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32ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 32e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 18 février à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits en ce mois de Saint-Valentin. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic. A très bientôt !

 


De Les Nuits le 06/02/2023 15:45


128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Promenons-nous dans les bois tant que le loup n'y est pas par lilteenmary

[61 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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****

 

 

                ***  Malefoy se tient toujours nonchalant au manteau de la cheminée. Il se veut impressionnant dans son costume noir. Sa posture ne me trompe pas. Il est mort d’angoisse. Sa main qu’il essaye désespérément de cacher derrière lui tremble.

Une image, un flash… Je l’imagine dans une forêt, les feuilles de chênes tombent délicatement sur ses épaules. Un long grincement me réveille.

 

Des effluves de magie s’élèvent des les airs. Voldemort m’a donné toute latitude autour de l’opération « Serpent dans son nid », dont le nom comme le mangemort qui en était à l’origine se passe de commentaires.

 

Malefoy essaie d’accrocher mon regard. J’avais décidé de ne rien lui accorder, pas après la débâcle du Manoir ! Calme-toi, calme-toi…

Ce mantra m’aide à penser plus clairement. Mes proies sont à portée de main et cette famille d’incapable les avait tout simplement laissés s’échapper avec un pauvre elfe de maison…

Ma vengeance, ma vengeance…. J’aurais pu me venger sans cette sangsue de Bellatrix !!! Voldemort furieux, avait une fois de plus agis de manière … très utile dirons-nous. Une esquisse de sourire aurait pu se former si ma rage n’était pas aussi intense… Rien n’est perdu, ce n’est pas la première fois qu’Il m’échappe. Aujourd’hui, au moins JE dirige ces pantins. Ils me serviront peut-être…

 

 

Net, concis, une succession d’évènements parfaitement imbriqués comme les rouages d’une horloge. J’indique à Malefoy de couvrir mes arrière, ce à quoi il me répond en ricanant « Est-ce que ce n’est pas toujours ce que je fais ? »

Je ne réponds pas et me contente d’avaler les quelques gouttes restantes dans mon verre de potion énergisante. Je ne peux avoir confiance dans ce corps qui semble aussi froid et faible que mon esprit est bouillonnant. J’hoche la tête, et transplane.

 

Filant comme un détraqueur le long des couloirs du ministère, je trouve le bureau recherché au bout de plusieurs minutes. Les protections sont écartées une à une par notre expert en sortilège, un homme, dont je n’ai pas pris la peine de retenir le nom. Son visage affreux, couvert de cicatrices de pustules, lui sert d’identité parmi les mangemorts. Malefoy ne parvient pas à maintenir une distance suffisante entre eux sans afficher un air de dégout. Le dégout, je n’en ai plus que pour un type de sorcier, ceux qui soutiennent le Grand, le Courageux, le Brave, l’Elu ! Les autres m’indiffèrent…

 

J’effleure de mes doigts la poignée et finalement la saisis puis j’ouvre.

 

 

Dans son petit bureau, Arthur Weasley, mon père, est assis, courbé par la tâche infinie. La joie qui avait pu l’animé devant ses objets moldus d’amour semble l’avoir quitté définitivement. Il est éteint, frêle. Les cheveux grisonnant, il semble avoir pris plusieurs années en quelques mois. Sur le mur diverses plans et photographies tiennent pêle-mêle… Une seule attire mon attention.

 

Il s’agit d’un portrait de famille. Les Weasleys souriant dans leur tricot de Noël. Maman regarde ses petits poussins avec amour, papa sourit. Les jumeaux embêtent Percy. Bill et Charlie enlacent… M’enlacent moi à vrai dire. La petite Ginny…

 

Ginevra ne t’accroche pas à cette image. Elle n’existe plus, elle s’est évaporée le même jour que Lui, Lui et Elle. Je me surprends encore à les imaginer riant aux larmes devant les cadavres de mes frères. Les seuls qui ont pu être sauvés de la monstruosité de ce monde empli de puanteur, d’horreur. Imaginer que mes parents, les êtres qui ont choisi de me faire naître dans ce monde, aient décidé de trahir leur fille unique au profit de ce traitre, de ce chien, de Lui…

 

J’en pleurerais encore de rage si la haine n’avait pas asséché ce torrent de larmes qui a pu un jour ruisselé sur mes joues.

 

Pourtant la peine m’a quitté. Elle a soulevé le poids de mes jambes. Elle me donne la force tous les jours de soulever un pied puis l’autre. Je vous abhorre mais je vous remercie car si je suis plus forte aujourd’hui, est-ce que ce n’est pas grâce à vous ? Vous qui m’avez trahi ?

 

 

 

Etre face à lui décuple mes forces. Ce visage semble étrangement inconnu comme si tous ces longs mois avaient effacé la familiarité de ces traits. Ses yeux fatigués, ses cernes noires les déforment. Une lueur… Oui. Il a compris, il réalise.

 

- «  Papa, papa.. » Je me force à évacuer toutes les larmes de mes yeux pour rendre l’appel au secours plus crédible.

 

- « Ginny ?! C’est toi Ginny !!! Par Merlin, que t’es-t-il arrivé ma Ginny ?!! » Il se rue vers moi en faisant volé la plupart des papiers de la pièce.  « Ta mère et moi ne pensions pas te revoir » s’écrit-il en larmes. « Oh ma Ginny !! Oh ma Ginny »

 

- « Papa ! J’ai tellement eu peur de ne jamais vous revoir. J’ai cru que… j’ai cru que je ne pourrais jamais m’échapper ! »

 

- « Argh !!! Je l’avais dit ! Je le savais ! Jamais ma petite fille ne pourrait se retourner contre sa famille ! Nous ne dormons plus depuis des mois ! On nous a raconté les pires des horreurs sur toi. Jamais nous n’aurions du te renvoyer à Poudlard ! Jamais ! Même la petite Lovegood, ton amie nous a conté des monstruosités à ton propos ! Mais je le savais… Je savais que cela ne pouvait être ma Ginny chérie »

 

- « Ce sont des mensonges papa ! Luna a été soumise à des sortilèges de magie noire ! »

 

Il me serre dans ses bras trop heureux d’entendre les mots espérés dans ses rêves les plus inavouables. Malgré toutes les preuves dont on a pu l’abreuver, tous les témoins… Une simple crise de larmes, plusieurs petits « papa » affectueux, deux, trois explications vaseuses et la vie de sa chère cadette ont suffi…

 

- « Attends, attends ma Ginny ! » Il me tient toujours de ses deux mains, semblant avoir peur que je m’évapore aussi vite que je suis arrivée. « Dis-moi… Comment t’es-tu échappée ? »

 

- « Papa, j’ai tellement peur… Emmène-moi !! S’il-te-plaît emmène-moi d’abord. Je suis terrifiée… Et s’ILS me retrouvaient  ici?!! Tu es sûrement la première personne à qui ils penseront ! Tu ne peux pas imaginer ce que j’ai vécu, ce qu’ILS m’ont obligé à faire… »

 

Son visage se transforme en opale. Figé d’horreur, il semble attendre que le couperet tombe.

 

- « Ils m’ont soumis à l’imperium et ils… ils …m’ont mariés de force à … »

 

Un son strident sort de sa bouche. Comment un corps si abîmé, si fatigué peut-il encore émettre un son d’une telle ampleur, je ne pouvais l’expliquer.

 

- « Com … comment ont-ils pu ? A une enfant… une petite fille ? A ma fille, MA FILLE !!!!! »

 

- «  A qui Ginny ? A QUI !??? DIS-MOI ! » Il me secoue d’avant en arrière.

 

- « A… à Malefoy »

 

- « Mal … Mal… » Prononcer ce nom à haute voix allait au de-là de ses capacités.

Puis un cri de rage comme je n’en ai jamais entendu m’assourdit le temps de quelques secondes. Cet homme, qui un jour avait été mon père, éprouvait en si peu de temps, une si grande joie et une immense tristesse à la fois.

 

Il m’indique dans une logorrhée verbale qu’il va m’emmener aux quartiers généraux de l’Ordre du Phénix, me donnant par la même occasion le secret du lieu et plus encore sans s’en rendre compte, trop enchanté de sauver sa petite fille.

Toujours agrippé à moi, j’aperçois l’ombre d’un jeune homme entrer, imaginant Malfoy derrière cette silhouette longiligne. Pourtant lui m’a vu sourire, il m’a entendu dans toute mon ironie. Et il n’est pas dupe et ça, je peux le voir dans ses yeux qui sont plus sombres que le jour où il a quitté le Terrier.

 

- « Papa, recule-toi »

 

- « Percy, regarde, regarde qui est là ! Tu vois, je te l’avais dit Percy, ma petite chérie est là ! »

 

- « Recule-toi. Elle ment. »

 

- « Ginny ! Dis-lui, dis lui chérie ! »

Il me regarde interrogateur. Je réalise que le moment n’est plus celui de jouer. Peu m’importe, j’ai eu ce dont j’ai besoin. Je sors ma baguette d’un geste rapide récupérant d’un expelliarmus ses deux sœurs, un sourire vicieux collé à mes lèvres.

 

Son visage se décompose. Père et fils semblent figés. Il comprend, il a enfin compris. Je m’attends à ce qu’il hurle. Il n’en fait rien et finit par prendre la parole, Percy essayant de le protéger de son bras droit.

 

- « Ginevra sais-tu pourquoi ta mère et moi nous t’avons prénommée ainsi ? »

 

Je crois savoir où il veut en venir. Je souris en les tenant en joue.

 

- « « Guenièvre », la célèbre reine, l’épouse d’un grand roi qui le trahit … »

 

Il secoue la tête.

 

- « Non Ginevra, non… Nous t’avons appelé ainsi parce que nous imaginions une femme forte, indépendante, insoumise qui choisirait son destin et qui choisirait son cœur... Mais jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé que ton cœur s’emplirait un jour de haine. »

Une larme roule sur sa joue droite.

 

Percy profite de ce moment pour m’arracher sa baguette et me propulse contre les étagères remplis d’objets moldus en tout genre. Je me sens sombrée dans le noir percevant les derniers mots plein de sanglots de cet homme qui fut mon père.

 

- « Ginevra, ma petite fille »

 

- « Au revoir ma petite Ginny, au revoir… »

 

****

 

 

***Son bras était toujours tendu vers le couloir, sa main essayait vainement d’arracher quelque chose au loin, était-ce leur espoir qu’elle voulait arracher ? Ancrée dans son âme, la vengeance n’avait plus aucune limite…

 

- « Où étais-tu ?! Tu n’as pas vu Percy ?! Ils ont pu s’enfuir ! A quoi sers-tu sinon ?! »

 

Piqué par sa remarque, je lui rétorque.

- « Attends, ne me dis pas que tu ne peux pas maîtriser ce crétin… »

 

- « Nous devons tout de suite récupérer les autres Malefoy ! »  

 

- « Tu penses réellement qu’ils n’auront pas prévu d’évacuation ?! »

Comment parvenir à plusieurs locations secrètes dans toute l’Angleterre en l’espace de quelques minutes ? Ils utiliseront leur patronus pour prévenir tous leurs amis à coup sûr.

 

- « Bien sûr qu’ils ont un plan… » Son sourire mauvais pointe dans la direction où ils se sont enfuis et elle ajoute « Mais moi aussi, j’en ai un ! » Elle sort sa baguette et pivote de quatre-vingt-dix degrés.

 

- « Recule-toi »

Prudent, je m’exécute.

 

- « HOMO GEMINI ! » Elle crie de toutes ses forces, des lumières apparaissent. Sa baguette crache avec fureur pire qu’un Magnar à pointes avec autant d’intensité qu’un Feudeymon.  Je ferme mes yeux aveuglés par la rage de son sortilège.

 

- « Que … Qu’est ce .. ? »

 

Son rire se démultiplie, il résonne dans le couloir infini du Ministère.

Des dizaines de rouquines me contemplent satisfaites…

- « Allez-y maintenant » Crie celle qui est la plus proche de moi…

 

Elle m’attrape par la main et court. 

 

Une véritable tornade rousse déferle dans le Ministère de la Magie, avalant, déchirant, ravageant tout sur son passage. Entraîné par cette force de la nature je suis le mouvement, je ne contrôle plus mon corps, je suis à l’intérieur de ce cyclone, cet ouragan…

Tout semble s’envolait dans son passage, perdu dans cette couleur de feu, je me perds et m’avoue complètement vaincu… Je ne suis qu’un point blanc au milieu du feudeymon et je l’accepte… Le doute me quitte, je la suivrai jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte à tous…

 

 

 

Elle les arrête devant les cheminées de transport et se retourne. Elle amplifie sa voix avec sa baguette.

- « Vous savez quoi faire ! » Des dizaines de Ginevra hochent de la tête en souriant… Poupées désarticulées, marionnettes répondant à leur marionnettiste…

 

- « Bien, vous avez 5 minutes. La première qui les voit m’envoie notre patronus » Satisfaite, elle se retourne pour me voir à moitié hagard, le regard attiré par toutes ses répliques…

 

- « Malefoy ! Rends-toi utile ! » Elle désigne deux sorciers tenant des balais dans le grand Hall.

Je fronce, n’appréciant pas le ton, elle rit « S’il te plaît mon cher mari » appuyant bien sur le « cher ».

 

- « Accio balais »

 

-« Stupéfix ! » Les sorciers tombent comme projeté par la force d’un hippogriffe… Sa force.

 

Je saisis le premier balai, elle le second. Nous avons peu de temps, elle me saisit la main et  transplane. Je ne sais pas où, mais je la suis sans questions.

L’odeur de vieux me saisit lorsque je pénètre dans le salon. Une vielle femme rabougrie et sèche semble attendre.

 

 

- « Ginevra » Dit-elle posément. « Ils sont tous partis Ginevra »

 

Celle-ci se tend, mais inhabituelle de sa part, garde son sang froid et glisse vers elle.

 

- « Bonsoir Muriel »

- « Endoloris ! » Des hurlements s’élèvent de Muriel « Où sont-ils ?! Tu vas me répondre vieille peau de centaure ! »

 

Après plusieurs secondes de cris, elle parvient à murmurer. La vision me dégoûte. Ginevra a sorti son canif fétiche et joue avec sa main gauche. Sa séance de torture sur la vieille mule ne mène à rien. Mais je parviens à saisir quelques mots glaçants.

 

- « Haima…Nemesis… le sort de la vengeance »

Je sursaute et fait abaisser sa baguette d’un signe de la main. Un peu de répit pour qu’elle s’exprime.

 

Elle souffle, puis finalement regarde sa nièce sans broncher.

- « Je ne peux rien faire pour toi Ginevra, personne ne peut »

 

- « Pourquoi dites vous ça ? » Ma voix  trésaille.

 

Elle continue sans détourner son regard de Ginevra.

- « Tu es destinée à tuer, à anéantir tous ceux qui te sont proches, qui te sont chers. »

 

Une sensation étouffante s’imprègne en moi.

 

- « Toi » Dit-elle en me désignant, « Tue-la avant qu’elle ne provoque aussi ta perte. »  Immobile, je n’ouvre pas la bouche.

« Mais peut-être que c’est ce que tu mérites ».

 

- « Je me suis mariée, Muriel. Et je n’ai pas eu besoin de ta tiare à deux noises ! »

 

- « Honte sur toi Ginevra, tu ne mérites pas porter le nom de Weasley. Tu as abandonné tes ancêtres, ta lignée, ta famille ! »

 

- « Ils M’ont abandonné ! Ils ont préféré l’élu. Ils l’ont laissé tuer sa famille. »

 

- « C’est le Hamai Nemesis qui parle. Tu es folle ma fille. Rien, je te dis, rien, ni personne ne peut te raisonner à l’exception de la mort. Je ne comprends pas que ton père ne l’ai pas tout de suite vu. Il n’a jamais été très malin. Je l’avais bien dit à ta mère, qu’il n’était pas malin. Tu es comme ta mère, tu n’a pas choisi le meilleur hibou comme époux. »

 

Mes joues brûlent… Cette vieille loque, ramassis de peau détendu, me compare à Wesley père !

Et elle continue sur sa lancée… Postillonnant sa verbe à sa petite nièce.

 

- « Je souhaite que la mort te touche au plus vite pour le salue de tes parents et de tes pauvres frères… Enfin ceux qu’il te reste » Des larmes coururent le long de ses joues tièdes.

 

- « AVADA KEVADRA ! »

 

- « Ginevra ! Par Morgane, qu’as-tu fait ???  Elle était inoffensive, au bord de la mort. »

 

- « Oses-tu me dire que ceux qui sont trop faibles pour survivre nous devons les épargner ? » « Est-ce que toi,  tu as épargné une pauvre petite fille trop faible pour se défendre ? »

 

Le flash de cheveux blond maculés de sang frappe mon esprit. L’intérieur de mon estomac se tord, ce désagréable sentiment qui ne m’avait pas quitté depuis plusieurs mois s’intensifie. Je veux qu’elle se taise, je veux qu’elle arrête de parler de la fillette, je … Je ne veux pas me souvenir.

 

Je me reprends, me raclant la gorge pour reprendre mes esprits.

- « Elle serait morte de ses blessures, c’était inutile »

 

- « Oui tu as raison, je l’ai épargnée de ses souffrances, peut-être que je n’aurais pas dû… Je commence à croire Malefoy que me venger ne suffit plus. Il faut que je nettoie tous ces chiens, ces traitres qui ont soutenu Harry…  Sans ça je n’aurai pas une nouvelle famille…» Finit-elle en murmurant.

 

Que racontait-elle ? Se venger de tous ceux qui soutiennent Harry Potter ? Autant prendre la place du Seigneur des ténèbres… Pourquoi avais-je cru qu’elle était mieux, qu’elle se contenterait de sa vengeance, pourquoi ais-je cru que je parviendrais à maintenir à distance le Haima Nemesis, à le contenir.

 

- « Tu as une nouvelle famille. Tu m’as moi. »

 

- « Je sais que tu es là »

Mais je ne serai jamais suffisant… Elle ne le dit pas, pourtant je pouvais le lire dans son regard, sur ses lèvres. Je n’étais que Malefoy, un moyen pour une fin.

 

****

 

***Les planques étaient nombreuses, mais il avait fait l’erreur de croire en un homme, un seul pour garder le secret.

Sous la route arquée, vestige d’un temps ancien, la trappe se soulève et un escalier en colimaçon apparaît. Je m’y faufile, suivi de Malefoy dont la proximité me fait ressentir son souffle. En s’enfonçant dans les entrailles de la terre, l’air devient humide. J’ai la sensation d’une tannière. Celle d’un loup. Je me retourne et regarde Malefoy, ses yeux argent m’interrogent. Qu’est ce que le Haima Nemesis ? Je chasse cette pensée, l’heure n’est pas aux questions. Je sens ma proie toute proche. Mon cœur s’accélère, la chasse s’ouvre… Le loup est là.

 

- « Professeur ! » A deux nous sommes maitrisons aisément Lupin. J’imagine déjà toute sorte de tortures pour lui soutirer ce dont je rêve depuis plusieurs mois. Mais il me coupe de court.

 

- « Ginny, j’ai vu Harry »

Ce prénom, elle ne l’avait ni entendu, ni prononcé depuis des lustres, tel un tabou posé sur Voldemort. Pourtant il s’agissait de son propre tabou. Deux syllabes honnies … Deux syllabes qui avaient scellé le destin du professeur.

 

- « Ne prononcez pas ce nom» La tête commence à me tourner.

 

- « Oui il était avec Hermione »

 

- « Ne prononcez pas ce nom » Mon crâne semble transpercé par le bec d’un hippogriffe.

 

- « Ginny, ils sont parti ensemble, ils n’ont pas voulu de mon aide… Harry a accepté d’être le parrain de mon fils, Teddy »

Je regardais les lèvres de Lupin bougeait, une étrange flamme était entrain de naître au creux de mon ventre. Une flamme désagréable… Mes jambes tremblaient, les fourmillements excitaient mes muscles. Mes poumons inspiraient bruyamment, je pouvais sentir un air crépitant contre ma peau.

 

- « NE PRONONCEZ PAS CE NOM JE VOUS AI DIT !!! »

 

Ma baguette s’agite. Dans un tourbillon, dans une danse macabre exécutée avec perfection, un cri s’échappe de ma gorge pour envoyer le professeur dans sa dernière demeure.

C’est alors que le silence se fait, tout redevient immobile, figé comme l’expression de stupeur sur le visage de Lupin.

 

- « Ne vous inquiétez pas professeur, je vous envoie Tonks bientôt… De marié, à mariée… Je peux vous faire cette faveur. »

 

****

 

Note de fin de chapitre :

Je ne relate pas ici la scène de la "débâcle du Manoir" car c'est à peu près la même que dans le tome 7 (et écrit à la perfection par JKR !) à l'exception de l'absence de Ron... Ginny est à l'hôpital suite à l'attaque de Bellatrix. 

J'espère que vous avez aimé et encore merci de continuer à lire cette fic !

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