
- Et toi ? Tu peux parler tu sais avec ta garde rapprochée. Un pitbull qui passe son temps à te coller aux basques enfin plutôt te coller à la joue et deux gorilles qui ont à eux deux un QI atteingnant à peine celui d'un gamin normal de deux ans. Alors d'entre nous deux Malefoy c'est qui le plus pommé ? répliqua Hermione sachant comment frapper.

Le serpentard la dévisagea durement et étrangement. Durement car elle avait touché un point sensible à savoir son absence d'amis et étrangement car jamais la Granger qu'il ne connaissait n'attaquait pas de front comme elle venait de le faire. Elle préférait privilégier la non-violence et partir plutôt que de s'attirer des ennuis. Cependant grâce à l'éducation qu'il avait reçue, il réussit à se contrôler et à riposter de sa voix traînante et si détestable que possédait un Malefoy digne de ce nom.

- Tu ne sais vraiment pas de quoi tu parles, Granger, tu es vraiment trop naïve. Je t'assure que tu devrais vraiment faire attention. Tu ne sais pas de quoi je suis capable.
- Je peux te rétorquer la même réponse mais en plus menaçante parce que moi je ne suis pas une lâche lui dit-elle
- Lâche ? la questionna le nouveau préfet qui ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'elle le traitait de lâche.

Hermione quant à elle savait parfaitement qu'elle s'engageait sur un terrain dangereux mais était tellement remontée contre lui, enfin plutôt contre son père, qu'elle lui répondit. La manière dont elle lui parla alors avait de quoi faire froid dans le dos.

- Lâche oui tu es un lâche et tu le sais parfaitement alors arrête de faire celui qui ne sait pas avec moi. Je dois te rafraîchir la mémoire ou tu peux t'en souvenir tout seul ? Tu te souviens en fin d'année dernière dans la tour d'astronomie ?
- Quoi ? Mais comment le sais-tu ? demanda Malefoy ahuri.
- La question n'est pas de savoir comment je l'ai su. Ce que je dis c'est que tu ne l'as pas fait dit Hermione irritée.
- Quoi ? J'ai bien compris ce que tu viens de me dire ? Tu aurais préféré que je tue Dumbledore ? Et puis comment tu...
- NON je n'aurais pas préféré que tu le tues ! Mais ce qui me chagrine c'est que tu n'as ta place ni chez les mangemorts ni dans l'Ordre du Phoenix ! Tu es comme ces crétins du ministère qui n'arrive pas à choisir leur camp et qui font tout pour sauver leur peau au lieu de se battre pour une cause juste ! N'ais-je pas raison ?

Puis elle s'approcha de Malefoy et lui remonta sa manche de manière à découvrir sa marque des ténèbres plus menaçante que jamais depuis que le créateur de l'Ordre du Phoenix était tombé. Elle posa ensuite son regard chaud brûlant de colère dans celui liquéfiant et froid comme de la glace de son homologue.
Malefoy s'écarta alors brusquement d'elle et la gifla. Il s'attendait à ce qu'elle bascule en arrière ou qu'elle ne recule ne serait-ce que d'un pas mais à son grand étonnement elle ne bougea pas d'un pouce et éclata d'un rire froid et machiavélique qui aurait pu reléguer celui de sa tante Bellatrix à la deuxième place.

- Tu ne me connais définitivement pas, Malefoy.
- Idem pour toi sale Sang-de-Bourbe alors arrête de me juger ! s'exclama le serpentard, assez en colère. Ou sinon il t'arrivera bien plus que ce que tu viens d'avoir.
- Ce que je viens d'avoir ? Malefoy sans vouloir te vexer ce n'est pas une fouine arrogante qui pourra dépasser une Sang-de-Bourbe. Alors je te le répète une dernière fois et après je m'énerverai pour de bon. Appelle-moi encore une fois par cette dénomination si peu flateuse et je te refais ta tête au carré. Parkinson n'appréciera sûrement pas mais ce sera le prix à payer.

Elle scruta sa réaction et rit intérieurement lorsqu'il lui donna sa réponse.

- Granger il faut qu'on voit pour les rondes.
- Okay alors tu me proposes quoi ?
- Bon alors comme nous l'a dit la vieille chouette il faut...
- McGo appelle là McGo si tu veux mais pas la vieille chouette le coupa Hermione.
- Oh mon dieu Miss je sais tout refait surface railla-t-il.

Il se serait attendu à une réplique mordante de sa part mais comme quelques heures aupararavant, elle le fixait étrangement, perdue dans des pensées qui, à l'expression qu'elle affichait, ne devaient pas être toutes roses. En réalité, la rouge et or songeait à Ron qui lui aussi appelait souvent l'ancienne professeur de métamorphose comme le serpentard. Elle regarda le blond et finit par sourire. Finalement Ron et lui n'étaient pas si différents que ça. L'un venait de Gryffondir et l'autre de Serpentard et ça Hermione savait cela faisait toute la différence. Elle soupira.

Je rêve ou elle m'a souri ? s'inquiéta justement le serpentard quand il vit un sourire poindre sur le visage de son ennemie.

- Granger ?

Il lui passa la main devant les yeux et Hermione sembla soudainement revenir à elle.

- Quoi ? demanda-t-elle, agacée.
- Rien lui répondit-il sur le même ton. Bref alors je sais que ma question va te paraître ridicule mais on fait une ronde ensemble ou trois ?
- Hum je crois qu'il vaudrait mieux qu'on en fasse une seule ensemble. Je pense que ça vaut mieux tu ne crois pas ? lui demanda-t-elle en rigolant.
- Ouais c'est bien ce que je me disais dit-il en remarquant le changement de ton.
- Donc... alors j'avais pensé que..
- Ah tu penses maintenant toi ?
- Tu es vraiment très marrante Granger dit-il ironique.
- Je sais, je sais fit Hermione, modeste. Vu qu'apparement si je ne prends pas les choses en main on va en avoir pour quatres heures je te dis comment je voyais ça. En gros on fait notre ronde ensemble le dimanche soir. Et puis je prends le lundi, le mercredi, et le vendredi te laissant ainsi le mardi, le jeudi et le samedi pour le moment. On changera quand on aura tes horaires de Quidditch. Mais ne fais pas exprès de changer le jour chaque semaine pour m'embêter. Tu es capitaine non ?
- Oui.
- Alors ? s'impatienta la lionne.
- Alors quoi ?
- Et ben est-ce que mon planning te convient ou tu avais prévu de te prendre un jour particulier ?
- Oh euh non c'est bon comme ça. Enfin pour l'instant comme tu dis.
- Bien parfait. Alors demain tu prends les emplois du temps des Serpentard et des Pouffsoufle et moi je m'occupe des Gryffondor et des Serdaigle. OH j'allais oublier...
- OH tu allais oublier ... ? répéta Malefoy en se payant de sa tête et en rigolant à moitié.
- La salle de bains répondit Hermione, ignorant l'ironie dans la voix de son colocataire.
- Tu allais oublier la salle de bains ? dit Malefoy en éclatant de rire pour de bon.

Hermione écarquilla les yeux pour regarder la scène qui était en train de se passer devant elle. Elle n'en croyait pas ses yeux ! Malefoy était en train de rigoler devant elle ! Et quand il riait il n'était plus du tout le Malefoy qu'elle connaissait. Il avait perdu toute trace d'arrogance, de mépris et de petit fils à papa.

Finalement il n'est pas si insupportable que ça se dit-elle en essayant de positiver. Je vais peut être pouvoir avancer plus vite dans ma mission se réjouit-elle.

Malefoy leva les yeux et croisa le regard dubitatif de la brune. Il stoppa net et reprit de la voix qu'elle détestait tant.

- Oui donc tu voulais faire quoi avec la salle de bains ? L'embarquer parce que t'en as pas une aussi jolie chez toi ?
- Non ce n'était pas là mon intention. De plus tu devrais savoir que je n'ai pas eu le temps de visiter étant donnée qu'un espèce d'abruti borné m'a sautée dessus et m'a insultée dès que j'ai passé le pas de la porte ou plutôt du tableau.

La tension qu'ils avaient réussi à diminuer depuis quelques temps s'accrut brusquement et entre les deux adolescents l'animosité était désormais palpable.

- Oui et l'abruti borné avait toutes ses raisons car la fille qui venait d'entrer avait déjà un retard considérable, avait un caractère on ne peut plus déplaisant et un sang impur qu'il faudrait décidément purger.
- Hum...
- Et je ne t'ai pas traité de Sang-de-Bourbe !
- Oui mais ça revient exactement à la même chose !!! hurla Hermione qui en avait vraiment plus qu'assez du comportement puéril du jeune homme.
- Alors c'est qui la lâche ? dit Malefoy qui jubilait. Tu n'as même pas le courage d'appliquer ce que tu dis ! Quand bien même tu l'aurais voulu, tu n'as pas ta baguette à proximité. Voilà qui est gênant.

La Gryffondor tourna alors la tête pour s'apercevoir qu'en effet elle avait posé sa baguette sur la table à côté du blond et qu'elle se trouvait maintenant entre ses mains. Son sang ne fit qu'un tour. Sans qu'elle ne sache ni comment ni pourquoi la baguette se retrouva une seconde plus tard dans sa main droite et Malefoy se prit un sort en pleine poitrine qui l'envoya se cogner la tête contre le mur de derrière. Malgré sa fureur et sa détermination à éliminer le plus de mangemorts possibles, la sagesse l'emporta. Elle se précipita vers lui et en deux temps trois mouvements après avoir prononcé nombres d'incantations que Malefoy n'avait jamais entendu, celui-ci s'était rétabli sans séquelles apparentes pour le moment. Hermione attrapa son bras, tressaillit au contact de la peau froide du fils de l'homme qui lui avait pris ses parents et lui avait volé ses rêves d'adolescente, et l'aida à se relever contre son gré. Il se tint debout devant elle, son visage ne reflétant aucun sentiment, guettant une quelconque réaction de sa part, mais elle se contenta de répondre à sa question informulée avec une voix glaciale qui du point de vue du Serpentard sonnait faux dans sa bouche.

- Pour la salle de bains, je la prends le matin de....

Son attention se relâcha et il cessa d'écouter ce que lui racontait la Gryffondor, obnubilé par l'expression de son visage. Il n'arrivait pas à distinguer si malgré sa voix glaciale elle était en colère et bien si elle s'en voulait. C'est ainsi que lorsqu'elle sa tirade s'acheva il se rendit compte qu'il n'avait rien écouté du tout et était toujours en train de l'observer.
Hermione quant à elle ne s'aperçut pas du regard troublé que le Serpentard posait sur elle depuis quelques minutes déjà.
Drago se reconcentra sur ce qu'Hermione était en train de dire. Mais elle n'ouvrit plus la bouche et se contenta de poser sa main sur la poignée de la porte de sa chambre et elle ne se retourna pas.
Le Serpentard se sentit affreusement touché par l'indifférence qu'elle était en train de lui témoigner. Il soupira.
Hermione s'arrêta. Trois mots franchirent la ligne remarquablement tracée par le contour de ses lèvres si bien dessinées.

- Je suis désolée.

La porte claqua.

- Bonne nuit " dit-il finalement alors qu'il se trouvait seul dans la pièce.

Puis il se dirigea vers la salle de bain.

*&*


Hermione se jeta sur le lit sans même remarquer la beauté de la pièce dans laquelle elle venait de s'engouffrer. Tellement de questions trottaient dans sa tête...Trop de poids reposaient sur ses épaules. Comment tout gérer alors qu'on ne sait pas dans quelle direction aller ? Comment réussir à terminer le travail que Dumbledore leur avait laissé à Harry, Ron et elle... Harry et Ron, deux prénoms à première vue comme les autres mais qui lui faisaient tellement d'effet. Elle avait l'impression d'avoir du quitter une partie d'elle même lorsqu'elle avait assisté à leur départ. Et puis il y avait Ginny. Ginny à protéger, Ginny à surveiller. Non pas comme une mère qui vérifierait les devoirs de sa fille chaque soir mais comme une amie qui devait aider sa meilleure amie à oublier son petit ami, à oublier les dangers de la guerre...Et la guerre. Un bien petit mot dans la bouche des gens de son entourage qui le répétaient sans cesse mais qui n'avait pas une idée bien définie de ce qu'il pouvait représenter. Et puis elle savait qu'elle ne devait parler de toutes ses choses à personne. Tout garder pour soi en regardant les autres et en affichant un sourire des plus crispés. Hermione n'avait jamais aussi bien compris Harry qu'à cette heure, où bien des pensées s'insinuaient en elle. Et aussi Malefoy qu'elle allait devoir supporter toute l'année. En repensant à ce qu'elle lui avait fait tout à l'heure elle se maudit. Si elle cédait aussi facilement à l'énervement et la colère, elle ne réussirai rien et ne ferai qu'aggraver les choses. Il fallait donc qu'elle trouve un moyen pour rester calme en compagnie de son ennemi, qui comme elle l'appelait n'allait pas se laisser faire étant donné qu'il la détestait. Et puis elle se demandait comment est-ce que sa baguette avait atterri dans sa main tout à l'heure. Elle n'avait pourtant rien fait. Elle avait juste espérer que sa baguette sauterait des mains de Malefoy pour se retrouver dans les siennes quand cela s'était vraiment produit. C'est vrai qu'elle avait sûrement dit la formule dans sa tête mais c'était plus par habitude que par conviction.Mais elle décida d'arrêter de penser à tous les évènements étranges auxquels elle avait du faire face depuis qu'elle était sorti du coma et de voir ses deux meilleurs amis dans son esprit. Elle voyait encore leur larme du à leur séparation douloureuse mais se reprit bien vite. Si au bout de même pas vingt-quatre heures elle commençait à s'affliger elle ne finirai pas la fin de l'année ! Elle chassa alors de ses pensées ses souvenirs douloureux et détailla la chambre dans laquelle elle venait d'entrer.

Elle était très simple mais très accueillante, et c'était exactement ce qui convenait à la jeune Gryffondor. D'ailleurs celle-ci se demandait si elle n'était pas ensorcelée de manière à ce qu'elle plaise automatiquement à son propriétaire. La pièce se composait d'un lit en bois massif une place plutôt confortable en à ce qu'avait déjà pu en juger Hermione et de la table de chevet assortie à côté. À droite du lit se tenait un bureau toujours en bois mais déjà bien rempli. On pouvait y trouvait des rouleaux de parchemin, des plumes, des encriers, de l'encre...Et mis à part le matériel nécessaire à l'écriture, une dizaine de livres était entassée par pile. Hermione jeta un coup d'oeil aux titres des livres et sourit. Poudlard n'était pas la plus grande école de sorcellerie pour rien ! Les ouvrages semblaient en effet attendre patiemment leur heure depuis un bon moment déjà étant donné la couche de poussière qui recouvraient chacun d'eux. Et, bien qu'elle ne les avait jamais lus, la préfète savait par intuition qu'ils lui seraient utiles à un moment ou à un autre. Et la dernière chose qu'elle remarqua sur le bureau fut une lampe rouge à priori normale. Elle appuya sur l'interrupteur et découvrit en quoi elle différait des autres qu'elle avait l'habitude d'utiliser. La lampe sous son enveloppe rougeâtre dégageait un faisceau de lumière jaune tirant sur le doré et un petit symbole était gravé sur le haut de l'objet qu'on ne remarquait qu'après l'avoir allumé. C'est ainsi que sur cet appareil moldu trônait l'emblème de la maison des courageux, un fier lion prêt à rugir à tout moment. En plus de la pile de livres qu'elle avait déjà remarquée, une étagère flottait au dessus de sa tête se déplaçant quand bon lui semblait et contenait quelques grimoires de plus. Derrière le lit se trouvait ses bagages qu'ont lui avait fait monter et une fenêtre. La lionne s'y précipita et constata avec bonheur qu'elle voyait une bonne partie du parc et du lac, et qu'elle apercevait, si l'obscurité ne l'abusait pas, la cabane d'Hagrid à la lisière de la forêt interdite. Et enfin, le seul endroit où il restait de la place - c'est à dire en face du lit - était occupé par une petite armoire qui allait pouvoir contenir toutes les affaires d'Hermione sans laisser de grands espaces inutilisés.

Le bruit de que fit Malefoy en refermant sa porte arracha la Gryffondor à sa contemplation, qui comprit que la salle de bain était libre. Elle ouvrit sa valise, prit quelques affaires et partit s'y enfermer.

*&*


Après avoir pris un bain plus qu'une douche bien chaud, Malefoy alla s'affaler sur le beau lit deux places que lui offrait sa nouvelle chambre. Elle était tout simplement l'opposé de celle d'Hermione. Bien plus spacieuse, elle semblait cependant beaucoup plus froide et beaucoup plus repoussante. Les dimensions de tout ce qui se trouvait dans la chambre de sa collocataire avait au moins été multiplié par deux et contrairement au lion qui n'était représenté qu'une fois mais avec raffinement chez Hermione, ici le serpent était à l'honneur et avait sa place sur tous les objets de la pièce. Armoire, lit, bureau...tout y passait. Mais apparement, le Serpentard semblait trouver la chambre fort à son goût et s'était empressé - enfin avait meublé son temps en attendant Hermione tout à l'heure - de mettre toutes ses affaires à leur place, comme elles le seraient tout au long de l'année. C'est ainsi que la vaste pièce se trouvait désormais plutôt encombrée et ressemblait déjà plus à une chambre d'adolescent qu'à la froide chambre princière de tout à l'heure.

Quoique confortablement installé et ayant quelques heures de sommeil de retard, le jeune Malfefoy n'arrivait pas à s'endormir. Ses pensées étaient focalisées sur une seule personne : Hermione. Cette fois-ci il était sûr qu'il s'était passé quelque chose cet été pour qu'elle le méprise à ce point. Normalement c'était lui qui faisait peur et mal aux gens ! C'était lui qui l'humiliait à chaque fois et non l'inverse ! Et puis il se demandait de quelle façon elle avait été mise au courant de ce qui s'était passé dans cette tour en juin dernier. D'après ce qu'il savait personne ne se trouvait hormis Dumbledore et les mangemorts dans la tour. Et voilà qu'elle débarquait et lui disait ses quatre vérités, ses vérités qu'elle n'aurait jamais du savoir et qui le mettait dans un embarras considérable à chaque fois qu'on les mentionnait. Et ses menaces. Il n'aurai jamais pensé que la Sang-de-Bourbe puisse mettre ses menaces à éxécution et il en avait eu la preuve. Elle l'avait attaqué et elle avait récupéré sa baguette sans baguette ! C'étaient les grands sorciers comme Dumbledore, Grindelwald ou le Seigneur des Ténèbres qui savaient faire ça, pas une vulgaire fille de moldus comme elle toujours plongée dans ses bouquins ! Mais après, il avait bien reconnu la Gryffondor qui sommeillait en elle même si jamais il n'aurait pensé qu'elle lui serai venu en aide après. Vu comment il l'avait provoquée, il s'étonnait encore d'être entier. Il avait aussi noté à quel point Hermione se sentait mal à l'aise et avait tressaillit quand elle lui avait empoigné le bras. Bref, cela faisait beaucoup de questions qu'il cherchait à élucider, surtout que lui aussi avait ses problèmes personnels. Il pensait être en sécurité à Poulard mais de nos jours rien n'était sûr alors il espérait que rien ne vienne le troubler, dans le seul endroit où il pouvait se rendre désormais. Il soupira et songea alors avec tristesse aux trois derniers mots qui avaient été dits par sa pire ennemie : "Je suis désolée". Trois mots qui dans sa bouche était si dur à prononcer... Ah les affaires de famille, ça il connaissait. D'ailleurs il enviait Potter de ne pas avoir de parents, car lui sans ses parents il ne sait pas où il aurai été mais de toute façon sa situation n'aurait pas pu être pire que celle dans laquelle il se trouvait à l'heure actuelle.
Finalement, n'ayant pas vraiment envie de voir les images du balafré et de ses parents défiler dans sa tête, il s'endormit.

Quand Hermione sortit de la salle de bain une poignée de secondes plus tard et se cogna contre le fauteuil de la salle commune, il n'entendit rien. Il dormait à poings fermés.

*&*


Après avoir déduit qu'un bleu allait se former sur sa hanche très bientôt, Hermione regagna sa chambre avec les yeux mi-clos et une lourde fatigue qui pesait sur ses épaules. Lorsque sa tête atteignit l'oreiller, elle dormait déjà. Demain serait un autre jour.
End Notes:
Voilà j'espère que vous avez apprécié parce que je n'ai pas la suite et qu'à mon grand regret je n'ai pas eu le temps d'écrire la suite pendant les vacances. Sachant que je reprends les cours jeudi et que je n'ai rien fait je ne sais pas quand je trouverai le temps d'écrire quelque chose de cohérent.
Merci pour vos reviews vous êtes super, bisous et bonnes vacances à vous grrr lol. Nan je plaisante profitez bien ! J'ai déjà eu les miennes alors maintenant c'est normal que ce soit votre tour ! ^_^
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