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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Nyctophilia par Princesse

[26 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Coucou tous le monde!
Alors en ce jour merveilleux du 20 juillet 2015 et par cette chaleur harassante, je me décide, enfin, à publier ma fiction de deux chapitres pour ma participation au concours "LézArts et vous" de Fleur d'épine.

Petite précision pour ce texte:
Cette histoire relate un évènement particulier dont je parle dans une de mes autres fictions (Romance épistolaire) et je voulais absolument développé ce très court passage en un vrai texte.
Oui, je suis une mordue des Jily, je n'y peut rien, et j'espère que ce texte fera plaisir à mes lecteurs assidus ainsi qu'à mes nouveaux lecteurs.

Pour en revenir au concours, plusieurs contraintes nous ont été imposés alors je vous les donne afin que vous puissiez les retrouver (ou pas...) dans mon oeuvre:

Citations tirées de Guerre et Paix de Léon Tolstoï:
"La vérité doit s'imposer sans violence."
"Quel que fût le cours que prenaient ses pensées, il en revenait toujours aux mêmes questions qu'il ne pouvait ni résoudre ni cesser de se poser."

Oeuvre picturale:
"Roméo et Juliette" de Frank Bernard Dicksee

Les trois chansons aléatoires:
"L'amour brille sous les étoiles" la BO du Roi Lion
"Je dis aime" de Bonnet M
"Je ne sais rien" Emmanuel Moire

Sentiment: La frustration

Tous les éléments imposé sont présents en italique dans mon texte, et peuvent l'être aussi bien dans le chapitre 1 que dans le chapitre 2.

J'espère que ce texte vous plaira car il m'a pris beaucoup de temps et je ne sais pas si je suis réellement dans le sujet du concours... A vous de décider!

Bonne Lecture

Note de chapitre:

Voici le premier chapitre.

On commence par James et sa frustration... avec une alternance entre un POV interne et externe

Bonne lecture!
Le 29 Juillet 1977…
Cette date restera gravée à jamais dans la mémoire de James Potter.

 
Lui qui pensait pouvoir s’endormir avec l’image de Lily en train de lui écrire…ça lui paraissait bien désuet, à présent qu’il arpentait la pièce comme un véritable lion derrière ses barreaux, allant même jusqu’à pousser l’impression d’avoir sa tête de cerf accroché sur le mur. Car, au final, c’était la sensation qu’il avait. Celle d’être épinglé à un mur, complètement immobile, dans le seul but de décorer le paysage, et accessoirement le salon, ou de garnir une cheminée.
 
N’y avait-il pas sentiment plus frustrant de celui de se sentir impuissant, vaincu, et complètement impatient, en proie aux terribles tourments d’une subtilité hautement féminine?
 
C’était comme le fait de ne rien posséder.
De ne rien posséder, tout en ayant l’abondance et l’opposé. 
 
Concept bien trop particulier pour James qui avait su gérer sa vie à chaque nouveau tournant ou coup du destin, jusqu’à l’arrivée fracassante de Lily Evans dans sa vie! 
 
Il secoua la tête pour éviter de se perdre de nouveau dans ces petits détails anodins qui semblaient lui faire plus de mal que de bien. Non… Pour l’instant le seul détail qui avait de l’importance à ses yeux, c’était la lettre de Lily qu’il tenait entre les mains, le parchemin jaunis et presque effrité à force de l’avoir lu et relu, plié et déplié, caché et recaché  dans ses poches pour ne pas que Sirius tombe dessus.
 
Et ce manège durait depuis ce matin, neuf heures. Depuis que son hibou lui avait ramené son courrier…depuis qu’il avait eu le malheur de tomber sur la dernière phrase écrite par la jeune fille.
 
James n’en revenait toujours pas. Presque un mois que Lily et lui s’écrivaient tous les deux ou trois jours, et au vu de sa dernière lettre, il ne savait pas si sa proposition était sarcastique ou sincère. Peut-être sarcastique en raison de la présence d’une seule et unique phrase…peut-être sincère si James se fiait au point d’interrogation qui ponctuait sa demande. 
Il regrettait ne pas pouvoir enregistrer les sons de leurs voix dans leurs courriers. Ainsi, il aurait tout de suite su, ressentit, la subtilité caché, ou non, de Lily.
Mais à la place, il n’y avait que son écriture fine et ronde comme simple réponse à sa question. Et il ne la considérait pas réellement comme une réponse, ce qui le rendit très insatisfait. Cette fille arrivait à le faire réfléchir pendant des heures sur un minuscule détail… celui du point d’interrogation!
 
Un point d’interrogation…
 
Pourquoi n’avait-elle pas utilisé des points de suspensions ou un point d’exclamation?
 
Au moins la demande aurait été claire. 
Soit il aurait accéder à sa requête, soit il serait passé à autre chose, comprenant que Lily était encore en train de se jouer de lui, soulignant ainsi son caractère indécis quand il s’agissait de parler de vérité et de sincérité. Pourtant, James devait admettre qu’en toutes circonstances, la vérité doit s’imposer sans violence… Et ce n’était pas ce qui venait de se passer avec cette maudite interrogation? Ne lui laissait-elle pas le choix d’accepter, ou non, de rebondir sur cette demande assez explicite?
 
Il se laissa tomber sur son lit, le regard fixé sur le plafond et entendit sa montre siffler une première fois pour lui indiquer la demi-heure passé après minuit. Il soupira, frustré, de ne pas savoir quoi faire, lassé de devoir se positionner entre les aveux et les contradictions de la jolie Lily Evans. 
 
Qu’était-il censé faire, au juste? 
Qu’attendait-elle de lui?
 
Toujours allongé sur le dos, le jeune homme déplia la lettre et frôla son écriture de ses doigts.
 
· « Pourquoi ne l’as-tu pas déjà fait ? » murmura le jeune homme en relisant pour la énième fois cette phrase.
 
Pourquoi ne l’avait-il pas fait?
Il ne le savait pas non plus…
 
Et il repensa au baiser du quai de la gare… celui qui avait réveillé son coeur, et aiguisés ses sens les plus profonds, précisant ainsi certains traits de son caractère, que seul son animagus arrivait à contenir de manière judicieuse pour ne pas le faire littéralement basculer du côté animal… 
Ce perpétuel combat entre lui et son instinct le rendait tantôt mobile, tantôt tranquille, comme s’il devait se déplacer de manière contrôlé sur l’échiquier géant de la vie, évitant les attaques d’un fou ou d’un cheval, pour tenter de désarmer la reine.
 
La reine blanche…
 
C’était comme ça qu’il surnommait Lily. 
Elle lui reprochait souvent d’avoir encore trouvé un surnom, aussi immature que drôle, s’imaginant encore les tenants et aboutissant pervers de ce sobriquet, si enfantin à ses yeux. 
 
Pourtant, James avait trouvé ce surnom lourd de sens.
 
Lily n’était-elle pas la pièce maîtresse de sa vie? Maîtresse tout en étant ennemie…
Ils s’étaient détestés pendant si longtemps, qu’il avait encore du mal à réaliser la cause de ses sentiments immuable pour la jolie Gryffondor. Jusqu’à ce qu’une image vienne s’ancrer à son esprit. Celle de Lily dans sa jupe plissée, sur le quai de la gare, à l’aube de leur cinquième année.
Evidemment, au début, tout était purement physique. Ses nouvelles courbes avaient laissé James pantois et les méninges nomades, peu certain de savoir ce qui allait se passer à présent.
La vie en avait décidé pour lui. 
Elle était passé sous ses yeux sans un regard pour lui… et très vite les courbes féminines avaient été remplacés dans son esprit, par le caractère chaux et attentionné de Lily. 
Il aimait son côté avenant avec ses amis et complètement désintéressé. 
Lily Evans, ce n’était pas le genre de fille qu’on pouvait amadouer avec des fleurs, et de jolies phrases poétiques. Il le savait mieux que quiconque. Passer des heures devant un miroir maussade, à contempler son reflet dénué d’intérêt pour Lily, lui avait remis les choses au clair.
Si James voulait trouver grâce à ses yeux, il devait lui montrer son vrai visage… et aussi passer plus de temps sur son balai à jouer au quidditch… et se passer la main dans les cheveux, aussi. 
 
Ce geste répété tant de fois, et qu’il pensait être à la source de l’irritabilité de Lily à son égard, n’était que la face cachée de l’iceberg. La plus grosse partie étant que son irritabilité venait justement du fait, qu’elle aimait le voir voler sur son balai… et que l’effet coiffé-décoiffé, qu’arborait James au quotidien, n’était qu’un douloureux rappel à Lily sur ses sentiments cachés et indécis. 
 
Il n’avait rien inventé…elle l’avait écrit, elle-même, noir sur blanc, dans une de ses précédentes lettres.
 
En attendant, même cet aveu n’arrivait pas à libérer James Potter de la frustration dont il semblait être prisonnier, à cause d’une misérable phrase de la part de son bourreau des coeurs favoris…
 
· « Pourquoi ne l’as-tu pas déjà fait ? »
 
James répéta encore cette phrase une bonne dizaine de fois, tel une litanie que l’on murmurait, jadis, les soirs de pleines lunes pour protéger les enfants des malédictions dans les villages reculés.
Est-ce que cela voulait dire que Lily était sa malédiction?
Il soupira d’agacement. Quel que fût le cours que prenaient ses pensées, il en revenait toujours aux mêmes questions qu'il ne pouvait ni résoudre ni cesser de se poser. Lily Evans était une source intarissable de questions déroutantes, de réponses inexistantes, et de problèmes interminables.
 
Pourtant, dans ses lettres, elle n’avait cessé de lui faire remarquer sa propre incompréhension lorsque James n’avait pas répondu à son timide baisé sur le quai de la gare.
 
Quelques secondes d’égarement entre la douceur et le combat, et s’en était fini du baiser. Lily venait déjà de disparaître… lui laissant un goût de frustration intense dans la gorge, pour ne pas avoir su réagir plus rapidement à la bouche de Lily contre la sienne. 
 
Et elle lui avait souligné ce détail à plusieurs reprises! 
 
James se releva brusquement de son lit et arpenta de nouveau sa chambre, les mains sur la tête, le parchemin collé à ses petites boucles brunes.
Ses pommettes étaient plus saillantes que d’habitude, ses sourcils froncés, et son regard dur.
Il essayait de faire abstraction de la torsion de ses entrailles et des battements de son coeur, devenus irrégulier lorsque ses yeux chocolat croisaient son balai, posé contre le mur près de sa fenêtre…
 
Lily paraissait tellement déçue de ne pas avoir eu le droit à un baiser plus approfondis, qu’elle s’amusait à le lui rabâcher sans cesse dans ses écrits…au début, le jeune homme y avait compris une certaine forme de plaisanterie, à la limite de la torture psychologique lorsqu’elle lui avait dit qu’elle souhaitait qu’il lui laisse les séquelles de son baiser toute sa vie gravée sur ses lèvres…
Comment ne pas prendre cet aveux pour de la torture?! 
 
Il s’agissait de Lily Evans, l’élève studieuse du château, préfète parfaite, adulée des professeurs… Il lui semblait impossible qu’elle ait écrit cette phrase en connaissance de cause. Et pourtant, lorsqu’elle lui avait demandé pourquoi il n’était pas encore venue lui voler un second baiser, il s’était sentit… complètement « hors-service ».
 
Etait-ce ce que Lily attendait réellement?
 
Elle ne l’en pensait pas capable, il le savait. Il ne la connaissait que trop bien…
Pourtant, elle allait être surprise!
 
James n’en pouvait plus de sentir cette sensation horripilante s’installer sous sa peau et s’insinuer dans chaque recoins de son âme, comme de la brume épaisse lui glaçant la respiration, figeant ses moindres faits et gestes. 
La sensation de latence… de patience… d’attente…
Non! C’était des termes qui n’avaient absolument pas leur place dans sa vie.
Il connaissait le courage et la foi, idéaux qu’il chérissait plus que tout et qui l’avait envoyé directement dans la meilleure des maisons à Poudlard.
 
Et aujourd’hui… en cette nuit étonnement lumineuse, il attrapa son balai pour sauter dessus et s’échapper par la fenêtre de sa chambre, direction Cokeworth…
 
Lily voulait des séquelles sur sa bouche pour le restant de ses jours?
Son voeu allait être exaucé…
 
 
 
***




«…  Très vite la sensation d’être resté trop longtemps passif et surtout inactif est en train de se dissiper dans mes jambes et dans mon ventre. Et le vent qui vient fouetter mes joues en se faufilant dans mon cou jusqu’au creux de mes reins me conforte dans mon idée de base.
 
Idée de base qui me paraît être excellente, et complètement irréaliste!
 
Mais je n’en pouvais plus d’attendre. Le 1er septembre me paraissait encore très loin, trop loin pour patienter que Miss Evans veuille bien me gratifier d’un baiser. Trop loin pour m’imaginer entrain de l’embrasser violemment dans le Poudlard Express!
 
Je suis incorrigible, et je le sais très bien… mais plus je repense à ce que Lily m’a écrit et plus j’y lis une sorte de défi. 
Et on ne défie pas James Potter, sans attendre le retour cinglant qui finit toujours par revenir… tel un cognard qui échappe à notre surveillance. 
 
Mon coeur loupe un battement, lorsque je réalise que cela fait plus d’une heure que je suis en train de voler au-dessus de l’Angleterre direction le Nottinghamshire.
 
Cokeworth…sérieusement? Comment peut-on appeler une ville comme ça? 
 
Mes pensées n’ont pas le temps de s’éparpiller plus loin car quelques gouttes d’eau viennent d’atterrir dans mes cheveux pour se glisser minutieusement dans le col de mon t-shirt.
Je lève les yeux au ciel, inquiet, et je constate avec agacement que les étoiles viennent de disparaître au profit de nuages noirs et épais, plongeant ainsi la nuit lumineuse, en une obscurité quasi-absolue. Bien profonde, bien lisse… sans le moindre éclaircissement nocturne. Ce qui pourrait faire paniquer n’importe qui, sauf moi.
 
Je ferme les yeux l’espace d’une demi-seconde et lorsque je les réouvre, j’ai la joie de constater que ma vision vient de s’agrandir de plusieurs dizaines de degré de chaque côté, avec des pupilles si dilatées que le moindre faisceau lumineux vient s’y refléter pour accentuer les précision et les dégradations de couleurs… 
 
Ah… la joie d’être un animagus.
 
La vision précise et nyctalope de mon animal totem me permet de me déplacer à mon aise en toute circonstance. Bien que j’évite de m’en servir pour le moindre petit problème, j’aimerais, tout de même, arriver en entier chez Lily et non pas décapité par une branche que je n’aurais pas vue avec ma vision de simple humain. 
 
Bien vite je me retrouve trempé jusqu’à l’os et lorsque j’aperçois le panneau de bienvenue indiquant la ville de Cokeworth, mon coeur se tape un sprint dans ma poitrine de manière si mémorable que je manque de me prendre le poteau qui fait l’angle de Prescott Street et Union Square.
 
Prescott Street… maison n° 1212… j’espère que c’est vraiment celle-là sinon je me serais jamais autant planté de toute ma vie… »
 



***





James venait d’arriver devant la maison des Evans, enfin, c’était ce qu’il espérait…Il se rendit vite compte que son information était la bonne lorsqu’il atterrit tout en douceur devant la boîte aux lettre, à l’orée du jardin, où était écrit en petites lettres détachés « Mr. et Mrs. Evans ».
 
Au moins, il se savait arrivé à bonne destination, mais loin de se sentir exalté à la perspective de ce petit rendez-vous improvisé avec Lily. Ill avait surtout l’impression d’avoir les jambes en coton et le souffle court…deux éléments qui ne présageaient rien de bon chez lui, lorsqu’il était à deux doigts de faire une bêtise. Une très grosse bêtise, de préférence!
Sauf qu’en l’occurrence, cette bêtise, de réveiller une jeune fille à trois heures du matin pour lui voler un baiser et disparaître dans les profondeurs de la nuit, sans même une parole, n’avait pas l’air d’en être forcément une…la seule chose que James voulait, c’était l’embrasser…
Accéder à sa requête des plus insistantes, finalement!
Il n’aurait jamais parcouru autant de kilomètres si ce n’était pas pour répondre à une demande de la plus haute importance de la jeune Gryffondor…bien évidement. 
 
En revanche, ce qui allait lui poser problème c’était de savoir laquelle des six ou sept fenêtres donnait sur la chambre de Lily. Alors, il fit le tour de la maison à deux reprises, avant de s’assurer que la seule et unique fenêtre qui donnait sur le petit jardin de derrière, séparé de l’énorme champ de fleurs sauvages grâce à la présence d’une barrière de bosquets où James pu s’y glisser à l’abri de tous, était celle qui l’intéressait le plus.
 
La pluie torrentielle qui s’abattait sur lui et sur l’ensemble de la ville, l’empêchait de voir une quelconque silhouette derrière la fenêtre lorsqu’il passa devant pour la seconde fois. Mais il savait que c’était celle-là…le chat noir et blanc collé à la vitre, et qui le regardait d’un air suspicieux était bel et bien le chat de Lily, que Sirius rêvait d’avoir dans son assiette avec une bonne sauce au thym et au citron.
 
James secoua la tête, ramassa quelques cailloux par terre et les lança un à un contre la fenêtre, se félicitant d’être un aussi bon poursuiveur, pour réussir à viser à chaque fois un des recoins de la fenêtre, là où le verre résonnait le mieux.
Il attendit patiemment, sentant la frustration de tous ces derniers jours diminuer pour laisser place à l’appréhension…et si ce n’était finalement pas une bonne idée? 
 
Mais le jeune homme n’eut pas le temps de réaliser les conséquences de son acte, bien trop distrait par une petite lumière qui venait de s’allumer derrière la fenêtre. Sa respiration s’accéléra, rythmé par les battements de son coeur, bien trop soutenus pour paraître naturel, lorsqu’une silhouette fine et élancée passa derrière les carreaux. 
Lorsque l’obscurité reprit possession de la pièce, James enfourcha de nouveau son balai et vola jusqu’à la fenêtre, sur laquelle il tapota de ses doigts tremblants. Il avait l’impression qu’un feu brûlant était en train d’irradier dans tous ses membres, lui enserrant la gorge, l’empêchant de respirer et même d’aligner deux pensées correctes.
Il était en équilibre sur son balai, à moitié accroché sur les chambranles en bois de la fenêtre de Lily, trempé jusqu’à l’os, à deux doigts de faire demi-tour tant il avait l’impression d’être stupide, mais lorsqu’il aperçut la chevelure rousse de la jeune fille au travers des carreaux brumeux, James sentit son coeur vriller rapidement dans sa poitrine.
 
Elle ouvrit la fenêtre, surprise de le voir suspendu dans les airs et une rafale de vent vint s’engouffrer dans sa chambre, faisant ainsi déguerpir son chat du bureau, et lui soulevant ses boucles rousses, complètement entremêlés. Mais James ne s’en préoccupa guère, bien trop heureux de la voir aussi près de lui, les yeux écarquillés, la bouche ouverte, les stigmates d’une nuit écourté encore présentes sur sa joue droite à cause de l’oreiller. Elle portait un t-shirt blanc. Tellement grand pour elle, que James s’autorisa à baisser négligemment les yeux sur ses longues jambes dénudés, où seul le haut de ses cuisses étaient recouverte de tissu.
 
Visiblement, la jeune fille ne comprit pas tout de suite ce qui était réellement en train de se passer.
 
· Potter?! Par Merlin, qu’est-ce que tu fabriques ici?! se ressaisit-t-elle, en maintenant la fenêtre ouverte, résistant contre la pluie et le vent. 
 
Mais James ne répondit pas à sa question. 
Il n’utilisa aucun mot pour décrire la sensation d’apaisement, qui était en train d’atténuer toute forme d’appréhension, d’angoisse et de frustration qui l’avait tant habité. Qui l’avait habité jusqu’à ce qu’il croise les yeux brillants de Lily… en cette nuit du 29 juillet 1977.
 
Alors, un sourire en coin apparut sur son visage de petit démon, et il se pencha directement sur les lèvres de la jeune fille afin de l’embrasser dignement, comme elle le méritait, et non pas comme le petit baiser timide du mois dernier où il avait été incapable d’esquisse le moindre geste, tant il avait été sonné. 
Toujours en équilibre sur son balai, il se redressa légèrement, s’appuya sur les chambranles d’une main, et la seconde vint se nicher légèrement dans les épaisses boucles de Lily, la rapprochant au plus près de lui, désireux de pouvoir s’imprégner de son odeur et de cette sensation enivrante de pouvoir enfin l’embrasser. 
 
Elle l’avait nargué pendant des jours et des jours, arpentant la victoire du déni et de la déstabilisation. A présent, c’était lui qui connaissait la victoire, le trophée, de pouvoir enfin goûter pleinement à ses lèvres.
 
Après une ridicule petite minute qui lui parut être une éternité, James se décolla de la jeune fille, en faisant bien attention de ne pas la faire tomber vers l’avant. Il lui adressa un sourire amusé et un regard victorieux avant de faire demi-tour sur son balai, vers l’obscurité du ciel, laissant Lily complètement sonné par ce qu’il venait de se passer.
 
James tenta un dernier regard vers elle, avant de disparaître, englouti par un rideau de pluie de plus en plus intense, et il la vit porter sa main à ses lèvres, les pommettes en feu, le regard encore écarquillé.
 
Et il sourit… fier de lui!
Cette fois-ci, Lily aurait des séquelles de ce baiser toute sa vie…
Note de fin de chapitre :

Le chapitre 2 serra publié demain.

Il relatera la même scène du baiser mais du point de vue de Lily Evans.

En attendant j'attends vos reviews pour me dire ce que vous avez pensez du premier chapitre.
Je retiens mon souffle d'ailleurs car je suis très dubitative de cette fiction...

Et petite précision, les paroles des chansons sont directement intégrées dans les phrases de mon texte.

En attendant, bonne soirée, et à demain.
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