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News

144e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 144e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 18 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits et à vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 12/05/2024 11:00


Nouvelles des Podiums du joli mois d'avril


Bonsoir à toustes !

En ce début de printemps, c'est la nouvelle pousse des sélections nouveau format qui fait sa germination !

Vous pouvez donc voter pour le thème du prochain trimestre de lectures, ici, entre le personnage Hagrid, la catégorie Romance ou le genre Aventure/action, jusqu'au 30 avril !

Egalement jusqu'au 30 avril, vous pouvez lire ici les textes de la Sélection Enfances, puis voter ! Nous vous encourageons fortement à laisser un petit mot après votre lecture, cela motive et encourage toujours, et donne corps à notre volonté de favoriser les échanges autour des textes sélectionnés.

De jolies récompenses sont prévues grâce aux créations graphiques de lilychx ! Rendez-vous au début du joli mois de mai...


De L'Equipe des Podiums le 03/04/2024 00:05


143e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 143e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 12 avril à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. C'est ici pour vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !

 


De L'équipe des nuits le 31/03/2024 15:51


Journées Reviews de mars !


Aux membres d'HPF,

Les prochaines Journées Reviews auront lieu du vendredi 22 au lundi 25 mars. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page jusqu'au jeudi 21 mars.

A bientôt !


De Journées Reviews le 17/03/2024 18:35


142e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 142e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 23 mars à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. C'est ici pour vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !

 


De L'équipe des nuits le 12/03/2024 11:27


Grand Ménage Orange 2024


C'est le retour du Grand Ménage Orange !



A partir du 4 mars 2024, les modératrices d'HPFanfic vont s'atteler à la tâche titanesque suivante : vérifier que les fics publiées depuis 2020 par les membres de l'association (et bénéficiant donc de la validation automatiques) respectent le règlement ! Soit 4 ans de fics à lire, depuis le dernier GMO, ce qui représente un très grand nombre de chapitres, et va donc nous prendre un bon moment.

Si vous voulez nous faire gagner un peu de temps, ou rendre notre travail moins fastidieux, n'hésitez pas à vérifier vos fanfictions (longueur des chapitres suffisante, conformité des résumés, ratings appropriés...) !

Pour en savoir plus sur la façon dont le GMO va se dérouler, rendez-vous ici, nous vous avons concocté une description détaillée de notre fonctionnement.

Souhaitez-nous bonne chance !


De Equipe de modération d'HPFanfiction le 03/03/2024 18:22


Le parfum des fleurs par ila

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Imprimante
Table des matières

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Note de chapitre:

Bonne lecture!
Le parfum des fleurs l’étourdissait. La chaleur qui se dégageait du ciel d’été l’emprisonnait dans sa bulle de douleur. Parce que dehors, tout était beau, tout était coloré et tout allait bien.
Parce que la guerre était finie, la belle saison débutait, que tout le monde était heureux dans le meilleur des mondes.

Bien sûr, il y avait ces héros, dont on vantait aujourd’hui les mérites, qui avaient œuvré pour le Bien, sans qui la paix aurait été impossible. Cette tendance manichéenne la désespérait. Non, son mari n’avait pas œuvré pour le Bien, mais devait-on le considérer seulement par ses mauvais choix ? Personne ne défendait ses bons côtés, son sourire tendre, son ton affectueux, ses promesses qui ensoleillaient l’avenir, sa manière divine de jouer du piano. Personne ne se rappelait de lui comme de l’homme qu’elle avait aimé.
Briséis n’avait pas voulu se marier, mais comme dans toutes ces familles anciennes, elle n’avait pas vraiment eu le choix. Elle avait vécu dix-sept ans aux côté du parfait inconnu qui était peu à peu devenu l’homme de sa vie. Elle avait appris à l’aimer sans l’avoir choisi, elle était parvenue à céder et le laisser partir pour une guerre dont il n’était jamais revenu.

Le soleil brûlait ses paupières douloureuses, elle ferma les yeux un instant. Le temps de se rappeler.

Elle le savait, il allait s’éloigner, au fur et à mesure. Comme tous ceux qu’on ne voit plus depuis trop longtemps, qu’on a perdu trop tôt, elle s’habituerait à son absence, rirait de certains souvenirs, et dans sa mémoire, le visage de celui qu’elle aimait disparaîtrait peu à peu. Tout doucement, si bien qu’elle ne s’en rendrait pas compte tout de suite ; d’abord, les contours de son sourire perdraient leur netteté et leur fraîcheur ; ensuite, elle se rappellerait qu’elle aimait son odeur, juste là, au creux du cou, sans savoir vraiment la définir.
Et puis, au fil des semaines, des mois, des années, elle n’aurait qu’une vague idée de celui avec qui elle avait partagé tant d’années de sa vie.

Briséis réprima un nouveau sanglot. Elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas faire son deuil et oublier, s’accrocher à ces souvenirs était la seule chose qui lui restait de lui, d’eux. Souvenirs ravivés par sa présence près de cette pierre tombale fleurie sous laquelle elle ne pouvait imaginer qu'il reposer sans devoir subir une nouvelle vague de douleur. Ravivés par la bague qu'on avait arraché à son annulaire gauche... Mais que le temps gommait petit à petit de son esprit.

Elle voulait se souvenir toujours. De la légère caresse sur sa joue quand il voulait l’attendrir, de la saveur de ses baisers, de l’odeur de ses cheveux quand il revenait de la librairie, qui avaient attrapé au passage la senteur de jolies phrases et de mots poussiéreux ; le léger pli qui creusait sa joue après chacun de ses sourires, l’ombre que dessinait son nez, la forme de ses lèvres pleines et leur douceur, ses yeux rieurs, d’une couleur indéfinissable chancelant entre un doré un peu terne ou un marron clair et éclatant, ombrée par ses cils bruns. Tout cela, elle ne voulait pas le laisser s’échapper. Elle ne voulait pas le laisser tomber dans l’oubli, car ce serait l’oublier, lui, et elle ne pouvait s’y résoudre.
Accepter de le laisser partir, lui et chaque instant qu’ils avaient partagés, c’était comme effacer dix-sept ans de sa vie, comme ça, brutalement, sans qu’elle n’ait le temps de comprendre ce qui lui arrivait.
L’éclair vert qui l’avait frappé tout aussi brutalement, c’était comme si on le lui assénait à elle aussi. Il était parti mais elle était obligée de rester là, prostrée dans sa douleur, seule, seule, seule. Seule.
Elle était désespérément seule sans lui, elle ne savait même plus comment vivre sans se laisser exister, désœuvrée et perdue, perdue dans ce monde trop vaste sans lui pour l’aider à s’y retrouver.
Mais ces souvenirs, ils existaient parce qu’ils étaient deux à les partager. Ils étaient douloureux, mais elle était la seule à pouvoir encore en parler, le dire, l’écrire, prouver qu’il avait fait de si belles choses ; elle voulait le crier, crier chaque moment qu’elle avait passé auprès de lui, prouver au monde qu’il n’était pas cet homme au service du Mal à blâmer.

Il était parti à cette bataille en l’embrassant une dernière fois. Il ne reviendrait plus. Il était parti, l’avait abandonnée seule ici. Il ne reviendrait plus.
Briseis avait toujours voulu garder dignité et détachement par rapport à toutes les mauvaises surprises de la vie. Mais aujourd’hui, c’était plus fort qu’elle, ces sanglots qui s’échappait de sa gorge, comme un cri de son cœur, son corps qui tremblait entièrement malgré la chaleur insupportable, et même respirer devenait douloureux, même lever des yeux suppliants vers le ciel, vers Merlin ou n’importe quel Dieu qui puisse entendre son chagrin ne suffisait pas à éclipser ses larmes.
Elle en voulait tellement à ses frères à lui, de l’avoir convaincu, entraîné, de l’avoir presque forcé à suivre leurs machineries et à se faire tatouer la mort sur le bras. Elle leur en veut tellement à ces bienfaiteurs qui ont suivi le grand Potter, ces gens qu’on admire qu’on applaudit qu’on acclame à leur passage et qui sont pourtant eux aussi des criminels. Elle s’en veut tellement d’avoir aimé au point de mourir de douleur à présent...
Et elle le sait. Quand elle mourra à son tour, il aura entièrement disparu, tout le monde l’aura oublié, et quand on verra son nom, on pensera qu’il était un homme horrible, cruel, criminel.

On ne se doutera pas qu’il avait tout simplement fait les mauvais choix. On ne saura jamais qu’ils étaient amoureux.
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