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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

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Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
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A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Les Echos du crépuscule par Samantha Black

[19 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Hello tout le monde !

Trois ans après voici le deuxième chapitre de cette fanfiction. Je désolée d'avoir mis autant de temps à le poster. J'ai eu du mal à me plonger dans la correction mais comme j'ai eu du temps aujourd'hui, je me suis dit que c'était le moment d'y aller !

Dans tous les cas, merci beaucoup aux personnes qui ont laissé une review et qui ont mis cette fanfiction dans leurs favoris ! J'espère que ce deuxième chapitre vous plaira autant que le premier.

A bientôt ! ♥

— Tu fais la gueule ? questionna Daphne en s'asseyant à côté d'elle.
— Pourquoi ferais-je la gueule ? répliqua Pansy d'une voix lasse.
— Je sais pas. C'est juste que t'as pas décroché un mot depuis le début du repas. T'as mal dormi ? se moqua gentiment Daphne.

Pansy la fixa quelques secondes sans répondre avant de reporter son attention sur son pancake arrosé de sirop d'érable.

— Je ne sais vraiment pas comment tu peux manger ça, remarqua Daphne, une moue dégoûtée déformant ses lèvres pleines.
— Je me pose la même question à chaque fois que je te vois te gaver de fromage de chèvre et pourtant je ne te fais pas la remarque, rétorqua Pansy d'une voix sèche.

Daphne arqua un sourcil avant de secouer légèrement la tête.

— Tu me diras ce qui ne va pas quand t'auras plus tes règles ! lança-t-elle avant de se lever de table et de quitter la Grande Salle.

Pansy lança un regard mauvais à Crabbe qui l'observait d'un œil dégoûté. Si l'évocation des règles provoquait toujours ce genre de réactions chez lui, la Serpentard se demandait bien comment il ferait s'il avait une petite amie. Refuserait-il de dormir avec elle durant toute la période ? La jeune fille ne put s'empêcher de rire en imaginant Crabbe avec quelqu'un. Elle plaignait la pauvre fille que ses parents lui trouveraient, car il était certain que lui n'arriverait pas à s'en dégotter une par lui-même.

Cela faisait quatre nuits de suite que Pansy rêvait de cette Rosamund. D'après cette dernière, il ne s'agissait pas d'un songe mais la Serpentard n'en avait pas appris beaucoup plus. Elle savait juste que Rosamund avait dix ans et que sa sœur, Cordelia, avait trois ans de moins qu'elle. Les fillettes avaient aussi un frère mais il n'était pas présent lors du premier rêve et était à Poudlard lors des suivants. Elle avait observé ce qu'elle pensait être les souvenir de Rosamund et avait pu découvrir que la fillette adorait les animaux aussi bien ceux qui étaient fantastiques que ceux qui ne l'étaient pas. Elle avait un chat noir qui la suivait partout, et il avait été évoqué au cours d'une conversation qu'elle l'avait récupéré à demi-mort dans un fossé non loin de la propriété.

Cette nuit-là, Pansy avait été témoin d'un événement qui devait avoir une place significative dans les souvenirs, ou peu importait de quoi il s'agissait exactement, de Rosamund. Comme toutes les nuits, elle suivait la fillette lors de ses excursions dans le parc et parfois même dans la forêt entourant la demeure familiale. Ce jour-là, elle s'était aventurée un peu plus profondément entre les arbres. Elle s'était arrêtée près d'une rivière et c’était là que Pansy avait senti la Rosamund plus âgée se tendre à côté d'elle. La jeune fille n'avait pas immédiatement compris pourquoi, puis elle avait plissé les yeux après avoir perçu un mouvement derrière le tronc d'un chêne plus imposant que les autres.

— Tu t'es fait mal ? avait demandé la fillette

Il avait fallu à Pansy quelques secondes avant d'enfin apercevoir la créature à laquelle la Rosamund enfant parlait : un centaure. C'était un jeune qui ne devait pas avoir plus d'une dizaine d'années. Sa robe était constituée de poils d'un joli fauve, ses cheveux noirs lui tombaient jusqu'à la taille et la peau pâle de son torse laissait penser qu'il ne quittait que rarement le couvert des bois.

— Attends, je vais t'aider, avait déclaré Rosamund en faisant un pas vers lui.

Le centaure avait reculé vivement et Pansy s'était rendu compte à cet instant-là que les pattes de la créature étaient prises dans un lien, sans doute un piège posé par un braconnier.

— Je ne vais pas te faire mal, avait soufflé la fillette sans faire le moindre mouvement. Je veux juste t'aider à enlever cela, avait-elle ajouté en désignant ce qui lui sciait les pattes.

Le centaure lui avait jeté un regard méfiant mais n'avait pas cherché à reculer quand elle s'était approchée.

— Cela doit vraiment faire mal, avait-elle continué d'une voix douce.

Elle avait tendu les mains et Pansy avait pu constater que le centaure faisait tout pour ne pas montrer sa peur. Toutefois, la créature n'avait pu retenir un gémissement de douleur quand elle avait tiré sur le fil, espérant le décoincer. De là où elle était, Pansy avait pu voir que les liens étaient si serrés qu’ils avaient commencé à lacérer la peau. La Serpentard avait deviné sans trop de difficultés qu’il s’agissait du genre de piège qui se resserrait dès qu’on tirait dessus.

— Attends ! J'ai ce qu'il nous faut ! N'aies pas peur, je ne vais pas te faire de mal, avait-elle dit en plongeant sa main dans l'une des poches de son manteau.

Elle en avait sorti un petit couteau-suisse, comme ceux que les Moldus utilisaient souvent. Après plusieurs coups de lame, Rosamund avait réussi enfin à libérer les jambes arrières du centaure qui avait poussé un petit gémissement plein de souffrance mêlée de soulagement.

— Il va falloir vite la laver si tu ne veux pas que ça s’infecte, constata la fillette en examinant la blessure d’un œil critique. Attends ! Je vais le faire, déclara-t-elle en plongeant la main dans sa petit sacoche.

Elle en avait sorti une bouteille de potion et un tissu propre sous le regard surpris du centaure mais aussi celui de Pansy. La Serpentard avait secoué la tête, ne comprenant pas son étonnement. Les nuits passées à observer Rosamund auraient pourtant dû lui avoir appris à ne plus s’étonner de rien.

— Que fais-tu, humaine ? avait demandé soudainement le centaure.

Pansy se rappelait avoir trouvé sa voix étrangement banale comparée à sa condition de créature fantastique.

— J’essaye de nettoyer cette vilaine blessure, avait expliqué Rosamund en versant de la potion sur le tissu. Ne bouge pas ! Tu vas voir, ça va te faire du bien.

Le centaure l’avait fixée plusieurs secondes, indécis, avant de se laisser faire. Son visage s’était tordu en une grimace lorsque Rosamund avait commencé à tamponner délicatement la plaie.

— C’est normal que cela fasse un peu mal, avait-elle déclaré voyant qu’il s’apprêtait à reculer vivement. Ce sera vite fini. Et voilà ! s’était-elle exclamé, triomphante. Tu veux que je t’aide à te lever ?

Le centaure n’avait pas même pris la peine de lui répondre et avait tenté de se redresser. Il n’avait pas été difficile pour Pansy de remarquer qu’il faisait tout son possible pour ne pas laisser transparaître sa souffrance.

— Je m’appelle Rosamund, et toi ? Comment tu t’appelles ? avait-elle questionné.
— Ce ne sont pas tes affaires, avait-il rétorqué.
— Ce ne sont pas tes affaires ? Drôle de nom ! avait répliqua la fillette d'un air sérieux.

Le centaure l’avait fixé avec de grands yeux et Pansy avait deviné sans le moindre mal qu’il la prenait pour une demeurée. Face à son air ahuri, Rosamund n’avait pu retenir son rire plus longtemps.

— Quoi ? Pourquoi tu fais cette tête-là ? Tu penses vraiment que j’ai cru qu’il s’agissait de ton nom ?
— Je savais que les humains étaient étranges mais j’ai comme l’impression que tu l’es encore plus, avait constaté le centaure.

A son grand agacement, Pansy avait dû avouer que la créature fantastique était loin d’avoir tort. La remarque ne sembla toutefois pas blesser Rosamund qui ne perdit pas le sourire qui illuminait presque continuellement son visage.

— Alors, comment t’appelles-tu ? avait-elle demandé soudainement.
— Zaul, avait répliqué le centaure après quelques hésitations.
— Je suis ravie de faire ta connaissance, Zaul, avait lancé la fillette sincère.

Pansy n’avait pu s’empêcher d’esquisser un sourire amusé en constatant que le ravissement n’était très certainement pas partagé.

— C’est la première fois que je rencontre un centaure, avait déclaré Rosamund.

Pansy avait levé les yeux au ciel, ne comprenant que très difficilement l’intérêt que pouvait avoir une enfant de son âge pour des animaux aussi dangereux que les centaures ou encore les Sombrals. La Serpentard savait que les parents de la petite, ou du moins son père, désapprouvait cette passion pour les créatures fantastiques qu’ils pensaient indigne de leur rang. A cette époque, les Fleamont étaient considérés comme une famille de Sang Pur de haut rang, au même titre que les Black. Cent cinquante ans plus tard, cette famille n’était plus qu’un vieux souvenir, une triste histoire que les autres Sang Pur craignaient de voir se répéter. La fin des Black, suite au décès de leur héritier, bien qu’il fût renié, avait été un douloureux rappel de l’importance mais aussi de la difficulté de perpétuer la lignée.

Le centaure avait ouvert la bouche pour répondre à la fillette mais au même moment le son d’un instrument du type cor de chasse avait retenti au loin. Rosamund et Zaul avaient tourné la tête vers l’endroit d’où provenait l’appel.

— Je dois partir, avait déclaré le centaure d’une voix calme.
— Déjà ? s’était étonnée la petite. On se reverra bientôt ?

Pansy avait de nouveau levé les yeux au ciel. Elle avait l’impression de ne faire que cela quand elle était en présence de Rosamund. Zaul, pour sa part, avait semblé surpris par la question de la sorcière et avait mis quelques secondes avant de répondre qu’il ne pensait pas que cela soit possible.

— Pourquoi ? avait-elle demandé alors que le son résonnait une nouvelle fois. Ne penses-tu pas que nous pourrions faire de bons amis ?
— Les centaures et les humains ne peuvent pas être amis, avait répondu Zaul catégorique.
— Pourquoi ? Tu m’en apprendras plus sur les étoiles et moi, je te raconterai des légendes sorcières, dit-elle en souriant. Ne dis pas non, s’il te plaît ! J’ai toujours rêvé d’avoir un ami centaure.

Au loin, le cor avait sonné une troisième fois. Zaul avait semblé réfléchir à toute vitesse avant de finalement déclarer :

— Quand la lune sera à demi-pleine, je t’attendrai ici à l’heure où les chouettes sortent de leur cachette.

Pansy avait vu Rosamund sourire largement avant de se réveiller dans son lit. C’était dans ce contexte que Daphne l’avait trouvée une heure plus tard, en train de ruminer ce « souvenir » à la table de Serpentard, ce qui expliquait très certainement sa mauvaise humeur.

— Pansy ! s’exclama Blaise en s’asseyant à côté d’elle.
— Que veux-tu, Blaise ? demanda-t-elle d’une voix lasse.
— Ne puis-je donc pas venir parler à ma Serpentard préférée ?
— Première, tout le monde sait que Daphne est ta Serpentard préférée et deuxièmement, tu as un morceau de viande coincé entre les dents, rétorqua-t-elle.
— Quoi ?
— Je crois que c’est du gras de lard, répliqua-t-elle bêtement.

Son camarade de maison leva les yeux au ciel tout en prenant soin de ne pas montrer ses dents alors qu’il souriait.

— Que veux-tu, Blaise, répéta-t-elle.
— Comme tu le sais sans doute déjà, Drago ne va pas bien en ce moment. Je me disais qu’on pourrait lui organiser une fête surprise.
— Pour quelle occasion ?
— Juste comme ça ! Allez, quoi ! Pansy ! T’es jamais la dernière à faire la fête d’habitude ! Et puis, ça lui fera plaisir, j’en suis sûr.

Pansy le fixa quelques secondes sans rien dire avant d’ouvrir la bouche pour répondre :

— En soit, je n’ai rien contre, au contraire. Mais crois-tu vraiment que Drago viendra ?
— Il adore les soirées !
— Il adore aussi le Quidditch et ça ne l’a pourtant pas empêché de déclarer forfait pour le match contre Gryffondor, remarqua-t-elle.
— En effet, mais s’il ne sait pas qu’on organise une soirée, il ne pourra pas annuler, rétorqua Blaise visiblement sûr de lui.
— Et tu comptes le faire venir comment, dans ce cas-là ?
— Je lui dis qu’on a une urgence, que tu t’es blessée ou quelque chose du genre.
— Déjà, pourquoi moi ? Et ensuite, si tu lui dis ça, il va juste aller à l’infirmerie, pas à la salle commune.
— Tu proposes quoi alors ? interrogea Blaise légèrement agacé.
— J’en sais rien ! Mais pas ça ! Tu veux la faire quand cette fête ?
— Je me disais qu’on pourrait faire ça samedi prochain. T’en penses quoi ?
— Moi, ça me va. Après, il faut juste que tu trouves une bonne excuse pour faire venir Drago.
— T’as pas d’idées ?

Pansy poussa un long soupir. C’était toujours comme cela avec Blaise, il voulait organiser quelque chose et il se retrouvait toujours à déléguer le travail pour ne rien faire.

— T’es grand ! Je suis sûre que tu trouveras ! répliqua-t-elle avant de se lever.

La matinée commençait mal avec un cours de Métamorphose et la jeune femme n’était pas d’humeur à se disputer avec son camarade de promotion. La Serpentard détestait la Métamorphose et le professeur qui l’enseignait, mais son père n’avait pas voulu qu’elle arrête de suivre les cours à la fin de cinquième année. Elle se rappelait parfaitement qu’il lui avait dit qu’il n’avait pas payé tous ces cours particuliers en été pour que sa fille renonce si facilement. Pansy salua à peine le professeur McGonagall en pénétrant dans la salle. Elle savait de toute manière que la vieille ne l’aimait pas et qu’elle avait tendance à favoriser les Gryffondor. Dès que le cours prit fin, la Serpentard n’attendit personne et se précipita vers la bibliothèque.

— C’est ma place, Bouclette ! s’exclama-t-elle en se postant devant la table à laquelle était assis Ernie McMillan.

Le Poufsouffle releva son visage vers elle mais ne bougea pas pour autant ce qui eut le don d’agacer particulièrement Pansy.

— Je ne crois pas qu’il y ait marqué ton nom sur cette chaise, rétorqua le préfet des blaireaux courageusement.
— Qu’est-ce qui t’arrive aujourd’hui, Bouclette, t’as mangé du griffon ? Allez ! Dégage !
— Trouve-toi une autre table, Parkinson !
— Ah ! Tu veux jouer à ça ! Très bien. Jouons ! s’irrita-t-elle en s’asseyant face à lui.

Ernie lui jeta un regard surpris auquel elle répondit par un sourire des plus hypocrites. Le Poufsouffle faisait partie de ses personnes que Pansy ne supportait pas. Un coup, il n’appréciait pas Harry Potter car il cherchait à prendre la place de Diggory et le lendemain, il intégrait sa fichue armée. Il n’était pourtant pas difficile de faire un choix et de s’y tenir dans la vie pourtant. La jeune fille se pencha pour récupérer son carnet à dessins avant d’étaler ses jambes jusqu’à donner un coup dans celles d’Ernie.

— Pardon, déclara-t-elle en lui souriant d’un air faux.

Sans attendre, Pansy se pencha vers sa feuille. Il s’agissait de papier. Sa mère lui en envoyait plusieurs fois au cours de l’année et la Serpentard devait avouer que son style s’était grandement amélioré depuis qu’elle n’était plus obligée de dessiner sur du parchemin. Elle esquissa la forme du corps d’un cheval tout en fredonnant une comptine qu’on chantait habituellement aux petits sorciers. Elle entendit Ernie pousser un léger soupir visiblement agacé et se retint difficilement d’esquisser un sourire amusé. Elle l’avait pourtant prévenu.

— C’est bon ! T’as gagné, Parkinson ! Je te laisse ta table ! s’agaça soudainement le Poufsouffle en se levant.
— Bonne fin de matinée, MacMillan, rétorqua-t-elle en lui faisant un petit signe de main moqueur.

Pour toute réponse, Ernie la gratifia d’un geste de la main peu aimable. Amusée, Pansy sourit de plus belle. MacMillan n’aurait pas dû essayer de se mesurer à elle, il ne faisait pas le poids. Le Poufsouffle fut très vite oublié au profit de son envie de dessiner. Sous ses traits de crayon apparaissait la jeune Rosamund et plus loin, sa version un peu plus âgée l’observait, une expression mélancolique sur le visage.

— Waouh ! On peut dire que tu sais dessiner, Pans ! s’exclama une voix féminine à sa droite.

La jeune femme sursauta et sentit son cœur raté un battement.

— Tu m’as fait peur, espèce de veaudelune ! rétorqua-t-elle.

Sa cousine la fixait visiblement ravie de son mauvais tour.

— Qu’est-ce que tu veux ? Je croyais que tu me faisais la tête !

Daphne haussa les épaules avant de s’installer à sa table et de demander si elle serait présente en cours de Botanique.

— Pas le choix ! J’imagine que toi non si tu poses la question.

Sa cousine se contenta de lui offrir son plus beau sourire en coin. La jeune femme s’était procuré un paquet de ….. des frères Weasley et séchait les cours de temps à autres grâce à cela. Pansy aurait très bien pu suivre son exemple mais elle se refusait d’acheter quoi que ce soit dans cette boutique. Elle ne donnerait jamais aucune noise, mornille ou même gallion à ces traîtres-à-leur-sang de Weasley.

— Tu n’as pas peur de rater tes examens à la fin ?

De nouveau, Daphne haussa les épaules, visiblement blasée. Son regard descendit vers la feuille que Pansy avait devant elle.

— On verra, répliqua-t-elle. Tu dessines quoi ?
— Un rêve que j’ai eu.
— Je peux voir ?

Sans attendre la réponse, Daphne lui prit le dessin des mains.

— Waouh ! Du papier ! Ça ne rigole pas. Tu l’as acheté chez les Moldus ?
— Déjà, je ne t’ai pas autorisée à le prendre, commença-t-elle en lui arrachant la feuille des mains. Et en plus, bien sûr qu’on ne l’a pas acheté à des Moldus. Pour qui nous prends-tu ? Maman les commande directement à un fournisseur américain, si tu veux tout savoir.
— C’est donc vrai qu’ils n’utilisent pas de parchemin.
— Oui, répliqua Pansy, ravie d’en savoir plus que Daphne. Et même qu’au MACUSA, ils n’utilisent plus de plume depuis longtemps mais des machines à écrire. D’après Grand-Père, ils ont tenté de les introduire au Ministère au début des années quarante mais les employés n’ont pas été satisfaits par le système. Quoi ? s’agaça-t-elle en voyant le regard amusé de sa cousine.
— Rien. Je me disais juste que je ne te savais pas si je-sais-tout, rétorqua Daphne, moqueuse. Enfin, je ne suis pas venue pour parler de toi ou de tes talents cachés…
— Comme c’est étonnant !

Daphne arqua un sourcil, amusée, avant d’expliquer que Blaise lui avait parlé de la soirée qu’il souhaitait organiser pour Drago.

— Qu’en penses-tu ? finit-elle par demander en souriant.
— Ce que j’en pense ? Disons que j’aime bien l’idée, avoua-t-elle. Cela permettrait de retrouver l’ambiance des années précédentes.
— Tu veux dire la frivolité des années précédentes, la reprit Daphne d’un air guindé. Ma pauvre Pansy ! Après ce qui est arrivé au Ministère en juin dernier, sois certaine que plus rien ne sera jamais comme avant.

La jeune femme se contenta de fixer sa cousine en silence. La croyait-elle si naïve ? Elle esquissa un sourire qu’elle tenta de rendre le plus doux possible tout en essayant de ne pas montrer son agacement. Et Daphne disait qu’elle était une je-sais-tout, elle au moins ne prenait pas ses semblables pour des idiots -- sauf peut-être Crabbe et Goyle, mais il s’agissait là de la simple vérité. Bien entendu, Pansy avait longtemps espéré être là le jour où l’école ne serait plus infestée par tous ces Sang-de-Bourbe et autres traîtres-à-leur-sang, mais elle n’aurait jamais pensé que le chemin vers cet idéal serait si morne et changerait Poudlard, au point qu’elle avait peur de ne plus reconnaître cette école qu’elle aimait tant et dans laquelle elle avait passé de si bons moments.

— Ta tendance à prendre les gens de haut m’étonnera toujours, déclara Pansy d’une voix froide.

Daphne se contenta lui offrir son sourire le plus faux avant de lui demander si elle avait trouvé une solution quant à la venue de Drago à la fête.

— Blaise m’a appris que c’était toi qui devais t’en occuper, expliqua sa cousine en la voyant arquer un sourcil. Il a chargé Machin de trouver les boissons et Truc de s’occuper de la nourriture.
— Blaise qui délègue et qui se retrouve à ne rien faire alors que l’idée venait de lui à la base. Comme c’est étonnant ! plaisanta Pansy pince-sans-rire.
— Au moins, on ne peut pas dire qu’il n’a pas sa place à Serpentard, remarqua Daphne.
— Que t’a-t-il demandé de faire à toi ?
— Oh ! De trouver un moyen d’amener Drago à la fête, comme toi, mais j’ai dit que tu serais bien plus capable que moi pour ce travail. Sur ce ! Je vais te laisser retourner à tes dessins, chère cousine ! Je sais qu’après tout, que tu n’attends que cela !

Sans attendre de réponse, Daphne se leva de la chaise sur laquelle elle était installée et quitta la bibliothèque de son pas droit et gracieux. Grâce qui avait toujours fait défaut à Pansy qui ressemblait bien trop à son père pour cela.

— Enfin… souffla Pansy lorsque sa condisciple eut atteint la sortie.

Les deux cousines s’entendaient relativement bien, ce qui au regard des relations que Daphne avait avec les autres de manière générale était un exploit. Elle se rappelait parfaitement la conversation que sa tante avait eu à ce propos avec sa mère et l’inquiétude dans sa voix quand elle expliquait que Daphne ne leur parlait jamais de ses amis dans ses lettres de Poudlard.

— C’est parce qu’elle n’en a pas, marmonna Pansy tout en commençant à dessiner les contours d’un arbre.

Dix minutes avant que la sonnerie retentisse, elle rangea prestement ses affaires dans son sac avant de quitter l’endroit et de se diriger d’un pas rapide vers la Grande Salle. Elle n’aimait pas avoir à se battre pour trouver une place à côté de Drago et des autres garçons de son année. La Serpentard s’assit en bout de table au moment même où la cloche annonçait la fin des cours de la matinée. Il ne fallut pas longtemps avant que la Grande Salle s’emplisse des rires et des conversations des autres élèves de Poudlard. Pansy lança un regard mauvais à un première année qui fit mine de vouloir s’installer à côté d’elle. Le plus jeune partit sans demander son reste alors que du coin de l’œil, elle put voir Drago, Blaise, Gregory et Vincent pénétrer dans la pièce.

— Ici ! lança-t-elle en leur faisant un rapide signe de la main.

Sans aucune hésitation, les garçons prirent place autour de la table et Pansy fut ravie de constater que Drago avait décidé de s’installer à côté d’elle. Elle avait cru à une époque vouloir l’épouser avant de se rendre compte qu’elle le considérait avant tout comme un très bon ami.

— Alors ? Cette matinée ? demanda-t-elle en se tournant vers lui.
— Disons que je regrette d’avoir décidé de continuer à suivre les cours de potions, répliqua Drago d’un air las.

Pansy ne put empêcher une moue inquiète de se peindre sur son visage.

— Encore en train de te plaindre de ce gros lard de Slughorn, Drago ! intervint Blaise, amusé.
— Il est insupportable avec sa manie de vouer une sorte de culte à Saint Potter et à la Sang-de-Bourbe. J’ai du mal à croire que ce type ait pu être directeur de la maison Serpentard ! répliqua le jeune homme, la voix emplie de mépris.

Pansy préféra garder le silence sachant qu’aucun mot ne saurait réconforter véritablement son ami. La mission secrète que le Seigneur des Ténèbres lui avait confiée lui accaparait tout l’esprit et la jeune fille devina que cela expliquait certainement son caractère irritable. Par instinct de préservation, la Serpentard avait préféré ne pas lui offrir son aide et savait de tout de manière qu'il ne l'accepterait pas. Drago avait été clair quant au fait qu'il ne pouvait leur donner pas le moindre détail.

— Ton projet avance ? questionna-t-elle doucement.

Il lui fallut à peine une demi-seconde avant de se rendre compte qu’elle aurait mieux fait de ne pas aborder le sujet. Habituellement pâle, le visage de Drago perdit ses dernières couleurs.

— Cela avance, mentit-il d’une voix neutre.

Pansy ne dit rien, se contentant de lui sourire tristement. Blaise avait raison. Leur ami avait véritablement besoin de se changer les idées. Elle hésita quelques secondes avant de se lancer :

— Je pensais… Samedi soir, on pourrait aller faire une razzia aux cuisines et s’enfermer dans votre dortoir.
— Tu veux qu’on fasse une soirée pyjama, Pans ? se moqua Blaise. Qu’on se tresse les cheveux ? Qu’on se vernisse les ongles ! Et que sais-je encore ! Désolé de te l’annoncer mais il me manque encore deux jolis attributs pour cela ! ajouta-t-il en mimant une poitrine.

Crabbe et Goyle échangèrent un regard avant de pouffer de rire tandis que la Serpentard devait prendre sur elle pour garder son sourire et ne pas envoyer Blaise visiter les licornes. Ce strangulot lui demandait de trouver une solution pour faire venir Drago à une fête qu’il organisait, ou plus exactement que les autres organisait pour lui, et ouvrait sa grande bouche et faisait tout capoter. Pansy lui jeta un regard mauvais avant de reporter son attention sur Drago.

— T’en dis quoi ?
— J’aimerais bien mais…
— Pas de « mais », Drago ! Tu as besoin de cette soirée, tu es bien trop pâle depuis quelques temps, on pourrait te confondre avec un des fantômes de Poudlard. Je suis certaine qu’une petite soirée entre potes te ferait le plus grand bien.
— Une soirée pyjama, quoi ! intervint Blaise toujours aussi agaçant.
— Je ne sais pas, hésita Drago. J’avais prévu de travailler sur mon projet, samedi soir. Vous savez comme il est important que je ne prenne pas de retard.
— C’est pas une petite soirée qui va t’empêcher de finir à temps, mec ! Ca va surtout te permettre de te détendre un peu et je suis sûr que tu seras encore plus opérationnel après.
— Pour une fois, je suis d’accord avec Blaise, Drago.
— « Pour une fois » ! Tout de suite les grands mots, intervint le jeune homme lui coupant par la même occasion la parole.

Agacée par son comportement, Pansy fixa son condisciple quelques instants sans ciller et en silence.

— Quoi ? C’est vrai que c’est un peu exagéré, non ? marmonna-t-il visiblement gêné.
— Bref ! Tout ça pour dire qu’il faut vraiment que tu viennes, Drago. S’il te plaît ? ajouta-t-elle en voyant qu’il ne cédait toujours pas.
— Je vais voir ce que je peux faire, finit-il par dire avant de reporter son attention sur son assiette.

Pansy esquissa un sourire tandis que Blaise lui fit un clin d’œil tout en articula silencieusement :

— Bien joué !

La jeune fille savait pourtant que Drago pouvait encore dire non et qu’il était important qu’ils continuent à lui en parler s’ils voulaient qu’il soit présent.

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