S'identifier | | Identifiants perdus | S'enregistrer |
Lien Facebook

En savoir plus sur cette bannière

News

Programme de juillet des Aspics


Bonsoir à toustes !

Un peu de lecture pour vous accompagner en cette période estivale... Vous avez jusqu'au 31 juillet pour, d'une part, voter pour le thème de la prochaine sélection ici et, d'autre part, lire les textes de la sélection "Romance" du deuxième trimestre 2024, et voter ici !

Les sélections sont l'occasion de moments d'échange, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé sur le forum ou directement en reviews auprès des auteurices !


De L'Equipe des Podiums le 11/07/2024 22:30


Assemblée Générale 2024


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 21 juin 2024, à 19h.

Venez lire, échanger et voter (pour les adhérents) pour l'avenir de l'association.

Bonne AG !
De Conseil d'Administration le 14/06/2024 19:04


Sélection Romance !


Bonsoir à toustes,

Comme vous l'avez peut-être déjà constaté, sur notre page d'accueil s'affichent désormais des textes nous présentant des tranches de vie tout aussi romantiques ou romancées les uns que les autres ! Et oui, c'est la sélection Romance qui occupera le début de l'été, jusqu'au 31 juillet.

Nous vous encourageons vivement à (re)découvrir, lire et commenter cette sélection ! Avec une petite surprise pour les plus assidu.e.s d'entre vous...

Bien sûr, vous pouvez voter, ça se passe ici !


De Jury des Aspics le 12/06/2024 22:31


145e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 145e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 14 juin à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !


 


De L'équipe des nuits le 12/06/2024 12:33


Maintenance des serveurs


Attention, deux interventions techniques prévues par notre hébergeur peuvent impacter votre utilisation de nos sites les 28 mai et 4 juin, de 20h à minuit ! Pas d'inquiétudes à avoir si vous remarquez des coupures ponctuelles sur ces plages horaires, promis ce ne sont pas de vilains gremlins qui grignotent nos câbles ;)

De Conseil d'Administration le 26/05/2024 18:10


144e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 144e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 18 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits et à vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 12/05/2024 11:00


Tapis dans l'ombre par Fleurdepine

[36 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Je dois remercier chaleureusement Lyssa pour avoir lancé ce projet, ainsi que DL et Ella C pour avoir participé à l'organisation.
C'est en relisant une énième fois le topic que je me suis mise à faire des recherches sur certains noms qui ne me disaient pas grand-chose. Parmi eux, "Anthony Goldstein", "Michael Corner" et "Terry Boot". Coup de cœur instantané. J'allais écrire sur eux. J'allais les gérer à ma sauce, j'allais me centrer sur leur histoire d'amitié, à ces gamins, qui connaîtrait des hauts et des bas, des moments les plus heureux aux heures les plus sombres. 

Alors que je comptais en faire 3 au départ, j'ai fini avec 10 chapitres :') Que voulez-vous, les aléas de la vie !
Aujourd'hui, j'aime presque autant ces petits Serdaigle que mon cher Sirius.


Aloors, le principe du projet, pour celles et ceux qui n'en ont jamais entendu parler, est le suivant : il s'agissait de choisir un ou plusieurs personnage(s) secondaire(s), ainsi qu'une date entre 1991 et 2000. Puis il fallait écrire un petit texte (ou long texte) sur le thème de la guerre avec la contrainte suivante : Votre personnage a une passion, un goût, une manie, une habitude ou un trait de caractère qui doit être mis en avant dans votre texte.

Hiyaa, c'est parti !

Note de chapitre:

Ce chapitre sert d'introduction aux personnages et au contexte. J'espère qu'il vous plaira <3 Je me suis un peu pressée à le poster (en même temps ça faisait un certain temps qu'il était rédigé), j'aurais aimé étoffer encore la fin mais je me dis qu'elle n'est pas trop terrible non plus !
(Et je le poste aujourd'hui car c'est l'anniv de Lyssa ! (enfin, plus depuis une quarantaine de minutes mais dans l'esprit ça l'est encore :D))

1. Au départ le dépit

 

C’était le soir de la mort de Dumbledore qu’ils avaient éprouvé un sentiment de panique si proche de l’hystérie. A ce moment très précis. Mais avant de bien s’en rendre compte ils s’étaient effondrés de tristesse. Le Directeur était une ombre bienveillante qu’ils avaient incorporés de façon évidente à leur monde. Une toile peinte en arrière plan. Immense et rassurante. Albus Dumbledore faisait partie du décor, des murs du château, de leur famille, des Immortels. Il faisait partie de tout.
Jamais ils n’avaient envisagé que le type puisse crever. Jamais.

Si même Dumbledore était mort ils devenaient tous vulnérables.


On sentait bien que ça les avait ébranlés, les gamins. Depuis, Terry Boot avait pris la fâcheuse habitude de grincer des dents en dormant. Sa mâchoire était tellement crispée qu’il était impossible de l’en empêcher, ce qui n’arrangeait pas l’affaire de ses camarades de dortoir, Michael Corner et Anthony Goldstein. Ces derniers se trouvaient désormais dans l’obligation de se coucher avec des boules quies. C’était déjà intenable de dormir dans une ambiance aussi sinistre. Une ambiance de gueule de bois permanente. Une ambiance d’où émanait un vent glacial ; on attendait simplement qu’il emporte tout sur son passage, mais tout demeurait résolument en suspension. Et le bruit crissant des dents devenait une alerte à l’Après. Aucun n’avait eu le cœur à taquiner Terry sur le sujet, ils étaient tous trop tristes pour ça.


Le soir de la mort de Dumbledore, Michael avait sorti une bouteille de sa réserve personnelle et ils avaient trinqué leur jeunesse perdue, nichés près du lit d’Anthony.

— À Albus Dumbledore ! avait lancé Michael.
— À son armée ! avait suivi Terry.
— À… Merlin vous m’avez eu, j’ai rien à ajouter. Santé !

Et ils avaient trinqué pour se réconforter. Ça avait à moitié fonctionné.
Ils souriaient dans une tentative un peu vaine d’ignorer les manifestations désespérées de leurs corps.
Les conséquences du deuil avaient pesé lourd sur ces enfants. C’était comme ça, un deuil. Ça touchait les âmes les plus pures. Et physiquement on ne tenait plus. On pouvait masquer les émotions, le corps n’en faisait qu’à sa tête. Il ramenait vers le bas, faisait flancher les genoux et détruisait l’estomac. Seul l’alcool arrivait à le détendre. L’alcool ou la sensation soudaine que rien n’était arrivé, lors des premières minutes du lever ou pendant les rares instants où ils réussissaient encore à déconner.

Ils étaient si proches les uns des autres que leurs épaules se frôlaient. C’était inhabituel de leur part, une telle proximité. Anthony avait déposé son insigne de préfet sur ses draps et il leur avait balancé, comme ça : « Vous vous souvenez ? La première fois qu’on s’est vu tous les trois, le soir de notre répartition ? On était si jeunes, on avait onze ans. Qui aurait pu imaginer qu’on en serait là aujourd’hui ? ». Michael Corner avait fini son verre cul sec. Il s’était resservi et il avait enchaîné, comme un illuminé : « Oui. Qui aurait pu imaginer qu’on se retrouverait comme des épaves mortes à boire par terre, au pied de nos lits, en cachette ? J’avais d’autres ambitions en arrivant ici. C’est vous qui m’avez perverti. ». Anthony avait souri aimablement.
— Si je me souviens bien, mon cher Michael, il me semble que c’est toi qui as mal tourné le premier. Tu avais fait perdre deux points à notre maison dès le premier mois !
— C’est vrai, admit ce dernier. J’ai senti qu’à ce moment-là de notre vie, notre amitié ne tenait qu’à un fil. Vous alliez me jeter de la bande pour deux malheureux points. Encore un peu et je finissais dans la mare aux strangulots !

Terry haussa les sourcils face à ce commentaire de si mauvaise foi et Anthony prit son rôle d’animateur très au sérieux.

— Deux malheureux points ! Hé, mon bon compagnon, ce n’était pas rien ! Tu ne sais donc pas tout ce que l’on peut faire avec deux points ?
— Pas grand-chose ?
— La question était rhétorique ! Tu as évidemment tord. Mais je ne m’en formalise pas, je me suis habitué à ta nonchalance. Chaque point récolté à la sueur de nos fronts est une fierté !
— Mouais, répondit Michael sans grande conviction. N’empêche, qu’est-ce que j’aurais payé cher pour que Serdaigle remporte la coupe une fois dans notre scolarité. Pour que Potter et Malefoy cessent leur combat de coq et qu’on s’intéresse enfin à nos exploits à nous !
— A qui le dis-tu ! Imaginez un peu leurs expressions outrées si un jour seulement on l’avait remportée, si on avait bouleversé leurs pronostics. Pour eux c’était tellement évident que ça se jouait entre Gryffondor et Serpentard.
— En même temps, on n’a jamais été fichu de gagner.
— M’en fous. Je trinque à la victoire non reconnue des Serdaigle !

Tous l’imitèrent.

— À Serdaigle victorieuse !
— À Filius Flitwick, le meilleur des directeurs de maison qui soit !
— À ses petits gâteaux qui swinguent quand le moral est au plus bas !

Et ils avalèrent la liqueur.

— Sans vouloir nous vanter…
— Ah, Goldstein, si tu commences comme ça…
— Chut ! Sans vouloir nous vanter, on est les plus brillants de l’école ! Et une école, c’est fait pour briller non ?
— Certainement…
— Alors gloire à…
— Notre luminosité !

Ce soir, ils n’étaient plus sérieux. Ce soir ils avaient envie — besoin — de tout lâcher. De sortir des énormités s’il le fallait. Et même Terry s’y mettait. Terry le plus discret, qui regorgeait dans le fond de mille personnalités, toutes autant étonnantes les unes que les autres.

— On s’en est même plutôt bien sorti. Antho, toi, t’es devenu Préfet. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé dans leur esprit pour foutre le roi des magouilles à cette place mais en même temps je les comprends. On ne peut jamais vraiment résister à ton sourire charmeur, tes discours endiablés et ta vitalité. Quant à toi, Michael, tu fréquentes l’une des plus belles filles du bahut, mais surtout : tu as toujours du bon whisky sur toi. En revanche, moi…
— Tu es le type le plus intelligent que je connaisse, répondit Michael avec sériosité. Tu fous la rage, Boot, avec ton talent inné. Et, en plus, t’es le meilleur confident qui soit, ce qui est une qualité précieuse.
— Et ce soir on s’auto-congratule ! s’exclama Anthony. Parfait !

Lorsqu’ils riaient, il y avait toujours ce poids lourd qui les ramenait à la triste réalité.

— Et cette année… tadam… la majorité !
— Oh non, Goldstein. Tu m’angoisses avec tes réflexions pseudo philosophiques.
— Moi je trouve ça beau. Tout ce chemin parcouru de nos onze à nos dix-sept ans ! On a grandi ensemble, les gars. On est limite une famille.
— Au secours. Trop de sentimentalisme. Je vais me coucher.
— Ne joue pas à l’insensible, mon petit Corner. Je ne le permettrais pas. On sait que tu penses exactement pareil dans le fond.
— Je ne ferai jamais partie d’une famille où il y a un Juif et un Terry Boot !

Il disait cela sur le ton de l’humour et les deux autres le savaient, même qu’ils s’en amusaient. Michael Corner avait toujours eu du mal à exprimer ses sentiments. Il était pourtant le plus sensible d’entre eux : il pouvait se renfermer rapidement dans une frustration aveuglante s’il se sentait attaqué par on ne savait quoi — il n’y avait jamais de raison à ce sentiment d’attaque —, et surtout, il sortait avec Cho Chang, la fille la plus demandeuse d’attention de l’école. Il n’y avait qu’un sensible pour faire ça.

— À t’entendre ressasser les souvenirs, on pourrait croire que c’est notre dernière soirée ici. Mais il nous reste encore une année à tirer.

Un lourd silence avait suivi cette déclaration. Il fallait à tout prix éviter le sujet tabou.
Ils n’avaient pas envie d’évoquer le mort. Qu’auraient-ils pu en dire ? Que c’était bien tragique, la disparition du plus grand mage que le monde sorcier ait connu, que ça laissait un vide énorme dans le château, qu’ils avaient tous envie de chialer en croisant ces centaines de visages abattus — même les tableaux étaient devenus muets. Non. Ça ne servait à rien. Ils n’allaient pas chanter une ode au directeur non plus. Ils n’allaient pas se prendre dans les bras en exprimant leurs inquiétudes, tout sanglotant. Ils n’allaient pas se laisser aller. C’était bien, comme ça. Auprès d’une bouteille de Whisky, au pied du lit d’Anthony, tous les trois réunis.
Terry brisa finalement le silence.

— On ne sait pas à quoi ressemblera l’année prochaine mais ce qui est certain c’est qu’on ne se laissera pas abattre. Ne s’attaque pas à Serdaigle qui veut !
— Bien dit ! s'exclama Anthony, encourageant. On peut compter sur les Serdaigle.
— Il faut toujours compter sur les Serdaigle.
— «Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit. »
— J’approuve !
— C’est de qui déjà ?
— Tu te fiches de moi ?
— Non ?
— Je sais que tu te fiches de moi.
— Bon ok. Je me fichais de toi.
— Ouf ! J’ai eu peur un instant de me trouver face à un Poufsouffle désœuvré. 

Ils enchaînèrent les culs sec. Certainement que cela cachait un grand malaise. Et un tendre amour. Leur discussion avait pour unique but de combler le néant dans leur cœur. Il fallait parler, parler, quitte à brasser du vide. S’aimer surtout, et pour ne pas que cela pue le désespoir, se chambrer, se taquiner. Alors ils ne cessaient d’alterner discours nostalgiques et commentaires taquins.

— C’est quoi votre meilleur souvenir ici ?
— Manquait plus que ça. Mon meilleur souvenir, c’est mon jour d’arrivée, quand je ne te connaissais pas encore.
— C’est mignon, Michael. Moi aussi, c’est mon jour d’arrivée. Ce jour où je vous ai rencontrés. Même toi et ta tête de mule. 
— Et toi, Terry ?
— Moi… Lorsque nous avons scellé nos destins en affirmant une amitié à jamais gravée.

Et comme la dévotion de Terry était toujours contagieuse, et toujours trop sincère lorsqu’elle se rapportait à leur camaraderie, Michael capitula.

— On a eu des bons moments, confirma-t-il, toujours dans la réserve.
— Malgré tes commentaires ronchon, le taquina Anthony.
— Et tes simagrées.
— Je ne vois pas de quoi tu parles.
— Santé !

Ils s’endormirent dans les alentours de trois heures du matin, le cœur plus léger qu’en début de soirée. Chacun avait rejoint son lit avec un petit sourire au coin des lèvres, mais l’estomac toujours noué. Terry avait grincé des dents pour la première fois cette nuit-là. Les deux autres étaient un peu trop saouls pour s’en rendre compte. Le matin, ils s’étaient réveillés et le ciel avait l’air de s’être effondré.

Aux premières lueurs de l’aube, Monsieur et Madame Patil étaient venus récupérer leurs deux filles. Eux, ils étaient allés petit déjeuner, ils ne les avaient plus revues. Leur disparition avait été terriblement soudaine. Elles auraient pu n’avoir jamais existé, c’était tout comme. Un jour, Padma Patil avait été une camarade de Serdaigle, bien établie dans la salle commune, discrète, belle, distinguée. C’était il y a une éternité.

La mort d’Albus Dumbledore résonnait entre chaque mur. Personne n’avait le cœur à sourire. Les élèves s’étaient pour la plupart enfermés dans leur salle commune et s’il y avait un brin d’animation dans les couloirs, elle sonnait faux. Les cours avaient été annulés, les examens reportés, tout cela relevait de l’inédit. Personne ne savait comment réagir, personne n’avait connu une situation aussi critique. Et tout le monde attendait. Mais rien ne se passait. L’ambiance continuait de peser.

Les funérailles avaient fini de les achever. C’était le coup de grâce. La communauté sorcière du monde entier s’était déplacée pour l’événement. On ne pouvait plus mener une vie normale après une telle manifestation. Ils avaient été trop durement touchés pour cela. Mais bientôt, peut-être, la tristesse immense et l’angoisse laisseraient place à la colère et l’envie de revanche.


Le lendemain, chacun partait de son côté. D’abord il y avait eu le Poudlard Express. Les élèves avaient provoqué une espèce de chahut, factice en réalité. Tout le monde savait que c’était fini. Que certains d’entre eux ne survivraient pas à l’année qui suivrait, voire même à l’été. Mais tous faisaient comme si c’était un départ habituel ; c’était la dernière fois qu’ils pouvaient feindre.

Michael, Terry et Anthony avaient rejoint Lisa et Mandy dans un compartiment.
Dans les temps durs, on restait près de ses camarades de maison.

— Comment vont les femmes de ma vie ? déclara Anthony en entrant, pour détendre l’atmosphère.

Lisa avait explosé en sanglots. Plus personne n’avait osé rien dire.
Petit à petit ils avaient tenté des blagues, des discussions légères, mais pas relatives à l’avenir, surtout pas. Ils n’osaient même pas questionner les plans de chacun pour cet été. Parce que personne ne le savait.

Ça ne faisait plus de doutes. La guerre était là et ils ne l’éviteraient pas.
Ce n’était plus simplement une histoire de cours clandestins avec Potter pour affronter Ombrage et sa bande d’Inquisiteurs.
Ce n’était plus un état d’attente latent qui pouvait porter à confusion — tant que la menace n’était pas directement présente.
C’était du concret.
Et ces gamins, qui n’avaient jamais connu la guerre, avaient la sensation de se jeter dans un gouffre effrayant. Ils ne savaient pas ce que c’était. Ils avaient entendu parler de l’horreur d’il y a vingt ans, les dénonciations, les disparitions, les incertitudes, les paranoïas.
Mais maintenant c’était réel. C’était eux.

Arrivé à la gare, Terry fit une accolade à ses amis. Ça n’arrivait jamais. Ils ne se faisaient pas de câlins d’adieux. Ils restaient toujours discrets dans leurs émotions. Mais, à présent, ils trahissaient leur réserve. Ils se serraient dans leurs bras comme si leur vie en dépendait, comme si c’était la dernière fois qu’ils se voyaient. Michael trouvait ça absurde, pathétique, grotesque. Mais il ne se retirait pas pour autant de l’étreinte. On ne pouvait pas lutter contre la tendresse de Terry Boot. 

Lorsqu’ils se séparèrent, Michael partit à la recherche de sa famille. Au loin, sa petite Chinoise lui souriait. La veille, elle lui avait dit en pleurant : « Reviens mais ne pars pas ». Depuis Cédric Diggory, Cho avait développé la crainte de perdre ses petits amis. Si elle n’était pas près d’eux pour les surveiller, ils devaient mourir. Ce qui inquiétait Cho plus encore était qu’elle ne serait plus à Poudlard l’année prochaine. Ils seraient séparés dans certainement ce qui serait la période la plus critique de leurs vies. Pour elle, ça sonnait comme une rupture. Et ça lui déchirait le cœur. Mais Michael ne pouvait pas y faire grand-chose. Il lui renvoya un sourire forcé en essayant d’ignorer les picotements douloureux dans sa poitrine, et se dirigea vers un grand monsieur moustachu qui portait des lunettes. Ce fut la dernière image que Cho eut de Michael avant un long moment.

Et cette gare, le vestige d’un ancien temps heureux. 

Note de fin de chapitre :

Le prochain chapitre rentrera dans le vif du sujet, avec un pov Goldstein !

 

N'hésitez pas à me donner un retour !

Vous devez s'identifier (s'enregistrer) pour laisser une review.