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Sélections du mois


Félicitations à Fleur d’épine, Ella C, Eejil9 et CacheCoeur, qui remportent la Sélection Femslash !

Vous voulez de l’action ? De l’aventure ? Ce mois de Sélections est fait pour vous ! Le Jury des Aspics vous invite à lire sur ce thème en octobre avec la Sélection Aventure/Action ! Vous avez jusqu'au 31 octobre pour lire les 5 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter par ici.

Et au mois de novembre, partez dans le futur avec la Next-Gen ! Vous avez jusqu’à la fin du mois d'octobre pour nous faire découvrir sur ce thème si vaste vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots. Pour proposer des textes, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news !

Il y a également la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos nuits d’insomnies ! Jusqu’au mois de décembre, venez découvrir 12 histoires incroyables ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 


De L'équipe des Podiums le 03/10/2022 23:05


Défaut d'envois des mails


Les hiboux se sont perdus !

Vous avez dû remarquer que les notifications (de nouveaux chapitres, de nouvelles reviews et autres) n'arrivaient plus dans votre boite email ! Effectivement, les hiboux sont en grève pour quelques temps. Notre équipe technique est sur le coup pour corriger le problème aussi vite que possible. Merci de votre compréhension !


Jim Kay pour Bloomsbury Publishing


De Le CA et l'équipe technique le 26/09/2022 17:05


Maintenance des sites


Bonjour à toutes et tous !


Pour nous prévenir un peu plus contre les bots, le serveur a besoin d'un petit redémarrage ! Le reboot traditionnel de 10h ce dimanche 25 septembre durera un petit peu plus longtemps, et au maximum une dizaine de minutes.



Merci de votre compréhension !


De Le CA et l'équipe technique le 23/09/2022 19:03


Ajout de nouveaux personnages !


Bonjour à tous et à toutes,


Les modératrices d'HPFanfiction ont le plaisir de vous annoncer que la liste de personnages a été complétée de A à Z ! La majorité des personnages de la saga sont maintenant à votre disposition pour les ajouter à vos résumés. Les personnages des Animaux Fantastiques et de L'enfant maudit ont également été étoffés. Si des personnages viennent à manquer, vous avez toujours la possibilité d'utiliser "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques" ou "Personnage de Crossover".

Pour rappel, il existe un "Personnage original (OC)" pour catégoriser vos fics mettant en scène un de vos OCs. Pour les recueils de textes mettant en scène de multiples personnages, nous vous conseillons de les ranger dans "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques". Enfin, certains groupes ont fait leur apparition, à savoir les Gryffondor/Poufsouffle/Serdaigle/Serpentard pour vos recueils sur les maisons ou les rivalités entre elles !

Attention ! Certains noms ont été modifiés : les personnages féminins mariés ont repris leur nom de jeune fille, pour ceux connus (ex : Bellatrix Lestrange est devenue Bellatrix Black, Molly Weasley est devenue Molly Prewett, etc...).

Nous vous encourageons à reclasser vos fanfictions en fonction des nouveaux ajouts, afin qu'elles trouvent plus facilement leur public. ;)

De L'équipe de modération le 17/09/2022 16:37


Sélections du mois


Le Jury des Aspics vous invite à lire sur les plus belles, les plus fortes, les plus merveilleuses Sorcières de la saga pour la rentrée de septembre avec la Sélection Femslash ! Vous avez jusqu'au 30 septembre pour lire les 11 textes proposés par les membres et voter par ici.

Et au mois d'octobre, jouez les Indiana Jones et partez à l’Aventure ! Il vous reste 15 jours pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

Si les thèmes ne vous plaisent pas, souvenez-vous qu’il reste la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos jours, vos nuits et votre année 2023 ! Jusqu'en décembre, venez découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De Equipe des Podiums le 14/09/2022 23:00


30ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 30e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 24 septembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 10/09/2022 10:05


Le début de la fin par Javalia

[2 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Je suis super excitée de vous présenter ce texte! Au départ, je voulais écrire une fiction complète sur l'époque des Fondateurs, mais j'ai réalisé que c'était vraiment trop de travail (du genre, savoir ce qui existait ou non au dixième siècle!)et que je préférais vous fournir cet O.S. bien garni.

Si la demande est là, peut-être que je pourrai écrire sur des moments mentionnés dans l'histoire ou sur d'autres que j'ai passé sous silence (j'avais quand même beaucoup d'idée pour cette fiction!).

Bonne lecture :)
Il était une heure fort avancée de la nuit dans le château de Poudlard et les habitants du château étaient pourtant en proie à une grande agitation. Les quelques occupants de l’endroit pendant l’été étaient presque tous debout et une silhouette montait précipitamment les escaliers, pieds nus, décidée à réveiller celui qui dormait encore, loin de tout cet émoi.

Elle courut dans un couloir à peine éclairé pour finalement arriver devant une armure. Reluisante de sueur, elle cria presque :

- Calmar géant!

L’armure bougea de côté en faisant un salut et le mur laissa place à une porte qui n’était pas là avant. Helga maudit Godric tout en débitant une série de formules nécessaires pour accéder aux appartements de son confrère. Elle trouvait son obsession pour la sécurité ridicule. Pensait-il vraiment que quelqu’un oserait l’attaquer dans son sommeil? Lui, le grand Gryffondor, le meilleur duelliste de son époque? L’attaquer de cette façon revenait à signer son arrêt de mort, car il bondirait aussitôt, sans même connaitre l’identité de l’intrus, pour lui réserver un sort de son invention.

Et puis, quand il ne serait plus là, cette pièce deviendrait abandonnée, car personne ne savait comment y accéder sauf elle. Même les elfes ne venaient pas y faire le ménage, Godric leur avait interdit. Ainsi, un jour, la pièce cesserait d’exister. C’était ainsi que le château vivant avait été construit par Rowena.

Lorsque la porte la laissa finalement passer, elle l’appela.

- Godric! Godric, réveille-toi! Il est arrivé quelque chose…

Sa voix mourut et elle ravala ses larmes avant de parcourir le couloir de pierre qui s’ouvrit sur une chambre ronde, sans fenêtre, donc les murs étaient faits du même matériau et décorés de lourdes tapisseries rouges et dorées. De petites bougies éclairaient un escalier de chêne qui menait à un second étage qui comportait un bureau et une petite bibliothèque comme Helga le savait.

Elle eut un geste et les bougies éternelles sur les murs s’allumèrent et elle put mieux voir le lit dans lequel Godric dormait profondément.

- Godric!

Il eut un grognement et Helga le secoua tant qu’elle le pouvait en tirant les draps au sol.

- Il est arrivé quelque chose… dit-elle. J’ai besoin de ton aide.

Godric ouvrit les yeux, maintenant tiré du sommeil. Il regarda Helga, la belle Helga, ses yeux bleus grands ouverts, sa longue chevelure de feu tombant sur lui, visiblement en panique. Il ne l’avait jamais vu ainsi, pas même quand Rowena avait faillit mourir en couche plus de 20 ans auparavant.

Il bondit alors aussitôt, en chemise de nuit, réalisant que Helga n’avait jamais cherché à venir dans ses appartements auparavant. Il la regarda, appréhensif, se doutant qu’un drame était arrivé.

- Qu’est-ce que tu fais ici?
- Eulalie est morte.

Et Helga éclata en sanglots alors que Godric sentit une sensation glacée le parcourir. Il s’était attendu à tout, sauf à cela.

- C-comment… murmura-t-il, confus. Salazar?
- Il s’est enfermé dans ses appartements. Il refuse de sortir, il ne va pas bien du tout. Oh, Godric! J’ai peur qu’il fasse quelque chose. Tu sais comment il est…
- Et Clementia? Et Ealhhere? Et Athelney?
- Athelney a ramené Clementia et Ealhhere… Atheleney m’a dit qu’il jetait des sortilèges aux Moldus qui ont vu la scène. Il n’est toujours pas rentré.
- Aux Moldus? répéta Godric. Que s’est-il passé?

Il prit sa cape et mit rapidement des chaussettes avant de faire apparaître une porte sur un mur qui s’ouvrit à la volé. Il s’y engouffra aussitôt suivit de Helga, en descendant les escaliers aussi vite qu’il le pouvait, les lumières s’allumant au fur et à mesure qu’ils avançaient.

- Athelney m’a dit que des Moldus ont vu Eulalie et que ça les a rendus fous. Il dit qu’elle faisait jaillir des étincelles de sa baguette en dehors de la maison. Elle était sortie – tu sais que Salazar n’arrête pas de se plaindre de ses balades nocturnes – et il y a des Moldus qui l’ont vue faire. Et ils… ils…

Ils étaient maintenant au pied de l’escalier. Godric s’arrêta et se retourna vers elle. Il l’enlaça et Helga ne protesta pas, ayant visiblement besoin de quelqu’un pour la réconforter. Il la connaissait, elle devait s’être occupée de tout le monde avant de venir le voir. Elle devait avoir supplié Salazar de la laisser entrer, elle devait avoir donné une potion pour calmer Clementia et elle devait avoir ordonné aux elfes de préparer quelque chose pour Athelney. Maintenant, c’était elle qui avait besoin de soutien.

- Tout va bien se passer, murmura Godric. Allons voir Athelney et Clementia avant.

Elle se défit de ses bras avant d’hocher la tête. Ils se dirigèrent vers l’infirmerie et croisèrent Hans et Helena, tous les deux blêmes et également en chemises de nuit, éclairés par leurs baguettes. Hans avait les cheveux ébouriffés, ayant visiblement été tiré du lit, probablement par Helena qui devait s’être réveillée quand Helga était allée chercher Rowena.

- Maman, dit Hans. Qu’est-ce qui se passe? Le professeur Serdaigle ne veut rien nous dire. Elle ne veut pas nous laisser entrer dans l’infirmerie
- Où est le professeur Serpentard? demanda Helena dans un presque murmure.
- Suivez-nous, répliqua tout simplement Godric, connaissant le caractère têtu de Helena et sachant qu’elle refuserait de les laisser tranquilles sans avoir les réponses à ses questions.

Les enfants des Fondatrices emboîtèrent le pas et tous se dirigèrent vers l’infirmerie alors que les rayons du soleil percèrent à l’intérieur du château. Rowena les accueilli, en regardant sévèrement sa fille de ses yeux sombres. Elle était aussi en chemise de nuit et ses cheveux étaient rassemblés en une lourde tresse noire parsemée de cheveux blancs, mais conservait un air de dignité royal.

- Je croyais t’avoir dit de retourner te coucher, gronda-t-elle.
- Mais, mère, comment est-ce que je pouvais retourner au lit? Hans et moi avons le droit de savoir! protesta Helena. Nous avons 19 ans! Nous ne sommes plus des enfants!
- Elle a raison, laissa tomber Helga. Eulalie… Eulalie est leur petite sœur à tous. Ils l’ont vu grandir, ils se sont occupés d’elle.
- Ealhhere est arrivé, coupa Rowena. Il l’a ramenée.

Son ton était si grave que sa fille comprit immédiatement.

- Elle est morte, dit-elle en se laissant tomber sur une chaise, le visage presque vert.
- Morte? répéta Hans, l’air effaré. C’est impossible!

Il se retourna vers sa mère qui hocha tristement la tête pour le lui confirmer. Hans s’accrocha au dossier de la chaise sur laquelle Helena s’était laissé tomber si fort que ses jointures devenaient blanches, la bouche entrouverte, sous le choc. Tous les deux ne posaient plus de questions, assimilant l’information.

- Où sont-ils? demanda Godric.
- Clementia dort et les garçons la veillent. Vous n’avez pas trouvé Salazar?
- Nous ne sommes pas allés voir, répondit Godric. Nous devons savoir ce qui s’est passé avant.
- Athelney m’a raconté. Ce n’est rien de bon à attendre. Salazar a voulu les tuer jusqu’au dernier…

Rowena frissonna.

- Eulalie est là-bas.

Elle montra un coin sombre de l’infirmerie qui était entouré de rideaux. Godric et Helga s’en approchèrent pendant que Rowena gardait Hans et Helena en arrière, leur demandant de laisser leurs anciens professeurs seuls.

C’est Godric qui dû ouvrir le rideau, Helga ne semblant pas trouver le courage. Elle restait là, la main levée et tremblante, incapable de faire un autre mouvement.

- Ne devrais-tu pas rester à l’arrière? lui demanda-t-il.
- Je dois la voir. Il le faut. Tout cela me semble encore irréel. J’ai l’impression de faire un cauchemar.

Eulalie Serpentard était là, les yeux fermés, le teint pâle, sa longue chevelure de jais encadrant son visage si semblable à celui de poupée de sa mère et portant encore les rondeurs de l’enfance. Helga déglutit en voyant la profonde entaille qu’elle abordait à la gorge. Quelqu’un l’avait visiblement nettoyé –probablement Ealhhere -, car il ne pouvait être concevable qu’une personne ayant une blessure de cette ampleur ne se soit pas vidée de son sang partout.

- Ce n’est qu’une enfant, murmura Helga. Pourquoi… Comment ont-ils pu? Elle n’avait aucun moyen de se défendre, elle n’avait même pas l’âge d’aller à Poudlard encore!
- Elle allait avoir dix ans, murmura Godric.
- Salazar lui avait donné une baguette pour lui faire plaisir, elle ne savait même pas s’en servir! L’ignorance… l’ignorance des autres, quel malheur! Ça aurait pu être n’importe lequel des nôtres…

Elle parlait des autres enfants des Fondateurs. Godric n’en avait pas et il pouvait difficilement imaginer la douleur qu’une telle perte pouvait causer, malgré tout l’attachement qu’il leur portait. Helga n’avait jamais eu subir un tel drame, mais avait vécu bien des malheurs en revanche…

Godric se rappela le jour où Frans était partit en amenant Hans avec lui. Helga avait été inconsolable pendant des semaines. Elle avait perdu son époux et son fils le même jour, le premier alléguant qu’elle ne se consacrait pas suffisamment à sa famille et que le second n’avait pas à vivre avec une mère qui le confiait aux elfes-de-maison toute la journée. La Fondatrice avait d’ailleurs faillit quitter Poudlard, déboussolée, se remettant en question. C’est Rowena qui l’avait retenue, alléguant qu’elle n’avait rien à se reprocher, qu’elle-même élevait sa fille au château et que c’était Frans qui avait toujours eu du mal à accepter son rôle au sein de Poudlard. L’architecte lui avait lancé que Frans ne la méritait pas et qu’il se rendrait compte un jour que Hans serait bien mieux avec sa mère.

Mais au contraire d’Eulalie, Hans était vivant, bien qu’habitant sur le continent à l’époque. Elle pouvait lui envoyer des lettres et prendre de ses nouvelles, ce qu’elle faisait à tous les cinq jours, sans faute. Et quand il était revenu avant sa rentrée à Poudlard, elle avait pu voir comment il avait grandi, comment il avait changé. Elle avait pu l’embrasser et l’étreindre de nouveau.

Salazar ne verrait jamais sa fille grandir. Eulalie aurait neuf ans pour toujours.

Helga replaça les cheveux de la fillette avant de lui laisser un baiser sur le front.

- Elle est si froide, dit-elle, les larmes coulant sur ses joues.

Godric lui frotta le dos. Helga était la sensible du groupe. Elle était celle qui comprenait le plus la nature humaine, la plus touchée par leurs malheurs. C’est probablement pour cela que les étudiants en général l’adoraient. Elle pouvait compatir et sympathiser.

C’est également une des raisons pourquoi Godric était tombé amoureux d’elle plus de vingt ans auparavant, lorsqu’il l’avait rencontré la toute première fois. Elle avait cette douceur qui lui manquait et dont il était si avide pourtant.

- Il faut aller voir les garçons, lui dit-il et le prenant par les épaules pour l’escorter loin de la benjamine de Salazar.

Ils traversèrent l’infirmerie pour rejoindre la pièce adjacente à celle-ci, accompagnés de Rowena qui ne put empêcher sa fille de les suivre. Hans emboîta timidement le bas, incertain en voyant le professeur Serdaigle les fixer d’un œil noir, mais ne désirant pas rester seul à l’arrière.

Quand ils firent leur entrée, les frères Serpentards ne se levèrent pas, visiblement trop épuisés et chagrinés pour faire quoique ce soit. Leur mère, Clementia, était couchée et dormirait probablement pour quelques heures grâces aux bons soins de Helga et de Rowena. Une assiette de biscuits avaient été amenée, mais n’avait pas été touchée.

Helga les observa, le cœur débordant de chagrin. L’ainé, Ealhhere, âgé de 20 ans, était brun comme sa mère et avait hérité de la moue dédaigneuse de son père. Il avait d’épais sourcils broussailleux comme son frère, un trait paternel. La cadet, Athelney avait le même âge que Hans et Helena et avait les cheveux noirs. Pour le reste, il avait un visage comme son père, mais semblait plus sympathique, moins revêche, bien qu’un tout sourire semblait avoir quitté son visage pour toujours.

- Avant que nous allions trouver votre père, vous devez me raconter ce qui s’est passé, leur dit doucement Godric.
- Ces sales Moldus ont tué ma sœur! cracha Ealhhere, retrouvant de la vigueur. Ce sont des lâches de s’attaquer à une petite fille sans défense!
- Si seulement nous l’avions trouvé plus tôt, murmura Athelney, écrasé par le chagrin et les remords. J’ai été idiot, j’aurai dû appeler père dès que je me suis aperçu qu’elle avait quitté sa chambre. Il l’aurait retrouvé toute suite.
- Tu dois nous raconter ce qui s’est passé, murmura Helga. Je sais que c’est dur, Atty, mais il le faut.

C’était le surnom qu’elle utilisait bien avant qu’il n’entre à Poudlard alors qu’elle le berçait tard dans la nuit lorsque Clementia venait à Poudlard avec les enfants. Il avait été sa bouée de sauvetage quand Frans lui avait enlevé son fils. Godric se demanda si Athelney s’en souvenait lui-même. Au regard un peu étrange qu’il lui porta, la réponse semblait être non.

- J’étais en train d’observer les étoiles et les mouvements des planètes à la maison quand j’ai vu des étincelles dans le ciel. J’ai pensé que quelque chose n’allait pas et je suis descendu dans la chambre d’Eulalie, mais elle n’y était pas. Alors, je suis parti à sa recherche. Il lui arrive de faire des cauchemars la nuit et elle va prendre un peu d’air frais dans ce temps-là. Je n’arrivais pas à la trouver, alors, je suis retourné à la maison et j’ai réveillé père. Mère l’a suivit et Ealhhere aussi. Quand nous avons rejoint père, c’était trop tard. Elle… elle…
- Elle baignait dans une mare de sang, compléta Ealhhere, tremblant de rage. Nous savions déjà que c’était trop tard. Mère est devenue complètement folle. Je n’ai jamais entendu quelqu’un crier comme ça. Et père…

Les deux frères se regardèrent, visiblement hésitants à raconter la suite.

- Nous avons besoin de savoir, leur dit Rowena d’un ton autoritaire.
- Père… il s’est avancé vers les Moldus, relata Ealhhere. Ils ne savent pas qui nous sommes, nous n’avons jamais révélé notre existence et père a jeté des sortilèges pour qu’ils ne voient pas la maison, avant nos naissances. Alors, ils étaient surpris de nous voir et ils ne comprenaient plus rien. Je crois… je crois qu’ils ont pensé qu’ils s’étaient trompés, qu’ils avaient trop bu et qu’ils avaient imaginé ce que Eulalie a fait. Père les a tué un à un. Athelney s’est avancé pour l’arrêter et les Moldus restant se sont mis à courir dans tous les sens. Ils hurlaient, ils essayaient de se sauver. On a dû se mettre à deux pour désarmer père. Il… on ne l’avait jamais vu comme ça.
- Je n’ai jamais vu quelqu’un aussi hors de lui, continua Athelney. Les serpents… tous les serpents des environs venaient vers lui et essayaient d’attraper les Moldus. On avait beau essayer de parler à père, il ne semblait pas nous attendre. On a donc essayé avec les serpents et ils se sont mis à être plus dociles; ils ne savaient plus qui écouter. Et là, père a simplement transplané. J’ai ramené mère à la maison, mais père n’y était pas. Alors, je l’ai amenée ici et c’est le professeur Poufsouffle qui m’a ouvert les portes du château.
- Et toi, Ealhhere? demanda doucement Helga.
- J’ai cherché les Moldus restants pour leur effacer la mémoire, dit-il, sombrement. Ils se penseront sans doute frappé par une maladie mystérieuse. Après tout, personne ne doit savoir ce qui s’est passé. Personne ne doit savoir que père a tué tous ces gens.

Il regardait Godric droit dans les yeux. Le fils de Salazar savait déjà que Helga garderait le silence, tout comme Rowena qui ne se mêlait rarement des affaires des autres. Seul Godric restait un danger avec sa droiture et sa justice. Il était le seul assez fou pour dénoncer Salazar.

- Ton père est mon ami. Je ne le trahirai pas. En ce moment, il faut le protéger de lui-même, dit-il en sortant, suivit de près par Rowena. Nous verrons pour la suite plus tard.
- Restez ici, ordonna Helga aux plus jeunes alors qu’ils avaient fait un mouvement pour sortir eux aussi. Nous sommes les seuls à pouvoir le raisonner. Il doit être complètement brisé.

Hans comprit que sa mère lui confiait la garde des frères Serpentard et celle-ci rattrapa ses deux amis et tous les trois prirent la direction des cachots, là où s’était réfugié le Fondateur.

- Il a refusé de m’ouvrir, raconta Helga. Il n’y a rien à faire, il a rejeté un sort à la porte. J’ai tout essayé ce que je savais, j’ai même demandé à un elfe d’y entrer, mais impossible. J’ai l’impression qu’il a ensorcelé l’endroit pour que seules certaines personnes puissent y entrer. Mais il est hors de question de laisser les garçons y aller. Il est enragé. Il leur en veut de l’avoir arrêter. Ealhhere et Athelney n’ont pas à subir cela, ils en ont assez vu pour ce soir. C’est à nous de le raisonner. Il…

Elle soupira.

- Il est revenu à ce qu’il avait dit quand nous avons fondé Poudlard. Que les enfants de Moldus ne devraient venir à l’école. Maintenant… il pense que… ses pensées étaient énormément flous, mais l’idée générale était que les Moldus méritaient de voir leurs enfants sorciers être tués par leurs voisins, leurs amis.

Rowena et Godric eurent un air inquiet; ils savaient que cette rechute des idées de leur confrère n’augurait rien de bon. Alors qu’ils arrivaient devant la porte des appartements de Salazar, Rowena s’avança et la toucha avant de reculer d’un air troublé.

- Est-il toujours derrière?
- J’ai demandé aux elfes de venir nous avertir s’il sortait, peu importe ce qu’il pouvait bien leur ordonner, dit Helga.
- Bien.

Et sa baguette fendit l’air alors que Helga étouffa une exclamation en voyant la plaie que Rowena s’était infligée.

- La porte a besoin de trois différents sangs, dit-elle. Salazar a parfois d’étranges idées. J’imagine qu’il pensait recevoir sa famille et pas nous.

Les deux autres hochèrent la tête, sans être particulièrement surpris. D’un même geste, ils se coupèrent avec leur baguette respective pour ensuite frotter leurs mains sur la porte qui eut un déclic.

- Il sait que c’est nous, dit Helga.
- Ne cache-t-il pas ses pensées? demanda Godric.
- Il est trop perturbé en ce moment pour en être capable, répliqua Helga.

Helga était une legilimens accomplie, beaucoup plus que Salazar, bien qu’elle gardait cette capacité secrète. Godric avait longtemps pensé de sa sensibilité et son souci des autres lui avait permis de dépasser Salazar dans l’art dont il pensait être le maître.

La porte s’ouvrit pour leur laisser entendre un grand bruit et les trois Fondateurs entrèrent dans les appartements sombres de Salazar. Rowena fut la première à faire un geste pour allumer les torches et ainsi leur faire découvrir le chaos qu’il régnait dans l’endroit.

La lourde bibliothèque de bois s’était effondrée et les livres qu’elle contenait volaient dans les airs dans un son assourdissant accompagnés du contenu des tiroirs du bureau et des débris de meubles. Les objets étaient projetés contre les murs, le sol et le plafond alors que Salazar était assis à l’autre bout de la pièce, sur le sol, ses yeux fixant quelque chose que seul lui parvenait à voir.

- Salazar! l’interpella Godric, d’une voix grave. Arrête cela!

Le chaos sembla au contraire redoubler d’intensité alors que le quatrième fondateur eut un sifflement et Helga sursauta en sentant quelque chose la frôler. Elle baissa les yeux pour voir un serpent s’engouffrer dans cet enfer.

- Salazar! cria Godric.
- NON! hurla plus fort Helga juste au moment où l’amas d’objets fonça droit sur eux.

Rowena fut la plus rapide; elle lança un sortilège et tout retomba au sol dans un fracas sonore. Helga fixa les débris, hébétée que leur collègue les ait volontairement attaqués.

- Nous sommes tes amis, Salazar! continua Godric, sa voix étant maintenant le seul son dans la pièce.
- Laissez-moi!

C’était un cri de tristesse et de désespoir. Helga retint Godric par la manche de sa chemise de nuit.

- Ne t’approche pas, il pourrait te faire du mal, murmura-t-elle.
- Bien sûr que non.
- Godric…

Et c’est alors que Rowena s’avança à la grande surprise des deux autres.

- Salazar, laisse-moi t’aider.
- Pars, Rowena, pars! répliqua-t-il.
- Il est torturé, fit Helga. Il veut que tout arrête.
- Salazar, est-ce que tu te souviens? demanda Rowena. Aujourd’hui… Hengist aurait eu 21 ans.

Helga se figea, sous le choc. Elle avait complètement oublié – ce qui n’était pas très étonnant étant donné qu’elle n’avait eu guère le loisir de penser à autre chose depuis qu’elle avait été tirée du lit - et à l’air que Godric abordait, il en était de même pour lui. Salazar resta quant à lui muet, mais Helga vit qu’il repensait à ce sombre jour qui avait failli emporter Rowena.

Un jour de juillet, alors que les fondations du château étaient à peine levées et que bien peu de choses avaient été décidées concernant Poudlard (son nom n’existait pas à l’époque, on l’appelait encore l’école), Rowena avait perdu ses eaux chez elle. Son mari était loin du pays et elle avait décidé de se débrouiller seule, avec l’aide des elfes de maison. Salazar avait cogné à sa porte, venant lui parler de l'école, et il avait découvert la panique qui régnait dans l’endroit. Il avait donc agi pour sauver Rowena, mais il n’avait rien pu faire pour l’enfant qui était déjà mort.

C’est Salazar qui lui avait annoncé que le petit Hengist avait été nommé et enterré par son père. Rowena ne s’en était jamais remise et restait convaincue que si elle n’avait pas travaillé à lever Poudlard cet été-là, Helena aurait un grand frère, malgré tout ce qu’on lui avait dit pour la convaincre du contraire.

- Je comprends ta douleur, Salazar. Je la comprends. Avec le temps, tu iras mieux. La douleur deviendra plus supportable. Tu arrêteras d’en vouloir au monde entier.
- Ces Moldus méritaient de mourir! cria-t-il, en sortant de l’ombre.

Il semblait avoir vieillit de 100 ans. Son visage était tordu dans une horrible grimace et ses cheveux et sa barbe étaient en broussaille. Il avait une cape par-dessus sa chemise de nuit et était couvert de sang. Il avait le regard fou et les trois autres comprirent qu’ils devaient faire attention pour ne pas qu’il n’explose.

- Salazar, nous sommes si désolés, murmura Helga. Si nous pouvions faire quelque chose, nous le ferions. Si quelque chose pouvait ramener Eulalie, nous le ferions, tu le sais. Si quelque chose pouvait effacer cette nuit, nous le ferions.
- MAIS RIEN NE PEUT ÊTRE FAIT! beugla-t-il. RIEN NE PEUT ME RENDRE MA FILLE!

À la grande horreur de Helga, les débris au sol semblaient vouloir bouger de nouveau, sensibles à l’humeur de leur propriétaire. Elle essaya d’attirer l’attention de Godric et d’essayer de comprendre ce à quoi ses collègues pensaient.

- Tu as raison, Salazar, mais ce n’est pas une raison pour nous attaquer, répliqua Rowena. Nous sommes là pour t’aider.
- VOUS SAVEZ! VOUS SAVEZ CE QUE J’AI FAIT! VOUS PENSEZ QUE C’EST MAL!
- Nous pensons simplement que nous devons t’aider! répliqua Godric. Calme-toi.
- HELGA, ARRÊTE! ARRÊTE!

Celle-ci sursauta en voyant Salazar s’effondrer au sol, les mains sur les tempes, gémissant.

- Qu’est-ce que tu lui fais? demanda Godric avant d’avancer vers son ami.
- J’essaie… j’essaie… de le rassurer, balbutia-t-elle. De le forcer à penser à autre chose.
- Tu essaie de le manipuler? tonna Godric, furieux en se retournant vers elle. Est-ce que tu te rends compte à quel point c’est grave?
- Ce n’est pas la question pour le moment! répliqua Helga, le rouge lui montant aux joues. Il ne veut rien entendre, tu le vois bien! Il a essayé de nous attaquer!
- Il n’est pas dans son état normal!
- ET SI JE NE FAIS RIEN, IL RESTERA COMME ÇA! cria Helga.
- HELGA! hurla Rowena, horrifiée.

La Poufsouffle s’effondra à ce moment dans les bras de Godric, confus, alors qu’un serpent sortait d’en dessous de sa chemise de nuit.

- Qu’as-tu fait, Salazar? Qu’as-tu fait? demanda Rowena, sous le choc. Comment peux-tu avoir osé…?
- Elle ne sait rien, se lamenta Salazar. Elle essayait de me faire voir tous ces moments heureux avec Eulalie, mais la douleur est pire. Elle est cent fois PIRE!
- Salazar…

Rowena alla s’agenouiller à ses côtés pour le prendre dans ses bras. Et d’un mouvement rapide de baguette qui surprit Godric, Salazar se trouva au sol, assommé. Il avait besoin d’être loin de toute cette peine pendant quelques heures. Ainsi, il pourrait prendre du mieux.

- C’est terminé, gémit Helga, les yeux voilés. C’est la fin.
- Non, bien sûr que non, répliqua Godric. Nous allons te soigner.
- Salazar… murmura-t-elle avec difficulté.
- Ce n’est pas un serpent particulièrement dangereux, constata Rowena en examinant la créature. Mais elle a besoin d’un antidote. Nous en avons un dans l’infirmerie.
- F-fini, continua Helga. Go-godric. Le Choi-choixpeau.
- Ne sois pas idiote, Helga, nous allons te soigner, répliqua Godric, le visage pâle.
- S-salazar.
- Rowena va l’amener aussi. Ne t’inquiète pas.

Des larmes coulaient sur les joues pâles de Helga.

- P-partir.
- Chut, lui dit Godric en la prenant dans ses bras pour la déplacer jusqu’à l’infirmerie.

Helga eut un soupir et perdit connaissance.

***


Après s’être réveillé ce jour-là, Helga fut incapable d’expliquer ce qu’elle avait voulu dire et Godric mit ses paroles sur le délire provoqué par le poison qui s’était répandu dans ses veines. L’histoire fut rapidement oubliée, mais lorsque Salazar quitta définitivement Poudlard des années plus tard, Godric réalisa que Helga savait déjà ce qu’il tramait à l'époque. Cela devait être la dernière chose qu’elle avait pu voir dans l’esprit de Salazar avant d’être mordue par ce serpent.

Helga avait eu raison. Ce jour de juillet était devenu le début de la fin.
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