Quand on l'attaque, Marie Malfoy contre-attaque by Poupy
Summary: Vous connaissez les Malfoy. Tout le monde connait les Malfoy. Et donc, vous vous imaginez pouvoir dire que tout les Malfoy sont ainsi. Et bien... Vous avez tout FAUX!!! Car Marie Malfoy n'est pas comme ca! Orgueilleuse, non! Simplement sûre de sa valeur. Egocentrique, non! Le monde ne tourne pas qu'autour d'elle! Seulement en partie...

Dans cette fic, il y aura de l'aventure (arrivera-t-elle à temps pour le repas?), du suspense (Allez! c'est qui, son cavalier pour le bal?), de la tendresse (hou! Jolie petit cul!), de la trahison (je te jure, c'est pour ton bien que je t'ai saoulé!) et des remises en questions (Je me suicide, ou je LA suicide?)...

Venez découvrir la terrible Marie Malfoy!
Categories: Epoque de Harry Characters: Autre personnage
Genres: Aventure/Action, Comédie/Humour
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 15 Completed: Oui Word count: 39589 Read: 5859 Published: 08/01/2006 Updated: 17/03/2007
Chapter 1 : Marie Malfoy, à votre service (ou presque) by Poupy
Author's Notes:
Et oui, c'est ma troisième fic! Elle est loin d'être finie (j'en suis au deuxième chapitre!) mais bon, j'ai déja l'idée dans ma tête. Celle là, elle sera dans un registre totalement différend. Ici, pas de longues méditations sur le pouvoir et son influence ou sur la peur. Mais cette hsitoire m'amuse, alors du coup...
Chapitre 1 : Marie Malfoy, à votre service. Enfin presque.



Je m’appelle Marie Malfoy. Ha ! Ca y est, je vois déjà vos regards suspicieux et vous pensez tellement fort que même moi, je peux vous entendre : « Une Malfoy ? Ca y est, ça va être une grande blonde sculpturale à la beauté froide sang-pur et fière de l’être, détestant les moldus, qui aurait été mangemort en herbe si Vous-savez-qui était encore en vie, riche et pourrie gâté, orgueilleuse et égocentrique méprisant tout sur son passage. ». Et bien, vous savez quoi ? Vous avez tord !! Ha, ha ! Et encore mieux, encore mieux : j’ai raison ! N’est-ce pas fantastique ? Quoi, comment ca, pourquoi ? Vous avez vraiment besoin de savoir pourquoi vous avez tord ? Ma parole ne vous suffit donc pas ? Peuh… Et bien, puisque vous y tenez…
Je suis brune ! Ha ! Et petite, en plus. Et je ne suis pas une beauté fatale. Je suis normale.

Après, pour le sang-pur, tout ça, j’ai un argument imparable. Ma maman (aussi appelé Vanessa Malfoy, Perrault, de naissance). Car…ma mère est une sorcière née de parents moldus ! Et oui ! Mes grand-parents sont deux petits vieux adorables. Tous les étés, Papy m’apprend la recette de ses délicieux gâteaux à la myrtille (même si il sait que trois jours plus tard, j’en ai déjà oublié la moitié) et Mamy m’apprend les noms des oiseaux et des plantes. Bien sûr, ils ont du mal avec mon père, ils hallucinent à chaque fois qu’ils viennent à la maison et ils comprennent pas tout ce que je raconte mais ca ne les empêchent pas d’être fiers de mes notes brillantes (parce que, évidemment, je suis une merveille des cours).

Après, vous vous doutez bien que étant à moitié sang-mêlé par mes grands-parents, les idées pro-Voldemort, elles me passent un peu au-dessus…
Riche… Ben… Mon père a beau être un Malfoy exilé (pour avoir épouser mon père, la famille Malfoy l’a banni de la terre anglaise. Ma mère a pris le fait de devoir emménager en France avec beaucoup de philosophie. Forcément, elle est française…), il n’en reste pas moins un Malfoy. Et un serpentard, en plus. Par conséquent, aujourd’hui, il travaille dans un poste à haute fonction au ministère. Mais, soutenu par ma (charmante) mère et son (tout aussi charmant) caractère, mon père a courageusement résisté à la tentation de me couvrir de cadeaux. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, je sais que l’argent, ca tombe pas du ciel. J’ai une idée de la valeur des choses. Et il m’est arrivé de travailler pour pouvoir me payer certaines choses. Donc… J’ai encore une fois raison.

Orgueilleuse ? Mais c’est même pas vrai ! J’ai juste une idée assez précise de ce que je vaux. Disons…que je ne suis pas idiote et que je le sais.
Egocentrique ? Faut pas abuser, non plus ! Je ne suis (peut-être) pas d’une modestie sans faille, mais le monde ne tourne pas autour de moi. C’est une erreur de sa part, bien sûr. Non… Je plaisante…
Quant à dire que je méprise tout le monde, je proteste. J’ai beaucoup de respect pour toute sorte de personne différente. Ma meilleure amie Sarah, mes parents, ma directrice, Mme Maxime (qui a gardé sa dignité malgré son identité révélée de demi-géante) et… Heu… Y en a plein d’autre…
Je ne méprise que les pintades, les hypocrites, les cons, les menteurs, ceux qui ont des préjugés, ceux qui se jugent supérieurs parce qu’ils ont du fric, un « sang-pur », des relations, une éducation, les pseudos intellectuels rebelles et Barnabé (qui regroupe beaucoup de ces catégories). C’est presque tout.

Je viens donc de vous montrer avec cette ingénieuse démonstration point par point que vous aviez bien sur tord et que j’avais raison. N’est-ce pas magnifique ? Mais vous vous demandez peut-être où je peux bien me trouver pour disserter sur ce que je suis ou non. La réponse est très simple. Je suis en trin de sauter sur le tas que j’essaie de faire entrer dans ma valise, dans ma chambre, dans ma maison d’un coin paumé à côté de Toulouse, en France. Parce que toutes mes affaires ne rentrent pas dans cette valise à la c**. Vous êtes d’accord avec moi, ces valises sont toujours trop petites. Finalement, je me décidais à demander de l’aide de ma mère.
-MAMAN !!!! Hurlais-je de ma voix si mélodieuse.
Je vous interdis bien sûr de douter de la mélodicité (ca existe ?) de ma voix.
-Quoi ? Répondit-elle.
-La valise est trop petite !!!
-Prends en une autre plus grande !
-C’est la plus grande !!! Je rétorque avec mon sens pratique coutumier.
Qui a rigolé ?
Bruit de pas dans le couloir, puis, brusquement, la tête de l’autrice (le féminin de auteur, voyons !) de mes jours apparaît dans l’encadrement de ma porte. Jette un coup d’œil vers ma valise pleine à raz bords et vers le tas d’affaires qui ne demandent qu’à se jeter dans la valise pour retrouver BeauxBatons. Puis sorts sa baguette, lance trois sorts. Aussitôt, tout rentre dans la valise qui, cerise sur le gâteau, se ferme toute seule sans que je ne me mette dessus pour danser la samba. Grand sourire vers ma maman adorée que j’aime très fort avant de la remercier.
-Tu n’as rien oublié ?
-Non.
-Alors tiens. Dit-elle en me lançant une bourse en cuir de dragon. D’après ton père, tu vas en avoir besoin.
Je sens dans la pochette des lourdes pièces.
-Pourquoi ? Qu’est-ce qui va se passer ?
C’est vrai, ça. C’est la troisième personne ayant des liens avec le ministère français qui me fait comprendre que cette année, ça va être particulier. Bien sûr, j’ai déjà échafaudé plusieurs hypothèses. Par exemple, peut-être qu’ils vont organiser un grand Battle Royal ; si c’est ça, j’ai déjà établie une tactique. Sarah et moi, on torture Barnabé pendant des heures, on fout la trouille à tout le monde et on trucide ceux qu’on aime pas. Tactique d’enfer, non ?
Sinon, peut-être qu’ils vont faire des expériences sur les premières années et qu’ils vont nous demander notre aide… Je me suis toujours demandé si il était possible de faire un transfert d’intelligence avec un mouton. Pour vois si c’est aussi con que ça en a l’air.
Ou alors…
Mais ma mère hausse les épaules avec une mimique d’ignorance. Donc, il y a vraiment quelque chose de particulier cette année. Intéressant. Non pas que ma mère mente mal, au contraire. Je n’ai jamais rencontré une aussi bonne comédienne. Elle utilise un alliage parfait d’innocence et de machiavélisme. (Le mieux, c’est quand elle se dispute avec mon père. Sa voix se transforme soudain, chargée d’émotion et de tristesse. Mon père craque à chaque fois. Dès qu’il s’est retourné, ma mère arbore aussitôt un large sourire victorieux.) Mais je la connais depuis presque 17 ans (sans compter la période pré-natale), donc je commence à la connaître. Surtout que j’utilise la même technique… Et justement, je la connais suffisamment bien pour savoir qu’elle ne me dira absolument rien.
Je range la bourse dans mon sac à dos, empoigne ma valise et m’approche de ma mère.
-Je suis prête.
-Tant mieux, ton train part bientôt.
Je lui attrape le bras. Quand elle est sûre que je suis bien accroché, elle transplanne.

Quand j’arrive sur le quai anonyme de la garde de Toulouse, je grimace. Je déteste transplanner. Ca craint. Je vérifie que j’ai toutes mes affaires, puis je regarde autour de moi. Je pense à Sarah qui, elle, est dans son train depuis 9 heures du matin. Forcément, quand tu habites en Bretagne.
Je croise bien quelques personnes que je connais, mais rien de transcendant. Je m’arrête de temps en temps pour dire bonjour à des connaissances.
J’ai entendu dire que pour aller à Poudlard, il fallait tous aller à la garde de Londres. C’est un peu ridicule pour ceux qui habitent en Ecosses…
D’après ma mère, le ministère français a décidé d’installer des gares sorcières dans toutes les grandes villes parce qu’ils ne pouvaient pas gérer l’afflux trop important de sorcier vers la capitale. Les réseaux de poudre par cheminette étaient saturés et ils y avaient tellement de gens qui transplannaient directement sur le quai anonyme qu’ils leurs arriver d’arriver les uns sur les autres. Mettre des gares qui dessert chaque grande région, c’est pratique, mais tu dois attendre pour retrouver les copains…

Après avoir écouter les recommandations habituelles de maman (Travailles bien ! Et n’oublie pas de te couvrir, hein ? Et essaie d’être plus…diplomate avec Mme Bonnifacio ! Je sais que tu ne l’aimes vraiment pas, mais s’il te plait, pas de poil à gratter dans ses vêtements ! Et surtout, essaie d’arrêter d’exploser les cuvettes de toilettes ! Il y en a déjà quinze dans le jardin, et les voisins ont du mal à croire mon histoire d’art contemporain… Et fait attention à toi, hein ?), je monte dans le train en traînant ma valise. Je me choisit un compartiment vide et m’installe. Je sors un livre que je me suis acheté sur le Stade Toulousain. Forcément, c’est un livre moldu, les images ne bougent pas. C’est pour ça qu’il faudrait que les sorciers découvrent le rugby, en fait… D’où vient ma passion pour le Stade ? De ma maman qui, bien avant de découvrir qu’elle était une sorcière, était fan du Stade. Nos sorties familiales, nous, c’est à Ernest Valon.
Je commence à me plonger dans le livre en étudiant attentivement une photo de la coupe d’Europe 1996 (que nous avons bien sûr gagné) quand la portière s’ouvre pour tomber sur…Barnabé. Qui est Barnabé ? Me direz vous. Très simple. Le Barnabé n’est pas vendable, pourtant, on en trouve partout, sous des noms différends. C’est celui qui a une sale coiffure ; qui, quand il vous bouscule, claironne : « Pas désolé ! » ; qui est sortie avec des amies à vous et s’est comporté comme un salaud ; qui joue au con et en fier ; qui nous salue, Sarah et moi, d’un grand fuck (sous le prétexte que Sarah est son ex… Erreur de jeunesse, que voulez vous…). Bref, c’est le petit con de base.
-Je peux m’asseoir ? Demande-t-il.
Tu le regardes. Ce que tu peux le détester. Pourquoi, Merlin, pourquoi a-t-il fallu que Barnabé habite à Tarbes ? Il aurait pas put être de la Normandie ?
Tu te lèves, prend ta valise, la cale sur la banquette pour être sûre qu’il ne puisse pas s’y asseoir, puis tu t’allonges sur la deuxième.
-Désolé, il n’y a pas de place. Tu dis avec un grand sourire hypocrite.
-Pas grave, j’aime bien être debout.
Quel con. Je me plonge ostensiblement dans mon livre.
Un ange passe.
-Ta famille va bien ? demande-t-il.
-Non, ils se sont fait bouffer par une goule.
Un deuxième ange passe. Suivi par un troisième. Et puis on voit Saint-Pierre en train de danser une valse avec la vierge Marie, sous l’œil jaloux de Joseph. Et Voldemort (ressucité des cieux) danse en tutu rose dans le lac des cygnes avec le ministre de la Magie français le tout orchestré par Mme Maxime.
-Et…heu… T’as fait quoi, pendant ces vacances ?
-J’ai porté le deuil de ma famille dévorée par une goule.
-Si… Si tu veux que je parte, tu peux me le dire.
-Pars.
-Ca va, pas la peine d’être agressive ! Je voulais juste parler de ce qui va se passer cette année ! Comme t’es la seule de septième dans ce train…
Je lève la tête. Cette année ? Qu’est-ce qui se passe, cette année ?
Barnabé fait un large sourire (de con).
-T’es pas au courant ? T’es pas au courant alors que ton propre père travaille au département de la sécurité ?
Je lui souris méprisamment puis retourne dans mon bouquin. Barnabé attend un peu, s’attendant à ce que je lui demande ce qu’il va se passer.
-Tu peux partir, aussi. Je dis au bout d’un moment.
Et oui. J’ai ma fierté.
Barnabé grimace, puis se résigne à partir. Tout de suite, l’air est plus respirable. Mais, alors que je commence à me détendre, la porte s’ouvre à nouveau. Si c’est Barnabé, je…
Heureusement, ce n’est pas lui. C’est une gamine pas bien grande, blonde aux grands yeux bleus.
-Excusez moi… Il n’y a pas d’autre compartiment, on peut venir ?
J’hésite un instant. Il y a fort à douter que ce « on » représente assez pour m’empêcher de lire. Mais la fille me fait de grands yeux implorants…
Alors, comme à chaque année, je range mon livre je me lève pour leur faire de la place sur la banquette, et j’ouvre en grand la porte.
-Entrez… je soupire.
Il n’en faut pas plus pour que la blonde et deux autres se précipitent.
-Alors ; je dis pour entamer la conversation. Premières années ?
Hochement de tête.
-Vous connaissez des gens qui sont déjà allé à BeauxBatons ?
Deux des filles acquiescent.
-BeauxBatons, c’est inimaginable. De la magie partout, des tableaux qui te tapent la causette, des fantômes…
-Des fantômes ? S’écrie la troisième, horrifiée.
-T’en fait pas ! Ils sont super sympa, très gentil. Il n’y en a que trois. La France, c’est pas terrible, pour les fantômes. Le mieux, c’est l’Ecosse. C’est pour ca qu’il y en a beaucoup plus à Poudlard. En tout cas, nous, on a Azim. C’est un fantôme marocain qui est tout simplement adorable. Une fois, après le couvre-feu, il nous a aidé à échapper à l’un des professeurs… Depuis, on est ami. Je ne compte pas le nombre de retenues qu’il m’a évité…
Pendant tout le trajet, je leur raconte ce que c’est, BeauxBatons. Je leur dessine même un petit plan avec tout ce qui est absolument indispensable (la grande salle, les dortoirs, les salles de bains cachées, les salles de cours, les salles de cuisine sensée être inconnues des élèves), le bon guide de l’élève moyen de BeauxBatons, quoi.
-Je ne vous dis pas tout, il y a des choses qui sont bien mieux à découvrir soi même… Je leur explique.
A la fin, je sors du train contente d’avoir discuté avec ces premières années. Elles, elles sont ravies d’avoir une copine en septième année.
Dans le grand hall de la gare de Beauxbatons, je croise vite des gens de ma promotion que je salue. Je tombe sur Sarah. On discute vite, et je lui raconte les paroles sibyllines de Barnabé ainsi que mes hypothèses diverses. L’idée des expériences lui plait bien.
Amanda nous retrouve aussi. Elle est toujours aussi…gentille. Hystérique, aussi.
Sans s’arrêter de parler, on suit le reste des élèves vers la sortie de la gare pour aller à l’école. Tout les premières années restent émerveillés devant l’image de Beauxbatons dans la lumière du soleil qui se couche. Il s’agit de l’un de ses châteaux de la Renaissance, construit un peu sur le modèle des châteaux de la Loire, en plus grand, plus beau et plus majestueux. Tout les septièmes années se rappellent que cette année, c’est la dernière à BeauxBatons. Etrange impression. En entrant dans la pièce d’entrée, les premières années poussent des « ho ! » et des « ha ! » surpris par les tableaux bougeant, les trois fantômes s’inclinant devant nous pour nous saluer et les deux murs qui s’écartèrent soudainement à la plus grande des femmes qu’ils avaient probablement jamais vue, notre directrice, Mme Maxime.
Celle-ci fait un grand sourire gracieux vers eux avant de se diriger vers la Grande Salle. Sarah et moi, on se dirige vers les fantômes pour leur rendre leur salut. On discute un peu plus avec Azim, puis on rejoint les autres dans la Grande Salle. On regarde les tables par années. Et, en dessous de la grande bannière violette, la table des septièmes années.

Sarah et moi, on attend ce moment depuis le début de notre scolarité. La septième année, où, enfin, on est réuni sous la couleur violette. A nous les plus beaux uniformes ! (enfin, selon nous…) Et oui, c’est comme ça, à BeauxBatons. En fonction des années, on a un uniforme et une bannière différente. Bleu nuit pour les premières années, vert sapin pour les secondes, vert clair pour les troisième, jaune pour les quatrièmes, orange pour les cinquièmes (le pire !!!), rouge pour les sixième et (le must du must) violet pour les septièmes. Ma mère m’a dis que avant (à l’époque lointaine où elle était elle-même à BeauxBatons), ce n’était pas du tout comme ça et que tout le monde était en bleu ciel jusqu’à il y a peu de temps. D’après elle, la directrice en a eu marre du bleu ciel à force d’en voir tout le temps et c’est pour ça qu’il n’y a aucun uniforme de cette couleur.
Tout ca pour dire que cette année, on a les uniformes qui nous faisait rêver dans notre folle jeunesse. Les violets ! (Sarah et moi adorons le violet)
Quand Mme Maxime s’assoit délicatement sur son siège, aussitôt, tout les élèves se précipitent vers leurs tables, l’esprit animé d’une seule et unique pensée : FAIM !!!!
Et tous nos ventres gargouillent avec un bel ensemble dans le but évident de monter une chorale : Les estomacs affamés, prochainement dans vos bacs.
Tout le monde s’installe à une vitesse éclair et attend (presque) patiemment que Mme Maxime nous donne le signal du départ. Mais, au grand désappointement de tout le monde, celle-ci se lève dans l’intention évidente de faire un discours.
-Mes très chers enfants, cette année sera une année particulière.
Finalement, je pense que je vais arriver à surmonter la déception de ne pas manger tout de suite.
-En effet, cette année va se dérouler le Tournoi des trois sorciers !
Evidemment, elle est obligé d’arrêter vu le brusque et soudain vacarme qui emplit la Grande salle. Sarah et moi, on se jette un regard. Le Tournoi des Trois Sorciers ? La dernière fois qu’il y en a eut un, on était en seconde année, et il y avait quand même eu un mort. Bien sûr, c’était à cause de Voldemort. Et bien sûr, cette fois, on est sûr et certain que celui-ci est définitivement mort puisque Saint-Sauveur…heu, excusez moi, Saint-Potter l’anglais l’a trucidé en direct live (bien sûr, le monde entier a fait la fiesta. Voldemort est mort pour de bon ! Yeha !). Mais l’idée d’organiser un tournoi pour réconforter les gens ne me serait pas venu à l’esprit. En plus, vu les circonstances de la dernière fois, je ne suis pas sûre que beaucoup de monde soit volontaire pour ce genre de suicide à la kamikaze. Quoi que. Vu le niveau soudain d’excitation…
Mme Maxime attend patiemment que chacun se calme avant de continuer.
-Cette année encore, l’école de Poudlard accueillera le tournoi. Bien sûr, aucune personne qui ne sera pas majeur ne pourra participer. Les septièmes années seront accompagné par ma personne. En mon absence, l’école sera dirigée par Mme Bonnifacio, votre professeur de défense contre les forces du mal.
Geste vers Bonnifacio qui se rengorge. Heureusement que je suis en septième parce que Bonnifacio en directrice, je n’y aurais pas survécu.
Bien sûr, à peu près six septièmes de l’école commence à protester. Parce qu’il faut reconnaître que ce qui ressort de ce discours, c’est que seuls les septièmes partiront à Poudlard, et que ça déplait fortement aux autres. A part bien sûr la grande majorité des premières années qui n’osent pas trop protester, trouvant que c’est quand même plutôt cool d’être en ce moment même à BeauxBatons.
-Bien sûr, tout les septièmes suivront leurs cours à Poudlard. Dans le cadre de la loi de l’uniformisation des diplômes sur toutes les écoles sorcières, vous pourrez suivre les cours là-bas et obtenir le même diplôme qu’en France. Gagner ce Tournoi vous permettra d’obtenir pour BeauxBaton la gloire et l’honneur. Ainsi qu’une récompense de mille gallions.
Chic ! Ca vaut le coup de se faire trucider, non ?
-Les septièmes années seront informés des modalités d’usage. Et maintenant…
Dans un geste divin, Mme Maxime frappe trois fois dans les mains. Aussitôt, les plats d’argent se remplissent de plats divers qui ont l’air plus qu’appétissants (vous comprenez le côté divin du geste ?). Tout le monde commence à se servir dans une joyeuse cacophonie. Sarah et moi, on se regarde. Puis on se sert généreusement. D’abord, on mange. Après, on discute du tournoi. Il faut avoir le sens des priorités.



Cinq pages et demi de texte Word! Pour un premier chapitre, c'est assez exceptionel... (pour moi!)
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