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Bonne année HPF !


Bonne année !

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L'Équipe de Modération d'HPFanfiction vous souhaite une belle année 2022 !
Qu'elle soit meilleure que les précédentes et qu'elle vous apporte ce que vous souhaitez : en particulier, de belles lectures et plein d'inspiration pour l'écriture.

Si vous souhaitez vous fixer de bonnes résolutions, plein de projets fourmillent sur le forum : le Janvier Review dont on vous a déjà parlé, le Jeu des Neuf Familles pour vos lectures de romans, BD et autres formats, Mon Défi Écriture et Mon Défi Lecture... Il y en a pour tous les goûts !

Bonne continuation sur HPF !


De Equipe de modération HPFanfiction le 06/01/2022 17:24


27éme édition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 27e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 7 janvier à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 02/01/2022 21:01


Sélections du mois


L'équipe de Podiums vous souhaite une très bonne année ! ♥


Félicitations à Amnesie, Lyssa7 & Fleur d'épine, et Calixto, vos coups de cœur de l'année 2021 !

En février, c'est le moment ou jamais d'encourager Neville Londubat pour lui montrer à quel point il peut être valeureux, talentueux, et digne d'intérêt ! Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Et pour cette nouvelle année 2022, préparez votre sac à dos et partez en janvier à la découverte de toutes les petites (et grandes) Créatures magiques qui peuplent ce monde ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour lire les onze textes proposés et voter ici.



De Equipe des Podiums le 01/01/2022 18:27


Janvier Reviews


reviewter [v.] intr : état résultant de l’indigestion ou de la surproduction de reviews.

Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?
Découvrez le Janvier Reviews ! Un mois entier de reviews, à consommer sans modération. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Un marathon de lecture et de reviews avec un Optimal à la clé !
À bientôt !




De le 27/12/2021 21:01


Joyeuses fêtes !!!!


Hohoho

En cette période propice au renouveau, nous avons mis à jour la présentation de notre équipe. D'autres pages du site suivront bientôt alors restez attentif.ves. ;)

En attendant, toute l'équipe de modération d'HPFanfiction vous souhaite un très Joyeux Noël, rempli de douceur, de joie et de bonne humeur !
Et comme nous fêtons également Noël au Schtroumpfistan, nous tenons à vous informer que les délais de validation sont susceptibles d'être plus longs pendant les fêtes.

Joyeux Noël !!!


De Équipe de modération HPFanfiction le 24/12/2021 15:14


118ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 118e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 17 décembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 08/12/2021 15:36


Ceux qui l'ont défié par Wapa

[11 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note d'auteur :

Voici donc un petit Jily post-Poudlard en 3 épisodes :)

 

Octobre 1978

 

Une délicieuse odeur tira Lily de son sommeil. Mmh... ça ressemblait furieusement à des pancakes. Quel lève-tôt celui-là. Comment pouvait-il être aussi efficace dès le matin ? Mystère... et injustice ! Pourquoi certains avaient-ils tous les dons à la naissance ? Une histoire de bonne fée sans doute. Heureusement qu'il se rattrapait avec un petit-déjeuner cuisiné. Ça compensait un peu. Un tout petit peu. 

 

Levant la main, elle admira un instant les rayons de soleil qui se reflétaient sur son anneau d’or. Mariée. Elle. Avec James Potter. C’était complètement fou. Comme tout avait changé en à peine un an. Elle n’aurait jamais pu imaginer un tel dénouement. Lors de leur scolarité à Poudlard, il était vraiment insupportable. Si un impudent lui avait annoncé qu’elle finirait la bague au doigt, elle lui aurait ri au nez. Ou elle lui aurait lancé un maléfice de Chauve-furie. En toute objectivité, la deuxième option était certainement celle qu’elle aurait préférée. Oui, très probablement. A cette époque, elle était légèrement susceptible dès qu’il s’agissait de Potter. Légèrement. Malgré la popularité sans faille du poursuiveur, elle n’avait jamais fait partie de ses groupies. Elle lui avait même clairement signifié que le calmar géant était un choix plus attractif ! Heureusement qu’elle avait changé d’avis. Elle aurait eu l’air maligne durant son voyage de noces avec un mollusque marin au bras. Sa lune de miel avait été magique. Une île paradisiaque perdue dans l’océan. Bulle de bonheur trop vite éclatée. La vraie vie les rattrapait déjà avec une mission pour l’Ordre ce soir. Elle soupira dans son oreiller.



C’était leur première action en solo. Elle n’était pas sûre qu’ils soient prêts pour ça. Mais le seraient-ils jamais vraiment ? Ils étaient de toute façon décidés à défendre leur idéal. Une magie au service d’un monde meilleur et non pas utilisée pour asservir. Des innocents mourraient. La cordialité avait cédé place à la suspicion. La peur gagnait chaque jour du terrain. Ils ne pouvaient pas rester les yeux fermés en espérant que d’autres prennent les risques pour eux. Malgré leur jeune âge, l’Ordre du Phoenix les avait accueillis à bras ouverts dès leur diplôme en poche. Ils avaient commencé la lutte contre Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et ses adeptes. C'était la guerre et ils étaient en première ligne. Non. Elle ne voulait pas y penser. D’abord, satisfaire son estomac qui criait son mécontentement.



Après un passage express à la salle de bains, la jolie rousse se faufila jusqu’à la cuisine. James était effectivement en pleine cuisson de… pancakes ! Il semblait concentré sur sa tâche et ne la repéra pas. S'approchant sur la pointe des pieds, elle en profita pour venir l’enlacer par-derrière.

— Madame Potter serait-elle enfin réveillée ?


Elle sourit contre son dos.


— Monsieur mon mari aurait-il des choses à se faire pardonner pour préparer un tel festin ?

— C'est possible. A vrai dire, je culpabilise un peu de te laisser toute seule pour les derniers préparatifs. Si tu veux que j'annule...

— Mais non. La bande serait capable de débarquer ici pour te récupérer de force. Je serai plus efficace si les Maraudeurs ne sont pas dans mes pattes.

Ils s’attablèrent avec leur assiette dégoulinante de sirop d’érable (et une montagne de chantilly pour James). Comme elle observait son plat sans y toucher, il l'interrogea :

— Inquiète pour ce soir ?

— Oui. Je ne peux pas m'empêcher de penser à tout ce qui pourrait mal tourner.

Elle allait poursuivre lorsqu’un objet non identifié s’écrasa sur une des vitres. Se précipitant à la fenêtre, elle découvrit un hibou ébouriffé, à moitié assommé. Il lui tendit mollement une de ses pattes pour qu’elle puisse récupérer la lettre qu’il portait. Aussitôt fait, il s’envola dans une trajectoire irrégulière comme un ivrogne incapable de marcher droit. Elle décacheta l’enveloppe et observa l’écriture arrondie.

« Le numéro de chambre est confirmé, c’est le 226. Soyez prudents. Vous êtes de dignes Gryffondor. »

Ces simples mots lui mirent du baume au cœur et elle dévora finalement son petit-déjeuner. L’Ordre leur faisait confiance. Dumbledore rappelait leur courage. Une mission de sauvetage. Ils pouvaient le faire. M. Faussecreth avait besoin d’eux pour les mettre en sécurité, lui et sa femme.


Tout avait commencé par le massacre sanglant d'une famille de gobelins. La marque flottant au-dessus des corps n’avait laissé aucun doute sur les coupables. Le tragique évènement avait été couvert par l’étoile montante du journalisme, Rita Skeeter. Elle avait naturellement interrogé les membres du Bureau de Liaison des Gobelins, dont Cubert Faussecreth faisait partie. Avait-il réellement parlé des assassins comme de « fous qui n’avaient rien compris à la grandeur » ? Fallait-il seulement blâmer la plume à papote ? Toujours est-il que l'article fit la une. Peu de sorciers osaient attaquer aussi frontalement les Mangemorts. Il fut salué et félicité. Puis, il commença à recevoir des lettres anonymes critiquant sa prise de position.


La réprobation se transforma rapidement en menace. Chaque jour plus virulente. M. Faussecreth prit peur. Il souhaitait quitter le pays. Jouant de malchance, sa compagne attrapa la dragoncelle. Certes, cette maladie présentait de faibles risques pour un adulte en bonne santé. Sauf que son épouse était enceinte de sept mois. Elle avait donc été hospitalisée en urgence à Ste Mangouste. Les Mangemorts profitèrent de cette aubaine pour essayer de faire chanter M. Faussecreth. Il était assurément une cible de choix. Le protégé d’un haut placé du Ministère. Pour peu qu’il s’en donna les moyens, il pouvait assez facilement accéder à des informations sensibles. Le chantage était simple. En échange de données importantes, il pourrait revoir sa femme indemne. Interdit de l’approcher. Elle était dorénavant surveillée de près. Au moindre faux pas, elle disparaîtrait. Odieuse intimidation. Mais l'intégrité de cet homme était sans faille. Il refusait de se soumettre. Les Potter devaient donc infiltrer l'hôpital. Récupérer la patiente. La ramener auprès de son époux pour qu’ils puissent s’enfuir.

Pendant que Lily débarrassait d'un coup de baguette, James lui demanda :

— Tu as tous les ingrédients pour le Philtre de Paix ?

— Presque. J’arrive au bout du sirop d'ellébore et il me manque la poudre de pierre de lune. Il faut que je passe chez l'apothicaire.

Pour débarquer à l'hôpital incognito, rien de tel qu'une basique potion de Philtre de Paix... ratée. Une erreur dans le dosage des ingrédients et elle arriverait à Ste Mangouste dans un profond sommeil. Cela lui permettrait d'être admise au Service d’empoisonnement par potions et plantes. James aurait ensuite le champ libre pour secourir Mme Faussecreth. Il lui laisserait sa cape d'invisibilité et reviendrait auprès d'elle. Personne ne pourrait relier la disparition de cette patiente aux Potter. Ni vus, ni connus.

 

Alors que James se préparait à partir, il s'assura encore :

— Tu es sûre que tu n'as pas besoin de moi ?

— Tu me connais, une fois que je suis dans mes potions, j'ai surtout besoin de calme. Allez, file !

 

La porte claqua. Elle se retrouva seule. Pour ne pas céder à la mélancolie, elle s'envola directement au Chemin de Traverse. Après un rapide aller-retour, elle était prête à commencer. Son chaudron, rempli d'eau, fut installé sur le feu. Pensive, la jeune sorcière fixait les bulles qui commençaient à apparaître à la surface. Elle n'aimait décidément pas l'idée d'être endormie pendant que son bien-aimé partait à la recherche de Mme Faussecreth. Elle joua avec les grains d'une poudre bleue imaginant le pire. Puis, elle en saisit une poignée et la jeta dans l'eau frémissante. Celle-ci prit une teinte verte. Lily remua dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'au changement de couleur. Ses mains s'activaient. Ses idées noires s'envolaient. Elle avait toujours aimé l'art des potions. C'était idéal pour apaiser son agitation. Le breuvage avait maintenant des reflets violets. Elle redoubla de concentration. C'était l'instant fatidique. Elle devait ajouter davantage de Mandragore liquéfiée que ce qui était prévu. Elle retint son souffle et versa une généreuse quantité. A ce moment-là, la mixture vira au rouge vif. Plus prononcé que ce qui était attendu lorsque tout se déroulait correctement. Elle devait avoir réussi. C'était inédit pour elle de chercher absolument à rater une potion ! Elle finalisa et en préleva une partie dans une petite fiole en verre.


A présent désœuvrée, elle errait dans le salon. Il lui fallait retrouver une occupation si elle ne voulait pas être rongée par l’angoisse. Son regard tomba sur la pile croulante de lettres en attente de réponse. Vœux et félicitations en tout genre suite à leur mariage. Parfait. Voilà ce qui pourrait la distraire. Essayant de ne pas penser à leur nombre astronomique, elle saisit la première enveloppe. Elle contenait les compliments du professeur Slughorn. Il espérait que cette union précoce n’entraverait pas les « compétences exceptionnelles » d’une de ses élèves préférées. Il serait ravi de la mettre en contact avec des amis du Ministère dès qu’elle le souhaiterait. Sacré Slug. Effectivement, se marier n’était pas le meilleur des plans de carrière. Il avait l’art et la manière de présenter sa vision toute personnelle de la situation. Elle rédigea un message de remerciements en indiquant qu’elle réfléchirait à sa proposition et le laissa de côté pour que James puisse signer.


Elle ouvrit la seconde lettre et découvrit l'épais papier à en-tête la gorge serrée : « Mme et M. Dursley, 4 Privet Drive, Little Whinging, Surrey.» Tellement classique. Conventionnel. Où était passée l'étincelle de sa sœur ? Pétunia s'était réfugiée derrière une formule plaquée :  « Toutes nos félicitations. » Trois misérables mots. Alors qu'ils n’étaient même pas venus à la cérémonie malgré ses appels successifs. Comment des années de jeux partagés, de secrets chuchotés sur l’oreiller pouvaient conduire à ça ? Des larmes envahirent ses paupières. Elle ne le comprenait pas... ne l’acceptait pas. Peut-être qu'une longue réponse pleine de souvenirs communs leur permettrait de renouer ?

Elle finalisait juste sa missive lorsque James s’annonça dans le vestibule :

— Je suis là ! Bonne journée ?

— Productive. Une potion effectuée, deux courriers rédigés.

— Ah oui... par rapport à la centaine de lettres en attente, je trouve que c’est une moyenne tout à fait honorable.

Elle lui lança un sortilège de Chatouillis qu’il évita en rigolant.


— Comment vont les Maraudeurs ?

— Bien ! Lunard était un peu fatigué. Patmol a fanfaronné en parlant de sa dernière conquête. Une fille très comme il faut selon lui. J’y croirai quand je la verrai.

— Et Peter ?

— Légèrement inquiet. Il pensait que nous serions plus nombreux à nous battre aux côtés de Dumbledore. La victoire lui semble utopique. Bref, tu le connais. On a réussi à le remobiliser avec Sirius.

— Nous n’avons jamais cru que ce serait facile de toute façon.

— Oui. Mais je sais que c’est le chemin que nous devons suivre.

Lily le regarda avec tendresse tandis qu'il l'enlaçait. C’était ce côté courageux et absolu qui l’avait pour finir fait chavirer. La solennité de ces paroles flotta entre eux. Finalement, Lily rompit le silence : 

— Allez. Hâtons-nous. Départ dans cinq minutes !

Dix minutes plus tard, ils se tenaient face à face dans le salon. Lily serrait la fiole du Philtre de Paix loupé dans sa paume moite.

— Tu es sûre que ça va fonctionner ? murmura James, tendu même s'il ne l'admettrait pas.

— J’espère. En général, je réussis les potions... je ne les rate pas !

— Croisons les doigts.

— On se retrouve à mon réveil, dit-elle avec un clin d’œil dans l’espoir d’alléger la situation.

Elle avala trois gorgées et progressivement les effets se propagèrent. D’abord, elle se sentit étonnamment paisible. C'était comme si tous ses soucis restaient à la surface. Comme si cette mission n’était pas plus dangereuse qu’une promenade de santé. Ensuite, elle eut de la peine à respirer. Elle lutta un instant pour ne pas sombrer dans l’inconscience. Enfin, elle perdit connaissance en s’effondrant brutalement.



***

 

James la rattrapa de justesse. Il céda momentanément à la panique. La respiration laborieuse et sifflante de sa moitié ne l’aidait pas. Elle ballottait sa tête et marmonnait des propos incohérents. Il ne lui semblait pas se souvenir de tels effets secondaires lorsqu’il en avait discuté. Il essaya de la réveiller. La secoua. Cria son nom. Rien. Elle était profondément endormie. Retrouvant ses esprits, le plan lui revint en mémoire. Il souleva Lily et transplana avec elle à l’hôpital Ste Mangouste.

 

Ils arrivèrent dans le hall de réception, plutôt calme en cette fin de journée. Quelques guérisseurs en robes vertes le traversaient d’un pas déterminé. Un sorcier patientait devant le comptoir des renseignements. Au-dessus de sa tête, un sombre nuage de pluie flottait et une flaque se formait peu à peu à ses pieds. James portait toujours Lily. Ne voulant pas perdre de temps, il se dirigea directement au troisième étage, au Service d’empoisonnement par potions et plantes.



À destination, un homme bedonnant habillé de sa blouse verte les accueillit.


— Ma femme s’est brutalement endormie. Elle venait juste de boire une potion ! renseigna James d'une voix fébrile.

— Savez-vous ce qu’elle a bu ?

— Je crois que c’était un Philtre de Paix. Je ne comprends pas...

— Avez-vous pris avec vous un échantillon ?

— Non !

Un guérisseur arriva et récupéra Lily grâce à un sortilège de lévitation. James la lâcha à contrecœur. Le réceptionniste reprit d’une voix exagérément apaisante :

— Votre épouse va être prise en charge pendant que vous me fournirez des indications essentielles.

— Je ne peux pas l’accompagner ?

— Ne vous inquiétez pas monsieur, nous allons en prendre soin.

Accoudé au comptoir, James feuilleta le formulaire de quatre pages qu’il lui avait tendu. Il commença à compléter les informations improbables demandées tout en pestant à voix basse :

— Argh satané bonhomme. Maudite bureaucratie. Est-ce que le patient a été en contact récemment avec un animal dangereux (merci de préciser) ?

Haussant les sourcils, il interrogea :

— Je dois vraiment tout remplir ?

— Oui, merci. Votre contribution permettra d’assurer la fiabilité du diagnostic, répondit-il dans un sourire factice.

— Oui, bon, bon. Quand est-ce que le patient a lavé son chaudron pour la dernière fois ? Qu’est-ce que j’en sais moi ! marmonna-t-il, exaspéré.

— Si vous ignorez la réponse, vous pouvez cocher « inconnu », précisa-t-il en conservant un calme olympien.

 

Après avoir passé en revue mentalement tout son répertoire d'injures, James parvint au bout des questions. Même s’il avait probablement répondu à côté pour certaines. Il s’assit au bord d’une chaise pour attendre des nouvelles. Sa jambe droite tressautait, nerveuse. Il repensait à la respiration laborieuse de Lily. Il aurait dû prendre sa place pour cette fichue potion ! Ce rôle était supposé être le moins risqué. Sinon, il n’aurait jamais donné son accord. Quel époux était-il s’il ne la protégeait pas ? L’arrachant à de sombres pensées, un médicomage s’approcha de lui :

— Monsieur Potter, je suis le guérisseur Smethwyck. La santé de Madame n’est plus en danger. Nous avons remonté la source. Il s’agit d’un Philtre de Paix mal réalisé. Nous lui avons administré le contre poison. Elle devrait récupérer ses esprits d’ici une heure, dans la chambre 312. Allez vous promener en attendant.

— Merci. Merci infiniment monsieur, dit James dans un souffle. Malgré lui, il avait retenu sa respiration durant les explications du professionnel.



Voilà, Lily était sauve. Il avait même la bénédiction pour se balader. La phase suivante du plan débutait. C’était maintenant à lui de jouer ! Rasséréné par l’action qui se profilait, il se dirigea vers le couloir. Par chance, il était désert. Ni une, ni deux, il enfila sa cape d'invisibilité. Il passa par l’escalier pour rejoindre le deuxième étage, sans croiser âme qui vive. Ils avaient eu raison de planifier cette mission de secours le soir. L’hôpital fonctionnait effectivement au ralenti.

 

A l’accueil du Service des virus et microbes magiques, une blonde tapageuse en uniforme vert lisait le Sorcière-Hebdo. Elle tournait les pages de ses ongles manucurés. Toujours camouflé par sa cape, il retint sa respiration en passant devant elle. Elle ne leva pas la tête. A pas feutrés, il longea les murs en observant les numéros : 224, 225... 226. Regardant par-dessus son épaule, il aperçut la bimbo plongée dans son magazine. Ne la quittant pas des yeux, il posa sa main sur la poignée. Il l’enclencha lentement puis entrebâilla la porte. Comme le champ semblait libre, il ouvrit franchement et se glissa à l’intérieur, en refermant derrière lui. Le cœur battant, il attendit pour voir s’il avait été repéré. Tout restait silencieux. Il soupira de soulagement. En face de lui, une femme aux cheveux clairs somnolait. Sa peau était légèrement verdâtre et grêlée. Elle était allongée sur le côté, les bras autour d’un ventre rebondi. James enleva sa cape et s’approcha d’elle. Par de légères secousses, il la réveilla. Elle semblait désorientée et il expliqua :

— Madame, c’est votre mari M. Faussecreth qui m’envoie. Je suis venu vous sortir d’ici.

Un instant effrayée, elle émergea peu à peu et s'écria : 

— Merlin ! Vous voici bloqué avec moi. La porte est enchantée. Seul le personnel médical peut sortir à sa guise. Vous pensez bien que j’ai déjà essayé plusieurs fois sans succès.



***



Lily se réveilla dans ce qui devait être une chambre de l’hôpital. Elle écarta le rideau qui entourait son lit. C'était une petite pièce. Une étroite fenêtre tout au fond lui indiquait qu’il faisait nuit noire dehors. A sa gauche, une silhouette était manifestement endormie. Les autres couchages étaient vides. Pourquoi James n’était-il pas auprès d’elle ? Elle récupéra sa baguette posée à portée de main sur la table de nuit et vérifia l’heure. Plus de deux heures s’étaient écoulées depuis qu’elle avait bu la potion. Comment était-ce possible ? James aurait dû être à son chevet. Et s’il avait eu un problème ? Peut-être était-il allé chercher un café ? Elle attendit ce qui lui sembla être une éternité. L’éventualité du simple café s'éloignait. Restait l’option d'un problème dans leur mission. Elle devait le retrouver.

 

Se sentant encore un peu faible, elle se leva avec précaution. Son premier pas fut vacillant, mais le suivant déjà plus assuré. Se glissant en douce dans le couloir, elle croisa seulement un vieil homme en peignoir qui marmonnait. Heureusement, aucun personnel soignant n'était dans les environs. Elle se hâta jusqu’au deuxième étage. L’adrénaline dissipa ses dernières faiblesses alors que son inquiétude s'intensifiait.

 

Elle s’arrêta avant l’entrée du service où une espèce de pimbêche examinait les alentours. En voilà une qui cultivait son apparence avec ardeur. Inconcevable de passer devant sans être remarquée. Nom d’une pipe. Ne sachant pas exactement quelles protections étaient mises en œuvre, l’Ordre avait insisté pour qu’ils soient discrets. Après quelques secondes de réflexion, elle jeta un sort à l'hôtesse pour qu’elle soit prise d’une envie très, très pressante. Pan, dans les dents ! A toute vitesse, Lily rejoignit ensuite la chambre 226.


Entrouvrant la porte, elle appela :

— James, tu es là ?

— Lily ! Miracle ! Ne ferme surtout pas.

— Que s’est-il passé ?

— L'ouverture est ensorcelée. J’ai essayé tous les sorts qui me sont venus à l’esprit. Impossible de la débloquer ! Mais vite, ne perdons pas de temps.

— Madame Faussecreth, c’est un plaisir, chuchota Lily.



James passa un bras autour de la future maman, pour l’aider à avancer. Il allait lui glisser la cape d’invisibilité quand ils entendirent une exclamation outrée au loin. Lily jeta un œil dans le couloir. Sapristi. La blonde était revenue trop rapidement ! En plus, elle se dirigeait d’un pas décidé dans leur direction, baguette à la main. Son air était excessivement menaçant pour une simple hôtesse d’accueil. Lily croisa son regard qui lançait des éclairs. Tout se joua en une fraction de secondes. La blonde lança un sortilège que Lily bloqua, par instinct. Elle répondit par un sortilège de Stupéfixion qui fut paré sans effort.


 James arriva derrière elle :

— Heu... j’ai comme l’impression que ça s’envenime là.

— Sans blague. Aide-moi au lieu de dire n’importe quoi ! lança Lily en évitant un sort lancé par la furie.

— Madame Faussecreth, je vais devoir vous laisser temporairement.

— James ! La politesse est superflue là !

 

A deux, ils parvinrent à faire reculer la blondasse agressive jusqu’à ce qu’elle soit cachée par le bureau d’accueil. Grâce à leurs efforts cumulés, ils arrivèrent à passer devant la source de danger. Ils se précipitèrent tant bien que mal en direction de l’ascenseur. Mme Faussecreth semblait au bord de l’évanouissement et ils la soutenaient de part et d’autre. Ils n’étaient qu’à quelques mètres lorsqu'une sonnerie signala que l’ascenseur allait s'ouvrir. Le temps sembla se suspendre tandis qu’un groupe de sorciers masqués apparaissait progressivement sous leurs yeux.

James crut bon de préciser :

— Je crois que cette harpie a alerté la cavalerie.

 

Soudain, se fut le chaos. Les sorts fusaient dans tous les sens. Plusieurs globes en cristal qui éclairaient le couloir explosèrent, les plongeant quasiment dans l’obscurité. Pour la discrétion, c’était indubitablement râté. Ils battirent en retraite dans la direction opposée, tout en ripostant contre les attaques. Ils franchirent la double porte conduisant aux escaliers. Les battants claquèrent dans le vide après leur passage.

Lily se retourna pour crier : 

Colporta !

Dans un bruit de succion, la porte se scella. Cela leur accorderait de précieuses minutes d’avance. Compte tenu de l’état de faiblesse de Mme Faussecreth, c’était une nécessité. Ils se ruèrent dans le colimaçon. Ils étaient à peine au premier étage quand une spectaculaire explosion résonna au-dessus d’eux. Le barrage avait cédé. Trop vite. Des Mangemorts les talonnaient déjà.

James évita de peu un sortilège qui brûla la pointe de ses cheveux :

— Merlin, c’était moins une pour ma précieuse tignasse !

— Potter, arrête de faire l’abruti ! gronda sa femme.

James se fendit d’un grand sourire qui mourut sur ses lèvres lorsqu’il loucha en arrière :

— Oh, oh… je crois que le big boss a décidé de rejoindre la partie pour se défouler un peu !

— Le big boss ? Que… QUOI ? Tu-Sais-Qui ?

— En personne.

— C’est une blague !

Un jet vert se fracassa sur une affiche de prévention devant eux. Cela coupa net la discussion. Ils n’imaginaient pas cela possible pourtant le rythme des attaques grimpa d’un cran. James tenait Mme Faussecreth d’un bras et lançait des sorts de l’autre. Il parvint à pétrifier un des adversaires qui dévala les escaliers, la tête la première. Lily faisait tournoyer sa baguette à une vitesse folle. Elle évita de peu un jet violet qui lui entailla tout de même la joue. Ils devaient atteindre le hall pour pouvoir transplaner. Encore quelques marches. Ils allaient y arriver. Ils devaient y arriver.

 

La jeune sorcière s’arrêta brièvement pour concevoir une barrière de feu. Puis, dans un bond, elle sauta sur le palier. Enfin, ils atteignirent le dernier couloir. Long et étroit, orné d’une série de portraits de guérisseurs célèbres et terminé par une double porte. La sortie était proche. Trois sorciers, probablement alertés par l'explosion, les fixaient, ébahis. Lily hurla : 

— Des Mangemorts ! Prévenez la sécurité !

 

Comme pour confirmer ses propos, un éclair violet frappa en pleine poitrine un des sorciers qui s'effondra contre son collègue. Des cris de panique s'élevèrent des tableaux, accompagnant leur fuite. La porte du fond se rapprochait. Ils y étaient presque. Avec soulagement, ils s'écrasèrent contre ses battants et arrivèrent dans le hall d'accueil. Dans un pop caractéristique, ils disparurent tous les trois.



Ce fut la première fois.

Note de fin de chapitre :

ça me fait toujours très plaisir lorsque je peux lire vos retours alors n'hésitez pas !

A bientôt pour l'épisode 2 :)

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