S'identifier | | Identifiants perdus | S'enregistrer |
Lien Facebook

En savoir plus sur cette bannière

News

Programme de juillet des Aspics


Bonsoir à toustes !

Un peu de lecture pour vous accompagner en cette période estivale... Vous avez jusqu'au 31 juillet pour, d'une part, voter pour le thème de la prochaine sélection ici et, d'autre part, lire les textes de la sélection "Romance" du deuxième trimestre 2024, et voter ici !

Les sélections sont l'occasion de moments d'échange, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé sur le forum ou directement en reviews auprès des auteurices !


De L'Equipe des Podiums le 11/07/2024 22:30


Assemblée Générale 2024


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 21 juin 2024, à 19h.

Venez lire, échanger et voter (pour les adhérents) pour l'avenir de l'association.

Bonne AG !
De Conseil d'Administration le 14/06/2024 19:04


Sélection Romance !


Bonsoir à toustes,

Comme vous l'avez peut-être déjà constaté, sur notre page d'accueil s'affichent désormais des textes nous présentant des tranches de vie tout aussi romantiques ou romancées les uns que les autres ! Et oui, c'est la sélection Romance qui occupera le début de l'été, jusqu'au 31 juillet.

Nous vous encourageons vivement à (re)découvrir, lire et commenter cette sélection ! Avec une petite surprise pour les plus assidu.e.s d'entre vous...

Bien sûr, vous pouvez voter, ça se passe ici !


De Jury des Aspics le 12/06/2024 22:31


145e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 145e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 14 juin à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !


 


De L'équipe des nuits le 12/06/2024 12:33


Maintenance des serveurs


Attention, deux interventions techniques prévues par notre hébergeur peuvent impacter votre utilisation de nos sites les 28 mai et 4 juin, de 20h à minuit ! Pas d'inquiétudes à avoir si vous remarquez des coupures ponctuelles sur ces plages horaires, promis ce ne sont pas de vilains gremlins qui grignotent nos câbles ;)

De Conseil d'Administration le 26/05/2024 18:10


144e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 144e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 18 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits et à vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 12/05/2024 11:00


Felixatum Vivatis Tempus par Kerowyn

[11 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Bonjour!

Je n'ai jamais aimé les fictions avec des voyages temporels, mais depuis que j'en ai lu une absolument géniale, j'ai décidé d'essayer. Et, contre toute attente, je m'amuse vraiment à l'écrire ! Je pense que les chapitres seront plus longs que dans mes fictions habituelles, à voir comment se profile la suite.

Il y aura sans doute du snarry quelque part, et évidemment les maraudeurs seront très présents :)

Je reprends les personnages à ma sauce, donc ne vous étonnez pas si certaines choses vous paraissent incohérentes !

Maintenant, bonne lecture!

Note de chapitre:

Et voici le premier chapitre! Dix pages soumises à votre jugement, écrites avec grand plaisir!

Je vous souhaite une bonne lecture !

CHAPITRE 1 : LES DURSLEY A POUDLARD

Harry n’allait pas bien. Plus que tout, il avait un mauvais pressentiment. Ca faisait maintenant deux semaines qu’il était rentré « chez lui », et si cela s’accompagnait d’une lassitude nouvelle, ce n’était pas son plus gros problème. Non. Voilà deux semaines qu’il n’avait fait aucun cauchemar, n’avait eu aucune vision, que sa cicatrice se faisait silencieuse. Il s’était attendu à un déluge de sensations, à ressentir la joie malsaine de son ennemi, son plaisir face à son deuil. Mais rien.

Harry sortait tout juste d’une année durant laquelle il s’était senti doucement glisser vers la folie, sans aucun doute à cause d’une fréquentation journalière du cerveau dérangé d’un semi-homme qui terrorisait la population sorcière. Et ce dernier venait tout juste de sortir de l’anonymat, officialisant une guerre qui, pour Harry, ne s’était jamais arrêtée.

Aussi, il s’inquiétait de ce silence. Non pas qu’il apprécie les incursions dans la vie des mangemorts, d’autant que cela lui avait coûté son parrain, mais cette absence… Il n’était plus habitué à être aussi seul, jusque dans sa propre tête. Harry ne put retenir un gloussement nerveux. S’il commençait réellement à regretter ses visions, c’est qu’il était bon pour partager la chambre de Lockhart.

De toute façon, il ne put poursuivre ses pensées. S’il en croyait les tambourinements sur sa porte, il ferait mieux de se lever. Harry prit tout de même son temps, plaqua un sourire innocent sur son visage et ouvrit la porte en grand, découvrant une Pétunia impatiente, le poing en l’air.

-         - « Oui ? s’enquit Harry, exprimant une sollicitation qu’il ne ressentait absolument pas.

-        -  Dépêche-toi de préparer le repas ! Tu ne t’es pas levé pour le petit déjeuner, alors j’attends de toi un peu plus d’efforts !

-        -  Mais bien sûr, tante Pétunia. J’arrive tout de suite. »

Apparemment satisfaite, sa tante alla toquer à la chambre de Dudley, parce que même s’il avait besoin de dormir, il devrait être bien réveillé pour le repas.

De l’extérieur, on pourrait croire que cette charmante scène désignait une famille un peu caractérielle, mais finalement assez banale. Rien n’était moins vrai. Harry, l’elfe de maison de la famille, resterait encore et toujours le monstre du foyer. Cependant, l’adolescent reconnaissait les signes de nervosité de sa tante. Aujourd’hui n’allait pas être une partie de plaisir pour elle, et il en ressentirait presque de la pitié. Presque.

Pendant le repas, Vernon fut particulièrement agressif, critiquant les légumes trop cuits, la viande trop crue, l’eau pas assez fraîche, et ainsi de suite. Harry ne réagissait pas, sachant que cela ne changerait rien. Il n’était pas placide, loin de là, seulement il savait quelles guerres il lui était utile de mener. Et celle-ci ne lui rapporterait rien si ce n’est un contentement éphémère, alors que le programme de la journée lui assurait d’excellents souvenirs.

A son grand étonnement, c’est Dudley qui, dans un élan de grand courage, s’adressa à… sa mère.

-         - « C’est aujourd’hui ? »

Il s’était exprimé d’une voix si incertaine qu’Harry oublia toutes ses résolutions de la matinée.

-        -  « Ca dépend Dudlynouchet, si tu demandes si aujourd’hui nous sommes aujourd’hui, et bien, oui. Cela dit, si tu voulais connaître la date exacte, il manquait quelques mots, et…

-       -   Je t’interdis de parler comme ça à mon fils ! s’emporta un Vernon rougissant de colère.

-          - Oui, c’est aujourd’hui mon chéri, mais ne t’inquiète pas, il ne t’arrivera rien. »

Dudley ne parut qu’à moitié rassuré par sa mère, Harry quand à lui retenait difficilement un fou rire. Il devait tout de même avouer qu’à la place de son cousin, il n’en mènerait pas large non plus. Toutes les rencontres qu’avait eues le pauvre garçon avec la magie s’étaient soldées de légers… Enquiquinements. Une queue de cochon, une tante volante, des détraqueurs… Oui, décidemment il n’aimerait pas être à sa place, même s’il était encore bien loin de le plaindre.

Pendant qu’il faisait la vaisselle, Harry revu ce jour bénit qui avait brièvement réduit au silence les trois Dursley.

 

FLASHBACK

Harry était rentré à Privet Drive depuis quelques heures seulement quand la sonnette avait retentit. S’étant déjà réfugié dans sa chambre, il n’avait pas bougé, se contentant de contempler tristement les restes du miroir que lui avait donné Sirius l’année précédente. Il entendit vaguement sa tante aller ouvrir avant d’appeler son mari nerveusement.

Curieux, Harry ouvrit doucement la porte de sa chambre et se planta en haut des escaliers, où il avait une vue partielle sur l’entrée. Vernon était arrivé et bouchait la vue du jeune homme. Son oncle se plaça immédiatement devant sa femme et sembla retenir sa colère – difficilement.

-         - « Qu’est-ce que vous êtes venu faire ici ?! »

Harry n’entendit pas la suite, mais Vernon s’écarta vivement, entraînant Pétunia avec lui. S’avança alors un homme assez vieux, le visage recouvert d’une barbe blanche et de lunettes en demi-lune.

-         - « Professeur Dumbledore ! s’écria un Harry complètement ahuri.

-        -  Ah, mon garçon, j’espérais bien te voir aussi. Mais discutons plutôt dans le salon, pouvez-vous m’y conduire madame Dursley ? »

Trompée par la politesse du vieil homme, Pétunia lui fit signe de la suivre. Après un sourire malicieux à Harry, Dumbledore amorça, ou plutôt tenta d’amorcer une conversation sur la pluie et le beau temps avec Vernon, tout en marchant vers le salon.

Harry ne perdit pas de temps et les rejoignit, suivit de près par son cousin qui n’en avait pas perdu une miette. Tous installés, ils observèrent le vieil homme en attendant visiblement qu’il explique sa présence. Celui-ci, qui semblait cependant bien s’amuser, les tourmenta encore un peu.

-       -   « Bonjour mon garçon, je crois bien que c’est la première fois que nous nous voyons, s’enthousiasma le directeur en s’adressant à Dudley.

-         -  Ne parlez pas à mon fils ! »

Vernon l’avait coupé vertement, sans oser toutefois le regarder dans les yeux. Car il savait très bien qui était l’homme en face de lui, et s’il l’ignorait, son horrible robe violette lui aurait bien mit la puce à l’oreille. Dumbledore poursuivit comme s’il n’avait rien entendu.

-         - « Harry, le trajet en train s’est bien passé ?

-         - Oui professeur, répondit Harry en entrant dans son jeu. Même si je dois vous avouer que je préfère l’aller.

-         - Tu m’en vois ravi, j’ignorai que les études t’intéressaient autant. »

Harry s’amusait énormément. Les Dursley n’osaient rien dire et lui laissaient ainsi la voie libre, lui qui ne devait habituellement rien évoquer de son année à Poudlard. Sentant que le directeur était d’humeur maligne, comme toujours diraient certains, il décida de tester un peu plus la patience de ses tuteurs.

-        -  « Mais ?! s’exclama-t-il. Nous faisons des hôtes terribles ! Professeur, vous prendrez bien un thé ?

-        -  Volontiers Harry, volontiers. Mais tu dois être fatigué de ton voyage, je préfèrerai que tu ne te fatigues pas.

-         - Je comprends professeur. Dudley ? Est-ce que tu peux, s’il-te-plaît, préparer du thé pour le professeur Dumbledore, le directeur de Poudlard, mon école de magie ? »

Il n’en fallu pas plus pour atteindre les limites des Dursley. Vernon se leva d’un bond en défendant son fils d’obéir, et, tentant de puiser de l’autorité dans les yeux de sa femme, prit enfin la parole.

-        -  « Je ne sais pas ce que vous êtes venu faire ici, mais dépêchez-vous et venez-en au fait ! »

Dumbledore soupira. La malice dans ses yeux s’estompa légèrement, ceux-ci devenant si opaques que ses émotions étaient illisibles. Il pria Vernon de se rassoir et le regarda sérieusement.

-       -   « Au vu des récents évènements, le Ministre et moi-même avons décidé de nous adresser aux familles proches des élèves de Poudlard. Nous allons profiter de cette réunion pour expliquer les dispositions prises par le Ministère et par l’Ecole. Cette réunion étant de la plus haute importance, la présence des familles est obligatoire. Elle se déroulera à Poudlard dans deux semaines, le treize juillet. Pour cette occasion, le Ministère a accepté de fournir des Portoloins à toutes les familles moldues. Un portoloin est un outil de transport sorcier. Il peut s’agir de n’importe quel objet, et en le touchant vous serez amené à votre destination. »

Le directeur avait lâché cela d’une traite, comme un discours bien huilé. Il était très calme et attendait patiemment que les informations soient comprises par les Dursley. Evidemment, ils n’étaient pas ravis. Cependant, dès qu’il vit qu’ils allaient s’énerver, il se leva et s’éclipsa, prétextant des affaires urgentes. Seul Harry l’avait raccompagné à la porte. Dumbledore l’avait regardé longuement et avait semblé étonné l’espace d’une seconde. Il lui avait ensuite donné une carafe en plastique. Le sorcier s’éclipsa, et Harry éclata de rire : il avait rempli l’ustensile de bonbons au citron.

FIN DU FLASHBACK

 

 

A quatorze heures moins le quart, ils se réunirent tous dans le salon. Harry, qui portait de grands espoirs en l’après-midi à venir, avait de nombreuses affaires avec lui. Hermione lui avait offert un sac très utile avant le départ du château. Ce sac, d’apparence assez petit, avait été pourvu par la sorcière d’un sortilège permettant d’y faire entrer un nombre d’affaires incroyable. Hermione avait également fait promettre à son ami de l’avoir toujours prêt. La guerre étant maintenant déclarée, ils devaient tous être sur leurs gardes, Harry plus que tout autre.

Cela dit, ce n’était pas par précaution qu’Harry emmenait avec lui ce petit déménagement. Il espérait plutôt que les Dursley allaient être tellement traumatisés qu’ils partiraient sans lui, l’abandonnant définitivement. Ou alors que Dumbledore verrait véritablement leur comportement et déciderait de leur ôter sa garde. On pouvait toujours rêver, non ? Après tout, il devait bien savoir que Ron l’avait un jour secouru à dos de voiture volante, devant pour cela arracher les barreaux posés à sa fenêtre. Enfin, en vouloir au directeur ne mènerait à rien non plus, il ne se laisserait jamais influencer.

Le moins qu’on puise dire, c’était que Dudley et ses parents étaient hésitants à toucher la carafe gentiment posée sur la table. Malgré lui, Harry se mit à leur place et grimaça. Si jamais il devait s’occuper un jour d’un enfant mangemort, et qu’à cause de « circonstances » qu’il ne connaissait même pas on l’obligeait à aller à une réunion avec tous les autres mangemorts, et Voldemort en prime, il en serait bien incapable.

L’adolescent se morigéna. Ca n’avait rien à voir. Sa haine des mangemorts était basée sur des faits, des souvenirs. Les Dursley avaient seulement peur de l’inconnu.

Décidément, songea-t-il, Hermione déteint trop sur moi. Voilà que je donne moi-même les arguments pour et contre, et que je réfléchis à ce qui les pousse à agir ainsi. Comme si ça allait changer quelque chose !

L’heure fatidique arrivait, et Harry donna l’exemple en posant un doigt sur la carafe. Il hésitait à rappeler à sa famille qu’ils n’avaient pas le choix et risquaient le courroux du directeur, mais après tout il serait bien content s’ils ne venaient pas. Il garda donc le silence, mais ça ne les empêcha pas de faire comme lui. Pétunia couvait son fils du regard, ce dernier transpirant à grosses gouttes, tandis que Vernon fusillait son neveu de ses yeux amicaux. Harry, lui, se contenta d’un petit sourire arrogant quand une sensation familière l’empoigna. Quatorze heures.

 

PENDANT CE TEMPS, AU CHATEAU

-         - « Severus, vous devriez aller accueillir les premières familles » proposa Dumbledore. 

Le directeur s’amusait de l’attitude de son espion. Celui-ci était assis face à lui, et semblait prêt à tout pour éviter ce qu’il appelait une « corvée innommable ».

De nombreuses familles étaient déjà arrivées et profitaient du temps de liberté pour flâner dans le château. La plupart étaient des familles de Sangs Purs ou de Sangs Mêlés, celles-ci étant libres de leur moyen de transport. La majorité s’était toutefois regroupée dans la Grande Salle où se tiendrait la réunion. Elles étaient surveillées par un certain nombre d’Aurors, les sorciers présents n’étant pas tous des plus recommandables. En effet, toutes les familles avaient été invitées…

Défaitiste, le professeur de potions partit en direction des calèches qui ne devraient plus tarder. Il était en compagnie de McGonnagal et d’Hagrid, Flitwick étant chargé de guider les parents. Les autres professeurs se trouvaient déjà dans la Grande Salle.

Enfin, les calèches arrivèrent, tirées par les habituels Sombrals. Les moldus devaient être complètement perdus, surtout ceux des premières années qui n’avaient pas encore eu le temps de s’habituer à l’existence de la magie.

Les familles arrivaient par vagues, un professeur étant chargé d’une vague. Ils devaient faire un peu visiter le château, comme des guides touristiques. Décidemment, Rogue n’était pas à sa place. Et évidemment, il devrait attendre la dernière vague.

En voyant les familles arriver, il fut soulagé de constater que les Granger seraient avec McGonnagal. Quand se fut enfin son tour de prendre en charge un groupe, il hésita. Etait-il heureux de se coltiner les Dursley, pouvant ainsi s’amuser à leurs dépends et à ceux de Potter, ou au contraire déprimé de se retrouver avec celui-ci pendant les grandes vacances ? Il n’eut pas le temps de se décider, déjà les calèches repartaient. Seul un sombral s’attardait, évidemment cajolé par… Potter. Bien sûr.

 

Harry s’amusait comme un fou. Le trajet avait été particulièrement distrayant, même s’il avait décidé de ne pas provoquer sa famille plus que nécessaire. C’est en tremblant que ceux-ci l’avaient suivi, serrés les uns contre les autres. Harry avait bien vu Hermione avec ses parents et s’était empressé d’aller les saluer, mais n’eut pas le temps de converser avec son amie. Avant de partir, elle avait jeté un coup d’œil sur les Dursley, hésitant visiblement à les rejoindre.  

Arrivés au château, le jeune garçon flatta l’encolure du sombral qu’il était un des seuls à voir. Il entendit Vernon ricaner en soufflant à sa femme qu’il avait là la preuve de sa folie.

La vague se rassembla autour du professeur de potions qui les regardait d’un air impassible. Ou plutôt, d’un air relativement impassible, certainement moqueur et passablement méprisant quand il passa sur Pétunia, ce qu’Harry ne remarqua pas. Il fit commencer la visite.

Finalement, Harry ne s’amusait pas tant que ça. Il connaissait peu les autres élèves, et chacun restait avec ses parents. Le fait qu’ils semblent expliquer à ceux-ci ce que « le brun à la cicatrice, là-bas » avait d’extraordinaire n’était pas pour arranger les choses. Aussi, il s’avança pour marcher avec son professeur, qui se contentait de les balader sans faire de commentaires ; les élèves s’en chargeaient tous seuls.

-         - « Professeur, est-ce que je peux aller dans la Grande Salle ? »

Rogue tourna la tête vers l’impertinent sans répondre. Il avait cependant ralentit, et ils furent rejoints par les Dursley. Pétunia s’avança sans même sans rendre compte et le fixa d’un air perplexe. Il lui offrit donc un merveilleux sourire… Soit un étirement des lèvres ricanant et froid. La femme blanchit et porta une main à sa bouche dans une expression d’horreur. Elle finit par le pointer d’un doigt tremblant.

-         - « Toi ? Toi ! cria-t-elle, indignée. C’est toi, sale monstre !

-         - Pétunia, ma chérie, qu’est-ce que tu veux dire ? »

Vernon s’était rapproché d’elle, inquisiteur.

-         - « C’est lui ! C’est lui qui a contaminé Lily avec sa… Sa… Sa chose !

-         - Sa chose ? »

Harry n’avait pu retenir sa question, complètement estomaqué. Sa mère, Lily, n’était jamais évoquée par sa tante. Et quel était le rapport avec Rogue ?!

-         - « Sa MAGIE ! hurla Pétunia, stoppant net les conversations en cours.

-         - C’est lui ?! hurla à son tour Vernon, indigné. Ne t’approche pas de ma femme ! »

Sentant l’attention sur lui, Harry rougit. Bon, il s’attendait bien à ce que les Dursley fassent des vagues, mais là… Heureusement que c’était l’été, d’ici la rentrée peut-être que les rumeurs se seront perdues…

-         - « Dursley, commença Rogue d’une voix glaciale. Calmez-vous.

-         - Qu’on se calme ?! Qu’on se CALME ?! Tout est de ta faute !

-         - Dursley, cessez vos pitreries et rentrez dans le rang.

-        -  On n’est pas des élèves ! s’écria Pétunia. Jamais ! Je ne suis pas comme ma sœur, on n’est pas des… Des abominations ! Et tout est de ta faute ! Si tu n’avais pas mis ces idées dans la tête de Lily… Tu lui as donné ta maladie ! »

Un silence estomaqué suivit ces paroles. Rogue ne semblait aucunement surprit, au contraire d’Harry qui n’y comprenait plus rien. A part que pour une fois, il n’était pas le coupable de l’histoire, ce qui ne faisait qu’ajouter à ses interrogations. Les autres spectateurs semblaient surtout choqués, et alternaient entre Rogue, Harry et le trio.

Réalisant l’esclandre qu’elle créait, Pétunia baissa enfin son doigt et s’accrocha à son mari. Elle était écarlate, la fureur inscrite dans ses pupilles. Harry craignait que son professeur ne s’emporte, mais celui-ci semblait très calme, son visage de glace. Il affirma seulement qu’il était plus que temps qu’ils aillent dans la Grande Salle et partit à longues enjambées. Harry le suivit immédiatement, souhaitant s’éloigner d’une part de sa famille avant qu’elle ne reporte ses colères sur lui, et d’autre part des regards perplexes et désapprobateurs des autres.

Rogue, voyant que le jeune garçon le rejoignait, ralentit pour le laisser atteindre sa hauteur. Non pas qu’il appréciait sa compagnie, loin de là, mais il avait été choqué par les propos de sa famille. Bien sûr, il connaissait Pétunia, mais il s’était toujours imaginé que le « Sauveur » était choyé au-delà du possible. S’il en croyait ce qu’il venait d’entendre, cela semblait peu probable. Plus encore, cela lui faisait regarder certaines choses d’un autre œil, si du moins il prenait le temps d’y réfléchir.

Enfin, le petit groupe arriva à la Grande Salle, où le professeur s’empressa de les abandonner. Harry fit de même, s’éloignant comme s’il avait un centaure aux trousses. Il soupira de soulagement en surprenant un groupement de têtes rousses, et accouru vers ses amis. Ron l’accueillit à bras ouverts et un grand sourire sur son visage constellé de taches de rousseur. Molly l’empoigna dans une forte étreinte, l’observant sous toutes les coutures. Il l’entendit marmonner que ce n’était pas encore gagné pour le remplumer comme il se doit, et qu’elle ferait bien de s’adresser aux idiots qui ne le nourrissaient pas. L’adolescent éclata de rire, rasséréné par ces présences familières et amicales.

Très vite, le trio se reforma et se retira légèrement. Ron et Hermione laissèrent leurs parents discuter entre eux et prirent leur ami à l’écart, le sommant d’expliquer leur entrée quelque peu fracassante et les nombreux regards qui les fixaient depuis. Harry grimaça puis leur raconta l’altercation, espérant que ses amis pourraient l’aider à y voir plus clair. Ron le regarda d’un air ahuri, tandis qu’Hermione semblait faire tourner son cerveau à plein régime.

-        -  « Rogue connait ta tante ?! chuchota le roux, heureusement discrètement. Mais comment c’est possible ?!

-         -  Et ma mère, aussi, si j’ai bien compris…

-         -  Mais comment c’est possible ?!

-         -  Ronald, réfléchit, ils ont bien du aller à Poudlard ensemble…

-         -  C’est vrai, mais bon la mère d’Harry était à Griffondor non ?

-        -   Et alors, il a pu la connaître quand même !

-       -   Oui mais de loin ! Enfin de là à ce qu’il connaissance aussi sa tante, c’est pas possible !

-         -  Et pourquoi ça Ronald ?

-         -  Mais c’est un serpentard !

-         -  Et alors, peut-être que…

-         -  Stop ! s’écria Harry. »

Autant il était heureux de voir ses amis se chamailler comme d’habitude, autant il préférait les arrêter avant que ça n’aille trop loin.

-        -  « De toute façon on n’en saura pas plus, reprit-il. Tante Pétunia a l’air de penser que c’est la faute de Rogue si ma mère était une sorcière, et apparemment ils se connaissent.

-         -  Il faudrait poser la question à monsieur Lupin.

-          - Mais oui, bonne idée Hermione ! Bon alors, on fait ça dès qu’on le voit ! »

Harry faillit pouffer en voyant se colorer les joues de la jeune fille. Elle lui jeta un regard noir, le sommant de s’abstenir de commentaire, et il hocha vaguement la tête. Intérieurement, il se jura de pousser ses deux amis dans les bras l’un de l’autre.

-        -  « Mince, regardez tout le monde s’est assis ! s’écria Ron. »

En effet, presque tout le public s’était installé dans les rangs, la Grande Salle ayant été modifiée pour l’occasion. Le trio se dépêcha et trouva trois places au premier rang, loin des Dursley qui se tenaient au fond.

Tous les professeurs se tenaient devant eux, derrière Dumbledore et un homme qu’Harry n’avait jamais vu, semblant avoir la cinquantaine. Des aurors entouraient le public et se tenaient devant les portes, aux aguets de toute intrusion.

D’un sourire, le directeur proposa à son compagnon de commencer.

 

Rogue avait un mauvais pressentiment. Il ne savait pas pourquoi, n’étant au courant d’aucun plan du Seigneur des Ténèbres. Peut-être était-ce cela qui le gênait. Il n’avait eu aucune nouvelle depuis la débâcle du ministère, c’était à n’y rien comprendre. Mais plus encore, il avait l’impression que quelque chose lui échappait. En observant Dumbledore, il reconnut des signes de tension dans son attitude. En fronçant les sourcils, le professeur observa le trio démoniaque qui venait de s’installer au premier rang. A quoi devait-il s’attendre ? Le discours commença, et son tatouage se mit à le brûler.

 

Harry, Ron et Hermione se tenaient tranquilles, se demandant bien qui était ce nouveau personnage. Il s’avança et amplifia sa voix d’un sonorus.

-       -   « Nous allons donc commencer. Tout d’abord, je me présente à ceux qui ne me connaissent pas encore. Je m’appelle Bilius Montempéri, et je suis le nouveau Ministre de la magie en attendant les prochaines élections, où, bien évidemment, je me présente. »

Il fit une courte pause théâtrale, balayant la salle et s’arrêtant sur certaines personnes. Le trio se trouvant au premier rang, il ne put savoir qui.

-       -   « Le Ministère a décidé que, dans ce temps de crise, il était nécessaire de vous rassurer. »

Les trois amis se regardèrent en haussant les sourcils. Ils sentaient le coup venir.

-         - « L’année dernière, les agissements de monsieur Fudge, l’ancien Ministre de la magie, ont été regrettables. Il a prit des décisions sans s’appuyer sur le Ministère dans sa totalité, et a ainsi fait des erreurs qui ont été fatales à son poste. Aujourd’hui, je puis vous assurer que le Ministère est soudé et déterminé à protéger les sorciers du danger qui semble nous guetter. »

Hermione poussa un soupir. Ce discours ressemblait de plus en plus à une campagne électorale.

-        -  « Nous avons décidé de tenir notre réunion à Poudlard afin de vous prouver les liens indéfectibles existant entre monsieur Dumbledore et le Ministère, une alliance qui, vous le verrez, verra naître un temps de paix infini. »

Des chuchotements parcoururent la salle, trop faibles pour comprendre leur sens.

-       -   « Vous êtes tous au courant, désormais, du retour de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Ce que vous ne savez pas, toutefois, c’est que le Ministère s’y prépare depuis maintenant des années, et est donc parfaitement à même de s’en occuper. Objectivement, vous avez bien du constater que malgré son retour, il n’a rien fait depuis la bataille du Ministère qui, je le rappelle, ne serait jamais arrivée sans les erreurs d’un seul homme, Fudge.

-         -  Mais c’est pas vrai, chuchota Hermione.

-        -  Vous constaterez également, poursuivit-il, que nous n’avons ce jour-là subit qu’une seule perte, qui n’est aucunement notre faute. Sirius Black, un assassin notoire, échappé d’Azkaban, s’est révélé être innocent. Cette information n’ayant jamais été transmise au Ministère, nous étions dans l’impossibilité de le protéger. Comprenez que jamais nous n’aurions abandonné un concitoyen, et que nous n’avions aucun doute quant à ses crimes. Evidemment, je n’en veux pas à Dumbledore : il a cru faire au mieux. »

Encore une fois, il se tut. Harry serrait les poings, hésitant lui-même sur sa réaction. Il ne s’attendait pas à ce que l’innocence de son parrain soit reconnue si vite, après la propagande de la Gazette pendant un an. Seulement, le nouveau Ministre faisait de Dumbledore le seul coupable, avec Fudge bien sûr. Mais bon, ce n’était pas comme si Harry pourrait y faire quoi que ce soit, aussi il s’obligea à se détendre.

-       -   « Il n’y a donc aucune inquiétude à avoir, reprit le Ministre, rassurant. Nous nous occupons de tout. Les familles qui en ressentent le besoin pourront faire une demande de protection. Les moldus, évidemment, verrons leurs maisons protégées par les meilleurs spécialistes. Je laisse maintenant la parole à Dumbledore, qui vous parlera plus amplement des mesures décidées par le Ministère pour protéger vos enfants.

-         -  Merci, Bilius, sourit le directeur. »

La salle s’étant faite un peu plus bruyante, il attendit quelques instants que le silence revienne.

-       -   « Les temps sont bien sombres, commença-t-il, et je ne peux vous promettre que vous ne serez pas pris dans la guerre, qui est bien là. Pour commencer, je vous rappelle que l’Ordre du Phoenix est accessible à ceux qui souhaitent se battre avec nous, en accord, évidemment, avec le Ministère. »

Le Ministre grimaça discrètement, ce qui fit rire le trio. Il venait d’affirmer que le Ministère s’occuperait de tout, et Dumbledore commençait son discours en mentionnant son mouvement de résistance, presque complètement indépendant de celui-ci.

-       -   « Maintenant, il n’est pas bon pour des enfants d’oublier de vivre, et nous nous attachons à leur permettre une scolarité tout à fait normale. Le château sera protégé par les professeurs et des aurors toute l’année. Nous avons également décidé d’annuler les sorties à Pré-au-lard afin de leur éviter des attaques dont ils n’ont pas besoin. »

Harry décrocha à ce moment-là. Il connaissait par cœur le discours du directeur, l’ayant lui-même subit depuis sa première année au château. Au moins, il ne faisait pas comme le Ministre en leur disant que tout irait bien, c’était déjà ça.

Une migraine avait commencé à le prendre depuis que le Ministre avait prit la parole. Il n’y avait pas vraiment fait attention, mais la brûlure de sa cicatrice devenait de plus en plus forte. Cela faisait deux semaines qu’il n’avait rien senti, et il ne put s’empêcher de porter une main à son front. Dumbledore le regarda immédiatement et se tourna vers Rogue, qui hocha la tête en désignant son bras droit. Hermione donna un coup de coude à Ron, qui n’avait rien remarqué, et lui décrit la scène vivement. Les trois adolescents se redressèrent sur leurs chaises et portèrent leurs mains à leurs baguettes d’un geste instinctif. Dumbledore s’était tu, et le public commençait à applaudir.

Soudain, ce fut le chaos.  Une seconde plus tôt, ils étaient tous tranquillement assis, et une seconde plus tard, des sorts fusaient de tous les côtés. Harry, Ron et Hermione se levèrent vivement et se protégèrent du mieux qu’ils pouvaient, tentant de comprendre ce qu’il se passait. Ils furent tirés en arrière par Dumbledore, qui s’était empressé de les attraper avant de se lancer dans la bataille. Abasourdis, les adolescents assistaient au combat depuis un coin de la salle. Ils se reprirent bien vite et, restant les uns à côté des autres, commencèrent à attaquer.

Ils ne savaient pas bien qui se battait contre qui, aussi ils décidèrent de se contenter de défendre les moldus. Ceux-ci étaient facilement reconnaissables, entourés d’enfants qui ne savaient pas se battre et complètement perdus. Les attaquants semblaient nombreux, mais le trio ne savait pas d’où ils venaient, tout allait trop vite. Déjà, de nombreux corps se trouvaient au sol, sans qu’ils ne sachent s’ils étaient seulement endormis, assommés, ou pire.

D’un expelliarmus, Harry priva de sa baguette une femme qui s’en prenait à Neville. Ron lui jeta un jambancoton, et Hermione l’acheva en l’endormant. Seulement, ce n’était qu’une femme, qu’ils avaient surprise en interrompant son combat. Eux-mêmes devaient se défendre, et cela devenait difficile. Les trois adolescents faisaient attention à ne pas se séparer, sachant qu’ils seraient plus forts en groupe. Bien leur en prit, car plus d’une fois ils parvinrent à intercepter un sort destiné à leur voisin. Seulement, ils n’étaient pas les combattants aguerris nécessaires à une bataille comme celle-ci, et Hermione fut brutalement projetée en arrière. Sans avoir besoin de se concerter, Harry se plaça devant ses amis et couvrit Ron pendant qu’il se ruait vers la jeune fille, qui peinait à se relever. Le brun commençait à fatiguer quand Arthur le rejoignit, et ils purent distraire leurs attaquants pendant que la sorcière reprenait ses esprits.

Ron l’aida à se relever, n’ayant pas le temps de se reposer, et ils reprirent le combat. Ca ne faisait même pas cinq minutes qu’ils se battaient, et ils étaient déjà en difficulté. Harry voyait simultanément des images du Ministère, et se souvenait de son impuissance. Sa concentration en pâti, et sans qu’il sache d’où cela provenait, il reçu un endoloris qui le plia en deux, hurlant de douleur. Heureusement, ce fut vite fini, un autre sorcier étant intervenu.

Harry s’appuya sur Ron, et le trio commença à reculer. La salle s’était bien vidée, la plupart ayant fui, les autres déjà au sol, les derniers combattant. La lumière des sorts les empêchait de reconnaître qui que ce soit. En voyant une petite fille de première année entourée d’adultes ricanant, Arthur s’élança et ils le perdirent de vue.

Soudain, les combats semblèrent ralentir. Beaucoup s’écartèrent pour laisser passer un des aurors qui gardait la salle. Harry eut la respiration coupée, sa cicatrice brûlante. Il ne put rien faire pendant que l’homme levait sa baguette. Ron et Hermione se rapprochèrent vivement et s’agrippèrent à lui, et l’ennemi cria « Tempus extermatum ! ».

Deux choses se passèrent. Le sort les atteignit, et Dumbledore apparu à côté d’eux, les désignant lui aussi de sa baguette et criant « Felixatum vivatis tempus ! ». Et soudain, ce fut le noir.

Note de fin de chapitre :

Si jamais vous voulez que j'explique mes décisions, dîtes le moi et j'essaierai dans la note de fin :) (vu que la plupart des trucs sont réfléchis, au moins dans les caractères des persos^^)

Vous devez s'identifier (s'enregistrer) pour laisser une review.