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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
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A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Outrage à notre éthique par Stylesorg

[35 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note de chapitre:

Hello hello hello !

Après un long moment sans donner de nouvelles, voici la suite ! 

Merci aux corrections de l'incroyable Shanna Sumire ! 

J'attends vos avis.

Lily devait se reprendre. Cette situation n’était plus possible, pensa-t-elle en dégustant son plat de légumes grillés tandis qu’Aaron lui racontait son entraînement de Quidditch. Rien n’allait plus dans sa vie depuis cette fameuse soirée d’octobre où Malefoy et elle avait fait le pacte. Elle soupira tout en mangeant un petit morceau de courgette. Elle n’avait jamais apprécié Malefoy. Depuis toujours, cet enfant infernal n’avait fait que lui pourrir la vie à cause de son nom, cette année n’étant que l’acmé de ses projets. Elle sourit, hochant la tête à une remarque d’Aaron qu’elle n’avait pas écoutée. Ce Serment Inviolable était une plaie, non seulement parce qu’il mettait sa vie en péril mais aussi parce qu’il la rapprochait de cet idiot de Serpentard. Rapprochait à tel point qu’elle avait confondu dégoût et désir, c’était le pompon comme qui dirait. Les choses devaient changer.

 

Au dessert, Aaron posa sa main sur la sienne et lui demanda si elle allait bien. Le jeune homme avait remarqué plus tôt dans la journée qu’elle avait discuté avec Hugo. Lily lui raconta brièvement que les choses étaient à présent très claires et qu’elle espérait que la situation pourrait s’arranger bientôt. Ses yeux verts se portèrent sur le jeune homme qui venait à nouveau d’embrayer sur une histoire passionnante. Pourquoi ne lui plaisait-il pas plus que ça ? Aaron était parfait, gentil, serviable, intelligent, beau, drôle… Pourtant Lily ne le désirait pas. C’était idiot, ce blocage, pensa-t-elle, en le regardant éclater de rire à une blague qu’il venait de raconter. Elle pourrait être heureuse avec lui. Sur un coup de tête, la jeune rousse se pencha par-dessus la table et l’embrassa.

 

C’était un baiser doux-amer où il ne lui en demandait pas trop. C’était agréable, mais sans plus. Ses lèvres n’avaient rien à voir avec celles de Malefoy. Des flashs de l’après-midi sous l’alcôve lui revinrent en tête un bref instant. Les baisers de Malefoy suppliaient son âme, envoûtaient son esprit et soumettaient son corps. D’une intensité remarquable, ils la retournaient complètement. Les baisers de Malefoy sont malsains,pensa Lily en se séparant d’Aaron,ceux d’Aaron sont normaux.Lily avait envie d’être normale.

 

« Tu pars où à Noël ? demanda Aaron en la tenant par la main lorsqu’ils montèrent les escaliers de la tour de Gryffondor.

— Chez mes grands-parents. Nous faisons toujours Noël chez eux.

— Ça ira avec Hugo ?

— Bien sûr, je pense que sortir du cadre scolaire nous fera beaucoup de bien en réalité, lui répondit Lily en souriant.

— Tu sais Lily, lui dit alors Aaron en s’arrêtant sur le pallier du quatrième étage, je tiens vraiment à toi.

— Oh…

— Oui vraiment, continua Aaron en souriant, une main dans ses cheveux, gêné. Je suis vraiment content que tu aies accepté que l’on se voit davantage depuis quelque temps. J’aime être avec toi, partager des trucs avec toi.

Affreusement coupable, Lily baissa les yeux sur ses pieds. Comment pouvait-il penser ça alors qu’elle n’écoutait quasiment jamais ce qu’il racontait ? Bon sang…

— Je suis amoureux de toi, acheva-t-il.

Merde.

Lily releva les yeux, choquée, vers le visage d’Aaron, lequel la regardait bel et bien avec des yeux brillants et amoureux. Que pouvait-elle faire, face à un tel aveu ? Aaron était un garçon bien, elle n’avait pas vraiment envie de blesser une énième personne à cause de Malefoy.

Cet abruti la rendait folle ! À cause de lui elle s’était coupée de ses amies, disputée avec son cousin, sa famille, ridiculisée auprès des professeurs et maintenant elle se montrait incapable de tomber amoureuse d’Aaron. Il était temps qu’elle règle ses comptes avec lui.

— Aaron,écoute…

— Non non Lily, tu n’es pas obligée de me répondre tout de suite !

— Oh, mais vous allez me laisser finir mes phrases à la fin, s’énerva-t-elle en riant. Tout le monde me coupe la parole, tout le monde. Je disais donc : je t’apprécie. Tu es certainement ce qu’il peut m’arriver de mieux, de plus juste, mais je ne sais pas trop où j’en suis. Laisse-moi jusqu’à après les vacances pour me retrouver, d’accord ? Avec tout ce qu’il se passe, Hugo, mes amies et tout, j’ai besoin de prendre du recul.

— Je comprends totalement, mentit Aaron déçu. Je vais aller me coucher d’accord ? On parlera plus tard.

— Bien sûr. »

 

Le brun se pencha vers elle et l’embrassa doucement, un arrière-goût d’au revoir saisissant Lily alors qu’elle le regardait partir. Sérieusement ? Plantée là, elle commença à bouillir de rage. Était-elle franchement en train de passer à côté d’une belle histoire à cause de Malefoy ?

 

Les choses devaient changer.

 

Rebroussant chemin, Lily se mit à dévaler les escaliers. Ras-le-bol. Elle en avait marre d’être prise pour une idiote, pour un jouet. Folle de rage, elle traversa le couloir de l’aile Est pour atteindre l’escalier en colimaçon qui menait aux cachots. Il ne restait qu’un foutu vœu et elle savait déjà que cet abruti l’utiliserait pour faire le plus de dommages possibles au moment voulu.

Arrivée dans les cachots, Lily tourna à droite en direction d’une énorme porte aux nuances vertes et argentées. Furieuse, elle tambourina contre le bois comme une folle. Il devait être 22h, quelqu’un viendrait forcément lui ouvrir. En effet, cinq bonnes minutes plus tard, un garçon en cinquième année ouvrit la porte :

 

« Non, mais t’es tarée toi, c’est quoi ton problème ? grogna le Serpentard en lorgnant sur son écusson de Gryffondor.

— Je veux voir Malefoy immédiatement ! exigea Lily en croisant les bras sur sa poitrine dans une posture qui se voulait autoritaire.

— J’sais pas oùil est, casse-toi.

Le garçon allait refermer la porte lorsque Lily sortie sa baguette pour la pointer sous son menton. Bégayant, le garçon interrompit son geste.

— Je vais recommencer, d’accord ? Je veux voir Malefoy. Maintenant, répéta Lily en détachant chaque syllabe d’une voix menaçante.

 

Secouant la tête positivement, le garçon disparu derrière la porte à la recherche de son aîné.

Tournant en rond, Lily attendit que le Serpentard revienne. Avait-elle déjà été à ce point énervée contre lui ? Non, c’était une grande première. Jamais elle n’avait encore menacé un élève, si ça n’était pas la preuve qu’elle ne tournait plus rond… Pourtant il fallait qu’elle se calme, qu’elle se comporte en adulte. Malefoy avait raison sur un point, leurs disputes tournaient toujours de la même façon, les choses devaient changer.

 

Au bout de quelques minutes, le blond ouvrit la porte pour se pointer devant Lily, la foudroyant du regard.

 

« Tu as menacé un élève pour qu’il aille me chercher, dit-il d’un air narquois en prenant appui contre le mur du cachot. Je t’ai à ce point retournée, tout à l’heure ?

— Je veux que tu sortes de ma vie.

— Ça va être très compliqué ma belle, ricana Malefoy, si tu te souviens bien nous sommes liés.

— Je veux que tu arrêtes de jouer avec moi, continua Lily sans l’écouter. On ira au bout de cette saloperie de Serment, mais le reste, dit-elle en agitant sa main dans l’air pour faire référence aux épisodes de la salle de classe et de l’alcôve, c’est terminé. En réalité, s’esclaffa Lily, ça n’a même pas commencé ! Je n’ai pas envie de toi, Malefoy, ce qui est arrivé est une connerie. Tu es absolument tout ce que je déteste, je suis également tout ce que tu détestes alors toute cette merde entre nous doit immédiatement s’arrêter.

Lily appuyée contre un mur, Scorpius contre un autre, ils s’observaient, face à face. La rage débordait des yeux de Lily alors que Scorpius était incroyablement calme.

— Tu n’as pas envie de moi ? Ton corps disait à chaque fois le contraire.

— Écoute-moi bien, soit tu utilises ton dernier vœu pour m’obligerà coucher avec toi, soit tu me fous la paix. Parce qu’autrement ça n’arrivera jamais.

Cette fois-ci, ce fut au blond de s’énerver, surpris par les paroles crues de Lily.

— C’est comme ça que tu me vois alors ! cracha-t-il violemment. Sache que j’aurais pas besoin de te forcer à coucher avec moi si je le voulais, Potter ! Mais t’as raison, ton cul ne m’intéresse pas, ta personne me révulse, je dégueule tout ce que t’es !

— Très bien !

— Parfait !

Malefoy se retourna pour aller ouvrir la porte, mais Lily l’arrêta en criant :

— Non, j’ai pas terminé ! Je veux que tu me foutes la paix, lui répéta-t-elle. T’as tout foutu en l’air !

— Mais t’es stupide ou tu le fais exprès ? s’énerva le blond à son tour en faisant volte-face. C’est le but, Potter, foutre ta putain de vie parfaite en l’air, t’as toujours pas compris ?

— Et t’as pas eu ta dose ?

— Ma dose, je l’aurais quand tu serras à terre, acheva Scorpius d’une voix rauque.

Lily fit alors un pas en arrière. C’était déjà ce qu’il lui avait dit dans la bibliothèque le jour où ils avaient été punis ensemble. À l’époque il lui avait déjà fait part de son objectif, de cette idée absurde qu’il avait en tête. Malefoy cherchait à existerà travers la souffrance qu’il lui provoquait.

— J’espère que ça te suffit pour exister, déclara-t-elle alors en lui lançant un regard méprisable. Moi, je trouve ça bien pathétique. »

 

Malefoy lui faisait terriblement pitié en fin de compte. C’était bien triste de devoir faire du mal à une tierce personne pour se sentir en vie… Quoi qu’elle ne fût pas si irréprochable non plus, songea Lily en se détournant de lui pour remonter le couloir du cachot en direction de sa salle commune : elle aussi avait éprouvé un certain plaisir à prendre part à ce jeu malsain. Une part d’elle avait trouvé agréable l’emprise que Malefoy avait eu sur elle. D’une façon bien dérangée, il lui avait permis de sortir de sa petite vie paisible.

Secouant la tête de gauche à droite tout en montant les escaliers, Lily fut consternée de ce qu’elleétait devenue en si peu de temps. Malefoy avait fait d’elle une fille isolée, aigrie, névrosée, triste.

 

Mais c’était terminé.

 

 

***

 

 

         Le lendemain matin, Lily raconta toute sa soirée à Sarah alors qu’elles prenaient le petit-déjeuner. Alors que son amie était en train de terminer son œuf à la coque, Lily en vint au moment oùelle avait débarquée chez les Serpentard pour s’entretenir avec Malefoy.

 

« Ce type est vraiment ta bête noire, soupira Sarah à la fin du récit de Lily.

— C’est terminé, maintenant.

— Ce n’est jamais terminé avec lui, j’ai l’impression. Écoute, reprit Sarah en baissant d’un ton, j’ai besoin de savoir pour comprendre : c’est avec lui que tu as ce… jeu ?

Aussitôt la marque sur le bras de Lily se mit à chauffer. Sarah était bien trop près de la vérité, Lily n’avait le droit de rien dire.

— Je ne peux rien dire, finit-elle par avouer.

Le non-dit suffit visiblement puisque Sarah commença à rire tout en se servant un deuxième verre de jus de citrouille.

— Bien. Je m’en doutais, je t’avoue. Par conséquent, je réaffirme ce que je t’ai dit, c’est pas terminé. Vous avez certes réglé cette histoire étrange d’attirance malsaine entre vous mais vous restez lié l’un à l’autre, tu peux difficilement le sortir de ta vie.

— J’ai envie d’avancer, Sarah. J’ai perdu Mary et Gil. Ma famille trouve que je déraille, et je passe à côté d’Aaron…

— T’as envie d’être avec Aaron ? lui demanda Sarah très surprise de ce retournement de situation.

— j’ai envie d’essayer. Je veux dire, je suis bien avec lui, c’est simple, c’est agréable et j’ai l’impression d’être à ma place, confessa Lily en repoussant son assiette.

Au même moment, Malefoy entra dans la Grande Salle sans lui jeter un regard.

— J’ai envie que tout s’arrange, que la page se tourne. Il nous reste seulement six mois avant la fin de l’année, après ça, plus jamais je n’entendrais parler de Scorpius Malefoy.

Sarah hocha la tête, totalement d’accord avec son amie, avant d’embrayer sur un sujet totalement différent : leur future dissertation de sortilège…

 

À l’autre bout de la Grande Salle, le regard dans le vide, perdu dans ses pensées, Scorpius Malefoy se laissa choir sur le banc attribué aux Serpentard, ce qui fit sursauter ses amis. Toutefois, aucun ne lui demanda ce qu’il pouvait bien lui arriver, peu envieux de se faire rembarrer brutalement par leur leader de si bonne heure.

 

La petite Potter avait du cran, pensa-t-il en se versant un simple verre d’eau, et étonnamment, cela ne lui procurait pas le sentiment espéré. Lorsque la jeune rousse avait fait demi-tour pour le planter comme un idiot devant sa porte après lui avoir dit qu’il était « pathétique », Malefoy s’était surpris à sourire bêtement. Lily Potter venait-elle sérieusement de le mettre en échec ? Incroyable. Pour la première fois ils avaient communiqué sans cris, sans pleurs. Cette discussion avait presque été normale, bien que très agressive.

Buvant lentement, il tenta d’identifier la boule qu’il avait à l’estomac depuis la veille : était-il blessé qu’elle imagine qu’il puisse utiliser le Serment pour la forcer à coucher avec lui ? Clairement. Malefoy avait beau être cruel, il n’était pas monstrueux. Ses yeux bleus se dirigèrent vers Lily. Lily qui riait avec Sarah en mangeant son œuf à la coque.

 

Était-il blessé qu’elle ne veuille pas de lui ? Foutaise. Il fallait être aveugle pour ignorer les réactions de son corps lorsqu’il la touchait. Alors, quoi ? Il reposa son verre et regarda sa montre. Qu’est-ce-qui n’allait pas chez lui ? Pourquoi se sentait-il dans une position de faiblesse face à la jeune fille ? Était-il blessé qu’elle ne veuille plus jouer avec lui ? Qu’elle veuille prendre son indépendance ? Se levant sous les regards interrogateurs de ses amis, Scorpius prit le chemin de la sortie, toujours torturé par mille questions : par Merlin, mais que voulait-il ?

 

***

 

« Lévitation, murmura une petite voix à son oreille.

Levant les yeux vers Anna, Scorpius fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi Diable elle lui disait ça.

— Le mot que tu cherches, c’est lévitation, continua Anna en désignant d’un petit coup de tête le parchemin sur lequel Scorpius était en train d’écrire.

En effet, depuis cinq bonnes minutes, le Serpentard s’était de nouveau perdu dans ses pensées, n’ayant tracé qu’un « L » majuscule sur son parchemin. À ce rythme, sa dissertation n’avancerait jamais…

« L »… il contempla la lettre cursive qu’il avait tracée à la plume. « L »comme lévitation en effet, mais L comme Lily…

— Scorpius,ça va ? Tu as l’air un peu…

— Un peu quoi ? demanda-t-il durement à Anna.

La jeune fille se rembrunit et s’affaira à continuer la rédaction de son propre parchemin. Le message était clair : Scorpius Malefoy n’était pas d’humeur à discuter.

 

Se reculant sur sa chaise, Scorpius fit glisser doucement la plume qu’il utilisait pour écrire, cadeau de son grand-père paternel pour ses seize ans, sur la paume de sa main. Lentement, ses yeux remontèrent sur les arabesques dorées qui tatouaient son bras depuis plusieurs mois. Décidément tout le ramenait à elle. Cela allait faire deux jours qu’ils ne s’étaient pas adressé la parole. En temps normal, il n’en aurait rien eu à faire, après tout, ils s’étaient déjà évité pendant deux semaines depuis la rentrée. Toutefois, les choses avaient changé depuis. Ce qu’il s’était passé entre eux dans la salle de classe lors de l’explosion puis dans l’alcôve… Lily lui avait dit avoir confondu désir et dégoût, pourtant, une part de lui se refusait à cette conclusion. Quelque part, la jeune Potter l’avait toujours beaucoup intrigué. Loin d’être repoussante, il s’était déjà surpris à la zieuter lors de leur sixième année au détour d’un couloir. Cependant, bien que relativement attirante, il n’avait jamais cessé de la détester, ça, il en était sûr.

 

Ce qu’il lui avait avoué lors de l’épisode de la bibliothèque avait été sincère : il avait besoin de la blesser. Enfant, Scorpius avait été le spectateur impuissant des blagues sur sa famille, des regards indiscrets et méprisants. Les Malefoy autrefois tant respectés et craints avaient été des parias suite à la chute du Mage Noir. La gloire des Potter–Weasley avait été telle qu’il avait dû grandir dans l’ombre de leur famille si parfaite. La grandeur des Malefoy avait été jetée aux oubliettes, ternie puis piétinée. On l’avait privé de ce qui lui revenait de droit : le respect dû à sa lignée.

Cette folle entreprise contre Lily Potter était sa façon à lui de prendre le pouvoir contre ces vainqueurs idiots. Enfin, un Malefoy terrasserait un Potter et l’équilibre serait de retour… Mais voilà, son incroyable plan avait une faille : jamais il n’avait envisagé d’être attiré par la fille Potter. Car au fond, Scorpius était trop intelligent pour le nier, il désirait cette fille autant qu’il la haïssait.

 

***

 

Les vacances de Noël arrivèrent enfin et Lily était terrorisée à l’idée de revoir sa famille. Depuis ce qu’il s’était passé avec Hugo, elle n’avait pas reçu de lettre de sa mère et encore moins de son oncle et de sa tante. Quitter Sarah, son alliée et confidente, pour deux semaines fut déchirant. À qui pouvait-elle confier ses angoisses à présent ? Qui serait là pour la faire rire et décompresser ?

 

Le voyage passa incroyablement vite et une fois les pieds sur le quai, elle eût à peine le temps de saluer son amie que James et Albus se matérialisèrent à ses côtés en lui adressant une bonne tape dans le dos :

« Alors la rebelle, comment ça va ?

— Il paraît que t’es à ça de dépasser mon record de retenues, coupa James en lui ébouriffant les cheveux.

— Mais laissez-moi tranquille, bon sang…

— Dans tes rêves sœurette, s’exclama Albus en posant son bras sur ses épaules, papa et maman nous ont demandés…

— Forcés, Albus, le reprit James en prenant la valise de Lily.

— Oui forcés, exactement, pour que nous supervisions tes réconciliations avec Hugo. D’ailleurs, où est-il ?

— Ça sert à rien, j’ai déjà essayé les gars, confessa Lily en les regardant à tour de rôle. Hugo a besoin de temps pour digérer mes excuses et tout.

Haussant les épaules elle regarda autour d’elle, ignorant où se trouvait son cousin.

— Tu nous expliqueras tout ça à la maison.

— On ne va pas au Terrier ? demanda Lily intriguée.

— Non, lui répondit James en les menant elle et son frère à l’extérieur de la gare en direction d’une voiture flambant neuve à l’effigie du Ministère de la Magie. On va passer deux jours chez nous pour discuter un peu et ensuite on ira retrouver les autres. Quelque chose me dit que t’as beaucoup de choses à expliquer, sœurette. »

 

Les deux jours qui suivirent sonnèrent étonnamment faux aux oreilles de Lily. Bien qu’heureuse de retrouver les bons petits plats de sa mère et les blagues de son père, très vite ils abordèrent sa nouvelle habitude et inévitablement, elle dû leur mentir de A à Z.

Comment leur expliquer ce qui l’avait poussée à faire exploser une salle de cours et à humilier son cousin de la plus horrible des manières sans leur avouer qu’elle avait été forcée par Malefoy ? La simple idée d’avouer pour le serment lui avait déclenché des frissons dans tout le corps et réveillé les marques dorées indélébiles sur son avant-bras.

Lilyétait coincée et obligée de mentir. À des centaines de kilomètres de Malefoy, elle ne pouvait s’empêcher de le maudire. Tout ça c’était de sa faute.

 

Le soir, lorsqu’enfin on lui laissait l’opportunité d’être seule, Lily ne pouvait s’empêcher de repenser à sa dernière discussion avec Malefoy. Elle avait pu reprendre le dessus et lui dire clairement les choses.

Elle repensa à sa bouche, à son odeur, à ses mains… Elle préférait de loin le haïr corps et âme que repenser à ces deux instants où il l’avait fait chavirer. Jamais quelqu’un ne lui avait faire ressentir un tel sentiment d’abandon. Il l’avait retournée et elle détestait ça.

 

Elle n’avait que faire du troisième vœu, elle savait au fond d’elle qu’elle survivrait à n’importe quelle épreuvre, que le temps jouerait en sa faveur pour soigner les maux infligés à ceux qu’elle aimait. Bientôt, Scorpius Malefoy ne serait qu’un horrible souvenir et un terrible fantasme.

 

Le soir de Noël, dans sa robe rouge un peu bouffante, Lily fut incroyablement bien accueillie par toute la famille. Elle soupçonna alors l’intense travail que ses parents avaient dû mener pour enterrer le problème. Sa cousine Rose vint la prendre dans ses bras et lui raconter comme se passait son nouveau job au ministère : elle avait la responsabilité d’organiser la future coupe du monde de Quidditch, une perspective qui enchanta toute la famille.

Mais voilà, sous ses airs de famille parfaite, Lily ne pouvait s’empêcher de jeter quelques œillades à son cousin, lequel parlait à tout le monde de façon très décontractée, racontant comme se déroulait les cours, etc. Rien dans son discours ne laissait penser qu’à peine deux mois plus tôt Lily avait tout foutu en l’air.

 

Peu avant minuit, alors qu’Hugo était assis dans un fauteuil à regarder le feu de cheminée et que la famille au complet était magique absente (oui, ça sentait le traquenard à plein nez), Lily alla le rejoindre. Ils restèrent là sans se soucier l’un de l’autre, côte à côte à regarder le brasier dévorer les bûches de bois lorsqu’enfin Lily prit la parole. Cela devait bien faire dix minutes qu’elle tournait et retournait ses phrases dans sa tête.

 

« Il est cool, ton pull, lui dit-elle en désignant le gros pull en laine tricoté d’un énorme H. Grand-mère m’a offert le même, je crois.

Hugo ne prit même pas la peine de tourner la tête vers elle. C’était un véritable échec.

— Hugo,écoute, je voulais t’offrir mon cadeau en main propre…

— Je n’ai rien pour toi Lily, lui répondit enfin la voix grave de son cousin.

Rassurée, Lily haussa les épaules : elle n’avait que faire qu’il n’ait rien à lui offrir.

— Prends-le quand même, s’il te plaît. J’y tiens beaucoup.

Hugo se tourna vers elle et prit dans ses mains le petit paquet emballé d’un papier doré très joli. Sans un mot, il le déballa délicatement, comme à son habitude. Ouvrant la petite boîte en carton, il laissa glisser dans sa paume un cordon d’où pendait une belle pierre aux nuances de vert et de bleu.

— Qu’est-ce que… ?

— C’est une labradorite, lui expliqua Lily. C’est avant tout une pierre de protection, elle absorbe le mal et tout le négatif pour le dissoudre. (Lui prenant délicatement le collier des mains, elle le lui passa autour du cou) Cette pierre a aussi des vertues régénératrices, elle t’apaisera et rééquilibrera ton mental.

Hugo leva les yeux de la petite pierre autour de son cou et fixa Lily. Des larmes coulèrent alors de ses yeux bruns, ce qui déclencha un phénomène similaire chez Lily.

— Je t’en veux encore tellement Lily, soupira son cousin en essuyant les traînées sur son visage.

— Je sais, je m’en veux aussi tu sais. Je t’en supplie, pardonne-moi Hugo… »

 

Sans plus un mot, le rouquin prit sa cousine dans ses bras et la serra fort contre lui. Tous les deux retenaient leurs larmes difficilement. Le cœur de Lily battait à tout rompre alors qu’elle serrait son cousin contre elle. De nouveau elle se sentit entière, elle qui deux mois durant avait dû faire face à une plaie béante dans sa poitrine. Malefoy avait perdu : elle l’avait retrouvé. Sarah avait raison, la famille pardonne toujours…

 

« Si tu savais comme tu m’as manqué… bégaya Lily alors que derrière eux, le reste de la famille arrivait en souriant.

— Toi aussi Lily, vraiment, c’était terrible sans toi, renifla Hugo en riant. Il paraît que t’a mis une raclée à Pucey il y a deux semaines ?

— Je protège tes arrières, toujours ! lui assura-t-elle en riant à son tour.

 

À partir de cet instant, les quelques jours de vacances qu’il restait se déroulèrent vraiment bien. L’ambiance détendue et bonne enfant qui régnait depuis toujours au sein de l’énorme famille était de retour. Hugo et Lily ne se quittaient plus. Ils renouaient enfin.

 

Le voyage de retour à Poudlard marqua le retour définitif de Lily auprès de ses amis. Collée entre Hugo et Sarah, elle écoutait Gil et Mary leur raconter les merveilleux présents qu’elles avaient reçu. C’était revigorant. Enfin, elle avait repris sa place parmi les siens, songea Lily en leur souriant. Tout était parfait. Quelques minutes après que le train a démarré, Aaron toqua discrètement à la porte du compartiment avant d’y glisser sa tête, de tous les saluer et de faire un signe à Lily pour qu’elle le suive. Sous les gloussements de ses amis très peu discrets, Lily leur tira la langue avant de rejoindre le jeune homme au visage écarlate.

 

« Comment vas-tu ? s’empressa-t-il de lui demander en la prenant dans ses bras.

Cette nouvelle proximité surprit Lily mais ne la déranga pas pour autant. Après tout, l’une de ses résolutions pour la nouvelle année qu’ils allaient entamer était de vivre pleinement.

— Très bien ! T’as vu, tout s’est arrangé avec Hugo et les filles, donc je vais beaucoup mieux ! lui sourit-elle en le regardant tendrement. Et toi ? Tu as passé de bonnes vacances ?

— J’ai vu ça, tu as l’air heureuse, c’est bon à voir ! En parlant des vacances, commença-t-il en remettant une mèche de cheveux roux derrière ses oreilles, j’ai un cadeau pour toi.

— Un cadeau pour moi ? demanda Lily, un sourire en coin sur le visage alors qu’il la serra davantage contre lui.

— Mh oui, mais tu l’auras demain soir. On organise une soirée pour le nouvel an. Donovan a eu l’idée de faire un truc dans notre salle commune oùtout le monde sera invité, on en profitera pour s’isoler un peu…

— D’accord, faisons ça, gloussa Lily en fermant les yeux lorsqu’il l’embrassa. »

 

Quand Aaron se détacha d’elle, elle put apercevoir une ombre disparaître au fond du wagon.

 

***

 

« On dirait une citrouille ! s’étrangla de rire Sarah en se laissant tomber sur le lit de Lily.

La jeune rousse quant à elle se trouvait appuyée contre son armoire, pliée en deux dans sa robe orange.

— C’est vrai que… tenta-t-elle de dire à bout de souffle, c’est vraiment laid !

Les deux amies repartirent dans un fou rire dévastateur jusqu’à ce que Sarah parvienne à se relever.

— Non mais, mets autre chose, un truc sexy Lily !

— Je suis pas certaine qu’Aaron apprécierait, il est très… classique ?

— Non non non, il t’a dit qu’il voulait s’isoler, c’est pas pour rien. Mets un truc sexy !

 

Tout en pestant contre Sarah et ses idées mal placées, Lily fouilla dans les recoins de son placard avant d’en sortir une petite robe verte très foncée. Héritage de sa cousine Rose, la robe en question était vraiment très osée : courte et moulante, elle épousait chaque forme pour les mettre en valeur, le col rond très sage compensait avec l’outrageante ouverture du dos, laquelle s’arrêtait juste au niveau des reins. Enfermée dans la salle de bain, Lily venait de se glisser dans la pièce de tissu et s’observait de long en large. Ses vacances chez les Weasley lui avaient redonné un peu d’épaisseur sur ses hanches et ses fesses. La soie verte faisait ressortir la profondeur de ses yeux et le roux de ses cheveux ondulés. Sarah ouvrit la porte doucement et fut scotchée en voyant le rendu sur son amie.

 

« Woah, je suis époustouflée ! s’exclama-t-elle en applaudissant. Lily, tu vas le bluffer, habillée comme ça, jamais de la vie il ne pourra se retenir !

— Roh, c’est pas le but, sourit Lily, satisfaite de l’effet, ses mains caressant la soie sur son ventre. La texture était incroyablement douce et si légère, elle n’avait même pas l’impression d’être habillée.

— Ne manque plus qu’un peu d’eye-liner et de rouge à lèvres et tu seras une déesse ! Sarah s’effaça un instant avant de revenir avec sa trousse de maquillage. Maintenant le menton de Lily en l’air, elle lui appliqua un trait fin de noir sur ses paupières et un rouge à lèvres matte. Tu es parfaite !

Lily la remercia avant de la complimenter à son tour. Sarah était absolument sublime dans sa robe noire au décolleté plongeant. Les reflets du velours jouaient avec les nuances blondes de ses cheveux, si Albus voyait ça il deviendrait fou, pensa Lily.

 

Une bonne vingtaine de minutes plus tard, confortablement à plat dans des bottines noires, Lily et Sarah arrivèrent au niveau de la salle commune des Serdaigle. À cause de l’explosion, la plupart des élèves avaient dû prendre un autre chemin bien plus long, un souvenir qui piqua Lily : elle n’avait d’ailleurs pas revu Malefoy depuis les vacances… Tant mieux, ce soir elle ne devait se consacrer qu’à une chose : Aaron.

 

Loin de lui faciliter la tâche, le jeune homme fut particulièrement introuvable pendant la première heure. Alors qu’autour d’elle un nuage de garçons papillonnait, Lily était presque blasée de ne pas reconnaître en eux son petit-ami. Sur son passage les têtes se tournaient, les yeux se fixaient sur son dos, elle le sentait et c’était agréable. Sarah lui offrit un verre, Hugo un autre, un autre élève lui en glissa un dans la main à tel point qu’en voyant son reflet dans une glace de la salle, elle fut ravie d’y découvrir des pommettes écarlates.

Il devait être aux alentours de 23h et Lily était assise dans un canapé à siroter son cocktail, regardant Sarah rire comme une perdue aux blagues d’un Serdaigle. Son amie avait décidément plus de chance qu’elle ce soir. Aaron n’avait toujours pas pointé le bout de son nez et la jeune rousse commençait sérieusement à s’ennuyer. Baladant son regard sur l’assistance, elle vit Nott et la jumelle Zabini danser de façon très proche sous les yeux furieux de son frère, Hugo discuter avec des Poufsouffle, Mary et Gil faire un jeu débile où elle n’irait pas s’incruster. Terminant les dernières gouttes de son gobelet, Lily était partie pour se frayer un chemin dans la foule afin de prévenir Sarah qu’elle rentrait quand un Serdaigle l’interpella :

 

« Hey Lily, c’est pour toi ! lui dit-il par-dessus la musique en lui tendant un papier plié.

Fronçant les sourcils elle hésita à le prendre. Qu’est-ce que c’était que cette histoire ?

— Ça vient de qui ? demanda la jeune rousse, mais le Serdaigle haussa les épaules en lui répondant d’un clin d’œil « qu’elle devait s’en douter ».

 

Enfin Aaron se manifestait, et avant minuit ! Soulagée qu’il ne lui ait pas posé un lapin, la rousse ouvrit le morceau de parchemin où était écrit un « Tour d’Astronomie »en majuscule, rien de plus. Toute souriante, elle alla annoncer la nouvelle à Sarah, laquelle lui souhaita une bonne soirée, avant de s’éclipser.

Il faisait terriblement froid dans les couloirs du château alors que Lily traversait les étages pour rejoindre la Tour. Le bruit de ses bottines meublait le silence assourdissant qui régnait. Elle serra davantage sa veste contre elle quand, ouvrant la grande porte de la tour, un courant d’air glacial la saisie. Bon sang, c’était quoi ce plan ? Alors qu’elle gravissait l’escalier sans faire trop de bruit, la température changea : au sommet de la tour, une petite bulle renfermant une flamme réchauffait l’espace. C’était de la très belle magie, se dit-elle en esquissant un sourire.

 

Tournant sur elle-même, elle ne vit aucune silhouette, personne. Étrange… Dans son esprit, elle imaginait déjà Aaron sortir de nul part et la faire danser. Après tout, l’ambiance s’y prêtait… Pantelante, elle s’approcha de la rambarde pour contempler le vide. La sensation était étourdissante : c’était comme si un rideau invisible la protégeait des dernières neiges de décembre. Retirant sa veste, la laissant tomber par terre. Elle resta là à guetter le moindre bruit, dos à l’escalier. Elle avait envie qu’il la surprenne, qu’il la fasse rire, elle voulait tomber amoureuse, vivre un truc cliché. Aaron avait toutes les cartes en main pour faire de cette soirée un moment inoubliable…

 

Un craquement se fit entendre, Lily frissonna. Elle ne voulait pas se retourner, pas encore. Elle sentit son regard sur son dos dénudé et cela la fit sourire doucement. Quel doux sentiment de savoir qu’elle lui plaisait. Il était juste derrière elle : sa chemise frôla la peau de son dos, ses mains caressèrent ses hanches. Les yeux clos, souriante, elle pencha la tête en avant, sentant sa bouche survoler son épiderme, déclenchant une chair de poule sur son cou. C’était absolument divin. Son manège dura de très longues secondes… Dans un soupir excédé, elle l’implora de l’embrasser, toujours dos à lui et sans un mot, il s’exécuta. Ses lèvres trouvèrent son cou puis le creux de son oreille. Exquis. Se reculant, elle colla son dos à son torse alors qu’elle sentait ses mains s’enfoncer sur ses hanches. Les siennes serraient désespérément la rambarde dans un ultime effort pour se contenir alors qu’il mordit tendrement le lobe de son oreille.

Comment résister ? Après tout, il n’en avait jamais été question.

Lily avait terriblement envie de l’embrasser. Jamais Aaron ne l’avait attirée à ce point, pour la première fois c’était bel et bien du désir qu’il venait de réveiller chez elle. Cédant à ses pulsions, Lily se retourna pour l’embrasser fougueusement, ses mains à la recherche des mèches noires du Serdaigle. Bien qu’alcoolisée et tiraillée par l’envie, Lily dû se rendre à l’évidence : les cheveux du jeune homme face à elle n’étaient pas noirs du tout.

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