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News

115 ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 115e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 18 septembre à partir de 20h. Il s'agira d'une nuit où les musiques serviront aussi d'inspiration ! Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 08/09/2021 19:17


Sélections du mois


Félicitations à Calixto, Asianchoose et Lilimordefaim qui remportent la Sélection sur la plus classe des Serpentard alias Narcissa Malefoy !

Pour octobre 2021, on retourne à Poudlard, on fait les courses sur le Chemin de Traverse, ou on voyage dans des endroits étranges et inquiétants avec le Jury des Aspics consacré aux Lieux Magiques. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce thème en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois de septembre, savourez un bon chocolat à la cannelle avec Molly, ou participez à une "fête" tout en cotillon (ahem) chez les Black avec la sélection famille. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Que votre rentrée soit douce et pleine de beaux projets !

 


De L'équipe des Podiums le 02/09/2021 18:48


25ème édition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 25e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 4 septembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 27/08/2021 18:50


114 ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 114e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 août à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!

 


De L'équipe des Nuits le 11/08/2021 17:27


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, MadameMueller et Violety qui remportent la Sélection sur le thème Amitié !

Pour septembre 2021, vous pouvez sortir vos arbres généalogiques avec le thème Famille. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce thème en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois de août, vous ferez attention à vos bonnes manières avec Narcissa Malefoy. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Que votre été soit ensoleillé et rempli de lectures !

 


De L'équipe des Podiums le 08/08/2021 22:46


113ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 113e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 31 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 20/07/2021 18:47


The Big 21 par LoveYouAnyway

[22 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Ouf, ça y est ! Je l'ai terminé !
Quelle idée aussi de se lancer dans un truc si énorme... Heureusement que Ginny ne fête pas ses 50 ans aujourd'hui.

Bon allez, trêve de plaisanterie, asseyez vous bien et préparez vous à vivre les 21 ans les plus extraordinaires de tous les temps (ouais mes chevilles vont bien).
Allez, bonne lecture !
Note de chapitre:

Passez faire un tour sur le fan club de Ginny vous ne le regretterez pas !
J'attache mes cheveux en une queue de cheval haute et ramasse mes affaires sur le banc avant de les fourrer sans ménagement dans mon casier et de récupérer mon sac.

- Salut Ginny ! me crie Betsie alors que j'ouvre la porte du vestiaire. Et encore joyeux anniversaire !
- Merci beaucoup ! je réponds avec un immense sourire. A demain !

Je referme la porte derrière moi et lorsque je suis sure que plus personne ne peut me voir, me mets à courir comme une gamine pour rejoindre l'espace de transplanage du club.

C'est idiot, je suis censée être une adulte maintenant, plus une enfant, mais chaque année c'est pareil, le jour de mon anniversaire, j'ai l'impression d'avoir cinq ans à nouveau.

Je traverse l'immense cour et ralentis en atteignant l'accueil. Je salue Mathilde et me rends à la salle de transplanage à grands pas. La zone que représente le centre d'entraînement des Harpies de Hollyhead est protégée par de nombreux sorts et il est impossible pour qui que ce soit d'y entrer ou d'en sortir sans que quelqu'un soit au courant. Jamais je n'aurais cru que les secrets des grandes équipes de Quidditch étaient si bien gardés.

Je transplante enfin et atterris avec joie devant la clôture en bois qui marque l'entrée du Terrier. Les champs s’étendent à perte de vue autour de la maison et j’admire un instant les blés pliant sous le vent chaud de ce mois d’août. C’est magnifique. Je fronce pourtant les sourcils quand je ne vois personne dans le jardin. C'est étrange, je dois bien l'avouer. Habituellement, le Terrier est tellement plein de vie que celle-ci déborde jusque dans le jardin. Aujourd'hui pourtant, il n'y a pas un chat et les gnomes gambadent joyeusement. Je ne peux m'empêcher d'être un peu déçue, j'aurais imaginé qu'ils aient organisé une fête, un repas ou quelque chose pour mes vingt et un ans.

Je pousse le petit portillon pour rejoindre la maison de mon enfance et suis une nouvelle fois frappée par l'étrangeté de la situation, tout est si silencieux. Est-ce que personne n'est la ? Où sont-ils tous passés ?

J'entre finalement dans la cuisine et appelle ma mère.
- Maman ! C'est moi, je suis rentrée !

Aucune réponse.

La déception me frappe à nouveau mais c'est plutôt de l'inquiétude que je ressens. On est pourtant bien dimanche, on est bien le onze août 2002, alors pourquoi est-ce qu'il n'y a personne ? Est-ce qu'il aurait pu leur arriver quelque chose ?

Je m'avance dans le salon mais n'y trouve personne. Je me lance alors dans une exploration complète de la maison et appelle tour à tour le nom de mes parents et de mes frères dans l'espoir de recevoir finalement une réponse. Rien.

Je retourne dans la cuisine et aperçois quelque chose que je n'avais pas remarqué en arrivant. Sur la table se trouve un petit panier d'osier.

Ce panier, je le connais, je le connais très bien même. Je m'avance et caresse du bout des doigts l'anse vieillie. Au fond se trouve un morceau de parchemin.

Ma Ginny chérie,
Aujourd'hui tu fêtes tes vingt-et-un ans et j'ai du mal a réaliser à quel point toutes ces années sont passées vite. J'ai l'impression que tu es encore ma petite fille de quatre ans qui se promenait avec son panier et adorait venir cueillir des mures et des framboises avec moi. Je me rappelle de ces après-midis passés rien que toi et moi, sous le soleil brûlant. Pourtant, tu n'es plus cette enfant, tu as grandi et je suis si fière de toi. Nous sommes tous si fiers de toi, mon ange.
Alors attrape ton panier, ma puce et prépare toi à une cueillette pas comme les autres.
Joyeux anniversaire ma Ginny.
Ta Maman


Je repose le parchemin au fond du panier et souris. Moi aussi je me rappelle de ces après-midis, j'en ai des souvenirs merveilleux. Durant ces quelques heures, il n'y avait qu'elle et moi et je ne demandais rien de plus.

Sur la table, le panier d'osier de mon enfance se met à briller et instinctivement je m'en saisis. Je me sens tirée par le nombril et disparais. Lorsque j'ouvre les yeux, je réalise que le panier était un portoloin. Pourtant, la pièce dans la quelle je me trouve ne m'est pas inconnue. Je suis dans la chambre de Charlie, juste au dessus de la cuisine.

Je fronce les sourcils et jette un regard autour de moi. Mais qu'est ce que je fais la ?

J'ai l'impression que ça fait des siècles que je ne suis pas entrée dans cette pièce, au fond, Charlie a quitté le Terrier depuis bien longtemps maintenant.

Sur le lit, un petit livre attire mon regard et je le reconnais à l'instant même où j'aperçois le dragon sur la couverture. C'est l'histoire de Siméon le petit dragon, Charlie me la lisait quand j'étais enfant. Il disait qu'il avait appris à lire avec ce livre et je voulais faire pareil. A l'époque, je savais déjà à quel point il aimait les dragons.

Je feuillette les pages du petit livre et souris devant les dessins hauts en couleurs. Lorsque j'atteins la dernière page, j'y trouve un nouveau parchemin.

Je sais que tu as aimé cette histoire au moins autant que moi, petite sœur, parce que les dragons et toi, vous avez toujours eu le même caractère.
Joyeux anniversaire, Frangine, tu es une vraie grande désormais !


Je ne peux m’empêcher de rire. Charlie a toujours eu un don pour parler aux filles, c’est peut-être pour cela qu’il est toujours célibataire à son âge. Mais il a raison, j’ai toujours aimé les dragons, moins que lui c’est certain, mais petite, j’admirais leur force, leur beauté et je rêvais de pouvoir voler comme eux. Finalement, comme le panier avant lui, le petit livre se met à briller. Je dépose le second parchemin dans le panier avant de la passer à mon bras et attrape le petit livre. Je crois que je commence à saisir le principe.

Je me sens une nouvelle fois tirée par le nombril et lorsque j’ouvre les yeux, je me trouve dans un espace restreint, plein de poussière et d’accessoires de jardinage en tous genres. La cabane du jardin. J’ouvre la porte afin de faire entrer dans l’espace exigu un peu de lumière et d’air frais et ne peux m’empêcher de sourire en pensant à Bill.

Parce que oui, c’est certain, c’est pour Bill que je suis là. Je pivote sur moi-même, mon panier au bras afin de trouver le petit objet que mon grand frère a pu laisser pour moi. Et je l’aperçois, ce petit paquet de pansements animaux. Je m’en saisis, un immense sourire sur les lèvres et l’ouvre.

Sans surprise, j’y trouve un nouveau parchemin.

Ginny, petite sœur,
C’est vraiment étrange de se dire que tu fêtes aujourd’hui tes vingt-et-un ans. Je veux dire, vingt-et-un, c’est la majorité internationale. Et puis je vais avoir l’air d’un vieux en disant ça, mais je me souviens de ces heures qu’on a passées tous les deux alors que tous les autres étaient rentrés, pour que je t’apprenne à voler. Si les autres savaient ça, ils se moqueraient en disant que j’ai toujours été incapable de tenir sur un balai mais regarde toi aujourd’hui, je suis assez fier de savoir que mes petites leçons de vol au nez et à la barbe de tous t’ont menées là où tu es aujourd’hui. Je suis très fier de toi.
Alors prends ces pansements animaux, ceux qui apaisaient si bien tes petits bobos et continue à nous rendre tous si fiers de notre Ginny.
Joyeux anniversaire,
William


C’est vrai que c’est quelque chose que les autres ont toujours ignoré. Ça a toujours été notre petit secret à Bill et moi. C’est un peu idiot mais le savoir fier de moi, ça me remplit d’une joie immense. J’observe les petits pansements avec attentions et souris en me rappelant que mes préférés avaient toujours été ceux avec les lions. Cliché, n’est-ce pas ?

Le petit paquet se met lui aussi à briller et je m’empresse de mettre le mot de Bill dans mon panier et serre fermement la petite boite de compresses. Comme les deux précédents, le portoloin m’emmène à la découverte d’un nouveau souvenir. Je ne peux m’empêcher de me dire que toute cette organisation a dû leur prendre un temps fou.

Lorsque j’ouvre les yeux, je me trouve au bas de l’escalier menant aux chambres du Terrier. Qu’est-ce qui peut bien s’y trouver ? Je remarque alors un détail qui n’avait pas attiré mon attention lors de mon expédition dans la maison. Sur le petit meuble où nous rangions tous nos chaussures se trouve une petite paire de rangers. Elles me paraissent minuscules et ont dû appartenir à un enfant de dix ans, pas plus. A côté se trouve un autre parchemin.

Salut Ginny,
Tu les as reconnues ? Il faut dire que ces chaussures ont une histoire un peu spéciale. Est-ce que tu t’en souviens ? C’était quelques jours avant ma première rentrée à Poudlard et la maison entière était en effervescence. Fred et George faisaient sans cesse les idiots, Percy se pavanait dans la maison avec son badge de préfet et toi, toi soeurette, tu passais ton temps à me cacher mes chaussures. Tu ne disais rien, tu riais même avec moi mais tu espérais que je ne parte pas alors tu me cachais mes chaussures. C’est Maman qui t’a finalement obligée à me les rendre et tu l’as fait à contre cœur. Sache Ginny, que moi aussi j’étais triste à l’idée de te quitter. Bien sûr, j’étais euphorique mais dans un coin de mon cœur, je m’en voulais de te laisser seule.
Alors maintenant que tu fêtes tes vingt-et-un ans, maintenant que tu n’as plus besoin de personne et que tu nous mets la raclée au Quidditch, je peux me moquer de toi avec ces vieilles godasses.
Joyeux anniversaire Ginny,
Ton frère Ron


Je ne peux m’empêcher de rire. Comme c’était idiot ! Et puis, malgré tout, Ron aurait pu en prendre d’autres des chaussures. Mais je me souviens du sentiment d’abandon qui m’avait saisie à l’annonce du départ de Ron. Pour la première fois depuis toujours, la maison allait être vide, affreusement vide.

Finalement, comme tous les autres souvenirs avant elles, les vieilles chaussures de Ron s’illuminent et je m’empresse de m’en saisir. Je reconnais immédiatement l’arbre auprès duquel le portoloin m’a transportée, c’est le vieux cerisier du fond du jardin. De tous les arbres alentour, c’est sûrement le plus ancien mais aussi le plus grand. Son tronc est énorme et de nombreuses branches s’en élèvent, étirant aussi loin que possible leur feuillage verdoyant afin de capter au mieux les chauds rayons du soleil.

Au pied de l’arbre un nouveau message est maintenu par une petite pierre.

Ginny, ma petite princesse.
Je sais qu’en soi cet arbre n’est pas vraiment un souvenir mais malgré tout, dès que je le vois, c’est à toi que je pense. Que ça soit dû à ces nombreuses fois où tu l’escaladais malgré mes interdictions ou à ces longs après-midis que nous avons passés à son pied l’été précédent ta deuxième année.
Tu les as peut-être oublié, mais moi je me rappelle comme si c’était hier des doutes que tu avais formulés, de ces craintes qui été nées dans ton cœur suite aux horreurs que Voldemort t’avait faites vivre. Tu en faisais de si terribles cauchemars mon ange, et moi, ton père, j’étais incapable de t’en débarrasser. Alors tous les jours, on se retrouvait là, rien que toi et moi, et tu me parlais de tes cauchemars, de Tom, de la Chambre des Secrets,… Et doucement, ils se sont tût et tu as progressivement pu redormir.
Si tu savais comme j’ai été soulagé de te savoir à nouveau en sécurité. Et depuis ce jour tu as recommencé à escalader cet arbre, oubliant les mots terrifiants formulés à son pied.
Tu étais si forte déjà à cette époque. Tu l’es encore plus maintenant. Ma fille, vingt-et-un ans, ma petite princesse.
Je suis fier de ce que tu es devenue, tu es magnifique. Joyeux anniversaire mon trésor.
Ton Papa


J’essuie dans un sourire la petite larme qui m’a échappée. Et l’instant d’après le parchemin luit à son tour et je disparais à nouveau.

L’endroit dans lequel je me retrouve me semble étranger mais je sais qu’au fond je le connais. Je me trouve sur un petit sentier fait de graviers qui sillonne dans un jardin magnifique. De part et d’autre du chemin, des centaines de fleurs s’étendent de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les senteurs.

Je jette un regard admiratif sur l’endroit et mon regard se pose finalement sur un petit banc de bois sur lequel est posé un bouquet de fleurs, de coquelicots. Je m’en approche, intriguée et saisis la note jointe. Je n’ai pourtant aucun doute sur l’expéditeur du message.

Chère Ginny,
Ces coquelicots sont pour toi. Je sais à quel point tu aimes ces fleurs et pour qu’elles restent auprès de toi le plus longtemps possible je leur ai jeté un sort pour les rendre éternelles. Ce n’est pas grand-chose mais les plantes ont toujours eu une place spéciale dans mon cœur et dans un sens, c’est un peu grâce à toi. Je te souhaite plein de bonheur et un excellent anniversaire.
Neville


Je souris en attrapant les fleurs sur le banc. C’est vrai qu’elles sont magnifiques et que j’ai toujours adoré les coquelicots. Leur couleur, ce rouge presque un peu orange, leur délicatesse, leur beauté éphémère. J’ai l’impression d’avoir dix ans à nouveau, allongée au milieu des champs et des coquelicots. Puis à leur tour, ils s’illuminent et je suis emportée vers un autre souvenir.

La butte sur laquelle j’apparais étire un sourire sur mes lèvres. De là où je suis, j’aperçois aisément le Terrier, toujours aussi vide. De l’autre côté, je peux voir cette maison si étrange, celle des Lovegood. Je me souviens des après-midis d’été passés allongées dans l’herbe avec Luna alors qu’elle tentait de me faire entrer dans son monde.

C’est donc sans surprise que je ramasse à mes pieds un collier fait de bouchons de Bieraubeurre réalisé de la main de mon ami. Avec lui, un simple mot, bien plus court que tout ceux que j’ai pu recevoir auparavant.

Continue à t’ouvrir au monde afin d’en capter toute la lumière et de pouvoir éclairer à ton tour les gens qui t’entourent. Joyeux anniversaire, Luna.

Je souris et passe le collier autour de mon cou. Luna a toujours vu des choses que le reste du monde n’arrivait pas à saisir et je suis heureuse de pouvoir goûter par instants à la sérénité qui la possède.

A son tour, le collier de bouchons me transporte vers ma prochaine destination. C’est un peu idiot mais la sensation d’être saisie par le nombril devient presque plaisante associée ainsi à tant de souvenirs.

Le lieu que j’atteins par la suite, je le reconnais immédiatement et je sens mon cœur se serrer douloureusement. Autour de moi, de nombreuses pierres blanches ses dressent à intervalle régulier et des fleurs colorées ornent certaines d’entre elles. Face à moi, le marbre blanc est gravé d’inscriptions qui rendent ma gorge sèche et mes yeux humides. Je caresse le nom de mon frère du bout des doigts. J’aimerais tant qu’il soit là aujourd’hui, j’aimerais qu’il voie celle que je suis devenue. Il me manque tellement.

Au pied de la stèle se trouvent deux morceaux de parchemins. Sur le premier, je reconnais l’écriture de George.

Petite sœur,
Je sais que tu aimerais que Fred soit avec nous et je suis certain que lui aussi donnerait tout pour te voir aujourd’hui. Aussi, je me suis dit que tu avais droit de connaître un de ses secrets les plus sombres : il avait peur de toi. Ça peut paraître idiot mais après Maman, tu as toujours été la personne qu’il a le plus craint. Tu ne me crois pas ? Alors lis le second parchemin.
Fred te souhaite un excellent anniversaire, Crevette.


Les larmes aux yeux et un sourire aux lèvres, je démarre ma lecture du second papier.

Forge,
Je sais que tu veux tester nos produits sur d’autres que nous mais tu veux pas quand même qu’on attende la rentrée pour trouver des petits première année ? Non, parce que Percy ou Ron je veux bien mais hors de question de m’attaquer ne serait-ce qu’une seule fois de plus à Ginny. Ses Chauves-furies ont failli me crever les yeux et m’arracher les cheveux la dernière fois. Je t’en prie, épargne-nous et laissons Ginny en dehors de tout ça. Je fais ça pour nos vis !
Gred


Je ne peux m’empêcher de rire alors que des larmes coulent le long de mes joues. Ces mots, c’est tout Fred. Et son écriture, j’ai l’impression que ça fait des siècles que je ne l’ai pas vue. J’essuie mes joues avec le dos de ma main alors que de l’autre, je serre le parchemin de mon frère disparu contre mon cœur. Il s’illumine et je disparais.

L’endroit dans lequel j’atterris ne m’est pas étranger mais je dois avouer que je n’avais jamais songé y retourner un jour. La pièce est sombre et les tables peu nettes, des gens encapuchonnés consomment des boissons à l’air peu engageant et le barman essuie les verres à l’aide d’un chiffon qui lui-même mériterait un bon lavage. La Tête de Sanglier. La seule et unique fois où j’y suis entrée, c’est pour la première réunion de l’AD.

Je baisse les yeux sur la table en face de moi et mon regard se pose sur nouveau parchemin accompagné d’une photo.

Sur celle-ci, je reconnais mes camarades de classe et moi-même lors de notre quatrième année. Nous sourions tous à la caméra alors que les miroirs de la salle d’entraînement fournie par la Salle sur Demande reflètent notre image à l’infini. Parmi ces visages heureux, je reconnais les sourires de ceux qui nous ont quittés. Mon regard s’arrête un instant plus longtemps sur l’air fier qu’arbore Collin Crivey à ma droite et pour la seconde fois, ma vision se trouble alors que mes larmes me brûlent les yeux.

Je me détourne de la photo en essuyant mes joues et me penche sur le court message qui l’accompagne.

Chère Ginny,
Je sais que s’il avait été là Collin aurait aimé te souhaiter u joyeux anniversaire lui-même. Il parlait souvent de toi et ce n’était que pour faire ton éloge. J’ai retrouvé cette photo dans ses albums, je me suis dit que tu aurais aimé l’avoir.
Joyeux anniversaire, Dennis Crivey


Je me mors la lèvre alors qu’une nouvelle vague de tristesse me frappe. Tant de gens manquent à l’appel aujourd’hui. Un halo bleu recouvre la photo dans ma main et je disparais à nouveau.

La cuisine dans laquelle j’apparais, je la connais pour y avoir passer de longues soirées pleines d’angoisse mais aussi de délicieux repas plein de bonne humeur. Depuis qu’Harry a emménagé au Square Grimmaurd, il y a fait de nombreux travaux pour rendre l’endroit agréable et désormais, la cuisine est devenue un lieu accueillant et chaleureux.

Je souris en apercevant sur la table un nouveau parchemin accompagné de photos. Je m’en approche et pose mon panier chargé de souvenirs afin de pouvoir saisir les clichés dans une main et le message dans l’autre. Immédiatement, je suis frappée par les couleurs vives s’agitant entre mes mains.

Une nouvelle fois, mes yeux s’embuent et je me demande si cette enchainement de souvenirs d’être chers disparus est volontaire. Sous mes yeux, je nous vois Tonks et moi grimaçant à l’appareil. Ses grimaces sont bien plus réussies que les miennes et rapidement je me mets à rire. Les trois autres clichés sont similaires : elle et moi faisant les idiotes devant la caméra. Je ne peux m’empêcher de rire. Tonks a toujours eu cet effet sur moi, réussissant toujours à me sortir de ma morosité.

Chère Ginevra,
Tout d’abord, je te souhaite un excellent anniversaire. J’ai retrouvé récemment ces clichés dans les affaires de ma fille et j’ai l’intime conviction qu’elle aurait voulu te les offrir aujourd’hui. Profite bien de la belle vie qui t’attend.
Andromeda Tonks


Immédiatement après que j’ai terminé ma lecture, je me sens saisie par le nombril et je suis à nouveau transportée vers un autre souvenir.

La pièce dans laquelle je me retrouve, je la connais par cœur. Ma chambre. J’ai l’impression que ça fait des siècles que je n’ai pas vu ces murs. Un énorme paquet sur mon lit attire mon attention et je l’ouvre avec entrain. A l’intérieur, des dizaines de chocolats différents me font de l’œil. Je saisis le petit billet à l’intérieur même si je sais parfaitement qui m’offre ce cadeau.

Chère Ginny,
Je suis sûre que tu te rappelles comme moi de cet après-midi passé enfermées dans ta chambre à maudire les garçons en mangeant du chocolat, moi oui. Alors à défaut de pouvoir à nouveau chanter notre dégoût de hommes, on peut encore se goinfrer. Profite !
Bisous, Hermione


Je prends un chocolat dans le paquet alors que je me souviens avec un sourire de ce fameux jour. Hermione et moi avions passé des heures à parler d’Harry et Ron, les maudissant pour leur incapacité à nous aimer alors qu’on ne pensait qu’à eux. Ce jour là, elle m’avait conseillé de renoncer à Harry ou du moins de commencer à vivre pour moi. Le chocolat avait été d’un immense réconfort.

Le paquet s’illumine et je me dépêche de le mettre dans mon panier qui s’en trouve immédiatement alourdi de manière conséquente. Immédiatement après, je disparais.

J’ouvre les yeux en sentant l’air chaud caresser mon visage. Devant moi, les champs s’étendent à perte de vue, dorés, éblouissants. Les blés plient sous le vent et de temps à autres, une nuée de corneilles s’envole, le battement de leurs ailes à peine audible au milieu du chant du vent. Perdus dans la masse des épis, quelques frêles coquelicots oscillent sous le vent, leurs légers pétales ployant sous la brise. Le spectacle est magnifique.

Au pied des tous premiers épis se tient une toile. Elle n’est pas très grande mais l’ampleur du chef d’œuvre me coupe le souffle. Au centre du cadre, ces champs que j’admire tant ondulent comme si le vent qui fait battre mes cheveux faisait plier leurs fines tiges. Les couleurs sont les mêmes, cet or brûlant taché de ce rouge orangé si caractéristique des coquelicots. Je n’ai pas besoin de lire le petit mot au dos pour reconnaître l’œuvre de mon meilleur ami, Dean.

Je lui ai tant de fois décrit ces champs par le passé qu’il n’a sans doute eu aucun problème à les peindre pour moi. « Joyeux anniversaire Ginny » a-t-il simplement écrit. Je soupire heureuse alors que le tableau, devenu portoloin, me transporte une nouvelle fois.

Le décor que j’observe par la suite est totalement différent mais tout aussi magnifique. La mer à mes pieds vient se fracasser en d’immenses gerbes d’eau contre la falaise abrupte. L’air iodé emplit mes narines et le vent marin fait voleter mes mèches rousses. A ma droite, je reconnais le banc de pierres blanches sur lequel Fleur et moi avons passé des heures à discuter au lendemain de la guerre. Sa famille résidant en France, elle avait pu être épargnée alors que la mienne en était sortie terriblement meurtrie. Autour de moi, mes frères se serraient les coudes afin de tous pouvoir un jour se relever.

De mon côté, j’avais eu besoin d’une présence féminine à l’heure où Hermione était partie à la recherche de ses parents et à ma grande surprise, c’est en Fleur que j’avais trouvé le réconfort. Fleur et ses délicieux éclairs au chocolat. Après ça, je ne dirai pas que j’ai commencé à l’apprécier mais plutôt que mes horribles a priori ont fait place à une plus grande tolérance pour ses manies agaçantes.

Je croque avec délice dans l’une des pâtisseries et la repose immédiatement à côté du joyeux anniversaire écrit avec une calligraphie parfaite alors que le paquet tout entier se met à briller. Disons que je ne sais pas comment mon corps peut réagir à un voyage alors que je suis en train de manger et je n’ai aucune envie d’essayer.

Je pose pied face au banc de bois blanc dans le jardin du Terrier sur lequel est posé un parchemin ainsi qu’une barrette sertie de pierres toutes plus belles les unes que les autres. Intriguée, je commence à lire le message alors que le soleil se reflète sur les pierres de l’accessoire.

Ginevra,
Aujourd’hui tu fêtes tes vingt-et-un ans et si je t’ai si régulièrement critiquée c’est parce que bien régulièrement, tu ne répondais pas aux attentes que la société avait de toi. Trop maigre, les cheveux trop longs, décolleté trop plongeant, jouant au Quidditch comme un garçon, te battant. Une véritable Prewett en somme. Tes oncles et ta mère non plus ne faisaient jamais ce qu’on attendait d’eux. Je vieillis et je sais que le temps m’est compté alors avant que ces charognards du ministère ne viennent vous dépouiller de votre héritage, je veux que tu aies cette barrette à cheveux. Peut-être t’aidera-t-elle à te coiffer un peu plus correctement. Elle a été forgée par les gobelins alors prends en soin jeune fille.
Muriel


Je ne peux empêcher un sourire incrédule de naître sur mon visage. La tante Muriel m’offrant un cadeau et un semblant de compliment ? C’est la véritable surprise de la journée. Elle se fait si vieille, je ne savais même pas qu’elle était encore capable de donner des ordres. Je suppose que les ragots, ça vous tient une vieille dame en forme. Le sourire aux lèvres, je passe la barrette dans mes cheveux et disparais à nouveau lorsqu’elle se transforme en portoloin.

L’instant suivant, je me retrouve sur la rive d’un lac magnifique. Les rayons du soleil font étinceler sa surface et le clapotis de l’eau est apaisant. Sans pour autant connaître l’endroit où je me trouve, il me rappelle des souvenirs heureux avec Harry dans le parc de Poudlard. Un peu plus loin, sur un énorme rocher plat se trouve une petite sacoche de cuir et un nouveua message sur un parchemin.

Ginny, mon ange, joyeux anniversaire.
Je ne sais pas ce que tu en penses, mais lorsque je suis venu ici pour la première fois, j’ai immédiatement pensé à toi. Je ne sais pas, ça me rappelle des souvenirs.
En ce qui concerne le petit paquet, je suis sûre que tu saisiras la référence. Attention malgré tout en y mettant les mains, ça mord.
Je t’aime, Harry


Avec un sourire, je détache le nœud qui ferme la pochette de cuir et renverse son contenu dans ma paume. Une espèce de petit lézard sombre me regarde alors avec ses yeux jaunes avant de déplier ses petites ailes. Instantanément, je le reconnais. C’est un Norvégien à Crète. Le même modèle réduit qu’avait tiré Harry lors du Tournois des Trois Sorciers. Je ris à gorge déployée en me rappelant que lorsqu’on m’avait demandé si Harry avait bien un hippogriffe tatoué dans le dos, j’avais répondu que c’était un de ces dragons.

Le petit animal grogne et tente de me roussir les sourcils alors c’est sans hésitation que je le glisse dans sa pochette avant de la refermer. Quelques secondes plus tard, elle se met à briller et je m’en vais vers mon prochain souvenir.

L’endroit où j’apparais, je ne m’y suis rendue qu’une fois. Avec Percy. C’est sûrement une des seules fois où lui et moi avons été seuls tous les deux. Il m’avait prise par la main un après-midi alors que tous les autres étaient occupés ailleurs. Ron était avec George, tentant de lui redonner goût à la vie, Bill était allé retrouver Fleur et Charlie avait dû repartir pour la Roumanie.

Percy m’avait entraînée dans le bois avoisinant et avait emprunté un chemin que je ne connaissais pas. Nous étions finalement arrivés sur une petite clairière où passait un petit ruisseau. Il m’avait alors expliqué qu’il venait se réfugier là quand la vie à la maison devenait trop étouffante. Assis les pieds dans l’eau, nous avions parlé pendant des heures, lui me racontant sa résistance au ministère durant l’Année des Ténèbres et moi lui parlant des propositions de postes que j’avais reçu pour la rentrée suivante.

A l’époque, je savais que peu approuveraient de me voir devenir joueuse professionnelle et j’avais craint que Percy soit l’un d’eux. Ce fut tout le contraire. Durant ces longues heures, il appuya ma décision, promettant d’être derrière moi lorsque je l’annoncerais au reste de la famille.

Après cet après-midi, Percy et moi nous sommes réellement rapprochés et je crois que de tous, il est mon plus grand fan. Qui l’eut cru ? C’est donc sans surprise que je trouve au bord du ruisseau un cadre contenant le tout premier article me concernant. J’ai l’air si jeune et pour tant cette photo ne date que de deux ans.

« Joyeux anniversaire » avait simplement écrit Percy. J’observe le tableau un instant et sursaute alors que l’article au centre change. Les articles se succèdent, relatant mon histoire avec le Quidditch et je ne peux m’empêcher de sourire bêtement. Lorsque le premier article réapparaît, le cadre se transforme en portoloin et je disparais une nouvelle fois.

La seconde d’après, je reconnais les Trois Balais. L’ambiance y est bien plus douce qu’à la Tête de Sanglier et les clients qui y déjeunent ne développent pas en vous une paranoïa incontrôlable. Les tables sont propres et les rires résonnent contre les murs blancs.

Face à moi, sur la table de bois, se trouve un tee-shirt rouge sur lequel est inscrit « Weasley is our queen » et je ris en repensant à mon équipe de Quidditch de Gryffondor. C’est sans aucune originalité qu’ils avaient autrefois repris le slogan inventé par cet abruti de Malfoy pour célébrer mon capitanat qui à ma plus grande joie, a toujours été couronné de succès.

Ginny,
Joyeux anniversaire et toutes nos félicitations pour tes récentes victoires avec les Harpies, même si aucun de nous n’est réellement surpris. Continue à faire briller des étoiles dans les yeux de tous les fans de Quidditch.
Ton ancienne équipe de Gryffondor


Finalement, le tee-shirt et le message s’en vont rejoindre les autres souvenirs dans mon panier alors qu’un sourire immense semble avoir élu domicile sur mon visage.

La pièce que je découvre en arrivant ensuite, je l’ai quittée quelques heures auparavant. Les vestiaires du stade des Harpies sont vides et le calme qui y règne est apaisant, bien loin du silence lourd qui s’empare du lieu quelques instants avant le début d’un match. Je jette un œil autour de moi aux portraits dans anciennes joueuses affichés au mur. Toutes me sourient et certaines me souhaitent même un joyeux anniversaire.

Finalement, terminant mon tour, je me retrouve face à mon casier entrouvert et je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils. Je suis pourtant certaine de l’avoir fermé en partant. J’ai toute confiance en mes coéquipières mais j’aimerais autant que mes affaires ne restent pas à la portée de tous.

J’ouvre donc le battant métallique et observe mes affaires à la recherche d’un quelconque objet manquant. Tout semble être en place et j’ai même l’impression qu’il y a quelque chose de nouveau. C’est alors que ça me frappe. Contre le côté droit du casier pend une médaille que je n’avais jamais vue auparavant et accroché à elle, un petit morceau de parchemin.

On sait que des coupes et des médailles, tu en as des tonnes, mais celle-ci est unique. Joyeux anniversaire camarade !

A la suite du message s’alignent tous les noms de mes coéquipières. Je décroche alors la médaille et l’observe de plus près. Sur le métal doré est gravé une inscription : « A la plus chouette des coéquipières ».

Je souris et je sens mon cœur se serrer. Intégrer l’équipe des Harpies de Hollyhead avait représenté un immense changement dans ma vie. Le niveau du Quidditch était mille fois plus élevé, j’étais payée pour faire ce que j’aimais, l’intensité du jeu était euphorisante. Malgré tout cela, j’intégrais tout de même une équipe déjà fortement soudée, moi, la jeunette de dix-neuf ans, sans aucune expérience. Pourtant aujourd’hui, je peux dire que les Harpies sont devenues ma nouvelle famille, mes sœurs. Comme dans toutes les familles, il y a des bons moments et d’autres où on se déteste mais c’est ce qui fait que nous sommes si soudées.

Je passe la médaille autour de ma tête et glisse le parchemin dans mon panier. La charge est lourde désormais mais Maman avait raison, c’est une cueillette à laquelle je ne m’attendait pas et qui me fait voyager au cœur des souvenirs et des émotions.

La médaille devient portoloin et me transporte jusqu’au souvenir suivant à peine quelques mètres plus loin. La pièce dans laquelle je me trouve, je la connais mais je n’y passe que peu de temps. C’est la galerie, comme on l’appelle chez nous. Dans cette salle tout en longueur sont exposés tous les trophées gagnés par l’équipe depuis sa création ainsi que certains maillots ayant été portés lors de matchs importants. En somme, c’est la pièce préférée de tous les visiteurs extérieurs mais que nous, joueuses du club, finissons par éviter.

La vitrine devant laquelle le portoloin m’a déposée est l’une des plus récente, mais c’est aussi la seule qui me soit presque entièrement dédiée. Et heureusement d’ailleurs. Elle présente au spectateur notre victoire contre les Faucons de Falsmouth, en octobre dernier. Ce jour là, les conditions météo étaient atroces et il était terriblement difficile de voir à plus de deux mètres devant soi. Autant vous dire qu’éviter les cognards était un véritable défi. D’ailleurs, l’une de mes coéquipières avait dû rejoindre le banc de touche après une collision particulièrement violente et l’un des batteurs de l’équipe adverse avait décidé de continuer à jouer malgré son poignet gauche visiblement cassé.

Le score était des plus serré et nos deux équipes n’avaient marqué que peu de points. Pourtant, ce match a été l’un des plus exaltant que j’ai pu jouer de toute ma carrière puisque pour la première fois, je me retrouvais face à Olivier Dubois et à son talent légendaire. Cela ne m’a pourtant pas empêcher de lui faire encaisser une bonne dizaine de buts et d’offrir à mon équipe la victoire qu’elle méritait, même à deux poursuiveurs contre trois.

Devant mes yeux, collés sur la vitre se trouvent de morceaux de parchemin. L’un est un message écrit d’une main que je ne reconnais pas, l’autre un article que je n’ai jamais vu. Je les détache et commence ma lecture.

Chère Ginny,
Qui serais-je si je ne saluais pas les vingt-et-un ans de mon adversaire le plus redoutable ? Alors joyeux anniversaire. Et profite bien de cet article que je t’offre, c’est l’un des derniers exemplaires, j’ai brûlé tous les autres.
Olivier Dubois


Je lève les sourcils, à la fois étonnée de trouver un message de lui et par sa déclaration concernant l’article puis démarre ma seconde lecture. Plus j’avance dans l’article plus mon sourire s’élargit et rapidement je me retrouve à rire devant les propos hilarants de Dubois. tout au long de l’interview, le journaliste ne fait que l’attaquer sur son manque de technique, lui rappelant avec un plaisir presque sadique chacun de mes buts. Dubois en face perd lentement patience et le tableau que l’homme dépeint par la suite de lui n’a rien de flatteur. Le mien au contraire en ferait rougir plus d’un.

Je ris encore alors que le parchemin s’éclaire pour me faire à nouveau voyager. Pas étonnant qu’il ait voulu se débarrasser d’un tel article.

Par la suite, je me retrouve envoyée dans le sas à l’entrée du club, juste en face du bureau de la secrétaire du club, Angela. Elle me sourit et se penche derrière son bureau alors que je jette un œil autour de moi pour tenter de trouver le prochain souvenir. Elle ressort finalement et apporte avec elle un énorme sac en toile de jute qui semble peser une tonne.

– On s’était dit que tu aurais du mal à te déplacer si on te filait celui-là en premier.
– Qu’est-ce que c’est ? je demande intriguée alors qu’elle ouvre le sac.
– Ton courrier des fans en attente, répond-t-elle avec un sourire sadique alors que j’avise la pile énorme de lettres. Il faut dire qu’avec ton anniversaire, elle a encore pris de l’ampleur.

Je lui jette un regard désespéré alors qu’elle me tend toujours le sac.

– Dépêche toi, le sac est le dernier portoloin.

Je m’en saisis alors à contre cœur. Ne nous méprenez pas, j’adore les lettres de fans, elles arrivent toujours à me remonter le moral quand je suis déprimée mais là il y en a dans les deux cents ! Finalement, le sac se met à briller et je me trouve une nouvelle fois tirée par le nombril vers une destination inconnue.

Enfin, pas si inconnue que cela. En effet, à mes pieds s’étend l’immense terrain d’entraînement des Harpies. Tout est calme autour de moi, presque trop. Comme le calme après la tempête. Comme pour appuyer mes pensées, un immense grondement se fait entendre et je sursaute alors qu’une fusée sortie de nulle part s’élève vers le ciel. Elle atteint les dix mètres d’altitude avant d’exploser dans une gerbe d’étincelles dorées.

Sous mes yeux écarquillés se forment les mots suivants.

« The Big 21 »

Très vite suivis par d’autres de toutes les couleurs.

« Le plus grand réseau de portoloins jamais mis en place en Angleterre »

« Pour fêter les vingt-et-un ans d’une jeune fille extraordinaire »

« Vingt-et-un lieux, vingt-et-un souvenirs pour dire…»

« JOYEUX ANNIVERSAIRE GINNY ! »

A l’instant même où la dernière fusée explose, rappelant à tous l’adresse du magasin de mon frère, un tonnerre d’applaudissement se fait entendre de mon dos. Je me retourne vivement pour voir derrière moi tous mes amis et ma famille réunis. Chacune des personnes ayant participé à ce jeu de piste est présente, jusqu’aux deux directrices de mon fan club. Même Olivier Dubois est là.

Je dépose mon panier et mon sac de courrier à mes pieds et plaque mes mains contre ma bouche, à la fois pour contrôler mon rire nerveux et les larmes qui me brûlent les yeux. Un à un, ils viennent me serrer dans leur bras et démarre par la suite une des plus belles soirées de ma vie, en présence de tous ceux que j’aime et accompagnée par la pensée de ceux qui auraient aimé être là.
Note de fin de chapitre :

Et voilà !
J'espère que ça vous a plu !
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