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127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

Vous voulez revenir dans le Futur ? Lors du mois de novembre c’est possible avec la Sélection Next-Gen ! Vous avez jusqu'au 30 novembre pour lire les 10 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter ici.

Et pour le mois de décembre, le thème et les textes vous attendent déjà avec la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez découvrir ces 12 histoires jusqu’à la fin de l’année et vous pourrez voter à partir de décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous ICI !


De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


15ème Échange de Noël


Le traditionnel Échange de fics de Noël est de retour pour sa 15ème édition !



Et cette année, vous pouvez écrire et recevoir : des fanfictions Harry Potter, des histoires originales... mais aussi des fanfictions sur d'autres fandoms ! Envie de nous rejoindre ?


Ça se passe d'ici le 31 octobre sur ce topic du forum HPF !


De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


126ème Nuit d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 126 édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 21 octobre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Sélections du mois


Félicitations à Fleur d’épine, Ella C, Eejil9 et CacheCoeur, qui remportent la Sélection Femslash !

Vous voulez de l’action ? De l’aventure ? Ce mois de Sélections est fait pour vous ! Le Jury des Aspics vous invite à lire sur ce thème en octobre avec la Sélection Aventure/Action ! Vous avez jusqu'au 31 octobre pour lire les 5 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter par ici.

Et au mois de novembre, partez dans le futur avec la Next-Gen ! Vous avez jusqu’à la fin du mois d'octobre pour nous faire découvrir sur ce thème si vaste vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots. Pour proposer des textes, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news !

Il y a également la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos nuits d’insomnies ! Jusqu’au mois de décembre, venez découvrir 12 histoires incroyables ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De L'équipe des Podiums le 03/10/2022 23:05


Celle qui ne voulut plus être sorcière par Persis

[29 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Cet été, je me suis replongée dans les aventures de notre pote Potter en relisant les sept livres de la Saga.
Cela m'a donné envie de refaire de la fanfic.
C'est sur cet opus que je me suis basée le canon. Je laisse de côté la pièce de théâtres et les films "Les animaux fantastiques.
Note de chapitre:

Cette cinquième année à Poudlard ne se passe pas comme prévu pour Amy Spencer, née-Moldue et répartie à Poufsouffle. Elle décide de s'en aller.
Assise dans son compartiment, Amy Spencer ne perdait pas une miette de ce que Malfoy et sa cour disaient à son sujet. La bande des Serpentard parlaient d’ailleurs exprès bien fort pour qu’elle les entende.

— On se demande comment on peut accepter dans cette école une fille qui a autant de potentiel magique qu’un troll, lança Parkinson.
— Même notre elfe de maison ferait mieux qu’elle, renchérit Goyle.
— Mon père qui est un ami du Ministre a dit que ce n’était plus qu’une question de temps, affirma Drago. On va bientôt renvoyer chez eux les Sang-de-Bourbe de son espèce.

Tout le monde se mit à glousser bruyamment. Amy n’allait pas s’abaisser à réagir. Leurs paroles ne l’atteignaient plus. Piètre, Désolant et quelques Troll en potions. Cette année scolaire était catastrophique alors même que les BUSE se profilaient à la fin juin. Amy Spencer était persuadée que son ex-petit ami l’avait ensorcelée, qu’il lui avait fait perdre tous ses pouvoirs. Il l’avait, selon elle, cracmolisée quand ils avaient rompu. Ses amis de Poufsouffle et le professeur Chourave avait beau lui expliquer qu’un tel sort n’existait pas, elle ne voyait pas d’autre explication à sa régression scolaire. Sa directrice de maison l’avait sermonnée, consolée, encouragée, elle avait même désigné Jane Seymour, une élève de 6e pour lui faire faire quelques exercices pratiques.

Le résultat était décevant. Elle était bien parvenue à décrocher deux Acceptable début décembre, mais elle se demandait s’il n’était plutôt dû à la commisération de certains professeurs qui la pensaient atteinte de crise d’angoisse. Mme Pomfresh lui avait prescrit du philtre de paix à prendre régulièrement.

La réaction d’Amy devant ce traitement l’avait étonnée elle-même. Un philtre de paix pouvait-il faire revenir les morts ? s’était-elle exclamée. Elle avait ainsi réalisé que la disparition brutale de Cédric Diggory et les rumeurs qui circulaient à ce sujet l’avait sans doute affectée plus qu’elle ne le pensait.

Les vacances de Noël étaient enfin arrivées. En débarquant à King's Cross, elle retrouva avec joie ses parents, M. et Mme Spencer ainsi que son frère Derek qui était de deux ans son aîné. Sa mère lui trouva une petite mine et les traits tirés. Il était difficile pour Amy de parler à ses parents moldus de ce qui se passait à Poudlard. Elle essaya de leur faire comprendre, à mots couverts, ses difficultés : une nouvelle prof, infecte, injuste et sadique que le Ministère leur avait envoyée, le favoritisme vis-à-vis d’élèves « bien nés », les brimades du professeur de potions …

Le langage des adolescents de son âge qui prennent les choses trop à cœur, se dirent les Spencer. Ils étaient loin de se douter de la façon dont les choses se déroulaient à Poudlard. Les parents d’Amy s’employèrent à la distraire et elle passa de merveilleuses vacances en leur compagnie. Mais quand la date du retour approcha, elle se montra de plus en plus sombre.

— C’est si terrible que ça ? temporisa M. Spencer.
— Je n’ai pas pu tout te dire, répondit Amy, la gorge serrée. C’est un monde tellement différent
— Eh bien, quand tu seras arrivée, écris-moi. C’est parfois plus facile à coucher ce qu’on a sur le cœur sur du papier. Tu m’enverras Lunette et tant pis si George Harrington me fait tout un laïus sur les animaux sauvages qui doivent vivre dans la nature.

Leur voisin, très soucieux de bien-être animal, s’inquiétait de voir Lunette, la chouette d’Amy, entrer et sortir de la fenêtre de sa chambre quand elle était en vacances. Cela arracha un sourire à la jeune fille.

Une fois sur le quai 9 ¾, Amy chercha du regard ses copines de classe. Elles se trouvèrent à quatre dans un compartiment et se mirent à papoter gaiement entre elles. Mais l’annonce de l’arrivée prochaine du train à Pré-au-lard ôta toute joie à l’adolescente.

— On dirait que tu n’es pas contente de retrouver l’école, fit remarquer Megan James.
— Je ne suis pas vraiment pressée de retrouver Face-de-crapaud, marmonna-t-elle.

Les copines pouffèrent.

— Qui le serait ? s’exclama Megan.
— Tu vas voir, ça va aller, l’encouragea Hannah.
— Si tu le dis, soupira Amy.

Un petit incident redonna un brin de confiance à la jeune fille. Alors qu’elle rejoignait la Salle Commune, après le repas, elle sentit une main se poser sur son épaule et se retourna. Elle ne s’attendait pas à se retrouver face au Professeur Dumbledore en personne. Elle en devint rouge pivoine.

— Eh bien, Mademoiselle Spencer, vous avez passé de bonnes vacances ? lui demanda-t-il en souriant
— Excellentes, monsieur le Directeur, bafouilla-t-elle.
— Vous avez bien suivi le traitement que Mme Pomfresh vous avait prescrit ?
— Oui, monsieur le Directeur.
— Parfait, continuez ! Et tâchez de vous concentrer sur l’essentiel à présent, lui dit-il en la regardant par-dessus ses lunettes en demi-lune.

Elle eut le sentiment d’être percée jusqu’aux tréfonds de l’âme par la paire d’yeux bleus qui la fixaient. Dumbledore poursuivit son chemin, d’un pas léger et se dirigea vers le bureau du Professeur Rogue. Elle sentit son cœur devenir aussi léger que la démarche du Directeur et rejoignit la salle commune presque en sautillant.

Mais cela fut de courte durée. En effet, le lendemain, les exemplaires de la Gazette du Sorcier déversés par les hiboux dans la Grande Salle apprirent à tous les élèves qu’une dizaine de Mangemorts s’étaient évadés d’Azkaban. Susan Bones se rembrunit, l’un des évadés avait tué son oncle. Elle ne manqua pas de le raconter à toute la tablée. Amy regarda tout autour d’elle : toute cette agitation, les professeurs qui discutaient entre eux… Elle se sentit tout à coup comme une étrangère. Ce n’était pas vraiment de la peur ou de l’anxiété, mais un malaise bien plus profond, qu’elle ne parvenait pas à définir.

Les leçons s’enchaînaient avec leur lot de commentaires peu engageants des professeurs : « Mais, enfin, concentrez-vous ! » « Où avez-vous la tête, Spencer ? » « J’espère que vous allez vous réveiller avant les BUSE. » « Vous n’auriez pas abusé de la potion de Mme Pomfresh ? Vous dormez debout ! » « Vous vous rendez compte que pour réussir un sort, il faut le vouloir ? » Les performances d’Amy brillaient par leur absence.

Jane ne tarda pas à lui fixer un rendez-vous pour reprendre leurs séances d’entraînement. Après une septième tentative infructueuse pour changer un escargot en théière, la monitrice improvisée laissa échapper un soupir.

— Ça ne sert à rien ! lui lança Amy, désabusée. Je te fais perdre ton temps.
— Je ne sais pas où est le problème … Est-ce que tu veux vraiment métamorphoser cet escargot ? Tu visualises la théière, comme je t’ai dit ? demanda Jane, sévère.
— Mais oui mais … mais tu vois bien que ça ne sert à rien ! répliqua Amy excédée.
— … C’est peut-être une maladie magique, murmura Jane. Peut-être qu’il faudrait te faire examiner à Sainte Mangouste par …
— Mais c’est ça ! Dis tout de suite que je suis folle, tant que tu y es ! Si j’oublie de prendre ma potion, je me fais enguirlander et si je la prends, on me dit que je dors debout. Ce n’est pas en me droguant que ça ira mieux et puis de toute façon, j’en ai plus que marre de cette école de tarés. Ça ne sert à rien et puis ça ne sert à rien et ça ne sert à rien ! répétait-elle rageusement.
— Ecole de tarés ! tu te rends compte de ce que tu dis ? s’indigna Jane.
— Faut être complètement tarés pour faire ce qu’on fait ici ! éructa-t-elle. T’en connais beaucoup, des écoles où les profs se font tuer en attaquant des élèves et où des élèves se font tuer par des psychopathes ?
— Des psikokoi ? interrogea Jane en grimaçant.
— Des PSY-CHO-PA-TEUS ! C’est sûr qu’ici, on ne trouvera jamais un bon vieux Collins pour apprendre le sens des mots.

Elle sortit en claquant furieusement la porte derrière elle. Jane se rendit directement chez le professeur Chourave pour lui raconter la scène.

— Merci, Mademoiselle Seymour, lui dit-elle. Il semblerait que la mort de Cédric l’a marquée plus qu’on ne s’imaginait.
— Je n’aurais peut-être pas dû lui parler de Ste Mangouste, bredouilla Jane.
— Vous ne pouviez pas savoir qu’elle allait réagir comme ça. Je vais attendre un peu, le temps qu’elle se calme et puis je la reconvoquerai pour lui parler de toute cette histoire. Naturellement, plus de séance de rattrapage pour le moment.

Amy n’avait pas attendu le retour de Jane en salle commune pour écrire à son père. Elle lui parla brièvement de Quirell, de Harry Potter, de la Chambre des Secrets, des élèves pétrifiés, de l’intrusion de Sirius Black, des Détraqueurs qui avaient fait tomber Harry de son balai, du professeur loup-garou, du faux Alastor Maugrey et puis enfin de la mort de Cédric Diggory et du retour de Voldemort.

Ses doigts crispés sur la plume depuis un bon moment commençaient à lui faire mal. Fatiguée et soulagée d’avoir pu enfin s’épancher, elle laissa sa lettre en suspens. Il restait encore beaucoup à écrire sur Ombrage, Rogue et Malfoy et elle n’avait encore commencé ses devoirs. Elle travailla encore deux heures puis, jugeant que ses efforts ne serviraient de toute façon plus à grand-chose, elle bâcla sans vergogne l’arithmancie et l’astronomie.

Le lendemain matin, elle se traîna avec des pieds de plomb, comme les autres élèves, au cours de Défense Contre les Forces du Mal.

— Bonjour, professeur Ombrage, ânonnèrent-ils en pénétrant dans la classe.
— Bonjour, les enfants, répondit-elle de sa voix de petite fille. Hum ! Hum ! Rangez vos baguettes et sortez vos plumes.

La rengaine habituelle parfaitement inutile, puisque plus personne ne prenait la peine de sortir sa baguette de son sac depuis longtemps.

— Aujourd’hui, nous lirons le chapitre 12, à la page 57.

Tout le monde ouvrit son livre et commença à lire tout en prenant des notes, l’air ennuyé. Certains s’appuyaient la tête sur la main, le coude sur le bureau. D’autres s’arrangeaient pour faire leurs devoirs, un autre livre dissimulé sur leurs genoux. Les yeux d’Amy lui piquaient à force de lire et de relire le même stupide chapitre pour la quatrième fois. Elle finit par s’endormir et tomba le nez le premier sur son bureau ce qui la réveilla pour de bon. Ombrage leva la tête et se dirigea vers elle

— Eh bien, Mademoiselle … Mademoiselle ?
— Mademoiselle Spencer.
Professeur Ombrage ! corrigea-t-elle. Vous devez m’appelez professeur Ombrage.
— Je ne vous ai pas appelée autrement, professeur Ombrage, répliqua Amy.
— Je ne supporterai pas l’insolence dans ma classe, ma petite fille. Dix points en moins pour Poufsouffle.

Il y eut des murmures de protestation.

— Silence ! Silence !
— Hum ! Hum ! fit Amy dans une parfaite imitation. Je ne vous ai tout de même pas appelée Samantha Stevens, professeur Ombrage. Cela vous va bien de me traiter de petite fille quand on entend comment vous parlez, vous qui n’êtes même pas capable, après six mois de vous rappeler de mon nom.

Amy lui avait lancé tout cela à la figure en lui empruntant sa voix de fillette. Elle était surprise elle-même de sa propre audace. La classe était partagée entre l’envie de rire et la peur des représailles.

— SILENCE ! tonna Ombrage. Vous êtes en retenue tous les soirs pendant une semaine.
— Vous pourrez m’attendre longtemps, grogna Amy. Je quitte l’école.

Ombrage se contenta de hausser les épaules et elle retourna à son bureau en pinçant les lèvres. Tous les regards s’étaient tournés vers Amy qui ramassa son sac et quitta la classe, sans bruit. Elle fila au sous-sol pour rejoindre la salle commune des Poufsouffle. Arrivée devant le tonneau qui fermait le passage, elle prononça le mot de passe Géranium dentu . Le tonneau glissa sur le côté et la laissa entrer.

Amy ôta sa robe de sorcière avec rage et reprit ses vêtements moldus. Elle fit sa valise en laissant sur son lit son uniforme et ses livres. En voulant ranger ses parchemins et son nécessaire à écrire, elle réalisa qu’on ne la laisserait pas s’en aller sans l’autorisation de ses parents puisqu’elle était mineure. Elle acheva donc rapidement la lettre qu’elle avait commencé à écrire à son père, le suppliant de la retirer de l’école.

Un problème de taille se posait, Lunette était rapide certes, mais il mettrait tout de même quelques heures pour aller jusqu’à Sudbury et en revenir. Or Amy aurait voulu partir immédiatement. Elle se rendit à la volière en pressant le pas. Peeves qui voletait dans un couloir se mit à la poursuivre en chantonnant :

Mam'zelle Spencer a un p’tit grain
Elle est complètement zinzin !


— Peeves, je t’aime ! lui lança-t-elle, avant d’adopter son refrain.

J’m’appelle Amy, j’ai un p’tit grain !
Je suis complètement zinzin !


L’esprit frappeur étonné de ne pas être contredit, la laissa passer sans réagir. Elle ne fut pas longue à revenir, Lunette dans les bras. Peeves planait dans la même zone, mais cette fois Malfoy venait de la direction opposée, flanqué de Crabbe et de Goyle.

— Qu’est-ce que tu fous dans cet accoutrement, Spencer ? demanda-t-il avec une grimace de mépris.
— Je vais au bal costumé, répondit-elle sans s’arrêter, tu m’accompagnes ?
— Dans tes rêves, Sang-de-bourbe.
— Au moins la bourbe, c’est consistant, lança-t-elle par-dessus son épaule, tout en continuant à marcher à grandes enjambées. Toi, ton sang est tellement pur qu’il est transparent. C’est de la flotte qui te coule dans les veines.

Malfoy et son escorte firent demi-tour pour la rattraper.

— Vingt points en moins pour Poufsouffle, pour avoir insulté ma famille, cria Drago
— Bien essayé, mais je ne fais plus partie de cette école. C’est ton papa chéri qui va être content. Va vite le lui dire, petit garçon à son papa.

Les trois Serpentard pressèrent le pas car Amy n’avait aucune intention de s’arrêter. Elle se mit même à chanter bien fort.

Papa, ceci, papa cela
Mais sans papa, j’existe pas !

La tête de fouine et ses babouins
Remuent la boue du bout du groin !


Peeves trouvait ça très amusant et reprit le refrain d’une voix tonitruante. Les trois Serpentard se rapprochaient dangereusement d’Amy quand l’esprit frappeur, au mieux de sa forme, renversa une amure qui fit trébucher les Serpentard les uns sur les autres. Amy se hâta de réintégrer sa salle commune. Elle en ressortit un petit quart d’heure plus tard, trainant sa valise derrière elle. Au pied de l’escalier qui donnait accès au hall d’entrée, elle se trouva face à face avec le professeur Rogue.

— Mademoiselle Spencer ! siffla-t-il entre ses dents, on part en voyage ?
— Je quitte l’école, … MONSIEUR !

Un mélange d’anxiété, de fureur et d’excitation qui lui était habituellement étranger la faisait trembler malgré elle. Même si elle voulait crâner, le professeur continuait à l’impressionner.

— Avec quelle autorisation ?
— Mon père me retire de Poudlard.

Elle voulut poursuivre sa route, mais Rogue lui barra le chemin.

— Vous allez attendre que nous en ayons la preuve, murmura-t-il entre ses dents jaunâtres.
— Plutôt me jeter du haut de la tour d’astronomie que de rester une minute de plus dans ce coupe-gorge, rugit-elle, tremblante. Vous allez faire quoi pour m’empêcher de partir ? Me torturer ? Me tuer ?
— Ne me donnez pas des idées que vous pourriez regretter par la suite, persiffla-t-il.
— Ça ne m’étonne pas de vous ! … C’est une école de fous, ici ! Je n’aurais jamais dû y mettre les pieds ! Des professeurs qui attaquent des élèves, des élèves qui meurent …
— Vous pensez peut-être que vous serez plus en sécurité dehors ? répondit-il avec un sourire carnassier.
— C’est une menace ? Je vais le mettre sur mon testament. Si on me retrouve morte, on saura que c’est vous.
— Rentrez dans votre salle commune et attendez-y le professeur Chourave.

Amy, furieuse, tourna les talons mais quand elle voulu rentrer, le passage refusa de s’ouvrir. Elle répéta le mot de passe trois fois, en vain. Le Moine gras apparut devant elle.

— Vous ne pouvez pas rentrer, lui dit-il.
— Pourquoi ?
— Vous ne faites plus partie de ma maison, vous n’êtes plus élève ici.
— Ah ! Enfin ! soupira-t-elle, aussi surprise que soulagée, … Allez expliquer ça à Rogue, s’il vous plaît. Ça me rendrait service.

Le Moine gras glissa vers le professeur des potions et alla s’entretenir avec lui. Amy, pleine d’assurance, reprit le chemin de la sortie et passa devant Rogue sans le regarder.

— Adieu, vieille chauve-souris !
Chouchoutez bien vos petits chéris ! cria-t-elle une fois qu’elle fut au milieu de l’escalier.
— Pauvre idiote ! répliqua Rogue, en la suivant.

Amy se sentait pousser des ailes ; c’est presque en courant qu’elle traversa le hall et elle franchit la porte sans un seul regard en arrière. Elle prit résolument le chemin de Pré-au-lard. Il ne fallut pas très longtemps avant qu’elle ne s’entende appeler par son nom.

— Mademoiselle Spencer ! Mademoiselle Spencer ! … Attendez ! Vous ne pouvez pas partir comme ça !

Par respect pour Chourave, Amy s’arrêta et attendit qu’elle la rejoigne. Mais il était hors de question de faire demi-tour.

— Mademoiselle Spencer, voyons … Vous n’avez pas vu le professeur Dumbledore. Vous n’êtes pas majeure, nous ne pouvons pas vous laisser partir sans autorisation parentale.
— Papa doit l’avoir signée puisque le Moine gras ne me laisse plus rentrer en salle commune.
— Je ne suis pas Sever… Je ne suis pas le professeur Rogue, Mademoiselle. J’ai besoin d’un écrit pour vous laisser partir.
— Mademoiselle Spencer ! hurla Dolores Ombrage sur le pas de la porte, revenez ici immédiatement.
— Ça, elle peut toujours y compter, grommela Amy.
— Vous allez être renvoyée, aboya la grande inquisitrice.
— Impossible ! cria Amy en sa direction. Je ne fais plus partie de l’école depuis un bon quart d’heure.

Un petit hibou minuscule débarqua à toute vitesse dans le parc et alla se poser sur l’épaule d’Amy. Il portait une lettre dans son bec pour la jeune fille. Elle fouilla sa poche et trouva quelques mornilles pour le payer, puis elle ouvrit l’enveloppe et y trouva deux petits feuillets. Le premier disait :

Je, soussigné, Charles Théodore Spencer, retire ma fille Amy Spencer de l’établissement Poudlard, école de magie et exige qu’elle rentre au domicile familial dans les plus brefs délais,

fait à Sudbury le 24 janvier 1996

(signé Charles Spencer)


— Voilà ! fit triomphalement Amy en exhibant le précieux document.
— Quand avez-vous pris votre décision ? s’étonna Chourave.
— Ce matin, quand elle a voulu me mettre en retenue. Mais j’en avais envie depuis longtemps.
— Votre hibou est bien rapide, dit-elle, soupçonneuse, en retournant la lettre dans tous les sens.
— Celui-là, ce n’est pas le mien.

Elle lui tendit la seconde feuille.

Jeune fille, j’ai apporté votre lettre à votre papa, mais sachez qu’on ne fait passer un hibou par la cheminée qu’après l’avoir mis en cage. À se demander ce qu’on vous apprend à l’école ! La pauvre bête a sans doute une aile cassée, je vais le garder pour le soigner. Bien entendu, je vous enverrai la note de frais. Quant à moi, j’attends mon Gipsy chez Mme Rosmerta.

Ivy White



— Vous avez fait passer votre hibou par la cheminée ? Vous ne manquez pas d’imagination, Mademoiselle. Et qui est cette Ivy White ?
— Une sorcière âgée qui n’habite pas loin de chez nous. Le Ministère a mis mes parents en contact avec elle, pour les rassurer, quand on m’a envoyé ici. Mes parents ne trouvaient pas ça normal de ne pas pouvoir me parler au téléphone … Ils avaient bien raison.

Ombrage avait fini par les rejoindre.

— Mademoiselle Spencer, vous ne pouvez pas partir sans …
— Son père la retire de l’école, Dolores, interrompit Chourave en exhibant le document.
— … Hum ! Hum !
— … Hum ! Hum ! fit à son tour Amy qui se sentait inatteignable, à présent.
— Espèce de petite impertinente ! Rendez-moi votre baguette, je dois la détruire.
— Ce n’est pas de votre ressort, Dolores, objecta Chourave. Elle s’en va, elle n’est pas renvoyée. Elle peut toujours suivre des cours privés. Et c’est au Magenmagot de décider s’il faut détruire une baguette.

Mais Amy avait déjà ouvert sa valise et fouillait ses affaires. Elle tendit l’écrin à Ombrage qui se dépêcha de l’ouvrir pour constater qu’il était vide. Quand elle leva les yeux, Amy lançait le précieux objet dans le lac.

— Tu la veux ? Va la chercher, vieux crapaud ! Moi, je n’en ai plus besoin. Je ne suis plus une sorcière.

Ombrage poussa un hurlement suraigu. Un tentacule venait de fendre la surface pour y prendre la tige de bois.

— Petite garce ! C’est un scandale ! Lancer une baguette à une créature des eaux.

Amy éclata de rire.

— Eh ben quoi, saute dans la flotte ! Va la repêcher ; les grenouilles ça sait nager, non ?
— N’exagérez pas, Spencer, restez polie, murmura Chourave en fronçant les sourcils.

Amy aurait juré qu’elle faisait semblant d’être mécontente pour mieux réprimer son envie de rire. Ombrage s’avança vers l’eau en se dandinant , le dos et les genoux ployés et tendit ses doigts boudinés au-dessus de la surface.

— C’est un scandale ! Rendez ça, vile créature ! Attendez que le Ministère soit au courant ! Le Magenmagot ne va pas … Aaaargh … !

Ombrage venait de glisser et de tomber dans l’eau. Chourave sortit sa baguette et l’agita. De longues lianes poussèrent de certains roseaux, s’enroulèrent autour des bras de sa collègue et la hissèrent hors du lac. Amy reprit sa route en sautillant et en riant. Quelques minutes plus tard, McGonall la dépassa à toute vitesse, juchée sur un balai.

— Vous êtes bien pressée de nous quitter, Mademoiselle Spencer ! s’exclama McGonall, mécontente, en descendant du balai.
— Ne le prenez pas personnellement, professeur. Je n’ai jamais rien eu à vous reprocher, reconnut Amy.
— Comment comptiez-vous rentrer chez vous ? demanda-t-elle sèchement.
— Par le train ?
— Il ne vous est pas venu à l’esprit qu’il fallait tout une journée au Poudlard Express pour relier Londres à Pré-au-lard ? Vous avez-vu l’heure ? 11h15 ! Et une fois à Londres, comment allez-vous rentrer chez vous ? A dos de chameaux, sans doute ? … Vous allez prendre le Magicobus et je ne vous quitterai que lorsque je vous aurai vu monter dedans… Entre nous, vous auriez pu attendre d’avoir vu le professeur Dumbledore.
— Il vous a envoyé parce qu’il est vexé ?
— Vexé ! répliqua-t-elle en haussant les épaules. Comme si vous pouviez le vexer ! S’il n’est pas là c’est parce qu’il a dû s’absenter ce matin. Je supplée à son absence.
— J’en suis désolée, répondit froidement Amy en regardant ailleurs. Mais il était hors de question que je reste là à l’attendre.
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