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De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


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De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Recueil : Les déboires d'Amélia Phelps à Poudlard par Chrisjedusor

[17 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note d'auteur :

 

Dortoir des premières années de Serpentard, 2 septembre 1991, 3 heures du matin.

Le petit corps de l'enfant se recroquevilla et trembla sous les couvertures émeraude et satinées de son lit. La fillette n'avait pas encore fermé l'œil de la nuit car la honte au ventre d'avoir atterrie au sein de la maison Serpentard était bien vive dans son esprit. Amélia avait pourtant supplié ce chapeau magique de ne pas l'y envoyer mais la sentence avait résonné dans la grande salle, et désormais, cela  lui rongeait l'estomac. De ce fait, elle se tournait, et retournait sur le matelas, incapable de trouver les bras de Morphée.


Ce dortoir la terrifiait au plus haut point. Une lueur verdâtre plongeait la pièce dans une ambiance angoissante. Pour cause, la préfète qui les avaient emmené dans la salle commune leur avait bien stipulé qu'ils se trouvaient en dessous d'un lac, là où vivait par ailleurs, un énorme monstre à tentacules. Cette bestiole, qu'elle avait entraperçue à plusieurs reprises via une des nombreuses petites fenêtres de l'endroit, l'obligeait à chaque fois à se cacher comme une peureuse en dessous de ses draps.  


Mais que faisait-elle dans ce dortoir ? C'était injuste.


Les larmes aux yeux, l'enfant  crispa ses deux petites mains contre les couvertures qu'elle enserra vivement contre son corps. Elle voulait retourner à la maison, être auprès de ses parents qui la réconforterait : ils lui diraient que ce n'était pas grave qu'elle eut terminé dans cette maison. Amélia redoutait leur réaction car tout le monde lui avait pourtant dit, et ce depuis le trajet en train vers cet incroyable château, que cette maison était réputée pour accueillir  les méchants sorciers.


Est-ce que c'était sa punition parce qu'elle n'était pas assez gentille ?

Elle renifla bruyamment sous la couverture et songea à son ami qui avait atterri dans la maison ennemie de cette dernière. Allait-il encore lui parler après cela ? L'enfant qui avait cru à ce nouveau départ dans cette école où elle devait enfin se sentir à sa place douta dangereusement face à ses sombres pensées. Une boule à la gorge se forma et Amélia laissa un nouveau sanglot s'échapper de ses lèvres. Cela n'aurait jamais dû se passer comme cela. Ce chapeau magique aurait du l'écouter. Elle n'était pas une méchante petite fille.

L'enfant décida de se redresser afin de se mettre en position assise. Il était inutile de rester coucher sans rien faire. Elle allait écrire une lettre avec un de ces morceaux de parchemins et plumes acquises sur l'allée sorcière et Amelia  allait demander à sa Maman et son Papa de venir la chercher. Elle ne restera pas dans la maison des serpents. Elle valait mieux que ça.

La petite fille se redressa difficilement et, à l'aide de sa manche de pyjama, essuya ses yeux brouillés de larmes. Les faisceaux verdoyants qui régnaient dans la pièce n'empêchaient pas la pénombre de dominer le lieu. Il était donc difficile de discerner quelque chose dans ce dortoir . De plus, elle ne savait pas encore utiliser la baguette magique posée sur sa petite table de chevet. Celle-ci se situait à ses côtés et en avait fait l'acquisition, il y avait de cela quelques semaines.

Elle ne voulait réveiller personne et surtout pas ces autres enfants. Ils avaient paru si imbus d'eux-mêmes quelques heures plus tôt . Elle glissa alors  silencieusement les pieds en dehors des draps satinés et les posa sur le sol glacial. Elle frissonna et chercha à tâtons ses deux petites pantoufles qu'elle enfila rapidement afin de ne pas prendre froid.
 
Elle récupéra ensuite sa nouvelle baguette magique qu'elle rangea dans la poche de son pyjama rouge et entièrement décoré de Vifs d'or qui vagabondaient un peu partout sur les vêtements. C'était sa mère qui le lui avait avait achetés sur le Chemin de Traverse. Malgré la non-nécessité d'emporter l'objet , puisqu'elle ne savait pas encore l'utiliser, l'enfant ressentait une étrange sérénité en l'ayant à sa proximité. C'est pour cela qu'elle emporta sa baguette magique dans sa poche de pyjama.

Elle se concentra enfin sur son objectif . La petite fille discerna d'une oreille les respirations silencieuses de ses nouvelles camarades de chambrée et se dirigea  auprès de la malle se trouvant  positionnée devant son lit. Se mettant anxieusement accroupie, elle ouvrit  à l'aveuglette. La petite Amélia tenta de distinguer, tout en cherchant à tâtons autour d'elle,  les contours des objets qu'elle voulait récupérer pour sa sortie nocturne.
 
Après de brèves recherches, elle trouva les objets de ses désirs. D'un geste rapide, et vérifiant qu'elle n'avait réveillé aucune des autres petites filles, elle se dirigea vers la sortie du dortoir à l'aide de la faible luminosité  qui émanait des sinistres fenêtres de la pièce.


 
~*~


Salle commune des Serpentard, 2 septembre 1991, 3 heures 21 du matin.

Assise sur l'un des fauteuils en cuir noir de la salle commune qui se trouvait devant l'âtre d'une immense cheminée sculptée aux armoiries de sa maison, elle était concentrée mais bûchait sur le parchemin qu'elle tentait de noircir avec difficulté. Premièrement, elle était toujours habituée aux blocs de feuilles , aux  crayons, ou encore aux stylos utilisés à l'école primaire car écrire avec une plume lui semblait tellement compliqué. Et enfin,  la petite fille avait vraiment du mal à exprimer la situation par écrit. Comment expliquer son mal être avec des simples mots ?
 
Étrangement, la salle commune l'apaisait bien plus que le dortoir. La pièce dégageait malgré tout cet aspect ancien et froid mais laissait émaner une certaine chaleur qui la réconforta sans qu'elle ne sache réellement  la raison de ce sentiment inopportun. Elle ne savait certainement pas que ses ancêtres disposaient d'appartements se trouvant à proximité de la salle commune.
 
Laissant couler l'encre sur le parchemin vierge, elle releva ses yeux clairs. Amélia était prise d'une curiosité soudaine. Elle n'avait pas vraiment pris le temps d'observer ce qui l'entourait après sa répartition chaotique. L'endroit, tout comme dans son dortoir, laissait filtrer des rayons verts par le biais du lac. Cependant, on y retrouvait également  des lampes rondes suspendues à des chaines, lui donnant la luminosité nécessaire pour écrire sa lettre.
 
De nombreuses gravures compliquées ornaient les tapisseries argentées et vertes, alors que de multiples objets agrémentaient l'endroit.  Certains lui donnèrent par ailleurs la chair de poule, et notamment quand elle croisa des crânes faisant office de décoration. Oui, elle ne comprenait vraiment pas pourquoi cela l'apaisait alors que l'endroit devrait, au contraire, l'horrifier à l'instar du dortoir qui lui avait injustement été attribué.
 
L'enfant allait reposer ses yeux sur le parchemin, mais ses iris recommençaient à se remplir de larmes. Pourtant, la fillette suspendit son geste car elle se sentit étrangement observée. De sa voix fluette, elle laissa échapper un hoquet de surprise lors ce que ses globes oculaires croisèrent la silhouette fantomatique d'une personne qui s'approcha rapidement  tout en glissant  auprès de sa personne. Un fantôme.
 
-     Je suis désolée de t'avoir fait peur. Ce n'était certainement pas mon objectif, petit serpent.

Elle n'était pas encore habituée au fait que les fantômes soient réels ni au fait que les morts puissent décider de rester sur Terre si ils le souhaitaient par dessus tout. Par ce fait , ces derniers vagabondaient librement dans l'enceinte de ce château. Tout était si récent voire impressionnant ! C'est pour cela qu'elle lâcha le parchemin et la plume qu'elle utilisait à terre alors que le pot d'encre posé de manière instable sur l'accoudoir du fauteuil glissa indubitablement sur le tapis émeraude qui était posé dans l'ensemble de la pièce, tâchant ainsi d'une large flaque noire le sol propre. Mais pourquoi l'appelait-elle donc petit serpent ? Elle n'avait rien a voir avec ces méchantes personnes, et pourtant, elle était là, et faisait partie des leurs. C'était horrible.
 
-     Ce...Ce n'est pas grave, Madame, murmura la petite fille qui se recroquevilla vers le fond du fauteuil.
 -     Pourquoi ne dors-tu pas ? Alors que l'ensemble des étudiants me semble endormi ? continua l'individu d'une voix ferme mais douce, je ne veux pas que tu pleures, mon enfant.
 -    Je...euh... rien, bégaya l'enfant,  pour rien, fit honteusement la fillette en baissant ses iris sur ses genoux.
 
La silhouette féminine sembla prendre plus de consistance au fur et à mesure qu'elle s'approchait de l'enfant. Elle portait une robe médiévale et alambiquée  dont la couleur émeraude mettait indubitablement ses formes en valeur. La fillette y distingua  une cape de la même nuance de couleur, attachée à cette dernière. Les traits fins de la défunte  fixèrent avec une attention  toute particulière sa personne, avant qu'elle ne lui fasse finalement signe de se joindre à elle sur un divan beaucoup plus grand, là où plusieurs personnes pouvaient s'y installer sans trop de difficulté. Mais que lui voulait donc ce fantôme ?  Pourquoi s'intéresser à sa personne ?
 
  -   Viens donc t'asseoir auprès de moi Amélia et raconte-moi ce qui t'attriste au point de ne guère sommeiller.

Amélia ne releva pas que l'adulte l'avait nommée par son prénom. Trop impressionnée d'être en présence d'un véritable fantôme lui demandant de se joindre à ses côtés pour ne serait-ce qui songer. La fillette obtempéra  et avança d'une démarche ankylosée. Elle se laissa alors tomber lourdement auprès de cette femme qui semblait avoir vécue à une autre époque, une ère qui était  définitivement bien lointaine de la sienne  au vu du langage archaïque que la femme employait pour parler envers les autres.
 
-Alors ? interrogea doucement la défunte en passant une de ses mains transparentes sur les cheveux ébènes de l'enfant.
Cela lui donna une sensation de froideur qui remonta jusqu'à  l'échine de la jeune sorcière.
 
Amélia baissa à nouveau  les yeux vers ses mains tremblantes.
 
-     Je...j'avais demandé à Monsieur le chapeau et...et il n'a pas voulu, bégaya lamentablement Amélia, je ne...je ne voulais pas être à Serpentard ! murmura finalement la fillette qui reniflait de plus belle de tristesse, je veux rentrer à la maison avec Papa, Maman, et mon petit frère.

La femme sourit doucement entre ses dents, auto-confirma ses propos d'un geste du visage pour lui affirmer qu'elle comprenait sa tristesse, et analysa finalement  les pommettes rougies de l'enfant qui ne savait définitivement plus où se mettre suite à ses révélations. La fillette évitait soigneusement le regard du fantôme de peur de recevoir des remontrances. Elle semblait si sévère, et pourtant, ses iris bleues foncés laissaient transparaître beaucoup de chaleur.
 
-      Est-ce simplement cela, Amélia ? interrogea  la défunte en souriant  d'un air amusé suite au nom que l'enfant eût affublé au choixpeau créé des mains de Rowena Serdaigle et Godric Gryffondor, une maison te ferait simplement changer d'avis sur tout ce que tu as pu voir ? Pourquoi cela ? N'étais-tu donc guère pressée durant ton trajet  te menant au château ?
-      Oui, mais c'est la maison des méchants, continua Amélia têtue en ne se rendant pas compte que le spectre savait des choses qu'elle ne devrait pas connaitre, non, c'est beau, c'est grand, c'est...c'est génial et c'est cool ,  s'exclama l'enfant, les yeux brillants de bonheur en pensant à tout ce qu'elle avait pu découvrir depuis la réception, et en main propre de la part du directeur Dumbledore, de sa lettre de Poudlard. De ses premiers pas sur le  chemin de Traverse, de son émerveillement en découvrant  ce château, les cadres qui parlaient, les fantômes, tout l'émerveillait, cependant... mais je suis à Serpentard ...
-    Que t'as  dit le choixpeau là-dessus, Amélia ? elle s'arrêta dans ses propos, l'air pensive, Il y a eu beaucoup d'erreurs et de méprises qui ont été faites au sein de cette maison, mes descendants ont fait des choses que je trouve moi-même inacceptable , des choses qui ont sali  mon nom et ...seul Merlin sait que tout a débuté avec Salazar...et toi,  tu peux enfin faire quelque chose, rendre la grandeur que la maison Serpentard devrait avoir.

Amélia fixait toujours avec crainte et émerveillement le fantôme mais incrédule, elle plissa ses sourcils. L'enfant ne comprenait pas ce qu'elle pouvait faire de plus que les autres sorciers. Après tout, ses parents n'étaient pas magique et elle ne savait même pas encore  contrôler et utiliser la magie qui coulait au sein de ses veines. Elle n'était qu'une petite fille. Juste Amélia. Pourquoi lui confier une telle tâche ?
 
-     Que j'étais ici à cause de ...de...mes capacités  et de mes besoins d'apprentissages, souffla l'enfant,  mais moi ? Pourquoi moi ? J'ai dix ans et demi, Madame.

L'adulte éclata d'un rire cristallin et passa  à nouveau une main sur la joue encore joufflue due à l'enfance d'Amélia. Cela lui redonna cette sensation glaciale que provoquait le spectre sur son épiderme à chaque fois qu'elle touchait sa peau. L'enfant se demanda à plusieurs reprises pourquoi la défunte lui accordait autant d'attention. Amélia n'avait pourtant rien de spécial. Elle n'était pas spéciale.
 
-    L'âge ne veut guère rien dire, ma chère enfant. Exactement, tu es là à cause de tes qualités, de tes capacités, et de tes besoins. C'est pour cela que tu es ici. Puis-je compter sur toi pour tenter d'améliorer la cohabitation et l'entente au sein des quatre maisons de l'école ?
-      Ça veut dire quoi coha...bitation ? interrogea l'enfant. Elle avait encore des difficultés à comprendre les choses compliquées, attestant ainsi  son jeune âge. Oui, je...vais essayer, Madame.

La femme sourit gentiment à l'égard de la fillette. Pourquoi ne lui semblait-elle pas si inconnue ? Amélia était inexplicablement attirée par cette défunte, et elle ne savait pas pourquoi elle éprouvait ce sentiment inopportun. C'était étrange.
 
-     Tu comprendras rapidement, bien rapidement, fais moi confiance.  Maintenant...  et si l'on sollicitait  ce petit serpent qui n'attend qu'une chose, te rejoindre?

Amélia suivit soudainement du regard ce que la défunte observait depuis quelques secondes. Avec crainte, elle remarqua  que Pyther,elle avait suppliée ses parents de le lui acheter sur le chemin de Traverse, se cachait derrière un fauteuil. Surprise, elle entendit de longs sifflements, compris pour elle depuis toujours comme de l'anglais, sortir de la bouche pulpeuse du fantôme qui intimida au petit reptile âgé de quelques semaines de les rejoindre sur le  divan.
 
-    Vous... vous comprenez les serpents ?  souffla émerveillée l'enfant  tout en se retournant rapidement vers l'adulte.
 -   Toi aussi, il me semble, rit l'adulte de bon cœur. Il existe des sortilèges de dissimulation mais en attendant que tu les apprennes au cours de ta scolarité , je vais lui montrer un chemin afin qu'elle ne puisse être vue et se promener en toute discrétion. Cela t'évitera bien des problèmes.


 -    Vous pouvez...me montrer l' un de ces sortilèges ? interrogea Amélia qui fut soudainement motivée, j'ai ma baguette avec moi ! fit-elle en la sortant de sa cachette , l'air victorieuse.
 
 L'adulte la fixa d'un air amusé. Pendant ce temps, le serpent se glissa contre le torse de sa jeune maîtresse.
 
 -   Pour quelqu'un qui désire rentrer chez soi, je te trouve particulièrement enthousiaste, remarqua-t-elle légèrement moqueuse, je suis un fantôme, Amélia. Je ne peux donc plus faire de la magie à l'état brute, souligna-t-elle sagement de plus, tu es bien trop jeune pour pouvoir  contrôler ce genre d'enchantements  .  Elle vit la déception qui se peignait sur le visage enfantin de la fillette. Cependant, je peux toujours t'apprendre un sortilège de base qui devrait t'être enseigné durant tes premiers cours. 
Amélia qui avait croisé ses jambes sur le divan écouta attentivement cette femme au regard envoûtant. Et pour la première fois, elle remarqua que ses cheveux étaient attachés en un chignon compliqué. Émerveillée et excitée, elle songea à son meilleur ami d'enfance ! Quand il apprendrait qu'un fantôme lui eut appris un premier sortilège ! Elle avait décidément très envie de lui faire rencontrer ce fantôme si gentil au même titre qu'ils avaient rencontrés le Baron Sanglant ou encore Nick quasi sans tête !


La fillette fronça les sourcils, s'il voulait toujours lui parler. Les rumeurs concernant Serpentard vis à vis des autres maisons n'étaient pas très jolies à entendre d'après ce qu'elle avait pu entrapercevoir le jour précédent. À cette pensée, elle sentit une immense peine l'envahir, elle devait être forte. Après tout, peut-être que le fantôme avait raison, n'est-ce pas? 
 
 -      Le sortilège que je vais t'apprendre est le Lumos, il te permet d'illuminer le bout de ta baguette et par la même occasion, éclairer ce qui t'entoure . Ce sortilège était très pratique au moyen-âge.
-    Vous avez vécu au moyen-âge ? hallucina l'enfant en se souvenant de ses cours d'histoire à l'école moldu.
Elle écarquilla les yeux ronds, mais  vous êtes  très vieille ! Le visage de l'enfant se décomposa subitement en se rendant compte de son impolitesse, je veux dire... pardon , je ne voulais pas dire ça comme ça !
 
L'adulte rit doucement face au désarroi de l'enfant. Elle ne savait pas vraiment comment elle était réapparue entre les murs de ce que fut sa fierté .  Leur fierté alors qu'elle n'avait guère demandé pour revenir sur Terre mais elle avait tout de suite eue un prénom en tête sans savoir d'où il lui provenait : Amélia . Ce prénom et elle avait tout de suite compris était celui de l'enfant à ses cotés .


Ensuite, elle l'avait vivement ressenti l'aura magique de cette fillette. Elle était bien trop semblable aux membres de leur famille. Le vocabulaire employé par l'enfant différait du dixième siècle et les décorations qui l'entouraient avaient , par ailleurs, évoluées. Enfin, elle était ravie d'apprendre que les sortilèges apposés sur le château en relation  aux diverses dialectes, avaient tenus. Cela permettait à la défunte de la comprendre.

La sorcière se fit par ailleurs la réflexion que l'enfant semblait avoir hérité du tact de son frère. 

Le Fourchelangue, quant à lui, ne trompait pas. Et puis, il y avait ce regard. Malgré les yeux clairs de l'enfant, elle percevait  cette lueur combative qu'elle avait déjà discerné dans les yeux de Salazar. Il était bon de savoir que malgré les siècles les séparant, certains aspects familiaux ne pouvaient tromper le temps. Elle aurait voulu en apprendre plus sur cette époque, mais elle était sure que son âme était là seulement  pour les besoins de la fillette,désarçonnée à l'idée de s'être retrouvée dans la maison de ses ancêtres.

 
La défunte fronça les sourcils car cette enfant n'avait pas été élevée par des sorciers, sinon, elle n'aurait pas été si enthousiaste sur le fait qu'elle  ne lui montre un sortilège. Cela la troubla  car personne ne lui avait fait du mal à cause de ses capacités en vivant dans le monde moldu ? Ces êtres non-magiques, ces moldus, s'étaient-ils assagis avec le temps ? Certains de leurs descendants avaient-ils perdu de leur magie ? Elle ne posa pas ses questions troublantes à l'enfant qui la fixait les yeux brillants d'intérêt , attendant  impatiemment qu'elle lui montre les directives à suivre pour ce sortilège.
  
-    Avant que je te dise comment le lancer, pourrais-tu me dire à quelle époque sommes-nous exactement ? s'intéressa-t-elle.
 -      Euh...on  est  en 1991, Madame, marmonna-elle en  ne connaissant pas encore exactement quel siècle correspondait à quelle année.
 
1991, par Merlin. Ils avaient des héritiers en 1991, soit au 20 ième siècles. Qu'est-ce que les autres Fondateurs diraient de cela ? Elle avait hâte de leur en parler quand elle retournerait dans ce lieu auquel, elle, ils appartenaient tous. La sorcière ne comprenait pas pourquoi s'était elle qui était apparue auprès de l'enfant. Et puis, selon les lois magiques, il était impossible de revenir une fois la décision prise : celle de passer de l'autre coté comme on le souhaitait à sa guise car il y avait des lois. Il faudrait qu'elle en parle à Rowena car cette dernière saurait l'éclairer sur ces événements.


-     De quoi est composée ta baguette ? demanda l'adulte en sortant de ses songes.
 
Un petit sourire éclaira soudainement le visage de la défunte car les yeux de l'enfant venaient de se fermer à son encontre, et la petite Amélia  qui luttait  contre le sommeil depuis ce moment où l'adulte s'était perdue dans ses pensées, s'était laissée aller contre le siège du divan. Sa tête était retombée sur le coté et sa baguette magique tanguait maintenant dangereusement vers le sol. 
 
-     Eh bien, souffla-t-elle, on dirait que tu n'apprendras pas ce sortilège tout de suite.
 
La défunte regarda celle qui était son héritière. Elle commençait à disparaître au moment où elle caressait le visage de l'enfant qui s'apaisait  après cette petite conversation. La sorcière se leva et donna quelques petites directives au serpent de la fillette . Enfin, le silence retomba dans la salle commune, et seule la respiration de l'enfant rompit le calme du lieu.

Au petit matin, Amélia serait réveillée par le vacarme qui régnerait  au sein de la salle commune. La fillette se sentirait soulagée par sa conversation avec ce fantôme pour lequel elle n'avait même pas demandé le nom. Cet esprit qu'elle ne reverrait jamais au cours de ces prochaines années à Poudlard, lui ferait songer qu'elle avait probablement dû s'endormir devant sa lettre  et avait dû rêver cette conversation.


Ce fut un moment de partage qui la ferait pourtant bien réfléchir.

Amélia Phelps  faisait ses premiers pas à Poudlard et venait de découvrir de plus près l'une des nombreuses choses dont regorgeait l'école de sorcellerie : les fantômes. Au moment où elle en avait le plus besoin, la merveille qu'était la magie avait fait son effet et Selwina Serpentard, sœur de Salazar Serpentard, était apparue.

Poudlard aidait après tout ceux qui était dans le besoin, n'est-ce pas?

Note de fin de chapitre :

Eh oui, la petite Amélia est la fille de Tom et de Lianna qui ne sait encore rien ;)

C'est un os écrit il y a trés longtemps donc j'espère qu'il n'y a pas trop de fautes, j'étais bien plus jeune.

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