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32ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 32e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 18 février à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits en ce mois de Saint-Valentin. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic. A très bientôt !

 


De Les Nuits le 06/02/2023 15:45


128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Un autre passé pour Bellatrix par vaipan

[28 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

J'ai pris la liberté de placer les Maraudeurs, Régulus, Rogue, dans la même promotion, pour plus d'interactions. J'ai également fait pas mal de références moldues, que j'espère pertinentes. Bonne lecture !

Note de chapitre:

Premier chapitre qui peut paraître ennuyeux mais j'y met bientôt de l'action ! Bonne lecture ! Je ne propose pas de musique car jai remarqué que vos suggestions étaient souvent pop-rock, moi c'est plus metal/OST de jeux vidéos.. Dites-moi si vous voulez quand même !

Dans le grenier des Black, un meurtre allait avoir lieu. Le chat de Bellatrix, Dante-oui,c’est un peu pompeux et surtout, moldu, mais elle avait une sincère admiration pour cet écrivain-, guettait avec une patience qui semblait infinie à sa maîtresse, une souris, cachée dans un pan de bois. Il semblait à Bellatrix que son chat ne respirait même plus, évitant le moindre bruit afin de mettre en confiance la souris, qui, au bout d’un moment, sortit de son trou, indécise. Avant qu’elle puisse réaliser que se tenait devant elle l’énorme chat, celui-ci abattit sur elle une griffe précise et presque mortelle, au niveau du cou. Bellatrix le flatta doucement, le gratifiant de son succès. Bellatrix aimait les gens talentueux, doués, et elle savait que la probabilité, en moyenne, était d’une sur quatre pour que son chat réussisse son coup. Son chat était donc tout ce qu’elle chérissait : rapide, intelligent, indépendant, et sobre. Pas comme celui-ci de Narcissa dite Cissy, une espèce de boule de poils orange et blanche miaulant à tout va, insupportable aux yeux de Bellatrix. Lorsque celui-ci s’était agrippée à elle pour la première fois, elle l’avait dégagé d’un revers de bras, et Cissy avait hurlé de peur que son précieux chaton ne se fasse mal. Heureusement le chat avait compris le message, et ne venait plus la voir. Du tout. Ce qui laissait à son propre chat son territoire de prédilection qu’il ne partageait qu’avec sa maîtresse : la chambre de Bella.

 

Celle-ci se situait tout en haut du manoir Black, au dernier étage, dans un recoin de la splendide maison. Une large fenêtre dominant la colline octroyait à sa propriétaire une vue inimitable, mais le soleil était cependant stoppé par de lourds rideaux noirs de velours. Un lit à baldaquin massif s’imposait au milieu de la pièce, jouxtant une commode et un long miroir. Bellatrix avait peu de meubles, peu d’objets, et lorsque Cissy ou sa mère s’invitaient, la chambre retentissait des cris de son occupante qui détestait qu’on la dérange. Elle avait des goûts un peu vieillots, pas très modernes ; elle n’aimait pas le clinquant ou les couleurs pastels dont sa sœur se vêtait en permanence. Elle aimait l’odeur du vieux bois, les armoiries gravées sur sa commode, avait des goûts finalement assez simples. Mais elle n’était spécialement sombre, dépressive, ou bien secrète. Simplement, elle n’aimait pas parler à tort et à travers, ne donnait son avis que quand on le lui demandait-ou que quelque chose la scandalisait-, ; et pensait d’ailleurs que beaucoup devraient suivre son exemple. Elle détestait les bavards inconsidérés, les mous, les hésitants, les timorés.

 

C’est pour cela qu’elle avait du mal à cerner sa sœur, et détecter sa réelle humeur. Cissy jouait constamment la comédie, surjouant ses émotions, prenant plaisir à créer des scènes pour tout et n’importe quoi. Ses parents l’engageaient dans cette voie, la choyant de façon beaucoup trop voyante pour être saine. Cissy était le soleil, la bonne humeur, le bruit, la vie. Quand Androméda avait été bannie de la famille pour s’être mariée avec un moldu, Ted Tonks, Bella avait dû relever ses manches et s’investir comme aînée, alors que sa position de cadette l’avait habituée à être toujours en retrait, indépendante et peu soucieuse des autres. Maintenant, c’était différent : elle devait constamment veiller sur Cissy, à Poudlard, pour sa première rentrée, dans dix jours. Et Bellatrix n’avait pas du tout envie de devoir coller sa sœur en permanence, et abandonner un peu de son indépendance. Mais sa mère avait été très claire sur le sujet. D’ailleurs, Bella ne se battait avec ses parents que lorsqu’elle estimait que cela valait le coup ; pour la plupart des sujets, jugés sans importance, elle agissait à sa guise, subissait des reproches, et une seconde plus tard, elle passait à autre chose. Ses parents n’agissaient pas avec elle comme ils agissaient avec sa sœur ; Cissy était pardonnée et chérie, et Bella recevait surtout de l’indifférence, ce à quoi elle s’était faite très vite, heureuse qu’on la laisse en paix. Sa mère, Druella, se servait de Cissy pour assouvir ses désirs de jeu de poupée, de coiffure et d’habillage, et celle-ci avait acquis depuis une certaine futilité que Bella réprouvait. Bella aimait l’ordre, et lisait énormément ; mais elle n’était pas spécialement studieuse pour autant. C’était quelqu’un de passionné, et lorsqu’une matière ne l’intéressait pas, elle ne s’embarrassait pas à essayer de remonter son niveau. Elle ne travaillait que pour ce qui lui plaisait ; si la DFCM et les potions ainsi que la métamorphose étaient ses matières-fortes, là où elle était presque toujours la meilleure, la botanique, la voyance, l’histoire de la magie, la lecture runique, la barbaient à un point incroyable. Elle avait d’ailleurs atteint des sommets de mauvaises notes dans ces matières, allant jusqu’à 0 quand elle était trop fatiguée pour écrire quelque chose de correct, et toutes les remontrances de ses parents glissaient sur elle comme une pluie un jour d’été. Elle n’acceptait que peu la critique, et se fichait des remarques de ses professeurs. On l’aimait, la détestait, peu lui important tant qu’elle parvenait aux objectifs qu’elle s’était fixée. Sa détermination était un de ses points forts, et pourtant elle était bel et bien une Serpentard, comme tout Black qui se respecte. Sans être fondamentalement mauvaise, elle pouvait assez facilement être sournoise et méchante, gratuitement, sans explications. Sa nature passionnée la guidait, et bien que soucieuse de ses proches et de ses quelques amis, elle éprouvait une indifférence stricte par rapport au reste du monde. Souvent, ses camarades étaient désarçonnés quant à son attitude changeante, passant d’orageuse à indifférente, ou enthousiaste à froide, mais à Serpentard, on ne posait pas trop de questions. Et à elle, encore moins ; sans être spécialement effrayante, elle n’invitait pas aux confidences, sa froideur étant connue de tous.

 

Pourtant, elle s’entendait bien avec Sirius, un Gryffondor beaucoup trop expansif et niais à son goût. Lui et Régulus passaient beaucoup de temps avec elle lorsqu’ils n’étaient pas à Poudlard, leurs personnalités s’accordant finalement assez bien. Les accès de folie de Sirius et la compagnie discrète de Régulus se compensaient de façon harmonieuse. Les désaccords entre eux étaient nombreux, Régulus n’acceptant pas l’émancipation matérielle et idéologique de Sirius, celui-ci réprouvant l’obéissance et la morale de son frère, mais Bellatrix servait plus ou moins d’arbitre et dès que la discussion devenait houleuse, stoppait les inimitiés. Ils avaient passé les deux mois d’été ensemble, le plus souvent dans le jardin de Bellatrix, la tante Walburga refusant d’héberger Sirius. Un jour où la température était agréable, avoisinant les 22 degrés (au-delà, Bellatrix se plaignait de la chaleur), ils étaient allongés dans l’herbe grasse, quand Sirius posa négligemment sa tête sur les genoux de Bellatrix. Celle-ci, trop alanguie pour pouvoir le dégager elle-même, proteste avec force :

- Arrête ça Sirius, ça craint. Je sais que t’as coupé les ponts avec ta famille, mais je suis pas là pour les remplacer et te faire des petits câlins, pigé ? Elle regarde son cousin avec une moue agacée.

Sirius se contente de la regarder dans le fond des yeux et sourit avec impertinence. Régulus hausse un sourcil, et guette la réaction de sa jolie cousine. Jolie, oui, voire même superbe : à 15 ans, elle possède déjà une beauté obsédante, sombre. Ses cheveux noirs, très longs et volumineux du fait des boucles, s’arrêtent à sa taille. Son visage, parfois mutin, souvent froid, se compose de deux yeux noirs affûtés, constamment en éveil, en amande, dont la pointe s’adoucit rarement. Ses paupières lourdes ferment son expression, et son nez délicat et busqué s’arrondit au dessus d’une petite bouche rouge et pleine, qui contraste avec la blancheur de son teint. Son cou gracile et ses épaules plutôt menues la font paraître fragile, surtout dans cette robe d’été violette très simple mais seyante. Bellatrix sait se mettre en valeur et utilise sa beauté comme un atout, un avantage, une stratégie. Elle aime les beaux tissus, lourds, précieux, et apprécie la haute couture que ses parents lui permettent d’acheter, et n’accorde aucune autre importance à l’argent sinon que celle d’être un moyen, et pas une fin. N’ayant jamais manqué de rien, elle ne se pose simplement pas la question de ses revenus futurs. Elle ne sait même pas, au fond d’elle, le métier qu’elle voudrait exercer ; à Poudlard, on les prépare déjà à choisir, mais elle n’en a aucune idée. Ces réflexions ne l’intéressent pas outre mesure, et elle éprouve même une subreptice peur à l’idée de devoir arrêter l’école, et faire autre chose. Qu’elle ne saurait pas faire, qu’elle ne contrôlerait pas. S’adapter ne lui fait pas peur, mais l’absence totale d’éléments sur son futur la glace parfois. Une fois Poudlard terminé, elle envisage de partir immédiatement de chez ses parents. Mais pour où, ça, elle n’en sait rien.

Régulus la tire de ses réflexions, avec sa voix grave et mesurée.

- A quoi tu penses, Bella ?

- Rien de spécial. Rien qui t’intéresse, en tout cas. Le ton est ferme, Régulus comprend qu’il l’a tirée de ses pensées profondes et qu’elle ne veut pas se livrer.

- Elle pense à combien il va faire froid dans son cachot de Serpentarde, combien ses petits copains sont glauques et timbrés, et combien c’est nul d’être à Serpentard. Avec Rémus et James, on va aller à Pré-au-Lard en dehors des autorisations, c’est trop épisodique. James m’a dit qu’il avait trouvé un moyen, conclut-il avec un sourire narquois à l’intention de sa cousine et de son frère.

- Qu’est-ce que tu peux être immature, Sirius. Et tes copains niais se feront prendre avant même d’avoir foutu un pied dehors ! C’est pas du courage, mais de la stupidité. Et puis vous allez y faire quoi ? Acheter des chocogrenouilles ? On a plus quatre ans, Sirius.

Elle termine sa phrase d’une moue mi-méprisante, mi-amusée, attire à elle un ballon resté au bout du jardin avec sa baguette, et l’envoie le plus loin possible en le regardant en coin, l’air de dire « allez, vas-y, qu’est-ce que tu attends ? ».

- Ahah, très drôle, quel humour cette Bella ! Décidément, tu es pleine de surprise. Tu n’arriveras pas à jouer les rabat-joie cette fois : j’ai hâte de la rentrée. Tu es toujours dans le club de Slug ?

Le club de Slughorn, professeur de potions, regroupe les meilleurs-et les plus célèbres- élèves de l’école. Bellatrix y participe depuis sa deuxième année d’école, très vite repérée par le personnage pour ses capacités et sa famille prestigieuse. Quoiqu’elle n’aime pas vraiment le personnage, trop imbu de lui-même et faussement pédagogue selon elle, elle continue à y aller, car il s’y dit des choses intéressantes sur l’école, les professeurs, les élèves, et sa collègue Élisabeth y assiste aussi.


Élisabeth, c’est la seule personne féminine de l’entourage de Bella qui ne soit pas de sa famille. Entourée de garçons, grâce à son franc-parler et son refus des conventions féminines traditionnelles, elle est acceptée comme l’un d’entre eux depuis qu’elle a montré à Evan Rosier et Dolohov qu’elle n’était pas une mauviette. Élisabeth, c’est l’exception qui confirme la règle. Exception que Bellatrix n’a jamais souhaitée ; ça s’est présenté à elle, et puis c’est tout. Arrivée en troisième année, originaire de Suède, la sorcière s’est vite imposée première dans beaucoup de matières. Studieuse, taiseuse, mais surtout, loyale, Élisabeth modère Bellatrix lors de ses emportées, qu’elles soient positives ou négatives. Lorsque Bellatrix s’est rendue compte qu’elle n’était plus la première en DFCM, elle a éprouvé du respect pour Élisabeth ; en classe, elles avaient tendance à se mettre ensemble, Bellatrix fuyant les Serpentardes, et Élisabeth étant constamment seule. Les Davis, Bulstrode, et autres pimbêches de bonne famille, étaient par trop bavardes et commères pour intéresser longtemps Bellatrix. Jalouses de sa beauté, et de sa complicité avec les garçons, les filles de son dortoir se sont plus ou moins sciemment éloignées d’elle et ne lui parlent maintenant que lorsque c’est nécessaire. Avec Élisabeth, tout est plus simple ; Bellatrix n’a pas besoin d’exprimer à voix haute ses humeurs, sa camarade les détecte et fait en fonction. Un jour qu’une des Serpentardes demandait à Élisabeth ce qu’elle fichait avec Bellatrix, celle-ci répondit que Bellatrix lui apportait silence et sincérité là où les autres l’ennuyaient. Visée, la Serpentarde s’en fut vexée. Mais ce qu’Élisabeth apprécie aussi chez sa compagne, c’est sa motivation, sa fureur de comprendre, son obstination, sa profondeur. Ses revers d’humeur sont peu à supporter ; elle-même cache relativement bien ce qu’elle ressent. Là où Bellatrix brûle, Élisabeth ingère, intègre, compense. Brune aux yeux bleus, avec un visage assez commun, elle met d’autant plus en valeur la fille Black, ce que celle-sait sait plus ou moins et apprécie. Mais les rapports entre elles étaient égalitaires ; par son intelligence et la pertinence de ses analyses, Élisabeth a su créer le respect chez Bellatrix. Loin de verser dans le sentiment, elles se contactent assez peu en dehors de Poudlard, et ne se confient jamais vraiment à cœur ouvert. Bellatrix n’aime pas s’exposer, Élisabeth est très secrète. Et c’est justement ce qui les lie : conscientes qu’avec leurs autres compatriotes féminines, ce genre d’amitié-confession est nécessaire, elles savourent d’autant plus leur relation. A cette pensée, Bellatrix sourit, et Régulus l’observe profondément, fixé sur la vague floue qui traverse les yeux de sa cousine. Elle le fascine, tout comme Sirius, qui préférerait mourir plutôt que de l’avouer.

- Eh bien pour répondre à ta stupide question, oui, je retourne chez Slug cette année. On y apprend des informations sur vous autres encore plus stupides Gryffondors ! Il paraît que la mère d’un de vos copains, Peter Pontdulong, s’est faite renvoyer du ministère parce qu’elle avait essayé d’influencer Dumbledore pour qu’il mette de meilleur note à votre copain. Quel courage, ces Gryffondors, grima Bellatrix à l’intention de son cousin.

- Tu ne sais même pas si c’est la vraie raison, dit-il du tac-au-tac. Et puis, tout le monde ne peut pas avoir que des Optimal en potions comme mademoiselle Bellatrix. Qui n’aurait d’ailleurs peut-être pas d’aussi bonnes notes si son professeur ne l’aimait pas autant, dit Sirius dans un rictus. A ces mots, Bellatrix lève sa baguette dans un geste menaçant. De toutes façons, continue-t-il, tes parents auraient pu faire la même chose avec tout l’argent qu’ils ont !

- C’est certain que les tiens ne feront jamais ça, puisqu’ils ne veulent plus entendre parler de toi, répondit-elle immédiatement, un éclat cinglant dans la voix. C’était vache, mais il l’avait cherché.

- Recycle un peu tes frappes, Bella. Je m’en fiche, de ces hypocrites. Ils n’ont jamais cherché à m’aimer ou me comprendre, alors c’est aussi bien comme ça.

A ces mots, Régulus lève les yeux au ciel et son visage se ferme.

- Gniagniagnia, Sirius ! On peut très bien avoir des parents et ne pas les aimer, ou qu’eux ne t’aiment pas. Tu aurais pu en prendre ton parti au lieu de te plaindre indéfiniment et foutre une pagaille monstre. C’est la personne que tu deviens qui compte, pas ce qui a été, répond Bellatrix avec une moue agacée.

- On croirait entendre Dumbledore, tu sais. Tu serais très belle avec une longue barbe et-

Bellatrix lève sa baguette pour de bon et lance un « wingardium leviosa » à son cousin, qui s’élève dans les airs, surpris et furieux. Régulus se permet un petit rire, tandis que sa cousine s’autorise un sourire satisfait.

- Ne m’imagine plus avec une barbe pour ton propre bien-être, Sirius. Ou les conséquences pourraient ne pas te plaire à nouveau. Et ne me compare plus à ce gâteux pro-gryffondor ! Je n’ai rien en commun avec lui !! Elle se tourne vers Régulus et dit avec une voix bien audible de Sirius :

- On y va, Régulus ? Elle lui donne son bras, qu’il s’empresse de prendre et serrer. Tandis que Sirius continue de gigoter dans les airs, elle bavarde avec son frère, encore amusée de ce qu’elle vient de lui faire. De bonne humeur, joyeuse, elle s’agrippe à Régulus, qui profite de l’occasion pour plaisanter avec elle et profiter de son sourire. Ils se dirigent vers la terrasse, opposée au jardin, et elle s’assit sur la balancelle, et ferme les yeux de contentement. Le vent frais caresse ses épaules, la rentrée a disparu de son esprit, elle se concentre sur ses sens et peut d’ici sentir le parfum doux et boisé de Régulus, sa respiration irrégulière, trop irrégulière… elle se concentre dessus, et se demande pourquoi est-ce que son cœur bat si vite. Il doit penser à une Serpentarde. Quoique, ça n’est pas son genre. Régulus n’a pas ce genre de considérations : contrairement à Sirius, qui se fait approcher par toutes les minettes stupides de Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle, Régulus reste très sobre sur sa vie amoureuse. Bella ne se souvient pas l’avoir entendu une fois parler de cela. Sentant le souffle de Régulus très proche d’elle, elle ouvre les yeux, et constate avec surprise qu’il touche presque sa joue, le regard comme endormi. Méfiante, ses yeux s’étirent et elle le contemple avec suspicion. Le regard de celui-ci devient très froid, inaccessible, et elle comprend qu’il s’est remis dans sa bulle, dans son monde. Parfois, elle le sent à des kilomètres. Et se demande ce qui l’habite. Enfin, l’espace d’un instant, avant de constater que ses joues sont rouges et ses mains tremblantes. Elle soupire, se lève, et rentre sans dire un mot. C’était sans compter Sirius, finalement descendu, qui se met en travers de son chemin.

- Je me vengerai, tu sais. De toutes façons tu as la Trace, donc tout le monde sait ce que tu m’as fait, et tu devras récurer des chaudrons poussiéreux sans magie pendant un mois ! Je viendrai bien sûr contempler ce spectacle amusant-Bella qui fait la vaisselle, n’est-ce pas inédit ? Il sourit de toutes ses dents. Bella qu’il n’est pas rancunier ; mais qu’il est capable néanmoins de se venger. L’important, c’est de changer de sujet ; lui faire oublier ses projets.

- Comme ça je préviendrai tout le monde de vos petites escapades à Pré-au-Lard, et je n’emmerderais plus un, mais 3 Gryffondors : toi, Lupin, et cet imbécile de Potter ! Merci, Sirius ! Elle lui jette un regard droit et sournois, satisfait ; il la regarde aussi dans les yeux, et l’espace d’une seconde, elle le sent hésitant, ému, et il rougit à son tour. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, bon sang de Merlin ! On dirait des gamines de troisième année ! Ça ne leur ressemble pas, note Bellatrix, un peu étonnée. Tout à coup, il la prend dans ses bras, et l’enferme, fort, très fort. Stupéfaite, elle reste immobile, ses pensées à l’arrêt. Il se dégage enfin, et l’embrasse dans le cou, très légèrement, avant de grommeler et se tourner. Elle le dévisage, interdite, puis se reprend immédiatement :

- Mais enfin Sirius qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ?!

- C’est juste que.. On va rentrer à Poudlard, et tu seras constamment avec tes Serpentards, froide, stressée.. Cet été tu étais détendue, souriante, et maintenant c’est fini.. Bella, je t’en supplie, ne change pas, ne deviens pas plus froide et indifférente, ne rentre pas trop dans les délires bizarres de ta famille timbrée, ça ne te ressemble pas.. J’ai longtemps réfléchi avant de faire sécession tu sais, je n’ai pas pris ma décision à la légère, ça devient flippant cette obsession qu’ils ont pour la magie noire. C’est un vrai merdier, Bella. Reste en dehors..-

- Je te remercie de ta sollicitude, Sirius, mais je suis une grande fille, et je sais me débrouiller toute seule. Tes problèmes ne sont pas les miens ! En disant cela, elle lève les yeux au ciel et tourne le dos à son cousin, resté sur place, désorienté, la regardant monter les escaliers jusqu’à sa chambre, droite, décidée, et déjà indifférente.

 

Maintenant qu’elle est seule, au grenier, avec Dante qui se blottit contre elle, elle repense à ces moments et ne peut s’empêcher de se demander si Régulus ou Sirius a tenté quelque chose avec elle. Dans sa famille, le mariage entre cousin n’est pas mal vu ; avec Sirius, oui, certainement, mais pas à cause de sa qualité de cousin. Quant à Régulus, elle ne préférait tous simplement pas aller plus loin dans ses réflexions. Ses cousins étaient certes agréables, et aux dires des filles, beaux, mais elle n’envisageait rien de cette sorte. Avec personne d’ailleurs. Trop d’abrutis, personne de consistant.

A cette pensée, elle commence à faire sa valise. Bientôt la rentrée….

Note de fin de chapitre :

Dites-moi tout. Livrez chacunes de vos impressions ! Bellatrix, crédible ? Sirius, gentillet ? Régulus ? Ce que vous aimeriez lire ? Ce que vous avez aimé/ pas aimé ? Merci !!

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