Quand on l'attaque, Marie Malfoy contre-attaque by Poupy
Summary: Vous connaissez les Malfoy. Tout le monde connait les Malfoy. Et donc, vous vous imaginez pouvoir dire que tout les Malfoy sont ainsi. Et bien... Vous avez tout FAUX!!! Car Marie Malfoy n'est pas comme ca! Orgueilleuse, non! Simplement sûre de sa valeur. Egocentrique, non! Le monde ne tourne pas qu'autour d'elle! Seulement en partie...

Dans cette fic, il y aura de l'aventure (arrivera-t-elle à temps pour le repas?), du suspense (Allez! c'est qui, son cavalier pour le bal?), de la tendresse (hou! Jolie petit cul!), de la trahison (je te jure, c'est pour ton bien que je t'ai saoulé!) et des remises en questions (Je me suicide, ou je LA suicide?)...

Venez découvrir la terrible Marie Malfoy!
Categories: Epoque de Harry Characters: Autre personnage
Genres: Aventure/Action, Comédie/Humour
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 15 Completed: Oui Word count: 39589 Read: 5847 Published: 08/01/2006 Updated: 17/03/2007

1. Chapter 1 : Marie Malfoy, à votre service (ou presque) by Poupy

2. Chapter 2 : Partons joyeusement by Poupy

3. Chapter 3 : La coupe de feu by Poupy

4. Chapter 4 : Vous pouvez répéter? by Poupy

5. Chapter 5 : Interview by Poupy

6. Chapter 6 : Epreuve by Poupy

7. Chapter 7 : Le baaaaaal!!! by Poupy

8. Chapter 8 : Que les choses soient claires : je suis brimé! by Poupy

9. Chapter 9 : Petite surprise by Poupy

10. Chapter 10 : la seconde épreuve by Poupy

11. Chapter 11 : Et ca recommence... by Poupy

12. Chapter 12 : Jalousie, quand tu nous tiens... by Poupy

13. Chapter 13 : petits jeux by Poupy

14. Chapter 14 : La troisième épreuve by Poupy

15. Chapter 15 : Et tout est bien by Poupy

Chapter 1 : Marie Malfoy, à votre service (ou presque) by Poupy
Author's Notes:
Et oui, c'est ma troisième fic! Elle est loin d'être finie (j'en suis au deuxième chapitre!) mais bon, j'ai déja l'idée dans ma tête. Celle là, elle sera dans un registre totalement différend. Ici, pas de longues méditations sur le pouvoir et son influence ou sur la peur. Mais cette hsitoire m'amuse, alors du coup...
Chapitre 1 : Marie Malfoy, à votre service. Enfin presque.



Je m’appelle Marie Malfoy. Ha ! Ca y est, je vois déjà vos regards suspicieux et vous pensez tellement fort que même moi, je peux vous entendre : « Une Malfoy ? Ca y est, ça va être une grande blonde sculpturale à la beauté froide sang-pur et fière de l’être, détestant les moldus, qui aurait été mangemort en herbe si Vous-savez-qui était encore en vie, riche et pourrie gâté, orgueilleuse et égocentrique méprisant tout sur son passage. ». Et bien, vous savez quoi ? Vous avez tord !! Ha, ha ! Et encore mieux, encore mieux : j’ai raison ! N’est-ce pas fantastique ? Quoi, comment ca, pourquoi ? Vous avez vraiment besoin de savoir pourquoi vous avez tord ? Ma parole ne vous suffit donc pas ? Peuh… Et bien, puisque vous y tenez…
Je suis brune ! Ha ! Et petite, en plus. Et je ne suis pas une beauté fatale. Je suis normale.

Après, pour le sang-pur, tout ça, j’ai un argument imparable. Ma maman (aussi appelé Vanessa Malfoy, Perrault, de naissance). Car…ma mère est une sorcière née de parents moldus ! Et oui ! Mes grand-parents sont deux petits vieux adorables. Tous les étés, Papy m’apprend la recette de ses délicieux gâteaux à la myrtille (même si il sait que trois jours plus tard, j’en ai déjà oublié la moitié) et Mamy m’apprend les noms des oiseaux et des plantes. Bien sûr, ils ont du mal avec mon père, ils hallucinent à chaque fois qu’ils viennent à la maison et ils comprennent pas tout ce que je raconte mais ca ne les empêchent pas d’être fiers de mes notes brillantes (parce que, évidemment, je suis une merveille des cours).

Après, vous vous doutez bien que étant à moitié sang-mêlé par mes grands-parents, les idées pro-Voldemort, elles me passent un peu au-dessus…
Riche… Ben… Mon père a beau être un Malfoy exilé (pour avoir épouser mon père, la famille Malfoy l’a banni de la terre anglaise. Ma mère a pris le fait de devoir emménager en France avec beaucoup de philosophie. Forcément, elle est française…), il n’en reste pas moins un Malfoy. Et un serpentard, en plus. Par conséquent, aujourd’hui, il travaille dans un poste à haute fonction au ministère. Mais, soutenu par ma (charmante) mère et son (tout aussi charmant) caractère, mon père a courageusement résisté à la tentation de me couvrir de cadeaux. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, je sais que l’argent, ca tombe pas du ciel. J’ai une idée de la valeur des choses. Et il m’est arrivé de travailler pour pouvoir me payer certaines choses. Donc… J’ai encore une fois raison.

Orgueilleuse ? Mais c’est même pas vrai ! J’ai juste une idée assez précise de ce que je vaux. Disons…que je ne suis pas idiote et que je le sais.
Egocentrique ? Faut pas abuser, non plus ! Je ne suis (peut-être) pas d’une modestie sans faille, mais le monde ne tourne pas autour de moi. C’est une erreur de sa part, bien sûr. Non… Je plaisante…
Quant à dire que je méprise tout le monde, je proteste. J’ai beaucoup de respect pour toute sorte de personne différente. Ma meilleure amie Sarah, mes parents, ma directrice, Mme Maxime (qui a gardé sa dignité malgré son identité révélée de demi-géante) et… Heu… Y en a plein d’autre…
Je ne méprise que les pintades, les hypocrites, les cons, les menteurs, ceux qui ont des préjugés, ceux qui se jugent supérieurs parce qu’ils ont du fric, un « sang-pur », des relations, une éducation, les pseudos intellectuels rebelles et Barnabé (qui regroupe beaucoup de ces catégories). C’est presque tout.

Je viens donc de vous montrer avec cette ingénieuse démonstration point par point que vous aviez bien sur tord et que j’avais raison. N’est-ce pas magnifique ? Mais vous vous demandez peut-être où je peux bien me trouver pour disserter sur ce que je suis ou non. La réponse est très simple. Je suis en trin de sauter sur le tas que j’essaie de faire entrer dans ma valise, dans ma chambre, dans ma maison d’un coin paumé à côté de Toulouse, en France. Parce que toutes mes affaires ne rentrent pas dans cette valise à la c**. Vous êtes d’accord avec moi, ces valises sont toujours trop petites. Finalement, je me décidais à demander de l’aide de ma mère.
-MAMAN !!!! Hurlais-je de ma voix si mélodieuse.
Je vous interdis bien sûr de douter de la mélodicité (ca existe ?) de ma voix.
-Quoi ? Répondit-elle.
-La valise est trop petite !!!
-Prends en une autre plus grande !
-C’est la plus grande !!! Je rétorque avec mon sens pratique coutumier.
Qui a rigolé ?
Bruit de pas dans le couloir, puis, brusquement, la tête de l’autrice (le féminin de auteur, voyons !) de mes jours apparaît dans l’encadrement de ma porte. Jette un coup d’œil vers ma valise pleine à raz bords et vers le tas d’affaires qui ne demandent qu’à se jeter dans la valise pour retrouver BeauxBatons. Puis sorts sa baguette, lance trois sorts. Aussitôt, tout rentre dans la valise qui, cerise sur le gâteau, se ferme toute seule sans que je ne me mette dessus pour danser la samba. Grand sourire vers ma maman adorée que j’aime très fort avant de la remercier.
-Tu n’as rien oublié ?
-Non.
-Alors tiens. Dit-elle en me lançant une bourse en cuir de dragon. D’après ton père, tu vas en avoir besoin.
Je sens dans la pochette des lourdes pièces.
-Pourquoi ? Qu’est-ce qui va se passer ?
C’est vrai, ça. C’est la troisième personne ayant des liens avec le ministère français qui me fait comprendre que cette année, ça va être particulier. Bien sûr, j’ai déjà échafaudé plusieurs hypothèses. Par exemple, peut-être qu’ils vont organiser un grand Battle Royal ; si c’est ça, j’ai déjà établie une tactique. Sarah et moi, on torture Barnabé pendant des heures, on fout la trouille à tout le monde et on trucide ceux qu’on aime pas. Tactique d’enfer, non ?
Sinon, peut-être qu’ils vont faire des expériences sur les premières années et qu’ils vont nous demander notre aide… Je me suis toujours demandé si il était possible de faire un transfert d’intelligence avec un mouton. Pour vois si c’est aussi con que ça en a l’air.
Ou alors…
Mais ma mère hausse les épaules avec une mimique d’ignorance. Donc, il y a vraiment quelque chose de particulier cette année. Intéressant. Non pas que ma mère mente mal, au contraire. Je n’ai jamais rencontré une aussi bonne comédienne. Elle utilise un alliage parfait d’innocence et de machiavélisme. (Le mieux, c’est quand elle se dispute avec mon père. Sa voix se transforme soudain, chargée d’émotion et de tristesse. Mon père craque à chaque fois. Dès qu’il s’est retourné, ma mère arbore aussitôt un large sourire victorieux.) Mais je la connais depuis presque 17 ans (sans compter la période pré-natale), donc je commence à la connaître. Surtout que j’utilise la même technique… Et justement, je la connais suffisamment bien pour savoir qu’elle ne me dira absolument rien.
Je range la bourse dans mon sac à dos, empoigne ma valise et m’approche de ma mère.
-Je suis prête.
-Tant mieux, ton train part bientôt.
Je lui attrape le bras. Quand elle est sûre que je suis bien accroché, elle transplanne.

Quand j’arrive sur le quai anonyme de la garde de Toulouse, je grimace. Je déteste transplanner. Ca craint. Je vérifie que j’ai toutes mes affaires, puis je regarde autour de moi. Je pense à Sarah qui, elle, est dans son train depuis 9 heures du matin. Forcément, quand tu habites en Bretagne.
Je croise bien quelques personnes que je connais, mais rien de transcendant. Je m’arrête de temps en temps pour dire bonjour à des connaissances.
J’ai entendu dire que pour aller à Poudlard, il fallait tous aller à la garde de Londres. C’est un peu ridicule pour ceux qui habitent en Ecosses…
D’après ma mère, le ministère français a décidé d’installer des gares sorcières dans toutes les grandes villes parce qu’ils ne pouvaient pas gérer l’afflux trop important de sorcier vers la capitale. Les réseaux de poudre par cheminette étaient saturés et ils y avaient tellement de gens qui transplannaient directement sur le quai anonyme qu’ils leurs arriver d’arriver les uns sur les autres. Mettre des gares qui dessert chaque grande région, c’est pratique, mais tu dois attendre pour retrouver les copains…

Après avoir écouter les recommandations habituelles de maman (Travailles bien ! Et n’oublie pas de te couvrir, hein ? Et essaie d’être plus…diplomate avec Mme Bonnifacio ! Je sais que tu ne l’aimes vraiment pas, mais s’il te plait, pas de poil à gratter dans ses vêtements ! Et surtout, essaie d’arrêter d’exploser les cuvettes de toilettes ! Il y en a déjà quinze dans le jardin, et les voisins ont du mal à croire mon histoire d’art contemporain… Et fait attention à toi, hein ?), je monte dans le train en traînant ma valise. Je me choisit un compartiment vide et m’installe. Je sors un livre que je me suis acheté sur le Stade Toulousain. Forcément, c’est un livre moldu, les images ne bougent pas. C’est pour ça qu’il faudrait que les sorciers découvrent le rugby, en fait… D’où vient ma passion pour le Stade ? De ma maman qui, bien avant de découvrir qu’elle était une sorcière, était fan du Stade. Nos sorties familiales, nous, c’est à Ernest Valon.
Je commence à me plonger dans le livre en étudiant attentivement une photo de la coupe d’Europe 1996 (que nous avons bien sûr gagné) quand la portière s’ouvre pour tomber sur…Barnabé. Qui est Barnabé ? Me direz vous. Très simple. Le Barnabé n’est pas vendable, pourtant, on en trouve partout, sous des noms différends. C’est celui qui a une sale coiffure ; qui, quand il vous bouscule, claironne : « Pas désolé ! » ; qui est sortie avec des amies à vous et s’est comporté comme un salaud ; qui joue au con et en fier ; qui nous salue, Sarah et moi, d’un grand fuck (sous le prétexte que Sarah est son ex… Erreur de jeunesse, que voulez vous…). Bref, c’est le petit con de base.
-Je peux m’asseoir ? Demande-t-il.
Tu le regardes. Ce que tu peux le détester. Pourquoi, Merlin, pourquoi a-t-il fallu que Barnabé habite à Tarbes ? Il aurait pas put être de la Normandie ?
Tu te lèves, prend ta valise, la cale sur la banquette pour être sûre qu’il ne puisse pas s’y asseoir, puis tu t’allonges sur la deuxième.
-Désolé, il n’y a pas de place. Tu dis avec un grand sourire hypocrite.
-Pas grave, j’aime bien être debout.
Quel con. Je me plonge ostensiblement dans mon livre.
Un ange passe.
-Ta famille va bien ? demande-t-il.
-Non, ils se sont fait bouffer par une goule.
Un deuxième ange passe. Suivi par un troisième. Et puis on voit Saint-Pierre en train de danser une valse avec la vierge Marie, sous l’œil jaloux de Joseph. Et Voldemort (ressucité des cieux) danse en tutu rose dans le lac des cygnes avec le ministre de la Magie français le tout orchestré par Mme Maxime.
-Et…heu… T’as fait quoi, pendant ces vacances ?
-J’ai porté le deuil de ma famille dévorée par une goule.
-Si… Si tu veux que je parte, tu peux me le dire.
-Pars.
-Ca va, pas la peine d’être agressive ! Je voulais juste parler de ce qui va se passer cette année ! Comme t’es la seule de septième dans ce train…
Je lève la tête. Cette année ? Qu’est-ce qui se passe, cette année ?
Barnabé fait un large sourire (de con).
-T’es pas au courant ? T’es pas au courant alors que ton propre père travaille au département de la sécurité ?
Je lui souris méprisamment puis retourne dans mon bouquin. Barnabé attend un peu, s’attendant à ce que je lui demande ce qu’il va se passer.
-Tu peux partir, aussi. Je dis au bout d’un moment.
Et oui. J’ai ma fierté.
Barnabé grimace, puis se résigne à partir. Tout de suite, l’air est plus respirable. Mais, alors que je commence à me détendre, la porte s’ouvre à nouveau. Si c’est Barnabé, je…
Heureusement, ce n’est pas lui. C’est une gamine pas bien grande, blonde aux grands yeux bleus.
-Excusez moi… Il n’y a pas d’autre compartiment, on peut venir ?
J’hésite un instant. Il y a fort à douter que ce « on » représente assez pour m’empêcher de lire. Mais la fille me fait de grands yeux implorants…
Alors, comme à chaque année, je range mon livre je me lève pour leur faire de la place sur la banquette, et j’ouvre en grand la porte.
-Entrez… je soupire.
Il n’en faut pas plus pour que la blonde et deux autres se précipitent.
-Alors ; je dis pour entamer la conversation. Premières années ?
Hochement de tête.
-Vous connaissez des gens qui sont déjà allé à BeauxBatons ?
Deux des filles acquiescent.
-BeauxBatons, c’est inimaginable. De la magie partout, des tableaux qui te tapent la causette, des fantômes…
-Des fantômes ? S’écrie la troisième, horrifiée.
-T’en fait pas ! Ils sont super sympa, très gentil. Il n’y en a que trois. La France, c’est pas terrible, pour les fantômes. Le mieux, c’est l’Ecosse. C’est pour ca qu’il y en a beaucoup plus à Poudlard. En tout cas, nous, on a Azim. C’est un fantôme marocain qui est tout simplement adorable. Une fois, après le couvre-feu, il nous a aidé à échapper à l’un des professeurs… Depuis, on est ami. Je ne compte pas le nombre de retenues qu’il m’a évité…
Pendant tout le trajet, je leur raconte ce que c’est, BeauxBatons. Je leur dessine même un petit plan avec tout ce qui est absolument indispensable (la grande salle, les dortoirs, les salles de bains cachées, les salles de cours, les salles de cuisine sensée être inconnues des élèves), le bon guide de l’élève moyen de BeauxBatons, quoi.
-Je ne vous dis pas tout, il y a des choses qui sont bien mieux à découvrir soi même… Je leur explique.
A la fin, je sors du train contente d’avoir discuté avec ces premières années. Elles, elles sont ravies d’avoir une copine en septième année.
Dans le grand hall de la gare de Beauxbatons, je croise vite des gens de ma promotion que je salue. Je tombe sur Sarah. On discute vite, et je lui raconte les paroles sibyllines de Barnabé ainsi que mes hypothèses diverses. L’idée des expériences lui plait bien.
Amanda nous retrouve aussi. Elle est toujours aussi…gentille. Hystérique, aussi.
Sans s’arrêter de parler, on suit le reste des élèves vers la sortie de la gare pour aller à l’école. Tout les premières années restent émerveillés devant l’image de Beauxbatons dans la lumière du soleil qui se couche. Il s’agit de l’un de ses châteaux de la Renaissance, construit un peu sur le modèle des châteaux de la Loire, en plus grand, plus beau et plus majestueux. Tout les septièmes années se rappellent que cette année, c’est la dernière à BeauxBatons. Etrange impression. En entrant dans la pièce d’entrée, les premières années poussent des « ho ! » et des « ha ! » surpris par les tableaux bougeant, les trois fantômes s’inclinant devant nous pour nous saluer et les deux murs qui s’écartèrent soudainement à la plus grande des femmes qu’ils avaient probablement jamais vue, notre directrice, Mme Maxime.
Celle-ci fait un grand sourire gracieux vers eux avant de se diriger vers la Grande Salle. Sarah et moi, on se dirige vers les fantômes pour leur rendre leur salut. On discute un peu plus avec Azim, puis on rejoint les autres dans la Grande Salle. On regarde les tables par années. Et, en dessous de la grande bannière violette, la table des septièmes années.

Sarah et moi, on attend ce moment depuis le début de notre scolarité. La septième année, où, enfin, on est réuni sous la couleur violette. A nous les plus beaux uniformes ! (enfin, selon nous…) Et oui, c’est comme ça, à BeauxBatons. En fonction des années, on a un uniforme et une bannière différente. Bleu nuit pour les premières années, vert sapin pour les secondes, vert clair pour les troisième, jaune pour les quatrièmes, orange pour les cinquièmes (le pire !!!), rouge pour les sixième et (le must du must) violet pour les septièmes. Ma mère m’a dis que avant (à l’époque lointaine où elle était elle-même à BeauxBatons), ce n’était pas du tout comme ça et que tout le monde était en bleu ciel jusqu’à il y a peu de temps. D’après elle, la directrice en a eu marre du bleu ciel à force d’en voir tout le temps et c’est pour ça qu’il n’y a aucun uniforme de cette couleur.
Tout ca pour dire que cette année, on a les uniformes qui nous faisait rêver dans notre folle jeunesse. Les violets ! (Sarah et moi adorons le violet)
Quand Mme Maxime s’assoit délicatement sur son siège, aussitôt, tout les élèves se précipitent vers leurs tables, l’esprit animé d’une seule et unique pensée : FAIM !!!!
Et tous nos ventres gargouillent avec un bel ensemble dans le but évident de monter une chorale : Les estomacs affamés, prochainement dans vos bacs.
Tout le monde s’installe à une vitesse éclair et attend (presque) patiemment que Mme Maxime nous donne le signal du départ. Mais, au grand désappointement de tout le monde, celle-ci se lève dans l’intention évidente de faire un discours.
-Mes très chers enfants, cette année sera une année particulière.
Finalement, je pense que je vais arriver à surmonter la déception de ne pas manger tout de suite.
-En effet, cette année va se dérouler le Tournoi des trois sorciers !
Evidemment, elle est obligé d’arrêter vu le brusque et soudain vacarme qui emplit la Grande salle. Sarah et moi, on se jette un regard. Le Tournoi des Trois Sorciers ? La dernière fois qu’il y en a eut un, on était en seconde année, et il y avait quand même eu un mort. Bien sûr, c’était à cause de Voldemort. Et bien sûr, cette fois, on est sûr et certain que celui-ci est définitivement mort puisque Saint-Sauveur…heu, excusez moi, Saint-Potter l’anglais l’a trucidé en direct live (bien sûr, le monde entier a fait la fiesta. Voldemort est mort pour de bon ! Yeha !). Mais l’idée d’organiser un tournoi pour réconforter les gens ne me serait pas venu à l’esprit. En plus, vu les circonstances de la dernière fois, je ne suis pas sûre que beaucoup de monde soit volontaire pour ce genre de suicide à la kamikaze. Quoi que. Vu le niveau soudain d’excitation…
Mme Maxime attend patiemment que chacun se calme avant de continuer.
-Cette année encore, l’école de Poudlard accueillera le tournoi. Bien sûr, aucune personne qui ne sera pas majeur ne pourra participer. Les septièmes années seront accompagné par ma personne. En mon absence, l’école sera dirigée par Mme Bonnifacio, votre professeur de défense contre les forces du mal.
Geste vers Bonnifacio qui se rengorge. Heureusement que je suis en septième parce que Bonnifacio en directrice, je n’y aurais pas survécu.
Bien sûr, à peu près six septièmes de l’école commence à protester. Parce qu’il faut reconnaître que ce qui ressort de ce discours, c’est que seuls les septièmes partiront à Poudlard, et que ça déplait fortement aux autres. A part bien sûr la grande majorité des premières années qui n’osent pas trop protester, trouvant que c’est quand même plutôt cool d’être en ce moment même à BeauxBatons.
-Bien sûr, tout les septièmes suivront leurs cours à Poudlard. Dans le cadre de la loi de l’uniformisation des diplômes sur toutes les écoles sorcières, vous pourrez suivre les cours là-bas et obtenir le même diplôme qu’en France. Gagner ce Tournoi vous permettra d’obtenir pour BeauxBaton la gloire et l’honneur. Ainsi qu’une récompense de mille gallions.
Chic ! Ca vaut le coup de se faire trucider, non ?
-Les septièmes années seront informés des modalités d’usage. Et maintenant…
Dans un geste divin, Mme Maxime frappe trois fois dans les mains. Aussitôt, les plats d’argent se remplissent de plats divers qui ont l’air plus qu’appétissants (vous comprenez le côté divin du geste ?). Tout le monde commence à se servir dans une joyeuse cacophonie. Sarah et moi, on se regarde. Puis on se sert généreusement. D’abord, on mange. Après, on discute du tournoi. Il faut avoir le sens des priorités.



Cinq pages et demi de texte Word! Pour un premier chapitre, c'est assez exceptionel... (pour moi!)
Chapter 2 : Partons joyeusement by Poupy
Chapitre 2 : Partons joyeusement !!

Cela fait bientôt deux mois que l’on est rentré. L’excitation du au Tournoi est palpable. Tout le monde ne parle que de ça, et les septièmes assurent qu’ils raconteront tout pour consoler les autres. On part dans deux jours.
Sarah et moi, on a réussi à obtenir l’exclusivité des paris quant au futur champion de Poudlard. Tout le monde vient nous voir pour demander les pronostics. Pour le moment, le favoris parmi ceux ayant déclaré qu’ils poserai leur candidature est Thomas Rondeau, un brun ténébreux aux sorts de défense faciles qui (quel hasard !) est le phantasme des midinettes de BeauxBatons. La majorité de l’école parie sur lui. C’est ballot, d’ailleurs. Ca leur fera moins de sous, si ils ont tord. C’est génial, quand même. Jamais auparavant notre job de bookmakers de BeauxBatons risquait de nous faire gagner autant d’argent. Si ça tombe sur quelqu’un d’inattendu… Mamma mia ! Bonjour le jakpot !
Barnabé a fait part de son intention de poser lui aussi sa candidature. Bien sûr, on a fait part du fait que selon nous, un première année myope qui aurait perdu ses lunettes se débrouillerai mieux que lui. Il en a d’ailleurs été tellement vexé qu’il ne prend même plus la peine de faire un doigt d’honneur à Sarah quand il la croise.
Dans les septièmes, il n’y a pas grand monde qui ai dis qu’il ne voulait pas participer au tournoi. Claire Marty (une fille très sympa), Denver Wilson (qui a lui-même reconnu qu’il était bien trop nul pour faire ce genre de truc), Sarah et moi. Les autres en ont envie même si ils ne le disent pas forcément. La gloire… Ca attire. Enfin, la plupart du temps.

Dans leur dernière lettre, mes parents étaient ravis. Pas de lettre d’avertissement à cause d’une de mes blagues (ça, c’est parce qu’ils avaient pas de preuves pour les cheveux roses de Bonnifacio), pas de cuvettes de toilettes explosées à mettre dans le jardin et, cerise sur le gâteau, j’ai toujours d’excellentes notes. Grâce au ciel, je suis toujours la meilleure de notre promotion. Qu’il est bon d’être suprêmement intelligente.

Discutant avec Sarah, je vais (joyeusement, comme il se doit) à mon cour de Défense, le dernier cour de la journée. J’ai hâte, bien sûr (en toute ironie). On se rapproche du groupe à côté de la salle quand la colombe réservée de la directrice arrive…et se dirige vers moi. Haussant les épaules, je prends le papier qu’elle me tend.

Mademoiselle malfoy est prié de se rendre au bureau de Madame la directrice.
Le mot de passe est BeauxBatons.

Sarah me regarde.
-Tu n’aurais quand même pas osé faire quelque chose sans moi ?
-Je vois pas du tout de quoi il s’agit, là. J’ai rien fait ! Enfin… je crois…
-Vas-y, tu me raconteras tout à l’heure. Mais tu devrais avoir honte ! M’abandonner à Bonnifacio…
-Tu m’accableras de reproches tout à l’heure !
Je m’éloigne donc quand je croise Bonnifacio.
-Où allez vous, Mademoiselle ?
-La directrice m’a convoqué. Je réponds juste en tendant mon papier.
-Qu’avez-vous encore faite comme stupidité ?
-Si cela me permet d’échapper à votre cour, c’est que c’est brillant.
Bien sûr, juste après ça, je m’enfuis à toute jambe. Je n’ai que le temps de se mettre à hurler :
-Vous serez…
Ho ! Comme c’est triste ! J’ai pas entendu la suite…
Quand j’arrive devant le tableau de Mme Maxime, je suis complètement morte.
-BeauxBatons. Je lâche.
Le tableau s’écarte, j’entre dans le bureau. Je ne m’attarde pas sur la décoration, j’y suis déjà suffisamment allé avec Sarah pour la connaître par cœur. Mme Maxime me présente d’un geste un fauteuil. Je me pose prudemment dessus. Qui sait, peut-être que, lassé par mes heu…fantaisies, elle a décidé de me tendre un piège comportant un fauteuil explosif ?
-Mademoiselle ! Je suis ravie de vous voir. S’exclame-t-elle.
-Heu… Je dirais simplement que la curiosité l’emporte sur le ravissement, Madame.
-Vous voulez sans doute savoir la raison de votre présence ici.
-Je dois avouer que ça expliquerai beaucoup de choses. Entre autre, ce que je fais ici…
Elle me regarde, pose les coudes sur la table, croise ses doigts et pousse des petits soupirs.
-Très bien. Entrons dans le vif du sujet. Vous partirez comme tout les autres septièmes dans deux jours. Je comprends bien l’excitation que vous pouvez tous ressentir face à un tel voyage. Il s’agit de partir vivre pendant huit mois à Poudlard. Mais il ne faut pas oublier le but final de ce voyage. Il s’agit d’un tournoi, ne l’oublions pas. Un tournoi dangereux, qui réclame courage, audace, motivation et intelligence. Et vous devez bien comprendre que, en tant que directrice de cette école, je dois faire en sorte que celle-ci soit le mieux représentée possible.
Mais où veut-elle en venir ?
-Vous avez d’excellentes notes, Mademoiselle.
Le rapport avec le shlimblick ?
-Il…suffit de travailler. Je répond, méfiante.
-Vous êtes intelligente. Audacieuse. Courageuse. Et vous avez plusieurs fois fait preuve de motivation dans votre travail.
Je me sens blêmir. Si ce qu’elle pense à ce moment même à ce que je pense qu’elle pense… Non, pitié, Merlin, faîtes que ce ne soit pas ça.
-J’aimerais donc savoir si vous avez l’intention de vous présenter pour être l’un des trois champions.
D’accord, j’ai compris, Merlin. Je ne te demanderai plus jamais rien.
-Heu… Ce n’est pas réellement dans mes intentions, dirons nous.
Froncement de sourcils de notre auguste directrice.
-Pas dans vos intentions ?
-Non.
-Pourquoi ?
-Je n’en ai pas envie, voilà tout.
-Je pense que vous devriez revoir votre position, mademoiselle. Vous avez de loin les meilleures notes de cette école. Vous êtes la plus brillante.
-Et qu’est-ce qui vous dis que j’ai le courage nécessaire, que je ne vais pas m’effondrer lamentablement ?
-Vous avez, lors d’une attaque de mangemort, fait preuve de sang-froid il y a deux ans.

Alors là, je me permet un petit aparté. En cette période troublée d’à peu près trois mois avant que Harry Potter ne trucide Voldy (l’influence de Voldemort s’étendant jusque dans nos terres françaises), nous visitions un site magique lorsqu’une armada de mangemorts a débarqué. Et il se trouve que, par un hasard hasardeux, j’ai oublié de beugler comme une hystérique. Et parce que j’ai assommé un mangemort, foutu une baffe à Bonnifacio pour qu’elle arrête sa crise d’hystérie (ce que j’ai d’ailleurs fait avec plaisir) et insulté mon cousin au troisième degré (un certain Lucius Malfoy), on voudrait me coller une mission suicide en souriant ?

-Excusez moi, mais ce jour là, ce n’était pas du courage mais de l’inconscience. Peut-être que je suis une poltronne.
-Voyons, répond-elle agacée, si c’était le cas, vous ne me parleriez pas ainsi.
-De toute façon, c’est non.
Claquement de langue. Elle commence à s’énerver.
-Je suis sûre que vous êtes la meilleure des candidats possibles. C’est une évidence, vous êtes celle qui a le plus de sang-froid.
-Et Thomas Rondeau ? Jamais rencontré quelqu’un qui ait autant de self-control !
Elle pianote des doigts.
-Il ne correspond pas, il n’est pas aussi intelligent que vous.
-C’est gentil, mais je ne veux quand même pas. Je n’en ai pas envie.
-Vous laisseriez votre école dans la honte et le déshonneur simplement par manque d’envie ?
-Vous me regarderiez mourir au nom de votre honneur déplacé ?
Elle se lève, furieuse.
-Vous faîtes honte à BeauxBatons !
Je jaillit de mon fauteuil, hors de moi.
-Etes vous donc à ce point avide de victoire que vous en soyez à me forcer ?
Des tas d’autres personnes ne demandent que ça, d’être le champion de BeauxBatons ! Je n’ai pas l’intention de sacrifier ma vie pour BeauxBatons !
-Où est votre sens du patriotisme ?
-Il n’est que deux choses pour lesquelles je me sens patriotes : moi, et le stade toulousain !
-Vous ratez la plus belle occasion de votre vie !
-Peut-être, mais c’est moi qui choisit comment je la rate !
-Mademoiselle, je vais le répéter encore une fois. Ceci est votre chance. Vous avez des bonnes notes, vous êtes intelligente, courageuse. Vous êtes la meilleure, c’est vous qui réagissez face à l’adversité. Vous êtes la candidate rêvée ! Vous ne pourriez que gagner, parce que vous êtes la meilleure ! Vous seriez connue, vous auriez la gloire !
-Madame, je vais me répéter encore une fois, mais c’est non, je ne ferais pas ce tournoi.
-Vous le ferez, Mademoiselle.
-Vous devriez savoir, Madame, qu’il n’y a que moi qui décide de ce que je vais faire.
Et je sors, complètement furieuse. Je fonce directement dans les toilettes en m’arrêtant parfois pour donner un grand coup de pied dans un mur. Les quelques élèves que je croise me connaissant tous plus ou moins s’écartent prudemment. Quand j’arrive dans les sanitaires, j’ouvre violemment la porte d’une des cabines et je lance sort sur sort à la cuvette. Au bout de très nombreux « impedimenta » et autres sorts ponctués de coups de pieds, la cuvette se détache dans un grand bruit. Je regarde cette pauvre cuvette innocente. Maintenant que je me suis calmé, je ressorts.

Vous vous demandez peut-être d’où sort cette habitude d’exploser les cuvettes de toilettes ? Très simple, en première année, lorsque l’on étudiait encore que l’aspect théorique des choses, mon potentiel magique n’était pas utilisé. Durant un cour, Bonnifacio m’avait énervé avec ce talent qui n’appartient qu’à elle. J’étais sorti de la salle complètement furieuse. Puis, quand par un hasard, je me suis retrouvé dans les toilettes, j’ai commencé à m’énerver contre une cuvette. Et au bout d’un moment, toute la rage que j’avais en moi est sortie…sous forme de magie. Il y a eu un grand bruit et j’ai crié en fermant les yeux. Quand je les ai rouvert, il y avait de l’eau partout, une cuvette de toilette au milieu et Sarah et un prof qui hallucinaient complètement. Le prof, désemparé, m’a emmené chez Mme Maxime qui a décidé d’envoyer l’objet du crime à ma mère. (Celle-ci la posé dans le jardin en espérant me faire honte. J’ai eu droit à une beuglante… Et à une lettre de mon père me félicitant pour mon imagination) Et Sarah et venu me voir le soir même pour me dire que c’était carrément destroy et que ça en jetait. De là a commencé notre amitié.

D’ailleurs, en parlant de Sarah…
-Qu’est-ce qui s’est passé pour que tu t’énerves ? Me demande-t-elle.
A l’évidence, le cour de défense est fini, et elle m’a entendu hurler contre ma cuvette des toilettes.
-Alors, là, tu vas pas y croire.

Assis sur mon lit, les rideaux tirés, je finis de raconter en lui expliquant que folle de rage, je suis parti exploser les toilettes.
Sarah me regarde, se mord la lèvre, et soudain, explose de rire.
-Mais c’est pas drôle, arrête !
-Toi qui essaies toujours de faire en sorte que l’on oublie que tu es un bourreau de travail…
-Sarah…
-Remarque qu’elle n’a pas tord… Même si personne ne le dis, la personne que l’on verrait bien en championne, c’est toi !
-Quoi ? Mais…
-Regarde : ta volonté d’être toujours la meilleure, le fait que tu ais toujours des idées quoi qu’il se passe, ton intelligence, ta rapidité de réaction, ce qui s’est passé le jour de l’attaque…
-Mais…
-Et ton obstination, aussi. Ha la, la… J’imagine très bien Mme Maxime essayant de te convaincre…
-Mais je ne veux pas le faire !
-C’est normal, tu sais. Personne, à part Mme Maxime, bien sûr, ne t’en veut.
-Tu…tu crois que je devrais le faire ?
Elle me regarde choquée.
-Bien sûr que non ! Ca va pas, la tête ? J’ai dis que je suivais le raisonnement de Mme Maxime, mais il est hors de question que tu fasses ça puisque tu ne veux pas le faire !
-Ha… Tu me rassures.
-En plus, si tu te présentais, tout le monde retirerai son argent de la caisse pour miser sur toi et on se retrouverai complètement fauché.
Je souris. Ca, c’est Sarah.

Tout les septièmes se regardent, complètement excités. Les bagages sont prêts et nous portons tous nos uniformes. Ce qui est ridicule puisque l’on va dormir pendant le voyage. Forcément, on en a pour un jour et demi. Devant le carrosse attelé aux abraxans de Mme Maxime (elle les adore), on attend patiemment de pouvoir monter.
-Je sais qu’il est grand, ce carrosse. Mais comment on va tous pouvoir y dormir ?
-A priori, Amanda, c’est un carrosse magique. Fait remarquer Sarah.
Et oui, c’est Amanda. Très…gentille.
Mme Maxime arrive avec un grand sourire. Elle me lance un regard en coin, comme pour me dire « c’est toujours non ? ». Je détourne la tête. « Non ». Claquement de langue. Elle sort une clé énorme et ouvre la portière du carrosse. D’un geste de baguette, elle déploie le marchepied. Elle recule pour nous laisser entrer. Juste avant d’entrer à mon tour, je lance un regard vers le château. Puis j’entre. Je rejoins vite Sarah. Tout le monde s’extasie sur la pièce de vie-salle à manger que nous présente Mme Maxime. Je repère vite une porte avec un écriteau rouge. Coup de coude à Sarah, elle aussi a remarqué. On se rapproche discrètement, puis on ouvre la porte. Bingo, le dortoir. On a à peine le temps d’entrer qu’une nuée de filles complètement excitées se précipitent. On se dirige vers le recoin et on pose nos sacs. La première chose que l’on fait, c’est sortir la boite de la déco. Sarah et moi, on s’organise. Les affiches sur mur entre le lit sont décidées depuis bien longtemps. De son côté, une affiche des Sex Pistols. De mon côté, une affiche de Kurt Cobain. Au milieu, deux affiche plus petites d’Edward aux mains d’argent et de L’étrange Noël de Monsieur Jack, films que nous adorons toutes les deux. On se les regarde très régulièrement. Après, les armoires, c’est comme on veut. Moi, il y a des photos et des images du stade toulousain. Elle, des photos aussi, et des images des Etoiles Filantes, son équipe de quidditch préférée.
Puis, je sors la mini table, la pose bien entre nos deux lits en lui enlève son sort de réduction. Dès qu’elle est revenue à sa taille normale, Sarah pose le drap noir dessus. On installe vite les bougies et les pots d’encens. Des chaînes, un vieux collier à piques coupé en deux, et le lecteur C.D. trafiqué pour résister aux ondes magiques, et voilà ! Notre autel au Roi des démons est prêt. Il n’y a plus qu’à lancer un sort de fixation chacune en même temps pour éviter que tout ne tombe durant le voyage.
Maintenant que le principal est fait, on peut glander.


Ce qu’on se fait chier, quand même, pendant un voyage ! Ca fait un peu moins de vingt-quatre heures qu’on est dans ce carrosse, mais ca me gonfle. Résignées, on fait un tarot avec Claire, Lucie et Lysianne pendant que Amanda lit son Sorcière à tout prix. Voilà, il s’agit de ce que l’on pourrait appelé notre « groupe ». Soudain, Amanda pousse un cri si aigu que je lâche mes cartes en révélant ainsi le fait que je n’ai plus que des atouts.
Sarah siffle, appréciant.
-Et bien… Tu n’as pas le 21 d’atout ? J’espère pour toi que c’est ton partenaire qui l’a, le petit.
Je ramasse mes cartes avant de me tourner vers Amanda qui a l’air au bord de la crise de nerf.
-Qu’est-ce qu’il y a ?
-Harry…Potter…
-Quoi ? Il y a quelque chose sur Harry Potter dans ton magazine ? Tu es au courant que ca arrive un numéro sur deux ?
-Harry Potter…Poudlard…
-Mais encore ?
-Harry Potter…professeur…Poudlard…
-Serais tu en train de dire que Harry Potter est professeur à Poudlard ?
Amanda hoche la tête avant de se remettre à respirer.
-En quoi ? demande curieusement Claire.
-Défense contre les forces du mal…
-Forcément. Bon, on la continue, cette partie ? Je demande.
Toutes les autres acquiescent au grand désespoir d’Amanda.
Bien sûr, grâce à un coup particulièrement ingénieux, j’ai récupéré le petit. On avait deux bouts, on a gagné, Lysianne et moi.

Enfin, vers sept heures trente du soir, le vendredi 30 octobre, on arrive à Poudlard pour le Tournoi des Trois Sorciers.
Chapter 3 : La coupe de feu by Poupy
Author's Notes:
Yeeeha! J'ai eu deux reviews! Ca en jette!
Chapitre 3 : La coupe de feu


Debout dans la salle d’entrée, on attend que le carrosse se pose. Un rapide coup d’œil par la fenêtre nous a permis de constater que les élèves de Poudlard nous attendaient tous devant un grand château (à priori Poudlard) et que les élèves de Dumstrang étaient déjà arrivés. Mme Maxime nous a prévenu trois quarts d’heure à l’avance. Elle a exigé que l’on mette les uniformes. Rien que pour lui faire plaisir, Sarah a mis le plus customisé. Des badges, des écritures, des déchirures, des rajouts… Elle est championne dans l’art d’arranger un uniforme à sa convenance. Je me contente de mettre mes chaussettes montantes noires avec les vaches et mes mitaines de toutes les couleurs. Ca va très bien avec l’uniforme violet. On sent sous nos pieds que le carrosse se pose sur le sol.
-Marie Malfoy, allez ouvrir le marchepied.
-Toute seule ?
Froncement de sourcils.
-Sarah Lambert, allez l’aider.
J’ouvre la porte et saute à terre, rejoint par Sarah. Les anglais nous regardent tous, les yeux ronds.
On se sourit. Les premiers qui voient, c’est les deux tarées de BeauxBatons, forcément…
Puis on déploie le marchepied pour que Mme Maxime puisse descendre. Quand celle-ci descend, on entend de ci de là des exclamations de stupeur. Les autres descendent vite, tout aussi impatient. Mais nous, on avait déjà eu le temps d’apprendre une dure réalité.
-Macarel qu’il fait froid, dans ce pays…
Mais un regard noir de Mme Maxime me dissuade de continuer. Une femme aux cheveux gris et à l’air âgé parle avec notre directrice et avec un grand brun d’environ quarante ans à l’air rébarbatif. Probablement les directeurs de Poudlard et de Dumstrang.
J’observe attentivement les élèves. Les anglais sont vêtu de capes à l’air très chaud (et moi, je me pèle !) et beaucoup ont l’air très sympas. Ils nous regardent curieusement, s’attardant peut-être sur les No Future et les Be Yourself de Sarah et sur mes chaussettes à vaches. Les bulgares, eux, sont tellement recouvert d’habit que à première vue, on dirait qu’ils font tous un mètre de large.
Un petit cri me permet de comprendre que Amanda a trouvé Harry Potter. Je jette un coup d’œil. Ca va, il est plutôt mignon. Il a l’air de s’emmerder royalement en discutant avec un professeur. Le château de Poudlard est assez impressionnant, grand, majestueux, avec un air de château de contes, l’air d’un château où il peut que arriver des trucs incroyables. Très différends de BeauxBatons qui, au contraire, est très lumineux, clair.
Mon anglais approximatif me permet de comprendre que la directrice de Poudlard nous propose de rentrer. Oui !! Crie mon esprit et mon corps frigorifié. Je veux rentrer !
Lorsque l’on commence à se diriger vers l’entrée de Poudlard, on pousse tous distinctement un cri de soulagement.
Dans Poudlard, les anglais se sentent tous soudainement poussé par un élan de fierté. Quand j’entre dans la Grande Salle, je leur donne entière raison. Le plafond étoilé est une véritable merveille… Pendant trente secondes, je me demande combien de sorts ils leurs à fallu pour faire ça.

Je me réveille tout de suite quand je remarque que Barnabé propose d’aller à la table des Serdaigles. (Comment je le sais ? Mais parce que j’ai lus des livres sur Poudlard, tiens ! Non, mais ! Je ne suis pas (si) irresponsable) Je les regarde. Ils nous jettent des regards curieux. J’ai aussitôt l’impression d’être un cobaye.
-On peut aller ailleurs, aussi…
-Et où ?
J’ai regarde à droite des Serdaigles. Les Poufssouffles, à en juger leurs écussons. Ils nous font de grands sourires gentils avant de rire. A gauche, les Serpentards. Trop tard, les élèves de Dumstrang y vont. A l’extrême droite… Je vois un groupe éclaté de rire, un type qui écrase la tête de son voisin dans un plat de purée et qui, aussitôt après, le nettoie avec sa baguette en riant…
-Les gryffondors ?
Barnabé me regarde, méprisant.
-Sûrement pas, tu m’as vu ces dégénérés ?
Je hausse les épaules, et me dirige vers la table des gryffondore en même temps que Sarah.
-Mais vous faîtes quoi ?
-Tu fais ce que tu veux…
-…mais nous, on va là-bas.
Bien sûr, Amanda, en nous voyant aller vers les gryffondors, nous poursuit aussitôt.
-Les filles, attendez !
Du coup, Pierre (qui est amoureux d’elle) la suit en traînant son meilleur ami, Ludovic.
Claire et ses amies nous suivent aussi en expliquant à Barnabé qu’avec nous, c’est bien plus marrant. Elles sont nonchalamment suivies de Denver Wilson (qui veut se faire bien voir de Claire) avec son meilleur ami, Thomas Rondeau. Celui-la étant le fantasme vivant des midinettes, celles-ci le suivent. Et le reste finit par suivre sans se poser de questions, et en laissant Barnabé seul pendant dix secondes avant qu’il ne crie : « attendez moi ! » en courant.
Pendant ce temps, on s’est déjà assises à la table. Un petit blond à côté de nous nous fait un grand sourire.
-Salut, je m’appelle Denis Crivey, je suis en sixième année.
-Sarah Lambert.
-Marie Malfoy.
Et bien sûr, j’ai droit aux étouffements.
-Malfoy ? Comme…
-La famille de mangemorts fou furieux, oui. Malfoy comme si tu parles encore de ca, je te fous mon poing dans la gueule.
Regard en coin.
-Tu connais Drago Malfoy ?
-Le fils de Lucius Malfoy ?
Acquiescement.
-Non, mais j’ai rencontré son père.
-Et alors ?
-Jamais rencontré quelqu’un d’aussi pédant.
Il doit être rassuré parce qu’il recommence à sourire.
On discute longtemps avec tout le monde en mangeant.

A la fin du repas, La directrice de Poudlard se lève.
-Je suis le professeur McGonnagal. Vous savez tous pourquoi vous êtes là. Cette année va se dérouler le tournoi des Trois sorciers. Je vous présente Nymphadora Tonks…
Mouvement vers une femme aux cheveux… Roses ?
-…et Patrick Stone…
Montre un type à la coupe de cheveux affreuse.
-…qui sont les représentants du Ministère.
Elle fait un geste vers un vieillard un peu miteux qui emmène une malle. Elle se penche, ouvre le coffre.
A côté de moi, Sarah montre bruyamment la peur générale.
-Houhouhouhou…
McGonnagal sort du coffre une vieille coupe en bois à l’aspect légèrement miteux sur les bords.
-Ceci est la coupe de feu. C’est elle qui choisira les champions de chaque école. Il vous faudra écrire sur un papier Votre nom et votre école lisiblement. Ce tournoi apportera au vainqueur gloire et fortune. Mais je vous conjure de prendre le temps de faire votre choix. Ce Tournoi est périlleux, et n’importe qui ne peut pas le gagner. Si vous déposez votre nom dans la coupe, vous ne pourrez plus reculer. Il s’agit d’un contrat magique.
Elle continue son petit discours. On ne l’écoute plus vraiment. Tout le monde regarde la coupe. Ca va turbiner dans les petites têtes, cette nuit !

Enfin, on se lève tous. Direction le carrosse…
Soudain, Amanda pousse un cri hystérique.
-Il a croisé mon regard !
Je crois bien qu’elle parle du grand, du beau, du magnifique Harry Potter.
-Tu sais, Amanda, il est aussi humain…
-Qu’il est beau ! Ce que j’aimerai être à sa place…
-Tu veux rire ? S’exclame Sarah.
Regard interloqué d’Amanda.
-Non, pourquoi ?
-Il a une vie de chiotte ! Je fais remarquer en continuant à suivre Mme Maxime.
-Mais c’est une grande star !
-C’est un petit veinard, il a le droit de se faire harceler par des groupies sans cervelle… Ironise Sarah.
-C’est Harry Potter !
-Tu peux aussi dire des choses qu’on ne sait pas, Amanda.
-Il a battu le Lord noir !
-J’ai dis des choses qu’on ne sait pas !
-Il est riche !
-Oui, et il est orphelin, il a du combattre des tas de bestioles non identifiés alors qu’il était tout jeune, il a vu des gens mourir, a failli crever… C’est un vrai, c’est un chanceux de la vie ! Surtout qu’en plus, être une star, ça a pas l’air de lui plaire.
-Marie ! Souffle Amanda, au bord de l’apoplexie. Il est juste à côté !
Quoi, il est juste à côté ? Je me retourne… Ah, ben oui. Il est derrière moi, en train de regarder les élèves de Dumstrang.
-Bah… Qu’est-ce que ca change ? C’est un british, il comprend que dalle au français !
On continue notre chemin tranquillement.

Harry suivit des yeux le groupe des jeunes filles. Il s’attarda sur la petite brune avec des chaussettes à vaches. Ca fait plaisir de savoir que toutes les filles ne sont pas de groupies sans cervelle. Mais… Question intéressante : dirait-il un jour que ce soir, il testait le sort de langage universelle ? Sa petite voix intérieure répondit à sa place :
-Nooooooon…



-Marie…
-Hum… Gneumeu… Dodo…
-Marie…
-Paix, tranquille… Dodo.
-Marie, il faut se lever…
Je me cache sous la couette pour me protéger de cette agression.
-Marie, si tu ne te lève pas, je te lâche Amanda dessus… Elle a très envie d’essayer le nouveau sort de coiffage de Mode Sorcière….
-Aaaaah ! Non, pas ca ! Je hurle en bondissant de mon lit.
Dingue, non ? En trois secondes, je suis passé du mode « Feignasse » au mode « défense ».
Sarah m fait un large sourire.
-Où est Amanda ? Je demande, hystérique.
-Sous la douche.
Je soupire de soulagement. Puis je regarde l’heure. Sept heures trente.
-Non, mais ca va pas, de me réveiller à l’aube ?
-On va manger dans un quart d’heure. M’explique Claire.
-Abusez… Zauriez pu me laisser cinq minutes de plus…
Je me lève tranquille.
Cinq minutes plus tard, je suis lavé.
Cinq autres minutes plus tard, je suis séchée, habillée, coiffée.
Et mes chaussettes rayées jaune, rouge et orange font très bien avec mon uniforme.
Quand Mme Maxime entre dans le dortoir, je suis en train de dormir sur le lit de Sarah.

Quand on entre dans le château, c’est un gros bo…bazar. On voit pas mal de personne qui regarde la coupe, l’air d’hésiter. Mme Maxime nous fait nous arrêter.
-Mettez vos papiers, dit-elle.
Presque toute la promotion va à tour de rôle déposer le papier dans la coupe de feu. Quand Barnabé passe, Sarah m’explique bruyamment le nombre de chance qu’il a d’avoir une crise cardiaque à la vue d’une souris.
Regard noir de Mme Maxime dans notre direction. Je ne vois bien sûr ABSOLUMENT pas pourquoi. Si, c’est vrai !
En tout cas, la journée fut longue. Très longue. Pourquoi ? Vais vous faire un bref résumé de la situation. Mettez dans une même pièce des minettes, Amanda virant à l’hystérique avec tout cette agitation, Sarah et moi (très agacé par tout ce bordel) et des mecs bien décidés à faire chier le monde.
Pour nous consoler, Sarah et moi sommes allés dans notre dortoir pour faire plus ample connaissance avec l’une des bouteilles de notre stock personnel. Smirnoff Ice. Très, très bon.
Denver et Thomas sont venus nous rejoindre en expliquant qu’ils en avaient marre. M’étonnerai pas que Thomas soit prêt à un rapprochement avec Sarah. C’est triste, elle est lesbienne. Bien sûr, il le sait pas. Mais bon, quand même.
Deuxième bouteille de notre stock. Faudra nous refaire.

Début de soirée. Même pas mal au crâne. Vive la potion anti-gueule de bois. Sarah et moi portons avec beaucoup de classe l’uniforme. Mme Maxime n’a pas l’air d’apprécier le No Future sur la jupe de Sarah, encore moins ma ceinture en capsule de bière. Moi, j’aime beaucoup.
On marche bien gentiment vers le château de Poudlard, tous en rang. On entre et on se dirige vers la table des gryffondors. Sont décidemment très poilants. Pendant le repas, entame une discussion avec Dennis Crivey sur l’intérêt des chaussettes montantes. A l’air très convaincu.
Enfin, le grand moment arrive. Tout le monde s’est dépêché d’expédier le repas pour passer au plus intéressant : l’annonce des champions. Quand la directrice de Poudlard s’est levée, tout le monde a soupiré de soulagement.
Encore une fois, un petit discours. Je ne fais même pas semblant d’écouter.
La coupe de feu commence à crépiter. Un petit papier surgit. Le professeur McGonnagal l’attrape au vol et lit :
-Le champion de Poudlard sera…Clio Finnigan !
A la table de Serdaigle, une jolie brune se lève, rouge de plaisir, sous les applaudissements effrénés des anglais. Elle se dirige vers la table des profs. Le type du ministère la dirige vers une porte en bois, derrière.
La coupe de feu se remet à crépiter. Nouveau petit papier qui sort comme une fusée.
-Le champion de Dumstrang sera…Pieter Kresstoff !
Tous les bulgares crient leur joie. Un grand type très, très brun, et plutôt pas mal se lève et rejoins l’autre championne.
A la table des Gryffondors, tous ceux de BeauxBatons se sont levés. Même Sarah et moi, c’est dire. Je prend ma fourchette et mon couteau et joue au tambour avec mon assiette.
-Le suspense est à son comble… Chuchote Sarah façon présentateur télé.
Regard noir de Barnabé.
-Le champion de Beauxbatons sera…
Je prends mon verre de jus de citrouille et le lève.
-Je plains le pauvre type qui va s’y coller. Je dis.
La directrice attrape le papier.
J’avale une gorgée. C’est très british, le jus de citrouille, mais c’est pas mauvais.
-Marie Malfoy !
Je recrache mon jus de citrouille sur Dennis.


Hum... Reviews?
Chapter 4 : Vous pouvez répéter? by Poupy
Author's Notes:
Yeeeeeha! Deux reviews!
Chapitre 4 : Pouvez vous répétez, je vous prie ?

-Le champion de Beauxbatons sera…
Je prends mon verre de jus de citrouille et le lève.
-Je plains le pauvre type qui va s’y coller. Je dis.
La directrice attrape le papier.
J’avale une gorgée. C’est très british, le jus de citrouille, mais c’est pas mauvais.
-Marie Malfoy !
Je recrache mon jus de citrouille sur Dennis.

Je me rassoie aussitôt. Qu’est-ce que c’est que ce bins ?
-Je savais pas que tu avais mis ton nom dans la coupe… Me dit Dennis.
-Ben moi non plus, à vrai dire. Je réponds.
Je me retourne vers Sarah. Et au moment même où je comprends, je vois une lueur d’intelligence traverser ses yeux.
-Mme Maxime ! Souffle-t-on ensemble.
-Marie, il faut que tu y ailles ! S’exclame Amanda.
Très lentement, je me relève. Tous les yeux de la Grande salle sont sur moi. Je suis au milieu de la grande allée. Je marche. J’ai l’impression qui mes jambes pèsent trois tonnes. Sarah me fait un sourire d’encouragement. Je les entends m’applaudir.

Enfin, j’arrive à la table des professeurs. Mme Maxime me fait un sourire ravi.
Ah, ca y est. De l’ébahissement, je commence à passer à l’énervement. Je sais pas encore ce que ca va donner, mais ca va donner. Zont intérêt à trouver très vite une solution, parce qu’on va pas être d’accord, sinon.
J’entre dans la pièce. Les deux autres champions me regardent avec curiosité. Les directeurs, quelques professeurs et les envoyés du ministère (avec la fille aux cheveux roses) entrent à leur tour.
-Jeunes gens, je vous félicite ! Vous êtes les champions de vos écoles. S’exclame McGonnagal.
-Excusez moi… Je dis.
-Je vais vous expliquer les modalités d’usage, et… Commence le type du ministère.
-Pardonnez moi, monsieur, mais…
-Mademoiselle Malfoy, je suis très fière de vous. Me dit Mme Maxime. Bravo et…
-Dîtes, j’aimerai juste…
-Vous n’aurez pas à participer aux examins compte tenu du travail qui sera le votre et… Continue le type du ministère.
-Je voudrais évoquer un détail qui vous intéressera peut-être…

Personne ne m’écoute, ici, ou quoi ? Je regarde autour de moi, désespérée. Ah… Si, il y a un prof qui me regarde, complètement mort de rire. Harry Potter.
Regard noir.
Les autres continuent à parler.
-Hé ho! Y a quelqu’un?
Brouhaha général. Chaque directeur félicite les champions. A côté de moi, Mme Maxime fait mes louanges.
-Hum…
Toujours rien.
Commence à me gonfler sérieusement. Et l’autre Survivant qui continue à se poiler.
Je siffle soudain violemment.
-ENTRACTE !!! Je hurle.
Tout le monde se retourne vers moi.
-Ca va ? Tout le monde m’entend, là ? Bon, très bien. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je ne vais pas participer à ce tournoi.
-Miss… Une fois que vous avez déposé votre nom dans la coupe, vous n’avez plus le choix.
-Je n’ai pas mis mon nom dans la coupe.
Le type à la coupe affreuse s’approche de moi.
-Je comprends que vous soyez effrayé et que vous ayez changé d’avis, mais je suis sûr que vous en êtes tout à fait capable.
-La question n’est pas de savoir si oui, ou non, j’en suis capable. Le problème, c’est que je n’ai jamais voulu être la championne de BeauxBatons et je n’ai jamais mis mon nom dans la coupe !
-Marie Malfoy, voyons… S’exclama Mme Maxime.
-Ha non ! Je suis sûre que c’est de votre faute !
Tout le monde me fixe. Je m’en fous, je ne participerai pas à ce tournoi. Point final.
-Ecoutez, miss…
-Non seulement, je n’ai pas mis mon nom dans la coupe, mais en plus, j’en ai la preuve.
Regard inquiet de Mme Maxime, interloqué pour les autres.
-Pour passer la ligne d’age faite par les directeurs, il faut être majeur. A moins bien sûr que tout ceux qui l’ont vérifié se soient trompés, ce qui serait fort surprenant.
-Où voulez vous en venir ?
Je m’assieds sur une chaise, croise les doigts et souris, narquoise.
-Je n’ai pas 17 ans.
-Quoi ?
-Vous avez seize ans ?
-Oui.
Seize ans, onze mois et deux semaines, pour être précise.
-Ah, oui. Effectivement, c’est un problème. Fait remarquer Potter avec la tête de quelqu’un qui se marre.
-Mais… s’écrie Mme Maxime. Elle est la championne de BeauxBatons !
-Après le dernier tournoi et…les évènements qui s’y sont produit…
Regard en coin vers le professeur Potter qui se met à siffloter.
-…nous avons durci les règles ; aucun élève non majeur ne peut participer au Tournoi.
Illumination de Mme Maxime.
-Attendez…
Pas bon signe…
-Quand se déroule la première épreuve ?
-Heu… Le cinq décembre. Pourquoi ?
-Mademoiselle Malfoy, quel est le jour de votre anniversaire ?
Ho non, je crois que j’ai compris ce qu’elle veut faire…
-Je ne vois pas le rapport, madame.
-Répondez ! Rétorque-t-elle sèchement.
Hum. Elle a l’air un peu folle.
-Le seize novembre. Je finis par répondre, boudeuse.
-Donc… elle sera majeure le jour de l’épreuve !
Et ben voilà. J’avais compris. Je suis décidemment trop forte.
-Que ce soit clair, je ne participerai pas à ce tournoi.
-Seulement, miss… Dit John Stone. Vous êtes dorénavant lié par un contrat magique à la coupe de feu, et je n’ose imaginer les répercussions que pourraient avoir votre refus…
-Je ne serai pas la championne de BeauxBatons !
Ma voix commence à partir dans les aigus.
-Mais…
-Vous n’êtes quand même pas en train de me dire que je vais être obligé de participer à un tournoi débile où les chances de s’en sortir indemne sont de une pour cent et où le but du jeu, c’est de taper plus fort que les autres, tout ca, pour permettre au directeur du gagnant de dire : « C’est mon champion qui a gagné !!! » pendant le thé ?
-Et bien…
-Au dernier tournoi, vous avez eu un mort et un mage noir revenu parce qu’on a obligé un élève a participer au tournoi, et vous n’avez même pas préciser dans votre règlement que seul ceux qui VEULENT concourir (et mourir) sont habilité à participer ?
-Miss Malfoy…
-Etes vous donc si incompétent que n’importe qui peut se retrouver embarqué dans une situation semblable ?
-Nous avons surtout mis l’accent sur l’interdiction aux mineurs d’accéder à la place de champion, et…
-Mais je m’en balance ! Tout ce que je veux savoir, c’est, si oui, ou non, je vais pouvoir échapper à cette corvée ! Filez la à Barnabé, lui, il sera ravi !
-Je suis désolé, mais vous êtes désormais dans l’obligation de participer au Tournoi.
-Bande de nazes ! Je hurle, totalement hystérique, maintenant.
Mes cheveux ne doivent plus ressembler à rien quand je me retourne vers Mme Maxime.
-Vous n’êtes tous que des nazes ! Vous, les directeurs, à faire vos simagrées et vos salamacs alors que vous attendez avec impatience le moment où votre champion écrasera les autres ! Participer au rapprochement international ? Et mon cul, c’est du poulet ? Que dalle ! Pourriez pas faire des échanges interscolaires, plutôt ?
Je me tourne vers les deux autres champions qui me fixent toujours, ébahis.
-Et vous… Ah, non. Vous, ca va. Mais vous avez de la chance d’avoir une bonne tête. Vous ! Je crie vers les envoyés du Ministère. Même pas capable d’empêcher une jeune fille innocente de se retrouver dans des situations impossibles ! Je me demande ce qui me retient de vous flanquer un procès !! Et puis, Stone… Allez chez le coiffeur, votre coupe est horrible. Vous ! Je dis vers la fille aux cheveux roses. Vos cheveux sont excellents ! Et vous ! Je m’écrie enfin vers le professeur Potter en le regardant de haut en bas. Arrêtez de rire ! Et puis, vous êtes trop grand !
Et je sors dignement en faisant claquer la porte.

Sarah m’attend dans la grande salle.
-Alors ?
-Viens, on va voir si les cuvettes anglaises résistent mieux que les françaises.


Un quart d’heure plus tard, on est dans les toilettes. J’ai fait exploser deux cuvettes. Ma mère va criser. Quoi que… quand elle va apprendre que je suis la championne de beauxBatons, elle va criser encore plus.
-Je suis obligé de le faire.
-Et pourtant, tu t’es énervé. Même moi, je t’ai entendu. Qu’est-ce que tu vas faire ?
-Je sais pas. Ils savent que j’ai pas pus mettre mon nom dans la coupe…
-…vu que tu n’as pas dix-sept ans…
-…mais selon eux, j’ai désormais un contrat magique avec la coupe de feu.
-Ho.
Un silence se fait.
-Je crois que j’ai une idée.
Je fronce les sourcils.
-Vas-y…
-Tu es obligé de participer.
-Oui.
-Ce sera dangereux, donc tu seras obligé de te défendre.
-Oui.
-Mais tu n’es pas obligé…d’essayer de gagner, non ?
Je la regarde, ébahie.
-Sarah, tu es géniale ! Je hurle en lui sautant au cou.
Elle sourit modestement.
-De toutes les idées géniales que tu as eu, celle là est bien placée…
Il faut dire que Sarah se spécialise dans les idées tordues absolument fantastique.
-Faire exprès de perdre… c’est génial !
-Il faut expliquer aux autres…
Ho, c’est vrai, y a ca…
-Comment on va faire ?
-Je crois que j’ai une idée… Viens ! On va au carrosse !
Aussitôt, elle me m’attrape par la manche et se met à courir.


« C’est Mme Maxime qui a mis ton nom dans la coupe, alors… Réfléchit Claire.
Je confirme d’un mouvement de tête. On est en train d’expliquer la situation à tout le monde dans la salle commune.
-Je comprends son raisonnement. En cinquième année, pendant l’attaque des mangemorts, tu es la seule à avoir garder ton sang-froid.
C’étaient de l’inconscience. Je boude.
-Non, mais attendez, vous vous rendez compte de ce que ca veut dire ? S’exclame Sarah.

Grand silence dans la pièce. Sarah a un micro-sourire. Toute l’attention est concentrée sur elle-même, c’est le moment d’exposer les talents d’oratrice… Je m’assoie tranquillement.
-Ca veut dire que Mme Maxime s’est imaginé que l’on pouvait forcer un élève de BeauxBatons à faire quelque chose contre son gré ! Ca veut dire qu’elle s’imagine pouvoir tout faire de nous ! Elle s’imagine nous tenir dans le creux de sa main ! Elle s’imagine que l’on va obéir gentiment, comme des sympathiques petits chiots sans cervelle ! Elle insulte l’honneur des élèves ! Là est notre honneur ! Nous sommes indépendants ! Nous sommes libres ! Notre pays est le pays des Droits de l’Homme, allons nous laisser notre directrice se comporter en dictatrice ? Allons nous la laisser bafouer notre honneur de français en laissant Marie participer à ce Tournoi ?
Devant tant de génie, je m’incline bien bas.
-Mais elle est obligée, non ?
-Alors il faut qu’elle fasse le contraire de ce que Mme Maxime attende d’elle !
-Il faudrait qu’elle perde, tu veux dire ?
-Non ! Pas qu’elle perde ! Qu’elle montre que la victoire ne l’intéresse pas ! Qu’elle montre que la victoire ne nous intéresse pas si l’on essaie de nous forcer à l’avoir.
Grands cris enthousiastes. Ca y est, je pourrais bien danser la carioca pendant les épreuves, tout le monde serait content.

Sarah me fait un grand sourire victorieux. Rien ne l’amuse plus que ce genre de petit exercice.
C’est dingue. Il suffit qu’elle veuille pour que Sarah te convainque de n’importe quoi. Talent très pratique. Très utilisé, aussi.



Suis devant mon petit-déjeuner. Ma tartine de beurre est en train de me hurler : « Rendors toi ! Rendors toi ! Vas-y, rendors toi ! ». Sarah m’empêche de tomber dans mon bol de thé. Premier jour de cours avec les british. Voit passer un plat de pudding. Enfin, je croit. Il est passé un peu trop vite pour que j’en sois sûre. Notre premier cour, c’est défense contre les forces du mal. Amanda est complètement hystérique. C’est con, quelque chose me dit que les gens ne vont pas apprécier si je lui explose le crâne contre la table. Dommage.

Traîné par Sarah et par Claire, on va au cour. Les gens me regardent bizarrement. Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai un bouton vert sur le pif ?
Ha, non. C’est vrai. Je suis championne de BeauxBatons. QUOI ???
Mais si, subconscient. Rappelle toi. Hier, tu a été proclamé championne de BeauxBatons. Ah… Voui. Avais oublié. Au moins, maintenant, suis réveillé.

J’ai décidé de faire grâce à Monsieur Potter de mon attention dans son cour, malgré le fait qu’il se soit presque foutu de ma gueule ouvertement la veille.
Mais il a de la chance que j’aime bien cette matière. Et que je veuille toujours être la meilleure scolairement parlant. Parce que sinon, je n’aurais même pas pris la peine de faire semblant d’écouter.

La porte s’ouvre. Amanda frémit d’excitation. Dennis nous a expliqué tout à l’heure que eux aussi avaient été dans cet état, pour leur premier cour avec Harry Potter. Il a aussi ajouté que ca faisait quand même bizarre, parce que lui, il l’avait connu en tant qu’élève.
On entre. Le professeur est assis sur son bureau.
-Installez vous. Dit-il tranquillement.
Tout le monde va s’asseoir dans le plus grand des silences. Attention, on est face à Harry Potter. Il vaut mieux ne pas l’énerver.
-Bonjour. Dit-il.
Gros silence. Il attend un peu.
-Bonjour, professeur !
La voix claire de Sarah retentit parfaitement dans le silence parfait de la salle. Tout le monde se retourne pour lui faire les gros yeux.
-Je vous remercie, miss…
-Lambert.
-Miss Lambert.

Nouveau gros silence.
-Très bien. Dit-il doucement. Vous pouvez me poser des questions.
-Sur quoi ? Demande Thomas.
-A votre avis, jeune homme ?
Haussement d’épaule de Thomas. Midinettes qui se pâment.
-Professeur… Demanda Lysianne. Lorsque vous…vous êtes battu contre Vous-savez-qui, est-ce que vous avez eu mal ?
Il prend un air songeur comme pour mieux se rappeler.
-Oui. Finit-il par répondre. J’ai eu très mal.
-Comment avez-vous fait pour le vaincre ? Demande Devon.
Sourire du Survivant.
-Je me suis sacrifié, il ne l’a pas supporté.
J’hésite un peu. Puis je lève la main.
-Pourquoi personne ne l’appelle pas par son nom ? Pourquoi tout le monde s’effraie pour quelques syllabes ?
-A votre avis, miss Malfoy ?
Je plisse les yeux.
-Je ne sais pas. Je ne comprends pas. Appelons un chat un chat, et Voldemort s’appelle Voldemort. Je suppose, oui, que cela a du le ravir, quand il a appris que l’on osait même plus prononcer son nom… Grindelwald a toujours été appelé Grindelwald… Je veux dire, je sais bien que je n’ai pas vécu la guerre, et je sais que ca peut sembler être de l’orgueil mal placé, mais, si je disais vous-savez-qui au lieu de dire Voldemort, j’aurais l’impression de céder à la peur et de le laisser gagner une fois encore, de lui laisser la dernière bataille. Pas vraiment à lui, mais au futur mage noir qui ne manquera pas d’essayer de prendre le pouvoir. Et je sais que je suis pas très clair, mais je pense que tant que les gens continueront à dire des paraphrases pour le désigner, cela voudra dire qu’ils n’auront pas encore surmonter leurs peurs et leurs traumatismes.
-Réponse intéressante, miss Malfoy. Réfléchissez vous souvent ainsi ?
-Je ne suis pas arrivé toute seule à cette conclusion, Monsieur. I s'agit du point de vue que mon père m'a exposé et surlequel j'ai médité.
-Bien. L’un d’entre vous a-t-il d’autres questions ?
Silence.
-Alors le cour peut commencer.
Chapter 5 : Interview by Poupy
Author's Notes:
Alors, heu... Plusieurs choses que j'ai oublié : de une
Rien n'est à moi (à part Marie Malfoy et sa famille, Sarah et les autres élèves de Beauxatons). Les personnages, lieux et situations appartiennent à J.K. Rowling. Je ne gagne rien àç écrire cette histoire sinon mon propre plaisir. Je considère ce dsiclaimer comme étant valide pour tout les up-date de cette histoire.

Et ensuite... J'ai oublié de préciser que je suit le sixième tome. Donc, Dumbledore est mort et Drago Malfoy est un vilain tout pas beau. Il n'aparaitra pas un seul moment. On a qu'à dire qu'il s'est fait tuer dans la guerre. Et Harry est bien sorti avec Ginny. D'ailleurs, celui-ci a aussi tué Voldy avec les horcuxes, tout ca...
Chapitre 5 : Interviews

La première épreuve commence à se rapprocher à grands pas. Je stresse à mort. Je déteste ça.
J’ai reçu une lettre des parents. Ma mère s’inquiète énormément. La lettre que je lui avais envoyée l’intrigue. Selon elle, Mme Maxime fait un abus de pouvoir. Et elle a rajouté en passant, que même si elle comprenait que je sois énervé, exploser DEUX cuvettes de toilettes de Poudlard, c’était pas terrible. Mon père se contente de dire qu’il faut que je fasse attention, mais que si en même temps, je pouvais représenter dignement les Malfoy, ce serait pas mal.

Sarah, elle, elle en peut plus. Je suppose que je dois être insupportable. Vous vous demandez peut-être comment elle fait pour continuer à traîner avec moi, si elle trouve pas que je tire toute la couverture. En fait, Sarah n’est pas du tout comme ca. Convaincre les gens, elle aime bien. Les intriguer, aussi. Mais sûrement pas être le centre permanent d’attention. En cinquième année, après l’attaque des mangemorts, elle était très fière de moi. Et là, elle compatis. Elle fait partie de ces êtres exceptionnels qui sont toujours intéressant.

Je suis donc à trois semaines de la première épreuve et je suis en train de virer au mode « boule de nerfs ». Et, en ce moment très précis, je pars joyeusement (qui ose en douter ? Parce qu’il aurait raison…) vers mon cour de sortilèges avec le professeur Flitwick.
-Miss Malfoy ?
-Vi ?
Je me retourne.
-Bonjours, professeur Potter.
-Vous êtes dispensé de cour. Venez, vous êtes attendu.
-De quoi ? Mais…pourquoi ?
Je sais, cette réplique donne une image très haute de ma spiritualité.
-Des…interviews.
Je m’étouffe.
-Vous voulez rire ? Des interviews ? Moi ? Non, mais quelle horreur !
Petits rires derrière moi.
-Vous n’avez pas vraiment le choix. Il s’agit d’un moment officiel et en tant que championne de BeauxBatons…
-Ca va, j’ai compris. Je le coupe.
Je le suis. Après avoir monter deux escaliers, descendu un troisième, tourné pendant un quart d’heure dans des couloirs interminables, on arrive devant une porte.
-Hum… je préfère vous prévenir…
-Quoi ?
-La journaliste… Il s’agit de Rita Skeeter.
Rita Skeeter… Oui, elle a fait un article sur mon père. Qui a très mal pris d’être traité de mangemort.
J’entre très prudemment, me méfiant. Qui sait... Il pourrait y avoir une sale bête…
-Miss Malfoy ! Bonjour !
-Heu… Bonjour…
Il y a aussi les deux autres champions qui ont l’air particulièrement perdu.
Un homme sec et nerveux s’approche.
-Je suis Monsieur Ollivander, miss. Je suis chargé de vérifier que vos baguettes sont en parfait état.
-Tout le monde est là ? demande le professeur McGonnagal. Alors on peut commencer.
Celui qui s’appelle Ollivander se dirige vers la championne de Poudlard. Clio, je crois. Elle lui tend sa baguette parfaitement propre et il commence à l’examiner.
-Hum… Une baguette de ma boutique… En parfait état. Crin de licorne et bois de saule.
Hochement de tête timide. Il prononce une formule et fait apparaître une étoile.
-Hum… Très bonne baguette. Tenez.
Puis, il va vers le champion de Dumstrang.
-Pieter Kresstoff. Très bien. Votre baguette ? Hum… Oui, bonne qualité. Acheté en Norvège, non ?
-Oui, c’est ca. Répond l’autre avec un accent à couper au couteau.
-Hum… Nerf de vampire macéré dans le sang d’une nymphe. De très bonne baguette, mais des ingrédients particuliers.
Il agite la baguette, en faisant sortir un vol de colombe.
-Miss Malfoy ?
Je tends ma baguette. Il y a quelque trace de doigts.
-Hum… Une baguette de ma boutique ?
-Mon père y tenait. Il reste très anglais.
Et très snob. Ma mère essaie depuis des années d’y rémédier.
-Ecaille de dragon et plume de phoenix. Très bonne baguette, pour très bonne sorcière. Orchideus !
Un petit bouquet apparaît, qu’il m’offre galamment.
C’est là qu’un grand flash m’éblouit. Je me retourne juste à temps pour voir une tornade blonde nous tomber dessus. Rita Skeeter. Quand on parle du loup peroxydé…
-Bonjours mes loupiots !! Asseyez vous, c’est moi qui vais faire votre interview. Miss Malfoy… Vous êtes française… Il me semble que vous ne serez pas la première de la famille qui j’interviewerai.
-Effectivement, vous avez interviewé mon père. Il n’a que très modérément apprécié vos insinuations disant qu’il était l’envoyé de Voldemort en France.
-J’en suis navré ! Alors, commençons. Miss Finnigan, venez, nous allons nous mettre à part.
Regard catastrophé de l’anglaise qui n’a pas très envie de suivre la blondasse.
-Je préfèrerai faire l’interview avec les deux autres. Finit-elle par répondre.
A l’évidence, elle connaît la réputation de la journaliste.
J’acquiesce pour l’appuyer et Pieter Kresstoff a l’air de s’en battre l’œil avec une patte de girafe atrophié.
Skeeter fait un sourire crispé avant de s’asseoir.
-Bien.
-Avant que nous commencions, j’aurais une question… Je dis.
-Oui ?
-Je voulais juste savoir quand recevrions nous l’article.
-Vous voulez un exemplaire gratuit du journal ?
-Non, je veux juste savoir quand vous nous enverrez votre article pour que nous l’approuvions.
-Je crains de devoir vous dire que cela n’est pas la politique de la maison.
-Pourtant, tant que cela ne concerne pas une affaire judiciaire, toute personne interviewée est dans le droit d’exiger à avoir un droit de veto pour un article dans le cas où celui-ci ne retranscrit pas exactement ce qui a été dit. Donc, pour éviter que votre journal ne fasse une erreur et ai à subir un procès pour diffamation, je demande ce droit.
Merci, Maman avocate de me faire apprendre les lois par cœur…
-Ce genre de loi est peut-être en application en France, mais pas en Grande-Bretagne, miss, et…
-Je ne parle pas de la loi, mais de la charte international des journaliste que tout les journalistes du monde sorcier doivent avoir signer pour obtenir leur licence.
Merci Papa d’être parano et de me faire apprendre ce genre de truc…
-Je ne comprends guère cette obstination de votre part.
-Je ne tiens pas à me faire traiter de fille de mangemort.
-Très bien ! S’écrie-t-elle avec mauvaise humeur. Je vous enverrai l’article, et vous pourrez constater que seul ce qui a été dit sera écrit !
-Je demande aussi ce droit. Précise Clio Finnigan.
-D’accord, et l’autre aussi. Ajoute hargneusement la blonde. Très bien, monsieur Kresstoff, je commence par vous. Durant la seconde guerre, votre père, Vladimir Kresstoff, n’a jamais caché ses liens avec les Seigneur des ténèbres. Que pensez vous de cet héritage ?
-Je ne connais pas l’homme dont vous parrrrrrler. Ma mèrrre m’a élevé loin de lui. Ce n’est que mon géniteurrr, et il m’imporrrrte peu.
-Hum. Heu, moui. Et pourquoi tenez vous à participer à ce tournoi ?
-Pourrrr montrrrrer que les fils de mangemorrrrrt ont un honneurrrr.
J’ai très envie de rire. Cette situation est du plus haut comique.
-Bien. Miss Finnigan, vous êtes la sœur de Seamus Finnigan, qui a connut Harry Potter et s’est battu à ses côtés lors de la grande bataille. Qu’en pensez vous ? Il a reçut une médaille du mérite. Ne le haïssez vous pas d’être ainsi reconnu en vous laissant dans l’ombre?
-Au contraire, je suis très fière de lui. Mon frère fait partie des ces gens que l’on ne peut pas détester. Et je sais que jamais Seamus pourrait m’oublier.
-C’est attendrissant. Mais n’est-ce pas pour prouver votre valeur, pour montrer que vous pouviez faire aussi bien que votre frère que vous vous êtes inscrit à ce Tournoi ?
-Peut-être un peu. Mais l’on veut tous prouver sa propre valeur par un moyen ou un autre. Et mettre que l’on a été l’un des champions du Tournois des Trois sorciers, sur le C.V., ca fait bien.
-Ah. Et miss Malfoy, tout le monde connaît la position des Malfoy sur les moldus.
Je fais un petit sourire crispé.
-Tout le monde connaît la position de la branche anglaise des Malfoy sur les moldus. Je rectifie.
-Oui, bien sûr. Votre père dispose d’un poste important au ministère français. N’a-t-il jamais utilisé sa position pour discriminer les sorciers descendants de moldus ?
-Jamais. Je siffle entre mes dents. Si vous vous étiez un peu mieux renseigné, vous auriez appris que ma mère est une sorcière née de moldus. Cela n’a jamais empêché mon père de l’épouser, de lui faire un enfant et cela ne l’empêche pas de l’aimer aujourd’hui.
Et si cette peau de vache continue, je l’étrangle.
-Très bien. Répond-elle, dédaigneuse. Et qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir participer à ce Tournoi ?
-Je ne le voulais pas, mais un malheureux concours de circonstances m’y a obligé.
-Lequel ? demande-t-elle, soudain passionnée.
-Comme je ne voulais pas participer, une amie y a vu là un moyen de plaisanter. Elle a mit mon nom sur un papier et m’a dit que si je ne lui obéissais pas, elle mettait le nom dans la coupe. En marchant dans le hall, elle a glissé et le papier a volé jusque dans la coupe. Et voilà.
Clio glousse un peu avant de porter une main à sa bouche et Pieter se met brusquement à tousser.
-Vous vous moquez de moi, miss.
-Non. Je réponds innocemment.
-Et pourquoi ne vouliez vous pas participer, alors ?
-Je ne tenais pas à risquer ma vie pour seulement mille gallions.
-Vous avez l’air de dire que votre vie vaut bien plus que mille gallions. C’est un peu présomptueux, non ?
-Non, venant de votre part, ce serait présomptueux. Fait remarquer l’anglaise. Venant de la sienne, c’est réaliste.
Je lui souris. Elle est sympa, cette fille.
-Miss Malfoy, vous déclarez que votre vie vaut bien plu que la récompense. Alors la vie des autres champions vaudrait moins que la votre ?
-Ce n’est pas l’argent qu’ils recherchent. C’est l’honneur et la reconnaissance de leur valeur. Il se trouve juste que moi, je connais la valeur que j’ai et cela me suffit.
-Vous me semblez orgueilleuse, miss.
-c’est vrai, c’est mon plus gros défaut. Je me suis d’ailleurs fait un autel en mon honneur, recouvert de photo à mon image. Et tous les jours, je me sacrifie une mouche, en mon honneur.
Regard noir de Skeeter.
-Miss Finnnigan…
-Nous allons prendre les photos ! S’écrie le photographe.
Finnigan soupire de soulagement.
Les photos se passe plutôt bien. Pour la photo des trois champions, Skeeter m’a fait me mettre entre les deux autres qui bien sûr, sont tout les deux gigantesques. Du coup, je suis sûre que sur les photos, on aura l’impression que je vole en rase-mottes.
A la fin, Rita Skeeter s’approche avec l’air de celui qui va bouffer de la chair fraîche.
-Bon ! S’écrie le professeur McGonnagal. Nous avons fini, vous pouvez repartir.
Juste avant de passer la porte, je fais un grand sourire 100% hypocrite à l’autre blondasse. En repartant, je discute un peu avec les deux autres champions. Bizarrement, ils n’ont pas l’air très convaincu par ma théorie selon laquelle Skeeter serait en réalité un homme albinos de soixante ans doté de lentille de contact. Me demande bien pourquoi.



Je suis dans la bibliothèque en train de travailler mon devoir de sortilège pour le professeur Flitwick. Il est gentil, mais il a un sens de l’humour désastreux. L’humour anglais, probablement. Non, parce que, honnêtement, le voir parler poule pendant cinq minutes, ca a été très drôle. Je trouve que la retenue que l’on a eue n’était absolument pas justifiée.
Ho, et tant que j’y suis, vous savez quoi ? La première épreuve de ce foutu tournoi est dans une semaine ! Je vire à l’hystérie totale. J’ai failli lancer un experliarmus à Claire quand elle m’a touché l’épaule, hier. Réflexe. Et je n’ai pas la moindre idée de ce qui m’attend. Je soupire. Il faut quand même que je fasse ce devoir. Surtout que Sarah est en ce moment même en cour de divination. Quelle idée, de prendre divination, quand même !
Dans un geste enthousiaste, j’ouvre mon livre et commence à lire. J’ai quelques petites idées pour mon exercice quand soudain, je vois deux mains de femme énormes se placer sur la table. Je lève la tête. Mme Maxime.
-Oui ? Je demande.
-Vous travaillez, mademoiselle ?
-Je fais mon devoir de sortilèges. Je réponds parcimonieusement.
Je me méfie, maintenant.
-Ne travaillez vous donc pas pour le Tournoi ?
-Heu… Vous êtes au courant qu’il s’agit d’une épreuve inconnue ?
-Vous pourriez réviser vos sorts.
Je ne dis rien.
Elle sort soudain un livre de derrière elle.
-Ouvrez donc ce livre à la page trois cent douze.
Je lui lance un regard méfiant puis finis par m’exécuter. Page trois cent douze. C’est écrit en anglais, mais avec un peu de temps j’arrive à déchiffrer. Je relève la tête au bout d’une minute.
-Les harpies ? Je demande, curieuse.
-Je pense qu’il faudrait que vous vous arrêtiez plus particulièrement sur ces…créatures pour votre première épreuve.
Je me sens pâlir. Des harpies. Je vais affronter des harpies. Ho, mon dieu. Bien sûr, je crois pas en Dieu, mais Ho, mon dieu quand même.
-Une seule suffira, bien sûr.
Et elle s’éloigne. Je ne sais pas comment elle a appris ca, mais elle était pas obligé. Et au risque de me répéter, Ho mon dieu.
Je jette un coup d’œil à ma montre. Le cour de Sarah doit être fini, maintenant.

-Sarah !
-Marie ?
Elle me lance un regard curieux.
-Qu’est-ce qu’il se passe ?
-Je viens de voir Mme Maxime.
-Et ? Tu es énervé ?
-Je suis trop morte de trouille pour être énervé !
Je brandis la feuille du livre que j’ai reproduit d’un sort.
-Une harpie. Je vais affronter une harpie pour la première épreuve.
-De quoi ? Demande-t-elle, l’air ébahie.
-Je vais me faire réduire en miette par une saloperie de harpie ! Je gémis lamentablement.
Un gros silence.
-Heu… C’est pas si terrible que ça, ça s’affronte, une harpie… Finit-elle par dire avec l’air que je pourrai arborer pour déclarer que j’aime les choux de Bruxelles.
-Tu veux rire ?
Je décide d’enfoncer le clou. Je prend la feuille et commence à la lire.
-Harpie : créature magique incroyablement dangereuse. Mesurant près de trois mètres de haut, leur peau grise est plus dure que la pierre. Doté d’ongles acérés, de dents aiguisées, et d’un appétit féroce, les harpies disposent d’ailes gigantesques d’une envergure de cinq mètres. Elles apprécient les endroits sombres et humides et l’odeur de la pourriture les réjouit. Particulièrement rancunières, elles n’aiment rien tant plus que de dévorer le cœur encore chaud de leurs victimes. Après, je ne sais pas. J’ai pas eu le courage de traduire.
-Marie…
-Je vais me faire bouffer le cœur par une bestiole du nord… Sans même savoir si oui ou non, le stade va écraser les parisiens…
-Marie…
-Tu savais que les harpies volent à une vitesse de 125 miles par heures, ce qui, pour nous, fait un peu plus de deux cent kilomètres heures ? Et leurs ongles sont si tranchants qu’elle pourraient faire un trou dans notre boite crânienne avec la plus grande des facilités ?
Petite grimace écoeurée de Sarah.
-Sarah ! Je vais mourir !
-Heu… Tu auras un enterrement magnifique.
-Avec Johnny Depp ?
-Promis !
Je réfléchis.
-Mais ça sert à rien, je serai morte !
-J’suis sûre qu’il y a des sacrés beaux morceaux, dans l’au-delà.
Je fais une moue boudeuse.
-Qu’est-ce que je vais bien pourvoir faire ? Je demande.
-Ecoute, tu n’es pas obligé de l’affronter, non ? Je veux dire, tu n’as pas l’intention de gagner, et tout les autres s’attendent à ce que tu défende la dignité française en perdant…
-En montrant que la victoire ne nous intéresse pas. Je rectifie.
-Ouais, ouais. Et ils vont bien devoir l’attacher, ta harpie, sinon, elle foutrait le bordel dans le public. Donc il va te suffire de rester tranquillement à côté, d’attendre que les deux autres champions risquent leur vie, et hop, tu tapes la causette avec Madame la harpie jusqu’à ce qu’ils décident que le temps maximum est écoulé. Et si ca met beaucoup de temps, tu prends un livre. Si tu te mets à bouquiner, ils devront arrêter l’épreuve et te déclarer dernière.
-Sarah, tu es un génie.
-Et tant que tu y es, préviens les deux autres champions. Ca fait très altruiste, c’est bon pour ta côte, et ca les aide à gagner magistralement.
-Aaaaah… Que ferais je, sans toi ?
-Pas grand-chose !
J’ouvre la bouche mais la referme aussitôt. Même moi, je n’ai pas assez de mauvaise foi pour démentir.

Et c’est comme ca que je me retrouve à attendre le passage de Pieter Kresstoff. Vu que je suis arrivé en avance, il n’y a encore personne dans le couloir. Enfin, le champion de Dumstrang sort de la salle de cour avec ses amis. Je remue la baguette. Un grand crac se fait entendre et tout le contenu du sac de Kresstoff tombe par terre.
Il baragouine trois mots à ses copains dans un langage inconnu qui partent tranquillement.
-Pieter ? Je demande.
Il se retourne vers moi.
-Tu es la…
-Championne de BeauxBatons, oui. Appelle moi Marie.
-Oui…
Hum. Je crois qu’il a peur de moi. Mon petit coup d’éclat juste après que mon nom sorte de la coupe, peut-être.
-Juste comme ca, tu sais ce qu’il va se passer lors de la première épreuve ?
Aussitôt, son regard se fait intéressé.
-Parrrrce que tu sais, toi ?
-Ma directrice a vraiment très envie que BeauxBatons gagne.
-Comment elle a su ?
-Je sais pas, et j’ai pas envie de le savoir. Tiens. Je dis en lui tendant une reproduction exacte de ma feuille, elle-même plagié du livre.
Vive les sorts de multiplication.
Il jette un coup d’œil dessus avant de relever violemment la tête, blanchard.
-Une harrrrpie ?
-Je vois que tu as vite traduit, moi, il m’a fallu plus de temps pour comprendre.
-On va devoir affronter une harrrrrrpie ?
Il a l’air aussi horrifié que moi. Je hoche la tête, compatissante.
-Tu es sûrrrrrrre ?
-Mme Maxime ne m’a pas dit franco : « Tiens, c’est cette bestiole qui va te bouffer dans une semaine », mais elle me l’a clairement fait comprendre.
Il fronce les sourcils.
-Pourrrrquoi tu me le dis ?
Sur le coup, cette question me laisse pantoise.
-Ben… J’ai déjà montré que je ne voulais pas gagner. Et le meilleur moyen pour que je ne gagne pas, c’est que vous, vous ne perdiez pas. Et puis… J’irais pas jusqu’à dire que c’est plus juste… Mais ca me permet de faire ma B.A. du jour, quoi.
-Tu es vrrrrraiment bizarrre. Se résigne-t-il à dire.
-Merr… Hum. Merci !
Et je me détourne très dignement.
Maintenant, Clio Finnigan.


Elle, c’est beaucoup plus facile. Vu qu’elle discutait avec le prof, tout le monde était parti. Lorsqu’elle sort, je l’attrape par la hanse de son sac et la tire, une main sur sa bouche pour l’empêcher de hurler et de faire croire que j’ai des tendances à user de la séquestration. Désolé, chérie, t’es pas mon genre. Pas assez virile. Je laisse ces demoiselles à Sarah.
-Chuut ! Je lui dis. Zen, je vais pas te tuer !
-Marie Malfoy ?
-Marie tout court, va. Ne t’en fait pas, je ne blesse pas, je ne tue pas, je ne viole pas.
-Mais…
-C’est juste pour te prévenir. La première épreuve, on va avoir droit à ca. Je dis en lui tendant la troisième copie.
Elle la prend, hésitante. Et elle devient blanche. Bizarre, comme on a tous la même réaction.
-On va devoir se battre contre ca ?
J’acquiesce.
-Merlin, va falloir que je fasse mon testament.
J’acquiesce encore une fois.
-Remarque, au dernier tournoi, ils avaient eu droit à des dragons.
-Dis moi, Clio, j’aimerai savoir, as-tu la moindre idée de la manière dont s’y prendre pour se débarrasser d’une harpie ?
Non, je sais bien que moi, je me contenterai d’attendre que les autres en aient marre d’attendre, mais elle m’a l’air sympathique, et je voudrais pas la voir mourir.
-Et moi, j’aimerai bien savoir ce qui vous pousse à poser une question pareille.
Clio et moi, on sursaute en même temps, avant de nous retourner, l’air coupable. Oups…
En plus, avec ma chance, c’est le professeur Potter.
-Miss Malfoy, venez avec moi dans mon bureau, s’il vous plait.
Je suis peut-être de façon très légère un tantinet dans la mouise. Mais juste un peu.

Je me retrouve donc dans le bureau de mon professeur temporaire de Défense contre les forces du mal, avec ma meilleure mine contrite (mais si, vous savez, celle qui dit : c’est pas ma faaauuuute….).
-Bien, miss Malfoy.
-Heu…
-J’aimerai savoir comment vous avez pu apprendre que la première épreuve consisterai à affronter une harpie.
-Heu… Et bien, il s’agit d’un malheureux concours de circonstances, et…
Ne jamais cracher le morceau tant que l’autre n’a pas d’idée précise.
-Est-ce Mme Maxime qui vous l’a dit ?
Bon, ben là…
J’acquiesce.
-Il semblerait que Hagrid ne parvienne toujours pas à résister au charme de votre directrice.
Hagrid ? Le grand barbu professeur de Soin aux créatures magiques ? Avec Mme Maxime ? Beuark… Je suis traumatisé.
Mais bon, revenons au shlim-blick.
-Qu’est-ce que vous allez faire ?
-Pour quoi ? Il demande, franchement interloqué.
-Et bien… C’est de la triche, non ?
Il explose de rire.
-Ne vous en faîtes pas ! La triche est une coutume du Tournoi des trois Sorciers au même titre que la beuverie à la fin si personne n’est mort !
-Ha bon ?
-Oui. Déclare-t-il, assuré.
-Vous parlez en connaissance de cause ?
Il fronce le nez dans une mimique.
-Si peu… Mais je souhaite vous parler pour une raison très précise. Savez vous ce que vous comptez faire ?
-Oui, j’ai bien envie de me mettre au tricot.
Il rit un peu.
-Avez-vous une idée de qui a déposé votre nom dans la coupe ?
-Oui.
-Avez-vous des preuves ?
-Non.
-Comptez vous vous venger ?
-Oui.
-Si je vous le demande, vous me direz comment ?
-Non.
-C’est curieux, pourquoi cela ne m’étonne pas ?
Je ricane.
-Avez-vous encore besoin de moi ?
Il s’adosse tranquillement à son fauteuil.
-Non, vous pouvez y aller.
Je me lève et repart.
N’empêche, maintenant que je sais ce qui m’attend, j’ai encore moins envie d’être à dans une semaine. Curieusement, ca m’étonnerai qu’une harpie m’invite à prendre le thé.
Chapter 6 : Epreuve by Poupy
Author's Notes:
Mervi pour les reviews, ca me fait plaisir!
Chapitre 6 : Epreuve

Je peux vous résumer tout ce que je ressens en un seul mot. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Demain, c’est l’épreuve et je vais me faire bouffer par une harpie.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH !!!!!!!!!!
Pour le cas où le plan ingénieux de Sarah ne fonctionne pas, j’ai écrit mon testament et fait quelques recherches. Le seul point faible de la harpie (à part sa faiblesse notoire pour les cœurs humains encore palpitants), c’est un espace d’environ un centimètre entre le cou et l’épaule. Mais personne ne sait exactement où ; et puis, on n’est pas exactement sûr.
Mme Maxime m’a forcé à manger. J’ai l’estomac explosé. Tout le monde me regarde bizarrement, c’est nul !!!! En plus, on ne peut même pas faire tous les paris qu’on voulait faire ! Heureusement que personne n’avait pensé que mon nom sortirait de la coupe quand on a fait les paris à BeauxBatons, ça, c’était vraiment inattendu. Mais penser au lecteur DVD cinéma home qu’on veut se payer n’arrive même pas à me consoler.
Claire essaie de me calmer. Elle n’y arrive pas.

Claire a abandonné, et elle discute avec Sarah de l’autre coté du dortoir. Je relis encore une fois la feuille sur les harpies. Je veux pas ! Soudain, je perçois un mouvement subit, et avant que je n’ai pus faire quoi que ce soit, Sarah m’a sauté dessus.
-Mais… Je m’écrie.
-Y en a marre ! J’ai envie de dormir, et tant que tu bougeras, je n’y arriverai pas !
-On a donc décidé de régler le problème. Dit Claire en se mettant à califourchon sur moi.
-Mais…
-Ouvre la bouche, Marie. Demande Claire en sortant un flacon.
-ha non !
Derrière, Sarah me maintient tout aussi fermement.
-Sale traître ! Je siffle entre mes dents de façon à ce que je ne puisse rien avaler.
-Mais non, je pense à ton bien.
D’un geste assuré, elle me pince le nez.
Je ferme la bouche, décidée à ne rien avaler. Mais quand j’ouvre légèrement les lèvres pour reprendre ma respiration, Claire m’enfonce brusquement son flacon dans la gorge en faisant couler la potion du sommeil. Dès que le flacon est vide, elles se lèvent toutes les deux.
-Et voilà. Dans cinq minutes, tu dors comme un bébé. Et demain matin, tu auras une pêche phénoménale.
Ouh, ca tangue. J’ai les paupières un peu lourdes. Je vais… Dodo.


-Marie…
Ho ! C’est cool ! Je suis au pays des fées !
-Marie…
La reine des fées m’appelle doucement.
-Marie… Hé ho…
Elle sort une bouteille !!! Hey, elle est cool, cette reine des fées !
-Marie, il faut se lever…
Grognement.
-Marie, tu peux dire « grumphruuuuufream » tant que tu veux, il faut se lever…
Ho non ! La reine des fées s’en va avec sa bouteille !
-Mais elle se réveille pas !
-Attends, laisse moi faire. Marie, aujourd’hui…
-Gneumeu…
-C’est la première épreuve du Tournoi, tu sais, harpie, champions, combat…
-AAAAAAAAAAAAAH !!! Pas la harpie ! Je hurle en faisant sursauter tout le monde.
En face de moi, Sarah fait un large sourire victorieux.
-Qu’est-ce que je disais ?
-Sarah, j’ai faillit avoir une crise cardiaque !
-Peut-être, mais la première épreuve est dans…deux heures et demi.
-Tu veux rire ? C’est vraiment aujourd’hui ?
Tout le monde acquiesce.
Merlin, aidez moi ! Envoyez moi à Honolulu dans les cinq secondes qui suivent !
-Allez, Marie. Il faut y aller.
D’accord, j’ai compris, Merlin. Je ne te demanderai plus jamais rien. Que dalle.
Bon. Soyons zen. Je vais rencontrer une harpie, et je suis sensée essayer de taper la causette avec elle.



AAAAAAAAAAAAAAAAARGH !!!!!!!!!!!!! Je vais mourir !



Bon, ben… Quitte à crever, autant crever en étant propre, hein ? Direction la salle de bain !



Je suis dans la tente des champions. A côté de moi, Clio Finnigan marche nerveusement. Pieter Kresstoff a décidé qu’il était dans le devoir de frapper quelque chose et a fait apparaître un punching-ball. Moi, je suis assise sur un fauteuil très moche en me récitant à voix basse toutes les informations que j’ai trouvées sur les harpies.
-Peau grise dure comme la pierre… Je marmonne. Vitesse moyenne de 125 miles. Griffes d’environs dix centimètres. Les harpies ne s’attaquent pas aux humains en général. Seulement lorsque ceux-ci s’aventurent sur leur territoire. Un seul point faible : la peau entre le cou et l’épaule sur un centimètres quasiment impossible à toucher sur une harpie en mouvement. Ailes de cinq mètres…
-Marie ! Hurle Clio.
-Hein ?
-Arrêtes, tu me stresses !
-Mais…
-Tais-toi, je t’en supplie !
Pieter acquiesce d’un large mouvement de tête.
Je me renfrogne, un peu vexé.
Dehors, on peut entendre le bruit de la foule en délire.
J’ai entendu Barnabé dire que je ne tiendrais pas cinq secondes et qu’il aurait pu faire mieux. Et aussi Sarah lui rétorquer que c’est pas avec le courage qu’il avait montré lors de l’attaque de mangemorts en cinquième qu’il aurait fait des merveilles.
Mais il a raison. Je vais mourir. Et encore, ca va être pire pour les autres champions. Eux, ils ont l’intention de gagner.
Patrick Stone surgit soudainement.
-La première épreuve va commencer !
On sursaute tous les trois. Puis, on blêmit.
Derrière lui, Tonks et les trois directeurs.
-Nous avons confiance en vous. Dit tranquillement le professeur McGonnagal. Vous y arriverez.
-Très bien. Déclare tranquillement Stone. La première épreuve consistera à affronter une harpie.
Curieusement, personne n’est surpris.
-Il vous faudra traverser le terrain qu’elle garde pour aller récupérer une plaque de pierre sculpté qui vous donnera des indices pour la deuxième épreuve. Ne disposant que de une seule harpie, vous allez devoir tire au sort pour déterminer l’ordre de passage.
Il sort un sac de velours noir.
-Honneur aux dames, n’est-ce pas, Pieter ?
Il tend le sac vers Clio qui met très prudemment la main à l’intérieur pour en ressortir un carton avec le numéro 2. Elle soupire. Après le premier essai, la harpie risque d’être en colère.
Il tend le sac vers moi, je prends un morceau de carton. Le numéro 3.
Pieter a le 1.
Aucun ordre ne vaut mieux que l’autre. Quand tu passes en premier, tu as l’avantage de la surprise, mais une harpie est toujours sur la défensive et la situation ne doit pas lui plaire.
Quand tu passes en deuxième, la harpie est énervée par la première épreuve mais elle préfère garder ses forces.
Quand tu passes en troisième, là, la harpie est définitivement énervée est bien décidée à te réduire en pièce. Mais un peu fatiguée. Un peu. Finalement, je ne suis pas sûre que tous les ordres se vaillent.
-Monsieur Kresstoff… Dit Stone.
Le bulgare se lève dignement et part avec l’envoyé du ministère. Je ne saurais dire combien de temps passe. On entend de temps en temps de grandes exclamations. Je ne sais plus quoi faire. Aussi, quand on entend tout le monde se répandre en applaudissement, je suis en train d’observer mes ongles. Stone revient.
-Miss Finnigan…
Elle se lève, blanche, avant de disparaître derrière la teinture de la tente.
Je m’affale sur mon fauteuil. J’ai la trouille. Et si ca ne marchait pas ? Et si la harpie n’était pas attachée mais dans une arène fermée pour l’empêcher d’accéder au public ? Et si…
Je suis tellement nerveuse que je remue convulsivement ma jambe. J’ai le trac. Ou la trouille. Ou les deux.
J’entends de grands cris. Je sais pas ce qu’à trouvé la petite anglaise, mais ca a l’air dangereux.
Rappelons nous, les harpies ne sont pas dangereuses si l’on ne s’attaque pas à elles. Et la violence qu’elles manifestent est en réalité un mécanisme de défense destiné à empêcher l’agresseur de recommencer. C’est clair qu’ils sont pas en état de recommencer. Heu… passons. On peut remarquer que des communautés de harpies peuvent vivre à côté d’être magiques en toute tranquillité. Elles peuvent se montrer d’un grand pacifisme. Mais une harpie énervée deviendra meurtrière et furieuse, tuant tout sur son passage…
Pour me détresser, je décide de compter le nombre de rayures sur la toile de la tente. J’en suis à 254 quand j’entends de grands applaudissements. J’ai l’impression que le temps n’avait jamais été aussi court et long à la fois. Je jette ma tête en arrière puis me lève. Je défais quelques plis sur mon uniforme violet. Ma baguette est dans ma poche.

Je me rappelle encore de la dernière championne, Fleur Delacour. Une pimbêche pur jus. En plus, elle pouvait pas me blairer parce que, un jour, je lui ai malencontreusement lancé un sort qui a transformé ses jolies cheveux lisses en une coupe à la Jackson Five. Ca la beaucoup vexé et elle était persuadé que je l’avais fait exprès. Bien sûr, c’était vrai. Mais quand même.

Bref, tout ca pour dire que c’est vrai que je n’ai pas la même prestance. Ho, et puis zut ! Je suis Marie Malfoy, et j’emmerde le monde ! Ha ! Je redresse la tête, me recoiffe vivement et écarte les épaules pour montrer mon assurance.
A ce moment même, Stone entre dans la tente.
-Miss Malfoy…
Je me dégonfle aussitôt comme une baudruche.

Je le suis dehors. Je cligne des yeux, éblouie un instant par le soleil éclatant malgré le fait que l’on soit en Décembre. Derrière, des types revêtus d’une combinaison spéciale. Autour de moi, des dizaines de gradins remplies à raz bord d’élèves surexcités. Je remarque un grand tableau avec marqué les trois noms des champions. Il semblerait que Clio ait gagné 37 points et Pieter 39. Je remarque un gradin spécial avec les membres du jury et les membres du ministère venu pour l’occasion. Et enfin, mon regard tombe vers le terrain devant moi. Une gigantesque barrière s’étend devant moi. Derrière, de l’herbe, et surtout, elle. La harpie. Elle est vraiment très grande. Approximativement trois mètres. Elle étend ses ailes comme pour m’impressionner. Et elle y arrive parfaitement. Sa puissance émane d’elle, je peux sentir sa force. Et ses yeux me fixent comme pour me défier de m’avancer vers elle. Un collier de métal encercle son cou, un lien magique l’attachant de façon à ce qu’elle ne puisse pas aller au-delà de la barrière.
Et je ne peux pas m’empêcher d’être incroyablement touchée par la beauté intense de cette force. Je la fixe, légèrement ébahi. Elle bouge. Mon regard bouge un peu, et j’aperçois une plaque de pierre gravée posée de l’autre côté du terrain.

Mon regard revient vers la harpie.
Cette force à l’état brute me fascine. Son regard me défie toujours. Je reprends mes esprits.
Je me dirige tranquillement vers elle. Je pose mes coudes dans un large trou d’environ un mètre de la barrière. Je sens tous les regards sur moi.
-Bonjour ! Je dis tranquillement. Je m’appelle Marie !
Quelqu’un s’étouffe.
-Comment allez vous ? La journée est belle, n’est-ce pas ? C’est un de ces beaux jours d’hiver. Il fait frisquet, quand même.
La harpie me regarde toujours. Je ne suis pas sûre qu’elle comprenne ce que je raconte.
-Mais dîtes moi, j’ai entendu dire que toutes les harpies étaient originaires des pays slaves et que vous préfériez le froid sec et glacial des steppes nordiques. Cela doit faire un important décalage climatique, non ? Parce que c’est vrai qu’on se caille, ici, mais j’imagine que vous devez y être habituée. Et puis en plus, il fait très humide. Remarque, si vous habitez les grottes comme mon bouquin le dit, ca doit pas être très sec.
Elle ne bouge toujours pas.
-Enfin, je ne sais pas, moi. Je me contente de supposer. Mais bon, d’après mes recherches, votre anatomie est faite de façon à ce que vous supportiez aisément les températures en dessous de -20° Celsius. Bien sûr, moi, ca me parait énorme, enfin, pour être plus exacte, très, très froid, mais du coup, vous n’avez pas trop chaud, ici ?
J’entends distinctement l’un des gardiens derrière moi demander ce que je fous.
-J’imagine que vous avez droit à un caisson spécifique, à des sorts de grelottage, ce genre de choses. Non ? Après tout, ce serait la moindre des choses.
Elle ne bouge toujours pas. Je sais pas, elle est immobile. Peut-être que…
-Dîtes moi, les deux autres ne vous ont quand même pas blessé ? Parce que ce serait le summum du summum !
J’ai l’impression que la harpie comprend encore moins que les spectateurs ce que je fait.
-Non, mais c’est vrai ! Je suppose que l’on ne vous a pas demandé si vous vouliez venir jusqu’ici, on a pas du vous laisser le choix. Pourtant, c’est curieux, puisque vous vivez en communauté et que vous avez des règles et même un langage (dixit mon encyclopédie universelle des choses de la magie), c’est que vous avez une conscience, non ? J’ai lu que, à force d’entendre des sorciers le parler, vous appreniez à parler leur langage. C’est vrai ? Non, parce que ca peut être passionnant de savoir quelles sont les interprétations harpies du langage sorcier.
Je regarde la harpie, songeuse. Un sujet d’étude possible ? Peut-être.
-Bon, bien sûr, il faudrait oublier l’aspect…rituel qu’arbore la mort chez les harpies, mais à part ca, ca peut être une intéressante étude comparative de votre culture. Mais c’est vrai que moi, personnellement, apprendre que beaucoup de harpies aiment dévorer le cœur de leur victime encore vivant, ca peut me refroidir assez vite. Oups… excusez moi pour le mauvais jeu de mot. Mais ce que je veux dire, c’est… Même si beaucoup des livres que j’ai lu à votre sujet étaient loin d’être impartiale, il en ressort que naturellement les harpies préfèrent se nourrir d’être comme du gibier, des biches, des sangliers. Entre autre, j’ai lu qu’une communauté de harpie avait vécue aux côtés d’un groupe de centaure dans une parfaite paix, s’entraidant parfois même. Vous ne pouvez pas imaginer le mal que j’ai eu à trouver le livre où je l’ai trouvé. A l’origine, on s’en servait pour caler une étagère bancale. Bref, ce qui en ressort, c’est que la violence que les sorciers prêtent aux harpies est en fait du au fait que vous avez été victime de discriminations. Mais sa théorie n’a jamais pu être vérifié. Il s’agit du point problématique. Mais après tout, c’est vrai. Normalement, selon la Constitution, rien ne vous empêche de disposer des droits des êtres magiques dotés d’une conscience. Enfin, d’un point de vue théorique, bien sûr. Ho… c’est un bon sujet de thèse possible pour le département de l’intégration… Si je concrétisais ca… Ce serait énorme, non ? Bien sûr, les réflexes conservateurs de certains rendraient les choses difficiles, mais ca doit être envisageable, non ? Donner le droit civique aux harpies… Ca doit être possible en montrant que vous avez une conscience et que vous n’avez pas la volonté de détruire la République sorcière. Techniquement, c’est tout ce qu’il faut. Bien sûr, il faudra que je demande à mon père, mais…
Je m’arrête soudain. La harpie est en train de s’éloigner. Oups…
Je me retourne. Le type chargé de s’occuper de la harpie me fixe, ébahi.
-Mais qu’est-ce que vous faite ? Allez chercher la pierre ! Crie-t-il.
-Dîtes moi, elle parle anglais ?
Il me regarde, bouche ouverte.
-Non, mais elle le comprend.
Ho, j’ai du l’ennuyer avec mon jargon technique. Je me suis peut-être laissé emporter par l’enthousiasme. Mais c’est vrai que c’est une idée de génie. Si j’arrive à mener cette étude à bien, les portes vont mettre bien moins de temps à s’ouvrir…
J’entends soudain un grand murmure. Je me retourne à nouveau. La harpie revient vers moi. Avec la pierre gravée entre les bras. Je la regarde, les yeux ronds. Mais qu’est-ce qu’elle fait ? Je croyais qu’elle devait la défendre ? Elle s’approche de moi. Au bout d’un moment, elle s’arrête. Le lien magique l’empêche d’avancer plus. Elle tend la pierre vers moi. Je crois bien que si je continue comme ça, ma mâchoire va tomber par terre. Je me penche et je passe entre les morceaux de bois de la barrière.
-Non, miss ! N’y allez pas ! J’entends derrière moi.
J’y vais doucement. Tranquillement. La tête en l’air, aussi. Faut dire que la harpie fait quand même trois mètres de haute.
Bon, ben ca y est. Je suis à cinquante centimètres d’elle. Si elle veut, elle pourrait m’écraser comme on écrase un moucheron. Surtout que je suis pas bien grande. Avec une douceur exceptionnelle, elle me pose la pierre dans les bras. Un bruit résonne, je tourne a tête. Je n’avais pas remarqué les compteurs de temps. Pieter a mis 19 minutes. Clio 27. Et moi, j’en ai mis 6. Et soudain, un vacarme énorme se fait dans les gradins de BeauxBatons. Ils se mettent tous à hurler leur joie en tapant des pieds. Toujours ébahis, les autres spectateurs applaudissent eux aussi. Je pose la pierre par terre et je regarde la harpie. Elle lève l’un de ses bras aile et le pose sur sa poitrine.
-Krrishkrrra. Dit-elle doucement.
Je lui fais un large sourire.
-Krishka ? Je dis en essayant de rouler les « r ».
-Krrishkrrra. Répète-t-elle.
Je réessaie plusieurs fois avant d’y arriver.
-Marrrrrie. Dit-elle en pointant son bras vers moi.
-Marie. Je dis en riant.
-Marrrrrie.
-Ca ira. Je finis par dire.
Je porte la main à mon cou. Oui, il me semblait bien que je l’avais mis. D’un geste, j’enlève le lacet de cuir puis je lui tends. Elle regarde attentivement l’amulette avant de la prendre doucement.
-Pour toi.
-Marrrie.
Derrière moi, le type s’approche. Il me regarde avec une lueur de respect.
-Il faut que vous y alliez, miss.
Je fais un petit geste à Krishkra.
-Au revoir…
J’hésite un peu.
-…Krrishkrrra.
-Marrrie. Me répond-elle.

Et je pars rejoindre tous les élèves de BeauxBatons qui me sautent au cou.
-T’étais pas sensée perdre ? Me demande Sarah.
-Ben si. Je dois avouer que je m’y attendais pas.
-Pas grave. Rétorque Claire en m’embrassant sur les deux joues. Tu perdras la prochaine fois.
-Taisez vous ! S’écrie quelqu’un. Il donne les résultats !
Les jurés se regardent. Ils ont longuement discutés semblent-ils. Enfin, Mme Maxime lève sa baguette et trace un 10. Elle me lance un long regard noir. Elle aurait préféré que je gagne autrement. Tant pis !
Applaudissements effrénés de BeauxBatons.
Le directeur de Dumstrang lève sa baguette et dessine un 9.
Les autres ont l’air à deux doigts de le huer.
-C’est pas mal, comme note, 9. je fais remarquer.
-Il a donné la même note à Kresstoff alors que lui, il a mis plus de temps et il s’est blessé ! S’écrie Ludo en me flanquant des grandes claques dans le dos. En tout cas, c’était génial ! Rajoute-t-il. Tu nous as tous bluffé !
La directrice de Poudlard lève sa baguette en dessinant un 10.
Un instant, j’ai peur que les gradins ne soient pas assez solides.
Stone et Tonks me donnent la même note. Cette dernière me fait un large sourire. Résultat, 49, et la première du classement.
Les deux autres champions viennent me féliciter ensemble. Ils ont l’air ravi. Barnabé ne peut s’empêcher de le faire remarquer qu’ils ont perdu.
-Et alors ? Rétorque Clio. Se faire battre comme ça, je trouve ça absolument génial ! Je regrette pas d’avoir perdu. Et honnêtement, c’était vraiment une idée excellente.
Ne surtout pas dire que à l’origine, le but, c’était de me faire perdre…
Après le festin, tout les autres me disent la même chose que Claire. Après tout, j’ai quand même gagné cette épreuve avec classe, donc, je perdrai la deuxième et la troisième épreuve.
Chapter 7 : Le baaaaaal!!! by Poupy
Author's Notes:
Le plus long de tout mes chapitres jusque là... Presque 10 pages!
Chapitre 7 : Le baaaal !!!!

La première épreuve est finie, caput, enterrée. La deuxième, c’est pour février. J’ai bazardé la pierre gravée au fond de ma malle. Mes parents m’ont envoyé une lettre pour me féliciter, et mon père m’ dit que la bourse qu’il m’avait donnée en début d’année n’allait pas tarder à servir.
Les gens ont l’air assez partagé entre « Cette fille est un génie » et « Cette fille est complètement idiote ! » du fait de la façon dont j’ai remporter la première épreuve. Je reconnais que c’était quand même tordu. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes.

-Marie ! On est à la bourre pour manger !
-De quoi ?
Je sors la tête de mon étagère. Qui aurait cru que la bibliothèque d’une école aussi honorable que Poudlard regorgerait de livres comme : « Tout les sorts qui rendront fou vos professeurs » ou « Comment transformer une classe en basse-cour » ?
Je regarde ma montre. Oups… Je lâche le livre et on se met à courir. C’est complètement essoufflé que l’on arrive devant les portes. On se glissent discrètement (ou presque) dans la salle et on va jusqu’à la table des gryffondores. Tout le monde discute avec animation. Personne ne semble nous remarquer. Jamais entendu un tel souk depuis que l’on est arrivé. On s’installe vite en face de Dennis.
-Vous étiez où ?
-A la bibliothèque.
Il nous lance un regard suspect.
Ben quoi ? Et à leur avis, je fais comment pour être toujours la meilleure dans toutes les matières ?
-En tout cas, vous avez raté quelque chose.
-Quoi ? On demande en même temps.
-Le bal !
-De que ce ?
-Il va y avoir un bal !
-C’est vrai ?
-Ouais !
Sarah me lance un regard en coin. Elle n’aime que modérément les bals. Si elle y va avec un mec, il se fait des faux espoirs. Et elle se voit mal demander à toutes les filles si elles sont homo ou bi. Du coup, elle y va seule et le proclame.
-Je me demande avec qui je vais y aller ! S’exclame Amanda.
Regard avec Sarah.
-Mois des midinettes en chaleur… Je commence.
Tout le monde me regarde, surpris.
-Mois des machos devenus chasseurs… Continue Sarah.
-Décembre va être phénoménale !
-Achetez des tenus de soirée.
-Apprenez aussi à danser !
-Ce vingt-cinq là, c’est le bal !
On est poète, hein ? Mais bon. Pour trouver des rimes en l’espace de cinq secondes, c’est galère.
Je lance un coup d’œil sur la salle. Je suis pas sorti de la galère.

Je me dirige vers le dortoir.
-Miss Malfoy ?
Je me retourne. Mme Maxime.
-Oui ?
-C’est juste pour vous dire que en tant que championne de BeauxBatons, vous ouvrirez le bal avec la personne qui vous accompagnera en même temps que les autres champions. Vous devez donc être accompagné de quelqu’un.
Je hoche de la tête.
-D’accord.
-Et… Cette fois ci, il faut que cette personne soit…un être humain.
Ferait-elle référence à la fois où j’y suis allé avec un elfe de maison ?


-Marie Malfoy ?
Je me retourne vers un type brun aux yeux noirs qui se passe la main dans les cheveux d’un air séducteur. D’après son écusson, il est à Serpentard.
-Je me contenterai de dire que l’on m’appelle comme ca depuis 17 ans.
-J’imagine que ce n’est pas les glandus de Gryffondor qui pourraient aller au bal avec quelqu’un de ta classe. Tu as quelqu’un pour aller au bal ?
Je fronce les sourcils, surprise.
-Non.
-Alors on y va ensemble !
-C’est quoi, ca ?
-Une invitation pour aller au bal.
-C’est comme ça que tu dragues les filles, toi ?
-Mais… Je suis Lloyd Zabini ! Je suis le seul qui ai le sang aussi pur que les Malfoy !
Je le regarde, effaré.
-Mais t’es vraiment un connard !
Tout le monde se retourne.
-Du con, y a pas marqué « cruche » !
-Mais…
-Et les enfoirés pseudo-séducteurs, y a rien de pire !
-Mais…
Je me retourne et vais rejoindre Sarah ;
-Mais pourquoi je me fais toujours draguer par des connards ?


-AAAArgh ! Je hurle.
-Oui, Marie. Répond Sarah.
-J’en ai marre.
-Oui, Marie.
-Depuis quand on invite les gens simplement parce qu’ils sont les champions d’un stupides tournois ?
-Hum, hum, Marie.
-Je me fais harceler !
-Oui, Marie.
-Ils ne me connaissent même pas !
-Oui, Marie.
-Ils font ça dans l’espoir d’être un tant soit peu connu !
-Oui, Marie.
-Ce sont des hyènes !
-Oui, Marie.
-Des… Des chacaux ! Non, des chacals !
-Oui, Marie.
-Je vais les tuer !
-Oui, Marie.
-Les pendre par les pieds !
-Oui, Marie.
-Les émasculer !
-Oui, Marie.
-Tu crois que Maxime m’en voudra ?
-Oui, Marie.
-Vraiment ?
-Oui, Marie.
-Et si je leur faisais le maillot ?
-Oui, Marie.
-A ton avis, cire froide, ou cire chaude ?
-Oui, Marie.
Je me retourne, surprise par cette réponse. Sarah est affalé sur son lit, en train de lire un magazine. J’en suis bouche bée. Depuis combien de temps je parle dans le vide ?
-Oui, Marie. Répète-t-elle encore une fois.
-J’ai rien dit ! Je m’exclame, indignée.
Elle lève la tête, l’air profondément désintéressé.
-Bien sûr que si, tu viens de dire quelque chose.
-Tu n’as rien écouté !
Elle me regarde avant de hausser les épaules.
-Non. Mais ce n’est pas comme si tu disais quelque chose de constructif.
J’ouvre la bouche avant de la refermer. C’est pas la peine que je m’enfonce.
-Bon, mais… Je dis. Ca ne résout pas mon problème. Avec qui je vais aller au bal ? Je n’ai pas très envie d’y aller avec un type pour le jeter dans les bras de sa dulcinée.
-Le coup de l’elfe de maison ? Mme Maxim était furieuse, tout le monde était surpris et Tinky s’est énormément amusé. Il était super content.
-Non, Mme Maxime a dit texto qu’il fallait qu’il s’agisse d’un être humain.
Sarah se relève, soudain intéressée.
-Répète exactement ce qu’elle a dit.
-Elle a dit que en tant que championne de BeauxBatons, je devais commencer le bal avec la personne qui m’accompagne…
-Elle a dit le mot « personne » ?
Je hoche de la tête avant de comprendre soudainement.
-Mais c’est vrai, ca !
-Si elle t’a interdit d’y aller avec quelqu’un de non humain…
-Dommage, d’ailleurs, j’aurais voulu y aller avec l’Homme invisible…
-Elle ne t’a en aucun cas interdit…
-…d’y aller avec une fille !
-Ca résout ton problème…
-Et ca résout le tien !
-Elle sera furax.
-On aura surpris tout le monde !
-c’est partis, on fait ca. Sarah, veux tu m’accompagner au bal ?
-Bien sûr, Marie !
Pour fêter cette idée de génie, on a sorti une bouteille de notre stock.
Yeeha !!!

Je croise les deux autres champions qui discutent.
-Ah ! Marie ! S’écrie Clio.
-Heu…
-Toi aussi, tout le monde t’invite parce que tu es une championne ?
-Ha tiens. Vous aussi ?
-Lloyd Zabini m’a invité. Alors qu’on a jamais pu se blairer ! J’ai toujours envie de lui foutre trois paires de baffes, à celui-là…
-Il m’a invité aussi. Et pour le justifier, il m’a expliqué que seul les Zabinis avaient aussi pur que les Malfoy.
-Il est pas au courrrrant que tes grands-parents sont moldus ? Demande Pieter.
-A l’évidence, non.
-Il faudrait que l’on trouve une solution parce que j’en ai marre de me faire harceler, en tout cas. C’est complètement ridicule, je ne me suis jamais faite autant draguer !
Pieter hoche de la tête. Une idée délicieusement machiavélique germe alors dans ma tête.
-Oui. Ce qu’il faudrait, c’est quelqu’un qui ne s’arrête pas à ca, qui sait ce que ca fait d’être aussi subitement aussi intéressant… Il faudrait un ancien champion, par exemple… Oui, mais ils ne sont plus à Poudlard…
Je sais, j’y vais avec la subtilité d’un éléphant.
-Il faudrrrrait y aller avec un autrrrre champion, tu veux dirrre ? Demande Pieter.
-Oui. Mais moi, je suis déjà prise. Il faudra vous débrouillez entre vous. Sur ce… J’y vais.
Juste avant que je ne tourne, j’ai le temps de les voir se lancer un regard. C’est peut-être pas d’une subtilité extraordinaire, mais ca marche !

Grands Dieux. Que les jeunes peuvent être excités à l’approche d’un bal ! Ca saute de partout. Faut dire, la bal est ce soir. Mes parents ne vont pas tarder à m’envoyer un hibou pour me…remercier de mon cadeau. Des menottes en fourrure. Bien sûr, maman va dire que c’est une plaisanterie amusante mais un peu déplacée, et mon père mettra sans que ma mère ne le remarque des remerciements.
Ca fait trois heures que Amanda est dans la salle de bain.
-Marie… Allez, dis nous avec qui tu y vas ! Demande Lysianne.
Je m’étire langoureusement.
-Non.
-Tu en as honte, ou quoi ? S’exclame Lucie.
-Sûrement pas !
-Pourquoi tu ne veux pas le dire ? Demande Claire qui a elle aussi cédé à la curiosité.
-Je…veux garder la surprise.
-Pfff…
-Sarah ! Toi, tu le sais, non ?
On échange un regard.
-Oui.
-C’est qui ?
Elle lance un grand regard malicieux.
-Approchez, approchez !
Toutes les filles se serrent soudain autour d’elle.
-Il s’appelle…
-Oui ?
-…Merlin l’enchanteur. Vous savez, le copain de Viviane, la dame du lac ?
-Sarah !
-Vous ne croyez quand même pas que je vais vous le dire ? Pas née de la dernière pluie.
-Mais…
-Pourquoi je vous le dirai ? Hein ?
Claire se mord la lèvre, songeuse.
-Une bouteille de vrai Vodka Dragonneau et l’album collector des Sex Pistols qui existe en trois versions seulement et que mon père a oublié au fond de son garage ? Demande-t-elle soudain.
Sarah écarquille les yeux.
-Très, très bien tenté. Je dis. Mais je lui ai offert l’une de ces versions pour son anniversaire… J’ai mis deux ans, à le trouver.
Claire grimace.
-Pas mal essayé, quand même. Reconnaît Sarah pour la réconforter. Si Marie ne me l’avait pas déjà offert, je ne sais pas si j’aurai pu résister.
-Qu’est-ce que tu crois ? Je fais gaffe.
Bon. Il est 18 heures. Il nous reste une heure. Amanda est enfin sorti de la salle de bain. J’y vais, prend ma douche, ressort. Il m’a fallu cinq minutes. Sarah s’engouffre avec délice sous l’eau chaude. Elle en ressortira dans vingt minutes, quand je viendrais frapper à la porte. C’est son défaut. Elle pourrait rester deux heures dans l’eau. Je m’étale sur mon lit avec délice.
-Tu ne te prépares pas ? Tu as besoin d’aide ?
-Non, Amanda. C’est gentil.
Tout le monde a l’air d’être positivement sur les nerfs. Même Claire. C’est dire.

Sept heures moins le quart. On s’est enfin habillé. Si on le faisait pas, Amanda nous aurait fait faire une crise de nerf. Sarah a mis une jupe écossaise rouge qui lui arrive à mi-cuisse, customisé comme il se doit et un haut noir qui lui va très bien. Moi, j’ai suivi les conseils de mon père. J’ai claqué tout l’argent. Et même pas dans une robe, en plus. Il s’agit d’une sorte de pantalon noir large et fendu sur les cotés jusqu’à mi-cuisse et un haut rouge drapé. Très chic. A peine provocateur.
On commence tranquillement à sortir du carrosse. Je n’ai jamais vu Claire aussi nerveuse. Très probablement le fait qu’elle aille au bal avec Devon. On discute avec Sarah des risques que Amanda aie une crise cardiaque. Elle y va avec un anglais de Serdaigle.

Quand on entre dans le hall, sept heures sonnent. Je vois dans un coin Clio et Pieter. Celui-ci est dans une robe de soirée très classe, bleu marine. Qui s’accorde très bien avec la tenue pastel de Clio. Elle a fait les frais. En tout cas, sa robe lui va très bien. Sarah et moi, on va les rejoindre.
-Ils y vont ensemble ? Me demande Sarah.
Je hoche la tête avec un sourire fière.
-Et c’est grâce à toi ?
-Comment tu le sais ?
-Ton sourire. Je te connais par cœur, Marie.
-Bonjour, Clio. Salut, Pieter.
Ils répondent en même temps.
-Où est ton cavalier ? Demande Clio, curieuse.
-Ici. Je réponds.
Elle lance un regard vers Sarah avant éclater de rire.
-Ta directrice va être furieuse. Le professeur Potter m’a dit qu’elle espérait que tu trouverais un cavalier normal. C’est vrai que tu y es allé avec un elfe de maison ?
-Heu… Oui. C’était en cinquième année. C’était très drôle. En plus, je me suis beaucoup amusé. Il était très intellectuel, une fois qu’il était décoincé. Comme quoi, une bierraubeurre de temps en temps, ca fait pas de mal.
Ils sourient tout les deux.
-Tu es un sacrrré numérrrro. Finit par dirrrre… heu, non, excusez moi. par dire Pieter.
-Merci !
-Les champions…
On sursaute tous en même temps. Personne n’a entendu le professeur McGonnagal.
-Vous allez tous vous installez à la table des professeurs et… Attendez ! Qui est avec qui ?
-Pieter est mon cavalier, professeur. Dit simplement Clio.
-J’y vais avec Sarah. Je réponds juste.
Elle nous regarde bizarrement avant de soupirer.
-Vous êtes rancunière, miss.
Je grimace.
-Peut-être un peu.
-Enfin. Venez avec moi.
On la suit tous. Je prends le bras de Sarah.
-Ca va déchirer…Chuchote-t-elle.
-Yeeha ! Je murmure.
Quand on passe la porte, une voix crie :
-Les champions du Tournois !
Je me redresse et fait ce que j’appelle le « sourire charmant n°3 ».
On entend quelques murmures, des exclamations étouffées.
Je tourne la tête et voit Claire qui a l’air franchement explosée de rire, Amanda qui nous regarde choqué et Lysianne qui a l’air partagé entre l’admiration, le fou rire et l’ahurissement. Je ne peux pas m’empêcher de rigoler doucement.
-On a bien fait de ne rien leur dire. Chuchote doucement Sarah. Leur tête est bien trop marrante.
Je me mords la lèvre pour m’empêcher de succomber à un fou rire.
Mme Maxime me lance un long regard désespéré, l’air d’hésiter entre « je me suicide », ou « je LA suicide ».
Tout le monde nous regarde, et c’est tout simplement hilarant. Je ne sais pas si je vais résister.
A la table des professeurs, les envoyés du Ministère nous regardent, l’air légèrement ahuris. A côté, le professeur Potter dissimule tant bien que mal un éclat de rire. McGonnagal passe devant nous.
-Veuillez vous installez…
Je suis prête à jurer que cette situation l’amuse énormément.
-Miss Malfoy, j’ai la certitude que vous auriez put vous entendre à merveille avec le professeur Dumbledore. Déclara le professeur Potter.
-Merlin ! S’écria la directrice anglaise. Rien que de penser à ce que pourrait donner cette terrible alliance, j’en frémis.
-Mais le pire serait avec les jumeaux Weasley ! Fit remarquer Flitwick.
-La, ça serait apocalyptique. S’exclama la femme aux cheveux roses.
-Je vais aller jusqu’à prendre ceci pour un compliment. Je me contente de répondre.
On s’installe donc très tranquillement et commence à discuter.

Mamma mia ! Je ne peux plus rien rentrer dans mon ventre pour au moins… Deux heures.
Tout le monde ne nous fixe plus, au moins. N’empêche que c’était très drôle. Sarah et moi, on a mimé un couple amoureux avec beaucoup de « choupinette », de « ma chérie » et autres niaiseries. Sarah est même allé jusqu’à me faire une « scène de ménage » (scène de ménage, c’est vite dit. Quand on est mort de rire, y a mieux, quand même) parce que je ne m’occupais pas d’elle (j’essayais de montrer au professeur Potter la supériorité évidente du rugby face au sport de brutes qu’est le quidditch. L’a pas eu l’air convaincu). Mais elle a décidé de me pardonner quand je suis tombé par terre à force de rire.
-YES ! J’y suis arrivé ! Je t’ai ridiculisé ! J’ai gagné, par ici la monnaie !
Elle m’a quand même aidé à me relever.
Mme Maxime ne nous a pas adressé un mot de toute la soirée. Du coup, on a pas arrêté de lui parler toutes les dix minutes pour la complimenter sur sa coiffure ou évoquer la très jolie décoration de la salle.
-Mme Maxime, les statues de glace de BeauxBatons, pour Noël, c’est bien vous qui les faites ?
Ce à quoi elle a répondu en se détournant vers le directeur de Dumstrang avec un léger grognement.
-Ho ! Elle boude ! Je m’exclame.
-Boude, boude tant que tu veux ! Commence à chantonner Sarah.
-Pendant qu’on rit sous tes yeux ! Je continue.
-Viens avec nous, amuse toi !
-Et plus tard, tu bouderas !
-Ne boude pas,
-Autour, il y a d’la joie !
Tout le monde nous regarde, surpris.
La chanson, c’est ma maman qui me la chantait à chaque fois que boudais. Et à chaque fois, je rigolais et j’arrêtais. Du coup, à chaque fois que quelqu’un boude, je chantonne cette chanson. Si l’autre rigole pas, moi, ca me met de bonne humeur. Et il semblerait que j’ai passé le virus à Sarah…
-J’aurais jamais cru qu’on arriverait à chanter ca dans ce genre de moment.
Sarah sort son petit carnet et cherche frénétiquement au tout début des pages. (Merlin ! Je viens de me rendre compte qu’on écrit dans ce carnet depuis notre première année…)
-Ah ! Ca y est ! Chanter une chanson idiote dans un moment officiel ! Et bien, ça, c’est fait. Dit-elle en rayant la ligne avec le stylo accroché au carnet.
-Et dire que je pensais qu’on le caserait à la remise des diplômes… Je soupire.
-Mais du coup, qu’est-ce qu’on va faire à la remise des diplômes ?
Je la regarde, inquiète.
-Mais c’est vrai, ça !
On réfléchit un instant, concentré.
-On a jamais fait, les chansons paillardes. Je fais remarquer.
-C’est très vrai…
A l’autre bout de la table, Mme Maxime enfouit son visage dans ses mains.
-Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Demande-t-elle, exaspérée.
Le directeur de Dumstrang lui tapote l’épaule d’un air compatissant.

-Les champions, vous devez ouvrir le bal.
-Yeeha !
On se lève tranquillement.
-Heu… Qu’est-ce qu’on doit danser ? Je demande à Clio.
-Une valse. Me répond-elle, amusée.
Cool ! On sait toute les deux la danser !
-J’aurais jamais cru que ce cour de valse que ton père nous a donné nous servirait un jour. Chuchota Sarah.
On se pose mutuellement la main sur l’épaule. La musique commence et se met à danser. On fait quelques pas hésitants, puis on retrouve le bienfait de cette après-midi ou mon père a essayé de nous apprendre les subtilités de la valse (-je vous jure que normalement, il y une personne qui conduit ! –Peut-être, mais c’est moins marrant ! –Ouais ! Nous, on conduit toute les deux ! na !)
Car c’est bien vrai. On a trouvé une solution pour que même en dansant la valse, on soit toute les deux à égalité. Personne ne fait l’homme, chez nous.
Autour de nous, les gens commencent à danser à leur tour.

Après la valse, un rock. A nous deux, on a failli casser la jambe d’un pauvre gryffondor, crever l’œil d’un élève de Dumstrang et arracher les vêtements d’une pauvre fille inconnue passant par là. J’adore le rock.
C’est là que mon regard tombe sur une jeune demoiselle rousse toute seule à côté d’un des buffets au regard fixé sur nous et plus particulièrement sur Sarah. Quand elle s’aperçoit que je l’ai flag, elle se retourne, toute rouge (forcément, les rousses, ca rougit vite !).
-Sarah.
-Quoi ?
-Regarde la fille, là-bas.
-Quoi ?
-Elle est toute seule.
-Et ?
-Elle te fixait.
-Elle était surprise de voir deux filles ensemble.
-Sarah ?
-Non ! J’ai pas envie de me prendre un râteau.
Je soupire.
-D’accord. On va rejoindre Dennis au buffet ?
-Oui, je veux bien. J’ai envie de punch.
-Je vais les chercher.
J’y vais, prends deux verres, les remplie et les pose sur la table. Puis je sorts discrètement une petite bouteille de cinq centimètres de mon décolleté. L’avantage d’avoir quelques kilos en trop. Je la débouche, et en verse la moitié dans un des verres. Il faut toujours avoir un peu de vodka sur soi. J’hésite un peu, puis j’en rajoute dans le deuxième verre. Pas de raison.
Je reviens vers Sarah et Dennis et je tends son verre à mon amie. Elle le prend, l’avale d’un seul coup.
-Et beh ! Il est costaud, leur punch.
J’acquiesce de la tête d’un air convaincu.
Cinq minutes plus tard, je lui offre le mien sous prétexte que je n’ai pas très soif.
Elle l’avale cul-sec. Je lui donne un peu plus de six minutes.

6 minutes 30 plus tard

-Pff… Marie, j’ai envie de draguer…
-C’est vrai ? Regarde, la petite rousse, là-bas.
-C’est celle que tu m’as montré tout à l’heure…
-Sauf que là, si je t’entraîne vers elle, tu ne pourras pas résister !
-Pourquoi ? Demande-t-elle avec un regard innocent.
Je fais un sourire machiavélique. Elle écarquille soudain les yeux.
-Marie, qu’est-ce que tu as mis dans mon verre ?
-Dans TES verres, plutôt.
-Je vais te tuer.
-Moi aussi, je t’aime.
-Je croyais que tu étais mon amie.
-Je te jure que c’est pour ton bien que je t’aie saoûlée.
Puis, d’un geste artistique, je la pousse et la voilà qui se retrouve pile devant la rousse. Qui se met à rougir furieusement. Et soudain, Sarah passe en mode « draguage ». Et voilà. C’est plus fort qu’elle, avec un peu de vodka, une jolie demoiselle inconnue qui passe trop près, et elle drague. C’est plus fort qu’elle. Je souris avant de me détourner. Bon. Que faire, que faire.
Ah ! Si, il faut que je dans avec un professeur. C’est la tradition. Même en première année, je l’ai fait, alors…
Voyons voir les professeurs. Slughorn ? Si je fais ça, il va me harceler pour que je vienne dans son club.
Flitwick ? Mais est-ce que je peux vraiment danser avec lui sans devoir me plier en deux ?
McGonnagal ? Elle risque de ne pas apprécier. Et elle discute avec le directeur de Dumstrang.
Maxime ? Heu… Je crois qu’elle m’en veut un peu trop pour ça. Et en plus, elle danse avec Hagrid. Vector et Sinistra m’ont tout l’air de rabat-joie, Chourave danse avec l’envoyé du Ministère. Quant à la deuxième, celle aux cheveux roses, elle a disparu de la circulation. Reste Potter. Mouais. J’aime pas ses fâcheuses tendances à se foutre de ma gueule. On va faire avec.
-Professeur ?
-Oui ?
-Vous m’accordez cette danse ?
Il me regarde, goguenard.
-C’est ma petite tradition. J’invite toujours l’un des professeurs a dansé. Je l’aurais bien proposé à Mme Maxime mais je crains qu’elle ne soir guère sensible à mes arguments.
-Mais pourquoi moi ?
-Parce que je pourrai me faire un fric phénoménal en expliquant si vous dansez bien ou pas.
-Cet argument me semble convaincant. Allons-y.
On commence très tranquillement à danser sous les regards ébahis de…ben, de tout le monde, en fait.
-Hum… Je dis. J’adore ça.
-De quoi ?
-Savoir que toutes le minettes ont envie de me tuer. C’est génial. Très drôle, aussi.
Il rigole.
-Je plains votre directrice.
Je fais mine de réfléchir.
-Des fois, moi aussi.
-Vraiment ?
-Oui. Des fois. De temps en temps. Quand j’ai rien d’autre à faire. Ca m’arrive.
Il sourit.
-Ho ! J’ai oublié de vous féliciter pour la première épreuve. Bravo, c’était très intelligent. Une idée de génie.
-Je sais. Je suis un génie.
-C’est dommage, d’ailleurs, que cela n’ai pas marché.
-De quoi ?
-Après tout, vous ne pouviez pas vous douter qu’il s’agirait d’une harpie anglophone sensible.
-De quoi parlez-vous ?
Il ricane.
-Je sais très bien que votre but étai de perdre. Vous ne pensiez pas du tout que la harpie vous passerai la pierre. Je n’y aurais pas pensé.
-C’est normal. Je réponds en hochant des épaules. Vous êtes bien trop gryffondor pour ça.
-Vraiment ?
-Oui ! Vous êtes bien trop loyal, courageux et je-fonce-dans-le-tas-avant-de-réfléchir pour ça.
Il hausse un sourcil.
-Tant que ça ?
-Ha oui !
-Pourtant, à ce qu’il parait, je me suis amélioré.
Je fronce les sourcils.
-Vous avez déjà fait pire que de vous battre en duel avec l’un de vos élèves ?
Cette fois, il a la décence de rougir légèrement.
-Celui-là était très insolent. Et ce n’était pas un vrai duel, c’était juste pour lui donner une leçon. Et ce n’est pas de ma faute si il est tombé et qu’il n’a pas pus éviter le sort…
Je repense à ce délicieux souvenir : Barnabé, allant en cour couvert de bandage pour cacher les furoncles et autres joyeusetés, tout ca, à cause d’un tout petit sort de croc-en-jambe…
-Vous en faites pas, je ne l’aime pas. Et puis c’est évident que ce n’était pas vous qui l’avez fait tombé.
-Merci.
-Bien sûr, c’était moi.
Il écarquille les yeux avant d’exploser de rire.
-Vous êtes impossible !
-Merci.
Il secoue la tête, toujours riant.
-Au fait, je me dois de vous poser des questions. Si je n’essaie pas, Amanda va me tuer.
-Vraiment ?
-Bien sûr ! J’ai l’occasion de vous parler, et j’ai bien l’impression que pour elle, la moindre occasion est bonne pour en profiter.
-Très bien, allez y, je suis prêt.
-Quelqu’un dans votre vie ?
-Et bien…
-Vous n’êtes pas obligé de répondre, je peux raconter partout que vous êtes tombé amoureux d’un troll, sinon.
-Plus maintenant.
- Plus maintenant ? Je répète bêtement.
Son regard se fait soudain légèrement nostalgique.
-Elle est morte pendant la dernière bataille.
Je me sens soudain pâlir et je me rétrécis.
-Désolé. Je murmure.
-Non, ce n’est rien. Il faut que j’apprenne à vivre sans Ginny.
Ca y est, ma curiosité prend le dessus.
-Ginny ?
-Weasley, oui.
Une Weasley. Je réfléchis un instant.
-Que se passe-t-il ?
-Si jamais j’en parle, Amanda va se teindre les cheveux en roux.
Il rit.
-Impossible. Murmure-t-il.
A ce moment, la musique s’arrête. Il va rejoindre sa place après quelques plaisanteries et je me fais soudain agressé par une nuée de minettes en chaleur. Quand elles se retournent vers lui, ben…il a disparut.
Je souris narquoisement. Je jette un coup d’œil à Sarah, elle a l’air de s’en sortir. Elle danse avec la petite rousse qui n’a décidemment pas l’air de se plaindre. Bon. La soirée a été correcte.
Jean qui a finit par réussir à se débarrasser de sa cavalière (comment, je sais pas ; il la peut-être noyé ?) finit par me rejoindre. On danse ensemble pendant toute la soirée.
-T’aurais pu me le dire, que j’avais aucune chance avec Sarah. Me lance-t-il à la fin en jetant un coup d’œil à celle-ci, toujours scotché à sa rousse.
-Bah. Tu t’en remettras.
-Mouais. Et toi ?
-Moi ? Comme d’hab. Je finirai vieille fille avec trente chats. Et un doberman danois. Et je me teindrai les cheveux en violet fluo.
-C’est une idée… Enfin, sans les chats, le chien et la teinture.
-Il reste quoi, alors ?
-Le célibat !
-Aah ! J’ai tout compris !
-Vraiment ?
-Hey ! Tu parles à celle qui a été choisi pour être la championne de BeauxBatons.
-Vi, c’est vrai. Je sais pas qui c’est qui a fait fumer un joint aux écailles de dragons à la coupe de feu, mais…Aïe !
Ce cri de douleur n’a bien sûr strictement rien à voir avec le fait que mon poing a percuté son épaule à une vitesse relativement importante.
-Tu m’as fait mal !
-Tu vas rire, mais c’était le but.
-T’es vraiment chiante, toi, hein ?
-C’est le rôle des petites sœurs.
Il sourit.
-C’est vrai, ça… Petite sœur… C’est depuis quand, au fait ?
-Depuis que je t’ai empêcher de vomir à côté des toilettes après ta première cuite.
-Et après, t’as vomi sur moi.
-Exactement.
On sourit.
Ha, là, là. La France est bien mal parti, si vous voulez mon avis.
Qui a dis que tout le monde s’en fout ?
Chapter 8 : Que les choses soient claires : je suis brimé! by Poupy
Author's Notes:
Oui, je sais, ca fait vraiment longtemps que j'ai pas publié de nouveaux chapitres... vai essayer de me rattraper... promis!
Chapitre 8 : que les choses soient claires, je suis brimée !

Je m’assois joyeusement à la table des gryffondors, chantant pour marquer mon enthousiasme.
Tout le monde me regarde bizarrement.
-Elle est levée ? Demande Dennis, abasourdi.
-Elle est de bonne humeur ? Rajoute un autre.
Je les regarde avec mépris avant de commencer à manger.
-Ca fait une heure qu’elle est levée. Gémit Sarah.
-C’est elle qui nous a réveillé ! Se plaint Jean.
-Mais…Comment ça se fait ?
-Y a un match du stade ! Je m’écrie, toute enthousiaste.
Air d’incompréhension.
-Et oui… Soupire Sarah. Il s’agit la du terrible secret de Marie Malfoy. Elle est fan du stade Toulousain.
-C’est pas un secret, de toute façon, c’est les meilleurs.
-A part quand ils perdent. Là, elle les insulte comme il se doit.
-Non, c’est juste que…j’explique qu’ils jouent mal.
-Mais… C’est pas du quidditch, ca !
Je le regarde, effarée.
-Bien sûr que non ! Je me moque éperdument de ce jeu de brutes sans cervelle ! Je te parle de rugby !
-Merci pour le « brute sans cervelle ». Dit quelqu’un derrière moi.
Je me retourne.
-Bonjour, professeur Potter. Je fais avec un large sourire.
J’ai un peu gaffé, là.
Il sourit.
-Je ne pense pas que l’on puisse considérer le rugby comme étant un sport délicat.
-Même moi, je ne suis pas assez stupide pour prétendre ça. Mais le rugby, c’est bien plus…fin que le quidditch.
Haussement de sourcil. Et c’est reparti comme au bal. On en avait discuter pendant un quart d’heure.
-Et a ce que je sache, aucun joueur de rugby n’a jamais disparu pendant un mois. Je rajoute.
-En moyenne, il y a un brancardé par match de rugby.
-En moyenne, deux joueurs sont obligés d’aller à l’infirmerie après un match de quidditch. Il faut donc proclamer la supériorité évidente du rugby.
-Le quidditch.
-Le rugby.
-Le quidditch.
-Le rugby.
-Le quidditch.
-Le rugby. Et de toute manière, quoi que vous fassiez, je dirai toujours le rugby une fois de plus que vous.
-Le quidditch.
-Le rugby.
-Le quidditch.
-Le rugby.
…………………………………………………………………………………………………………………………………1m30…………………………………………………….
-Le rugby
-Le quidditch.
-Le rugby. Le quiddditch.
-Le rugby.
-Ah : Vous voyez ? Vous êtes d’accord avec moi.
Petite grimace. Puis il finit par se retourner dignement avant d’aller à la table des professeurs.
-Donc, ce soir, match de rugby. Ca va saigner : Stade Toulousain contre stade Français.
Dennis jette un coup d’œil vers Sarah.
-Les parisiens. Précise-t-elle.
-J’espère qu’on va les écraser, ces sales minables ! Ca leur donnera un avant-goût pour la coupe d’Europe. On va en faire de la bouillie, de la pâtée, de la chair à saucisse !
-Heu…
-Vous voulez venir voir ?
-Mais c’est pas possible ! Les objets moldus ne fonctionnent pas à Poudlard.
-Je sais, je sais, c’est pareil à BeauxBatons à cause des ondes magiques qui détraquent tout. Mais vous pensiez bien que je n’ai pas raté les matchs du Stade sous prétexte que j’étais à l’école ! Et d’ailleurs, ma mère regardait aussi les matchs du Stade à l’école. Elle m’a montré commet trafiquer un poste de télé moldu. Maintenant, il fonctionne grâce aux ondes magiques. A ce propos, vous ne sauriez pas où je pourrais trouver une salle grande, où je pourrai mettre les affaires du parfait supporter et une télé plutôt grande ?
Dennis se retourne vers son copain avant de s’écrier :
-La salle sur demande !
-Vous allez voir, je ne connais pas de meilleur jeu.


« Non, mais tu vas le plaquer, oui ? Bordel de merde ! Mais plaque le, du con, arrêtez le !
-Elle est toujours comme ca ?
Acquiescement de Sarah.
-Mais c’est pas compliqué, putain !
Nous sommes en ce moment même dans la salle sur demande (une merveille, cette salle, faudra que je m’en rappelle) en train de voir le Stade se fait écraser par le Stade Français. 9 à 21. C’est une honte. Un désastre. J’avale une gorgée de bière avec mauvaise humeur, puis je plonge mon visage dans mon écharpe rouge et noire. Soudain, je bondis.
-Comment ça, hors-jeu ? C’est quoi, ce couillon d’arbitre qui voit des hors-jeu partout sauf là où y en a ?
- Marie, ce n’est pas si grave !
-Tu veux rire ? C’est pour ça que j’ai passé un mois à trafiquer une télé ? Pour regarder le stade se faire écraser par des salopards de parisiens ? Tous des vendus !
[désolé pour les parisiens, mais c’est parce que…rugby, tout ca….J’ai rien contre Paris ! A part le Stade Français…]
-En plus, avec un connard d’arbitre qui a des hallus ! Il doit être d’Agen, celui-là !
[désolé pour les Agenais, mais rugby, tout ça… Rien contre vous ! A part pour le rugby… Grrr….]
-Marie, ca va, ils vont se remettre au prochain match !
-Non, mais tu rigole ? On fait carrément journée porte ouverte, là ! Venez, venez ! On adore encaisser des essais !
-Marie…
-Tiens, si c’est pour les voir jouer comme des pieds, je préfère partir, va.
J’éteins le poste, finit ma bouteille de bière et m’enfonce dans mon fauteuil.
Sarah me regarde, hilare.
-Et dans cinq, quatre trois deux un…
-Et si ils se remettaient pendant la seconde mi-temps ? Peut-être qu’ils joueront moins mal ?
Et je rallume la télé.


C’est effondré sur l’épaule de Sarah que je sors de la salle sur demande (ai quand même fait un plan). On a perdu. Vingt-sept à dix-sept. Aaaaaargh !! J’arrive pas à y croire ! Ils ont super mal joué, j’en ai mal au cul ! Je reste morose pendant toute la journée, grognant devant les gens trop entreprenant qui allaient même jusqu’à me dire bonjour (indélicat, non ?).
Sarah se fout de ma gueule. Du coup, je lui rappelle le classement des Etoiles filantes, son équipe de quidditch préférée. Elle s’est aussitôt tue. Mwahahaha ! Je suis la meilleure !


Qui ose en douter ?


Je regarde autour de moi. Pourquoi Madame Maxime m’a-t-elle donné rendez-vous dans ce couloir où il n’y a rien à part un miroir ? Je passe devant le miroir en question. En plus, c’est un miroir déformant. Je le regarde… Je m’étais jamais vu sous cet angle. Je plisse un peu des yeux. Ce serait quand même pas mes yeux, non ?
-Mademoiselle Malfoy ?
-Madame Maxime ?
Je me retourne ma chère directrice se tient, regardant elle aussi le miroir.
-Ce miroir n’est-il pas splendide ? Des heures et des heures de travail…
Je la regarde comme si elle avait pété une durite.
-Heu, ca ne me dit pas pourquoi vous m’avez convoqué ici.
Elle me regarde, un sourcil haussé.
-Et bien, j’imagine que vous travaillez ardemment à la résolution de l’énigme de la tablette de pierre.
-Hein ? Ho, heu… Oui, oui. J’y pense tous les soirs, ca m’empêche de dormir.
Froncement de sourcil.
-Ne vous moquez pas de moi, Mademoiselle.
-Non, j’oserai pas.
-Vous pouvez partir, mademoiselle. Mais n’oubliez pas, la solution est parfois simple, sous nos yeux.
Je pars, un peu perplexe. Aurait-elle abusé du sortilège d’allégresse ?

Je sors tranquillement de mon cour de métamorphose en papotant avec Sarah quand soudain je sens quelqu’un m’agripper par le bras et me tirer. Avant même de prendre le temps de réfléchir, je me rappelle la prise de self-défense qu’on m’a apprise une fois. J’empoigne le bras responsable et fait passer le type par-dessus moi. C’est la seule prise que je connais, mais elle est super efficace, en tout ca. Le type est par terre et émit lamentablement en bulgare. Je lève les yeux et remarque Clio Finnigan qui me regarde, abasourdi. Je baisse les yeux.
-Désolé, Pieter…C’est parti tout seul.
-Aaaaaaaaouch…

Pieter a insisté pour qu’on aille dehors. Je serre la tablette de pierre contre moi. On a dit rendez-vous près du lac. Je regarde, soudain, je vois Clio en manteau. Je me pèle dans ce pays de chiotte ! Je vais vers elle, derrière moi, Pieter arrive vêtu d’un simple pull. Je le regarde, écoeuré.
-Bon, donc, si on a décidé de venir ici, c’est pour essayer de résoudre l’énigme de la tablette.
Je regarde la mienne. Des inscriptions partout, tordues.
-Ca veut rien dire du tout. Je fais remarquer.
-Ca a un sens. Dit Pieter. Et on va le retrrrouver.

Ca fait une heure qu’on planche dessus, ca me gonfle.
-Et en plus, madame Maxime m’a relancé… Je fait remarqué.
-Le professeur Flitwick m’a donné rendez-vous près du miroir déformant à coté de la Grande salle pour me dire que les solutions n’étaient pas si loin qu’on ne le pensait. S’exclame Clio en riant.
-Mon directeur aussi m’a fait le coup.
Je regarde la plaque de pierre.
-Ca n’a aucun sens, je commence à m’énerver, ca me gonfle !
Je me lève et je balance la tablette de pierre dans le lac. Tout de suite après, je me rend compte de ma connerie.
-Merde… Faut que j’aille la récupérer…
-Attends, je m’en occupe, dit seulement Pieter.
Il se lève tranquillement et plonge ses mains dans l’eau où quelques morceaux de glace flottent.
Clio et moi sommes parcouru d’un frisson en même temps.
-Hey ! Les filles ! S’exclame-t-il soudain.
-Qu’est-ce qu’il y a ?
-Venez !
On s’approche et on se penche par-dessus son épaule, perplexe.
-Regardez ca ! La…
Les mains dans l’eau, il faisait bouger la plaque.
-Là ! C’est des lettres ! S’exclame-t-il.
Je plisse les yeux. Et soudain, je vois ce qu’il veut dire, en fonction de la manière dont il aisait bouger la plaque, des lettres se formaient.
-Mais c’est vrai !
-La réfraction de l’eau… Murmure Clio.
-Donc, il faut le regarder avec quelque chose qui déforme, une plaque de verre spéciale, peut-être ? Suppose Pieter, concentré.
-Non, regarde, explique Clio, ce « a », ce « i », il n’y a pas de problème. Mais le « e », là, il est à l’envers, et c’est pareil pour le « r ».
-Donc, il faut…
-Un miroir déformant. Conclut Clio.
-Clio ! Je m’exclame, tu as bien dit que le prof de sortilège t’avait donné rendez-vous près du miroir déformant près de la Grande salle.
-Moi aussi, il m’a donné rendez-vous là… Précise Pieter.
-Et… ajoute Clio, ils l’ont installé cette année… L’an dernier, il n’était pas là.
-Ce foutu rendez-vous, c’était un indice !
On se regarde, et d’un même mouvement on se lève, je reprend ma tablette de pierre des mains de Pieter et on se met tous à courir.

« Les arbres seront la limite de ce que tu pourras approcher.
Le sol te sera interdit, seul l’air sera autorisé.
Ce qui t’est cher te sera enlevé
Et seul toi pourras le retrouver.
Les gardiens du ciel devront t’empêcher
De traverser les périples pour y arriver.
Mais n’oublie pas, le pied jamais
Le sol ne doit toucher.
Une heure devra te suffire
Pour pouvoir réussir. »
Et voilà. La deuxième épreuve, je devrai voler dans les airs au-dessus d’arbres pour aller récupérer quelque chose auquel je tiens. Cool, non ?
Quoi que, pas obligé de voler, non ? Il y aura bien des arbres ? Hum… Piste à creuser.
Enfin, bref, à partir du moment où on a compris qu’il fallait regarder le reflet de la tablette dans le grand miroir, tout a été nettement plus simple. On avait l’air malin, à tenir nos tablettes en relisant le texte pour essayer de l’apprendre par cœur. En tout cas, maintenant, l’énigme est résolue. Ca tombe plutôt bien, d’ailleurs. On est le 15 janvier. L’épreuve est quand même dans moins de trois semaines.

Trois semaines ?
Merde !
Chapter 9 : Petite surprise by Poupy
Author's Notes:
Chapitre très court... J'aime pas, j'ai pas réussi à faire ce que je voulais... Pas cool...
Chapitre 9 : Petite surprise

C’est affalé sur la table que je prends mon petit-déj. Non, désolé, je rectifie, que je regarde les autres prendre leur petit-déj.
-Passe moi le porridge, s’il te plait.
-Il faut que je fasse le devoir de potion… Gémit Dennis.
-Tiens, les hiboux arrivent ! Fait remarquer Sarah.
Trente secondes plus tard, je sursaute violemment en voyant un hibou atterrir dans mon assiette.
-Plume ? Mais qu’est-ce qu’il fout là, ce con ?
Je chope le hibou familial et le sort du plat de porridge par une aile.
-Tiens, il a un paquet.
Je détache vite le colis et ouvre la lettre.

« Marie,
Ca y est, j’ai enfin trouvé le cadeau que tu voulais pour ton anniversaire. D’accord, j’ai plus ou moins trois mois de retard, mais ne nous arrêtons pas à ce genre de détail.
Tu n’imagines pas le temps qu’il m’a fallut pour retrouver tes vieux rollers qui étaient complètement foutus (je me demande d’ailleurs comment tu as pu faire pour les faire exploser…). Il a donc fallu que j’aille à Toulouse même dans un grand magasin de sport et que je passe pour une idiote en demandant comment on fait pour distinguer des rollers de patins à roulette. Mais j’ai réussi par trouver des rollers à ta taille et de bonne qualité. Bien sûr, ton père et moi y avons ajouté quelques modifications minimes (sort de résistance, sort de glissement, de direction…). Je ne comprend pas vraiment pourquoi tu as demandé à avoir des rollers à Poudlard mais bon, c’est ton cadeau, après tout. Je t’embrasse très fort, ma puce,
Maman. »

-Mwahaha ! Je sors.
-Quoi ?
-J’ai eu mon cadeau d’anniversaire !
-Mais c’est quand, ton annif ? demande Dennis.
-En décembre, pourquoi ?
-……
Je prend le colis et commence à l’ouvrir avec satisfaction. Je sors les rollers flambant neufs un large sourire aux lèvres.
-C’est quoi ? demande un gryffondore pas très loin.
-Des rollers !
-Maxime va criser… Fait remarquer Sarah.
-Si Maxime m’emmerde, je fais hara-kiri !
Je pose les rollers, prend une tartine et commence à la manger à grand coup de dents.
-Mais pour quoi tu as demandé des rollers ici ?
-T’as vu comme c’est grand, votre château ? Avec des rollers, j’irais nettement plus vite !
Tout le monde me regarde avec des yeux ronds. Sauf Sarah qui en profite pour prendre le dernier crumble aux pommes.

Mwahaha ! Si vous saviez comme c’est génial d’aller à toute vitesse dans le château de Poudlard ! Je croise des tableaux absolument scandalisés qui s’indignent de ma folle jeunesse et je traverse de temps en temps par erreur un fantôme. Bien sûr, en cour, je les enlève… Je passe mon temps à me moquer de Sarah qui va nettement moins vite. En même temps, je la croise parfois avec la petite rousse… Mwahahaha ! Je suis décidément la meilleure.

Sinon, plus que deux semaines avant l’épreuve… Ghasp. On s’est arrangé entre nous pour que chacun utilise un sort différend des autres. Au final, Pieter n’utilise qu’un simple sort de précaution au cas où il tomberai, Clio a opté pour un sortilège et moi, pour de la métamorphose sur moi-même (c’est là que je suis la meilleure… curieusement, j’ai plus de mal à réussir mes sorts de méta sur d’autres personnes… Les mystères de la vie !).

Yeeha ! Je suis dans le deuxième couloir du quatrième étage à fond la caisse. Les rollers glissent super bien sur la dalle froide. Je regarde un peu autour de moi, je ne connaissais pas encore ce coin, c’est la première fois que j’y vais. Avec un tact extraordinaire, quand j’ai vu Sarah lancé un long regard vers Petite Rousse, j’ai aussitôt déclaré que j’allais visiter le château en entier. Sarah m’a regardé en souriant, avec le regard qui veut dire : « Merciiii, c’est trop gentil ! ». Alors que je tourne un peu le buste pour rendre son salut à un tableau d’une femme du XVIIème siècle, je sens soudain quelque chose de plutôt dur contre moi. Je me sens tomber et j’essaie de me rattraper à la première chose qui passe, à savoir une armure. Avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, je me suis lamentablement cassé la gueule et l’armure avec. Je grimace un peu, vérifie que mon bassin endolori est juste endolori puis je lève les yeux pour regarder le responsable de ma chute qui lui est aussi est affalé par terre.
C’est le professeur Potter qui se relève calmement.
-Au moins, c’est pas un mur, c’est déjà ça… je soupire en essayant de me relever (zavez déjà essayé de vous relever avec des rollers ? C’est achement dur !).
Il sourit narquoisement.
-Je vous croise partout, dîtes moi.
-Vous ne m’aimez donc pas pour me faire ainsi tomber ? je rétorque.
-Je n’y suis pour rien, moi ! C’est vous qui ne regardiez pas devant vous !
-Parce que vous voudriez me faire croire que vous faisiez attention ? Ca fait depuis ce matin que tout le monde s’écarte à chaque fois qu’il m’entend. Avec le bordel que font ces rollers, si vous m’avez pas entendu, c’est que vous faisiez pas gaffe.
-C’est aux élèves de respecter les professeurs.
-Je ne dis pas que je ne vous respecte pas, je dis que vous ne pouvez décemment pas m’accuser d’être responsable de cette chute puisque c’est de votre faute.
Il hausse un sourcil et me tend une main pour m’aider.
-Vous tenez toujours à avoir le dernier mot.
-Ce n’est pas que j’y tiens particulièrement, c’est que j’ai toujours quelque chose à dire de plus que l’autre.
J’attrape sa main et me relève d’une poussée de hanche. Mais les rollers (foutus rollers !) se mettent à…rouler tout seul. J’essaie de me rattraper mais Potter passe rapidement un bras à ma taille pour me rattraper. Pendant quelques secondes, j’ai l’impression que je vais à nouveau tomber avant de me stabiliser. Et je réalise soudain que je suis à… pas loin de Potter. Genre, il me tient contre lui, et tout. Je le regarde dans les yeux. C’est vrai qu’ils sont vachement verts, quand même.
-Vous frisez l’insolence, mademoiselle, dit-il très doucement.
C’est là que je réalise qu’en plus d’avoir des yeux vert cré cré jolies, il a aussi des lèvres…
-Ca…lui fera des anglaises… Je réponds, plus ou moins fascinée.
Il me regarde tout aussi fixement. Et puis tout d’un coup, comme ça, sans que je ne comprenne d’où ça vient, je réalise qu’on est en train de s’embrasser.
Oui, oui, oui, je sais, toutes sortes de questions vous traversent l’esprit.
Lecteurs : Quoi ?
Marie : [lamentablement] Je sais…
Lecteurs : ca va pas bien dans ta tête ?
Marie : nooooooooon…
Lecteurs : Mais qu’est-ce que tu fous, bordel ?
Marie : J’embrasse un type beau comme un dieu ?
Lecteurs : UN PROF !!!
Marie : je saaaaaaaaais…
Lecteurs : Mais Marie, où est passé ton cerveau ?
Marie : très bonne question, je vous remercie de la poser… En vacance, à Honolulu, avec ma conscience et ma raison…

Mais tout ceci ne résous pas mon problème : qu’est-ce que je fous, dans un couloir de Poudlard, à embrasser passionnément un prof ? Potter, en plus ?

Celui qui a dit « Tu prends ton pied », il sort.

Enfin, cerveau, conscience et raison reviennent d’un coup. Je lâche soudain Potter (je le tenais ?) et j’essaie de reculer. Manque de chance, je suis toujours en roller et je finis par tomber par terre. Donc, je re-grimace et je re-lève le regard. Potter me regarde, tout rouge et l’air absolument confus.
-Je vais vous aider à vous relever… Propose-t-il.
-Non ! Je réponds aussitôt. Je vais me débrouiller toute seule, j’ajoute précipitamment.
-Heu… Oui, oui, il vaut mieux. Heu… Je vais vous laisser, hein ? Bon, au prochain bai…cour, dormez bien, je… Au revoir.
Et il part l’air complètement à l’ouest. Je l’entend même dire assez distinctement : « Crétin ».
Je suis pas loin d’en penser pareil. Je suis vraiment une crétine. Je me met à frapper mon front du plat de la main en répétant « Idiote, idiote, idiote ». Puis, je me relève difficilement et je me dirige (toujours en roller). Je manque plusieurs fois de me casser la figure mais j’arrive à y échapper. Tout ca m’a complètement perturbé. Va falloir que je trouve quelque chose pour me distraire. Ben tiens ! Le Tournoi ! J’ai qu’a m’entraîner pour être sûre de réussir mon sort ! Heu… voilà…

Bon, d’accord, je suis pas dans la merde.
Chapter 10 : la seconde épreuve by Poupy
Author's Notes:
Je sais, aussi incroyable que cela puisse paraître, après des mois d'absence, me voici... De retour! Pour vous jouer un mauvais tour? ^^ Et surtout... J'ai le plaisir que le dernier chapitre de Quand on l'attaque... est écrit! Sur ce, à votre lecture...
Chapitre 10 : La deuxième épreuve

Ca fait deux semaines que j’ai réussi à ne pas regarder Potter dans les yeux une seule fois ! Je suis vraiment trop forte. Ah, là, là. Sinon… Demain, je vais mourir trucidé par les gardiens du ciel que je dois affronter dans une foutue épreuve d’un foutu tournoi. Veinarde, non ?

Le premier cour de défense avec Potter après heu…voilà, j’ai découvert qu’avec un simple regard, un homme pouvait rougir. Depuis, je passe mon temps à regarder le sol dans ce cour. En tout cas, il ment comme un pied. Prétendre qu’il fait un peu trop chaud… Tss…

C’est bizarre, quand même, je trouve pas Sarah. Mme Maxime l’a convoqué et c’est tout.
D’ailleurs, quand elle l’a appelé, Potter l’a regardé bizarrement.


Pourquoi je reviens toujours à lui ?
Ben puisque c’est comme ça, je vais ronquer, tiens.

-Marie ! Marie, réveille toi !
-…
-Marie !
-…
-Marie, il y a encore une nouvelle attaque de mangemort et comme la dernière fois, c’est à toi de tous nous sauver !
-… Gneu…
-Réveilles toi !
-…
-Pff… Marie ! Sarah va mourir !
-Hein ?
-Elle réagit ! S’exclame Claire, soulagée.
-Qué pasa ?
-C’est la deuxième épreuve, tu dois traverser une forêt pour aller sauver ta meilleure amie aussi appelé Sarah et ce, en moins de une heure, explique Claire.
Je réfléchis avec attention.
-Ca veut dire qu’il faut vraiment que je me lève, je suppose.
Acquiescement général de toutes les filles du dortoir.
-Pfiou. Café ?
Une tasse de café noir et fumant surgit soudain sous mon nez.
-Vous êtes géniales, les filles…

Bon. Je suis devant la forêt interdite, qui, pour l’occas’ n’est plus si interdite. En gros, les trois champions doivent aller la personne à qui ils tiennent dans la forêt et revenir sans jamais poser le pied sur ce que l’on appelle assez couramment le sol. Et ce, sans se faire trucider par les trois gros aigles géants qui sont trois fois plus gros que moi et qui volent d’un air rageur au-dessus des arbres.
Clio me lance un regard angoissé. Pieter regarde fixement les aigles.
Aucun de nous trois n’écoutent ce que disent les commentateurs.
-Et l’épreuve va commencer dans une minute… le temps que le jury s’installe…
Je vérifie mon sac. Il devrait tout y avoir. Au moins, j’ai trouvé une idée pour ramener Sarah, mais bon, je crains qu’elle n’aime que modérément.
Clio, elle a pas l’air couillone avec ses ailes de plume… Je l’ai aidé à les faire, et tout… Bon, d’accord, j’avoue, en fait je l’ai regardé faire en mangent une craquotte. Mais quand même, après tout, je l’ai soutenu moralement.
-Et la seconde épreuve du Tournoi des Sorciers vient de commencer !!!!
Clio prend sa baguette et lance un sort sur les ailes qui commencent à battre. Elle commence à voler gracieusement, l’air légèrement nerveuse. Mais ça va, elle gère, elle s’est entraînée… Les gens de Poudlard applaudissent.
Pieter enfourche son balai après s’être lancé un simple sort de protection.
Je commence à me concentrer sur le sort, visualisant bien le résultat. Je sens mon corps se refaire, se rapetir, les os bouger, changer. Quand j’entends de grandes exclamations, je comprends que j’ai réussi. J’ouvre les yeux et regarde mes mains. D’un joli brun recouverte de poil. Forcément, pour un macaque. Clio commence déjà à s’avancer vers la forêt suivie de Pieter. Les aigles énormes nous fixent. Je vérifie que le sac est bien accroché à mon dos. Je grimpe rapidement à un arbre. A partir de maintenant, il ne faut plus que je touche par terre. Je saute dans les arbres de branches en branches, courant presque. Je sais pas trop où je vais, mais bon. Je vais de plus en plus vite.

Branche à droite, branche à gauche. Mes mains de singe vont partout, je monte, je descends, je saute, je bondis, je m’élance. Des oiseaux, des fois, qui passent près de moi. Qui n’ont même pas le temps de me voire que déjà je suis sur un autre arbre. Les feuilles me fouettent un peu le visage. Je saute soudain et me rend compte que la branche visée est un peu loin. Tout mon corps se tend, mes pieds me poussent le plus loin possible… J’attrape une branche d’un doigt et tourne autour, l’euphorie me gagnant. Je pousse un cri de joie et bondit encore vers une autre branche. Droite, gauche, devant… J’avance au hasard sans plus me soucier de rien d’autre que de cette sensation grisante de liberté qui m’envahit. Une branche à droite, une branche à gauche… je vais où je veux…

Après je ne sais combien de temps à valdinguer de tout les cotés possibles, je me rappelle ce que je fais ici. Je me dirige vers la cime d’un arbre, montant rapidement. Je passe doucement ma tête au dessus du feuillage et je frémis soudain : Clio volait, pourchassé par l’un des trois aigles. Les deux autres poursuivaient Pieter qui multipliait les prouesses sur son nimbus 2003. De mes doigts malhabiles de singe, je prend mon sac et en sort ma baguette. J’espère que ça va marcher… Je me concentre (j’ai un peu de mal, ne pouvant m’ôter de la tête l’idée qu’un singe avec une baguette magique, ça a un coté folklo) avant de lancer un sortilège d’illusion. Soudain, trois Pieter apparaissent et commencent à voler dans tout les sens. Déstabilisés, les aigles hésitent avant de se lancer à la poursuite de l’un d’entre eux chacun. Qui auraient cru que mon vieux cour de bio de quand j’avais 7 ans combiné à un bête sortilège d’illusion me servirait? Parce que, tout le monde le sait, les aigles n’ont quasiment aucun flair et chassent grâce à leur vue perçante. Mais le vrai Pieter a intérêt à faire vite parce que j’ai encore un peu de mal avec les sortilèges d’illusions ( appris pour pouvoir fuir plus facilement lors de nos escapades nocturnes).
Clio commence elle aussi à faiblir. Mais avant que je n’aie eu la moindre idée, Pieter fonce sur l’aigle et se le prend de plein fouet avant de recommencer à voler de toute la vitesse de son balai. Aussitôt, Clio part dans l’autre direction, plantant plus ou moins l’aigle qui hésite encore entre ces deux proies de choix.
Rassurée quant au sort des autres champions, je retourne à mes branches et recommence à valdinguer.

Je bondis encore une fois, tendant mon petit bras pour attraper une branche avant de me rendre compte qu’il n’y a plus de branche. Tellement occupé à penser que j’en ai oublié de regardé. Je me sens tomber brutalement à terre. Après avoir atterri douloureusement sur l’arrière-train (pourquoi toujours là ?), je me relève et me concentre pour annuler le sort.
Après avoir retrouver figure humaine (c’est le cas de le dire…), je regarde autour de moi.
-Tu te débrouilles bien en méta. Me fait remarquer Clio qui me regarde tranquillement.
-Je me débrouille.
A côté, une femme d’environ quarante ans, Sarah et un grand type avec un ai de déjà-vu discutent.
-C’est la mère de Pieter et mon frère. Explique Clio.
-Ha ! Ils étaient détachés ?
-Non, quand je suis arrivé, il y a cinq minutes, ils y avaient des petites bêtes qui ne voulaient pas me laisser passer, mais ceux qu’on devaient aller libérer étaient attachés à des poteaux et ils dormaient. Je les ai tous libéré, je pouvais pas les laisser.
-Marie ! S’exclame Sarah quand elle s’aperçoit de ma présence. T’aurais au moins pu arriver première !
-Merci de me soutenir ainsi, Sarah.
-De rien !
A ce moment là, Pieter arriva soudain, l’air complètement mort.
-Je me suis fait rattrrrrraper par l’un des aigles. C’est currrrieux, c’est superrrr grrrrand, la forrrrêt interrrrdite, quand on y pense. Et…
Puis il commença à parler très vite en bulgare en se précipitant vers sa mère.
C’est là que je me rappelle du petit cadeau de Claire.
-Vous voulez des potions régénérantes ?
-Tu en as ? demande Clio, curieuse.
-J’ai un génie des potions parmi mes amis. C’est la seule que je connaisse qui fasse ses potions avec autant d’instinct. Je rétorque en lui tendant un flacon.
-Bon, c’est pas tout, ça, mais comment vous allez nous ramener ? Demande Sarah, curieuse.
-Maman va venirrrr avec moi surrr le balais.
-Vous allez tenir ?
-On l’a déjà fait pourrrr échapper à des mangemorrrrts.
Gros blanc.
-Je vais lui lancer un sort de poid-plume, explique Clio pour détendre l’ambiance.
-Heu… et moi, heu…
Sarah me regarde en plissant des yeux.
-Marie, je te le dis tout de suite, c’est non.
-Mais…
-Non.
-Tu auras fière allure…
-Non.
-Tu n’as pas le choix, c’est ça, où je te traîne derrière moi pendant que je saute de branche en branche.
Elle ouvre la bouche, puis la referme.
-C’est joli, les libellules. Dit-elle finalement.

Je saute de branche en branche quand soudain, j’entends un grand cri féminin.
-Clio ! je pense en remontant aussi sec.
Je saute et regarde autour. Clio a l’air bien avancé, et je vois aucun aigle autour d’elle… de l’autre côté… Bah du con ! Il est plutôt mal barré ! Pieter essaie tant bien que mal de s’en sortir, mais il semblerait que son balai soit nettement moins maniable avec quelqu’un derrière lui et trois aigles d’un coup, ca fait peut-être un peu… Clio retourne en arrière avec l’intention de l’aider mais il est loin… Bon, ben on va l’aider. En repérant approximativement où il est, je replonge sous les feuillages et part dans sa direction. Quand j’estime être à peu près arrivé, je remonte encore une fois avant de faire le plus grand des bonds possibles. Je dépassent les cimes et me retrouve soudain devant un aigle à deux mètres de moi.

J’avais pas remarqué qu’ils étaient aussi gros. Sa tête fait presque ma taille. Ses yeux ont la taille d’un ballon de football. Comme l’attention des trois aigles s’est soudain portée sur moi, Pieter en profite pour sortir brusquement en chandelle. Je me sens retomber. J’attrape une branche et je bondis vers un arbre au moment où un bec de près d’un mètre vient claquer à l’endroit où j’étais cinq secondes avant. Je ne me pose même pas de question, je commence aussitôt à détaler le plus vite possible. Je sens derrière moi les bruissements d’ailes, le bec qui claque… J’essaie d’accélérer encore le rythme. Je vois presque le moment où je vais me rater une branche… Je vois soudain un petit vide, un arbre plus éloigné que les autres… je bondis de toute mes forces. Au moment où je sens que je vais commencer à tomber, une main m’attrape fermement par le ventre. Je me retourne en tortillant un peu et me retrouve face au frère de Clio qui me sourit de toutes ses dents. Derrière, Clio le tient sous les bras.
-Heureusement que ma sœur gère !
Derrière, deux aigles ne désespèrent pas, nous poursuivant. Clio passe un bras autour du torse de son frère en bénissant l’inventeur du sort Poids-plume et sort sa baguette.
-Incendio ! crie-t-elle.
L’aigle qui se prend le sort n’a pas l’air d’apprécier mais continue malgré tout.
-Experliarmus ! Jambencoton ! Cranso ! Aerius capelari !
-Un sort de brushing ? Fait remarquer Seamus, perplexe.
Mais l’aigle qui s’est pris le sort voit soudain ses plumes se lisser et lui tomber brusquement devant les yeux. Paniqué, il se met alors à voler n’importe comment avant de se prendre un arbre.
-Crepito capilas ! Continue donc Clio dans la même lancée.
C’est plus ou moins écoeurée que je vois le deuxième aigle se mettre à friser soudainement. Surpris, et doté d’une aérodynamique nettement moins bonne, il se laisse plus ou moins tomber.
Des sorts capillaires suffisent à se débarrasser d’aigles géants. N’importe quoi.
Clio me dépose, range sa baguette, reprend son frère à deux bras et va me déposer sur un arbre.
-A toute !
Je lui fais un geste de la main avant de continuer mon trajet. J’arrive juste après Clio. Après que Pieter m’ait montré la bonne direction vu que je parais plus ou moins vers pas là où il faut, je me suis un peu baladé pour être sûre d’arriver dernière.
Je m’en fous, je suis contente, je suis en vie. Les autres de Beauxbatons écoutent mon récit mort de rire pendant que Sarah me reproche d’avoir trop bougé. Forcément, je l’ai transformé en libellule (seule métamorphose sur les autres sorciers que je maîtrise à la perfection… Allez savoir pourquoi…) et je l’ai mis dans une petite boite dans le sac. Vu comment j’ai sauté partout, ça a du swinguer…

Le commentateur s’écrie soudain au milieu de la joyeuse cohue :
-Et les résultats !
Aussitôt, tout le monde fit silence.
-Clio Finnigan est arrivé la première à la clairière. Elle a eu l’aide de Kresstoff ! Mais elle a aussi secouru Malfoy !Elle n’a reçu d’aide qu’à une reprise contrairement à ses concurrents ! Et son sort d’animation a été parfaitement exécuté ! Aussi, nous lui accordons 47 points ! Et elle passe ainsi 2ème du classement avec 84 points!
Tout le gradin de Poudlard se met soudain à applaudir furieusement.
-Pieter Kresstoff a eu l’aide de Malfoy à deux reprises, et n’est arrivé à la clairière qu’en dernier ! Mais il a aidé Finnigan et Malfoy ! Il est de plus revenu en deuxième ! Nous lui accordons donc 45 points ! Et il est donc deuxième ex-aequo avec miss Finnigan puisque cela lui fait 84 points !
Dumstrang se joignit aussi à la cohue générale.
-Enfin, Marie Malfoy !
Tout ceux de BeauxBatons se mirent soudain à hurler.
-Qui a reçu de l’aide à deux reprises mais est aussi allé donner de l’aide sans hésitations pour la première fois ! Est arrivée deuxième à la clairière mais dernière là où réside le jury ! Avec un sort de métamorphose individuelle parfaitement exécuté, et une idée originale pour relever le défi… Nous accordons 40 points à Marie Malfoy, qui reste la première du classement !
Heu… pour définir le bordel qui règne en ce moment face à la forêt interdite… En fait, non, c’est impossible.
Inconsciemment, je me mets à chercher quelque chose. Je crois soudain le regard du professeur Potter qui m’adresse un large sourire. Stupidement, je sens mon cœur se gonfler d’une joie absurde.

MERDE !!!
Chapter 11 : Et ca recommence... by Poupy
Chapitre 11 : Et on recommence…

La deuxième épreuve passée, tout semble redevenir normal. Sauf que je continue à ne pas dire un mot devant Potter, que celui-ci me jette de temps en temps des coups d’œil avant de se détourner en rougissant parce que je l’ai flag. Sarah a bien sûr remarqué, mais comme d’habitude, elle attend que je vienne lui en parler. Une habitude, chez nous.

C’est pas que ça me perturbe sentimentalement, c’est plutôt que c’est incroyablement gênant. Ca vous arrive souvent, vous, d’embrasser sauvagement un professeur ? Hein ? C’est bien ce que je pensais. En plus, se faire embrasser…comme ca ! Je reconnais que ce n’est pas avec ma maigre expérience que je peux en parler en connaissance de cause, mais avec ce type… Tout d’un coup, je me suis senti…femme. C’était la première fois que j’avais envie de me jeter sur un homme et de lui faire des choses mal vues au niveau moral. C’est bizarre à expliquer, mais c’est comme ça. Honnêtement, je ne m’y serais jamais attendu, comme ça. C’est vraiment arrivé comme ça, au petit bonheur de la chance. Et je suppose que lui aussi, il a aimé. Sinon, il m’aurait pas embrassé, après tout.
Avant, je le considérais comme le professeur Potter, ce pauvre type qui s’est retrouvé avec le monde à sauver alors qu’il ne savait même pas manger tout seul. Et soudain, il devient Potter, ce type irrésistiblement sexy qui embrasse comme un dieu et qui me fait frémir. Ca fait idiot, dit comme ca… Ca fait même midinette, en fait ! Ca m’énerve de constater que j’ai cédé au charme de Harry Potter comme la moitié des femmes de ce monde…

Mais ça ne change rien du tout au problème. C’est un prof, moi une élève. Et c’est tout. N’est-ce pas ?
Heu, bon, bref.
De toute façon, je n’ai pas trente six milles solutions… Je vais oublié tout ca, et continuer mon bonhomme de chemin sans plus me poser de questions. Et je vais finir ce foutu Tournoi, aussi. Comment perdre en beauté ? Je me le demande…
En attendant, je me concentre sur toute sortes de choses très variées. Et puis, j’ai trouvé de quoi m’occuper. Le rugby. Ou, pour être plus exacte, le futur match Stade Toulousain/Stade français… Il était évident pour tout le monde qu’on allait les écraser, ces… ceux-la, quoi.

***

Plus que une semaine avant le match. Claire refuse de me parler depuis que j’ai essayé de lui expliquer les règles du jeu. Elle dit que dans ces moments là, je suis dangereuse pour la santé publique. Elle a même supplié Sarah de m’aider à régler mes problèmes parce que, selon elle, c’est franchement lamentable. Elle comprend rien à rien. J’ai même plus le droit d’être enthousiaste ?

***

Plus que deux jours. Amanda m’a traité d’hystérique. Venant de la part de quelqu’un qui, en début d’année, avait hurlé en voyant Harry Potter le survivant, c’est franchement le bouquet.

Comment il est revenu dans la conversation, lui ?

***

Un jour.
Sarah m’a traité d’hystérique. Même pas qu’elle me soutient moralement dans la difficile épreuve que va être ce match vital pour cette saison. Et c’est sensée être ma meilleure amie.


Le match est cette après-midi !!! Il me presse trop ! Les autres ne veulent pas venir le regarder avec moi. Je comprend pas pourquoi. Sarah m’a demandé comment je ferais pour justifier mon hystérie après le match. Elle a rien compris. De chez rien. Ca n’a rien à voir avec Potter. Bon, elle a même pas insinué que c’était de sa faute, mais quand même.



-OOOOOOOOOUAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIS !!!!
Je bondis du canapé de la Salle sur demande et commence aussitôt une danse de la victoire absolument pas gracieuse mais qui, en l’occurrence, sert plus à exprimer ma joie qu’autre chose. En sautant dans tout les sens et en hurlant « Qui ne saute pas n’est pas Toulousain ! » ou d’autre slogans de mon bon Toulouse, je sort de la Salle sur demande. Je croise de temps en temps des gens que je salue joyeusement en les entraînant dans une danse entre la polka, la samba et le n’importe nawak avant de continuer mon chemin. Je croise Sarah et la petite rousse. Je n’ai que le temps d’entendre Sarah dire : « Tiens, ils ont gagné » que je suis déjà dans un autre couloir.
Je continue mon épopée, croise madame Maxime qui doit maintenant se demander comment sa meilleure élève peut-elle être aussi dingue. (Vous ais-je déjà dis que je suis la meilleure élève de ma promotion ? Oui ? Et ben j’en rajoute une couche !! Faut pas croire, c’est pas pour rien qu’elle a tout fait pour que je participe à ce foutu Tournoi !!)
En somme, j’ai la pêche, et mon cerveau ne peut pas penser à des choses trop développées. Ce n’est absolument pas lié à la bouteille que je me suis enfilé pendant le match.
Ah ! Potter ! Le beau Potter ! Potter ! Hou, hou !
Il me regarde bizarrement. Pourquoi ?
Je sautille gaiement. Ben qu’est-ce qu’il a ? Un balai là où il faut pas ?
Allez, je me dévoue pour l’aider ! Je le prend par le visage, l’attire à moi, l’embrasse, le relâche et commence à sauter encore une fois. Il a l’air tout choqué… C’est alors que je suis en l’air que je me rends compte soudain de ce que je viens de faire. Une demi seconde plus tard, je me retourne et le regarde, complètement effarée.
-Je… je…
Il soupire.
-Bien, miss Malfoy, nous allons aller dans mon bureau.
Merde, merde, merde. Parmi toutes les choses idiotes que j’ai fait dans ma vie, celle-là est pas loin d’être l’une des plus grosses.
Potter ne dit rien, me fait juste entrer dans son bureau sans rien dire.
Je le regarde, bien décidé à ne rien dire (pour une fois…).
-Alors ? Dit-il en s’asseyant sur le coin de son bureau.
-Alors quoi ? je demande.
-Qu’avez-vous à répondre pour justifier votre comportement ?
-Heu, en fait, c’est juste un hasard, le truc, c’est que le Stade a gagné, et vous étiez là, et…heu, en fait, vous aviez l’air mal à l’aise, et pis, la bonne humeur m’a rendu euphorique, et heu, comment dire ? En fait, c’est juste un hasard, une erreur de calcul, je veux pas dire que je vous ai confondu avec un autre, mais…Je commence à débiter d’une traite
-Ho, ho… Zen !
Je lui fais un grand sourire angélique.
-Je suppose que cet arrière goût d’alcool y est sans doute pour beaucoup, aussi…
Je lève les yeux, l’air innocent.
-Alcool ? Vous pensez ?
Il hausse un sourcil.
-En attendant, vous accumulez les coups de chance, imaginez si une personne passait par là… d’autant plus que c’est la deuxième fois, et…
-Attendez, c’est pas la même chose !
-Ha bon ?
-Ben non, la première fois, c’est vous qui avez commencé !
Il a l’air perplexe.
-Je ne pense pas, non.
-Ah si ! C’est pas mon genre de faire ce genre de truc…
-Qu’est-ce que vous venez de faire à l’instant ?
-Si j’ai pas bu avant, c’est pas mon genre d’embrasser le premier venu. Or, ce jour là, j’était aussi peu imbibé qu’un sopalin® propre. C’est de votre faute.
-Parce que c’est mon genre, d’embrasser des jeunes élèves ?
-Les stars, ca aiment jouer au bad boy…
-Non, mais vous êtes sérieuse ?
-Vous en faites pas, j’en parlerai pas, mais j’y suis pour rien.
-C’est vous qui m’avez embrassé.
-Sûrement pas.
-Bien sûr que si. C’était pas fait exprès, vous ne vous êtes pas contrôlé, et c’est tout.
-Vous vous jugez à ce point irrésistible ? Ca en est pathétique.
-La preuve, regardez ce que l’alcool vous a poussé à faire.
-J’aurais roulé une galoche au premier venu !
-C’est la première chose que vous avez faite après votre match ? Où l’avez-vous regardé ?
-Dans la salle sur Demande, mais je ne vois pas l’intérêt de…
-Et vous voudriez me faire croire que vous n’avez croisé personne entre la salle sur demande et l’endroit où nous nous sommes croisé, soit quatre étages et une bonne trentaine de couloirs plus loin ?
J’ouvre la bouche, puis la referme.
-Ca ne change rien au problème, tout est de votre faute ! Je déclare soudain, furieuse contre cet arrogant insupportable.
-Sûrement pas !
-Si !
- Non ! Reconnaissez une bonne fois pour toute que c’est vous qui m’avez embrassé, et c’est tout !
-Je ne suis absolument pas attiré par vous ! Je scande avec conviction.
-Vraiment ?
Et, soudain, je me retrouve dans ses bras, mes lèvres sur les siennes.
Vu comme ca, c’est vrai que…
La surprise passée, je commence enfin à réagir. Il passe un bras autour de ma taille, mes mains vont dans ses cheveux.
Bon, d’accord, j’avoue tout, cet homme me rend dingue tellement il est beau… Et il embrasse comme un Dieu !
Je ne saurais dire combien de temps on reste, appuyé sur son bureau, à nous embrasser comme si nos vies en dépendaient. Et soudain, il s’éloigne brusquement, les yeux écarquillés.
-C’est pas vrai, j’ai pas fait ca ! Merde ! jure-t-il doucement.
Et avant que je n’aie le temps de réagir, je me retrouve soudain à la porte de son bureau après qu’il se soit excusé.

J’ai froid.
Chapter 12 : Jalousie, quand tu nous tiens... by Poupy
Author's Notes:
Huuu... *sifflote gentiment, poste son chapitre et part en courant avant que quelqu'un ne la remarque...
Chapitre 12 : Jalousie, quand tu nous tiens…

Ca commence à virer à l’insupportable. Mme Maxime essaie de m’entraîner pour que je sois fin prête pour la troisième épreuve de ce foutu Tournoi, Sarah passe son temps à regarder Petite-rousse, et Potter passe son temps…à ne pas me regarder. Claire file le parfait amour avec Devon. Jean drague une poufssoufle de 16 ans. Bref, j’en ai marre. Tout se ligue contre moi ? Je vous jure.
Je hais les couples. Puisque c’est comme ca, je vais devenir asociale. Na !

Sarah est venu me voir, toute à l’heure. Je lui ai expliqué très calmement que j’étais devenu asociale et n’avait donc par conséquent plus d’amis. Elle m’a regardé bizarrement avant de hausser des épaules. Elle est partie en murmurant : « mais c’est qui, ce type ? ». Rien compris. C’est pas à cause de Potter. Enfin, c’est pas à cause d’un mec, quoi. Pis d’abord.

Je continue quand même à me balader dans les couloirs en roller. Je me suis déjà prise trois retenues, à cause de ça. Malgré le fait que j’ai énormément de respect pour Mme Maxime, elle commence à me gonfler sérieusement, en tout cas.
« Vous devez vous entraînez pour la troisième épreuve », « La championne de BeauxBatons doit faire bonne impression », « Vous représentez l’école, cessez vos turpitudes ». Elle est en mode faisons-chier-le-monde, oui !

J’adopte désormais la technique : « j’écoute d’une oreille en cour ». Ca marche quand même, remarque. Il faut juste que j’évite de me faire remarquer en cour.
-Miss Malfoy ? Pourrais-je avoir l’honneur de savoir au nom de quoi vous vous dispensez d’écouter mon cour ?

D’accord, j’ai rien dis.
Je me redresse, prend une mine contrite et lève de grands yeux innocents vers Potter qui me regarde, sourcils froncés.
-Je suis désolé, professeur.
-Ce que je constate, c’est que votre attention a énormément baissé, ces derniers temps. Vous resterez à la fin du cour.
Je sens mon sourire angélique se figer. Il en a d’autre, des idées débiles, comme ça ?
Manque de chance, Sarah voit ma réaction. Elle fronce des sourcils, l’air perplexe. J’adopte aussitôt l’air « ben ça, c’est pas de chance, zut » catégorie un peu indifférent, mais je sens bien que c’est trop tard. Maintenant, elle va me scruter…
J’attends la fin du cour avec appréhension. Mélangé à une sorte d’excitation. Non, j’ai rien dis, oubliez. Bref, voilà.

Je commence à ranger mes affaires et sort tranquillement dans l’espoir que Potter m’ait oublié…
-Miss Malfoy !
Mon cœur fait un bond, je sursaute violemment.
-Heu… Oui ?
Je me retourne, avec mon plus parfait air « j’y suis pour rien, c’est pas moi, c’est l’autre ! ».
-Je souhait vous parler.
Est-ce…vraiment nécessaire ?
-Heu…
Si vous y tenez vraiment de chez vraiment, ben, heu… Ouais, quoi.
-J’ai put constater une baisse d’attention de votre part. Mes collègues m’ont apprit que cet constatation était aussi valable dans leur cour. Heureusement, cela n’affecte pas vos notes. Mais l’ensemble du corps professorale n’apprécie que peu cette attitude, et votre directrice semble exaspérée par votre conduite. Aussi, nous avons décidé d’un commun accord de vous en parler.
-Vous êtes en train de me dire que Mme Maxime, paniquée de voir que je n’écoutait pas religieusement les cours, a décidé de faire en sorte que l’on m’en parle pour que je sois une gentille élève bien sérieuse qui représente bien sagement BeauxBatons, et qu’ils vous ont bazardé pour cette lourde tache, estimant peut-être que votre ancien statut de champion du Tournois des Trois Sorciers, vous aiderez à me faire revenir à la raison ?
-Ce n’est absolument pas ce que je viens de dire ! proteste Potter, un peu dépité.
-Si, faut savoir lire entre les lignes.
-Mais… Heu… Comment dire… Nous trouvons dommage qu’une élève aussi intelligente que vous n’exploite pas jusqu’au bout son extraordinaire potentiel et…
-La basse flatterie, maintenant ?
-Miss Malfoy ! Vous allez un peu trop loin !
Je grimace légèrement.
-Excusez moi, je dis enfin.
-Très bien. Allez vous me dire pourquoi vous manifestez si peu d’intérêt pour nos cours ?
-C’est juste que je suis perturbé par un événement extérieur.
-Le Tournoi ?
-Non, autre chose qui n’a rien à voir.
Il semble réfléchir, perplexe.
-Serait-ce… demande-t-il en rougissant.
Je hausse un sourcil.
-Ce n’est pas à propos de ces incidents qui…
-Professeur, je ne pense pas que ma vie privée vous regarde, je déclare froidement, bien décidé à lui clouer le bec pour une fois.
Il rougit complètement. C’est mignon.
-Je peux y aller ? je demande calmement.
Il me regarde, l’air en colère.
-Oui, grogne-t-il enfin.
Je le regarde, perplexe. Qu’est-ce qu’il lui prend ?
Je quitte la salle, un peu désorientée. Sarah m’attend devant.
-Alors ? Qu’est-ce qu’il te voulait ?
-Il voulait juste savoir pourquoi je suis plus en cour.
-Et qu’est-ce que tu as répondus ? demande-t-elle, amusée.
-Que je n’avais tout simplement pas envie de suivre.
-Il a aimé ?
-Non, pas vraiment.
Bon, d’accord, je n’ai pas vraiment dit la vérité à Sarah. Mais pour cela, il aurait fallut que je lui explique que j’ai embrassé Potter, que ça m’a mit dans un état pas possible, que depuis, je me sens une âme de midinette, et que je crève d’envie de lui sauter dessus. Or… Je ne m’en sens pas capable.



Ce matin-là, je me suis levé comme d’habitude. Je me suis habillé comme d’habitude (en dormant). J’ai suivi, ahurie, Sarah jusqu’à la grande salle comme d’habitude. Je me suis assise à une place quelconque comme d’habitude, et j’ai comaté comme d’habitude. Et puis… J’ai violemment sursauté (en renversant la tasse de Claire) en hurlant « QUOI ???? » pas du tout comme d’habitude. C’étais honteux… Ecœurant… Potter serrait dans ses bras l’auror aux cheveux roses ! Pis d’abord, qu’est-ce qu’elle fichait là, elle ? C’était pas le jour de l’épreuve ! Strictement rien à fiche là ! Surtout pour serrer dans ses bras mon…professeur !! Eeeeeerk !!! Y a des hôtels pour faire ca ! Tout le monde n’a pas envie de voir ca dès le matin, eeeuh !
-Marie ? Ca va ? demande Claire, perplexe.
Je la regarde, un air d’hallucinée sur le visage.
-Oui, je vais bien ! Oui, je vais très bien ! Ca se voit pas ? Je pète la forme, et j’aime tout le monde ! Et j’ai plus faim !
-Mais t’as rien mangé !
A coté de moi, Sarah jette un œil sur ce que je fixais auparavant, avant de me lancer un regard soupçonneux. Pour lui échapper, je me lève rapidement et fuit dans les couloirs de Poudlard.

Eeeeek. Rien que d’y penser… Pourquoi les gens se sentent toujours obligé de nous montrer ce que l’on ne veut pas voir ? C’était d’une rare indécence ! Je m’imaginais soudain jusqu’à où ils auraient put aller. Si ils se serrent dans les bras, c’est qu’ils s’aiment, si ils s’aiment, c’est qu’ils se sont embrassé. Si ils se sont embrassés, ils ont peut-être… EEEK !!! Une image vient soudain de me passer devant les yeux et honnêtement… Non, elle lui va pas du tout. En plus, je suis sûre qu’elle a des varices. Na. Et puis, en plus, il m’a embrassé. Et il était peut-être déjà avec elle. Quel sale porc !!! Je continue à marcher en maugréant quand je rentre soudain dans quelqu’un. Je lève la tête et…
-Encore vous ? Non, mais vous le faîte exprès, ou quoi ? Vous me suivez ?
-A moins que cela ne soit vous, se défend Potter.
-C’est ca, ouais. Allez retrouver votre touffe de poils roses et fichez moi la paix !
Potter écarquille soudain les yeux.
-Quoi ? je demande, mal à l’aise.
-Vous… Vous êtes jalouse ?
-Quoi ? Mais pas du tout ! Lâchez-moi les rollers, sale porc ! Vous avez pas honte ? Sortir avec cette fille ?
-Je suis libre de tout engagement, à ce que je sache !
-M’embrassez en sortant avec cette fille ?
-Je ne vois même pas pourquoi nous avons cette discussion puisque je ne sort pas avec Tonks !
-Quoi ?
-Jamais je sortirais avec elle ! Elle va se marier ! Avec un excellent ami !
Je le regarde, médusé.
-Alors elle a peut-être pas de varices, finalement, je murmure.
Potter me regarde avec un sourire jusqu’aux oreilles.
-Vous êtes jalouse !
-Noon ! Vous hallucinez ! J’avais juste pitié de cette pauvre fille !
Il sourit encore plus.
-Et arrêtez de sourire !
-Non, ca me rassure de savoir que je ne suis pas le seul.
-Hein ? je demande en arborant air très peu intelligent.
Il rougit soudain.
-Non, c’est juste que lorsque vous m’avez dit que vous étiez perturbé par quelque chose qui ne me regardait pas, j’ai cru que…
-Vous étiez jaloux ?
-Heu…
-D’un type qui n’existe pas ?
-C’est vrai ? demande-t-il.
-Vous aviez peur que je sorte avec un autre type que vous ?
-Pourquoi ais-je dis ca, déjà ? se demande-t-il l’air désespéré.
-Pour me rassurer. Vous êtes jaloux ? Vous m’avez flanqué à la porte après m’avoir embrasser et vous êtes jaloux ?
-Je suis professeur !
Je le regarde, quelque secondes.
-J’hallucine.
Puis je m’en vais.
Chapter 13 : petits jeux by Poupy
Author's Notes:
Mais non, ca fait pas longtemps que j'ai publiépour la dernière fois... Je vous jure...
Chapitre 13 : Petits jeux

Encore une fois, le temps passe à folle vitesse. Potter et moi jouons désormais à un nouveau jeu. Ca s’appelle le « je te regarde pendant que toi non », et le but, c’est de ne pas se faire repérer par l’autre. Le truc qui est cool, c’est que Potter est nul. Le truc qui est moins cool, c’est que je le suis aussi. Mais il est très beau. Et puis…voilà.
La troisième épreuve avance d’ailleurs à grand pas. C’est pour…dans trois semaines. Chic. Youpi ya. Wa, que je suis heureuse, hein. C’est pas crédible ? Vi, je m’en doutais un peu.
En plus, ca veut dire qu’on va quitter Poudlard. Et mine de rien, on s’y est un peu attaché… Et les repas sont délicieux. La preuve, cette magnifique île flottante à la noix de coco que je viens de manger.
-Marie ! Ben qu’est-ce que tu fiches là ? me demande soudain Clio en apparaissant brusquement devant mes yeux.
-Ben… Je mange…
-On avait rendez vous sur le terrain de quidditch pour apprendre la troisième épreuve !
-Ah bon.
-Le professeur Potter m’a dit qu’il attendrait là bas, le temps qu’on te trouve pour te dire d’y aller.
Je m’étouffe soudain, mon verre d’eau à la main.
-Potter ? je gémis lamentablement, avant de me lever, complètement paniqué sans que personne n’ait eu le temps de me répondre.

Je m’avance sur le terrain, complètement recouvert de haies m’arrivant à la taille qui partent dans tous les sens. Potter m’attend, de dos.
-Hum… Professeur ?
Il se retourne.
-Miss Malfoy, je vous attendais. En voyant tout ceci, pouvait devienr le contenu de votre prochaine épreuve ?
Je jette un coup d’œil : des mètres et des mètres de haies formant des chemins tortueux.
-Un labyrinthe ?
-Exactement. L’épreuve consistera à vous dirigé vers le centre du labyrinthe en affrontant les diverses créatures qui y seront réunies. Bien, maintenant, je n’ai plus rien à vous dire à ce sujet, nous pouvons rentrer.
Et il s’empresse aussitôt de se diriger vers le château. Je cours un peu pour le rattraper.
-Je ne pensais pas que le grand Harry Potter serait lâche.
Il se retourne aussi sec, outré. Je fais un large sourire.
-Je ne suis pas lâche !
-Vous me fuyez.
-Parce que pas vous, peut-être ?
-J’ai l’air de vous fuir, là ?
-Si c’était moi qui vous poursuivais, vous fuiriez à toutes jambes !
Je ne dis rien avant d’avouer :
-Peut-être.
-Suis, on te fuit. Fuis, on te suit.
Je ris, amusé.
-C’est un peu ca, oui.
On marche côte à côte, sans rien dire, la nuit tombante nous environnant.
-N’empêche, vous vus êtes pas foulé, pour les épreuves.
-Quoi ?
-Ben, ca ressemble quand même pas mal à celles du tournois précédent : première épreuve, on doit affronter une grosse bestiole pour récupérer un indice pour la deuxième épreuve où il faut aller chercher une personne à qui on tient en traversant un milieu dangereux et inhabituel, troisième épreuve, ben…c’est exactement la même. Vous ne vous êtes pas foulé pour trouver les épreuves.
-Je n’étais pas encore professeur quand elles ont été choisies ! se défend-il.
-Ouais, c’est ce qu’on dit… je me moque en passant la grande porte.
Alors que l’on entre dans le hall, Potter sursaute soudain.
-Quoi ?
-Je vous ai fait dépasser l’heure du couvre-feu !
-Vous n’aurez qu’à dire que c’était pour le Tournoi.
Mais il me montre alors la porte de la grande salle et…Rita Skeeter, nous tournant le dos.
-Si elle nous voit ensemble après le couvre-feu, je ne sais pas ce qu’elle va s’imaginer !
-Pourquoi ? Elle aurait totalement tord ?
Il rougit soudain.
-C’est petit, ca.
Il m’attrape par un bras brusquement et se précipite dans un couloir.
Pendant cinq minutes, on court dans les couloirs poudlardiens, avant de s’arrêter.
-Pfff, vous courez vite, je souffle.
-Je ne tiens pas à ce que Rita Skeeter dévoile ma vie privé, c’est tout.
-Parce que je fais partie de votre vie privé, maintenant ?
Il rougit, avant de ma lancer un regard.
-Ca dépend.
-Je croyais que vous étiez professeur…
-Vous ne serez plus élève à la fin de l’année.
Je le regarde sans rien dire quand on entend le claquement de talons sur la pierre. Aussitôt, Potter m’attrape par le bras, va dans un petit couloir et nous met derrière une statue, nous recouvrant de sa cape. Le claquement de talons se rapproche, on retient notre respiration. Cachés dans l’ombre de la statue, on ne peut quasiment pas nous voir. Je lève la tête, Potter écoute attentivement, tête penchée. Une mèche de cheveux lui tombe devant les yeux. Je me mords la lèvre, je meurs d’envie de la lui remettre derrière l’oreille. Les claquements de talons partent, Potter baisse la tête vers moi (quelle idée d’être aussi petite !).Je cède à mon envie et lui remet doucement sa mèche en place.

Cinq minutes plus tard, je repars vers l’extérieur doucement, les cheveux dans tout les sens. Il adore mes cheveux.
Evidemment, Sarah m’attend de pied ferme sur mon lit. Ca sert à rien de lutter, je m’assieds, jette un sort de Silence et lui raconte tout.
Chapter 14 : La troisième épreuve by Poupy
Author's Notes:
Huuu... Nous approchons de la fin... Plus qu'un chapitre, mes amis!
Chapitre 14 : Troisième épreuve

Bon, ben j’y suis. Après…quelques révisions de mes sortilèges, je suis arrivé au jour de la Troisième épreuve. Je suis terrifié. Sur quoi je vais tomber, cette fois ? En plus, ca fait trois semaines que je n’ai pas parlé à Potter. Je n’ose pas vraiment. Et je vais mourir, bouffée par une goule. Ou je ne sais trop quelle bestiole que ces fous furieux auront mis dans ce labyrinthe. Et je déteste cette saloperie de tente réservée aux champions. Je sens que je vais craquer. J’ai vraiment peur. Les poursuites nocturnes dans BeauxBatons avec les surveillants ne sont rien comparées à ca. Je ne fais que m’agiter, bouger dans tout les sens. Je ne peux pas, je n’en suis pas capable. Face à un épouvantard, ca sert à rien d’avoir des vannes. Sarah m’a fait remarquer que je trouvais des bestioles plus effrayantes que des mangemorts. Ce à quoi j’ai répondu : « Et alors ? Ca te défrise ? ». Je suis pas courageuse, au fond. Je sais juste quand je peux gagner. Et là... Je ne sais pas du tout !!! J’ai peur, quoi.
-Psssiiiiiiiiiiit…
Je sursaute violemment. Potter surgit devant moi.
-Marie !
-Potter ?
- Appelle-moi Harry.
Je le regarde, ébahie.
-Potter ? Mais qu’est-ce que tu fous ici ?
-Ben je suis venu t’encourager !
-Ho. C’est gentil.
-Ca te fait pas plaisir ?
-Si, mais… Je suis stressé.
-Angoissée ?
-Morte de trouille.
Et soudain, je fonds en larmes dans ses bras.
-Je ne veux pas y aller !
- Calme-toi, tout va très bien se passer.
-Qu’est-ce que tu en sais ?
-Ben sinon, tu pourrais pas venir gâcher ma vie.
-Gâcher ta vie ? Non, mais tu veux rire ? Je resterai en France, oui ! Et je regarderai le Stade Toulousain pendant que tu t’abrutiras devant du quidditch !
-Hey… Mais ce serait le plus beau gaspillage de toute ma vie…
-Imbécile. Faut que j’y aille. Je veux pas y aller.
-Vas-y, tu vas très bien t’en sortir.
Et il me pousse gentiment vers le centre de la tente. Clio et Pieter attendent aussi, nerveux. J’entend dehors la voix du présentateur décrivant l’épreuve.
-ET PLACE AUX…CHAMPIONS !!!!!

Ca fait cinq minutes que je viens d’entrer dans ce foutu labyrinthe. Ayant décidé que je n’avais aucune intention de gagner, je marche un peu au pif. Je rencontre plusieurs bestioles diverses, mais je m’en débarrasse rapidement, ou alors, je choisis de prendre un détour. Je tombe soudain face à une énorme bestiole, genre phacochère, avec une carapace. Je sais pas ce que c’est mais j’aimerait énormément qu’elle ne m’approche pas. Je recule un peu, surprise. Je lui lance plusieurs sorts mais ils rebondissent sur la carapace. Elle s’avance vers moi. Marie, réfléchit. Réfléchit. Les sorts rebondissent sur sa carapace ? Cherchons un endroit sans carapace, alors. Heu… Je la regarde, cherchant sa faille. Les yeux ? Heu, non. Le cou ? Non, plus. Je passe près de cinq minutes à chercher avant de voir une espèce de truc vert pale pouvant s’apparenter à de la peau. Problème, de toute évidence, sa faille se trouve être son ventre. Deuxième problème, son ventre est face au sol, et je n’ai absolument pas envie de m’approcher assez de ce truc pour me retrouver sous son ventre. Je fais quoi ? La bête continue à avancer en grognant, menaçante. Je hurle soudain « Floraparecio ! » en pointant ma baguette sous le museau de la bête. Et soudain, un bosquet gigantesque apparaît sous la bête qui, prise au dépourvue se soulève un peu avant de tomber en arrière dans un grognement énorme. Je fais disparaître le bosquet aussitôt et lance le plus de sorts possible sur le ventre de la bête. Je m’avance un peu, mes sorts ont l’air d’avoir fait effet. Je cours vite, passant à côté d’elle et m’enfuit le plus rapidement possible, ne cessant de courir que lorsque la bête ne se voit plus derrière moi. Je tourne à un croisement de haies et sursaute violemment. Face à moi se trouve mon père, vêtue d’une longue robe noire.
-Papa ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?
Il sourit lentement avant de porter à son visage un masque. De mangemort.
-Papa ?
Il se retourne, et j’aperçois ma mère, par terre, en pleurs.
Je commence à pleurer. Ce n’est pas vrai. Je sais que ce n’est pas vrai.
-Tu n’es pas ma fille. Tu n’es pas digne d’être ma fille. Ton sang est souillé par celui, impur de ta mère.
J’essaie de retenir mes sanglots. Ce n’est pas vrai, c’est une épreuve. Une épreuve du Tournoi. C’est un épouvantard. Un simple épouvantard.
-Ri…dikulus… je marmonne en sanglotant.
Soudain, mon père et ma mère disparaissent pour faire place à un ours géant.
-Riddikulus !
Soudain, la tête de l’ours tombe à terre, comme si elle s’était décousue. Je me retourne, ébahie, et fait face à Pieter qui me regarde, inquiet.
-Ca va ?
-Moyen, j’avoue en essuyant mes larmes.
Il me tend du chocolat Honeydukes.
-T’en as toujours sur toi ?
-Oui, c’est ma drrrrogue perrrrso, avoue-t-il en riant.
-Merci.
-C’est tout naturrrrel, Marrrrie.
Je lui souris, gênée qu’il m’ait vu aussi paniquée. Puis je repars dans une direction au pif. Je n’arrive pas à croire que je n’ai pas été capable de me défendre face à un simple épouvantard. Perturbée, je continue à marcher dans le labyrinthe. Maintenant, en tout cas, je suis de mauvaise humeur. Je tombe parfois sur des sales bestioles agressives. M’en fiche, je suis plus agressive qu’elles et je les envoie jerter proprement. Au final, j’arrive à un croisement. C’est alors que j’entend à côté deux personnes parler. Je m’approche et je vois Clio face à…un sphinx ! Jure ! J’aurais jamais cru en voir un un jour !
-Ce que fait l’oiseau est mon premier. Mon second est à la fois article de la langue et un nombre. Mon troisième est la fin de tout ce qui est vivant. Mon tout est un mot que tu ne prononces jamais.
Clio commence aussitôt à réfléchir.
Un mot qu’elle ne prononce jamais ? Qu’est-ce que ca peut bien être ? Réfléchissons. L’oiseau ? Que fait-il ? Il mange, il dort, il baise, il vole, il… Il vole. C’est caractéristique d’un oiseau, ca, non ? Il chante aussi, mais honnêtement des mots qui commencent par chante, heu…
-Vole, murmure Clio.
De toute évidence, elle est arrivée à la même conclusion que moi.
Après, un article de la langue et un nombre. Un article de la langue et un nombre. Un… Ho. J’ai une idée. C’est vicieux. Qu’il est méchant. C’est mesquin. Remarque, c’est un mot que personne ne dit. Un article et un nombre : de. Et en trois, la fin de tout ce qui est vivant : la mort.
-Voldemort, je dis.
Clio sursaute et me remarque, surprise.
-Quoi ?
-La réponse, c’est Voldemort. L’oiseau vole. « De/Deux » est un article de la langue et un nombre. Et la fin de tout ce qui est vivant, c’est la mort. Donc…
-Volde…demort ? demande Clio. La réponse, c’est Voldemort ?
Le sphinx s’encline devant elle avant de partir en volant.
-Je n’aurais jamais cru que ca pourrait être ca, la réponse.
-Tu sais que tu l’as dis ?
-De quoi ?
-Tu as dit : Voldemort. Sans bégayer, en plus, la deuxième fois.
-Ah ouais, c’est vrai. C’est petit, comme énigme, ca.
Je ris un peu.
-En attendant, j’en ai peu marre de me balader toute seule dans ce labyrinthe tout seule. On finit à deux ? me propose Clio.
-T’es sérieuse ? je lui demande, ébahie.
Elle me regarde en faisant la moue.
-Le pire, c’est que je suis très sérieuse.
-Bon, ben d’accord.

En conclusion, à deux, on est très efficace. Ca devient carrément une partie de plaisir. C’est donc en discutant que l’on parvient à un espace de cinq mètres sur cinq avec, en plein milieu, la coupe des Trois Sorciers.
-Ho, dit-on, Clio et moi.
Et là, on se retourne en même temps, attirées par un bruit énorme. A savoir, un scroutt à pétard fonçant sur Pieter lui balançant pleins de sorts.
-Impedimenta ! crie-t-on, Clio et moi.
Le scroutt semble définitivement explosé. Pieter en profite pour nous rejoindre.
-Qu’est-ce qu’on fait ?
-Pour quoi ? je lui demande, les yeux ronds.
Il nous montre alors la coupe de cristal.
-Merde, j’avais oublié. Bah, choisissez entre vous, mois, je suis là parce que Pieter m’a aidé.
-Le plus logique, fait remarquer Clio, ce serait que Pieter la prenne puisque Marie m’a aidé à trouver l’énigme et qu’on est venu jusqu’ici à deux, c’était plus facile.
-Ah non, sans vous, je n’aurrrrais pas pu avoirrr les indices pourrr la seconde éprrrreuve et obtenirrr des points, et j’aurrrrais pas su non plus pourrrr la harrrrpie. Et puis, vous m’avez aidé pendant la seconde éprreuve. Vous la mérrritez autant que moi.
-Qu’est-ce qu’on fait, alors ?
-Vous allez rire, mais j’ai encore une idée, je dis.
-Quoi ?
-Ben… Aucun de nous ne veut prendre la coupe parce qu’il estime que les autres la méritent tout autant, c’est ca ?
-Exactement.
-Ben, à la limite… On peut…gagner tout les trois ?
-De quoi ?
-Pas de gagnant ?
-Non, pas de perdants. On prend la coupe à trois. On donne une bonne leçon à nos directeurs respectifs en leur montrant ce que c’est vraiment qu’une collaboration internationale, on fait la une, tout le monde se dit : « cool ! Ca, c’est de l’union », et tout le monde est heureux sauf les rabat-joies… Que du bonheur, non ?
-Vu comme ca, je vois pas les inconvénients.
-Hey ! C’est qu’y en a pas !
-Bon, vendu !
-Mais, heu, comment on prrend la coupe ?
-Heu…

C’est sous le flash du photographe de la Gazette que nous arrivâmes face au public, Pieter et Clio tenant chacun une anse, et moi tenant le bas. Pourquoi, parce que comme ca, ils pourraient lever leurs bras, la base de la coupe étant plus basse que les anses, j’arriverais encore à toucher la coupe (quelle idée d’être aussi grand, franchement !). Il fallut un peu de temps pour que les gens comprennent que l’on avait décidé d’un commun accord que nous avions tout les trois gagné. Pieter et Clio se lancèrent un long regard, presque aussi long que celui que j’échangeais avec Potter. Oui, on pouvait le dire, nous avions tout trois gagné.
Chapter 15 : Et tout est bien by Poupy
Author's Notes:
Et voici la fin de cette fic... A la revoyure, jeunes gens!
Chapitre 15 : et tout est bien…

Ca y est. Le dernier jour, la dernière heure avant que l’on ne reparte à BeauxBatons. Je ne suis plus élève de Poudlard !!! Dans les couloirs, je laisse Sarah et Petite-rouquine et je pars à la recherche de mon beau brun. Que j’aperçois.
-Potter !
Il se retourne et sourit.
-Marie ?
Je cours et saute dans ses bras, enroulant mes jambes autour de sa taille avant de l’embrasser.
-Ca y est, je suis plus ton élève !
-Hum, alors j’ai confirmation de ce que je pensais déjà.
-Quoi ?
-Ce n’était pas l’attrait de l’interdit !
-Tais-toi ! je lui dis avant de le faire taire.
-Mais qu’est-ce que tu vas faire ? demande-t-il, trente secondes après.
-Passer mon été en France. Et puis venir à mon stage dans votre département de l’Intégration des êtres magiques en travaillant en même temps mon diplôme de Science Politiques moldu.
-Tu viens ici ? Pour combien de temps ?
-J’ai un contrat de deux ans…
-C’est génial ! Mais…on a un Département de l’Intégration des êtres magiques ?
-Inculte !
-Bon, et après ?
-Après, ca dépend…
-De quoi ?
-T’aimerai savoir ?



Six ans plus tard

Assise sur une chaise en jouant avec Rose, la fille d’Hermione et de Ron, je discute tranquillement avec Madame Weasley. Je jette un coup d’œil sur Harry qui parle avec Ron.
Du temps s’est passé depuis ma septième année. Pendant les deux ans que j’ai passés en Grande-Bretagne au Département de l’Intégration, on a approfondi notre relation. Il m’a présenté à ses amis. Ron a d’ailleurs eu du mal à m’accepter parce que je prenais la place de sa sœur. Mais il a appris à m’apprécier. Il m’en a quand même un peu voulu quand, énervé, je lui ai fait pousser des oreilles d’ânes. Mais ca lui a passé. Puis je suis retourné en France pour travailler au Département des Affaires Etrangères. Bien sûr, plus d’une fois par semaine, Harry et mois nous retrouvions, tour à tour en France, tour à tour en Grande-Bretagne. Puis, il y a un an, j’ai été nommé déléguée au Royaume-Unis et je suis venu rejoindre Harry qui a fait une petite place dans sa maison londonienne à la nouvelle diplomate française à l’ambassade au Royaume-Unis magique. Et je me retrouvais maintenant dans ces si charmantes réunions de famille avec entre autre toute la fratrie Weasley qui, comme aujourd’hui, organisait un match de quidditch.
-Il nous manque un attrapeur, me crie Ron. Tu t’en charges, Marie ?
Je sursaute violemment.
-Non, mais t’as fumé quoi, avant de venir ? J’ai jamais joué au quidditch de toute ma vie !
-Il faut une première à tout !
-Je suis pas monté sur un balai depuis douze ans !
-Ha, ca, c’est problématique, fit remarquer Bill.
-Bah, c’est comme le vélo, ca s’oublie jamais.
-Non, hors de question.
-S’il te plaaaaaaaaît…
-Non.
Harry vînt à sa rescousse.
-S’il te plaaaaaaaaaaaît…
-Ca, c’est déloyal.
Je n’ai pour seule réponse que deux paires d’yeux de chien battu.
-Et Rose ? Si elle jouait ?
-Marie ! s’indigne Hermione, elle a deux ans !!!!
-Bon, d’accord, ce n’est pas une bonne idée.
-T’en fais pas, je vais tout te réexpliquer, me dit Harry.
Il me tend un balai en me faisant un sourire adorable avant de m’embrasser doucement. Impossible de résister. J’empoigne l’objet.
Après un quart d’heure, j’arrive à voler correctement, mais on voit bien mon manque de motivation.
-En plus, c’est toi l’autre attrapeur, c’est totalement injuste, j’ai aucune chance…
-Mais si, me dit Ron très convaincu avant de s’éloigner en rigolant.
-Hey ! Marie !
Je me retourne, c’est Hermione.
-Utilise des arguments…féminins…
Son idée fait son chemin dans ma tête.
Le match commence, dans une ambiance bon enfant. Le temps passe, les points aussi. Dès le début, j’adopte la seule technique qui soit valable dans mon cas. Je colle au cul (charmant, au demeurant) de mon cher et tendre. Je ne sais trop combien de temps passe avant que soudain, je n’aperçoive le vif d’or. Manque de chance, Potter aussi. On démarre au quart de tour. Je le sens qui arrive juste à côté de moi.
-Tu sais que je t’aime, chérie ? me dit-il.
-C’est charmant, je réponds sans quitter le vif des yeux.
-Tu pourrais me regarder ! s’offusque-t-il.
-Tsss… Comme si tu pouvais m’avoir aussi facilement. Au fait, tant que j’y pense, avant que tu ne te mettes à vraiment sprinter, tu vas être papa.
Et aussitôt, je me plaque un peu plus au balai pour donner une dernière impulsion et tend le bras. Cinq secondes plus tard, j’ai attrapé la petite balle dorée.
-YES !!!!
Je regarde derrière moi, Harry s’est figé sur son balai, n’avançant plus, ne bougeant même plus.
Tout le monde me regarde, surpris.
-Tu l’as eu ?
J’acquiesce, fière.
-YEEEES !!!! hurle à son tour Hermione (vraiment pas digne, pour une directrice du département de l’éducation), dans la même équipe que moi. ON A GAGNE !!!!

Cinq minutes plus tard, Harry se décide enfin à bouger et à arrêter de fixer le vide d’un air léthargique. Et soudain, il se penche sur son balai et fait le piqué de sa vie pour s’arrêter juste devant moi.
-T’étais sérieuse ?
-Bien sur !
-Mais comment ?
-Heu, Potter, à ton âge, si tu ne sais pas comment on fait les bébés, c’est qu’il y a un problème…
Il me regarde ébahi avant de me prendre soudain dans ses bras pour m’embrasser. Et je lis dans ses yeux tout le bonheur qu’il nous reste à vivre alors qu’autour de nous, les gens commencent à s’exclamer après notre révélation.
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