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News

Programme de juillet des Aspics


Bonsoir à toustes !

Un peu de lecture pour vous accompagner en cette période estivale... Vous avez jusqu'au 31 juillet pour, d'une part, voter pour le thème de la prochaine sélection ici et, d'autre part, lire les textes de la sélection "Romance" du deuxième trimestre 2024, et voter ici !

Les sélections sont l'occasion de moments d'échange, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé sur le forum ou directement en reviews auprès des auteurices !


De L'Equipe des Podiums le 11/07/2024 22:30


Assemblée Générale 2024


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 21 juin 2024, à 19h.

Venez lire, échanger et voter (pour les adhérents) pour l'avenir de l'association.

Bonne AG !
De Conseil d'Administration le 14/06/2024 19:04


Sélection Romance !


Bonsoir à toustes,

Comme vous l'avez peut-être déjà constaté, sur notre page d'accueil s'affichent désormais des textes nous présentant des tranches de vie tout aussi romantiques ou romancées les uns que les autres ! Et oui, c'est la sélection Romance qui occupera le début de l'été, jusqu'au 31 juillet.

Nous vous encourageons vivement à (re)découvrir, lire et commenter cette sélection ! Avec une petite surprise pour les plus assidu.e.s d'entre vous...

Bien sûr, vous pouvez voter, ça se passe ici !


De Jury des Aspics le 12/06/2024 22:31


145e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 145e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 14 juin à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !


 


De L'équipe des nuits le 12/06/2024 12:33


Maintenance des serveurs


Attention, deux interventions techniques prévues par notre hébergeur peuvent impacter votre utilisation de nos sites les 28 mai et 4 juin, de 20h à minuit ! Pas d'inquiétudes à avoir si vous remarquez des coupures ponctuelles sur ces plages horaires, promis ce ne sont pas de vilains gremlins qui grignotent nos câbles ;)

De Conseil d'Administration le 26/05/2024 18:10


144e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 144e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 18 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits et à vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 12/05/2024 11:00


L'insupportable Léna par Lily

[8 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Bonjour à tous!
Alors voici un autre Léna/Sirius écrit il y a deux semaines pour Blackchoupinette qui aime mes Léna/Sirius et la romance et qui s'amuse à relire ceux qui sur dans ma page de profil. A la base ce n'était pas du tout cette fin-là que je voulais pour cet OS, plutôt triste, mais bon vu que c'était pour Blackchoupinette, hein...
Bonne lecture !
L’insupportable Léna


Ça n’avait pas marché… Tout simplement… C’est tout ce qu’elle pouvait dire. Tout ce qu’elle arrivait à dire…

Pour parler de sa relation avec Sirius Black.

Ils ne s’entendaient peut-être pas aussi bien qu’elle l’avait espéré. Ou bien, peut-être qu’ils se détestaient réellement. Et que ce baiser à la Tour d’astronomie avait sûrement été la plus grosse erreur de leur vie.
Grosse erreur ? Evidemment.

***


Elle leva les yeux vers les camarades de sa classe qui ne prirent pas la peine de la saluer alors qu’ils s’installaient à la Grande Table des Serpentards.

Cela faisait exactement sept semaines qu’ils ne lui adressaient plus la parole. A partir du moment où elle avait commencé à sortir avec Sirius Black.

Ils la méprisaient. Elle ne faisait plus partie de leur groupe et ils ne lui confiaient plus rien. Comment avait-elle pu choisir Black, plutôt que ses amis ? Aujourd’hui, avec Black, c’était terminé. La minuscule page de romance qui s’était ouverte, s’était tournée cinq semaines plus tard. Et entre les lignes, on avait pu lire les mots « dispute », « différent point de vue » et« désaccord ». Le roman était terminé et la réalité lui était apparue. Elle n’avait désormais ni Black, ni même ses amis.

Elle se retrouvait terriblement seule. Elle, Hélèna White, 7ème année de Serpentard, plutôt bonne en Défense Contre les Forces du Mal était devenue la risée de sa maison. Elle ne s’était déjà pas créée une bonne réputation en traînant avec les Leaders des Serpentards, mais après les avoir trahi, il était certain que personne ne voulait lui tenir compagnie. Aussi, tous les autres riaient de sa solitude.

Enervée par cette situation, elle se leva de table alors que les autres continuaient à discuter sans même s’apercevoir qu’elle quittait la grande salle. Cependant, elle lança un dernier regard à la table des Gryffondors où se trouvait Black qui bavardait avec ses amis.

Entre Black et elle, il n’y avait eu qu’une seule relation : celle de la haine. Et cela avait commencé lorsqu’il fut admis à Gryffondor. C’était une honte, un interdit pour les Sang-Pur, surtout pour un Black. Alors, elle avait suivi les plus grands qui harcelaient Black… elle s’était seulement contentée de les observer. Au fur et à mesure que les années s’étaient écoulées, les plus grands partaient et puis, elle avait bêtement répété les vieilles paroles d’un disque usé. Tandis que pour lui, ses paroles n’avaient plus le même impact. Il se moquait ouvertement d’elle.

Et cette situation l’avait toujours convenu. Et pourtant… il avait fait place à un autre sentiment : celui de l’amour.

Elle ne savait plus comment, elle en était arrivée à l’apprécier, mais quoi qu’il en soit, lorsqu’un soir à la tour d’astronomie, il avait éclaté de rire, elle avait brusquement pris son visage entre ses mains et l’avait embrassé. Regrettant son geste, elle avait reculé. Elle avait pu lire la surprise dans ses yeux. Ils s’étaient longuement observés. Elle ne savait pas si elle devait fuir ou rester. Et elle savait qu’elle payerait très cher ce geste déplacé, mais au lieu de quoi, Black ne s’était pas moqué d’elle.

Et finalement, ils étaient sortis ensemble. Cinq semaines, cinq courtes semaines, cinq semaines perdues. Cinq semaines plus ou moins joyeuses. Quelques moments sympathiques, quelques moments plus tendus, quelques moments plus calmes…

Elle s’affichait avec Black pour le plus grand déplaisir des Serpentards, avait appris à connaître ses amis les Maraudeurs, s’était moqué de James quant à sa façon de s’y prendre avec Evans, avait appris quelques potions avec Remus, avait bavardé avec Peter et… Elle était comme devenue une amie…

Et puis, un beau matin… ils avaient décidé d’un commun accord de rompre. Cela faisait deux semaines qu’ils ne s’entendaient plus. Qu’ils étaient toujours en désaccord et ni l’un, ni l’autre ne faisaient des efforts pour calmer la tension qui les rongeait. Et si Sirius Black ne l’avait pas quitté sitôt après cette décision, les Poudlariens auraient eu droit à une nouvelle scène de ménage.

Il était désormais clair qu’ils ne s’entendaient finalement pas. C’était sa décision, alors pourquoi est-ce qu’elle la regrettait ? Elle ne le supportait plus quand il tenait toujours avoir raison, alors pourquoi est-ce qu’elle semblait encore amoureuse de lui ? Les sentiments devaient s’effacer avec le temps, n’est-ce pas ? Alors pourquoi est-ce que c’était si long ?

Sirius Black n’avait sûrement pas dû l’aimer autant qu’elle, n’est-ce pas ? Sinon pourquoi sortait-il avec cette Serdaigle aux jambes interminables ?

Elle secoua la tête et se dirigea vers les cachots des Serpentards. Elle n’avait envie de voir personne. En même temps, personne ne viendrait la déranger de toute façon, ils l’ignoraient tous.

***


Une autre semaine passa et la situation d’Hélèna ne s’était pas améliorée. Les Serpentards continuaient à passer à ses côtés sans la voir et les autres élèves lui lançaient des regards moqueurs. Mais lorsque ceux-ci osaient la regarder, elle leur lançait son pire regard noir. Mais elle n’effrayait plus personne de toute façon. Les Leaders n’étant plus à ses côtés, il n’y avait aucune chance qu’elle leur fasse du mal. Mais ils n’allaient quand même pas jusqu’à se venger.

Elle s’apprêtait à longer un couloir lorsqu’elle vit en face d’elle les Maraudeurs arriver en sens inverse. Elle se retourna brusquement et se mit à courir pour quitter ce couloir.

Elle agissait comme une idiote, elle le reconnaissait. Mais depuis qu’elle avait cassé avec Black, elle prenait soin de l’éviter.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, elle n’avait pas envie de lui faire face parce qu’elle ne savait même pas comment elle devait réagir. Des années auparavant, elle s’était contentée de l’attendre de pied ferme et de l’insulter au passage. Quelques semaines plus tôt, c’était avec un sourire qu’elle l’attendait. Et maintenant ? Il n’y avait plus de haine, ni d’amour. Devait-elle passer à ses côtés sans lui parler ? Et comment faire ? Elle n’avait jamais fait ça, même si pour être honnête cela faisait trois semaines qu’elle ne lui avait pas adressé la parole.

Trois semaines… cela faisait déjà trois semaines qu’ils ne sortaient plus ensemble ?
Oh et puis qu’importe de toute façon ? Elle n’allait pas le fuir toute sa vie. Elle n’allait quand même pas arrêter de vivre uniquement parce qu’avec Black ça n’avait pas marché.

Lui, il se fichait bien de longer un couloir sans prendre la peine de vérifier si elle était là. Non lui, il passait sans réfléchir, alors pourquoi, elle, elle devait se mettre dans tous ses états. Encore une fois, la réponse la frappa de plein fouet. Parce que contrairement à lui, sûrement, elle avait encore des sentiments pour lui.

Elle secoua la tête et se retourna prête à affronter les Maraudeurs lorsqu’elle le vit entouré de ses amis face à elle. Il lui jeta un regard surpris et fronça les sourcils.
Elle était devant les faits. Elle devait dire quelque chose. Ou tout simplement passer à ses côtés sans rien faire. Après tout, pourquoi ce serait à elle de faire le pas ? Et puis à quoi servirait-il, puisque de toute façon, cela n’allait en rien changer ce qui s’était passé.

Elle attendit une réaction de sa part.

- Salut Hélèna, lança Remus.

Qui ne vint pas.

- Salut Remus, répondit-elle. Peter, James… Sirius.
- Ça fait longtemps, dis donc, ajouta Peter.

Elle posa un regard gêné sur Peter le suppliant de ne pas en rajouter.

James ne lui adressa pas la parole, il lui avait jeté un seul regard au moment où elle s’était retournée. Là, il fixait les tapisseries du mur. Elle pouvait comprendre pourquoi il ne lui adressait plus la parole : uniquement parce qu’avec Sirius Black, c’était fini.

Malgré elle, elle demanda :

- Cela ne s’arrange toujours pas avec Lily ? demanda-t-elle en le fixant.

En effet, elle avait vu Lily Evans pester contre James Potter pas plus tard que la veille. Il détourna la tête de sa contemplation pour la fixer, surpris qu’elle s’adresse à lui, puis jeta un regard à Sirius qui n’avait pas cessé de regarder Hélèna.

Elle était gênée mais en même temps, il fallait qu’elle dise quelque chose, après tout elle n’arrivait même plus à fuir ; ses jambes ne voulaient plus lui obéir.

Il haussa les épaules alors que Remus et Peter attendaient sa réponse.

- Elle finira par craquer un de ces jours, répondit-il.

Elle sourit. L’optimisme de James Potter la dépassait.

- Et… elle se tourna cette fois vers Sirius Black.

De toute façon, c’était d’un commun accord qu’ils avaient décidé de mettre un terme à leur relation, pourquoi ne pas tout simplement faire comme si rien ne s’était passé ?

Il attendit qu’elle parle, qu’elle lui pose une question comme elle venait de le faire avec James Potter, mais elle se contenta de secouer la tête.

- Il faut que j’y aille. Salut.

Et elle tourna les talons.

***


- J’ai tout vu, ricana alors quelqu’un derrière elle.

Elle se retourna pour voir Peeves, l’esprit farceur qui hantait le château, lui rire au nez.

- C’est moins marrant, n’est-ce pas Miss White, de passer du côté des gens ignorés.
- Lâche-moi, tu veux !

Mais il lui répondit par un éclat de rire.

- Tu sais ce qu’il te reste à faire ? Pleurer avec Mimi geignarde, ce n’est pas une bonne idée ?
- Va-t’en, s’énerva-t-elle. Ou sinon j’appelle le Baron Sanglant.

Il frémit.

Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas menacé quelqu’un et sur le coup, elle se sentit supérieure. Depuis que personne ne voulait lui adresser la parole, elle s’était sentie presqu’abandonnée. Mais en même temps, il valait mieux être seul que de devoir parler à un fantôme. Et d’ailleurs, elle en devenait presque pathétique. Le menacer, lui ?

- Tu le regretteras, finit-il par dire avant de s’en aller laissant une traînée de fumée blanche derrière lui.

Hélèna soupira. Après tout, c’était de sa faute ce qui lui arrivait. Elle avait toujours maltraité Peeves, alors il était normal qu’il lui rende la monnaie de sa pièce.

***


En début d’après-midi, alors qu’elle vit à nouveau Sirius Black et sa petite amie main dans la main, elle eut un mouvement de recul avant de se détourner de la scène. Ils ne l’avaient pas vue, mais elle, elle devait toujours voir ce genre de scène qui la mettait hors d’elle.

Regrettait-elle finalement ? Etait-elle jalouse que Black se pavane avec une autre fille dans les bras alors qu’il y a à peine trois – quatre semaines, c’était elle qu’il embrassait.

Lors du dîner, Hélèna se contenta de prendre place à la table des Serpentard et s’apprêtait à se servir lorsque Peeves fit une brusque apparition et vola juste au-dessus de la table, faisant sursauter les convives. Tout en ricanant, il effectua le même manège sur les tables et lorsqu’il eut atteint la table des Gryffondors, il s’arrêta sur le visage de Black.

Et il chantonna moqueur.

- Elle est encore amoureuse de toi.

Black jeta des regards alentour, ne saisissant pas le message de Peeves tandis qu’Hélèna écarquillait les yeux. Elle le tuerait.

- Elle – est – encore – amoureuse – de –toi, répéta-t-il en quittant la table des Gryffondors.

Le fantôme jeta un regard à Hélèna qui le fusillait du regard tandis que Sirius haussait les épaules aux questions muettes de ses amis.

- Attrape-moi White, attrape-moi.

A ce moment, tous les regards se braquèrent sur elle.

- Ou appelle le Baron Sanglant, si tu préfères, ajouta-t-il en disparaissant derrière un mur.

Le silence retomba dans la pièce après sa disparition, et malgré que ses yeux fussent fixés sur son assiette, elle savait que les autres l’observaient. Elle tuerait Peeves !

Elle leva les yeux et rencontra le regard de Black qui devait l’avoir observée depuis un bon moment.

***


- Alors ? demanda-t-il alors qu’elle sortait de la Grande Salle.

Elle fut surprise de voir que Sirius Black l’attendait adossé au mur.

- Comme ça, tu es encore amoureuse de moi ?

« On est quand même sortit ensemble il n’y a pas si longtemps que ça, les sentiments ne s’évaporent pas d’un coup de baguette magique. »

- Peeves raconte n’importe quoi. Il aime être le centre d’attention.

Il se mit à réfléchir.

- Tu t’es confiée à lui ?
- Bien sûr que non, répondit-elle en rougissant. Et je ne vois pas pourquoi je le ferais.

Il acquiesça de la tête.

- J’aurais dû mal à te reconnaître si tu faisais un truc pareil.

Elle ne répondit pas.

- Tu t’es vraiment confiée à lui ? demanda-t-il en reculant d’un pas, les yeux écarquillés.
- Où vas-tu chercher ça ?
- Je n’arrive pas à y croire. Tu es si désespérée que tu te confies à un fantôme ?
- Je t’ai dit que je ne l’ai pas fait.
- Je te connais Léna, quand tu ….

Elle avait cessé d’écouter. Il avait bien dit « Léna », n’est-ce pas ? Pas White, ni Hélèna… mais Léna ?

- Et pourquoi est-ce que tu lui dis un truc pareil ?
- Je t’ai dit que je ne lui ai rien dit.
- Mais tu n’en penses pas moins ?
- Tu sais quoi…

Il la stoppa d’un geste de la main : ils se disputaient. Encore une fois. Rien ne changerait entre eux. Ils pouvaient bien cesser de se parler trois semaines, cela ne changerait rien. Ils continueraient sans cesse de se disputer.

- Laisse-tomber Léna, je me tire.

Et il la quitta et elle ne chercha pas à le rattraper.

***


- Alors Lé – na, demanda Peeves, les choses se sont-elles arrangées ? ricana-t-il.
- Laisse-moi, répondit-elle.
- Bien sûr que non, White. Ce soir-là, tu avais besoin que quelqu’un t’écoute et j’ai accepté, pourquoi devrais-je te laisser maintenant ? Tu m’as un peu soulé sur les bords mais bon. Il faut bien que je te prouve que je porte un réel intérêt à ta vie sentimentale.
- Je regrette, fit-elle en le faisant face, je ne comprends pas pourquoi je t’en ai parlé.
- Tu – étais – désespérée, qui sait ?
- Laisse-moi tranquille.
- Tu te sentais seule, ajouta-t-il. Tu sais Lé – na, tu finiras toujours seule. Tu savais qu’ils étaient nombreux à être heureux de ta solitude ?

Elle le toisa. Elle savait très exactement ce qu’il tentait de faire. Il voulait la voir se morfondre, pire … verser une larme.

- Et puis, tu ne l’oublieras jamais n’est-ce pas ? C’est vrai que cela ne fait pas longtemps, mais même dans trois ans, tu te souviendras de lui comme l’homme que tu as désespérément aimé.

- Tes paroles n’ont aucun impact sur moi, Peeves. Passe ton chemin.

Il ricana.

- Au contraire. Je suis le seul à te parler, alors mes paroles ont plus d’impact que tu ne le penses.

Mais ce fut elle qui le quitta et il ne chercha pas à la suivre.

***


Une fois de plus, elle décida que le mieux pour elle était d’oublier. Mettre une croix à son nom, comme aimaient dire les filles de son dortoir lorsqu’elles mettaient un terme à une relation presque sérieuse.

Passer à autre chose. Tourner la page.
Evidemment, il n’y avait plus rien à espérer ; C’était terminé, point final. Et pourtant elle ressassait le passé.

- Léna ? l’arrêta Sirius Black, alors qu’elle était, une fois de plus, plongée dans ses pensées.

Ce n’est que lorsque ses yeux croisèrent les siens qu’elle secoua la tête.

Elle était surprise qu’il lui adresse la parole.

Depuis leur dernière dispute, ils avaient préféré s’ignorer, c’était beaucoup plus simple pour eux.

- Je n’avais pas envie de te demander mais James refuse que je joue si je n’ai pas le tee-shirt.

Elle fronça les sourcils.

- Mon tee-shirt de Quidditch… expliqua-t-il. C’est toi qui l’as.

Elle l’observa sans un mot.

Il voulait le lui reprendre c’est ça ?

Elle secoua la tête.

- Oui bien sûr, c’est à toi après tout. Par contre va falloir que je cherche car je ne sais pas du tout où est-ce que j’ai pu le poser.

C’était plus facile de jouer ce rôle.

- Tu penses pouvoir me le retrouver pour demain.

Elle hocha de la tête.

***


Son tee-shirt… Elle était trop fleur-bleue, n’est-ce pas ? Son tee-shirt, il lui servait de taie d’oreiller….

***


- Tu voudrais le récupérer ? hésita-t-il en prenant le tee-shirt qu’elle lui tendait.
- Non, pas la peine. Tu peux le garder.
- Ok.

Long silence.

- Tu sais pour nous deux, commença-t-il, on devrait oublier ce qui s’est passé, hein ? Et devenir amis, non ? Le fait que tu te confies à Peeves, c’est …
- Je ne me confie pas à lui. Et ne me prends pas en pitié de cette façon, c’est insultant.
- Je n’ai pas pitié de toi, répondit-il sur le même ton. C’est juste que par ma faute, tu n’as quand même plus d’amis. Et te voir seule, alors que je suis encore entouré de mes amis, ça ne me fait pas franchement plaisir. Remus dit que …
- Remus ? Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne pas…

Il soupira.

- Oublie Léna, t’es insupportable.
- Non, bien sûr. Et toi tu passes ton temps à fuir. Pourquoi on en finit pas une bonne fois pour toute. Pourquoi passer par quatre chemins alors que l’on pourrait se dire les choses franchement ?
- Et bien commence, je t’en prie.
- Tu…

Elle se tut. Elle ne savait pas par où commencer. Il rit.

- Tu dis que je fuis, mais toi t’es même pas capable d’assumer le tiers de ce que tu ressens.
- C’est vrai. Tu as raison. Tu as toujours eu raison. Entre toi et moi, ça ne peut pas coller de toute façon.

Il fronça les sourcils.

- On a essayé une fois et malgré quelques moments que je qualifierais d’inoubliables, on a quand même eu plusieurs disputes qui prouvent que ça ne vaut pas le coup. Parce que ce que je peux ressentir, malgré ce que toi tu as pu éprouver pour moi, et bien, ça ne passe pas. Tu veux avoir le dessus et moi je n’ai pas envie de me soumettre. Donc en gros, on est beaucoup mieux ennemis.

- Ouais t’as raison. Oublie cette histoire d’amitié, dit-il en la quittant.

***


Pourquoi est-ce qu’elle pleurait ? C’était elle non, qui avait dit toutes ces choses ?

- Tu ne sais vraiment pas t’y prendre, éclata de rire Peeves. Je dirais même que tu t’y prends comme un pied. Tu es amoureuse de lui et pourtant tu préfères lui dire que ça ne peut pas coller entre vous. Ce n’est pas un peu bizarre.

- Laisse-moi tranquille.

Il lui obéit.

Peeves avait raison. Elle disait toujours le contraire de ce qu’elle voulait. Elle n’avait pas plus envie que Peeves la laisse que Black ne lui parle plus.

D’autres larmes coulèrent le long de ses joues. Elle n’était pourtant pas du genre à pleurer facilement. Mais elle l’aimait.

Elle était assise sur un des bancs du couloir du 6ème étage et se massa la tête, cherchant une solution à son problème.

En réalité, si elle ne cessait de se disputer avec lui, c’était uniquement pour espérer une réaction positive de sa part, uniquement parce que le passé pourrait peut-être les rattraper. Elle voulait juste avoir droit à une seconde chance.

Elle leva la tête, décidée à retourner à son dortoir lorsqu’elle rencontra son regard.

- Qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle scrutant les alentours pour vérifier que personne ne les observait.

Sirius Black était adossé au mur face à elle, les bras croisés. Il devait être là depuis un bon moment et l’avait sans doute vu pleurée.

- Léna, murmura-t-il en secouant la tête. Pourquoi tu pleures ? demanda-t-il en s’approchant d’elle et en prenant place à ses côtés.
- Qu’est-ce que tu veux ? s’énerva-t-elle.

Il n’avait pas le droit d’être là. Elle pleurait, elle s’abandonnait à sa solitude, et alors ? Il n’avait pas le droit de la suivre s’il l’avait laissé tomber.

Il l’attira à lui et elle tenta de se débattre inutilement, parce qu’au moment où sa tête reposa sur son torse, elle s’accrocha désespérément à lui. Il n’avait pas le droit de la quitter. Il ne devait plus l’abandonner.

- Arrête de pleurer.

Elle ne pleurait plus depuis un bon moment, mais elle sentait que les larmes n’allaient pas tarder à couler. Elle se contenta de se serrer contre lui.

***


Ils se disputaient encore évidemment, mais Sirius avait trouvé une façon de dévier ces disputes en rigolade et ça marchait plutôt bien. Il n’était pas le seul à avoir fait un effort. Parfois quand Sirius s’énervait, elle se taisait. Ou bien, elle se contentait de faire mieux … ou pire.

- T’es nul Potter ! Sérieusement, tu crois sincèrement faire bonne impression auprès d’une fille comme Lily Evans ! Alors toi, tu n’as vraiment rien compris…

Fin
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