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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


L'amour n'est pas toujours éternel par noix de coco

[16 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Nouveau One-Shot, un peu sombre à la fin mais pas dramatique pour autant.

Un texte où l'on découvre que suivre son instinct et ses sentiments n'est pas toujours une bonne idée.
L’AMOUR N’EST PAS TOUJOURS ETERNEL


Le jeune homme avançait rapidement dans les couloirs froids et isolés de Poudlard. Les murs gris étaient ceux des cachots. Quiconque se serait aventuré dans ces parties oubliées du château se serait perdu mais lui savait où il allait. Il savait ce qu’il devait faire.

A un moment il s’arrêta net devant une embouchure. Mais il ne prit qu’un instant de répit, peut-être pour se concentrer, tâcher de ne pas faire d’âneries. Il savait qu’il n’aurait qu’une chance. Une seule et unique chance et il pourrait peut-être la convaincre de ses sentiments. Sans cela, il devrait s’excuser et trouver des excuses, ce n’était pas son fort.
Severus avait peur au fond de lui mais il voulait se convaincre que tout se passerait bien. Il ne devait pas y avoir d’ennuis, il savait exactement ce qu’il avait à faire.

Il tomba nez à nez avec une armure envoûtée qui faisait les cents pas devant une vieille porte à moitié écroulée. Celle-ci ne paraissait pas très enjouée à l’idée de le laisser passer mais il savait ce qu’il devait faire. Tout lui apparaissait tellement simple en cette nuit froide d’hiver. Avec un grand sourire, il s’avança vers elle mais l’armure étendit sa hache et son épée dans sa direction dans un affreux grincement de tôle froissée. Une voix rocailleuse sortit du heaume.
« Jeune homme, vous n’avez rien à faire ici, en cette partie oubliée de Poudlard. Saviez-vous d’ailleurs que pendant un temps celle-ci a fait partie des lieux interdits de Poudlard, au même titre que la Forêt interdite ? Cependant elle a été oubliée et l’interdiction avec elle, aussi je me demande bien ce que vous pouvez faire ici, surtout de nuit, vous et la jeune demoiselle qui m’a demandé le passage il y a une heure de cela. »
Dans un sourire complice, il ajouta rapidement, comme s’il avait honte d’en parler, « Si c’est un rendez-vous amoureux, il y a mieux jeune homme. »

Severus sourit, ainsi elle était bien ici. Il ne s’était pas trompé alors. Il sortit lentement une petite fiole de dessous sa cape et s’approcha de la carcasse de fer.

« Si vous acceptiez de me laisser passer, je pourrais graisser vos plaques et vous pourriez vous mouvoir plus facilement. Mais bien sûr, il me faut tout d’abord votre promesse de me laisser rejoindre mon amie sans pour autant que vous ne préveniez le directeur. »

La statue porta la main à sa bouche en un semblant de réflexion et accepta d’un hochement de tête. Alors le jeune homme avança, répandit de l’huile sur toutes les plaques et l’impressionnante armure se poussa sur le côté, laissant suffisamment de place à Rogue pour passer au milieu des planches vermoulues de ce qui avait été une porte solide bien des années auparavant.

Lentement il entra dans les anciens cachots. La pièce était immense et un froid polaire pénétrait par les fenêtres grillagées et les vitraux brisés. Il avança précautionneusement, faisant attention à ne pas glisser sur du guano et les pelotes de déjection qui traînaient sur le sol encombré d’objets en tous genre. Au milieu de tout ce fatras, il remarqua même les restes d’une baguette magique. La pièce semblait avoir été le théâtre d’une bataille, en vue des tables brisées, des tabourets renversés, des vitraux brisés et des restes d’objets trop longs à citer. Mais tout cela ne l’intéressait pas le moins du monde. Tout ce à quoi il aspirait tenait dans la petite forme assise au fond, sur un gradin de pierre qui avait du servir à montrer les potions apprises aux élèves. Avec un grognement, il enleva la fiente qui venait de choir sur son épaule et maudit la chouette qui nichait sur une vieille poutre moisie.

Il resta là à quelques mètres d’elle et patienta, espérant qu’elle se retourne. Il la voyait et devinait qu’elle pleurait aux soubresauts qui animaient ses épaules et aux petits reniflements qu’il percevait. Il sentit qu’il pouvait s’approcher, ce qu’il fit doucement et posa une main sur son épaule. Elle sursauta mais ne se déroba pas à sa poigne. Lentement, elle se leva et il la prit dans ses bras maigres. Habituellement il aurait été gêné de voir ses larmes mais là, il ne ressentait rien. Il savait juste qu’elle avait besoin de quelqu’un et qu’il ferait l’affaire aussi bien qu’un autre. Il ne savait pas pourquoi elle pleurait et il s’en moquait un peu d’ailleurs.

Il resserra ses bras autour d’elle et la plaqua contre lui. Il sentait qu’elle avait froid, des tremblements secouaient son corps. Il l’enveloppa dans les pans de sa longue cape noire doublée de laine et de flanelle dans son intérieur. Tout de suite elle se sentit mieux, apaisée. En un geste d’une grande douceur dont il ne se sentait même pas capable, il leva le bras vers elle et lui caressa la tête pendant ce qu’il lui parût une éternité.

Ses longs cheveux roux étaient doux et s’accrochaient à ses doigts râpeux. Il appuya sa tête à son épaule afin de mieux la sentir. Depuis qu’il la côtoyait, c'est-à-dire depuis leur plus tendre enfance, il lui avait toujours connu cette odeur de cannelle dans les cheveux. Et il aimait ça.
Ca lui rappelait les petits gâteaux que sa grand-mère paternelle faisait quand il était un petit gamin heureux de vivre. Son bonheur n’avait pas duré très longtemps puisque la vieille femme était morte le jour de ses cinq ans. Il en avait été tout choqué quand bien des années plus tard, il avait appris qu’elle était décédée en lui faisant ses petits gâteaux. Son père n’avait pas manqué de l’accuser de la mort de la brave femme et depuis ce jour il n’avait jamais pu à nouveau manger quoi que ce soit contenant de la cannelle. Seule cette odeur dans les cheveux de Lily lui plaisait.
Peut-être parce qu’elle était liée à cette enfance, le seul moment où il se sentait heureux étant lorsqu’ils jouaient dans le parc à la balançoire avec elle, et son horrible moldue de soeur.

Mais ça, c’était avant qu’il ne lui avoue qu’elle était une sorcière. Et c’était encore avant que Pétunia ne le traite de fou et qu’elles ne s’éloignent de lui.
Malgré tout, quelques années plus tard, en mûrissant, elle était revenue à ses côtés car elle sentait en lui la magie, tout comme il la sentait en elle.

Et il lui avait expliqué ce qui allait se passer le jour de ses onze ans et l’amitié était née entre eux.

Lily était douce et attentionnée.

Lily était une acharnée du travail, tout comme lui.

Lily aimait les Potions, d’ailleurs elle s’était révélée très douée ; les Potions, c’était sa matière préférée à lui.

Lily, c’était surtout son amour de jeunesse, celle qui avait su le calmer et le rassurer lorsque ses parents se disputaient encore et encore ; lorsque son père frappait sa mère dans la cuisine ; lorsque sa mère amenait d’autres hommes à la maison.

Lily, c’était surtout sa meilleure amie, sa seule amie. Et pourtant elle était à Gryffondor, lui à Serpentard et elle faisait comme si cela n’avait pas d’importance.

Lily, surtout, elle ne faisait pas attention à sa laideur, à ses cheveux gras qu’il n’arrivait pas à dégraisser, à son nez crochu et son teint blafard.

Lily, elle le regardait avec ses yeux verts magnifiques, ses yeux verts si rares. Elle le regardait, tout simplement, alors que tant d’autres l’ignoraient.

C’est pour ça qu’il l’aimait et pour cette raison qu’il était là, ce soir, dans ces lieux oubliés et déserts de leur école.

Lily, il la connaissait suffisamment pour savoir quand elle n’allait pas. Et il savait qu’elle n’allait pas bien en ce moment.

Lily avait passé la plupart de son temps toute seule, elle avait évité ses amis, même lui. Elle s’était enfermée dans la Bibliothèque, où elle était sûre d’avoir la paix. La bibliothécaire savait assurer le calme dans cette pièce. Et quand il l’avait vue tentant de lire, il n’avait pas eu le choix, il avait du se taire et quand elle était partie, il n’avait pas eu le temps de la retenir, elle l’avait fui.

Alors il avait fait ce qu’il fallait pour être sûr de la retrouver. La chance était de son côté.

Lily passa ses bras autour de son corps, et se colla contre lui. Severus, surpris, tenta de la repousser mais Lily était coriace.
« Ne bouge pas s’il te plait. Je suis bien contre toi, j’ai chaud maintenant.
- Moi aussi je suis bien avec toi Lily. Mais dis-moi, pourquoi tu m’as évité toute la journée ? Qu’est-ce-qui s’est passé ? »

Lily le regarda longuement, le fixant de son regard merveilleux et il se sentit troublé jusqu’au plus profond de lui. Il aurait pu s’y noyer tellement il les aimait ses deux yeux. Elle seule pouvait le troubler autant.

Il apposa à nouveau sa paume sur le haut de sa tête et la caressa doucement.
« Tu sais bien que tu peux te confier à moi. Ne suis-je pas ton ami ? »

Elle cacha sa tête au creux de son épaule et murmura que si, elle le savait mais que parfois parler était trop difficile. Il la comprenait tellement, il connaissait cette douleur de ne pas pouvoir parler.

Et puis, comme dans un rêve, Lily releva la tête vers lui et avec beaucoup de tendresse et de pudeur, elle posa ses lèvres fraîches sur les siennes.

Severus avait tout prévu sauf ça, mais il comprit vite qu’elle devait avoir besoin d’affection. Alors il répondit à son baiser, au début tout doucement. Il ne fit qu’effleurer ses lèvres avant qu’elle ne morde dedans à pleines dents. Comme un fauve affamé.

Que se passait-il ? Pourquoi était-elle dans cet état ? Depuis quand Lily la prude était-elle devenue une femme toute en puissance ?
Depuis quand acceptait-elle d’embrasser ?
Mais la vraie question était surtout celle-ci : Depuis quand Lily prenait-elle les devants, depuis quand en avait-elle envie ?

Les questions se multipliaient dans la tête de Severus mais très vite, il revint sur Terre, il sentit à nouveau ses bras accrochés à sa nuque en un semblant d’étreinte, à nouveau il réalisa que sa bouche était contre la sienne et que sa Lily attendait qu’il réagisse.
Il ouvrit les yeux et son regard croisa le sien. Ses yeux émeraude le fixaient et son regard le troubla encore plus qu’auparavant.

Il ne voulait rien d’autre. Il ne voulait qu’elle.

Et ses hormones de jeune homme ne firent qu’un tour dans son corps en pleine mutation. Il sentit son sexe se gorger de sang, en même temps qu’il avançait timidement une main vers ses yeux splendides, son nez ravissant et sa bouche si attirante. Il se recula et toucha l’ovale parfait de son visage. Il vit ses yeux devenir plus sombre, changer de ton et cela l’excita plus encore.

Il l’attrapa par la main et l’entraîna vers la sortie. Et ils coururent, bousculèrent l’armure, s’excusèrent aussi vite qu’ils le purent, toujours liés par leurs doigts enlacés. Par moment, ils s’arrêtaient de courir, reprenaient leur souffle avant de repartir en courant et en riant. Ils profitaient de ces courts instants pour s’embrasser comme si c’était vital pour eux. Ils avaient besoin de se sentir humains, de se sentir vivants, de se sentir beaux et aimés dans le regard de l’autre.

Enfin, il arrêta sa course folle devant une petite porte. Il murmura rapidement le mot de passe « folle baignade », souvenir d’une remarque d’un élève de septième année sur ses cheveux gras quelques semaines auparavant.

Il referma la porte derrière eux et se retourna vers Lily. Elle semblait émerveillée et apeurée à la fois. Alors doucement il s’approcha d’elle et il commença à l’embrasser, tout doucement au début puis la passion revint. Lily l’agrippa par ses cheveux gras et accola sa bouche à la sienne.

Ses douces mains de jeune fille vinrent dénouer sa cape, puis sa cravate verte et argent. Déboutonna son gilet avant de s’attaquer à sa chemise blanche, toujours impeccablement repassée.

Et elle passa ses mains fines et froides sur son torse malingre. A nouveau, il se sentait dépassé par les évènements, par sa propre envie et celle de sa si jolie compagne.

Elle prit ses mains dans les siennes et guida ses doigts vers ses deux petits seins recouverts par des vêtements désormais superficiels. Il faisait bon dans la Salle de Bain des préfets, le bain n’attendait plus qu'eux.
Avant de s’occuper d’elle, il ouvrit les robinets d’eaux chaude, celui à vapeur et un autre au hasard. Très vite, comme par miracle, ils sentirent une chaude odeur de cannelle s’élever dans les airs. Et se fût le déclic de Severus.

Il attrapa Lily par la bras, l’attira à lui et tout en l’embrassant la débarrassa de ses vêtements comme elle l’avait fait avec lui quelques instants avant. Très vite, elle fût presque nue devant lui.

Il retira prestement son pantalon de velours, dévoilant deux jambes recouvertes de duvet noir mais ô combien maigres ! , avant d’abaisser sa jupe froncée pour découvrir deux adorables mollets qu’il caressa d’une main langoureuse. Levant le regard vers elle, il tomba nez à nez avec sa petite culotte bleue en satin, humant son parfum féminin qu’il n’avait encore jamais connu. Cela le troubla un instant, mais très vite son esprit curieux reprit le dessus et il voulu savoir ce que cette petite culotte pouvait bien cacher. Lentement il la descendit et découvrit un petit mont de chair rose recouvert d’une petite forêt rousse. Il y nicha son nez un court moment avant de remonter plus haut encore. Ses yeux agréablement placés, se trouvaient juste en dessous de ses petits seins blancs et frissonnants. Il se releva alors et les prit dans sa main, ses grandes mains froides d’homme.

Lily passa sa main dans son dos et dénoua le soutien-gorge de même tissu que sa culotte. Elle le fit glisser par-dessous ses larges mains à lui et il sentit les petites pointes se dresser fièrement sous ses paumes. Mu par un désir incontrôlable, il y porta les lèvres et les mordilla comme elle l’avait fait avec ses lèvres. Elle sursauta et gémi tant la douleur la surprit.

Elle le releva et colla tout son corps contre le sien. Puis elle s’abaissa et caressa ses mollets comme il l’avait fait. Elle embrassa ses pieds et cela le surprit lui aussi. Il n’aurait jamais pensé cet acte possible. Pour lui, des pieds, des orteils n’étaient pas sexuels.

Il n’eut pas le temps de se poser plus de question car déjà, il sentait l’élastique de son slip se décoller de son corps. Puis il sentit son sexe se redresser. Il repensa avec horreur qu’il avait mis ce matin même un vieux slip grisâtre, fort laid et des rougeurs apparurent sur ses joues amincies d’adolescent.

Au moment où il allait la redresser et la mener vers l’eau qui émettait d’agréables clapotis, il eut l’étrange impression que quelque chose venait d’engloutir son sexe, et, de fait, lorsqu’il baissa la tête, il eut la surprise d’y voir sa douce Lily. Il se félicita d’avoir pris une douche une heure avant de partir à sa recherche mais ça, il ne pouvait l’accepter. Il ne voulait pas salir les belles lèvres de son amie.

Avec autant de douceur que possible vu la posture de sa verge, il se dégagea de la douce emprise de sa bouche qui l’avait aspiré pendant quelques secondes.

Il ne résista pas plus longtemps, la pris dans ses bras et descendit les premières marches menant au bain chaud et bouillonnant qui les attendait.

Là, il la déposa tout doucement dans l’eau chaude puis plongea entièrement dans l’eau. Il ne voulait plus qu’elle voie ses cheveux irrémédiablement gras. Elle s’immergea à son tour dans l’eau et ils batifolèrent pendant de longues minutes. Ils avaient l’impression d’être à nouveau enfants.

[i]Ils ont cinq ans, il pleure et elle lui offre une jolie pierre en forme de cœur…

Ils ont sept ans, il lui explique qu’elle est une sorcière. Abasourdie, elle laisse quelques larmes rouler sur ses joues qu’il s’empresse de cueillir du bout du doigt.

Elle a dix ans et vient de tomber de la balançoire que Severus poussait trop fort. Ses genoux saignent ainsi que la paume de ses mains. Emu et désolé, il s’écorche volontairement les genoux et mêle leurs sangs en un pacte d’amitié.

A onze ans, ils rentrent à Poudlard. Leur amitié est plus forte que le reste.

A treize ans, il réalise qu’il ne l’aime pas comme une amie. Il l’aime de tout son cœur pur d’enfant.

A quinze ans, ils jouent dans la baignoire grande comme une piscine… Mais ils ne sont plus enfants.[i/]

Il la prend dans ses bras et l’embrasse avec toute la force du désespoir. Leurs langues se frôlent et se touchent dans un ballet sensuel. Leurs doigts sont liés entre eux, ils ne veulent plus se quitter.

Il l’attire hors de l’eau, étend des serviettes immenses et épaisses en une agréable couche sur laquelle ils s’allongent. Severus se redresse et observe Lily, des gouttes d’eau glissaient entre ses seins. Il aurait aimé être ses gouttes d’eau, pouvoir toucher ainsi sa peau, être dans son intimité. Il les suivit du doigt, descendit jusqu’à son nombril et patienta le temps que d’autres gouttes les rejoignent. Puis le petit creux déborda et le trop plein se déversa, filant droit vers le mont de Venus qu’elles évitèrent. Elles pénétrèrent au creux de son intimité, au plus chaud de son corps de femme. Et ses doigts d’homme glissèrent à leur tour dans la cavité.
Là, ses doigts la caressèrent, maladroitement, timidement. Il se sentait comme un futur sorcier manoeuvrant sa baguette pour la première fois. Il était gauche et embarrassé, angoissé et hésitant.

Puis Lily prit les devants ; l’attrapa par les hanches et le fit basculer en dessous de son corps. Ses mains fines le caressèrent quelques instants, ses doigts jouèrent dans sa toison pubienne puis elle l’enjamba et s’empala sur lui.
La douleur fut présente, emplissant son intimité mais quelques caresses adroitement données la remplacèrent par une chaude sensation de plaisir. Ce n’était pas une jouissance, le plaisir n’était pas intense, non. Mais il était là, elle aimait cette sensation d’être habitée, pleine de lui et de son compagnon. Tout en montant et descendant le long de sa hampe de chair, elle le caressait doucement. Elle remonta ses genoux le long de son corps, se courba un peu plus, et elle découvrit la violence du plaisir.
C’était intense, fort et bon. Severus l’agrippa par les poignées d’amour, accéléra le rythme, martelant ses fesses de coups de hanches. Dans une connivence parfaite, elle sentit qu’il en finissait et complice de sa jouissance, il sût titiller son bouton fleuri avant de l’enserrer contre lui, tentant laborieusement de reprendre sa respiration.

Il tendit le bras, attrapa d’autres serviettes et s’enveloppa avant de s’endormir contre elle comme seuls les bienheureux et les amants comblés savent le faire.
C’est la sirène qui les réveilla lorsqu’elle plongea bruyamment dans le lac de son tableau. Le jeune garçon ouvrit les yeux lentement et chercha ses repaires, s’étonnant de ne pas être dans son lit. Soudainement, il se souvint de la veille, de cette baignade avec elle, de cet instant d’intimité qu’il avait partagé avec Lily. Son amie, sa belle, son amour.

Lentement, Lily ouvrit ses yeux pers et sursauta lorsqu’elle découvrit celui qui l’avait accompagné pendant la soirée et pendant son sommeil avant de le repousser et de s’entortiller dans les épaisses serviettes.
Severus écarquilla ses yeux sombres en un étonnement muet, une supplique d’espoir :
« Lily, qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi tu me repousses ? Hier pourtant tu as voulu de moi, tu as accepté que je t’embrasse et que l’on fasse l’amour. »

A ce mot, la jeune femme gémit avant de la regarder, navrée.
« Je te dois des explications je crois. J’avais un petit coup de blues depuis quelques jours et hier après midi, c’est James qui est venu me voir. Je pensais, j’ai cru qu’il était amoureux de moi mais c’est faux. Il ne voulait que mes cours, encore une fois. Je suis trop naïve, mais James, j’ai beau dire que je ne le supporte pas, je ne peux m’empêcher de rêver qu’un jour il me dira « Je t’aime ». Est ce que tu pourras m’excuses Sev ? Hier j’ai bu quelques Bierreaubeurre avec des amies de Serdaigle et j’étais un peu ivre. Tu as du venir à ce moment là, quand je me suis exilée là-bas. Mais dis-moi, comment tu as su me trouver dans les cachots oubliés. Personne ne les connaît et je suis tombée dessus presque par hasard. »

Le jeune homme aux cheveux noirs et graisseux prit le temps de remettre son caleçon avant de la regarder. Il se sentait mal et honteux, mais surtout il avait mal. Il sentait son cœur battre douloureusement dans sa maigre poitrine. Il savait que d’ici quelques minutes, tout serait fini. La potion de chance qu’il avait gagnée lors du cours de Slughorn quelques semaines auparavant et qu’il avait ingurgitée la veille ne faisait plus d’effets. C’est grâce à elle qu’il avait su trouver Lily dans les couloirs, c’est grâce à la potion qu’il avait su duper l’armure et il comprenait avec douleur que c’est grâce au Felix Felicis qu’il avait su gagner les faveurs de son amour pendant une soirée, mais que c’était aussi grâce à James Potter, son ennemi depuis toujours. Potter, encore et toujours lui ; il fallait toujours qu’il soit là où Severus ne l’attendait pas, toujours en train de lui jouer un mauvais coup, de lui chercher des noises. Depuis la première année, il étaient ennemis, rien à faire. Savoir que Lily était secrètement amoureuse de ce bellâtre, cela le rendait fou. La jalousie dévorait son cœur, il souffrait incontestablement.
Il ne pouvait pas la regarder, il avait encore trop mal, la souffrance était trop présente mais surtout, il avait encore les images de Lily déchaînée entre ses bras et le désir le tenaillait. Il ne supportait pas l’idée que maintenant elle le repoussait, allait-elle mettre fin à leur amitié ? Non, il ne l’accepterait pas, il ferait tout pour qu’elle ne rejette pas tout.

Tranquillement, il se releva et enfila son pantalon avant de faire passer sur son dos sa robe de sorcier et de nouer consciencieusement sa cravate verte et argent. Il vérifia que sa baguette était bien dans la poche de sa robe puis s’assit à nouveau à ses côtés.
Son cœur battait nerveusement dans sa poitrine, une suée l’envahit brutalement et quelques gouttes de sueur couvrirent son front bombé. Machinalement, il l’essuya du dos de la main puis ancra son regard dans le sien.
« Lily, hier j’ai bu du Felix Felicis…
- Quoi ? Mais tu sais bien que tu n’avais pas le droit de … »
Rogue l’interrompit tout aussi sèchement que sa compagne l’avait fait une seconde auparavant :
« Il n’a jamais été dit que je n’avais pas le droit de m’en servir pour séduire Lily. En tout cas Slughorn n’en a pas parlé et si tel est le cas, les élèves ne sont pas sensés tout savoir. »
Il arrêta son discours quelques instants et la voyant ouvrir la bouche pour contester ses propos, il reprit :
« Laisse moi finir, j’en ai pris pour avoir de la chance et pour avoir le courage de venir te voir. J’ai cru que tu m’aimais quand tu as accepté que je te prenne dans mes bras. Ensuite, j’ai vraiment pensé que tu voulais de moi comme compagnon et amant. Je suis triste de voir que je me suis trompé. Mais il est hors de question que tu te plaignes ou que tu ailles colporter ce qui s’est passé entre nous hier soir. »
Lily tente un mouvement mais Rogue se releva brutalement et se jeta sur la baguette de la jeune femme avant qu’elle ne l’attrape.
« Lily, je suis navré mais tu ne me laisses aucun choix. »
Il leva sa baguette vers elle et dans un souple mouvement du poignet, murmura « stupefix ». La jeune femme tomba au sol, inanimée. Rogue en profita pour l’habiller rapidement puis murmura dans une moue désolée « oubliettes ». Il attrapa les serviettes qui traînaient sur le sol, remarqua quelques traces ensanglantées et les jeta dans une panière qui les avala goulûment.

Le regard de Lily était flou lorsqu’elle se réveilla quelques instants plus tard avant de reprendre son intensité habituelle.
« Severus, qu’est-ce que je fais ici ? »
Le jeune homme la regarda et murmura « Tu ne te rappelles pas ? Tu m’as demandé de venir, tu voulais me parler de Potter. »
Ses lèvres murmurèrent silencieusement un mot, et quelqu’un de doué aurait pu y lire « confundo ».
« Tu perds la tête Lily ? demanda-t-il dans un éclat de rire un tantinet cynique.
- Je ne sais pas Sev’, je me sens un peu troublée, c’est bizarre.
- C’est peut-être à cause de la fatigue, tu n’as pas beaucoup dormi cette nuit. Tu m’as dit l’avoir passée à pleurer. »
Lily acquiesça en silence avant de sortir par la porte. Elle se retourna vers son ami avant de le serrer contre son corps.
« Merci Sev, tu es vraiment quelqu’un de bien. »
Pourtant, quelque part en lui, Severus savait bien que non et qu’il venait de la trahir.

Il sortit à son tour, referma la porte et se dirigea comme d’habitude vers la table de Serpentard où il y retrouva Malefoy, Regulus et Bellatrix Black. En surface, rien n’avait changé, seul son esprit lui disait qu’il n’avait pas fait le bon choix.
Note de fin de chapitre :

Je remercie par avance tous ceux qui auront pris le temps de lire ma fiction et ceux qui auront laissé une review pour me donner leur avis. Noix de coco
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