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128ème Nuit d'écriture


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De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


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A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Les sombres choix d'Albus Dumbledore par AlbusDumbledore

[24 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note d'auteur :

Voici une deuxième histoire de la série Sept journées dans la vie de nos héros. Etant fan de ce personnage, je me devais de l'écrire. Il s'agira sans doute de la dernière fic que j'écris pour cette série, sauf si l'inspiration me vint entre-temps. Cette histoire est beaucoup moins sombre que celle sur Voldemort mais reste cependant dramatique dans l'ensemble. J'aborde essentiellement la jeunesse d'Albus.

Note de chapitre:

Voici le premier chapitre de cette biographie. Nous commençons après l'agression d'Ariana. Je vous laisse découvrir cette nouvelle histoire et vous souhaite une bonne lecture !

31 Octobre 1891

Un procès pas comme les autres

 

 

 

 

 

Le soleil était haut dans le ciel londonien. Haut et brillant de mille feux. Pas un seul nuage à l’horizon – ce qui était plutôt rare en cette période de l’année – et la température était si agréable qu’on pouvait se balader en manches courtes. C’était la raison pour laquelle la famille qui sortait de la bouche de métro était la cible de tous les regards.

Composée de deux parents, de deux frères qui ne devaient avoir pas plus de dix ans et d’une fille qui devait en avoir six, cette famille aurait pu être aussi normale que toutes les autres. Cependant, leurs longues capes et les regards inquiets qu’ils jetaient sans arrêt autour d’eux ne pouvaient tromper personne : cette famille était pour le moins atypique.

La mère, une femme de belle allure aux longs cheveux auburn, se tenait droite, d’un air fier et marchait comme si elle était la reine des lieux, tenant fermement la main de sa fille, qui semblait terrifiée par tout ce qui l’entourer. Le père, quant à lui, aussi étrange que cela pût paraître, semblait réticent à avancer, un air de résolution sur son visage.

Le plus grand des deux garçons portaient des lunettes et regardait avidement la rue autour de lui, ses yeux bleus semblaient scruter minutieusement chaque détail de chaque objet se trouvant sous son long nez aquilin. Une sagesse naturelle semblait émaner de lui. Le plus jeune des frères ressemblait fort à son aîné, si ce n’était son regard qui semblait dégager moins de curiosité à son environnement.

« Tu es sûr que nous sommes au bon endroit Albus ? demanda la mère.

─ Oui mère, » répondit l’aîné en se détournant d’une quincaillerie. « Le plan sur mon genou est parfaitement fiable ! Il m’indique même des stations qui ne sont pas encore construites !

─ Kendra, vous êtes vraiment sûre qu’il faille amener les enfants ?

─ Sans Albus, nous n’aurions pas pu emprunter le sous-terrain. Et je ne voulais pas laisser Ariana seule avec Abelforth à la maison.

─ Je peux très bien m’occuper d’elle !

─ Oui, mais tu es encore trop jeune pour rester seul à la maison, rétorqua sa mère.

─ Vous laissez bien Albus tout seul !

─ Il est… plus âgé. C’est différent pour lui.

─ C’est toujours différent pour lui, dédaigna le dénommé Abelforth.

─ Vous auriez pu rester à la maison avec les enfants, continua le père. J’aurai pu venir seul avec Albus, ou il aurait pu m’expliquer comment m’y rendre et rester avec vous, ajouta-t-il en voyant son plus jeune fils se préparer à répliquer.

─ Je me devais de venir avec vous, Perceval. Vous aurez besoin de mon soutien ! De notre soutien à tous.

─ Je suis prêt à affronter le Magenmagot ! Je sais que ce que j’ai fait est illégal, mais je sais que c’était ce que je devais faire. En tant que père.

─ Raison de plus pour vous soutenir devant ses gobelins du Ministère. »

Perceval baissa le regard vers sa fille, qui semblait de plus en plus apeurée, serrant fort la main de sa mère. Le père de famille afficha un léger sourire, qui se voulait rassurant, et Ariana sembla se détendre un peu. Albus avait observé toute la scène sans intervenir. Il savait que le sujet était sensible – très sensible même – et qu’il n’avait pas le droit à la parole, malgré sa maturité intellectuelle précoce.

Tout ce qu’on lui avait autorisé à dire était le chemin à suivre dans le métro londonien. Et, contrairement à son jeune frère, il n’avait aucune intention d’intervenir dans quoi que ce soit, car lui aussi il savait que son père avait fait ce qu’il fallait. Ces deux Moldus avaient eu ce qu’ils méritaient.

Ariana était encore une petite fille fragile, et depuis l’agression, elle n’avait pas prononcé plus d’un seul mot. Ni même pleurer ou crier. On aurait presque pu croire qu’elle n’existait pas, si sa mère Kendra ne s’efforçait pas à s’occuper d’elle du matin jusqu’au soir.

La convocation au Ministère était logique – ces Moldus avaient dû être envoyés à Saint-Mangouste – mais elle était avant tout injuste. Le rôle du Ministre n’était-il pas de protéger les sorciers des Moldus ? D’éviter que les deux mondes ne s’affrontent ?

Ces Veracrasses seraient capables de tuer père et mère pour obtenir un poste plus important. Ils se moquent totalement du bien être de leur communauté, tant qu’ils ont leur petit travail tranquille et qu’ils rentrent chez eux avec un bon feu de bois.

La petite famille continua son chemin, s’écartant du centre de la ville. Ils arrivèrent bientôt dans une zone beaucoup moins dense, avec des avenues plus larges et des maisons plus espacées. Au loin, on distinguait la silhouette du Buckingham Palace. La mère d’Albus menait toujours la marche, jusqu’à arriver dans une rue plutôt miteuse où le seul commerce qui semblait respectable était un petit pub. La rue était quant à elle aussi vide que la tête d’un troll des montagnes. Personne ne remarqua la petite famille entrait dans le bâtiment le plus miteux de la rue.

La vieille maison était tellement laissée à l’abandon que ça tenait du miracle qu’elle tienne encore debout : le toit avait été depuis longtemps rongé par les intempéries et les mites, les fenêtres devaient avoir été brisées depuis des lustres et des rideaux lacérés flottaient paresseusement à travers. Les murs étaient recouverts de graffitis s’ils n’étaient pas éventrés. Les poutres rendues visibles menaçaient à tout moment de céder.

Tous les habitants de ce quartier de Londres connaissaient cette maison, et tous savaient qu’il ne valait mieux pas s’y aventurer. Cette année encore, deux enfants y étaient entrés et n’étaient jamais revenus. Personne ne vit la petite famille franchir ce qui restait de la porte, personne ne les prévint du danger qu’ils couraient et personne ne les remarqua disparaître dans l’obscurité des murs.

Perceval s’approcha d’une étrange machine. Elle était constituée d’un socle en bois, sur lequel reposait un mécanisme en métal. Une longue tige de fer était retenue par un ressort d’un côté et articulée autour d’un axe de l’autre. Juste à côté de l’axe, un petit pignon était raccordé à un fil qui disparaissait derrière le mur. Une pointe sur la tige faisait face au pignon, et était maintenue à distance grâce au ressort.

Albus reconnut un « Messenger », mais il s’agissait en réalité d’un manipulateur Morse, objet très répandu chez les Moldus. Il permettait d’envoyer des messages d’un bout à l’autre du monde grâce à un code très simple. Chaque lettre correspondait à une suite d’impulsions plus ou moins longues, les traits et les points. Seulement, celui-ci devait mesurer plus de trois mètres de long et un mètre cinquante de haut.

Le père d’Albus posa sa main sur le poussoir et commença à actionner l’objet. Il envoya le massage suivant : « -- .- --. .. . ». Puis il s’éloigna du manipulateur Morse et une voix féminine froide et distante s’éleva de nulle part.

« Veuillez déclinez votre identité et l’objet de votre visite.

─ Perceval, Kendra, Albus, Abelforth et Ariana Dumbledore. Nous venons pour une audience au Magenmagot.

─ Les visiteurs doivent prendre le parchemin et de le mettre bien en vue sur leurs robes. »

Un bruissement se fit entendre et cinq parchemins glissèrent du manipulateur. Chacun des membres de la famille Dumbledore pris le sien et le posèrent sur leur poitrine. Le parchemin s’y fixa comme un dossard.

« Les visiteurs sont priés de se soumettre à une fouille et de présenter leurs baguettes magiques pour enregistrement au comptoir de la sécurité situé au fond de l’atrium. »

Dans un horrible grincement, une porte donnant sur des escaliers s’ouvrit à droite du manipulateur. La famille l’emprunta et lorsqu’Abelforth fût le dernier à la franchir, elle se referma. Une volée de marches sans fin se présentait à eux, éclairées seulement par des chandelles espacées par des intervalles réguliers. Ils se lancèrent quelques regards interrogateurs avant de commencer la longue descente.

Les marches se suivaient les unes après les autres, sans le moindre changement de décors. Puis, au bout de ce qui leur parut une éternité, ils arrivèrent à une nouvelle porte. Albus, qui fut le plus rapide, la toucha à peine qu’elle se dématérialisé, comme s’il avait s’agit d’un écran de fumée.

« Le Ministère vous souhaite une agréable journée, » déclara la même voix froide.

Un immense hall d’entrée se présenta à eux. Le sol était recouvert d’un parquet si bien ciré qu’on s’y reflétait. Le plafond, recouvert d’une magnifique fresque représentant une des victoires des sorciers sur les Gobelins, devait se trouvait à une trentaine de mètres. Les murs étaient recouverts de tableaux de tous les grands noms du monde magique. Au centre se trouvait une immense statue d’un sorcier accueillant chaleureusement les bras ouverts tous les individus qui arrivaient.

Albus vit que plusieurs cheminées bordaient l’atrium, et il ne se passait pas une seconde sans qu’un sorcier sortait de l’une d’elles dans un tourbillon de flammes vertes. C’était la première fois qu’Albus venait au Ministère de la Magie, et il était subjugué par ce qu’il avait sous les yeux. Il n’avait jamais vu autant de sorciers et de sorcières en une seule fois.

Il réalisa également que la décoration, bien que simple, n’avait qu’un objectif : écraser le visiteur pour prôner la toute-puissance du Ministère. D’ailleurs, en s’approchant de la statue, Albus remarqua que le sorcier n’avait pas du tout un visage chaleureux, mais affichait plutôt une expression de supériorité malsaine.

Le jeune sorcier se tourna vers le reste de sa famille. Son père et sa mère semblaient blasés par le spectacle qui s’offrait à eux – sa tante Honoria travaillait ici et Perceval venait par fois lui rendre visite – et Abelforth semblait aussi émerveillé que Dumbledore. Mais le plus surprenant – du moins le plus inattendu – était qu’Ariana aussi regardait le spectacle qui l’entourait dans l’innocence pure des jeunes enfants. Comme si ces horribles choses que ces Moldus lui avaient faites n’avaient été qu’un mauvais rêve depuis longtemps oublié.

Après avoir fait examiné leurs baguettes, les Dumbledore se dirigèrent vers les ascenseurs, qui venaient tout juste d’être installés – un article de La Gazette avait prévenu les lecteurs du danger de ces nouvelles machines – et dont les grilles en or scintillaient de milles chandelles. Un cortège sortit de l’un des ascenseurs à leur droite, et ils suivirent le courant de la foule. Perceval entra dans l’un des ascenseurs, salua pliement le machiniste en lui indiquant son arrêt, puis alla rejoindre sa famille au fond.

Leur salle d’audience se trouvait au cinquième étage. Ils arrivèrent dans un long couloir bordé de portes massives encadrées par de lourdes colonnes de marbre blanc. En réalité, les portes étaient les seuls éléments du couloir à ne pas être en marbre.

Un flot incessant de personne allait d’une porte à l’autre, ou prenait l’escalier au fond du couloir et qui semblait mené aux corniches situées juste au-dessus des portes. Albus repéra quelques journalistes, des Aurors et d’autres enfants. Le père de famille les mena vers la troisième porte à droit, ses mains tremblant dans ses poches mais son regard et ses pas étaient sereins. Il ouvrit la porte, qui donna sur une salle d’audience d’assez grande taille.

Les Dumbledore suivirent une allée qui traversait des gradins de bois, et au bout de laquelle se tenait un fauteuil de bois, et dont les accoudoirs portaient des chaînes métalliques. Face au fauteuil se tenait une estrade sur laquelle reposait une longue table derrière laquelle se tenaient plusieurs sorciers. Ils portaient des robes rouges marquée d’un M au niveau du cœur.

Perceval arriva devant le fauteuil, et resta quelques instants immobiles. Puis il se retourna, embrasse sa femme et ses enfants, puis il s’installa. Deux sorciers vinrent lui mettre les chaînes. Kendra affichait toute la dignité dont elle était capable. Elle se retourna et, suivie de ses enfants, alla vers les gradins, noirs de monde. À leurs pieds se trouvait une rangée de banc, visiblement réservée à la famille du prévenu, aux témoins et aux familles des victimes.

Albus s’installa entre son frère et sa sœur puis observa attentivement les juges-mages face à lui. Du haut de ses dix ans, ces hommes et ces femmes lui semblèrent impressionnants, intouchables, inébranlables. À leurs yeux, Albus savait que son père ne dînerait pas à la maison ce soir. Il constata alors que la sorcière assis au centre de la table, exactement en face de son père, portait un chapeau orange, alors que ceux de ses voisins étaient rouge.

Il scruta son visage et retint une exclamation de surprise lorsqu’il reconnut le Ministre de la Magie en personne, Faris Spavin.

 

Il s’agissait d’un homme d’un âge canonique – il avait près de cent quarante ans – au visage jovial et amical. Ses yeux d’un bleu cobalt ressortaient d’autant plus que sa chevelure était aussi blanche que la neige. Albus remarqua également que c’était l’une des rares personnes assise à la table qui ne lançait pas regard accusateur à son père.

Dans les gradins, un bourdonnement faible mais régulier lui indiqua que les spectateurs n’en pensaient pas moins que la majorité des juges-mages et il crut plusieurs fois discerner un groupe de mots ressemblant à « abracadabra ». Il ne comprit pas ce que cela voulût dire, mais au ton qu’employaient les sorciers sur les gradins, ça ne pouvait être qu’un châtiment.

Albus se tourna vers son père, qui regardait les juges droit dans les yeux, surpris de ressentir l’inquiétude monter en lui. Il jeta un coup d’œil à sa mère et vit qu’elle ressentait la même chose. Ariana était retombée dans son état d’autarcie. Abelforth, en revanche, devait résister à une violente envie de sauter à la gorge des autres sorciers présents.

Au loin, une horloge sonna onze heures, et Spavin fit apparaître des étincelles avec sa baguette, accompagnée d’un bang sonore. Le silence se fit immédiatement dans la salle.

« Nous sommes ici, en ce 31 Octobre 1891, pour le cas du dossier numéro 891-0518-125, entama le Ministre. L’objet de cette audience est de déterminer la culpabilité de Mr Perceval Brian Dumbledore, suspecté d’avoir agressé gravement trois Moldus à proximité de son domicile, et de se prononcer sur les sanctions encourues par Mr Dumbledore.

« Vous êtes bien Mr Perceval Brian Dumbledore, domicilié au 14, Avenue des Lucioles à Terre-en-Lande ?

─ C’est exact, répondit Perceval.

─ Reconnaissez-vous avoir agressé trois enfants Moldus vivant à proximité de votre domicile le 18 Mai dernier, à treize heures vingt-cinq ? interrogea Spavin.

─ La date correspond, je suis cependant incapable de me rappeler l’heure à laquelle cela s’est produit, avoua Perceval. Le soleil était assez haut dans le ciel, donc je suppose que vous dites la vérité.

─ Savez-vous quelles ont été les conséquences de votre agression ?

─ Je l’ignore, répondit Perceval en baissant la tête. Je sais seulement que ces enfants ont dû être amenés à Saint-Mangouste l’après-midi de l’agression. Vont-ils bien ?

─ Non, trancha le Ministre de la Magie. Ils ne vont pas bien du tout ! Un des enfants est encore dans une situation critique, et les guérisseurs ne se sont toujours pas prononcés su ses chances de survie ! Un enfant de huit ans, Mr Dumbledore !

« Ses amis ont pu être soignés, mais garderons à jamais des séquelles de ce qui s’est passé ! L’impossibilité des guérisseurs à soigner certaines blessures prouvent que vous avez usé de la Magie Noire sur ces enfants !

─ C’est faux ! rétorqua Perceval. J’avoue avoir agressé ces enfants, mais jamais, jamais, je n’ai usé de la Magie Noire sur eux !

─ Pourtant, les blessures dont vous êtes l’auteur prouvent le contraire ! s’emporta un sorcier à droite de Spavin. Un des enfants se retrouve désormais sans bras et il est impossible de stopper l’hémorragie, et cela depuis plus de cinq mois ! Il est forcé à boire des potions de régénération sanguine toutes les heures ! Un autre se retrouve sans nez et il a été impossible de le remplacer !

─ Je n’ai pas utilisé la Magie Noire sur ces enfants ! persista le père d’Albus.

─ Mr Dumbledore, vous avouez vous-même ne pas vous souvenir de l’heure exacte de l’agression, déclara une sorcière à l’extrémité gauche de la table. Pensez-vous qu’il en soit de même pour votre agression ? suggéra Sapvin. Que vous ne vous souvenez pas exactement de tout ce qui s’est passé ? Je veux dire, vous étiez dans un état anormal, vous avez eu un comportement violent et brutal. Pensez-vous qu’il est possible que vous vous êtes laissé emporter ?

─ Je… je… C’est possible… oui.

─ Vous avouez donc avoir pu utiliser la Magie Noire contre ses enfants, mais ne pas vous en souvenir ?

─ O… oui. Je ne me souviens pas d’avoir utilisé de la Magie Noire. Mais si les blessures que vous me décrivez sont réelles…

─ Bien sûr qu’elles le sont !

─ Il est tout à fait concevable de penser à la Magie Noire, » concéda Perceval.

Un brouhaha s’éleva des gradins, plusieurs sorciers insultèrent le père d’Albus ou lui promirent des souffrances atroces. Albus ne vit pas comment son père réagit à ses preuves d’hostilité, mais il vit sa mère faire tous les efforts possibles pour ne pas leur répondre. Des larmes coulèrent sur ses joues, mais Albus ne put déterminer s’il s’agissait de larmes de fureur ou de tristesse.

« Venons-en aux raisons qui vous ont poussé à commettre cet acte atroce. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ? Car rien, dans le dossier présent ici, ne nous permet de déterminer ce qui vous a donné l’envie d’agresser ces jeunes enfants.

─ Oui, je pense pouvoir vous aider.

─ Nous vous écoutons. »

Perceval tourna alors la tête et regarda sa famille. Albus le vit sourire légèrement, comme pour le rassurer, pour les rassurer. Kendra hocha légèrement la tête, ayant de plus en plus de mal à retenir ses larmes.

Perceval se retourna lentement, pris sa respiration puis déclara d’une voix forte, remplie de remords.

« J’ai… j’ai agressé ces enfants parce que… parce qu’ils avaient osé… Cela faisait plusieurs jours qu’ils tournaient autour de notre maison… et ils avaient déjà… tenté de rentrer chez nous… plusieurs fois… Je… je ne sais pas ce qui m’a pris… J’ai attrapé ma baguette… et j’ai… et j’ai attaqué… Ils n’avaient rien fait de mal… Rien du tout…

─ Vous dites pourtant qu’ils rodaient autour de chez vous, rappela Spavin.

─ Ce n’était pas eux, expliqua Perceval. Il s’agissait d’enfants plus âgés… Beaucoup plus âgés… De jeunes adultes… Mais là… J’ai entendu un bruit… dans le jardin… et j’ai cru que… c’était encore eux… La rage m’aveuglait… Comprenez bien… ils avaient déjà… essayé de mettre… le feu à notre maison… J’ai voulu… les arrêter… Ce n’est qu’après… que j’ai vu ce que j’avais fait…

« Je suis coupable, totalement coupable…, avoua Perceval, mais ce n’était pas voulu… Je ne voulais pas faire du mal… à ces jeunes Moldus… J’ai des enfants… Je sais ce que c’est… la pureté de leur… innocence… la joie de leur sourire… leur amour indéfectible pour vous… Je sais tout ça… Jamais je n’aurai pu… Mais la rage… Seulement la rage… »

Perceval ne put continuer plus loin et se terra dans le silence. Les gradins se calmèrent également, les juges-mages s’échangèrent des regards éloquents. Spavin retira son chapeau, s’épongea le front, puis le remit. Il s’éclaircit la gorge et écrivit quelque chose sur un bout de parchemin.

Un sorcier vint prendre le bout de parchemin et le fit passer à tous les sorciers et sorcières derrière la table. Chacun y écrivit quelque chose puis le lui rendit. Cinq minutes plus tard, le sorcier ramena le parchemin à Spavin qui le lut rapidement. Il le reposa et s’éclaircit la gorge une nouvelle fois.

« Le Magenmagot a délibéré, annonça-t-il. Mr Perceval Brian Dumbledore, vous êtes condamné à une peine d’emprisonnement illimité à Azkaban, pour usage de la Magie Noire sur des enfants, usage de la Magie en présence de Moldus, agression, mutilations physiques, mutilations morales et tentative de meurtre sur trois enfants Moldus. Avez-vous quelque chose a ajouté ?

─ Oui… Je sais que vous certains vont me trouver horrible d’avoir fait ça, et je les comprends. Cependant… je sais que ce que j’ai fait était juste ! » affirma Perceval.

Une explosion de voix retentie dans la salle d’audience. Tous les sorciers insultèrent Perceval, d’autres essayèrent de lui envoyer plusieurs sortilèges mais des sortilèges de protection les bloqua. Les juges-mages semblèrent indignés par les derniers propos de Perceval, mais Spavin le regarda avec un air sceptique.

Puis soudain ses yeux semblèrent s’illuminer, comme s’il venait de comprendre quelque chose, quelque chose que visiblement il était le seul à connaître. Il lança un regard rempli de pitié avant de lever sa baguette et demander une nouvelle fois le silence.

« Si c’est tout ce que vous aviez à dire, soit ! Votre peine ne pourra être modifiée sans l’aval du Magenmagot. Elle prend effet immédiatement ! Que le condamné soit mené à Azkaban ! »

Un froid envahit soudainement la salle, les lumières s’éteignirent. Albus senti tout son bonheur le quitter, toute joie disparut de son cœur. Il entendit au loin les cris de sa sœur, son père qui hurlait de rage et sa mère qui sanglotait.

Les Détraqueurs entrèrent dans son champ de vision, attrapèrent Perceval et le menèrent à l’extérieur. Le froid fit de nouveau place à la douceur et les chandelles se rallumèrent. Les voix disparurent de la tête d’Albus, mais furent bientôt remplacées par d’autres cris. Il se tourna et vit que sa sœur était prise d’une crise de démence : elle criait à s’en briser la voix, son corps agités de multiples convulsions.

Des sorciers vinrent aider Kendra à porter Ariana et à la mener à l’extérieur de la salle, sous les regards inquiets et surpris du public. Albus et son frère restèrent au milieu, seuls, ne sachant quoi faire. Spavin s’était levé et regardait la famille, son sentiment de pitié toujours présent sur son visage. Puis il hocha imperceptiblement la tête, à tel point qu’un clignement des yeux plus tard, le Ministre s’était déjà tourné pour parler avec sa voisine.

Albus comprit alors ce que la Ministre avait découvert : la vérité. Et il sut aussi que Faris Spavin, le plus grande sorcier de ce siècle, bien qu’excentrique, emporterait se secret dans la tombe.

 

 

Note de fin de chapitre :

Et voilà ! La suite jeudi prochain si tout va bien. J'espère que ce chapitre vous a plut. N'hésitez pas à me laisser une petite review.

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