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News

127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

Vous voulez revenir dans le Futur ? Lors du mois de novembre c’est possible avec la Sélection Next-Gen ! Vous avez jusqu'au 30 novembre pour lire les 10 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter ici.

Et pour le mois de décembre, le thème et les textes vous attendent déjà avec la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez découvrir ces 12 histoires jusqu’à la fin de l’année et vous pourrez voter à partir de décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous ICI !


De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


15ème Échange de Noël


Le traditionnel Échange de fics de Noël est de retour pour sa 15ème édition !



Et cette année, vous pouvez écrire et recevoir : des fanfictions Harry Potter, des histoires originales... mais aussi des fanfictions sur d'autres fandoms ! Envie de nous rejoindre ?


Ça se passe d'ici le 31 octobre sur ce topic du forum HPF !


De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


126ème Nuit d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 126 édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 21 octobre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Sélections du mois


Félicitations à Fleur d’épine, Ella C, Eejil9 et CacheCoeur, qui remportent la Sélection Femslash !

Vous voulez de l’action ? De l’aventure ? Ce mois de Sélections est fait pour vous ! Le Jury des Aspics vous invite à lire sur ce thème en octobre avec la Sélection Aventure/Action ! Vous avez jusqu'au 31 octobre pour lire les 5 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter par ici.

Et au mois de novembre, partez dans le futur avec la Next-Gen ! Vous avez jusqu’à la fin du mois d'octobre pour nous faire découvrir sur ce thème si vaste vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots. Pour proposer des textes, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news !

Il y a également la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos nuits d’insomnies ! Jusqu’au mois de décembre, venez découvrir 12 histoires incroyables ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De L'équipe des Podiums le 03/10/2022 23:05


Les Echos du crépuscule par Samantha Black

[19 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Tout l'univers de Harry Potter appartient à JK Rowling et je ne touche donc pas un seul centime pour mes écrits.

Merci à Margot et LookCatMe pour leur travail de bêta-lectrice ! :)
Note de chapitre:

Publication de la version corrigée le 7/08/2018

Pansy avait un secret. Un secret bien gardé, qu'elle n'avait pas même partagé avec Drago Malefoy, son plus proche ami ou encore avec Daphne Greengrass, sa cousine germaine mais aussi sa plus proche camarade de dortoir. La Serpentard n'utilisait pas le mot « ami » pour la désigner car elle savait que, comme Theodore Nott, Daphne n'en avait pas.

Cette année-là, Pansy était entrée en sixième année à l'école de sorcellerie de Poudlard, pleine d'espoir et de crainte mêlés. Le Seigneur des Ténèbres était de retour et avait été le sujet de conversation principal des repas aussi bien familiaux qu'amicaux de la famille Parkinson. Le père de Pansy, n'avait jamais pris part de manière directe aux activités des Mangemorts mais il n'avait pour autant pas non plus été le dernier quand il s'agissait de les financer.

Suivant l'exemple de ses parents, Pansy avait intégré la Brigade Inquisitoriale l'année précédente mais avait préféré ne pas s'impliquer lorsque Drago avait laissé entendre que le Mage noir lui avait confié une mission de la plus haute importance. Bien entendu, elle serait là pour le soutenir – Drago était son ami après tout, mais cela n'irait pas plus loin. L'instinct de survie était fort chez les Parkinson et son père lui avait conseillé de se tenir à l'écart de toute activité suspecte. La Serpentard comptait bien tenir la promesse qu'elle lui avait faite.

Depuis que Pansy avait pris cette résolution, elle passait le plus clair de son temps à la bibliothèque de Poudlard. Elle qui s'était toujours moqué de Theodore et de sa tendance à se terrer dans ses livres comprenait désormais l'attrait que ce lieu pouvait susciter. Bien entendu, elle n'y allait pas pour lire. Elle avait toujours détesté cela et ne le faisait que lorsqu'elle y était obligée. Toutefois, le silence des lieux était particulièrement propice à son inspiration artistique. Elle s'installait toujours à l'une des tables se trouvant au fond de la bibliothèque, entre deux étagères consacrées à la Divination. Au moins dans ce secteur, elle était sûre de ne pas voir Hermione Rat-de-Bibliothèque Granger, même si elle devait parfois supporter les gloussements des deux autres dindes de Gryffondor, Violet et Panama, si ses souvenirs étaient bons.

Toutefois et malheureusement pour Pansy, toutes les bonnes choses ont une fin et la sérénité qu'elle ressentait en venant à la bibliothèque était sur le point d'être de l'histoire ancienne. C'était un jour de novembre. Comme tous les jours, la jeune fille décida d'aller se réfugier dans l'antre de Madame Pince. Drago avait une fois de plus disparu et Pansy savait que le dessin était le seul moyen pour elle de ne pas penser au fait qu'il était, une fois de plus, en train de mettre sa vie en danger. Pour une grande cause certes, mais tout de même. La jeune fille se dirigea d'un pas décidé et rapide vers la table du fond, qu'elle désignait désormais dans sa tête comme « sa » table. Arrivée à quelques mètres de cette dernière, elle fronça les sourcils en constatant que son bureau n'était pas libre. Un vieil ouvrage tout décrépi, sans doute encore plus ancien que son grand-oncle Nestor, trônait au milieu de la table. Pansy jeta quelques coups d'œil aux alentours mais les rayonnages étaient vides, ne laissant pas le moindre indice concernant l'identité du malotru ayant abandonné son vieux livre poussiéreux sur la table de quelqu'un d'autre.

Malgré cet affront, la Serpentard s'installa à sa place habituelle, face à l'entrée mais tout de même cachée par l'un des rayons de livres. Il lui suffisait de pencher un peu la tête vers la droite pour avoir une vue sur le bureau de Madame Pince. Il était important de pouvoir déterminer où elle se trouvait pour ne pas être pris au dépourvu lorsqu'elle arrivait derrière vous, tel un chat guettant sa proie.

Pansy resta plus d’une heure à sa table, s’attendant à tout instant à être dérangée par le propriétaire du vieux livre. Elle avait préparé une réplique bien sentie pour faire comprendre à ce sans-gêne que cette table était la sienne et qu’il n’avait pas à laisser traîner ses affaires dessus ainsi. Pansy n’était pas bien grande et très certainement pas intimidante mais elle savait que l’amitié qui la liait à Drago Malefoy faisait qu’il était plus facile pour elle de se faire écouter. Cela et sans doute aussi le fait que ce dernier était toujours flanqué de Crabbe et Goyle. Quand après plus d’une heure, personne ne vint, Pansy sut que le propriétaire du livre ne se manifesterait sans doute jamais. Elle poussa un soupir, agacée, avant de se pencher et de tendre le bras pour le récupérer. Sans prendre plus de précaution que cela, la jeune fille l’ouvrit espérant trouver le nom du propriétaire à l’intérieur.

Sur la première page, en belles lettres devenues marron au fil des années, était ce qu’elle supposa être un nom : Rosamund Fleamont. La jeune fille fronça les sourcils alors que le souvenir d’avoir déjà entendu ce nom de famille lui revenait en mémoire. Une de ses ancêtres, du côté de sa mère, l’avait porté. Elle s’en rappelait particulièrement car sa grand-mère lui avait promis de lui offrir à sa majorité le pendentif hérité de cette femme.

— Qu’est-ce que… marmonna Pansy en feuilletant l’ouvrage.

L’écriture était ronde et ne ressemblait absolument pas à ce qu’on pouvait trouver dans les manuels scolaires ou les ouvrages vendus en grands tirages. Çà et là, une rature ou un petit pâté donnait l’impression que le livre avait été écrit par une personne ne connaissant pas parfaitement les sortilèges de copies.

— C’est quoi ce truc ? se demanda-t-elle, surprise.

La deuxième moitié des pages étaient vierges. Depuis quand ce genre de livres se trouvaient-ils dans le commerce ? Pansy retourna au début de l’ouvrage et relu le nom : Rosamund Fleamont, avant de commencer la lecture des premières lignes. Le texte s’ouvrait sur une scène dans la maison de la famille Fleamont. Rosamund était là, profitant du beau temps avec sa sœur cadette, Cordelia. L’auteur décrivait avec une précision frappante la couleur des feuilles de chênes, l’odeur des fleurs, le bruit du vent…

— Non mais n’importe quoi ! chuchota-t-elle sans pour autant s’arrêter de lire.

La jeune fille ne put s’empêcher de pouffer en poursuivant sa lecture. Les deux sœurs étaient parties se promener dans la forêt adjacente à la propriété familiale et l’aînée racontait des histoires affreuses sur les créatures la peuplant pour faire peur à Cordelia.

— Merlin qu’elle est stupide, déclara Pansy lorsque la plus jeune sembla croire sa sœur quand cette dernière lui dit que les centaures mangeaient le cœur des jeunes sorcières innocentes.

Prise d’un doute, Pansy retourna sur la page de titres mais n’y trouva pas le sceau de Poudlard. Ce livre n’était donc pas à l’école et avait perdu son propriétaire. Après avoir jeté un coup d’œil aux alentours et notamment en direction du bureau de Madame Pince pour s’assurer que la voie était libre, Pansy glissa l’ouvrage dans son sac. Si cette vieille chose racontait l’histoire d’une Fleamont, il était possible qu’il intéresse sa mère. Cette dernière, contrairement à sa fille, aimait lire et avait décidé de mettre sur papier la vie de leurs ancêtres.

En sortant de la bibliothèque quelques instants plus tard, Pansy n’oublia pas de saluer Madame Pince. En bonne Serpentard, elle savait qu’il était important de maintenir de bonnes relations avec l’équipe professorale et que cela pourrait un jour lui être utile.

La cloche annonçant la reprise des cours sonna seulement quelques secondes après que Pansy eut quitté la bibliothèque lui faisant par la même oublier l'ouvrage qui se trouvait dans son sac. Le professeur Flirwick avait beau ne pas être aussi sec et sévère que la vieille McGo, il ne tolérait pas le retard.

Comme à chaque cours de Sortilèges, Pansy s'installa à côté de Daphne. Cette dernière la salua d'un léger sourire avant de reporter son attention sur le parchemin sur lequel elle était en train d'écrire. Curieuse, Pansy tenta de lire par-dessus son épaule mais n'arriva qu'à distinguer quelques mots. Si Pansy était la dessinatrice de leur groupe, Daphne était l'écrivaine. Ses rouleaux de parchemin et sa plume ne la quittaient jamais mais ses écrits restaient son jardin secret qu'elle ne partageait avec personne.

Pansy reporta son attention sur le professeur Flitwick qui venait de prendre la parole. La voix du petit homme aux origines douteuses avait toujours profondément agacée la Serpentard. Elle la trouvait aiguë et stridente, désagréable à l'oreille. Toutefois, la jeune fille gardait toujours le sourire quand elle s'adressait au professeur et prenait sur elle de ne pas se boucher les oreilles lorsqu'il parlait.

La Serpentard eut du mal à rester concentrée alors que le professeur Flitwick expliquait les propriétés d'un sort dont elle avait complètement oublié le nom. Du coin de l’œil, elle pouvait voir Hermione Rat-de-Bibliothèque Granger qui prenait des notes frénétiquement. Non loin d'elle, Weasley semblait s'ennuyer plus que jamais tandis qu'au troisième rang, Panama et Violet s'envoyaient des petits mots. Certaines choses ne changeraient jamais. Pansy se retourna et constata que Drago s'était installé au dernier rang. Il semblait plus pâle encore qu'à l'accoutumée et la Serpentard ne put empêcher son cœur de se serrer en le voyant ainsi. Drago et elle se connaissaient depuis leur enfance. Leurs parents s'étaient toujours fréquentés et elle se souvenait avoir espéré longtemps qu'ils les fiancent. Cela n'était pas arrivé. Narcissa Malefoy ne voulait pas d'un mariage arrangé pour son précieux fils.

Avec le temps, Pansy avait fini par se rendre compte qu'elle avait eu raison. Drago et elle avaient beau être de très bons amis, la jeune fille savait qu'ils n'étaient pas compatibles. Elle ne voyait en lui que le petit garçon qui aimait lui voler ses poupées et pleurait à s'en fendre le cœur pour une simple égratignure tandis que lui ne voyait en elle que la gamine qui aimait grimper aux arbres et trouvait toujours le moyen de ne jamais se faire gronder par les adultes.

— Miss Parkinson, par exemple, déclara soudainement la voix du professeur Flitwick.
— Comment ? demanda-t-elle en reportant son attention sur lui.
— Miss Parkinson, je sais que la théorie n'est pas toujours ce qu'il y a de plus intéressant mais elle est nécessaire si vous souhaitez effectuer correctement un sort.
— Pardonnez-moi, Professeur, répliqua-t-elle d'une voix qu'elle voulut douce.
— Que je ne vous y reprenne plus. Et ça vaut aussi pour vous, Miss Brown et Miss Patil, ajouta-t-il en se tournant vers Violet et Panama.

Pansy se retint d'esquisser un sourire satisfait. Au moins, elle n'était pas la seule à s'être fait reprendre. Les Gryffondor avaient tendance à se croire tout permis particulièrement la bande à Potter.



*
* *
*


Comme tous les soirs, Pansy alla rejoindre son lit après s'être brossé les cheveux avec attention. Petite, sa mère lui avait répété plus d'une fois que plus elle prendrait soin de sa chevelure plus cette dernière brillerait. Au fil des années, la Serpentard avait fini par se rendre à l'évidence que sa mère, qu'elle adorait passionnément, lui avait en fait menti. Non, ses cheveux fins comme des baguettes et ternes ne deviendraient pas soudainement épais et brillants simplement en les brossant pendant de longues minutes. Pourtant, malgré cette prise de conscience, la jeune fille avait gardé cette habitude et les nattait même soigneusement avant d'aller se coucher.

Du coin de l'œil, elle vit Daphne sur son lit en train d'écrire comme toujours, tandis que Tracey Davis discutait avec Millicent Bulstrode d'un sujet qui devait être passionnant étant donné les gloussements réguliers qu'elles laissaient échapper. Souvent, en les regardant, la première si fluette et douce et la deuxième si épaisse et brute, Pansy se demandait comment deux filles aussi différentes que l'étaient Millicent et Tracey pouvaient être amies, puis elle se rappelait qu'elles étaient les deux seules Sang-Mêlées de leur année et que cela devait très certainement jouer dans leur relation.

— Bonne nuit les filles ! s'exclama-t-elle après avoir attrapé le magazine « Sorcière Hebdo » sur sa table de chevet.

Elle n'attendit pas que ses camarades de dortoir lui aient répondu avant de fermer les rideaux de son baldaquin.

Lumos, murmura-t-elle.

Une douce lueur apparut sur la pointe de sa baguette magique. Elle commença à feuilleter la revue cherchant la page où elle s'était arrêtée la veille. Il s'agissait d'un article concernant différents masques pour le visage. Plus jeune, Pansy avait eu tendance à avoir un peu d'acné et parfois quelques boutons faisaient encore çà et là leur apparition. La Serpentard essaya de se rappeler si elle avait les ingrédients nécessaires à l'élaboration de la décoction et esquissa un sourire satisfait en constatant que c'était le cas, et qu'elle pourrait la préparer dès le week-end suivant.

Elle tourna la page, après avoir pris soin de plier le coin pour la retrouver plus facilement, et tomba sur une publicité pour une émission de radiophonie que sa mère écoutait déjà tous les soirs.

— Ah ! s'exclama-t-elle en tombant sur l'interview de Chuck Selwyn.

Ce dernier était un chanteur canadien à la mode que Pansy avait découvert plus de trois ans plus tôt avant même qu'il ne devienne mondialement connu.

— Alors quand est-ce que tu viens ici ? marmonna-t-elle parcourant frénétiquement l'article du regard. Ah ! Quoi ? Comment ça pas de dates en Grande-Bretagne ?
— Pansy ! Tu parles encore toute seule, remarqua la voix de Daphne.
— Désolée Daph ! rétorqua-t-elle même si elle ne l'était pas du tout.

Sans perdre de temps, elle posa un sortilège d'insonorisation sur son lit. Elle avait besoin d'exprimer sa frustration à haute voix. La jeune fille ne put qu'approuver vivement lorsque la journaliste fit savoir son étonnement et demanda les raisons de cette absence de date en Grande-Bretagne.

— Forcément ! s'écria Pansy en lisant les explications de Chuck.

Du fait de la guerre, le chanteur ne voulait pas mettre en danger ses musiciens.

— Ouais... C'est ça... marmonna Pansy septique. Dis plutôt que tu as peur pour ta vie.

D'un geste rageur, elle lança le magazine en dehors de son lit et se laissa tomber sur son oreiller lourdement. La jeune fille ne trouva pas facilement le sommeil. Elle se retourna plus d'une fois essayant de trouver la position qui lui conviendrait le mieux avant de finalement s'endormir.

A l'instant même où les bras de Morphée l'accueillirent, Pansy eut l'impression d'être tirée soudainement de son sommeil. Elle papillonna plusieurs fois des yeux aveuglée par les rayons du soleil. Le soleil ? En pleine nuit ? Que s'était-il passé ? Était-elle en train de rêver ?

Ses yeux s'étant habitués à la soudaine clarté, Pansy réussit à distinguer l'endroit où elle se trouvait. Une grande allée bordée de grands arbres et d'arbustes dessinait un chemin jusqu'à une forêt une centaine de mètres en contrebas. La jeune fille se retourna pour évaluer l'espace et écarquilla les yeux en voyant le magnifique manoir construit en haut d'une colline. À l'instant même où elle tenta d'avancer, la Serpentard entendit deux rire d'enfants au loin. Venant du manoir, deux fillettes habillées dans un style ancien, couraient en riant à gorge déployée.

Pansy fit un pas de côté et ouvrit la bouche avec l'intention d'attirer leur attention.

— Elles ne peuvent ni vous entendre ni vous voir, déclara une voix féminine à sa droite.

La Serpentard sursauta et tourna son visage vers la personne qui venait de lui adresser la parole. Il s'agissait d'une jeune femme d'environ son âge, peut-être à peine plus. Ses cheveux châtains étaient relevés en un chignon de style ancien dont des boucles s'échappaient. Elle portait une robe légère d'un bleu doux et dont les manches étaient courtes. Elle rappelait à Pansy la peinture d'une de ses ancêtres accrochée dans le hall d'entrée de la maison familiale.

— Qui êtes-vous ? demanda Pansy.

La jeune femme esquissa un sourire triste avant de répondre :

— Rosamund Fleamont. Mais la question serait plutôt : qui êtes-vous ?
— Je... Attendez ! Vous êtes dans mon rêve ! Vous savez forcément qui je suis.
— C'est ce que vous pensez ? Que nous sommes dans votre rêve ? interrogea la dénommée Rosamund, taquine.
— Je dors. On ne peut qu'être là, se contenta de répliquer Pansy.

Rosamund sourit de plus belle, indulgente.

— Si nous sommes dans votre rêve pourquoi rêvez-vous de cela ?
— Je ne sais pas, avoua Pansy perdue.

La Serpentard réfléchit à toute vitesse à la recherche de la moindre explication concernant ce songe des plus étranges.

— Le livre ! J'ai lu un vieux bouquin décrépi plus tôt dans la journée, expliqua Pansy en voyant le regard étonné que lui lançait Rosamund.
— Un vieux livre décrépi ? demanda cette dernière visiblement surprise.
— Oui, l'histoire d'une Rosa.. Attendez ! Rosamund Fleamont ! C'était l'histoire de Rosamund Fleamont !

La jeune femme, face à elle, arqua un sourcil, attendant qu'elle poursuive.

— Vous êtes Rosamund Fleamont !
— En effet, approuva la jeune femme.
— Mais vous êtes un personnage de livre ! Vous êtes un personnage de livre et vous n'existez pas, marmonna Pansy. Ce rêve est vraiment étrange. C'est la première fois que j'ai le contrôle sur tous mes gestes. C'est perturbant, ajouta-t-elle en fermant et ouvrant plusieurs fois son poing.

La jeune fille le fixa, fascinée.

— C'est parce que vous n'êtes pas dans un rêve, déclara Rosamund après plusieurs secondes de silence.
— Et où je suis, si je ne suis pas dans un rêve ? questionna Pansy, agacée.

Pourquoi cette création de son inconscient se permettait-elle de dire qu'elle ne se trouvait pas dans un songe ? La Serpentard dormait, elle ne pouvait qu'être en train de rêver. Face à son ton peu aimable, Rosamund se contenta de sourire légèrement tout en secouant la tête comme si elle avait affaire à une enfant un peu stupide.

— Suis-moi, se contenta-t-elle de dire.

Sans attendre de réponse de la part de Pansy, Rosamund commença à marcher en direction de l'endroit où s'étaient rendu les fillettes.

— N'ai pas peur, Cordy ! Il ne te fera pas de mal, déclara la plus vieille des deux en tendant la main vers le vide.
— De quoi elle parle ? questionna Pansy sans comprendre.
— Elle voit les Sombrals, répondit Rosamund sans quitter la scène du regard.
— Les Sombrals ? répéta Pansy ne pouvant s'empêcher de frissonner d'horreur.

Enfant, ces créatures peuplaient les histoires que son frère aîné, Kieran, lui racontait pour lui faire peut le soir. La jeune fille se rappelait parfaitement s'être terrée plus d'une fois sous ses couettes, espérant fuir des Sombrals imaginaires ou d'autres bêtes tout aussi effrayantes.

— Vous ne les voyez pas ?
— Non. Pourquoi ? Vous les voyez, n'est-ce pas ?

Rosamund esquissa un sourire avant de reporter son attention sur la scène que donnaient les deux fillettes. Bien que l'aînée semblait voir l'animal, ce n'était pas le cas de la cadette qui paraissait tout ce qu'il y avait de plus perdue. Sa sœur, Pansy devina qu'elles l'étaient, pris sa main et la posa dans le vide. La petite toucha très certainement l'animal que seuls ceux qui avaient vu la mort, pouvaient voir car la Serpentard la vit sursauter légèrement avant de se reprendre.

— Miss Fleamont ! Miss Cordelia ! appela une voix féminine au loin.

Pansy tourna la tête et vit une femme d'une trentaine d'années à l'air sévère venir vers elles. Elle passa à côté de la Serpentard et de sa compagne de rêverie sans les voir.

— Que faites-vous là ? demanda-t-elle d'une voix dure.
— Miss Price ! s'exclama l'aînée soudain plus sérieuse.
— Rosa me montre les Sombrals, répliqua la cadette en riant.

Les prunelles bleus presque transparentes de la gouvernante se tournèrent vers la dénommée Rosa qui baissa les yeux sachant très certainement qu'elle avait fait une bêtise.

— Rosamund, Gerta, Elizabeth Fleamont ! Comment osez-vous mettre ainsi votre sœur en danger ! s'irrita-t-elle en saisissant la fillette par le bras.

Pansy vit le sourire qui illuminait le visage de la cadette disparaître alors qu'elle se rendait compte de ce qu'elle avait dit et de ce que cela signifiait pour son aînée.

— Mais ils sont gentils, Miss Price, tenta-t-elle d'intervenir.
— Ne vous a-t-on pas déjà dit qu'il était fort impoli de répondre à un adulte, Miss Cordelia ! Allez retrouver votre frère dans la salle de travail ! Quant à vous, Miss Fleamont, vous allez me suivre. Je suis certaine que votre père sera heureux d'apprendre ce que vous venez de faire.

Pansy vit la fillette pâlir lorsque la gouvernante mentionna son paternel et elle sut que l'homme n'avait très certainement rien à envier à Hector Greengrass, le grand-père maternel de la Serpentard. Instinctivement, la jeune fille frotta sa jambe droite contre son mollet gauche, là où l'homme avait l'habitude de la frapper à coups de canne lorsqu'elle était enfant. Elle suivit la femme du regard alors que cette dernière traînait la plus âgée des deux sœurs derrière elle. La cadette trottinait déjà vers la maison après que Rosa lui eut signifié d'un coup de tête qu'elle devait y aller.

Soudainement prise d'une idée, Pansy tourna son visage vers sa compagne de rêveries.

— Si vous êtes Rosamund Fleamont et qu'elle l'est elle aussi. Qu'est-ce... commença-t-elle.
— Il est l'heure, répliqua la jeune femme en lui souriant. A bientôt, Pansy Parkinson !

La seule chose à laquelle la Serpentard pensa alors que l'image devant elle devenait floue, était qu'elle ne lui avait jamais donné son prénom.

Note de fin de chapitre :

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