S'identifier | | Identifiants perdus | S'enregistrer |
Lien Facebook

En savoir plus sur cette bannière

News

128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


I’ve had enough trouble for a lifetime. par Bendico

[175 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Salut à tous, Bonne Année, et non, attendez quelques secondes avant de m'immoler par le feu.

Bon, ça fait un bout de temps que la suite traîne. Mais il ne s'est pas passé deux jours sans que je relise un bout de ce qu'il y avait déjà d'écrit, que je reprenne mon carnet de détails, que je fasse des plans sur la comète, ou que j'essaye désespérément de me rappeler de ce rêve génial avec l'idée du siècle...

L'histoire prend peu à peu forme dans mon esprit (il serait temps, le chapitre de la rencontre entre les 4 Aspirants a fêté à Noël sa deuxième année d'existence...). Le rôle des personnages, tout. Le truc c'est que je ne veux rien laisser de coté. Poudlard, Potter, les Aurors, la société, Ginny, tout. Alors ça fait des choses à mettre au point pour une pauvre étudiante débordée... ...Et sans bêta readeur !

Le chapitre s'intitule "Der Wandervogel" ce qui veut dire "l'oiseau migrateur" en allemand, mais aussi... "l'étudiant" ! Voilà qui correspond parfaitement à notre ami Harry, qui fait ses premiers pas à l'université magique.

Le chapitre fait... 30 pages Word. Dont 3/4 de choses barbantes que vous savez déjà, mais que nos nouveaux amis Coote, Crews et Perkins ne savent pas. Il fallait donc bien les mettre au parfum de... eh bien, ce qui nous a passionné pendant sept tomes JKRowliens !

Pour le coup, le gros risque est que les parties II et III de ce chapitre vous fassent profondément chier. Elles me gavent, personnellement. Mais je n'ai pas trouvé de moyen pour les évincer.

Nous connaissons très bien Harry. Ses peurs, ses valeurs, ce qu'il a enduré, les petits secrets de Dumbledore ou de Tommy... Donc quand on croise un Fudge qui regarde Potter comme s'il était un psychopathe délirant, on se dit, ce qui est bien normal "mais qu'il est con, ce Fudge, c'est évident, non, que ce gamin (secret qui se roule régulièrement par terre en hurlant et en tendant de s'arracher le front, qui fréquente des géants et des loups-garous, et qui est régulièrement responsable de la mort de quelqu'un) dit la vérité ! Pourquoi il le croit pas ? Il est con ce Fudge !"

Or, Potter EST pour le quidam sorcier lambda moyen, avant toute chose, un gamin secret qui se roule régulièrement par terre en hurlant et en tendant de s'arracher le front, qui fréquente des géants et des loups-garous, et qui est régulièrement responsable de la mort de quelqu'un.

Vous me suivez ?
Alors il fallait bien remettre les pendules à l'heure.
Que savent les aurors sur Potter ? Sur Voldemort? Sur Dumbledore ?

Les trois parties qui vont suivre (postées à quelques semaines d'intervalles, parce que j'ai pas corrigé les parties II et III) vont s'attacher à répondre à ces questions.

Je finirais sur une citation de Pierre Aimé Touchard, tirée de l'Amateur de Théâtre ou la Règle du jeu :

" Le personnage de roman est toujours un candidat à la névrose, et le roman n'est guère que le récit de l'évolution vers son paroxysme. "

Et aussi, parce que Cadeau, une citation tirée de l' Art du Roman de Milan Kundera :

" Que la vie soit un piège, ça, on l'a toujours su : on est né sans l'avoir demandé, enfermé dans un corps qu'on a pas choisi et destiné à mourir. "

La lumière du matin déjà vieux se déversait par les carreaux des hautes baies vitrées, inondant le couloir de couleurs claires et simples. Le plancher soigneusement verni accusait des siècles de piétinement étudiant.


Tout dans ce lieu témoignait d’une occupation intensive, journalière. Sur les bancs longeant le mur traînaient ça et là des pulls, des écharpes oubliées, des gobelets de café vides. Sur les murs étaient collés centaines de petites annonces, des affiches de concerts, où, sur les photos, des musiciens révisaient leurs gammes de cithare en discutant et en buvant de la Bierreaubeurre.

L’endroit était comme figé dans le temps et l’espace. Le silence régnait, et aucun courant d’air ne faisait voltiger les moutons de poussières accrochés aux quelques feuilles de papier errant sur le plancher. Aucune silhouette à l’horizon, aucune voix récitant nerveusement des dates d’histoire, aucun écho de discussion animée relatant la dernière soirée au tout dernier bar d’hydromel du Chemin de Traverse. C’était un désert.


Jamais Harry n’avait imaginé qu’une telle place puisse exister. Il ne s’était jamais montré très curieux du monde sorcier. Ce qu’il connaissait de celui-ci lui causait suffisamment de problèmes pour qu’il n’en demande pas plus.

Il y avait Poudlard, un Ministère de la Magie, un Chemin de Traverse, un Hôpital magique, et ça et là, dispersés sur le globe, des sorciers occupés à s’entretuer, à le tuer lui. Voilà à quoi se résumait sa vision de son propre monde. C’était bien réducteur. Il y avait donc une université de sorcellerie, pour les sorciers diplômés de Poudlard.

A vrai dire, arraché du monde des moldus à 11 ans, dont 10 passés dans un placard sous un escalier, il n’avait pas non plus de vision très claire du système scolaire de l’Angleterre « officielle » et non magique. Il s’était vaguement imaginé sans en avoir conscience des poursuites d’études pour les étudiants sorciers basées sur l’apprentissage.

Il n’avait pas beaucoup d’exemples sous la main. Bill était entré dans une formation chez Gringotts, et on n’apprenait pas à dompter les dragons en cours théorique pour Charlie. Percy était directement entré au ministère. Quant à Fred et George… c’était Fred et George. Enfin, c’était simplement George, maintenant. Olivier Dubois était un sportif. Et rapidement, la guerre, la ségrégation, les meurtres et la corruption avaient mis fins aux velléités d’études des uns et des autres.



Mais cet endroit existait. Une partie invisible de la prestigieuse université d’Oxford. Une imposante porte au bout d’une aile, que les moldus ne poussaient jamais. Ils ne voyaient pas ces jeunes gens étranges, en cape, appartenant à d’étranges confréries d’étudiants, l’ouvrir et disparaître derrière. Ils n’entendaient pas son grave grincement dominant le bruit de la foule allant d’un amphithéâtre à un autre dans un joyeux brouhaha.

Et les étudiants sorciers étudiaient ici. Bathilda Bagshot, il fut un temps, y tenait un cours d’histoire de la magie. Il arriva qu’Horace Slughorn donne quelques conférences sur quelques potions inconnues au bataillon. Il existait des professeurs de droit magique, des experts en poisons, des docteurs en métamorphose humaine. Et surtout, chaque jour de l’année, des sorciers au sommet de leur jeunesse, de leur beauté, de leur liberté, apprenaient ici, vivaient ici.

Harry les voyaient aller et venir dans le couloir désert, fantômes de son imagination. Venir le matin, finir leur gobelet fumant de chocolat en discutant, entrer dans l’amphithéâtre, ressortir, fumer des feuilles de plantes de solanacées à la pause, s’échanger des ouvrages, des parchemins de notes. Vivre le quotidien insouciant de l’étudiant libre de ses faits et gestes, sans épée au dessus de la nuque, sans baguette pointée sur la carotide, avec comme seule ombre à l’horizon la gestion du budget financier, à partager entre les sorties au cinéma moldu tellement à la mode et le prix grimpant des ingrédients de potions. La normalité. L’instant présent à vivre pleinement.


Harry hantait désormais le même couloir que ces étudiants si normaux et si heureux. Il découvrit cette vie à la fois calme et tumultueuse dont beaucoup profitaient, sans avoir conscience de leur chance. Mais il dut se contenter d’un fade et laborieux ersatz de cette vie.

Il occupa les mêmes amphithéâtres, suivit les mêmes cours que ces étudiants. Mais jamais il ne les croisa. Le couloir resta toujours désert sous ses yeux, et les étudiants invisibles et absents. Il pouvait effleurer des doigts les annonces raturées proposant des voyages en portoloin commun vers Venise ou Stockholm, mais n’y répondit jamais. Il apprit à passer vite dans ce couloir où tant de jeunes sorciers restaient pour refaire le monde, et à disparaître des heures dans les trous sombres des amphithéâtres, que bien des étudiants fuyaient.

Il arrivait avec Crews, Perkins et Coote quelques secondes avant neuf heures quand les cours normaux commençaient à huit heures pétantes. Quand ils émergeaient de leur amphithéâtre, les étudiants avaient tous désertés le couloir, affamés, et se bousculaient depuis longtemps dans tous les snacks des environs.


Les fantômes du couloir, ce n’était pas les étudiants sorciers en médecine magique, en droit ou en commerce international qu’Harry ne voyait jamais mais dont il sentait la présence grâce aux traces de leur passage... C’étaient bien eux, les quatre apprentis aurors, les quatre aspirants, que jamais personne n’aperçut, dont personne n’entendit parler, les fantômes de l’Université magique du Royaume-Uni.

L’amphithéâtre qu’ils occupaient tous les après-midis n’était pour les autres qu’une porte toujours close que personne n’utilisait jamais. Salle d’archive, porte de secours, raccourci interdit vers l’administration, ou simple cagibi pour produits d’entretien. Aucun étudiant sorcier ne s’interrogea. Aucun n’entrebâilla par curiosité la porte pour percer le mystère de la salle inoccupée. Personne n’aperçut jamais cette grande pièce sombre, cette marée de bancs vides, avec tout devant, un seul rang occupé par quatre étudiants dont on ne voyait que le dos, soigneusement écartés les uns des autres, notant scrupuleusement ce que disait un professeur qu’aucun autre étudiant n’avait eut en cours, quelque soit le cursus.


Alicia Spinnet, Cormac McLaggen, Lee Jordan, Pénélope Deauclaire… Tous avaient connu Harry durant ses « années lycées » et tous se demandèrent durant des mois où diable pouvait-il bien être, que faisait-il de ses journées… Jamais l’idée qu’il suivait des cours spéciaux dans l’amphithéâtre à coté du leur ne leur effleura l’esprit. Ce couloir, cette volée de portes, cette université était leur domaine, leur territoire, leur lieu de vie. C’était lui, Harry, l’intrus invisible.

Et tout cela, Harry en prit conscience au moment même où il posa le pied pour la première fois dans ce corridor. Où son regard caressa pour la première fois les carreaux limpides, les boiseries centenaires, les bancs recouverts de graffiti et les affiches punaisées au mur, et que le son de son pas se répercuta sur chacun des murs, et résonna, en emplissant tout l’espace de sa solitude. Il prit une fois de plus toute la mesure de son choix. Ne pas retourner à Poudlard. Venir chez les Aurors. Être à l’écart. Être oublié. Être seul. Errer dans des endroits où il n’avait pas sa place, dans le Bureau des aurors, à l’université magique.


Mais rien de ceci ne l’affligea. Rien dans cette prise de conscience ne pesa sur sa poitrine encore recouverte de bleus et de contusions, encore douloureuse dans les mouvements brusques. Au contraire. C’était un soulagement. Plutôt mourir une troisième fois que de se réintégrer normalement dans la grande et magnifique société lavée de tout Mal. Plutôt que d’être réintégré comme si rien ne s’était passé. Comme s’il n’avait pas du sang sur les mains jusqu’aux coudes.


Il se sentait comme un fantôme arraché à son état sépulcral et contraint à la vie, à la respiration, à la lumière. Maintenant, faisant irruption dans ce lieu de vie de façon imperceptible et à l’ignorance de tous, il incarnait ce fantôme. C’était parfait.



Crews, Perkins, Coote et Potter s’écartèrent de l’imposante cheminée de marbre par laquelle ils étaient tous arrivés quelques secondes auparavant.
La porte de ce qui allait devenir leur amphithéâtre s’ouvrit comme par magie, leur lançant une invitation muette à en franchir le seuil. Ils obtempérèrent sans un mot.
« Approchez vous, je vous prie.
Je suis le professeur Dickens. Voici votre emploi du temps. »

Le susnommé professeur Dickens leur distribua à chacun un tableau.

« Comme vous pouvez le constater, le vendredi matin vous êtes censés suivre votre cours d’art théorique de la métamorphose. Ce ne sera exceptionnellement pas le cas. Ce matin, pendant deux heures, nous allons revenir sur les troubles politiques qui ont secoués l’Angleterre, et le monde magique ces derniers jours. Vous aurez bien de onze heures à quatorze heures un cours de Langue Magique Vivante 1, le cours de gobelin. Demain, de neuf à onze, nous nous retrouverons pour clore ce cours hors-cursus à la place du cours d’introduction aux runes anciennes. De la même façon, demain de onze à quatorze heure, vous suivrez bien votre cours de droit magique anglais et international. Vous suivrez de façon totalement normale votre emploi du temps dès dimanche. Je vous retrouverai personnellement toutes les semaines les mardis et mercredis midis pour votre cours d’Histoire de la Magie contemporaine.

En tant qu’apprentis aurors, vous vous devez de suivre avec une grande attention l’actualité magique et politique nationale et internationale. Et pour que vous compreniez bien les atermoiements de celle-ci, nous allons revenir sur l’histoire contemporaine du monde magique du dernier siècle. Vous suivrez ce cours durant toute votre première année d’apprentissage.

Il se trouve que des récents événements, je pense que même vous êtes capable de cerner de quoi je parle, tendent à nous plonger dans une grande confusion, et nous enjoignent à la plus grande perplexité. Où en est actuellement la société anglaise ? Où en est le Ministère de la Magie ? Ces questions concernent directement les aurors, qui doivent obéissance à leur hiérarchie. Donc depuis deux jours, ces questions vous concernent directement. Mieux vous comprendrez ce que traversent les aurors et le Ministère, plus vous serez enclins à obéir sans tergiverser aux ordres.

Et croyez moi, il est grandement dans votre intérêt que vous appreniez à obéir aux ordres. »

Pour un discours d’introduction, c’était un discours d’introduction. Coote se dit qu’il aurait dû en noter le moindre mot, la moindre virgule. Préciser sur papier la moindre inflexion de voix, respiration, intonation. Et passer des heures à décortiquer tout ce qui s’y était dit. La première pensée qui lui traversa l’esprit fut peut-être la plus capitale des interrogations : Avait-il entièrement laissé son libre arbitre sur le pas de l’amphithéâtre ? La réponse qui s’imposait était bien évidemment négative. Son libre arbitre avait été lamentablement piétiné quand il avait signé, il y avait de cela déjà des mois, son dossier de candidature à la sélection des aspirants aurors.





Il y avait en effet des mois que Coote avait envoyé son dossier. C’était il y avait tellement longtemps qu’il avait manqué de s’étouffer quand il avait reçu l’ordre de convocation express au Ministère de la Magie, niveau deux, quartier général des aurors. Enfin, vitrine du quartier général des aurors. Petit bureau de liaison avec le véritable quartier général des aurors. Coote avait postulé dès la fin de sa scolarité à Poudlard. Mais seuls les meilleurs des meilleurs élèves étaient acceptés dès la sortie de l’école. Coote était loin de faire partie des meilleurs des meilleurs. Il n’était que le sixième de sa promotion. Ex-æquo avec l’insupportable Johanna Crews.

Que dire des autres brillants lauréats de cette année ? Deux futurs médicomages de haute volée et le descendant d’une haute famille magique conservatrice qui vouerait probablement sa vie à graisser la patte de politiciens véreux pour faire passer quelques lois de son cru personnel. Une experte en potion qui se dirigeait vers le soporifique métier d’apothicaire et un hurluberlu amoureux des bestioles magiques dangereuses qui avait étonné tout le monde avec ses résultats. Rien de bien original. Et ensuite, ils arrivaient. Lui et Crews. Il ne s’était jamais vraiment intéressé aux poursuites d’études de Jo, priant simplement sur le fait de ne jamais la recroiser. Raté.

Il avait envoyé son dossier, et sans surprise, avait été recalé. Il avait donc opté pour ce que font tous les étudiants désirant devenir aspirants auror. Il avait entamé un voyage d’un an ou deux pour cumuler les expériences diverses afin de démontrer sa capacité d’adaptation lors de sa prochaine tentative de sélection.

Il avait de nouveau envoyé son dossier en février de l’année précédente, espérant de toutes ses forces être pris pour commencer la formation durant l’été. Et cette fois ci, il était conscient d’avoir toutes ses chances. Surtout que Voldemort étant officiellement de retour depuis un an, depuis son apparition au ministère de la magie, les aurors avaient désespérément besoin de renforts.

Et tout c’était enchaîné très vite. Dumbledore était mort dans des circonstances non élucidées. La panique s’était emparée de tout le monde. Scrimgeour était mort à son tour. Et la chasse aux sangs impurs avait été lancée. Sang-mêlé et d’une nature prudente, Coote était parti, faisant une croix sur la formation dont il rêvait depuis des années. Comment œuvrer pour le bien si on n’est même pas sûr d’être du bon coté ?

Il était tout juste revenu faire une escale à Londres pour vérifier que son père allait bien. Deux jours plus tard, un dragon démolissait le toit de Gringotts. La nuit fut claire et silencieuse. S’était comme si, l’espace d’une soirée, les mangemorts s’étaient volatilisés, convergeant vers quelque endroit secret dans un but inavouable. Au petit matin, une étrange frénésie s’empara du monde sorcier. Une rumeur naquit, enfla, se propagea à la vitesse de la lumière. Comme tout le monde, il se rua au Chemin de Traverse, et sur les marches de marbre de Gringotts, Kingsley Shakelbolt, la vieille Minerva McGonnagall et quelques uns des grands pontes du Ministère avaient annoncé que Lord Voldemort était mort, que Kinglsey était nommé ministre provisoire.

Quelqu’un avait-il crié son nom ?
Où le pensaient-ils si fort qu’ils l’imaginèrent ?
Dans tous les cas, Kingsley répondit. Brièvement. On sentait qu’il avait bien conscience que la prudence lui dictait de se taire, mais qu’il n’avait pu s’en empêcher, comme un ultime hommage avant que son poste de l’oblige à la plus grande circonspection. Ce fut comme un tremblement de terre.
« - Et Harry Potter ?
- Il est vivant. Hier soir, il est revenu à Poudlard, s’est battu, et l’a tué. »

Dans l’explosion des voix qui avait retentie, personne n’avait pu saisir quoi que ce soit d’autre. Coote sentait encore dans sa poitrine les battements hagards de son cœur, au milieu de toutes ses personnes désorientées, aussi soulagées qu’effrayées, devant cette première étincelle d’espoir depuis tellement de temps. N’osant y croire. Redoutant la déception qui allait selon eux irrémédiablement s’ensuivre, quand ils découvriraient que tout cela n’était qu’un nouveau mensonge après tant d’autres. Etait-ce vrai ? Etait-ce possible ? Harry Potter ? Celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom était-il vraiment mort ?


Et dans les heures qui suivirent, aucune attaque de mangemort ne survint. Etait-ce réellement possible ? Les familles cloîtrées depuis tellement de temps à pleurer leurs disparus s’arrêtèrent de respirer à l’unisson quand on frappa à leur porte, et que derrière le panneau de bois réapparaissait le père, la sœur ou le mari, amaigri, blessé, et surtout déporté des mois auparavant. Vivant. Libre. Quand les né-moldus et les prisonniers politiques réapparurent, on commença enfin à y croire.

Dans les heures qui suivirent, une silhouette courbée sur une canne, brisée par des mois de captivité, apparue marchant dans l’allée principale du Chemin de Traverse. Elle grimpa un perron recouvert de débris, de mousse, et de sa main tachetée, aux veines nouées par l’âge, poussa une porte à la vitrine brisée et au chambranle démoli. Et parmi les centaines de baguettes brisées sur le sol, victimes d’un combat qui avait dû être terrible, les quelques bâtons de bois encore intacts s’élevèrent doucement dans les airs, surmontés d’une boule de lumière, en jetant sur les étagères dévastées une faible lueur de chandelle. Devant la vitrine, une enseigne de bois, fendue, commença par trembler, se déblayant d’elle-même dans les gravas et la poussière, se libérant des chaînes qui l’entravait depuis bientôt un an, et s’envola elle-aussi silencieusement dans les hauteurs, suivie du regard par tous les badauds de la rue. Ils n’en croyaient pas leurs yeux.

Le panneau ovale vert sombre annonçant en lettres d’or éternellement écaillées « Ollivander – Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C.» reprit sa bonne vieille place au dessus de la porte, sous les applaudissements et les vivats de la rue. C’est à ce moment là que Coote s’était dit que tout était vraiment fini, enfin. Et avec lui des centaines, des milliers de sorciers.




Coote supposait que tout le monde avait fait comme lui. Les journaux écrits restaient muets, alors il se tourna vers la RITM. Et il y eut ce témoignage hallucinant, tout bonnement incroyable, absolument pas crédible. Autrement dit, en totale adéquation avec la situation actuelle.

Le type, Seamus Finnigan, était dans la promotion d’Harry Potter à Poudlard, dans la même maison que celui-ci.

Il raconta :

- Que depuis un an, des mangemorts enseignaient à Poudlard sous le joug de Séverus Rogue.

- Que malgré l’absence de leur leader, les élèves avaient exhumé ce qui ressemblait fortement à une confrérie secrète d’étudiants (crée par Potter deux ans auparavant, pour lutter contre un professeur, quelle question) sortie tout droit d’un roman de fiction.

- Que la veille, Harry Potter (dis paru depuis un an, déclaré fou depuis deux) était revenu à Poudlard. (Il était évidemment notoire qu’on pouvait entrer comme dans un moulin dans l’école millénaire protégée par les plus grands sortilèges, et durant cette période par une armée de mages-noirs, pas vrai ?)

- Que, au même moment, (ils s’étaient donnés rendez-vous au clair de lune sur les berges du lac ?) Voldemort et son armée de mangemorts avaient débarqué à Poudlard.

- Que tout ce beau monde s’était battu, mangemorts contre professeurs, élèves, et alliés venus, par Finnigan ne voulut pas dire quel miracle, de toutes les couches de la société magique et tout particulièrement du ministère (aux mains de Voldemort depuis des mois, mais le paradoxe ne semblait pas émouvoir le gamin…).

- Et que, pour couronner le tout, dans un duel épique et au terme d’une joute verbale absolument incompréhensible (par ce que quelque chose était clair dans cette histoire ?), Harry Potter, d’abord annoncé comme mort et ramené comme tel par les mangemorts (….. ?!) parce que (ça se compliquait encore), selon Narcissa Malfoy, (une source digne de la plus aveugle des confiances, bien entendu) ayant reçu quelques minutes auparavant un sortilège de mort (le deuxième de sa carrière), avait tué Voldemort en lui retournant son (troisième) Avada Kedavra avec… un simple Expelliarmus.

Inutile de préciser que le silence s’était fait dans toutes les chaumières magiques d’Angleterre. Un silence légèrement confus.

Ce témoignage, loin de déclencher les rires et les quolibets de tous les intervenants de l’émission, avait été suivi par un très sérieux débat sur la nomination de Kingsley Shakelbolt. Le coup de grâce avait été porté à la rationalité de Coote quand Lee Jordan, qu’il connaissait bien pour avoir écouté durant quatre ans ses commentaires de Quidditch, avait passé des rediffusions de Potterveille, la radio pirate, et avait attesté l’exactitude du témoignage de Finnigan. Au « tout ce qui vient d’être dit n’est que la pure vérité » de Minerva McGonnagall, Coote s’était effondré dans son fauteuil, en acceptant le verre de Whisky que son père lui tendait.

Trois jours plus tard, au coucher du soleil, Coote avait reçu un hibou express lui annonçant comme si tout était normal qu’il avait été sélectionné pour suivre la formation d’aspirant auror à laquelle il avait postulé un an auparavant, et qu’il était par conséquent sommé de se présenter le surlendemain, aux premières heures du jour, au Ministère de la Magie, pour commencer des études d’une durée de cinq ans, dont deux ans durant lequel il serait totalement coupé du monde.
Coote avait de nouveau accepté sans broncher un nouveau verre de Whisky.

Et à présent, il y était. Dans un amphithéâtre, en compagnie de Perkins, Johanna Crews, et du légendaire et visiblement complètement névrosé Harry Potter. Coote soupira et se dit en son for intérieur que quatre heures de cours sur les derniers évènements politiques et magiques du Royaume-Uni n’était peut-être pas, au final, une mauvaise chose.
Note de fin de chapitre :

Voilà voilà.

Et encore désolée pour le rythme de parution, mais je suis vraiment très prise par mes études (Appelez moi Captain Khâgne). Surtout que, je lis pas mal (Appelez moi Captain Khâgne bis) ce qui fait que je suis parfaitement consciente des grosses faiblesses de mon écriture (j'ai trop honte, bref ^^) donc je prends encore plus de temps à écrire...

Vous devez s'identifier (s'enregistrer) pour laisser une review.