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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
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A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


La femme au fond du tableau par Princesse

[10 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Petite participation sans prétention au projet des Bleus sur le thème de la rentrée.

 

L'intrigue doit se passer principalement un jour de rentrée, et doit mettre en scène un tableau particulier. Si vous êtes intéressé par le reste des contraintes, c'est ici que cela se passe => ici

 

 

Note de chapitre:

Pour ce projet, j'ai décidé de lever le voile sur un élement bien particulier de l'univers de JKR... où l'on retrouve Helena Serdaigle et Tom Jedusor. Je ne vous en dis pas plus... et je vous souhaite une bonne lecture ! 

**********

Prologue: Rentrée 1042

*********

 

« Lorsque je ferme les yeux, je les entends encore murmurer mon prénom. Ces voix… glaciales et lancinantes. Elles rentrent dans ma tête et essayent de s’emparer de mon esprit, transformant alors mon corps en une vulgaire marionnette.

 

Un bruit de porte claque, et des murmures impressionnés s’élèvent en bas des escaliers. Je reviens à moi, l’âme tourmentée, réalisant que je suis toujours prisonnière de cette école, source de toutes les discordes entre ma défunte mère et moi-même. Jamais je n’aurais pensé me retrouver enfermé pour l’éternité dans ce château… Si seulement je l’avais su…

 

Là, recroquevillée derrière l’armoire d’Aubazine, mon visage à peine cachée par la lumière du couloir principal de l’Aile Ouest, je réalise avec douleur que ce tableau n’est pas ma maison mais ma prison. Quand pourrais-je m’en échapper pour gambader dans les couloirs ? Un jour sans doute… Cet exotisme n’est réservé qu’à mon fantôme que j’aperçois rarement. Apparement, ce qu’il reste de mon corps a réussit à oublié la disgrâce que j’ai jeté sur notre famille en m’emparant du diadème de ma mère.

 

Personne ne doit savoir.

Jamais.

 

Des pas intimidées claquent sur le marbre, et mon frêle visage se tourne vers cette multitude de yeux noirs et verts qui m’observent étrangement. Leurs doigts sont tendus vers mon corps, tapie dans l’ombre de ma nouvelle demeure, et la culpabilité me ronge les os.

 

- C’est elle… la fille de Rowena, murmure une adolescente, les yeux graves, à une fillette plus jeune de quelques années.

 

Mon esprit se ferme et je me laisse glisser derrière l’armoire d’Aubazine, espérant disparaître dans le sol, désireuse de me détacher de cet espace qui garde une des entrées secondaires de la Bibliothèque. Et je me met à pleurer… pleurer pour oublier qu’aujourd’hui, est le premier jour de la rentrée. Ma première rentrée… rattaché à ce tableau. »

 

 

 

 

 

**********

Rentrée 1938

**********

 

« Tout est calme dans mon couloir. Je profite de ce silence, encore imposant malgré le claquement des semelles dans le grand escalier en pierre qui gronde jusqu’au fin fond de mes entrailles. Dans quelques minutes, la solitude de l’été sera définitivement terminée, et je devrais m’empresser d’ouvrir la porte à tout les élèves qui me donneront gentiment le mot de passe qui me fait encore froid dans le dos.

 

Rowena.

 

Le nom de ma mère résonne encore comme une réprimande à mes oreilles, et je me lève du fauteuil où je suis installé pour me réfugier derrière le rideau, collé à l’armoire d’Aubazine. A peine ai-je le temps de m’y faufiler, qu’une horde de tête blondes aux yeux hagards défilent devant mon tableau. Leur regard passe successivement sur les couleurs délavés de mon univers mais aucun ne s’y arrête. Mon salon n’est pas aussi coloré que celui de ma voisine, Violaine, ou aussi exotique que mon voisin, le Grand duc de Sandhigram.

 

Le gris de mes rideaux, et le marron de mes meubles reflètent à la perfection le côté fade de mon esprit. Et après presque mille ans à être la gardienne du passage secret menant à la bibliothèque, je n’ai échangé que quelques banalités avec certains élèves. Tous de la maison de ma défunte mère.

 

Au loin, j’entends leurs murmures envahirent mon espace personnel, et je me laisse glisser sur le côté pour observer les nouveaux premiers années que les préfets de Serdaigle et de Serpentards raccompagnent jusque dans leurs dortoirs. Mes grands yeux sombres scrutent leurs mains et doigts tendus vers l’ensemble du couloir tandis que leurs bouche, ébahis, s’exclament de l’immensité du château. Je croise quelques yeux, mais aucun ne daigne s’arrêter sur moi.

 

Alors que je suis sur le point de retourner dans ma cachette pour ressasser mes souvenirs, je distingue un pas bien plus hésitant, bien plus léger que ceux qui l’ont précédé. Mon nez longe l’arrière de mon fauteuil et mes yeux s’arrêtent au-dessus du repose-tête. A cet instant précis, mon coeur cogne violemment dans ma tête, lorsque je réalise que deux grands yeux noirs m’observent attentivement. C’est un regard curieux, hésitant, qui détaille mon tableau comme jamais on ne l’avait fait.

 

- Bonjour, me dit-il timidement avant de suivre le reste du groupe dans le couloir.

 

Moi, je reste stupéfaite devant cette voix enfantine et ce visage si triste. Sur sa longue cape, est cousu l’écusson de Salazar Serpentard, et je fronce les sourcils, encore plus surprise de sa politesse. C’est tellement… rare. »

 

 

 

 

**********

Rentrée 1939

**********

 

« Mes doigts se posent sur les touches du piano, accolé au mur, de l’autre côté de mon salon, et des cordes usés s’échappe une longue mélodie, presque plaintive. Les notes s’évadent de leur prison d’huile et de toile pour résonner doucement contre les murs en vieilles pierres du château. J’appuie un peu plus sur le clavier, profitant du lieu désert pour exprimer ma solitude.

 

Les élèves, eux, sont tous entrain de dîner dans la grande salle. Le directeur Dippet est sans doute entrain de faire son long discours de début d’année alors que des bouches affamés se jettent sur de la viande juteuse ou sur des potages aux légumes. La sensation de faim… cela fait bien longtemps qu’elle m’a quitté. Je ne ressens ni les affres de l’appétit ou de la soif. Seulement cette douleur et cette tristesse qui m’abritent depuis ma mort.

 

J’entends des doigts ricocher sur les murs du couloir, et des pas traînants arriver près de mon antre et je m’immobilise instinctivement sur mon tabouret. Mes doigts sont figés dans les airs, et lorsque je fais volte-face, je suis étonnée de voir le petit Jedusor.

 

- Bonjour, Helena, me dit-il tout bas, avec un petit sourire timide sur son visage blafard.

- Bonjour Tom, répondis-je, intimidée moi aussi.

 

Mes yeux trainent dans le couloir pour savoir si nous sommes seuls, et je m’avance vers l’avant du salon pour me rapprocher de sa petite personne. Mon coeur semble se réchauffer lorsque mes doigts frôlent ce que je vois être les siens. Mais nos mains sont séparées par cette toile tendue entre nos deux univers.

 

- Je pensais que tu m’aurais oublié cet été, précisé-je, en fronçant les sourcils.

- Non, me dit-il en secouant lentement la tête. Tu as été ma seule amie l’année dernière. Tu… tu m’as manqué, tu sais.

 

J’esquisse un sourire.

 

- Toi aussi, murmuré-je en m’installant dans mon fauteuil en velours. Alors… qu’a-tu fais cet été, Tom ?

- Rien du tout, me dit-il en haussant les épaules.

 

Ses yeux sont livides, presque autant que son teint et mon coeur se serre. Je n’ai jamais vue un garçon aussi triste et solitaire. Il me rappelle moi à douze ans…  complètement démunis. »

 

 

 

 

**********

Rentrée 1940

**********

 

« Mes yeux se lèvent, agacée, lorsque j’entends les pas précipités des élèves dévaler mon couloir sans la moindre gêne. 1er septembre… un grand classique de la rentrée scolaire. C’est toujours le même refrain. Les premiers années ont les yeux ébahis, les septièmes années sont fatigués d’avance des ASPIC, les cinquièmes années, angoissés, attendant la sentence des BUSE, les sixièmes années sont blasées, et les deux, trois et quatre sont totalement enflammés par les sélection de Quidditch. Et cela, dès le premier jour !

 

Je colle mon long nez fin sur ma toile pour apercevoir une fillette de la maison de Poufsouffle courir comme une damnée sur le marbre du sol, les larmes aux yeux, poursuivit par une horde de hiboux. A l’opposé du couloir, une bande de troisième année ricane grossièrement.

 

Ma bouche se tort en une réprobation avant de regagner mon fauteuil pour continuer de lire mon livre. Les professeurs feraient mieux de surveiller plus étroitement leurs élèves, car plus le temps passe et plus leur éducation s’effrite. De mon temps, on ne courrait pas ainsi dans le château.

 

Mon regard s’égare vers la volée d’oiseaux qui traverse devant mon tableau, et les ricanements diminuent lentement, puis, finissent par disparaître. L’horloge du troisième étage résonne jusqu’à moi, et une question me brûle les lèvres. M’aurait-il oublié ?

 

Une demi-heure après, je suis ravie de constater que non.

Le petit Tom a bien grandit durant l’été. Ses cheveux noirs sont un peu plus long que l’année dernière, mais sont toujours tirés en arrière, impeccablement bien coiffés. Son teint est toujours blafard, et ces yeux… mon dieu ces yeux sont d’une profondeur sans limite.

 

Il me parle de son été dans cet orphelinat de malheur, à l’allure sinistre mais robuste, et de cet Mrs Cole, la directrice. Une femme aussi aigris que maniaque. Tom me dit que pour une fois, les autres enfants ne se sont pas moqués de lui -sauf Dennis Bishop, son principal tyran- et qu’il a pu passer des journées au calme dans sa chambre, à lire tous ces manuels scolaires, et même ceux qui n’étaient que conseiller.

 

J’acquiesce à la fin de chacune de ses phrases, assise en tailleur devant son front collé sur mon tableau.

 

- Je sais que tu comprends mieux que quiconque à quel point c’est dur d’être seul, murmure-t-il en levant son regard perdu face au mien, attendris.

- Tu es un bon garçon, Tom… la plupart des gens ne l’ont pas encore compris, le rassuré-je en souriant. Tu vas voir… ça va finir par s’arranger.

 

Il me sourit à son tour, et nous continuons de discuter de tout et de rien. Nous avons deux mois à rattraper. Rapidement, l’heure d’aller se coucher arrive, et je lui dis de retourner dans sa salle commune pour ne pas qu’il se fasse disputer par Slughorne, son directeur de maison. Il hoche tristement de la tête et se lève, récupérant son sac et ses livres sous son bras.

 

- Est-ce qu’on se voit toujours le mercredi soir et le dimanche matin ? me demande-t-il, les yeux suppliants.

- Je ne bouge pas d’ici, lui dis-je en riant doucement. Si tu as besoin de moi, tu peux venir quand tu le souhaites. Mais fait attention à toi, Tom, prévins-je en fronçant les yeux. Ne fais pas attention aux jumeaux Macfield… je sais qu’ils peuvent être cruel avec toi.

- Ne t’inquiète pas, Helena, je sais me défendre, me dit-il en disparaissant de devant mon tableau après m’avoir adresser un salut de la main.

 

J’espère qu’il sait se défendre… »

 

 

 

 

 

**********

Rentrée 1941

**********

 

« Mon regard affronte celui de Tom, et mes sourcils se froncent quand les siens s’arquent d’étonnement. Il soupire et lâche ses bouquins sur le sol, dans un fracas qui me fait sursauter.

 

- Tu vas aller le dire au Directeur ? me demande-t-il presque brusquement.

- Assied-toi ! ordonné-je en pointant du doigt le sol.

 

Le jeune adolescent qu’est devenu le petit orphelin obtempère malgré quelques marmonnements, me faisant réaliser que quatorze ans est un âge où tout peux basculer.

 

- Pourquoi as-tu fait ça ? questionné-je, soucieuse.

 

Ses poings sont serrés sur ses cuisses et son regard lance des éclairs.

 

- Il m’avait bousculé, me répondit-il sur le ton de l’évidence. A plusieurs reprises… tu sais très bien que Norman Macfield me déteste. Il fait tout pour me rendre la vie impossible… je ne voulais pas commencé l’année en me laissant faire.

- Donc tu as décidé de te venger en le poussant dans les escaliers ? coupé-je, le visage fermé.

 

Mon cœur bat la chamade. Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de rumeurs. L’année dernière, il ne se passait pas une seule semaine sans que je ne voie le visage de Tom couvert d’hématome, ou celui de certains de ses camarades. La plupart du temps, l’excuse du pli dans le tapis était bonne à prendre, mais je n’étais pas dupe. Loin de ça…

 

- Je ne voulais pas le pousser aussi fort, lâche-t-il au bout d’un moment.

 

Son visage se relève vers le mien, et ses grands yeux sombres sont embués de larmes. Instinctivement, ma colère retombe comme un soufflet. Et je me penche vers lui, m’asseyant sur mes genoux à quelques centimètres de son visage. Je rabats ma longue jupe argentée autour de mes jambes et croise mes mains sur mes genoux.

 

- Tom, commencé-je prudemment. Une année comme celle que tu as passé l’année dernière n’est plus possible.

- Je sais…

- Norman Macfield est un horrible garçon qui se croit tout permis parce que son grand oncle est le directeur de cette école, mais cela ne doit pas excuser ton comportement.

- Oui…

- Promet-moi que tu ne recommenceras pas, ordonné-je en me penchant un peu plus vers lui.

- C’est promis, me dit-il après avoir soupirer. Je te promets que je ne toucherais plus à Macfield…

- Ni aux autres garçons, insisté-je. Si tu as un problème, tu dois en parler aux adultes.

- D’accord…

 

Nos regards se croisent, et j’observe ses prunelles méfiantes avant d’y lire de la sincérité, ce qui me soulage. Tom Jedusor est un enfant caractériel, mais il n’a pas un mauvais fond. Il est juste incompris.

 

- Ne parlons plus de cela, déclaré-je en lui souriant doucement. Raconte-moi plutôt tes vacances. Cette nouvelle adjointe… Martha, me rappelé-je en fronçant les sourcils. Est-elle gentille avec toi ?

- Oui, me dit-il en haussant les épaules. Mais… sa préférée c’est Amy Benson.

- Oh…

- De toute façon, je les déteste tous ! s’exclame-t-il violemment. J’ai passé mon temps à lire tout seul dans ma chambre. Je n’avais pas envie de voir leurs têtes moqueuses.

- Je peux comprendre, chuchoté-je en repensant à mon aversion pour les élèves trop curieux. Et qu’as-tu lu ?

- Des livres sur l’histoire de Poudlard, principalement…

 

Mon cœur s’arrête de battre, ou du moins une sensation presque équivalente du temps où j’étais vivante, éclate dans ma poitrine.

 

- Sur les fondateurs, continue Tom mal à l’aise, mais le regard toujours fixé sur mon visage apeuré. Sur toi aussi… beaucoup.

 

Je sens mon esprit se renfermer comme une coquille et je me lève du plancher, tournant le dos au jeune adolescent inquisiteur qui se révélait être mon seul ami depuis tout ce temps, esclave dans mon tableau. La peur et le regret commençaient à tordre mes entrailles et je pouvais sentir ses yeux brûler la chair de ma nuque avec les questions qui se bousculaient sur ses lèvres fines.

 

- Pourquoi tu ne m’as jamais raconté ton histoire, Helena ? me demande-t-il, tristement.

- Ce n’est pas quelque chose qu’on raconte aux enfants ! rétorqué-je, les mains crispés sur mon petit secrétaire.

- Je ne suis plus un enfant, j’ai quatorze ans, maintenant, me dit-il, tout doucement. Tu connais toute ma vie, toutes mes peurs, et moi… moi je ne sais presque rien sur toi, sur ta mère, sur ta vie d’avant. Pourquoi ? Pourquoi je ne sais rien ?

 

Ma bouche lâche un soupir, mais je n’ose toujours pas me retourner.

 

- Tu ne me fais pas confiance…

 

Sa voix est si triste, si pâle, si mélancolique, que je me sens bouleverser. Comme si une averse venait d’éclater dans mon ventre, et mes pas me ramènent vers Tom, toujours assis sur le sol du couloir, la tête penchée sur le côté. Ses yeux sont immenses. Ouvert et à l’affût du moindre de mes mouvements. Je suis hypnotisée par la fragilité et l’innocence de son regard, comme si une force invisible m’ordonnait de m’incliner face à lui.

 

- Qu’aimerais-tu savoir ? murmuré-je lentement.

 

A ce moment là, j’ignore encore tout du piège qui se referme autour de moi… »

 

 

 

 

 

**********

Rentrée 1942

**********

 

« Pour l’anniversaire de ma mort, neuf cent ans tout de même, mon tableau à été entièrement rénové au mois d’Août, et c’est au milieu d’un salon tout neuf, aux couleurs ocre et chocolat, et d’une toile aussi brillante qu’au premier jour, que j’entends les éternels bousculades de la rentrée scolaire.

 

Plusieurs dizaines de longues capes noires frôlent le sol, fraichement lavé par les elfes de maison, et leurs écussons a l’effigie du serpent et du blaireau défile devant mon regard attentif. Je suis toujours tapie au fond de mon salon, à moitié cachée par les rideaux. Je suis bien dans ma solitude. Seule. Sans aucun élève pour m’embarrasser des ces questions indiscrète. Sauf un… et je vois ses yeux, fiers, s’approcher doucement de mon tableau.

 

Il a encore grandit. Au moins six ou sept centimètres durant l’été. Ses cheveux sont plus courts, et coiffés sur le côté. Il a perdu la physionomie ronde du jeune adolescent, pour arborer les traits plus accentués d’un jeune homme. Sur sa veste, brille l’insigne de Préfet, ce qui me fait sourire. Je suis heureuse pour lui. Sincèrement. Depuis que je lui ai divulgué l’histoire de ma mort, et ma traitrise au près de ma défunte mère, nous sommes encore plus proche qu’auparavant. J’avais oublié à quel point c’était apaisant de se confier à quelqu’un qui nous comprenait. Tom connait la solitude. Au moins autant que moi. C’est ce que nous partageons le plus, lui et moi, lors de nos moments privilégiés.

 

- Es-tu fier ? demandé-je, en pointant son insigne du doigt.

- Heureux surtout, me répond-il, d’un air énigmatique. Je suis ravie de voir que le professeur Dippet me donne enfin une chance de me différencier des autres…

 

Sa voix est sûre, et je distincte une nuance bien plus froide que d’habitude. Son regard aussi est différent. Comme si ses prunelles dansaient avec grandeur face à mon tableau.

 

- Qu’as-tu sur le cou ? demandé-je, en apercevant une éraflure sur sa jugulaire.

 

Je me penche vers lui, et ses mains rehaussent instantanément le col de sa chemise sur sa nuque, cachant alors ce que j’estime être une griffure. Mais mes yeux n’ont pas le temps d’en analyser d’avantage que cette marque disparait sous le tissu de l’uniforme.

 

- Rien d’intéressant, esquive-t-il, d’un petit sourire en coin. Avec l’orphelinat, nous sommes partie quelques jours à Brighton. Disons que j’ai accidentellement… glissé sur une roche.

 

Mes sourcils se froncent légèrement face au ton désinvolte de sa voix. Serait-il entrain de me mentir ? Tom peut être fragile comme garçon… L’année dernière reste là pour en témoigner…

 

- Dennis Bishop s’est assagit cet été ? questionné-je doucement, essayant d’examiner les traits si nouveaux de mon petit protégé.

- Oh oui, me dit-il, un sourire carnassier sur son visage angélique. J’ai su me montrer très persuasif.

 

Ma question se meurt dans ma gorge, et une sensation de mal être m’englobe. Quelques sueurs froides dégoulinent le long de ma colonne vertébrale. Et mes mains se croisent sur mon ventre en signe de protection. Que m’arrive-t-il exactement ? De quoi ai-je peur ?

 

- J’ai passé mes vacances à réfléchir à ce que tu m’as dit, Helena, l’année dernière, reprend-t-il, le visage pensif. A tout ce que nous avons partagé sur ton passé… et je pense pouvoir apporter un certain soulagement à ta conscience.

 

Mon ventre se tord de nouveau, et mes pieds reculent d’un pas, tétanisée par la lumière effrayante que je vois dans ses yeux. Pourtant, quand il penche sa tête sur le côté et que ses trais enfantins reparaissent distinctement, je sens mon cœur s’emballer et mon affection pour cet élève reprend le dessus. La sensation de bien être que pourrait m’apporter la sérénité de mon esprit l’emporte aussi sur mes craintes de dévoilés un peu plus mon passé. Notamment sur ce qui s’est produit après avoir dérobé le diadème…

 

- Qu’entends-tu par là ? murmuré-je, avec curiosité alors qu’un silence assourdissant nous entoure de son manteau épais.

- Je sais que tu souhaites te venger de ta mère, Helena.

- Comment ? déclaré-je, les oreilles sifflantes.

 

Des éclats de voix retentissent dans le couloir, et mes pieds glissent sur mon parquet pour m’esquiver derrière mon armoire d’Aubazine. Quelques regards curieux traînent sur mon visage, suivis de quelques chuchotements, et Tom leur ordonne de remonter dans leur dortoir, nous laissant seuls de nouveau.

 

- Je t’expliquerais tout ça plus tard, mes devoirs de préfets m’appellent. Je te promets que tu vas adorer mon idée…

 

Ses yeux restent sombres et énigmatique alors qu’il disparait dans le couloir, sa cape battant le sol au rythme de son pas assuré. Le mien, lui, reste tremblant dans mon salon. Que veut-il me proposer comme solution ? Je ne suis pas certaine d’être aussi enjouée que lui… »

 

 

 

 

 

**********

Rentrée 1943

**********

 

« D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais attendu une rentrée avec autant d’impatience. Mes pieds battent douloureusement le parquet de mon salon, et je ne fais que m’asseoir et me lever toutes les deux minutes, depuis que j’ai entendu le grondement de la grande salle résonner dans le reste du château.

 

Certains élèves passent devant mon tableau sans m’accorder un seul regard. Seuls les premières années salissent ma toile de leur curiosités malsaines, avant que les septièmes années ne viennent les guider et les chaperonner. Les événements tragiques de l’année dernière sont encore en ébullition dans leurs têtes. Moi-même j’ai cru que l’école allait fermer à la suite de toutes ces attaques répétées. Et puis cette pauvre Mimi Warren, retrouvé morte dans les toilettes des filles… Dumbledore devrait avoir honte d’avoir gardé ce monstre d’Hagrid sous sa protection, le nommant ainsi garde-chasse de l’école.

 

Des pas assurés martèlent le sol, et je me lève d’un bond de mon fauteuil, avant de réaliser avec déception que ce n’est pas le visage de Tom que je vois traverser le couloir. C’est celui d’un Serdaigle. Alors je soupire, et retourne m’asseoir, attendant nerveusement la venue de mon protégé. Je sais qu’il viendra… c’est notre rituel depuis cinq ans. Le jour de la rentrée scolaire est notre jour. Celui de nos retrouvailles, l’anniversaire de notre première rencontre.

 

Mais une heure passe, puis deux, trois… et à présent, la nuit tombe lourdement au dehors du château, plongeant le couloir dans une certaine obscurité. Mes paupières s’alourdissent de fatigue, et je suis sur le point de m’endormir lorsque j’aperçois le visage angulaire de Tom arriver doucement vers moi. L’instant d’après, je suis agenouillé à même le sol, et mes doigts sont posés sur ma toile là où les siens sont appuyés. Je peux presque sentir sa peau contre la mienne.

 

-        Tu en as mis du temps, murmuré-je tristement.

 

Il détourne le regard.

 

-        Je voulais absolument te voir, Tom. J’ai… j’ai appris pour la mort de ton père cet été. Quel acte barbare, me désolé-je. Comment te sens-tu ?

 

Il ne me répond pas. Ses yeux regardent toujours le sol. Il me parait avoir pris dix ans d’un coup. Soudain, j’ai l’impression de ne plus le connaitre. De ne plus le reconnaître

 

-        Tom ? appelé-je, inquiète face à son mutisme.

 

Son regard se lève vers le mien, et je suis effrayé par la profondeur de ses prunelles. Elles sont dénuées d’émotions… il n’y a rien à l’intérieur. Pas de douleur, pas de tristesse, pas de culpabilité. Certes son père les a abandonnés, sa mère et lui, lorsqu’il n’était qu’un bébé, condamnant sa mère à une mort cruelle mais… il est impossible de rester de marbre face à un tel évènement. Et ce genre de situation est quelque chose que j’ai déjà vécu… il y a très longtemps.

 

-        Tom ? répété-je plus lentement.

-        Mon père n’était qu’un horrible moldu, me répond-il avec dégout. Il a lâchement abandonné ma mère à son sort, et ma renié sans la moindre culpabilité. Sans doute n’a-t-il eu que ce qu’il méritait…

 

Mes yeux s’écarquillent alors que Tom caresse doucement ses cheveux plaqués sur son crâne.

 

-        J’aimerais ne plus en parler, Helena, m’avertit-il de sa voix grave. Et puis, j’ai des choses bien plus intéressantes à te raconter…

 

Plus intéressante ?

 

Mes mains tremblent nerveusement et je les cache derrière mon dos. Que va-t-il me dire à présent ? »

 

 

 

 

**********

Rentrée 1944

**********

 

« Je regarde la lumière du couloir vacillé dangereusement au-dessus de mon tableau alors que je sens mes pieds prendre racine dans le parquet. Cela fait des semaines que je ne me sens pas bien. Nauséeuse, la sensation d’être épuisé… comme si j’avais été humaine. Comme si je m’apprêtais à mourir une seconde fois.

 

Le professeur Dippet est venue lui-même me voir en personne pour s’assurer de mon état mais je m’étais évertué à resté cacher derrière l’armoire d’Aubazine. Je ne voulais voir personne. Même le Baron sanglant, qui possède une affection toute particulière à mon égard, n’avait su me faire sortir de ma tanière. Je ne l’aurais fait pour rien au monde… Au plus profond de moi quelque chose était entrain de bouillir depuis un long moment.  De nouveau, j’entendais ces voix glaciales qui me léchaient l’esprit, m’obligeant à faire des choses qui me répugnait. La plupart du temps, je ne comprenais pas leur volonté. Seul leur intonation, rêche, me faisait comprendre la dureté de leur demande.

 

Les élèves arrivent. Je les entends piailler comme des coq en bas des grands escaliers. Ils s’apprêtent à rentrer dans la salle du banquet. Les premières années doivent être subjugués par la beauté des lieux. L’horloge retentit en bas, faisant vibrer les murs de ma prison d’huile. Encore quelques petits heures avant de revoir Tom. Cette fois-ci, il ne pourra pas esquiver notre conversation. J’attends cela depuis trois mois. Depuis qu’il m’a avoué cette quête impensable de retrouver le diadème de ma mère. C’est impossible… moi-même je ne saurais pas capable de retrouver l’arbre creux dans lequel je l’ai caché depuis ces derniers siècles, dans la forêt d’Albanie.

 

Pourtant, je devais bien admettre que quelque chose, au fond de moi, se doutait de sa réussite. ET je trépignais d’impatience de le revoir. De les revoir…

 

J’entends un raclement de gorge qui me fait sursauter et lorsque je me retourne, je tombe nez à nez avec le visage angulaire de Tom, ses grands yeux brillant me scrutant attentivement.

 

-     L’as-tu trouvé ? demandé-je avec précipitation.

 

Un sourire en coin apparaît sur ses lèvres fines, et ses doigts plongent dans son sac en cuire, pour en ressortir un foulard en soie. Il défait lentement l’attache du tissu, et c’est là que le vois… Cet énorme saphir qui surplombe la tiare de ma mère, coincé entre les ailes imposants de son aigle royal. Il est exactement comme dans mes souvenirs. Saillie de pierres précieuses, constitué d’un métal inaltérable. Je porte mes mains à mes yeux et je lâche un hoquet de surprise.

 

Tom a bien tenu sa promesse. Il m’a ramené le diadème de ma mère… Cette spirale va enfin pouvoir cesser. Je vais pouvoir quitter ces lieux, et ce tableau qui m’affame l’âme depuis plus de neuf cent ans.

 

-     Merci, murmuré-je en lui souriant doucement. Merci de me l’avoir ramené, Tom… je savais que tu y arriverais.

-     Est-il comme des tes souvenirs ? me questionne-t-il en analysant minutieusement le diadème.

-     Oh oui, chuchoté-je, encore sous le choc.

-     Très bien, sourit-il en rabotant le foulard sur le saphir, avant de glisser la bijou dans sa manette en cuire.

-     Quand compte-tu le détruire ? supplié-je presque.

 

Un étrange sourire traverse son visage avant que ses sourcils ne se froncent l’espace d’une demi-seconde. Il boucle son sac, le cale sous son bras, et me toise de toute sa hauteur.

 

-     Le détruire, Helena ? répète-t-il alors que je sens un poids peser sur ma poitrine. Pourquoi voudrait-tu que je fasse une telle chose ?

-     Parce que… parce que c’est ce que tu m’as dit, tu me l’as promit, Tom, rappelé-je, ma voix montant douloureusement dans les aiguës.

-     Non… je t’ai simplement dit que je m’en occuperais… Que je l’anéantirais… Le diadème de ta mère ne sera plus jamais celui que tu as connu.

-     Que.. que veux-tu dire ? questionné-je, inquiète, l’esprit perdu.

 

D’autres pas résonné au fond du couloir, mais mon visage ne se tournent pas vers les élèves. Mes yeux sont ancrés dans ceux de Tom. Il me sourit de manière glaciale puis réajuste son uniforme sur ses épaules.

 

-     Ne t’inquiètes pas Helena, je t’ai dis que je vais m’en occuper… je t’expliquerais tout dans la semaine. Le banquet va commencer, et en tant que préfet-en-chef, je ne peux être en retard.

-     Non, Tom, attends ! ordonné-je en plaquant mes deux mains contre la toile de mon tableau.

 

Il tourne les talons, calmement pour s’éloigner de mon cadre, alors que je sens la panique me consumer.

 

-     TOM ! crié-je une nouvelle fois, en trébuchant sur la tapie de mon salon.

 

Instinctivement, je traverse la moitié des tableaux du second étage, bousculant mes voisins, manquant d’écraser quelques hiboux ou de glisser sur ses fruits étalés sur les tables. Je continue d’appeler Tom mais celui-ci ne me répond pas. C’était comme si je n’existais plus…

 

Je fini par arrêter ma course folle lorsque le poney du chevalier du catogan me barre la route…

 

-     Attends, murmuré-je en tendant la main vers Tom qui disparaît au détour du couloir.

 

Mon dos glisse le long du tableau qui ne m’appartient pas, et mon front s’enfonce dans mes genoux. Cette douleur dans la poitrine ne me quitte pas. Que va-t-il se passer maintenant que le diadème est revenue là où tout a commencé ?

 

Quelques larmes roulent sur mes joues. J’espère que Tom ne fera rien d’irréfléchis… je n’aurais jamais dû lui dire la vérité sur mon histoire.

 

Jamais »

 

 

 

 

 

**********

Epilogue: Rentrée 1998

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« Le couloir est lumineux… rayonnant comme j’ai rarement eu l’occasion de le découvrir. Les vieilles pierre ont disparu pour laisser place à de nouvelle structures, bien plus blanche que les précédentes. Tout semble être redevenu à la normale. Sauf cette odeur… il y a toujours cette odeur pestilentielle de brûler dans quelques recoins, rappel constant de la grande guerre qui s’est déroulé ici-même il y a quelques mois.

 

-     Un peu de thé, ma chère ?

 

La voix du Baron me sort de mes rêveries, et je lui adresse mon sourire le plus aimable, avant de poser mes mains sur la table en bois de son petit salon. Depuis le début de l’été, nous nous retrouvons souvent lui et moi pour prendre le thé. Je pense que tout ce qui s’est passé l’année dernière a apaisé les tensions de nos passés. Nous avons chacun comprit nos erreurs… et lui seul avait su trouvé les mots pour apaiser ma colère et ma tristesse au sujet de la véritable histoire du diadème de ma mère.

 

J’ai mis longtemps à comprendre que le petit Tom Jedusor m’avait utilisé toutes ces années… et le pardon n’était pas encore arrivé. Voldemort avait détruit ma maison… mon tableau… et une partie de mes amis. En partie à cause de ce que j’avais fait, il y a de cela cinquante ans.

 

Le Baron pose sa main sur la mienne, et je suis toujours un peu surprise de ne plus entendre les chaines tinter à ses pieds et à ses poignets au moindre de ses mouvement. Je lu aie demandé de les retirer. Je pense qu’il a assez payé de sa personne pour m’avoir ôter la vie, en l’année 1042.

 

-     N’y pensez-plus, ma bien aimé, me dit-il tout bas. Ce temps est révolu.

 

J’hoche délicatement de la tête, au moment les grandes portes du château s’ouvre sur des rires tonitruants et des pas précipités dans les grands escaliers.

 

Nous échangeons tout deux un regard de connivence.

 

Oui… Poudlard venait bel et bien de réouvrir ses portes pour une nouvelle rentrée scolaire. Et c’était bon… incroyablement bon de sentir la présence vivifiante des jeunes générations de sorciers. »

Note de fin de chapitre :

J'espère que ce petit voyage dans le temps, aux prémices d'une des créations d'horcruxes de Vous-Savez-Qui, vous a envouté... N'oubliez pas de me laisser une review ; )


XOXO


 

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