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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
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A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Avant que la boite ne s'envole par AiguiseMeninges

[3 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Bonjour, bonjour, voici un OS qui montre une fois de plus que je suis complètement dérangée.

Ceux qui m'ont déjà lu savent que j'ai des idées très précises des différents gouvernements sorciers à travers le monde et ils sauront aussi que pour moi le ministère de la magie russe s'effondre sous l'URSS de Staline. Je n'ai jamais expliqué ma vision des choses, alors je m'y mets cette fois-ci grâce à la Corée et la façon dont le ministère coréen arrive à s'en sortir face à un régime totalitaire et sécuritaire. Nous sommes donc au printemps 2013, ça doit être encore relativement frais dans les esprits ;)

Les évènements moldus cités sont évidemment réels, y compris les derniers.

Bonne lecture !
D’une main encore tremblante, Kim Chin-Hwa s’empara du premier verre qu’il réussit à trouver. Sa poitrine était lourde et sa gorge sèche semblait vouloir éjecter ses poumons au loin. Sa toux était infernale ce matin. Malgré ses efforts, il dû attendre quelques très longues secondes supplémentaires avant d’être suffisamment calme pour avaler l’eau froide.

- Kim, pressa soudainement une voix dans l’embrasure de la porte, on ne peut pas attendre plus longtemps. La situation est urgente.

- Je sais, j’arrive. Donnes-moi deux minutes.

Il ferma les yeux et inspira, essayant d’oublier sa gorge irritée. Il devait rester concentré sur l’essentiel, le nécessaire, surtout dans un jour pareil. Mais l’épuisement était lui aussi de la partie et Chin-Hwa était au bord de la démence. Il se levait tous les matins depuis 14 ans pour subir. Le ministère était constamment dans l’urgence, en état d’alerte permanent, il courait plus qu’il ne vivait. Il devait se plier aux normes imposantes d’un état qui n’était pas le sien, qui avait changé tellement rapidement et tellement intensément en quelques années à peine. Et Chin-Hwa en était dingue. Ils avaient été là, autour d’eux, vivants, jouant bien avant eux, bien avant qu’un Moldu n’ait le soudain éclair d’enfoncer son pays dans un régime absurde. Et pourtant, c’étaient les sorciers qui en pâtissaient. C’étaient eux qui devaient assurer leurs lieux, leurs habitations, qui devaient modifier leurs habitudes et comportements, qui devaient continuellement s’adapter aux règles Moldues.
Il avait toujours espéré que les choses changeraient et avait agit en conséquences, se lançant dans de nombreuses études et donnant sa vie au ministère, mais ces nombreuses années à la tête de la division la plus puissante du ministère coréen ne lui avait appris qu’une chose. Subir et s’adapter était la seule solution pour survivre.

Chin-Hwa soupira et finit par rejoindre la salle de réunion. Il fut accueillit d’un signe de tête.

- Ils prévoient l’attaque des Etats-Unis.

- Comment ça ? Demanda Chin-Hwa

- Tu te souviens du lancement de leur satellite ?

Chin-Hwa hocha lentement la tête.

- Le machin qui reste dans le ciel et que certains pensaient qu’ils faisaient des essais pour envoyer plus tard des missiles ?

- Exactement. Cette fois-ci ce sont des essais nucléaires qui ont déclenché de vives réactions. Et ... La Corée du Nord prévient les Etats-Unis qu’ils sont une cible.

Il soupira, ne comprenant absolument pas la logique.

- Pourquoi est-ce qu’ils ... Putain, c’est quoi l’enjeu exactement ?

- Nous pensons qu’ils veulent juste s’affirmer comme une puissance nucléaire.

- Attends, le truc nucléaire c’est bien le champignon là ?

- Euh ... Oui, fit Park Ae-Cha, légèrement troublée par les termes utilisés. Chin-Hwa n’était pas du genre à parler en des termes politiquement corrects, il ne l’avait jamais fait, mais tout de même. On parlait de vies encourues, pas seulement d’un « truc » qui ressemble à un champignon quand il explose.

- Ok, quels sont les risques ?

- Ca risque très fortement de dégringoler. C’est un sujet qui prends les Moldus très à coeur. Le Sud est impliqué lui aussi.

- Je suppose que si ça dégringole gravement ... Tout le monde risque d’envoyer ses champignons. Y compris chez nous.

- C’est ... Cela, oui. Il y a encore beaucoup d’habitations par dissimulation, qui ne sont protégées que par des Repousses-Moldus et des enchantements qui trompent la perception des Moldus, elles vont forcément être touchées si les missiles arrivent jusque là. Et elles sont relativement proches de la côte ... Donc plus de risques qu’elles soient visées.

- Et les établissements qu’on a imbriqué ? Ils n’existent pas dans le monde des Moldus, ils ne devraient techniquement pas être touchés, non ?

Ae-Cha haussa les épaules.

- Je n’en ai aucune idée. C’est impossible de prévoir les conséquences. Mais selon toute logique, ceux-là seraient épargnés.

Il ferma un instant les yeux.

- Le gouvernement est plus actif que d’habitude, on pourrait croire que la crise les fasse se focaliser sur ce point précis, mais j’ai peur que ce soit le contraire. Ils vont devoir se montrer fermes sur tous les points de vues, continua Ae-Cha. Le contrôle sur les journalistes est déjà plus appuyé que d’habitude, tout est fait pour valoriser les actions de la Corée du Nord auprès des habitants et ça va très loin dans les médias et la presse.

- Il faut annuler toutes les constructions, Chin-Hwa, pressa Kwang-Ho.

- Ca fait deux ans qu’on travaille sur le projet ! S’offusqua-t-il, il avait sué pour cette petite victoire. Elle était plus que nécessaire, vitale. Les sorciers du nord avaient une tendance croissante à se diriger vers le sud face aux inconvénients que le régime Moldu apportait. Il fallait montrer au peuple que le ministère ne perdait pas la main face aux Moldus, que leur politique sécuritaire et leur obsession pour le contrôle poussé à l’extrême, allant même jusqu’à la pratique courante de l’eugénisme, ne changeront rien à la capacité du ministère d’établir une pleine vie pour les sorciers en Corée du Nord.
Ils avaient réussis à tenir jusque là, en approfondissant leur connaissance sur la politique Moldue de la région du nord et en augmentant considérablement le nombre d’oubliators en fonction. Ils arrivaient à supprimer les bons papiers, au bon moment, avant que la chaîne administrative ne prenne le dessus et que les informations se perdent, que ce soit pour la naissance des Nés-Moldus, pour les mauvais Transplanages ou les incidents domestiques. Mais personne ne pouvait nier, et Chin-Hwa le dernier, que le régime Moldu mettait énormément de freins à la dynamique sorcière. On passait plus de temps à couvrir, à réparer et à s’assurer qu’à vivre réellement.

- Je sais, mais ce n’est vraiment pas le moment de jouer avec le feu. Il faut être discret. Ecoutes, le stade de Quidditch est vraiment un bon projet. C’est ce qui nous manque pour donner quelque chose aux sorciers. Mais le temps qu’on mette en place les Repousses-Moldus, qu’on applique les schèmes -

- Je sais tout ça, mais on a étudié le terrain. Pas beaucoup de passages Moldus, pas beaucoup d’utilisation. C’est parfait pour l’imbrication. Le temps que les experts fassent le travail, on déploie stratégiquement les oubliators pour faire le nettoyage autour. On en déjà parlé des milliers de fois. Qu’est-ce que cette situation pourrait bien changer ?

- Tu veux dire à part une présence militaire plus importante dans tout le pays, des habitants sur leurs gardes ? Ca prendra au moins une semaine, Chin-Hwa. Une semaine. On a déjà soulevé ce problème, mais même si les oubliators passent derrière, des trous de mémoires aussi fréquents vont leur sembler étranges. Surtout dans une même zone et avec autant de personnes. Ca ne poserait pas de problèmes si la réponse du gouvernement est lente, tant que le stade est construit et que les Repousses-Moldus sont enlevés avant qu’ils agissent et se posent des questions, on s’en fout. Ils ne pourront jamais tomber dessus. Mais là ...

- Le gouvernement sera beaucoup plus réactif.

Ae-Cha acquiesça.

- Ils risquent de penser que c’est peut-être une nouvelle attaque ou je ne sais quelle autre idioties du genre ... Mais une chose est sûre, ils ne manquent ni d’imagination ni de paranoïa.

Chin-Hwa soupira doucement.

- Très bien, déjà j’aimerais qu’on s’occupe de l’institut. Il est en plein milieu. Si jamais ça dégringole, on sort les gamins. Immédiatement. Mais je ne veux pas affoler la population, c’est clair ? Si ça dégringole, on les sort. Pas avant.

- Et pour le stade ? Renchérit Kwang-Ho

- Je ne sais pas encore. Si on annule ce sera considéré comme un échec majeur.

- On annule pas, on reporte.

- Tu crois qu’il y aura une différence pour la presse ? Vraiment ?

Kwang-Ho inspira légèrement, se redressant en avant l’air indécis.

- Ecoutes ... Je sais que c’est un sujet qui te tient à coeur, mais peut-être qu’on devrait laisser les nordistes descen-

- Hors de question ! S’exclama Chin-Hwa. Jamais de la vie, tu m’entends ? Certaines familles vivent là-haut depuis des siècles, on ne va pas laisser les Moldus s’emparer de nos terres !

Et pourtant, que pouvait-il vraiment y faire ? Le Code International du Secret Magique lui liait les mains. Bien sûr, il avait déjà fait appel aux communautés internationales pour en modifier certains points, mais si certaines lui avaient donné raison la plupart d’entre elles avaient dénoncé sa proposition d’ingérer directement sur le gouvernement Moldu afin de le descendre de l’intérieur (et, dans le même temps, de sauver des milliers de vies Moldues). Pourtant, il ne suffirait que de quelques Impero. Le temps passerait et les choses pourraient simplement repartir de zéro. Mais un tel revirement de situation provoquerait bien trop de questions de la part des autres Etats, ce qui représentait un risque pour la Communauté Magique toute entière.
« Le CISM n’a pas été mis en place pour rien, si le temps des persécutions remonte à loin, nous ne pouvons nous permettre de l’oublier » qu’ils avaient répondu.
En attendant, c’étaient les oubliators coréens qui risquaient continuellement leurs vies.

Ae-Cha secoua la tête, se servant un verre d’eau.

- On ne peut pas faire ça et pas uniquement pour ... L’héritage culturel. Si on descends tous les nordistes au sud, autant crier au monde que nous ne sommes pas capables de gérer une situation de crise. Il n’y a pas que le nord en jeu, si quelque chose de ce genre se fait savoir, c’est tout le ministère qui va en prendre un coût dans ses relations internationales. Y compris le sud. Peu leur importe que les Moldus aient divisé le pays en deux, chez nous ce n’est toujours qu’un seul ministère. Si on est pas capables de gérer des affaires internes, et qu’on préfère abandonner au lieu de se battre, quel ministère au monde nous ferait-il confiance ?

Il n’y avait qu’une seule séparation au sein du Ministère coréen qui consistait à diviser les oubliators et gamdogja en deux groupes, l’un plus conséquent ne s’occupait que du nord, l’autre beaucoup moins actif et présent ne s’occupait que du sud. Cela permettait d’accélérer les procédures puisque les lois moldues n’étaient pas les mêmes. On spécialisait très tôt les gamins lorsqu’il postulait pour l’unité du nord, qui étaient d’ailleurs parmi les seuls oubliators au monde à avoir des cours sur la gestion Moldue de leur pays. Et la plus grosse unité d’oubliators jamais mise sur pieds.

- D’autant plus que déménager toutes ces personnes reviendrait énormément cher. On ne peut pas simplement abandonner dans la nature les habitations. Il va falloir s’occuper de les faire disparaître. Tout comme il faudra en créer d’autres au sud, et nous savons tous à quel point nous n’avons pas les moyens de construire une 600aine de foyers ...

Pendant longtemps le pays avait simplement utilisé la dissimulation, moins coûteuse que l’imbrication, quelques Repousses-Moldus et quelques enchantements qui truquaient la perception des Moldus et le tour était joué. Mais depuis les années 50, il avait fallut tout imbriqué afin de faire des infrastructures officielles et de la plupart des habitations nord-coréennes des lieux qui n’existent pas pour les Moldus. Cette technique était coûteuse en temps et argent mais surtout, était extrêmement difficile à mettre en place. Une dizaine de personnes qui jouent dans le vide avec un bâton pendant des jours entiers n’était pas quelque chose de très discret ...

Kwang-Ho soupira lentement, se laissant tomber contre le dossier de sa chaise.

- La satisfaction des coréens me semblait être notre intérêt premier, m’enfin bon.

- Oh, souffla Chin-Hwa, exaspéré, arrêtes un peu avec ce romantisme, tu veux !? Merlin, ça fait trois ans que tu es ici, je pensais que tu aurais compris comment les choses fonctionnent dans ce foutu monde.

-----------



La plume se leva brusquement, grattant frénétiquement le parchemin. Bak Bong-Cha. Une nouvelle sorcière venait de voir le jour. Bae se releva rapidement, imité par la nouvelle recrue. Il attrapa le parchemin adjacent, parcourant les noms aussi vite qu’il le pouvait. Plus ils étaient rapides à détecter les nés-moldus, plus le travail était allégé.
En Allemagne ou en Angleterre, un né-moldu ne constituait absolument pas un problème et ne nécessitait pas le nombre d’hommes qu’on déployait en Corée du Nord. Le plus souvent l’enfant, découvert assez jeune, n’est pas encore entré dans le gros du système - et même s’il l’était, personne ne se poserait de questions sur le fait qu’un enfant lambda n’était pas présent en secondaire. Les parents auraient un bon motif pour l’expliquer et personne n’irait chercher plus loin. Ils avaient le droit d’éduquer leur enfant comme ils le souhaitaient. Chose impossible dans la région du nord où tout était surveillé. Le contrôle était tel qu’un enfant qui disparaîtrait ainsi, n’apparaissant sur aucun registre autre que celui des naissances, provoquerait immédiatement un déluge de conséquences. Et le gouvernement appliquant couramment le principe de l’eugénisme, c’était l’entièreté de la famille, toutes générations confondues, qui risquait des sanctions des plus sévères.

- Aucune Bak hospitalisée à Mireugamgi, soupira Bae.

- Donc c’est une née-moldue ? Demanda la recrue.

- Oui, on y va. La première chose à faire ?

- Euh ... Trouver l’hôpital moldu ?

- Bien. Et pour ça, on s’y prends comment ?

- L’unité de renseignement.

Bae acquiesça et ils se dirigèrent rapidement de l’autre côté du couloir, dans le second open-space de l’étage. L’unité de renseignement. Les bureaux de tous les gamdogja - espions sorciers coréens, qui étaient en liaison avec le monde des moldus. Ils héritaient le plus souvent des missions les plus difficiles, allant à la pêche aux informations au contact des moldus sous des sortilèges de désillusion de façon quotidienne. Une seule erreur et ils étaient découverts. Bae préférait ne même pas penser aux conséquences et risques encourus, surtout pour les gamdogja qui s’occupaient des grands officiels de l’état moldu. La politique du Ministre voulait que les forces de l’ordre coréennes soient toujours au courant des agissements des moldus afin de pouvoir anticiper et agir le plus rapidement possible. Comme dans cette situation. Trouver à eux seuls l’hôpital en question aurait pris bien trois jours ou quatre. Trois jours ou quatre étaient suffisant pour faire passer la nouvelle arrivée du bébé, ce qui signifiait que plus de monde était au courant. Et qu’il faudrait alors mobilisé plus d’oubliators encore.

- Qui s’occupe des hôpitaux aujourd’hui ?

La jeune femme désigna son collègue derrière elle et Bae ne perdit pas une seconde, suivi de près par la recrue.

- Tu as la liste des admis ?

- Quel nom ?

- Bak.

Le jeune homme releva des yeux dubitatifs, c’était un nom extrêmement courant.

- Je sais ...

Il jeta un oeil à son parchemin. Les données étaient relevés toutes les semaines, le temps de faire le tour de l’ensemble des hôpitaux et de récupérer les listes Moldues. Un travail long et ennuyant qui ne servait pas tant que ça - du moins, qui lui paraissait le plus souvent bien inutile. Les Nés-Moldus ne naissaient pas par dizaine tous les jours non plus.
L’homme se leva, se dirigeant vers le fond de l’open-space sous le regard interrogateur de Nam-Kyu.

- Il va chercher les parchemins des 9 derniers mois. Il retirera ensuite les noms qui disparaissent au fur et à mesure. Si le même nom apparaît pendant deux mois, c’est que la personne y était deux mois. On est d’accord ? Donc si d’un seul coup, le nom disparaît, c’est que ce n’est pas la personne que nous recherchons puisqu’elle n’est plus à l’hôpital et qu’elle a techniquement accouché.

- Pourquoi les 9 derniers mois ?

- Pour pouvoir éliminer de la liste les femmes qui ont de graves problèmes de santé. Si on ne prenait que le mois précédent l’accouchement, on n’éliminerait que les personnes dont on est sûres qu’elles ne sont plus à l’hôpital. Mais en prenant plus large, on élimine aussi les femmes dont on sait pertinemment qu’elles ne sont pas enceintes.

- Puisqu’elles ne restent pas des mois entiers à l’hôpital lorsqu’elles le sont ...

- Exactement, sourit Bae.

L’homme revînt, les bras chargés de parchemins. Ils les plaça les uns sur les autres, les classant chronologiquement sous l’oeil attentif de Nam-Kyu. Et après quelques coups de baguette, des noms apparurent sur le parchemin vierge placé au-dessus de tous les autres. Il le tendit à Bae.

- Et voilà.

Bae le remercia et se retourna vers la nouvelle recrue.

- Il ne reste plus qu’à savoir laquelle de cette 60aine de Bak est la bonne.

- Pourquoi la plume ne peut-elle pas simplement nous dire où elle se trouve ?

- Ils essayent de travailler dessus en sortilèges expérimentaux. En attendant, on doit faire avec ce qu’on a.


----------------


- Très bien, fit Bae alors qu’ils arrivaient à un énième hôpital. Tu passes en premier pour celui-ci, et je suivrai. Tu as des questions avant qu’on y aille ?

- On va vraiment devoir s’occuper de toute la liste ?

Bae sourit doucement.

- Non, deux autres équipes sont sur le coup. Quand tu veux ...

Nam-Kyu acquiesça lentement et inspira. Il connaissait la procédure par coeur et il avait finit premier de sa promo, mais s’il avait compris une chose ces dernières heures, c’était que la pratique dans le monde moldu était totalement différente de la théorie dans le monde sorcier.

Premièrement, le sortilège de désillusion. Les règles étaient simples. S’assurer que personne ne nous voit disparaître soudainement, ne pas agir sur l’environnement, et avoir conscience de son corps, de ses mouvements, de ses odeurs et de ses bruits. Ne jamais mettre de parfum, ne jamais courir, ne jamais parler. Ne pas ouvrir une porte fermée lorsque des moldus peuvent le voir, toujours laisser les choses telles qu’elles étaient lorsque l’on est arrivé.

Il attendit patiemment qu’une personne sorte de l’hôpital et s’y engouffra le plus rapidement possible, profitant de la fermeture lente des portes. Arrivé à l’intérieur, il jeta un oeil autour de lui. Il s’agissait de trouver le bon étage sans se faire remarquer, aucun moldu ne devait pouvoir le toucher, aucune personne ne devait le sentir brasser de l’air.

Au fond du couloir. Nam-Kyu déglutit lentement, il ne connaissait ces lieux que depuis quelques heures mais ils l’insupportaient déjà. C’était comme si la mort elle-même s’était emparée de ces couloirs, de ces salles.

Il finit par enfin trouver un médicomage semblant s’occuper d’une femme enceinte.

Deuxième étape, récupérer l’information sans que le moldu n’en ait conscience. Les moldus acceptaient les actes étranges et illogiques à une certaine dose mais le meilleur moyen restait la distraction.

Il resta dans l’embrasure de la pauvre chambre qui ne lui semblait pas le moins du monde confortable, jetant un oeil au portrait affiché sur le mur. Kim II-sung. Il avait été présent dans chaque salle que Nam-Kyu avait eu l’occasion de voir. Bien sûr, il avait appris en formation son rôle dans la gestion moldue du pays, ce véritable culte de la personnalité. Mais de voir que cela avait des répercussions allant jusqu’à accrocher son portrait dans les salles hospitalières, c’était assez dérangeant. Et complètement dérangé.

Lorsque le médicomage moldu sorti enfin de la chambre, la femme ne sembla pas se porter mieux. Bae lui avait déjà expliqué que les nords-coréens n’avaient que très peu de moyens pour les hôpitaux et la santé, qu’ils ne pouvaient parfois même pas leur fournir les potions moldues sensées les guérir.
Le médicomage se dirigea vers un petit bureau, suivit à distance par Nam-Kyu et son mentor. Il sembla noter quelque chose sur une feuille qu’il reposa ensuite dans une espèce de boite ouverte. Probablement l’endroit où tous les dossiers des patients qu’il voyait se trouvaient.
Nam-Kyu se rapprocha, sorti lentement sa baguette et d’un geste de la main, fit tomber un stylo sous le bureau. Le médicomage jura et se baissa.

Ne jamais oublier que tout ce qui est créé après le sortilège de désillusion est visible pour tout moldu. Il exécuta le plus rapidement possible un gemino qui dupliqua les feuilles qu’il tenait du bout des doigts. Les reproductions apparurent naturellement au-dessus des autres, ce qui ne souleva pas les soupçons du médicomage moldu quand celui-ci se releva, le stylo en main.

Nam-Kyu n’eut plus qu’à attendre qu’il disparaisse et que personne ne soit trop près d’eux pour s’emparer des copies et les ranger le plus rapidement possible en-dessous de sa veste.

- Très bien, enchérit Bae alors qu’ils se retrouvèrent enfin à la sortie de l’hôpital. Qu’est-ce qu’il y a d’important à faire, maintenant ?

- Vérifier immédiatement les données, la copie ne reste pas indéfiniment. Elle finit par disparaître.

- Bien. Alors ?

- Elle y est ...

Bae attrapa les papiers, vérifiant par lui-même. Son nom était bien là. Bak Bong-Cha.

- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Demanda Nam-Kyu.

- On va chercher l’adresse de sa mère et lui rendre visite, en attendant on rappelle les deux autres équipes.

- Ils ne vont pas déjà s’occuper des médicomages moldus ?

- Non, allez va chercher l’adresse pour moi à l’unité de renseignement. Ils doivent avoir les listes officielles de l’état moldu.

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Natasha rit doucement, la tête dans son magazine.

- Ok, devines quel est le produit qu’on vends le plus ici ?

Cedric lui jeta un regard interrogateur.

- La poudre de cheminette !

- Mhm, pas surprenant. Y’a qu’un tiers de la population qui sait transplaner dans le nord. Le ministère déconseille de transplaner, c’est trop dangereux si jamais ça se passe pas tout à fait comme il faut. Trois personnes sont mortes l’année dernière, ils ont juste un peu dévié, sont arrivés dans un quartier réservé aux touristes. Et ils n’ont pas eu le temps de bouger que les militaires leur sont tombés dessus. Le temps que l’info monte jusqu’au Ministère, ils étaient déjà morts ... Enfin bon, du coup ils ont le réseau de cheminettes le plus développé au monde.

La blonde resta figée, plus que surprise.

- Quoi ? S’exclama Cedric. C’était écrit partout au ministère ! Si tu faisais un peu plus attention à ce qu’il se passait autour de toi, tu l’aurais remarqué.

- Une chance qu’on ne reste ici que le temps que mon père n’épouse l’autre brune, soupira Natasha, amère.

- C’est pas ce que j’ai voulu dire, se défendit le brun.

- C’est exactement ce que tu as voulu dire !

- C’est juste que tu fais attention ... uniquement à ce qui t’apporte quelque chose.

- J’avais compris la première fois que j’étais une salope égocentrique, pas besoin d’envoyer une beuglante merci.


-------------

Nam-Kyu jeta un oeil à l’immeuble, quelque peu stressé et dépassé.

- Très bien, il va falloir que tu m’écoutes attentivement, ok ?

La nouvelle recrue acquiesça légèrement.

- Si les deux autres équipes n’ont pas déjà commencé le travail, c’est parce que tout va se décider là-dedans, qu’il enchaîna en montrant d’un geste de la main l’immeuble en question. En formation, on t’apprends la technique. On t’apprends à supprimer correctement les souvenirs qui t’intéresse sans supprimer quoique ce soit d’autre, on t’apprends à correctement te fondre dans le décor, ect ... Mais on ne t’apprends pas à te préparer à ce qu’on va devoir faire. Je sais que la théorie est une partie que très peu d’entres-vous prennent au sérieux en formation, elle tombe très très peu en examen donc elle est souvent oubliée, mais elle est vitale. Est-ce que tu sais ce qu’il va se passer ?

- On doit expliquer à la famille que leur enfant est une sorcière et la famille proche a le droit, si elle le désire, d’accompagner l’enfant dans notre monde.

- Et qu’est-ce que ça veut dire ?

Nam-Kyu haussa les épaules.

- Ca veut dire que si elle accepte, il va falloir faire passer toute cette famille comme morte. Et si elle refuse, il va falloir supprimer tous les souvenirs associés à l’enfant et la grossesse. Parce que si on ne supprime pas les mémoires, le gouvernement sera vite au courant que quelque chose n’est pas normal. Tout est très surveillé. La famille moldue risque un grand danger, et cette fois-ci pas uniquement la famille proche. Mais même les grands-parents. Et si elle accepte, il est plus facile de les faire passer pour morts que de supprimer l’existence entière de 3 ou 4 personnes. Tu sais comment c’est, supprimer l’existence d’autant de monde est un énorme travail et une énorme organisation. Il faut des dizaines d’oubliators pour supprimer le moindre souvenir de la famille d’une personne, du médicomage moldu, de la famille, des amis, de l’administration moldue, des voisins, des anciens camarades de classe ect ... Pour faciliter les choses, on les fait passer pour morts.

Bae s’arrêta un instant, voyant bien que son élève ne comprenait toujours pas la portée de ses mots.

- Ca veut dire qu’on va devoir prendre des cadavres, les faire ressembler à la famille, les déposer, monter de A à Z des accidents, que ce soit les uns après les autres ou tous en même temps. Mais qu’il faudra faire attention à ne rien impliquer d’illégal, pas de suicide non plus, sinon les moldus vont encore accuser les gênes et tuer l’entièreté de la famille. Ca veut dire qu’on va devoir faire subir à la famille et leurs amis la perte d’êtres chers. Ca veut dire qu’on va enlever un enfant de la mémoire d’une mère, Nam-Kyu. Et ... Et pour ton esprit, ce sera comme l’avoir tué.

Nam-Kyu regarda face à lui, cet haut immeuble. À partir du moment où ils y pénétrons, des vies seront changées à jamais. Et il en avait le vertige.

Il acquiesça doucement, même si tout lui semblait encore flou et ils se dirigèrent finalement vers le bâtiment. Arrivés face au bon appartement, ils durent attendre de longues minutes avant qu’un homme ne vienne leur ouvrir. Bae n’attendit pas qu’ils les laissent entrer, trop méfiant qu’il pourrait être, et fonça directement à l’intérieur. Alors que son élève le suivit, il referma rapidement la porte.

- Qui êtes-vous ?

- Ce n’est pas bien important. Votre femme est là ? Elle n’était plus à l’hôpital.

- Qui êtes-vous ? Fit brusquement une voix féminine de l’autre côté de la pièce.

- Bien, s’enquit Bae sous le regard étonné de Nam-Kyu, votre fille, Bong-Cha ? Est comme nous. Elle est capable de faire bien des choses que vous ne pouvez pas même imaginer.

Sans attendre quelque réponse que ce soit, il manipula rapidement sa baguette et un des vases se leva tranquillement dans les airs. Les moldus n’étaient pas les seuls surpris, on ne pouvait pas dire que Bae faisait dans la subtilité et la douceur.
Le mari se posa instinctivement devant sa femme, plus que méfiant. Pendant quelques secondes rien ne se passa. Puis tout aussi brusquement que ces deux étrangers avaient débarqués chez eux, l’homme se pressa à la fenêtre, voulant appeler à l’aide au-dehors.

Second coup de baguette. Le mari criait face à un tapis.

- Je n’ai pas beaucoup de temps, nous n’avons pas beaucoup de temps, enchérit Bae comme si de rien était, se faisant cure de l’état de panique de la famille.

- Votre fille sera capable de faire ce genre de choses. D’accord ? Mais il va falloir prendre une décision très très vite. Nous, les sorciers, vivons aussi en Corée mais dans une ... ville bien meilleure que la votre. Nous avons des choses magnifiques et fabuleuses. Et si vous le voulez, vous pourrez venir avec nous et Bong-Cha. Seulement vous deux et les frères et soeurs, si elle en a. Vous aurez un logement sécurisé et un travail qui vous rapporte probablement beaucoup plus que vous n’avez en ce moment. Les temps sont difficiles ici, regardez-vous, vous venez d’avoir un enfant et vous êtes tellement maigre. Chez nous, vous pourrez manger, boire, vivre comme vous le souhaitez. Seulement, il faudra dire adieu à tout le reste.

- Ne l’écoutes pas, ce ne sont que des idioties. Un tel lieu n’est pas possible.

- Le portrait ... Fit brusquement Nam-Kyu tandis que tous se retournèrent vers lui ... Le portrait, je l’ai vu en entrant. Il n’est pas au centre de votre appartement, il n’est pas au centre d’une pièce importante, il est dans un couloir, au-dessus de la porte. Un endroit pas très voyant. Vous savez, vous savez très bien que le monde est bien plus beau que ce que cet Kim II-sung a pu vous offrir, que ce que son petit fils peut vous offrir ... Vous n’êtes pas comme les autres, vous ne croyez pas à ces conneries. Je le vois dans vos yeux, vous n’avez pas le même regard, vous ne vous êtes pas tout de suite retournés vers lui comme s’il allait miraculeusement vous venir en aide.

- J’ai vu beaucoup de familles refuser notre offre à cause de Kim II-sung, enchérit Bae, bien plus que je ne le voudrais. Et vous êtes libres de choisir ce que bon vous semble.

- Votre fille viendra avec nous de toute manière, autant faire ce qui est juste pour elle et la laisser grandir avec ses parents.

Bae se retourna brusquement vers la recrue, au regard qu’il lui lança, Nam-Kyu comprit immédiatement qu’il avait fait quelque chose qu’il n’aurait pas dû. Il dégluti lentement.

- Vous allez nous l’enlever ? Et vous voulez qu’on vienne avec vous !?

- Chéri, tu as vu ce qu’ils peuvent faire. Si on peut être avec elle ...

- Bien sûr, comme s’ils allaient faire ce qu’ils prétendent !

Elle se détacha lentement de son mari d’un pas mal assuré.

- Je veux être avec ma fille.




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La folie. Au moment-même où la femme s’était avancée, tout s’était écroulé en même temps. Il avait fallu rentrer le plus rapidement au ministère, amener les deux époux pour les confier à une équipe. Faire le tour des régions de campagne. Faire le tour des camps de prisonniers. Trouver trois cadavres. Faire du polynectar.
Mais Bae avait oublié de préciser une chose. En prenant ces trois cadavres, c’était leur mémoire qu’on supprimait. Sous prétexte qu’ils étaient des prisonniers, que le gouvernement moldu n’en avait rien à faire, que c’était des gens inconnus et insignifiants morts de la famine comme des centaines et des centaines d’autres, on les choisissait pour ne pas éveiller la curiosité des moldus concernant la communauté magique. Parce que bien sûr, leur disparition ne passait pas inaperçue, mais on passait vite à autre chose. Ils avaient disparus, point. C’étaient des prisonniers, alors qu’importe ! Et puis tant que la disparition ne remontaient pas aux sorciers, on s’enfoutait royalement.

Nam-Kyu jeta un oeil aux cadavres. Bien qu’il savait qu’ils étaient tout à fait vivants, le fait de les voir là, étalés par terre, maigres comme jamais lui donnait froid dans le dos. Et dire qu’il allait faire ce genre de choses jusqu’à la fin de sa vie. Peut-être n’était-il pas fait pour ça.

- Nam-Kyu, viens deux minutes s’il te plaît, fit soudainement Bae à quelques mètres de lui. Il ne l’avait pas entendu arriver.

- On ne dit jamais aux familles qu’on leur enlèvera l’enfant.

- Mais ils ont le droit de savoir ! S’exclama la recrue, ahurie.

- Oui, mais ça influence leur choix. Nous n’avons pas le droit de leur imposer de venir avec nous. Nous n’avons pas le droit d’utiliser la magie pour les effrayer. Ecoutes, normalement ce qu’on fait n’est pas toléré. Nous sommes un des seuls ministères au monde à avoir eu l’autorisation et l’approbation générale pour nous occuper des nés-moldus de cette manière, parce qu’il n’y a aucune autre manière de faire dans ce pays moldu. Mais le code international du secret magique est clair. Nous n’avons pas le droit d’influencer les vies moldues par notre magie ou par notre existence. Nous n’avons pas le droit d’ingérer sur des vies moldues autrement qu’en supprimant certains souvenirs. Mais nous, en Corée, nous avons le droit de le faire passer pour morts s’ils le veulent. Mais ils doivent le choisir d’eux-même.

- Ce n’est pas un choix s’ils n’ont pas toutes les informations.

- Ce n’est pas un choix non plus si on leur fait du chantage.

Nam-Kyu soupira, étrangement en colère et Bae reprit :

- Ecoutes, on leur fournit un logement et un travail simple, une vie bien meilleure que ce qu’ils avaient déjà. Ils n’auront ça dans aucun autre ministère au monde. Ca devrait être suffisant pour les faire dire oui. Mais le plus souvent, quand ils disent non, c’est surtout pour leur croyance ou leur foi ou je ne sais trop comment l’appeler envers leur fondateur. On a pas le droit de bafouer leurs croyances en leur faisant du chantage. Est-ce que tu comprends ça ?

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Du bout des doigts elle attrapa le verre, le faisant doucement rouler sur la table sans pour autant le renverser. Cedric rit doucement et vînt s’assoir à côté d’elle. La musique était assourdissante et les tables vides, tout le monde semblait apprécier la soirée. Ou presque.

- Allez, viens un peu. Je suis désolé pour tout à l’heure. Tu comptes me faire la tête encore longtemps ?

Natasha haussa les épaules et il souffla, exaspéré.

- Au moins ton oncle apprécie les festivités, qu’il changea de sujet.

Elle releva les yeux vers son oncle, ivre à souhait qui riait à gorge déployé avec une coréenne - ne comprenant probablement pas un seul mot.

- Et puis on n’a pas de parc comme ça à Londres, je trouve ça assez incroyable. Tu as vu le jardin, au fond ? Ils ont pleins de plantes extrêmement rares, y’en a une qui frémit quand tu passes à côté d’elle, on a l’impression qu’elle glousse. Ton cousin s’est énervé tout seul pendant une dizaine de minutes avant de comprendre ... Je pense qu’après autant d’injures, il est pas prêt d’emballer la coréenne.

Natasha ne broncha pas et il soupira.


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Mme Bak revînt les bras chargés et déposa les tasses sur la petite table. Nam-Kyu la remercia, elle acquiesça et s’installa à son tour.

- Comment est-ce que ça se passe ?

Elle haussa légèrement les épaules, amenant la tasse à ses lèvres.

- C’est difficile d’accepter d’être là ... Sans vraiment y être, qu’elle répondit en jetant un oeil autour d’elle. Je veux dire, d’être dans notre pays sans vraiment l’être. Ou d’être dans cet appartement alors qu’il ... N’existe pas.

- J’avais compris, sourit Nam-Kyu.

L’appartement que la famille avait récupéré était quelque peu plus grand que celui qu’ils avaient chez les moldus, plus meublé mais le plus important restait le changement chez la femme. Elle semblait avoir repris du poids.

- En fait, j’ai l’impression de ne plus être autonome. C’est assez frustrant. Mais on a un travail qui paye bien, on a plus qu’assez pour vivre, et ils nous amènent dans un hôpital ... Je ne sais pas comment vous dîtes ...

- Moldu. Dans la région du sud. Nous avons nos propres ... Méthodes de soins, mais nous n’avons pas le droit de les mettre au service de ceux qui ne sont pas sorciers. Donc ils vous amènent dans un hôpital aux bonnes conditions.

- Ils y ont emmené Bong-Cha pour des analyses et tout ça, elle rit doucement, nerveuse. On est entre deux mondes, deux univers, et on ne pourra jamais appartenir pleinement à l’un d’entre eux. On peut travailler pour vous, quand le travail en question ne nécessite pas de magie, mais on ne peut pas être soigné par vous ...

- Je sais que c’est difficile à accepter mais les lois sont là pour être respectées. Les sorciers ont eu énormément de problèmes par le passé en aidant les gens ... comme vous. Mais sachez que si un jour, vous avez quelque chose de vraiment grave ou que vous risquez votre vie, il est très possible qu’on vous emmène tout de même à Mireugamgi ... D’une manière officieuse.

Elle acquiesça lentement :

- J’ai entendu dire que votre ... ministère ? échappait à beaucoup de règles.

- Effectivement, il faut dire que votre gouvernement échappe à beaucoup de règles moldues également. Il faut s’adapter.

Elle joua nerveusement avec ses doigts sur la nappe.

- J’ai appris beaucoup de choses sur le monde aussi, ces derniers temps. Je veux dire, le votre et, et le notre ... C’est assez difficile de comprendre ...

- Il vous faudra du temps, mais ça ira vous verrez. D’autres familles se sont très bien intégrées. Vous en avez déjà rencontré ?

- Oui, ils vivent à côté dans l’immeuble. On a un petit jardin commun, pour jardiner et pour les enfants. Il y a une petite cabane au fond, avec deux trois hiboux. Ils disent que c’est pour communiquer, je trouve ça perturbant. Et il y a une cheminée. Un homme vient tous les matins pour nous emmener au travail, et le week-end pour qu’on puisse se déplacer où on veut. On a le droit d’aller à Séoul.

- Oui, vu que vous n’êtes pas des sorciers, vous ne pouvez pas emprunter le réseau de la poudre de cheminette seuls.

- On n’est pas très autonome ...

Nam-Kyu acquiesça légèrement alors que le silence reprit ses droits. C’est vrai qu’il n’avait jamais vu les choses sous cet angle.

- Et qu’est-ce qu’ils vous ont donné comme travail ? Vous êtes déjà allée voir le pont ficelé ?

- Oui, c’est vraiment magnifique. Il y a pleins de choses vraiment incroyables, on ne sait pas trop où donner de la tête. C’est un peu comme un centre-ville sur un pont avec de la magie partout, entre les deux Corées. Mon mari est dans les archives du ministère, il doit surtout faire du classement. Et puisque j’étais professeur, je donne des cours sur ... comment notre monde fonctionne à vos futurs oubli-je ne sais quoi.

Elle rit doucement :

- Vous nous aurez supprimer la mémoire, pas vrai ? Si on avait dit non ?

Nam-Kyu releva vivement les yeux avant de les détourner, mal à l’aise. Il dégluti.

- Malheureusement, oui.

- Et ... Et qu’est-ce que vous avez fait de ... nous ? Je veux dire, personne n’a voulu nous dire ... mhm ...

- Vous êtes tous les trois morts. Homicides.

Ses yeux s’ouvrirent sous la surprise :

- Un meurtre ? Pourquoi quelqu’un tuerait-il ?

- Justement, sourit Nam-Kyu, pourquoi quelqu’un tuerait-il dans un pays aussi parfait ? Votre gouvernement étouffera très rapidement l’affaire.

Elle étira un faible sourire à son tour.

- C’est intelligent. Et mes parents, ils sont toujours vivants, sains et saufs, n’est-ce pas ?

- Oui, j’ai vérifié avant de venir.


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Encore embrumée, Natasha jura. Qui pouvait bien frapper une porte aussi fort à huit heures du matin ? Elle soupira, attrapa rapidement des habits et jeta un oeil à Cedric. Et comment pouvait-il toujours dormir sous ce boucan ?

- Oui ? Lança t-elle en ouvrant brusquement la porte.

- Natasha, s’enquit sa tante en entrant sans plus de commodités à l’intérieur, tu as vu ton oncle depuis hier ?

- Non, pourquoi ? Souffla t-elle, mal réveillée.

- Il n’était pas là ce matin.

Il était probablement dans le lit de la coréenne, trop ivre pour se souvenir qu’il avait une femme à rejoindre avant qu’elle ne se doute de quelque chose.

- Ne me regardes pas comme ça, Nat. J’ai déjà vérifié, elle ne l’a pas vu hier soir. Il lui a dit qu’il voulait chercher quelque chose, il a transplané et il n’est plus revenu. Ton père ne l’a plus vu non plus, personne ne l’a vu depuis.

Les paroles de Cedric lui revinrent en mémoire. Transplanage.

- Tu devrais probablement aller voir au ministère, il était tellement ivre que ça ne m’étonnerait pas qu’il se soit retrouvé en haut du Big Ben.


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Ae-Cha soupira, perdue dans une mer de parchemins. Elle jeta un énième coup d’oeil aux journaux moldus et aux informations obtenues par les gamdogja infiltrés. Quelque chose lui manquait toujours.
C’était maintenant les deux Corées, les Etats-Unis, le Japon et la Chine qui étaient directement concernés, sans compter les autres états moldus qui déclaraient et dénonçaient les uns après les autres. Ils jugeaient et moralisaient mais étaient incapables de changer quoique ce soit à la situation autrement qu’en entrant dans le jeu des menaces. Et le but n’était-il justement pas d’éviter l’utilisation de ces armes atomiques ?
Et puis certains doutaient même de la puissance de feu de la Corée du Nord. À n’y rien comprendre.

Un rire retentit brusquement à ses côtés. Elle tourna la tête, apercevant Kwang-Ho.

- Tu aurais dû être la directrice de la division. C’est toi qui bosses, qui te renseigne, c’est toi qui apprends toutes ces conneries moldues, qui les traduit ... Tout ce qu’il fait, c’est écouter et approuver ton avis.

- Est-ce que tu es en train de dire que je devrais avoir sa place, ou que j’ai une mauvaise influence sur Chin-Hwa ?

Il sourit doucement.

- Le jeu politique, tu le connais.

- Et c’est bien pour ça que peu importe ce que tu veux, je ne pourrais pas te le donner. Et Chin-Hwa est bien plus que compétent. La situation est difficile, changer de structure maintenant n’y changera rien. Les choix qu’il fait sont les bons. Et j’aime faire ce que je fais.

Elle avait le même boulot et la même charge de travail que si elle était réellement la directrice de la division, mais elle n’en avait pas les responsabilité. Si les choses tournaient mal, c’était Chin-Hwa, peu importe qu’il soit à l’origine ou non de la faute, qui prendrait.

- Tout ce que je dis, c’est que les votes sont l’année prochaine et comme d’habitude, il voudra rester à la division. Ce n’est pas parce que son ambition est de rester là où il est, que tu devrais en subir les frais. Il t’empêche de monter, toi aussi. Il bloque toute la branche.

- Si un jour, j’ai envie de remonter cette branche, je le ferai. Je ne suis pas Chin-Hwa, tu ne m’auras pas en jouant les sentimentalistes comme tu l’as fait l’autre jour. Chin-Hwa reste là où il le veut, tant que les coréens n’ont rien à y redire c’est tout à fait son droit. Mais je ne monterai pas juste parce que tu as envie que Chin-Hwa libère le poste en imaginant que je le reprendrai et que tu auras plus de libertés parce que mon opposition à la déportation du nord n’est que politique et économique, contrairement à la sienne qui est personnelle.


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La porte s’ouvrit enfin et l’homme de la brigade magique débarqua. Ils se relevèrent tous, inquiets et impatients. Cela faisait maintenant presque une journée qu’ils attendaient d’avoir des nouvelles de Tom. En espérant qu’elles soient bonnes.

- Nous avons mit longtemps à retrouver sa trace, mais vous avez bien fait de venir tout de suite. Il va bien, il est secoué mais il va bien.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? On peut le voir ?

- Il n’est pas encore là, nous devons d’abord nous occuper de la situation dans laquelle il est. Il était complètement ivre et s’est retrouvé à la frontière des deux Corées moldues. La région du nord l’a très rapidement repéré, ont d’abord pensé que c’était un fuyard - ce qui est punissable par la mort chez eux, et heureusement que votre mari a parlé. Ils ont alors crû qu’il était un espion américain qui rejoignait la frontière pour apporter des informations.

- Pourquoi heureusement ?

- En cette période de crise, ils n’ont pas pu se permettre le genre de ... sévices qu’ils appliquent habituellement. Disons qu’il a été un peu mieux traité que les autres prisonniers, probablement que le gouvernement moldu souhaitait faire du chantage ou quelque chose. Quoiqu’il en soit, on pourra le ramener ce soir.

- Pourquoi pas maintenant ?

- Parce qu’on doit comprendre la situation toute entière. Mais nous avons un gamdogja dans la même salle que lui. Ils ont un peu bousculé votre mari, mais croyez-moi ce n’est vraiment rien comparé à ce qui aurait pu se passer. Les exécutions sont parfois publiques, rapides, sans procès et sans parler de la torture pour acquérir les aveux ...

- Quel connard ! Quand il va revenir, c’est moi qui vais le tuer publiquement cet enfoiré !

- Tata ! S’offusqua Natasha.

- Me regarde pas comme ça ! Je suis sûre qu’il était trop saoul pour transplaner une deuxième fois, il ne devait même pas comprendre dans quelle situation il était. Et c’est nous qui restons comme des cons à s’inquiéter pour cet idiot !

- Ca arrives très souvent, enchérit le tireur d’élite, nous avons des dizaines d’hommes sous couvertures pour pouvoir avoir des informations le plus rapidement possible pour ce genre de situations.

- Vous voulez dire pour les mauvais transplanages ?

- Et ce genre de choses, oui. La plupart du temps, on a le temps d’agir avant qu’il n’y ait une catastrophe, parfois c’est un peu plus compliqué et nous arrivons trop tard. Il faut savoir que dans ce gouvernement moldu les informations sont très rapidement montées, l’état moldu contrôle la presse et les médias, et les journalistes sont tellement formatés et modelés ... L’info monte très rapidement, les ordres sont donnés rapidement ... Bon souvent, si la personne n’est pas ivre, elle a le temps de transplaner à nouveau et on repasse juste derrière pour nettoyer tout ça. Mais parfois, que ce soit suite à des désartibulations, ou à des blessures à cause de l’impact - certains transplanent sur des zones très dangereuses et chutent ... La victime n’est pas dans la possibilité de réagir efficacement. Et ensuite la peur fait le reste, certains sont très paralysés par ce genre de situation et ne peuvent rien faire, ne peuvent pas penser efficacement. Vous avez vraiment eu raison d’être venu nous en parler immédiatement.

Il jeta un oeil au reste de la famille et inspira lentement.

- Et j’aimerais vous rappeler que transplaner lorsque l’on a bu est vraiment très dangereux. Pas seulement ici, dans ce pays, mais partout. Vos capacités attentionnelles diminuent fortement, certains se retrouvent simplement sur la place dont ils venaient juste de parler au lieu de chez eux, d’autres se retrouvent en haut de la statue de la liberté et glissent sous la surprise ...


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- Bon, les oubliators ont réglé le petit incident du soi-disant espion américain, fit Ae-Cha

Chin-Hwa acquiesça.

- Oui, je viens de voir l’équipe qui dirigeait l’opération. Plus aucune trace d’un quelconque espion, ils ont fait du très bon travail. Et l’anglais se porte bien, un peu amoché, mais d’ici ce soir il ne devrait plus avoir de marques.

- Et les nordistes perdent patience. Que faisons-nous pour le stade ?

- On va le construire. Ca fait des mois qu’on repousse mais on va le construire. Début juillet.

Kwang-Ho rit doucement, n’y croyant pas ses oreilles.

- L’ordre vient d’en haut, enchérit Chin-Hwa. Personne ne veut se montrer vaincu, encore moins avec les prochains votes.

- Et tu comptes faire ça comment ?

- J’ai ma petite idée.


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Bae jeta un oeil autour de lui, le bar était plutôt sombre et peu accueillant. Pas beaucoup de lumières, pas beaucoup de rires. Il s’avança jusqu’à la dernière table et s’installa patiemment. La demande était des plus inhabituelles.

- Mr. Le directeur

- Bonsoir Bae, sourit Chin-Hwa.

- Je pense que tu sais très bien pourquoi nous nous voyons ici.

- J’imagine que la mission le nécessite.

- Effectivement. La crise moldue doit s’arrêter.

Bae acquiesça, il ne pouvait qu’être d’accord. Les choses s’étaient enflammées ces derniers mois. Tout le monde était à cran, et la possibilité d’une attaque moldue sur leur territoire sans qu’ils n’en connaissent les répercussions n’aidait en rien à calmer les esprits.

- Mais nous n’avons pas le droit d’influencer directement les moldus. Nous avons le droit d’agir sur le passé, mais pas sur leur futur.

- Code International du Secret Magique, continua Bae.

- Effectivement. Ce que je veux dire, sourit Chin-Hwa en s’appuyant légèrement en avant, c’est qu’on ne peut pas modifier la gestion du gouvernement moldu dans la région du nord. Même si cela aiderait énormément de moldus, nous n’en avons pas le droit. Les autres états moldus se poseraient bien trop de questions sur le revirement, et si nous faisons un travail propre, nous en avons pour des années de travail et des centaines d’oubliators. Nous n’en avons pas les moyens.

Bae sourit à son tour, voyant peu à peu où le directeur voulait en venir.

- En revanche, on pourrait discrètement apaiser la crise sans éveiller de soupçon.

- Quelques impero et on en parle plus !

Bae massa un instant sa nuque avant de souffler.

- Imaginons que je dise oui, comment est-ce que je suis censé m’y prendre ?

Chin-Hwa étira un sourire ravit.

- D’après Mlle Park, il y a une zone industrielle commune aux deux Corées que la région du nord a fermé pendant la crise. La ré-ouvrir aux coréens du sud me semble être une bonne idée. Il faudrait étaler ça sur plusieurs jours. Engager la parole, d’abord. Ce qui devrait être accepté par le sud. Puis ensuite, engager la parole avec les Etats-Unis. On peut imaginer que travailler et négocier avec le sud ait un peu libéré le nord et qu’ils sont prêts à faire d’autres efforts. Et finalement, en fonction de comment les choses se passent là-bas, réouvrir les communications entre le sud et le nord ainsi que la zone industrielle de Kaesong.

- Des gamdogja infiltrés pourront nous informer sur les avancements des discussions ...

- Et on pourra gérer les choses en fonction.

- Admettons que ça fonctionne, pourquoi moi ? Pourquoi pas un gamdogja ? Ils connaissent beaucoup mieux les lieux que moi.

- Justement ...

Bae rit doucement. Si jamais les choses ne se passaient pas comme prévu et que les autres ministères commençaient à avoir des doutes, la première chose qu’ils vérifieront seraient les gamdogja et à juste titre. Pas un pauvre oubliator qui n’a rien à faire là.

- C’est illégal, d’un point de vue international. Rupture du CISM est une très grave infraction. Un guérisseur qui était en vacances lors d’un tsunami a aidé des moldus autour de lui en leur sauvant la vie et il a été condamné à 25 ans.

- Nous connaissons tous cette pauvre histoire. Il a servit de modèle.

- Et encore, il n’a pas utilisé de sortilège impardonnable ...

- Ca ne vous retombera dessus. Je prendrai toutes les responsabilités. Vous ne serez qu’un soldat qui a obéit aux ordres. Je le ferai bien moi-même, mais je n’ai pas vos capacités pour me rapprocher suffisamment de Kim Jong-un.

Bae passa ses mains sur son visage, pensif. Le plan n’était pas si mauvais, et si cela pouvait empêcher la situation de s’empirer, aider les sorciers à reprendre une vie normale et détendre l’atmosphère ...

- Vous vous souvenez de votre discours de bienvenue ?

- Oui bien sûr, c’est le même chaque année. À quelques mots près.

- Eh bien je ne laisserai pas notre boite s’envoler.
Note de fin de chapitre :

Concernant l’hôpital moldu et la nana enceinte ... J'ai pris la liberté puisque je n'ai trouvé aucune information, de la faire entrer chez elle directement après l'accouchement. Ce que j'ai lu sur la santé en Corée du Nord m'indiquait que oui, la santé est censée être disponible pour tous, mais qu'ils n'avaient même pas de médicaments à distribuer aux malades et que les nords-coréens se fournissaient souvent au marché noir. Certains ne sont même pas anesthésiés pour les opérations. Si la famille n'est pas très riche, peut-être ne peut-elle rester plus que nécessaire à l’hôpital. Je suis tombée sur des photos des salles d'opérations, j'espère vraiment que les femmes enceintes ne restent pas plus que nécessaire là-dedans ... Bref, tout ça pour dire que je ne garantis pas l'exactitude de cette décision, mais c'est ce qui me semblait le plus logique sur le coup.


Voilà, j'espère que c'était bien ! Si vous avez des questions ou que des choses étaient pas très claires, n'hésitez pas.
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