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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

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Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
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A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Alice in Wonderland par AlbusDumbledore

[1 Reviews]
Imprimante
Table des matières

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Note d'auteur :

Salut tout le monde ! Dans la continuité de mes song-fics à partir de bandes originales, je vous propose cette fois-ci un petite histoire sur les parents de Neville. Je me suis dit que ça pouvait être intéressant de les voir dans une aventure à un âge où on ne les voit pas souvent. J'espère que ça vous plaira.

Pour la musique, j'ai cette fois-ci choisi Alice's theme, de Danny Elfman, composée pour le film Alice au pays des Merveilles de Tim Burton. On a pu dire beaucoup de chose sur ce film, et moi-même ne le trouve pas franchement tip-top. Mais ce thème est, selon moins, l'une des meilleures oeuvres de Danny Elfman, sinon la meilleure. Alors je voulais lui rendre hommage. Je remercie également Alouette, ma nouvelle correctrice (Pitte n'ayant plus beaucoup de temps pour la correction malheureusement, encore merci pour tout ce que tu as corrigé).

L'univers et les personnages appartiennent à JK Rowling. Les noms des personnages de la famille d'Alice m'ont été inspirés par l'oeuvre de Lewis Carol. Les paroles sont tirées de la traduction du site Lacoccinelle.net. J'assure ne gagner aucun argent en écrivant cette fic.

Note de chapitre:

Voici donc cette song-fic. Je vous souhaite une bonne lecture, et une bonne écoute pour ceux qui mettront la musique. Les phrases en italiques sont les traductions des paroles.

Alice in Wonderland

 

 

 

 

 

C’était une belle soirée qui s’annonçait. La neige avait cessé de tomber un peu plus tôt, laissant un épais manteau blanc immaculé. Le bruit des enfants jouant dans la neige avait laissé place à un silence magique, calme et agréable. Un silence reposant. Dans une maison, les fenêtres du rez-de-chaussée étaient éclairées. À l’une d’elle, une petite fille était posée sur le rebord et contemplait la rue éclairée seulement par les décorations de Noël.

Son visage rond lunatique et ses yeux pétillant de malice et de bonheur indiquaient qu’elle n’avait pas plus de dix ans. Ses longs cheveux châtains, coiffés en queue de cheval, brillaient à la lueur de la chandelle posée à sa gauche. Cette petite fille avait tout de l’archétype de « la petite fille sage comme une image », si ce n’était son apparence. Son visage et ses mains avaient quelques éraflures, ses ongles étaient noirs à force de creuser la terre et de grimper aux arbres, et on pouvait trouver des brindilles ici ou là dans ses cheveux. De plus, son regard exprimait une ferme détermination et un désir d’aventure qui faisaient pencher la balance du côté de la petite fille casse-cou. Sans doute que son visage angélique devait l’empêcher de se faire réprimander.

« Oh, Alice, chérie où as-tu été ? demanda une personne derrière elle. Tu as mis de la neige et de la boue partout dans la maison ! Combien de fois t’ai-je dit de te changer quand tu rentrais à la maison ?

— J’ai oublié, maman, répondit Alice.

— Tu oublies tout le temps. Va vite prendre une douche avant que ton père n’arrive. Ce soir, nous devons aller manger chez les Londubat. Tu n’as pas oublié ?

— Non, » mentit la petite fille.

Le fait était qu’elle avait complètement oublié. Ce n’est pas faute d’avoir passé l’après-midi avec le fils des Londubat, Frank, qui était son meilleur ami. Le sujet avait dû être abordé à un moment donné, mais il était complètement sorti de la tête d’Alice. Et ce n’était pas la première fois : Alice oubliait toujours tout quand elle était emportée dans ses « aventures », autrement dit presque tout le temps.

Son père en désespérait quotidiennement, tandis que sa mère essayait de s’adapter à cet handicap. Car oui, Mrs Coghlan considérait que sortir faire les courses et rentrer sans les avoir faites était un handicap. Si bien qu’elle avait mis des petits bouts de parchemins partout dans la maison, mais parfois la mémoire d’Alice passait au travers et elle oubliait ce qu’elle devait faire.

Alice monta les escaliers menant à l’étage, se remémorant l’épique bataille de boule de neige qu’elle avait faite un peu plus tôt dans la journée avec Frank, et la victoire écrasante qu’elle avait obtenu. Elle entra dans sa chambre, ou sa grande sœur Lorina était déjà en train de se préparer. Elle était rentrée de Poudlard – où elle était en cinquième année – pour les vacances, ne voulant rater le soir du Réveillon pour rien au monde.

Sa robe de soirée était posée sur son lit et elle était assise devant la coiffeuse, essayant de dompter ses épais cheveux bruns. Alice savait que sa sœur essayait de se faire belle pour Algie, le frère aîné de Frank, dont elle était éperdument amoureuse.

« Si près, si loin ou entre les deux ? se demanda Lorina à elle-même en essayant de dissimuler une mèche rebelle.

— Je suis sûr qu’Algie ne s’en souciera pas. »

Lorina poussa un cri de surprise et se tourna vivement vers Alice, faisant tomber la mèche rebelle devant son magnifique visage.

« Qu’est-ce que tu dis ?

— Ce n’est pas tes cheveux qui l’attirent le plus.

Qu’as-tu entendu ? Qu’as-tu vu ?

— J’ai vu que son regard ne fixait pas vraiment tes cheveux.

— Qu’insinues-tu ?

— Que vous devriez faire comme papa et maman. »

Si Alice était une tête en l’air de niveau olympique, elle était encore bien plus perspicace. Ce qui avait le don de faire rager sa grande sœur.

« Alice, Alice, s’il te plait, Alice ! Ne dis rien à père et mère.

— Je ne pense pas avoir à leur dire quoi que ce soit. S’ils ne le savent pas encore, ils le sauront bientôt ce soir. »

Et avant que sa sœur ait pu lui répondre, Alice ressortit de la chambre et entra dans la salle de bain. Vingt minutes plus tard, elle était prête et descendait les escaliers pour attendre dans le salon – ses parents n’étant pas encore prêts.

Elle alla se reposter devant la fenêtre qu’elle avait quitté un peu plus tôt et attendit, regardant quelques passants braver le froid hivernal.

« Qu’est-ce que c’est que cette tenue ? s’exclama alors sa mère. Tu ne vas pas y aller de cette façon !

— Ben, qu’est-ce qu’elle a ma tenue ? » demanda Alice.

C’est vrai, elle était vêtue d’une robe lui arrivant au niveau des genoux, avec plein de petits poneys tissés dessus. La couture avait craqué par endroit.

« Elle a que ce n’est pas une robe à mettre pour un Réveillon !

— Mais je l’aime bien cette robe !

— Oh, voyez-vous ça ! Oh, dis-nous, es-tu grande ou petite ?

— Je suis une grande fille, protesta Alice.

— Dans ce cas, tu t’habilles comme une grande fille. Tu vas aller mettre une robe à ta taille et qui convienne à cette soirée. Allez, file !

— Mais maman ! Ça va prendre des heures pour que je trouve la bonne robe ! Je vais devoir toutes les essayer !

— Je te fais confiance là-dessus ! Pour essayer celle-ci ou les essayer toutes, ça te prendra exactement le même temps, à savoir deux minutes. C’est le temps que tu as pour trouver une robe. Dépêche-toi ! »

Maugréant à l’encontre de sa mère, Alice monta les escaliers en essayant de faire le plus de bruit possible, afin de montrer son mécontentement. C’était sa robe préférée depuis ses six ans, et elle avait envie de la mettre ce soir. Mais encore une fois, sa mère n’était pas d’accord. Devant le raffut provoqué, le père d’Alice sortit dans le couloir, voir ce qui se passait. En voyant sa fille accoutrée de sa robe à poney, il eut un regard à mi-chemin entre l’amusement et la compassion.

Alice entra dans sa chambre et ouvrit son armoire. Comme sa mère l’avait prédit, Alice fut de retour dans le salon deux minutes plus tard, portant sa seconde et dernière robe, d’une couleur bleue nuit et sans poney. S’approchant de l’antre de la cheminée, devant laquelle se tenaient déjà ses parents et Lorina, Alice se prit le pied dans le tapis et trébucha, glissant le long du salon.

Sa sœur éclata de rire tandis que son père d’approcha pour s’assurer qu’elle n’avait rien.

« Eh bien jeune fille, c’est une si longue, longue manière de tomber. Vous n’avez rien ?

— Ça va papa, merci. »

Son père l’aida à épousseter sa robe tandis que sa mère jeta une poignée de Poudre de Cheminette dans la cheminée en donnant l’adresse des Londubat. Alice tint fermement la main de son père et ferma les yeux lorsqu’elle vit tout tourner. Lorsqu’elle se sentit ralentir, elle les ouvrit et s’agrippa au bras de son père pour ne pas tomber.

Une femme d’une quarantaine d’année les attendait dans une magnifique pièce recouverte de boiseries. Augusta Londubat, la mère de Frank. Elle arborait un immense sourire en voyant arriver ses invités. Alice fut à nouveau surprise par l’immense oiseau empaillé du chapeau de Mrs Londubat, posé en équilibre instable sur une table contre un des murs.

« Alice, Alice, oh, Alice ! Frank sera ravi de voir que tu es venue. Il t’attendait avec impatience ! Il est dans sa chambre, au second étage, si tu veux le rejoindre. »

Et avant que ses parents aient pu dire quoi que ce soit, Alice disparut dans les escaliers, pour aller rejoindre son ami. Elle le trouva rapidement. Il était assis à son bureau, penché sur une feuille de parchemin et écrivait quelque chose dessus.

En s’approchant discrètement par derrière, Alice vit un épais livre ouvert à côté d’une liasse de parchemin. De toute évidence, Frank faisait ses devoirs de première année.

« Bouh ! » s’exclama Alice lorsqu’elle arrivât juste derrière son ami.

Celui-ci sursauta brusquement, provoquant une grande rature sur son devoir. Heureusement, son bras évita au dernier moment la bouteille d’encre. Frank se retourna, prêt à réprimander celui qui l’avait interrompu, mais lorsqu’il vit la responsable, sa bouche resta ouverte et muette. Alice eut du mal à ne pas rire.

« Ah, c’est toi.

— Oui, c’est moi !

— Je vais devoir réécrire mon devoir maintenant, annonça Frank d’un air déçu.

— Slughorn ne te sanctionnera pas pour une rature. Ma sœur lui a déjà rendu un devoir où ton frère avait vomi dessus, elle n’a eu aucun problème.

— Mouais, » concéda Frank sans être pour autant convaincu.

Cependant, il posa sa plume, ferma son encrier et se leva de sa chaise. Bien qu’âgé de seulement quelques mois supplémentaires, Frank dominait Alice d’une bonne tête. Il était en revanche de stature plutôt malingre. Mais cela ne l’empêchait pas d’envisager de se proposer au poste de batteur de l’équipe de Gryffondor l’année suivante.

Les deux enfants sortirent de la chambre et firent quelques pas dans le couloir lorsque Frank s’arrêta.

« Mais où vas-tu ?

— Ben à la salle à manger.

Comment peux-tu savoir que c’est ce chemin et pas celui-là ? demanda-t-il en pointant le couloir derrière lui. Autant que je le sache, c’est moi qui habite ici.

— Et moi je te dis qu’on va passer par là, et puis c’est tout.

— Bien comme tu veux. Comme on dit chez nous : tu choisis la porte, tu choisis le chemin.

— Ça ne veut rien dire du tout ce que tu me chantes.

— Au contraire, ça signifie en gros que lorsque tu fais un choix, tu dois en assumer les conséquences qui vont avec. Autrement dit, si on arrive en retard pour le dîner, ce n’est pas moi qui te défendrais.

— Quel valeureux et preux chevalier.

Peut-être devrais-tu revenir dans la semaine. Tu comprendrais mieux ce que je veux dire par « arriver en retard ».

— Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Alice, les yeux pétillant de malice et avides d’aventure.

Un autre jour, un autre jour. Pour le moment on doit se dépêcher. Alors, tu l’ouvres cette porte ou je dois appeler mon frère ? »

Alice obtempéra et ouvrit la première porte qu’elle croisa. Manque de chance, c’était la chambre de la petite sœur de Frank, Enid. Avant qu’Alice ne pût s’y engouffrer, Frank passa devant elle et ferma la porte, l’air sombre.

« Mais cette maison renferme moult secrets dis-moi.

Et rien n’est vraiment ce qu’il paraît. Tu serais surprise de ce que tu y découvrirais. »

Les deux enfants continuèrent à longer le couloir jusqu’à arriver enfin devant une tapisserie qui se révéla dissimuler une volée de marches. Lorsque Frank eût rabattu le tissu derrière lui, les escaliers furent plongés dans le noir.

Alice se guida à l’aide du mur, manquant de tomber plus d’une fois. Un souffle glacial lui parcourut l’échine et elle s’arrêta vivement. Frank lui rentra dedans avec un cri de douleur.

« Ouille. Mais pourquoi tu t’es arrêtée ? Dépêche de descendre ! On n’a pas le droit d’emprunter ces escaliers normalement.

— J’ai senti quelque chose me toucher.

Tu es en train de rêver. Il n’y a rien ici à part nous. Allez, dépêche-toi ! »

Alice continua à descendre les marches, restant sur ses gardes. Es-tu en train de rêver ? se demanda-t-elle. Avait-elle imaginé le courant d’air ou était-il réel. Elle arriva néanmoins rapidement à la fin de l’escalier, symbolisée par une paroi en bois. Elle la poussa et arriva dans un nouveau couloir.

Le passage secret était visiblement gardé de ce côté-ci par une horloge de grand-mère. Elle sentit les premiers effluves du repas imminents, mais elle s’en détourna volontairement, beaucoup plus attirée par l’étrange armoire dissimulée dans l’ombre. Alice s’en approcha, emportée par une curiosité inassouvie.

« Oh Alice, se plaignit Frank. Tu avais dit…

— Oui, et j’ai changé d’avis. »

Elle ouvrit la porte de l’armoire et vit qu’elle dissimulait en réalité une pièce ronde avec de nombreuses portes. Elle y entra, suivie de Frank. Elle crut passer à travers une chute d’eau glacée, mais il n’y avait pas l’ombre d’une goutte. Elle fit quelque pas supplémentaires et Frank ferma la porte. La pièce fut aussitôt plongée dans l’obscurité. La seule source de lumière venait de l’interstice qu’il y avait entre le sol et les différentes portes.

Soudain, sans avertissement, Alice sentit le plancher se mouvoir lentement, puis de plus en plus vite, tourner si bien que les deux enfants furent projetés à terre. Le sol s’immobilisa au bout d’une minute, aussi rapidement qu’il s’était mis en marche. Frank aida Alice à se relever, et elle réalisa qu’il était passablement paniqué.

« Ma mère va me tuer, murmura-t-il.

— Pourquoi ?

— Je n’ai pas le droit d’utiliser cette salle normalement.

— Elle n’en saura rien.

— Tu ne comprends pas, je ne sais pas comment revenir sur nos pas. »

Alice resta quelques secondes interdites. Elle regarda autour d’elle et vit que les portes se ressemblaient toutes, ou presque. De légères différences permettaient de les distinguer, mais le problème était qu’Alice ne reconnut pas la porte qu’elle avait empruntée.

Á vrai dire, elle n’aurait pas été capable de dire qu’elle était la bonne porte car elle ne s’en souvenait plus. Oh comment vas-tu retrouver ton chemin ? se demanda-t-elle. Elle était perdue, aucun doute. Elle commençait à sentir la peur monter lentement en elle, mais sûrement. Ses parents, sa sœur, sa maison… Elle ne les reverrait plus.

« Oh, comment vas-tu retrouver ton chemin ? demanda-t-elle, essayant du mieux possible de camoufler ses larmes.

— Laisse-moi réfléchir, déclara Frank dont le ton laisser présager l’affolement. Papa dit toujours que cette salle suit une logique. Du moment qu’on n’ouvre pas de portes, elle ne se remettra pas à tourner. Il faut juste choisir la bonne porte. »

Alice observa son ami passer chacune des portes, les étudiants minutieusement. Parfois il se tournait vers la position où se trouvait Alice,  tantôt lui souriant, tantôt semblant regarder autre chose. Alice, quant à elle, s’était recroquevillée au sol, les jambes contre la poitrine, enlacées par ses bras.

Plus Frank observait les portes, plus le temps passait, plus elle pensait à sa famille et plus elle avait peur. Elle sentit même quelques larmes couler. Il n’y a pas de temps pour les larmes aujourd’hui, se répéta-t-elle. C’était bientôt Noël, elle ne pouvait pas être perdue. On la trouverait bien assez tôt et au pire le Père Noël irait la chercher lui-même.

« Il n’y a pas de temps pour les larmes aujourd’hui, l’apaisa Frank qui s’était approché d’elle. Vient, ajouta-t-il en lui tendant la main. Je crois que j’ai trouvé. »

Alice prit la main de Frank qui l’aida à se relever. Puis il l’emmena vers l’une des portes et l’ouvrit. Alice reconnut immédiatement le couloir qu’elle avait quitté une vingtaine de minutes plus tôt. Les enfants sortirent de l’armoire – avec une nouvelle fois cette sensation d’eau glacée – et Frank ferma de nouveau la porte derrière lui. Alice resta immobile, contemplant le couloir, dissimulant difficilement son soulagement. Elle avait vraiment cru rester enfermée indéfiniment dans cette Salle des portes. Elle se tourna vers Frank qui ne semblait pas peu fier de lui.

« Tant de portes. Comment as-tu choisi ?

— Par déduction, répondit-il. Je savais à peu près à quoi ressemblait la porte. Il ne me restait plus qu’à les observer attentivement pour savoir laquelle ouvrir.

Tant à gagner et tant à perdre. On aurait pu rester coincés.

— Bien sûr que non, écarta Frank en éclatant de rire. J’ai fait ça pour te faire peur. On ne risquait rien.

— Mais… Alors… Cette salle… De quoi s’agit-il ? demanda Alice en bégayant.

— C’est un Pays des Merveilles. Ça marche un peu comme le Réseau de la Poudre de Cheminette, sauf que le nombre de maisons connectées au réseau est limité. De plus, il faut disposer d’une telle salle reliée au réseau pour en profiter.

— Et à quoi cela sert-il ?

— Á voyager d’une maison à l’autre aussi facilement qu’en franchissant une porte. Tu as sans doute dû ressentir un phénomène étrange en franchissant la porte ? C’est le signe que tu es entrée dans le réseau.

— Et où cela vous mène-t-il ? demanda Alice alors qu’ils avançaient à travers le couloir.

— En l’occurrence, toutes les maisons de la famille Londubat sont connectées entre elles. Cela nous permet de passer de l’une à l’autre rapidement et sans se fatiguer. Ça fait des siècles qu’il est en place, parce qu’un de mes ancêtres était allergique à la Poudre de Cheminette – ne te moque pas – ne savait pas transplaner et ne supportait pas les voyages en balais.

— Mais pourquoi tu m’as rien dit ? demanda Alice, vexée. J’ai cru que j’allais mourir dans cette pièce et que je ne reverrais plus mes parents !

— On a tant de choses obtenues à ta façon que pour une fois, j’ai décidé de faire à ma manière. Et puis, c’était bien plus amusant. »

Alice se détourna vivement de Frank, ne sachant trop si elle voulait se jetait sur son ami pour lui faire regretter la farce ou rire avec lui de cette mésaventure. Mais cette farce n’avait vraiment pas été marrante. Pas le temps aujourd’hui, pas le temps aujourd’hui, murmura une voix dans sa tête. Pas le temps de quoi ? Se venger ? C’est vrai qu’en période de Noël, il valait mieux se faire des amis que des ennemis.

Mais Frank méritait vengeance. Alice avait vraiment cru mourir.

Frank avait-il seulement conscience de la peur qu’il avait provoquée ? C’est vrai qu’une blague était toujours plus marrante quand on était du bon côté. Et Frank en ferait bientôt les frais. Foi d’Alice !

« Prends garde de ne pas perdre la tête, murmura alors une voix à côté d’elle, la faisant sursauter. Il ne faut pas se perdre dans la soif tout comme il ne faut pas l’oublier. »

Elle se tourna et découvrit un tableau sur lequel était représenté un immense loir. Celui-ci gambadait au milieu d’arbres. Rien d’autre. Était-ce vraiment lui qui venait de parler ?

« La vengeance, tout comme le pardon, sont deux équilibres, déclara le loir comme pour répondre à sa question. Si la balance penche trop d’un côté, c’est la perte assurée.

— Pardon ?

— L’équilibre est fragile entre folie et raison.

— Qu’est-ce qu’il raconte ? demanda Alice à Frank.

— Rien, il prodigue juste des conseils à ceux qui passent devant lui, répondit Frank en continuant son chemin.

— Toujours les mêmes ?

— Ça dépend. Pour toi, sans doute, mais vu que je passe devant lui presque tous les jours, il change. Ça dépend de si la personne qui passe devant lui prend compte de ses conseils ou non.

— Mais qui est-il pour donner des conseils à des inconnus ? demanda Alice, indignée.

— Encore un Londubat, legilimens, et qui s’est fait peindre sous sa forme d’Animagus. Je ne t’avais pas dit que j’avais plein d’ancêtres bizarres ?

— Je constate surtout que tu as une famille très ancienne.

— Oh ça… On est peut-être des Sang-Purs depuis des générations, ça ne fait pas de nous des super-sorciers. Pense simplement à ce que disait le loir, Alice. Folie et raison forment un équilibre très fragile. C’est pareil entre Sang-Purs et Né-Moldus. Sans les seconds, les premiers auraient disparu depuis bien longtemps ; sans les premiers, les seconds n’auraient accès à tout ce qui constitue notre Communauté. »

Alice opina du chef en descendant les escaliers vers la salle à manger. Elle comprenait vaguement ce que voulait dire Frank, mais elle n’était pas sûre qu’il le pense vraiment. C’est vrai, sa mère était une Sang-Mêlée et son père un Sang-Pur, mais Alice savait que beaucoup de famille rejetaient par principe les Moldus.

Est-ce que les Londubat étaient de ceux-là ? Elle ne savait pas si Mr et Mrs Londubat étaient au courant de l’ascendance de la mère d’Alice.

Perdue dans ses pensées, Alice ne réalisa pas qu’ils étaient arrivés à la salle à manger. Elle vit ses parents et se précipita vers eux, soulagée de les voir là, devant elle, bien réels.

« Eh bien Alice, que t’arrive-t-il ? demanda sa mère.

— Nous nous sommes aventurés au Pays des Merveilles.

— Frank ! s’exclama Mrs Londubat. Combien de fois t’ai-je dit de ne pas t’y rendre à tout bout de champs ? Tu risquerais de déranger un voyage important de la famille.

— Et de bloquer dans les méandres du Pays des Merveilles oncle Harfang, je sais.

Quelqu’un t’a-t-il tiré par la main ? demanda Mr Londubat à Alice.

— Euh… non… Enfin… Frank m’a aidé à sortir…

— Tu vois Augusta ? Il sait ce qu’il fait, pas besoin de s’inquiéter.

— Et pour encore combien de miles jusqu’au pays des merveilles ? Un jour il réussira à bloquer quelqu’un s’il continue à l’utiliser sans prévenir.

— Mais maman ! Je sais ce que je fais. Alice ne courait aucun risque !

— Ah bon ? demanda Mrs Londubat d’un ton fulminant. S’il te plait, dis-nous ainsi nous comprendrons comment tu comptes éviter qu’un drame se produise ! »

Frank ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Sa mère continua à le fixer droit dans les yeux. Frank ferma lentement la bouche et se mit à fixer ses pieds. Sa mère se retourna alors vers Alice, qui se sentait coupable d’avoir mis Frank dans cette situation.

Pourquoi n’avait-elle pas inventé une histoire, comme d’habitude ?

« Alice, Alice, oh Alice. Je suis désolée. J’espère qu’il ne t’a pas fait peut ? Son frère Algie a déjà fait la même farce à ta sœur.

— Ce n’était pas si terrifiant, intervint Lorina avec un large sourire moqueur aux lèvres. C’était même très amusant.

— Ce n’était pas amusant ! trancha la mère d’Alice. Les Londubat savent l’utiliser, mais toi, qu’est-ce qui arrivera si tu t’y perds ? Oh comment vas-tu trouver ton chemin ? Je te le demande.

Oh comment vas-tu trouver ton chemin, répéta Lorina dans une parfaite imitation de sa mère. Voyons maman, tu me crois assez bête pour y entrer toute seule ? Je sais parfaitement ce dont il s’agit, je n’ai pas besoin de tes conseils !

— Oh, très bien ! rétorqua la mère d’Alice. Dans ce cas, je pense que tes amis apprécieront sans aucun doute ta nouvelle coupe de cheveux ! »

Tout le monde éclata de rire devant la mine déconfite de Lorina, Alice plus que les autres. C’est vrai que sans les conseils de sa mère, Lorina aurait peine à rendre ses cheveux présentables, mais ce qui faisait le plus plaisir à Alice, c’était de se sentir à nouveau heureuse et de bonne humeur, au milieu de sa famille et de ses amis. Le séjour au Pays des Merveilles ne sera bientôt qu’un lointain souvenir et une farce très amusante.

 

Note de fin de chapitre :

Et voilà, déjà fini. J'espère que ça vous a plu. En tout cas, je me suis régalé à écrire cette petite histoire. Si vous voulez laisser une review, n'hésitez pas. Sinon, je vous donne rendez-vous à ma prochaine fic.

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