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128ème Nuit d'écriture


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De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


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A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Voler sur un balai par GinnyLuna-Phenix

[14 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Ce matin-là, Ginny Weasley se leva en souriant. Elle savait quel jour on était. On était le 11 août, assurément ! Et... c'était son anniversaire. Son sixième anniversaire ! Elle était une grande fille, maintenant. Elle sortit de son lit gaiement, tournoya sur elle-même et ouvrit joyeusement la porte de son armoire à la recherche de sa robe préférée. Elle la trouva enfin, enfouie sous les vieux pantalons d'occasion et les tee-shirts qui étaient là depuis belle lurette et qu'elle n'a quasiment jamais mis. Ginny enfila la robe rouge qui jurait magnifiquement avec ses cheveux d'un roux flamboyant. Elle se regarda dans le miroir, et décida que vraiment, elle était très jolie. Puis elle descendit dans la cuisine, ses pieds nus martèlant l'escalier grinçant aux marches branlantes - elle fit une grimace quand son pied s'érafla contre le coin de l'une d'elles.
Elle trouva d'abord Bill, qui lui ébouriffa les cheveux malgré ses protestations ("bah, de toute façon c'est pas comme si j'allais les abîmer").

- Ca te fait quel âge maintenant ?

Il le savait, évidemment, quel âge cela lui faisait ! Ginny fit la moue. Bill était son frère le plus protecteur. Dans sa tête, elle s'amusait à l'appeler Bill le Protecteur ou Bill le Gardien. Mais elle se promit de ne jamais le lui dire.

- Ca me fait six ans ! répondit-elle fièrement.

Bill sourit.

- C'est bien.
- J'irai bientôt à Poudlard alors ? demanda Ginny, les yeux pleins d'espoir.
- Eh bien, ça dépend de comment tu prends la chose. Il faut avoir onze ans pour aller à Poudlard.
- Mais, dit Ginny en fronçant les sourcils et comptant sur ses doigts, c'est dans... un, deux, trois, quatre, cinq ans ! C'est looong.

Elle fit de nouveau la moue et le sourire de Bill s'agrandit.

- Pas temps que ça, tu sais.
- Pff, tu peux parler, toi t'as déjà l'âge d'y aller. Et puis t'es pas poli tu sais. Un "joyeux anniversaire" ça n'a jamais tué personne, fit remarquer Ginny.
- Joyeux anniversaire, sourit Bill, puis soudain, il porta les mains à son coeur et fit mine de s'évanouir, provoquant les rires de sa soeur. Soudain, Ginny fut tirée en arrière mais s'aperçut que c'était sa mère qui était en train de l'étreindre.
- Joyeux anniversaire, Ginevra !

Ginny fit la grimace. Oui, c'était le prénom de sa grand-mère, mais elle préférait autant qu'on l'appelle Ginny. Au moins le jour de son anniversaire. Ca fait vieux. Ginny se demanda si elle devrait entendre encore sept fois, par chacun des membres de sa famille "joyeux anniversaire, Ginny" - ça se répète et répète, comme une galette abîmée... non, une charette. Une chaussette, plutôt. Son père, qui aimait beaucoup les moldus, avait expliqué que c'était ce qu'on mettait dans des lecteurs pour regarder des flims... elle n'avait pas très bien compris le principe mais ça ne lui déplaisait pas trop.
D'ailleurs, son père serait sans doute le dernier à arriver, il a du travail au ministère. C'est du moins ce qu'a compris Ginny. Mais il essaierait sans doute de se libérer plus tôt - il ne manquerait quand même pas le jour le plus important pour sa seule fille ! Et puis de toute façon, s'il ne venait pas, Ginny mangerait sa part de gâteau. Et tant pis pour lui ! Elle étouffa un rire. Elle aimait beaucoup les pâtisseries de sa mère. Elle espéra que le gâteau serait au chocolat, c'était son parfum préféré.
Dommage que maman n'avait pas pu inviter le reste de la famille. D'un côté, Ginny préférait comme ça. Elle ne tenait pas beaucoup à voir tante Muriel.
Une explosion retentit à l'étage, la faisant sursauter, mais elle comprit avec soulagement que ce n'étaient que la goule qui s'amusait avec les tuyaux - à moins que ce ne soient Fred et George. D'ailleurs, ceux-ci descendirent, un grand sourire scotché aux lèvres.

- Ginny ! Pas possible !
- C'est toi ?
- Incroyaaaaable.
- George, je me demande quand même ce qu'il se passe pour qu'on soit si agités.
- Peut-être est-ce la température ?
- Ou alors une potion que maman a versé dans le jus de citrouille d'hier soir.
- N'exclure aucune possibilité.
- Je crois plutôt que j'ai une meilleure idée...
- C'est peut-être parce qu'aujourd'hui, c'est spécial ? suggéra Ginny d'un air à la fois malicieux et candide.
- En effet, admit Fred, son frère de neuf ans. George, c'est le cinquième anniversaire du jour où j'ai retrouvé ma chaussette égarée sous le lit. Des semaines que je la cherchais. J'avais alors quatre ans et une grande émotion a envahi mon coeur.
- Amen, appuya son jumeau.

Ginny mima la déception.

- Ce n'est pas ça. Cherchez encore.
- L'anniversaire de la victoire des Canons de Chudley contre les Crécerelles de Kenmare alors ?
- Tu penses vraiment que les Canons pourraient gagner un jour !?
- Non, mais ne le dis pas à Ron, cela lui ferait de la peine.
- Alors, je donne ma langue au chat.
- Je ne suis pas sûr que le chat apprécierait.

Ginny éclata de rire.

- Tu n'es pas malin, Fred, fit remarquer George. C'est l'anniversaire de ta soeur et tu ne le savais même pas ! Quel mauvais frère tu fais...
- Je le savais déjà ! Je faisais semblant de l'ignorer pour ne pas te mettre mal à l'aise. Quoiqu'il en soit, puisses-tu célèbrer ton sixième anniversaire comme il se doit, Gin', dit Fred, d'un faux air solennel.
- Taisez-vous, tous les deux !

Percy venait d'entrer dans la pièce. Bien sûr, Ginny l'aimait beaucoup - c'était son frère, quoi ! - mais elle trouvait qu'il faisait vraiment le crâneur depuis qu'il avait reçu sa lettre de Poudlard - Percy avait en effet onze ans, l'âge réglementaire pour entrer à Poudlard.

- Bien, Ginevra, vraiment. Six ans, c'est l'âge parfait; c'est généralement dans cette période que la magie se manifeste - tu ne vas sans doute pas tarder à exécuter ton premier sortilège, si tu veux mon avis...

Ginny tordit le nez. Percy allait parler pendant longtemps. Il avait beau être très jeune, il avait du blabla et de l'éloquence à revendre.

- Onze août, mmh ? Ah, oui, tu es née sous une bonne étoile. En plus, ton signe astrologique, c'est le Lion ? Te voilà bien partie pour aller à Gryffondor...

Il partit dans un petit rire, mais Ginny soupira. C'est fou tout ce que son frère pouvait raconter à partir d'une simple date.

- Oui, je vois très bien. Il se trouve dans ta cinquième maison. C'est plutôt une polarité mâle... d'après l'horoscope, ils montrent un talent pour le Quidditch mais je te déconseille d'essayer de monter sur un balai, c'est très dangereux, à ton âge, en plus ! Et puis, il paraît qu'ils ont un caractère colérique, mais bon, c'est très vague, tout cela. Il vaut mieux se baser sur des faits, établis et vérifiables... Il paraît que la professeur de Divination est

Ginny eut un vague sourire. Elle n'écoutait pas vraiment - de toute façon, elle n'a pas compris la moitié de ce que lui avait dit Percy. Mais l'idée de monter sur un balai était intéressante. Voler dans les airs... Dommage que ses frères lui aient toujours interdit l'accès à la remise. Ses frères étaient très terre-à-terre - dans tous les sens du terme !

- Mais tu verras tout cela en histoire de la magie, je suppose. D'après ce que Charlie m'a raconté...

La fillette regarda autour d'elle. Où était-il, d'abord, Charlie ? Probablement dans sa chambre - qu'il partageait avec Bill - en train de feuilleter son livre sur les dragons - comment pouvait-il les aimer ? Ils étaient terrifiants !
Ginny jeta un coup d'oeil à l'horloge. Elle déchiffra tant bien que mal ce qui était écrit (sa lecture n'était encore tout à fait au point) et vit que son père était "au travail".

- Oh, bien sûr, il m'a aussi expliqué qu'il trouvait vraiment ça ennuyeux, mais je ne pense pas, ça doit être très intéressant, j'ai hâte d'y être - il faudra que tu essaies d'écouter, tu comprends, Ginevra ?... Il faut accorder une attention pleine et entière dès la première année, je suppose, puisque c'est la base, c'est à partir de là que tu construiras ta scolarité...

Ne pouvait-il pas se taire ? Ginny aurait tellement aimé qu'il lui souhaite simplement un "joyeux anniversaire" !

- Mais également, le fondement de toute ta vie, et dès le début tu dois penser à ton avenir après l'école...

Pourquoi lui parlait-il de "l'avenir après l'école" alors qu'il lui restait encore des années avant même d'avoir le droit d'y entrer, dans cette école !? D'ailleurs, Percy se croyait plus vieux qu'il ne l'était. Sérieusement, il n'avait que onze ans et elle six. Il ne pouvait quand même pas espérer d'elle qu'elle comprenne tout ce qu'il lui disait.

- Sans doute te l'expliqueront-ils là-bas. Joyeux anniversaire, salua-t-il en s'éloignant - sans doute pour replonger le nez dans ses bouquins horriblement ennuyeux et dont Ginny ne saisissait presque aucun des mots. Elle sortit dans le jardin. Il faisait très chaud, le soleil tapait fort sur sa nuque mais elle préférait mille fois être dehors à s'allonger dans l'herbe, la chaleur de l'été sur sa peau plutôt qu'à l'intérieur. Elle sourit et ferma les yeux, autant pour profiter du moment que pour se protéger de l'aveuglante lumière du soleil. Ginny laissa échapper un long soupir de contentement, faisant l'étoile sur le dos, tapie dans les hautes herbes.
Pendant de longues minutes, elle resta ainsi sans bouger, n'entendant que le bruit de sa respiration continue. Puis, sans aucun signe avant-coureur, elle se redressa brusquement. Un gnome lui avait mordu le doigt. Elle retint une grimace. Le gnome fut soudainement soulevé dans les airs (avec le "Fishmoilapaix !" habituel) et propulsé avec une telle force qu'il devait sans doute se trouver à vingt mètres. Ginny se retourna et vit le visage souriant et constellé de taches de rousseur de Charlie.

- Mon sauveur ! s'exclama-t-elle en souriant à son tour.
- Il est de mon devoir de protéger les damoiselles en danger, répondit Charlie.
- Ah ? Et où t'étais quand je suis tombée dans les escaliers la dernière fois ? sourit Ginny.
- J'étais en train de sauver une autre jeune fille, assaillie par des gobelins. Tant bien que mal, j'ai réussi à l'arracher de ces forces obscures, assura Charlie d'un air fier.
- C'est très chevalerisque, dit Ginny - c'était un mot un peu compliqué que lui avait appris Percy. Cela dit, elle n'était pas certaine que ça se disait comme ça.
- Ouais, et je suis reparti sur mon balai volant...

De nouveau, Ginny pensa qu'elle aimerait beaucoup monter sur un balai, elle aussi. Ses parents et ses frères ne la laisseraient sûrement pas, mais peut-être qu'aujourd'hui particulièrement, elle arriverait à les convaincre... Elle avait entendu dire que Charlie avait été nommé capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor - peut-être était-ce depuis ce temps-là que le Quidditch l'intéressait. Elle jeta un coup d'oeil à la remise où il y avait les balais, tout au fond du jardin.

- En tout cas... joyeux anniversaire, la citrouille.

Ginny fronça les sourcils. Citrouille ? C'était bien la première fois qu'on la surnommait ainsi. Si ça se trouve, Charlie projetait d'allumer une bougie dans son corps, comme à Halloween ? Il s'était levé, baillant longuement et ostensiblement. Puis il secoua sa tête et lui adressa un grand sourire - pourquoi, elle n'en savait rien. Elle se demandait plutôt où était Ron. De tout ses frères, ce devait être de lui dont elle était la plus proche. Mais il ne devait pas être bien loin - aux alentours de l'étang, peut-être... Ron avait sept ans et il aimait beaucoup les nénuphars. Pas pour leur beauté ou quoi que ce soit mais il trouvait amusant que cela soit sur l'eau. Oui, il devait être en train de les contempler à l'étang.

- T'aurais pas vu... commença Ginny, mais elle constata qu'elle était en train de parler dans le vide. Elle se leva à son tour et se décida à rentrer.
L'air frais du Terrier, si différent de la forte chaleur du parc, la fit presque sursauter. Elle n'aimait pas vraiment ce brusque changement de température.

- Ginnyyyyyyyyyy, ma chérie !

Une poigne de fer vint la troubler de ses pensées. Sa mère, sans aucun doute !

- Ton père est en train de rentrer à la maison ! sourit-elle en montrant l'horloge d'un geste.
- Quoi ? Mais... déjà ?
- Bien sûr ! rit-elle de bon coeur. Tu ne vois pas l'heure qu'il est ?

Il était dix-neuf heures. Bon, certes, c'était tôt pour son père, mais Ginny n'aurait jamais cru que le temps aurait filé aussi vite ! Et Ron qui n'était toujours pas là... Elle aurait dû rester dehors pour vérifier l'étang. Mais elle ne pouvait pas se dérober aux "griffes" de sa mère.

- Tu as tellement grandi... Le temps passe vite, tu sais.

Non, Ginny ne savait pas, et elle ne voyait pas pourquoi ce serait le jour de son anniversaire en particulier qu'elle grandirait. "Tu as grandi", c'était ce que lui disaient ses vieilles tantes (tante Muriel) et ses oncles rabougris (oncle Bilius) à chaque fois qu'ils venaient à la maison. Et pourquoi ils ne le disaient jamais à maman ou à papa, le "tu as grandi", accompagné accessoirement du gros bisou baveux, hein ? Elle fit néanmoins un sourire timide à sa mère qui avait le regard perdu, lointain. Elle agita la main devant son visage pour la faire revenir à la réalité.

- Mmh ? Dis-moi Ginny, tu n'aurais pas vu ton frère ?
- Lequel ? répondit Ginny du tac-au-tac, un brin d'amusement dans la voix.
- Ah, oui, excuse-moi, répliqua sa mère, un léger sourire aux lèvres. Je te parlais de Ron... je ne l'ai plus vu depuis ce matin quand il a annoncé qu'il voulait se promener...
- Ben, euh, près de l'étang ? suggéra Ginny.
- Tu as vérifié ?
- Non, mais...
- Ah ! Ton père est rentré ! lança Mrs Weasley.

Arthur Weasley venait en effet de passer par l'entrebâillement de la porte, un sourire aux lèvres.

- Ca va, Ginny ? demanda-t-il.
- Je vois pas pourquoi ça irait pas, répondit Ginny.
- C'est pas faux, répondit son père en élargissant son sourire. Mais il est tard, Ginny.
- C'est les vacances, riposta-t-elle.
- Et tu ne manquerais certainement pas un gâteau au chocolat fait par Molly Weasley, n'est-ce pas ?
- Ben bien sûr que non, quelle question !
- Tu es une gourmande, Ginny.
- C'est de famille, papa. Comme collectionner prises de mordus, câbles d'eklectricité, et autres trucs bizarres.
- Ce n'est pas mordu, ma chérie, c'est moldu. Et ce n'est pas bizarre, c'est ingénieux !
- Faudrait que tu m'expliques, un jour.
- Ginny, tu n'as vraiment pas vu Ronald ? demanda sa mère d'un ton inquiet tandis que son père se servait du café.
- Non, maman. Mais c'est pas la première fois qu'il rentre pas à l'heure, il aime bien ça Ron.
- Il n'a que sept ans ! protesta sa mère.

Ginny se leva, et esquissa un geste en direction du jardin. Le ciel était nuageux, et Ron n'était toujours pas rentré...

- Je peux sortir m'man ?
- Il est tard...
- Il n'est que... heu... la petite aiguille sur le sept et la grande sur le deux... Dix-neuf heures dix. Le ciel est clair. Et puis, pas loin. En été, les journées sont plus longues (elle avait appris ça la veille, par Percy qui avait absolument tenu à lui faire un cours sur la météorologie et sur les planètes et leur position avec les solstices machinchose - un truc comme ça. Finalement, c'est pas si mal d'avoir un frère coincé et à fond dans l'école).

Elle sortit dans attendre de réponse. Le vent lui fouetta le visage, fit voler ses cheveux roux. Elle se dirigea vers un endroit qu'elle aimait bien, pas loin de l'étang, et où il y avait des fleurs très jolies. Un jour, elle s'y était promenée avec Ron et elle avait remarqué une fleur splendide. Du lys blanc, sans doute. Ron avait suivi son regard et avait décrété que oui, elle était pas mal, mais que franchement, c'était mieux les nénuphars. Aucun goût, avait pensé Ginny. Finalement, elle n'y alla pas, et fit demi-tour. Elle aperçut la vieille remise à balais, au fond du jardin. Et si elle essayait d'ouvrir la porte et d'en enfourcher un ? Personne ne le saurait...

- Qu'est-ce que tu fiches, Ginny ?

Ginny s'immobilisa et se retourna avec anxieté vers l'intrus. Qui se trouvait être son frère. Le plus barbant de tous. Celui dont elle s'était souvenue quelques secondes plus tôt.

- Percy ?
- Oui, c'est mon nom.
- Ben quoi ? Que veux-tu que je fiche ?
- Je ne sais pas, c'est à toi de me le dire. Et puis, ça ne se dit pas, "que veux-tu que je fiche".
- Pas grave.

D'un pas raide et fier, Ginny s'éloigna pour rentrer. Oui, Ginny sortait, Ginny rentrait, Ginny sortait, Ginny rentrait, Ginny sortait, Ginny rentrait, mais Ginny est digne !
Elle fut d'ailleurs accueillie par le sourire de sa mère.

- On a changé d'avis ?
- Hein ? Ben non, y a que moi qui a changé d'avis ! Vous vous étiez déjà là ! Y a pas de "on", maman.

Sa mère éclata de rire mais Ginny ne comprit pas pourquoi. C'était qui ce "on", d'abord ?

- Ron va bien revenir. Je vais commencer à préparer le gâteau. C'est sûr qu'il se sentira appelé par l'odeur du chocolat, rit Mrs Weasley.
- Jpeux t'aider, jpeux t'aider, s'écria Ginny en sautillant sur place.
- Si ça peut te faire plaisir !

Ginny sortit le saladier, le posa dans un claquement sonore sur la table, et lut attentivement la recette pour son propre gâteau d'anniversaire. Tout d'abord, mettre les oeufs. Ginny obtempéra. Mais quand sa mère revint de sa tâche (beurrer le plat en avance - Ginny ne savait pas pourquoi, mais bon, ça devait être important), elle éclata de rire une seconde fois et Ginny pensa que, même si ça lui plaisait, elle faisait rire un peu trop de monde aujourd'hui.

- Ben qu'est-ce qu'il y a ?
- Ginny, tu étais au courant qu'il fallait enlever la coquille de l'oeuf avant de le mettre dans le saladier ?

En effet, elle ne s'était pas préoccupée de ça et avait jeté les oeufs dans le récipient tels quels.

- Ah bon ? s'exclama Ginny, surprise. Je savais pas, non. On fait comment ?

Ce fut au tour de sa mère d'être surprise.

- Tu ne sais pas casser un oeuf ?
- Ah ! Faut le casser. Facile. Bien sûr que je sais ! rétorqua Ginny.

Elle s'empara d'un des oeufs qui étaient dans le saladier (elle enleva les autres) et le frappa contre un des coins de la table. Une fissure apparut sur la surface. Elle put alors l'ouvrir complètement, laissant la substance qui était à l'intérieur retomber dans le récipient. Cependant, Ginny prit bien soin de ne pas préciser que c'était la première fois qu'elle faisait ça. D'habitude, c'était maman qui s'en chargeait. Un détail lui revint cependant en mémoire. Et, sans y penser, elle s'écria :

- Hé, ça a fait pareil quand Fred avait pris tout ton paquet d'oeufs et s'était mis à bombarder Percy avec !

Sa mère se tourna vers elle à la vitesse d'une fusée.

- Quoi ?
- Euh... c'est pas important, s'empressa de répondre Ginny.
- Il va falloir que j'aie une petite discussion avec ton frère...

Sa mère inspira profondément, comme pour se calmer, et lui adressa un sourire l'incitant à poursuivre la préparation. Il fallait mettre plusieurs autres ingrédients. Le lait, le beurre, qu'on mesurait en cl (c'était ce qui était écrit, mais ça voulait dire quoi cl ?), la farine (elle versa la moitié du sac dans le grand bol et s'en mit partout sur elle par la même occasion, la faisant ressembler à un bonhomme de neige bien qu'on fût en été. Heureusement, sa mère arrangea tout ça d'un coup de baguette magique), d'autres trucs du genre la levure, le sucre pour lesquels il n'y eut pas de problème, mais restait le plus important : le chocolat !

- T'en mets trop, Ginny !

Bill venait de faire irruption dans la pièce. Son arrivée fut ponctuée par une autre explosion qui provenait de la chambre de Fred et George, et la goule recommença à s'énerver.

- C'est pas vrai ! protesta Ginny avec une absolue mauvaise foi. Y en aura à peine pour remplir l'estomac de la goule !

Voyant l'expression surprise de Bill, elle ajouta :

- Ben oui, la pauvre, faut la nourrir, elle aussi !

Eclatant de rire (même si Ginny disait la vérité), Bill s'assit sur la chaise et la regarda faire.

- Tu comptes finir le paquet ?
- Pourquoi pas ?

Trois paquets et deux tablettes de chocolat plus tard, Mrs Weasley versa la pâte dans le plateau beurré et le mit précautionneusement au four.

- De trente à quarante-cinq minutes, ça devrait faire l'affaire. Si Ron n'est toujours pas revenu quand le gâteau sera prêt, alors j'irai le chercher. Franchement, celui-là !

Pour s'occuper, Bill proposa à Ginny de faire une partie d'échecs - sauf qu'elle ne connaissait pas les règles.

- Tu apprendras vite. Je vais t'expliquer.

Le fonctionnement lui parut complexe au premier abord, mais finalement Ginny réussit à saisir l'essentiel. Mais, de toute évidence, elle n'était vraiment pas faite pour ce jeu. Bill ricana.

- Ron, il s'en sort beaucoup mieux que toi, fit-il remarquer.
- Raaaah, ça va ! répliqua Ginny, amusée. En plus c'est pas loyal, j'ai que six ans, et toi t'en as quatorze !
- Ouais, et Ron il en a sept, c'est pas mieux que six et il est très doué quand même.
- Evidemment, Ron c'est le plus beau, Ron c'est le plus grand, Ron c'est le plus fort, prosternez-vous devant Ron... énumèra Ginny, espiègle.
- T'as tout compris !
- On a dit mon nom ? demanda une voix familière.
- Ron !
- Je sais maman, je suis rentré tard mais je voulais faire quelque chose avant.
- Bon, l'essentiel c'est que tu sois là..., dit Mrs Weasley.
- Vous pouviez plus vous passer de moi hein ? soupira Ron, faussement exaspéré.
- Si on veut, sourit Charlie qui venait d'arriver.

Un instant plus tard, tout les Weasley se retrouvèrent à table. Ils mangeaient, riaient de bon coeur, un dîner parfaitement normal - si on exceptait le fait que George aie oublié un de ses pétards du Dr Flibuste dans sa poche et que ça aie explosé en aspergeant les convives de miettes de pain, de morceaux de pommes de terre et de divers autres aliments (Ginny n'avait pas pu s'empêcher d'éclater de rire à la vue d'un Percy flanqué d'une cerise dans le nez qui lui donnait le profil du clown au nez rouge).
Mrs Weasley distribua à tous une part de gâteau après avoir copieusement réprimandé George - il échangeait des sourires complices avec Fred, ce qui faisait penser à Ginny que, peut-être qu'en fin de compte, le pétard dans la poche n'était pas un simple oubli. N'exclure aucune possibilité, comme il aurait dit. Elle mordit prudemment dans le gâteau, et il s'avèra délicieux. Sa mère, sachant à qu'elle point elle était impatiente d'entrer à Poudlard, lui offrit un livre de ses contes et de ses légendes. Ravie de ce cadeau, Ginny commença aussitôt à le lire. Ses frères lui souriaient joyeusement et montèrent se coucher, bien que le jour fût encore assez clair. Bientôt, seuls Mrs Weasley et Ron demeurèrent dans la pièce.

- Hé, Ron. T'était où ? demanda Ginny avec curiosité.
- L'étang, répondit-il.
- J'en étais sûre ! s'exclama-t-elle.
- Tu aurais pu prévenir, Ronald ! le rabroua Molly.
- Ouais, mais ça aurait plu été une surprise.
- De quoi tu parles ? interrogea Ginny.

Ron rougit curieusement.

- De ça.

Il tendit la main, laissant voir une broche à cheveux faite en bois propre, décorée d'une vraie fleur. Ginny la reconnnut aussitôt : c'était le beau lys blanc qu'elle avait aperçu la dernière fois, avec Ron.

- Elle est vraiment jolie ! Tu l'as faite toi-même ?
- Bien sûr, répliqua Ron. Ca m'a pris toute la journée. Je sais que tu aimes beaucoup cette fleur. D'ailleurs, c'est pour toi.
- Pour moi ?
- Je sais, c'est bizarre, mais moi, j'ai pas besoin de barrette pour les cheveux.
- C'est tellement gentil, Ron ! s'attendrit Mrs Weasley. Pour la peine, je te pardonne d'être rentré si tard.

Les oreilles de Ron devinrent à nouveau écarlates.

- Joyeux anniversaire, Ginny.
- Merci beaucoup, Ron ! s'exclama Ginny en l'embrassant sur la joue. Elle prit la broche avec beaucoup de précautions comme si elle avait peur de se brûler.
- De rien..., marmonna Ron en rougissant de plus belle. Jvais dormir, moi aussi.
- Pourquoi tout le monde se couche tôt ? fit Ginny.

Ron ne l'entendit pas, il était déjà monté.

- Tu devrais aussi te coucher, Ginny, suggéra Molly dont le sourire n'avait pas quitté le visage.
- Pas maintenant, répondit Ginny. Moi aussi, j'aimerai faire quelque chose avant. Je vais au jardin. Encore une fois.

Elle ne vit pas sa mère lever les yeux au ciel pas plus qu'elle ne l'entendit la sommer de faire vite, et courut respirer l'air frais. Mais ce n'était pas pour ça qu'elle sortait. Elle tourna la tête. La remise à balais. Elle vérifia que personne ne la regardait. Non, Mrs Weasley avait fermé les rideaux, elle était seule. Elle s'approcha. Enfin, pour la première fois de sa vie et sans personne pour la contredire, elle pourrait voler sur un balai.
Elle était devant la porte, à présent. Ginny regarda sa broche. Ca pourrait marcher. Il paraît que les moldus faisaient ça en guise d'Alohomora. Elle sourit, et crocheta la serrure. La porte s'ouvrit. Elle venait de la forcer, et sans doute que sa mère n'approuverait pas ce qu'elle faisait, mais pour le moment, elle ne s'en souciait pas.
Décidée, elle empoigna le premier balai venu - celui de Charlie, en l'occurrence -, l'enfourcha, donna un grand coup de pied sur le sol et s'envola.
Et Ginny trouva ça génial. Ses cheveux roux, volant comme des flammes dans le ciel limpide, lui fouettaient le visage et lui donnaient une sensation de liberté incomparable. Le vent la secouait, et c'était encore meilleur ainsi. Elle songea que ses frères et ses parents seraient terriblement inquiets si ils le savaient, la prenant pour une poupée de porcelaine fragile et pensant sans doute que avoir un accident le jour de sa fête, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Mais Ginny repoussa cette pensée.

Après tout, il n'était écrit nulle part qu'on n'avait pas le droit de faire des bêtises le jour de son anniversaire.
Note de fin de chapitre :

Bizarrement je trouve que quelque chose cloche dans ce texte, mais je sais pas quoi :/ Bon, spa grave, je l'aime quand même :mg:
En tout cas, Bon Ginny-Versaire^^
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