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News

Programme de juillet des Aspics


Bonsoir à toustes !

Un peu de lecture pour vous accompagner en cette période estivale... Vous avez jusqu'au 31 juillet pour, d'une part, voter pour le thème de la prochaine sélection ici et, d'autre part, lire les textes de la sélection "Romance" du deuxième trimestre 2024, et voter ici !

Les sélections sont l'occasion de moments d'échange, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé sur le forum ou directement en reviews auprès des auteurices !


De L'Equipe des Podiums le 11/07/2024 22:30


Assemblée Générale 2024


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 21 juin 2024, à 19h.

Venez lire, échanger et voter (pour les adhérents) pour l'avenir de l'association.

Bonne AG !
De Conseil d'Administration le 14/06/2024 19:04


Sélection Romance !


Bonsoir à toustes,

Comme vous l'avez peut-être déjà constaté, sur notre page d'accueil s'affichent désormais des textes nous présentant des tranches de vie tout aussi romantiques ou romancées les uns que les autres ! Et oui, c'est la sélection Romance qui occupera le début de l'été, jusqu'au 31 juillet.

Nous vous encourageons vivement à (re)découvrir, lire et commenter cette sélection ! Avec une petite surprise pour les plus assidu.e.s d'entre vous...

Bien sûr, vous pouvez voter, ça se passe ici !


De Jury des Aspics le 12/06/2024 22:31


145e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 145e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Vendredi 14 juin à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
À très bientôt !


 


De L'équipe des nuits le 12/06/2024 12:33


Maintenance des serveurs


Attention, deux interventions techniques prévues par notre hébergeur peuvent impacter votre utilisation de nos sites les 28 mai et 4 juin, de 20h à minuit ! Pas d'inquiétudes à avoir si vous remarquez des coupures ponctuelles sur ces plages horaires, promis ce ne sont pas de vilains gremlins qui grignotent nos câbles ;)

De Conseil d'Administration le 26/05/2024 18:10


144e Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 144e édition des Nuits d'HPF se déroulera le Samedi 18 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits et à vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De L'équipe des Nuits le 12/05/2024 11:00


Ginny la furie en 6ème année par alixe

[71 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Bien évidemment, la plupart des lieux et personnages viennent de l'univers créé par J.K Rowling.
Cette Ginny particulière, ainsi que Kat et Nico, sont issus de la foisonnante imagination d'Alysia et de son Journal de Ginny la furie (publié sur ce site sous mon pseudo).
Quand j'ai eu besoin de noms d'élève, j'ai pioché dans le Bottin établi par Alana Chantelune dans ses précieux Conseils pour une Potterfiction(http://www.fanfiction.net/s/1248225/1/).
Seuls quelques personnages très secondaires ont été créés par mes soins. Dans ces conditions, il est heureux que je ne gagne rien avec ma petite histoire.
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- Ginny la furie en 6ème année -


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Chapitre V : Janvier





Jeudi, 01 janvier 1998 :

C'est monstrueux, nous sommes comme assommés.
Nous sommes descendus ce matin dans la Grande Salle, nous souhaitant mutuellement une bonne année. Le petit déjeuner était déjà bien entamé quand les hiboux de la Gazette arrivèrent avec un peu de retard. A leurs ululements excités nous comprîmes que les nouvelles étaient d'importance et le silence s'est abattu sur les tables pendant que les abonnés détachaient fébrilement les journaux et les dépliaient pour en lire les titres.

Plusieurs attaques de mangemorts avaient eu lieu cette nuit. Une dizaine de familles étaient anéantie.

Soudain, le nom de McMillan me sauta aux yeux. Alors que mon cerveau refusait d'en appréhender le sens, j'entendis un hurlement atroce s'élever dans mon dos en provenance de la table des Poufsouffles. Sans me retourner, je sus que le cœur d'Hannah venait de se briser. Je restai pétrifiée, incapable de faire un geste, alors même, qu'après un temps que je trouvai infini, les sanglots hystériques s'éloignèrent vers l'infirmerie.

"C'est pas vrai, c'est pas vrai, me répétais-je, agrippée à ma table. Merlin protégez Harry, par pitié protégez le !"

La voix douce et triste du professeur Dumbledore s'éleva de la table des professeurs :
"Je vois que vous avez lu les nouvelles. J'ai l'immense tristesse de vous apprendre le décès de votre camarade Ernest McMillan dont on vient de me confirmer la présence au domicile de ses parents au moment du drame. Je vous remercie d'observer une minute de silence en sa mémoire."

Il baissa la tête et nous nous recueillîmes ensemble. Il reprit ensuite :
"Je vous informe qu'à partir de lundi, prochain, vos professeurs se relaieront pour assurer des cours supplémentaires de Duel, tous les après midi. A la rentrée, ces cours seront maintenus les samedi et dimanche matin.

Quand il quitta la salle, le silence persista et nous remontâmes tristement vers nos salles communes.


oO§0§Oo


Samedi, 03 janvier 1998 :

Cela fait trois jours que nous restons terrés dans nos maisons, sans avoir envie de rien, sans avoir le courage de nous attaquer à nos devoirs. Nous restons le plus souvent affalés sur nos sièges et les rares conversations se tiennent à voix basse. Aux repas, même les Serpentards ont adopté un profil bas.

Harry se mure dans un silence farouche.

J'ai observé Malefoy. Il est très pâle et a de grands cernes mauves sous les yeux. Mais Putain !!!! Qui croit-il donc berner ?


oO§0§Oo


Dimanche, 04 janvier 1998 :

J'arrive pas à y croire !!!! C'est moi qui ai fait ça !!!!

La journée s'était écoulée comme les précédentes. Je n'avais même pas essayé de voir Harry en privé. Je savais qu'il refuserait. Il n'avait pratiquement pas ouvert la bouche depuis quatre jours.

Vers 21 h, nous traînions tous dans la salle commune, retardant le moment d'aller nous coucher et de nous retrouver seuls avec nos pensées et nos insomnies. Je contemplais mes camarades apathiques, et réalisais soudain que ce n'était pas une situation passagère. Cela allait durer des mois et des mois. Jusqu'à ce qu'Harry tue Voldemort ou que Voldemort ne le tue. L'abattement m'a un instant terrassée. Mais il fut vite remplacé par une bouffée de colère.

Cette vipère puante n'allait tout de même pas me gâcher la vie ! Alors que j'étais dans mes plus belles années ! Alors que je sortais enfin avec Harry !!!

J'ai sauté sur mes pieds, et envoyé valdinguer mes livres, parchemins et encriers; j'ai grimpé sur ma table et j'ai hurlé :
"J'EMMERDE VOLDEMORT !!!"

Ils étaient tous là comme des idiots à me contempler les yeux écarquillés.

"Bin oui, quoi ! Vous allez rester là comme des moutons pendant que Face-de-serpent tue vos familles. Mais c'est exactement ce qu'il veut. Vous terrifier pour que vous vous cachiez la tête sous vos draps. Il veut vous dissuader de vous battre. La guerre ne vient que de commencer et vous l'avez déjà perdue !!!"

Toujours pas de réaction de la part de ces imbéciles. Je commençais à désespérer quand Harry sauta à son tour sur sa chaise :

"Elle a raison. Rien n'est joué. Ce n'est pas seulement de la tristesse ou de la peur que nous devons éprouver. Mais de la colère. Même si nous devons mourir, nous devons nous battre, nous battre jusqu'au bout. Nous sommes des Gryffondors !!!"

Hermione se dressa sur sa table :

"Oui, tout n'est pas perdu ! Voldemort est fort, mais pas imbattable ! Nous avons Dumbledore de notre côté. Nous avons HARRY POTTER !"

Ron a bondi sur sa chaise pour ajouter : "Ouais ! Allez les Gryffondors ! J'EMMERDE VOLDEMORT !!!"

Seamus, Dean et Neville ont suivi le mouvement. Puis Lavande et Parvati, les frères Crivey et bientôt tous les autres. Des dizaines de "J'EMMERDE VOLDEMORT !!!" ont fusés, alors que l'enthousiasme montait. Harry lançait un regard ravi dans ma direction quand une voix sèche et indignée a lancé :
"- Mais qu'est ce qui ce passe ici ?"

McGonagall venait de faire son entrée dans la salle commune.

Le silence retomba tandis que les élèves semblaient soudains gênés de se retrouver ainsi perchés sur les meubles.
"Professeur ! a calmement répondu Harry. Nous refusons simplement de nous laisser impressionner par les agissements des Mangemorts. Et nous avons l'intention de le faire savoir. J'EMMERDE VOLDEMORT !!!" a-t-il conclu courageusement.

Là l'impensable est arrivé. Après un petit silence, McGonagall nous a dit d'une voix tremblante :
"Cela fait soixante ans que j'appartiens à Gryffondor, et je n'ai jamais été aussi fière de ma Maison. C'est un honneur pour moi d'être votre Directrice."

Et elle est montée sur un petit tabouret et a conclu "J'EMMERDE VOLDEMORT !!!"

"Merci Professeur, a répondu Harry avec un grand sourire. Vous permettez-nous d'aller euh... prêcher la bonne parole dans les autres maisons ?
- Non seulement je vous le permets, Monsieur Potter, mais je vous l'ordonne"

Elle est descendue de son tabouret et est sortie en disant : "Je vais voir Monsieur Rusard pour que vous n'ayez pas d'ennuis."

Dans le silence stupéfait qui a suivi, Dean a commencé à sautiller sur place en criant "Hip hip hip, hourra !! Vive Gryffondor !!!" et un chahut indescriptible s'en est ensuivi.

Finalement, Harry a levé les bras pour demander le silence et a déclaré :
" Je vais aller voir Serdaigle et Poufsouffle pour leur faire part de notre résolution. Pendant ce temps, je vous demande de prendre vos parchemins et de raconter ce qui s'est passé ici ce soir à vos parents. Il faut que nous convainquions le maximum de monde de voir les choses comme nous. Ron et Hermione vont m'accompagner."

Pendant qu'il me jetait un bref coup d'œil pour me signifier qu'il ne m'avait pas oubliée et que c'était volontairement qu'il me tenait à l'écart, la voix embarrassée d'Hermione s'est élevée :
"Euh, Harry, tu sais, notre serment de préfet nous interdit de te révéler l'emplacement des autres maisons et leurs mots de passe.
- Enfin, Hermione, s'est écrié Ron, aujourd'hui c'est un cas spécial !"

Pour un fois, j'étais assez d'accord avec mon frère. Pour nous éviter de subir une fois de plus leurs sempiternelles disputes, je me suis tournée vers Neville :
"Neville pourrait indiquer à Harry le chemin de Serdaigle", j'ai suggéré, priant de l'avoir bien jaugé lui et Luna.
Neville a rougi sous le regard appuyé de ses camarades :
"Oui, c'est possible, a-t-il répondu
- Et tu connais le mot de passe ?" a demandé Dean, incrédule.

Neville a hoché la tête. C'est vrai que la situation était assez paradoxale si l'on songeait que Neville s'était retrouvé plus souvent qu'à son tour à la porte de sa propre maison.

"Est-ce que quelqu'un connaît le chemin et le mot de passe de Poufsouffle ?" a demandé Harry à la cantonade, évitant soigneusement de croiser le regard d'Hermione. Un troisième année a timidement levé la main, balbutiant que sa sœur était Poufsouffle et qu'il allait régulièrement la voir.

"Très bien, vous venez avec moi tous les quatre, a déclaré Harry en sautant de sa chaise. Et les autres, à vos courriers !"

Il est parti, d'un pas décidé. MON HEROS !!!!

Nous avons tous rédigé nos lettres et nous nous sommes rendus par petits groupes à la volière pour les faire partir. Ensuite, nous avons attendu avec impatience le retour de notre délégation. Les derniers élèves à poster étaient revenus un large sourire aux lèvres : ils avaient croisé des Serdaigles en chemin.

C'est avec des applaudissements qu'Harry et son escorte furent accueillis. Ils étaient très satisfaits et affirmèrent qu'ils n'avaient pas eu trop de mal à convaincre les autres maisons. Tout le monde devait réfléchir sur les moyens d'action à mettre en œuvre pour que le mouvement puisse continuer et avoir le maximum d'efficacité.

"Et Serpentard ? j'ai demandé
- T'es pas folle. Tu n'imagines pas qu'on allait se pointer dans leur fosse puante ! a répondu Ron
- Mais ils ne sont pas tous mangemorts, j'ai répondu avec colère
- Tu veux aller faire un petit speech là-bas ? a ricané Ron
- Je pense que tous les Serpentards susceptibles de soutenir notre cause ont des amis dans les autres maisons. Nous n'avons qu'à leur parler un à un, a fait remarquer Hermione avec sagesse.
- Nous ferons passer le mot demain au petit déjeuner, a conclu Harry. En attendant allez tous vous coucher. On a une réunion demain matin et les premiers cours de Duels commencent l'après-midi."

On est tous montés dans nos dortoirs en bavardant avec excitation. Finalement, je vais peut-être réussir à sauver l'humanité !!!!


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Lundi, 05 janvier 1998 :

Ce matin l'atmosphère était plutôt enthousiaste dans la Grande Salle. Les visages résolus avaient remplacé les mines défaites. Toute l'école était descendue assez tôt, et une fois expédié le petit déjeuner, les élèves se rassemblaient peu à peu autour d'Harry.

Je regardais du côté des Serpentard, espérant croiser le regard de Nico. Mon regard tomba sur Malefoy. Il était un peu à l'écart des autres, tourné dans la direction d'Harry avec un mélange de... de quoi ? Envie, dégoût, mépris. Difficile à dire. A quelques mètres de lui, un groupe se pressait autour de Blaise Zerbini et Théodore Nott. Là c'était la colère et la méfiance qui prédominaient. Les autres tâchaient d'ignorer ce qui se passait autour d'eux, le nez plongé dans leur assiette. Nico en faisait partie.

Réalisant que je ne pouvais traverser la Grande Salle et lui parler directement, je sortis dans le hall d'entrée, espérant l'intercepter quand il repartirait. Je faillis heurter de plein fouet Drago qui se contenta de me jeter un regard dégoûté avant de continuer son chemin. Allait-il faire un tour du côté de la tour d'astronomie ?

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Nico finit par apparaître, seul, comme je l'espérais. Je lui fis signe du recoin où je m'étais dissimulée et il me rejoignit la figure sombre.
"As-tu compris ce qui ce passe ? lui demandais-je tout de go
- Vous allez déclarer la guerre au Seigneur des ténèbres ?" me demanda-t-il ironiquement.

Mhum, pas très bon début ça !

"Nous refusons simplement de nous laisser abattre et avons écrit à nos parents pour leur demander d'en faire autant, expliquais-je d'un ton patient.
- Je ne pense pas que mes parents apprécient beaucoup ce genre de courrier, grimaça-t-il
- Et tu crois que c'est trop tard pour tous les Serpentards ? demandais-je la gorge serrée
- Ginny, il était aussi sérieux que le jour où je lui avais avoué que Malefoy m'avait agressée, quand tu retournes dans ta salle commune, tu es en sécurité. Nous pas. Il y a déjà eu quelques discussions un peu... musclées, je dirais."

J'étais horrifiée :
"Oh Nico, tu ne devrais même pas discuter avec moi. Si quelqu'un nous surprend, tu risques d'avoir des problèmes.
- Probablement, dit-il d'un ton qu'il voulait rendre léger. Mais c'est un risque à courir, belle demoiselle. Au fait, Virgin, portes-tu les charmants dessous que tu as reçu pour Noël ? ajouta-t-il voulant détendre l'atmosphère.
- Non, mais j'ai apprécié, répliquais-je en tâchant de sourire. Et j'ai quelques petites idées pour en profiter !
- Ginny, il était à nouveau sérieux. C'est pas le moment de te rapprocher de Potter. Son entourage devient... risqué."

Je sentis mon corps devenir glacé et je collai mes mains l'une contre l'autre pour les empêcher de trembler.
"Tu as entendu des... menaces ?
- Rien de précis, mais... c'est dans l'air.
- Promets-moi que si tu entends quelque chose, tu viendras me prévenir, promets-moi !!!" Sans m'en rendre compte, je l'avais agrippé par le col de sa robe.
"J'essaierai, Gin, j'essaierai", répondit-il doucement en saisissant mes poignets.

Je réfléchis. Je n'avais pas le droit de le mettre en danger non plus.
"Tu connais le portrait de Basil le Bavard ?
- Je trouverai !
- 6ème étage, aile ouest. Si tu entends quelque chose de précis contre Harry, ou quoique ce soit d'autre d'important, glisse un petit mot sous le cadre. J'irai vérifier chaque jour avant le déjeuner. Et si cela ne peut pas attendre, viens me trouver et lance-moi une injure, n'importe laquelle. Je comprendrais et j'irais voir. D'accord ?
- D'accord !"

Alors qu'il s'apprêtait à partir, je fis quelque chose que je n'avais jamais fait avec lui. Je le pris dans mes bras et je le serrai très fort contre moi.
"Fais bien attention à toi"

Il eut un sourire un peu tordu et repartit vers sa salle commune.

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Je retournais dans la Grande Salle. Harry étais assis sur la table et essayait vainement d'écouter et de répondre à tout le monde à la fois. Finalement, la voix d'Hermione s'éleva :
"S'il vous plait ! S'IL VOUS PLAIT !!!" Elle utilisait manifestement un sort de Sonorus.
"Nous ne pouvons pas continuer comme cela. Nous sommes trop nombreux. Je propose que chaque maison ait des discussions internes et en réfère à ses Préfets. Les Préfets se réuniront régulièrement pour décider des questions à résoudre et débattre des réponses que vous aurez apportées."

Un petit sanglot rappela à tous que Poufsouffle venait de perdre son préfet en chef.
"Tu pourras assurer, Hannah ? a demandé Hermione d'un ton plus doux
Les yeux pleins de larmes, elle ne put répondre mais hocha la tête, visiblement résolue malgré son chagrin.
"Harry aussi devra assister à ces réunions", fit remarquer Padma Patil, préfete en chef de Serdaigle.

Un murmure d'assentiment salua ces paroles.
"Si c'est d'accord pour tout le monde, c'est d'accord pour moi, répondit l'intéressé.
- C'EST D'ACCORD !!!" scandèrent tous les présents.

Harry sourit et leva les mains pour remercier ses partisans.
"Je propose une rapide réunion des préfets ici même, pendant que vous rejoignez vos salles communes. Nous vous rejoindrons dès que nous aurons décidé des questions à régler en priorité.
- Il nous faut un nom, lança quelqu'un
- Pourquoi pas DA ?
- Non répondit Harry. Notre adversaire n'est plus le ministère. Il faut que notre nom reflète notre volonté de résister contre Voldemort."

Il éleva encore les mains devant la cacophonie qui s'ensuivit :
"Ecrivez vos propositions sur des bouts de parchemin et donnez les à vos préfets. Et je compte sur vous tous pour la séance de Duel cet après midi. C'est désormais notre matière la plus importante, conclut-il en se levant sur sa chaise. Je vous remercie."

Nous nous dirigeâmes vers nos salles communes et discutant avec animation. Quand Harry et les préfets revinrent, il nous communiquèrent les sujets du jour :
- Trouver un nom pour notre mouvement
- imaginer les moyens d'action que nous pourrions mettre en œuvre à partir de l'école
- déterminer notre position par rapport à Serpentard

Les débats commencèrent immédiatement.

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22h : séance de Duel épuisante, vais me coucher


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Mardi, 06 janvier 1998 :

Ce matin, alors que je me rendais dans la Grande Salle pour prendre mon petit déjeuner, Harry m'attira dans une classe vide, et me couvrit de baisers fougueux. Quand il me lâcha, il me dit qu'il était très fier de moi, que j'étais merveilleuse et absolument formidable ! Je lui répliquais qu'il se débrouillait pas mal non plus.

Là, il prit un air gêné et m'avoua qu'il s'était laissé un peu déborder et qu'il avait l'impression d'avoir piqué la place qui me revenait. Mais je l'interrompis et affirmais que cela ne me gênait pas du tout. Qu'il avait fait exactement ce qu'il devait faire, et qu'il était bien meilleur que moi. Après tout, j'étais cette gourde de Ginny Weasley, qui parlait sans réfléchir et passait son temps à trébucher sur les garçons. Hors de question que je prenne la tête du mouvement sous prétexte que j'avais pété un câble dimanche dernier.

"Et moi je suis énervant, négligent, grossier, parfois je ne réfléchis pas et je fais des choix qui sont mauvais"
GLOUPS, il avait retenu par cœur tout ce que je lui avais sorti cet été.

"Disons que tu t'améliores. Je t'avais aussi reproché de fuir tes responsabilités et là tu as vraiment assuré. Et puis, les autres, ce qu'ils veulent c'est Harry Potter, le Survivant. Et ils ont raison. T'imagines un peu la tête de Voldemort quand il apprendra qu'un mouvement de résistance se développe sous ton impulsion !
- Je trouve cela plutôt effrayant !
- Et tu as tout à fait raison. Et c'est pour cela que je n'envie pas ta place."

Je le pris dans mes bras et conclus :
"Je ne peux pas agir à ta place, mais je suis prête à tout pour alléger ton fardeau !
- Tout ? demanda-t-il en plaisantant
- Tout ! répondis-je sérieusement, en le regardant droit dans les yeux. Dès qu'on aura trouvé un peu de temps et une salle confortable.

Il fut manifestement très sensible à ma proposition. Nous nous embrassâmes passionnément avant de nous séparer à regret, le corps fiévreux.
- Je dois y aller, fit-il d'un ton désolé, faisant allusion à une réunion de préfets qui devait débuter incessamment.
- Je sais mon amour, dis-je en touchant à travers ma robe l'amulette qu'il m'avait offerte. Il me sourit tendrement et me caressa la joue. Sa manche se releva, découvrant la gourmette qui contenait ma boucle de cheveux.


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Mercredi, 07 janvier 1998 :

Notre mouvement commence à s'organiser :

1/ Son nom sera le N.A.V. : Non A Voldemort ou Nous Arrêterons Voldemort.
Harry a tenu à ce que le nom de Voldemort soit utilisé car il estime que tant que nous ne pourrons pas le dire à voix haute, nous avouons notre peur.

2/ Notre champ d'action :
- élaborer des tracts et manifestes appelant à la résistance active ou passive
- diffuser nos idées au maximum
- être assidus aux cours supplémentaires de Duels
- Travailler avec acharnement les autres matières car tout ce que nous apprenons est susceptible de nous aider à résister une fois hors de l'école.

3/ Pour le moment les Serpentard ne sont pas expressément conviés à adhérer au NAV, ne serait-ce que pour assurer leur propre sécurité au sein de leur maison. Par contre, nous avons le droit de diffuser nos idées en privé auprès de ceux qui sembleraient intéressés.
Cette motion a été très discutée mais Harry a tranché : pour le moment, notre but est d'encourager la résistance, pas d'élaborer des stratégies secrètes. Nous VOULONS que Voldemort et ses mangemorts soient au courant de notre action.


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Jeudi, 08 janvier 1998 :

Les cours de Duel ont un tel succès que seule la Grande Salle s'est révélée assez spacieuse pour les contenir. Tout le monde y va, y compris les Serpentards. Mais, ils s'entraînent entre eux, ne désirant pas se mélanger aux autres maisons, qui le leur rendent bien.

C'est épuisant, et parfois dangereux car les professeurs ont du mal à contenir notre enthousiasme. Mais personne ne se plaint, excepté madame Pomfresh qui passe son temps à suturer les plaies et remettre en place les articulations malmenées.

Il faut dire que, confinés dans le château depuis plus de deux mois, nous avions besoins d'exercice physique. Et puis, on a enfin l'impression de faire quelque chose de concret.


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Vendredi, 09 janvier 1998 :

Si l'on excepte les cours supplémentaires, et la prestation de Mc Gonagall le premier soir, j'ai remarqué que les professeurs se tiennent soigneusement à l'écart de nos activités, se bornant simplement à nous laisser l'usage des locaux dont nous avons besoin.
J'ai demandé à Hermione ce que cela signifiait. Elle a réfléchi longuement avant de me répondre :

"Tu sais, si les professeurs s'en mêlaient, ce serait logiquement le professeur Dumblemore qui serait à la tête du NAV. Or ses liens avec le Ministère, s'ils se sont améliorés, sont loin d'être cordiaux. Nous sommes moins suspects aux yeux du Ministre en restant indépendants. Et puis notre directeur est déjà assez occupé." Je compris qu'elle pensait à l'Ordre.

"En plus, cela permet à Harry d'être à la tête du mouvement, ce qui est très fort symboliquement pour l'ensemble de la communauté sorcière et psychologiquement déstabilisant pour Voldemort.

Enfin, c'est très formateur pour Harry. En tant que chef, il doit tenir compte de l'avis des autres et prendre en considération leur sécurité. Il a beaucoup de progrès à faire dans ce domaine."

Après un petit silence elle a ajouté :
"Et puis, il est tellement occupé qu'il n'a pas le temps de faire des bêtises." Elle m'a jeté un regard en coin. "Vous avez réussi à vous voir un peu ?
- C'est pas évident de trouver le temps, j'ai répondu en rougissant
- Il faudra le trouver ! Ton influence sur lui est excellente. Et il va très vite avoir besoin de... relâcher un peu la pression"

Je suis devenue carrément cramoisie.

"Oh... je ne voulais pas nécessairement dire ÇA, a ajouté précipitamment Hermione. C'est juste qu'il est tout le temps sollicité et qu'il doit passer son temps à surveiller ses actes et ses paroles. Avec toi, il peut se laisser aller...
- Mais ça va être encore moins évident avec la reprise des cours, soupirais-je. Vous passez les ASPICs à la fin de l'année en plus.
- Je vais voir ce que je peux faire pour le décharger un peu", m'a-t-elle répondu

De mon côté, il faut que je nous trouve un petit coin tranquille, hors de porté de Rusard si c'est possible, mais dans l'enceinte du château car il est hors de question de prendre des risques supplémentaires.
Allez Ginny !!!! REFLECHIS !!!


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Samedi, 10 janvier 1998 :

Nous avons passé toutes les matinées et soirées de la semaine à élaborer des tracts. Nous savons que nous aurons beaucoup moins de temps à partir de la semaine prochaine, alors nous avons mis le paquet. En plus, nous nous sommes attelés à nos devoirs de vacances sous la surveillance attentive des préfets.

Je n'ai jamais passé de vacances aussi épuisantes !


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Dimanche, 11 janvier 1998 :

Harry a voulu s'adresser à tous aujourd'hui et a obtenu de pouvoir occuper la Grande Salle de11h à 12h. Il nous a d'abord remercié du travail effectué et a exprimé à quel point il était fier de son école. Puis il a martelé :

"Je sais que beaucoup d'entre vous sont finalement déçus des objectifs limités du NAV. Composer des tracts et dire à ceux qui sont en première ligne de se battre peut sembler en effet lâche et hypocrite.

Mais vous vous trompez ! C'est avant tout une guerre psychologique que nous menons contre Voldemort. Lors de la Première Guerre, beaucoup de sorciers ont cédé à l'Impérium ou ont refusé de se battre de peur que leur famille soit prise pour cible. C'est pour cette raison que si peu de Mangemorts ont pu faire tant de mal à notre communauté.
Mais cela aurait pu être pire. C'est parce que des héros ont résisté que Voldemort n'était pas encore au pouvoir quand il a finalement été... mis hors état de nuire."
Des applaudissements ont éclaté mais il y mit fin d'un geste impérieux.

"On PEUT résister à l'Impérium. On PEUT résister au Doloris. On le peut si on a suffisamment de volonté et si on s'est suffisamment préparé à REFUSER. Je ne prétends pas qu'on survit ou qu'on s'en tire sans dommage. Mais on PEUT REFUSER DE SERVIR VOLDEMORT ET DE RENFORCER SES RANGS. Des héros l'ont fait et c'est grâce à eux que nous sommes encore libres aujourd'hui.

Oui mais nous, que pouvons nous faire à l'abri des murs de l'école , me demanderez-vous ?

Nous pouvons demander à nos parents de ne pas nous protéger par leur abstention mais au contraire de se battre, même si cela doit nous mettre en danger. Nous pouvons leur demander de ne pas perdre courage, leur dire que nous sommes prêts à tous les sacrifices pour ne pas vivre sous l'emprise de Voldemort. Nous pouvons nous entraîner à résister car il est peu probable que cette guerre soit terminée d'ici la fin de cette année scolaire et nous finirons bien par être, à notre tour, en première ligne.

C'est ce que nous POUVONS faire, c'est ce que nous VOULONS faire et c'est ce que nous ALLONS faire."

L'ovation qui a salué ce discours a fait trembler les murs. Tous les élèves, déchaînés, hurlaient, sautaient, applaudissaient. Tout le monde voulait parler à Harry, lui serrer la main mais les préfets l'ont entouré et lui ont permis de sortir par la porte se trouvant derrière la table des professeurs. Cela n'a pas mis fin à frénésie et Rusard a mis plus d'une demi-heure à nous faire sortir pour que les tables puissent être remises en place pour le déjeuner

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En m'installant à la table des Gryffondors, j'ai constaté qu'Harry n'était pas avec Ron et Hermione. En réponse à mon regard interrogateur, cette dernière a fait "Non" de la tête et a levé les yeux vers le plafond. Prétextant un mal de crâne, j'ai filé dans le Grand hall et me suis précipitée dans notre salle commune. Personne ! Je suis montée dans le dortoir d'Harry dont j'ai timidement poussé la porte. La pièce semblait vide, mais les rideaux d'un des lits étaient tirés.

Je les ai doucement écartés et ai trouvé Harry, allongé, sortant manifestement de la douche, simplement vêtu d'un tee-shirt et d'un caleçon. Il avait les yeux grands ouverts, mais n'a eu aucune réaction lorsque j'ai surgi à côté de lui. J'ai posé ma main sur son bras, il était glacé. J'ai pris l'édredon du lit voisin, l'ai étendu sur lui, me suis glissée dessous et l'ai serré dans mes bras.

Au bout d'un long moment, il a soufflé :
"Je ne comprends pas qu'on puisse aimer ça.
- Les discours, tu veux dire ?" Il a hoché la tête.
- Tu n'a pas trouvé exaltant de voir toutes ces personnes suspendues à tes lèvres ?
- Tu plaisantes ! J'ai eu l'impression d'être en face d'une bête monstrueuse cherchant à me dévorer !
- Tu as été très bon tu sais, tentai-je.
- C'est Hermione qui a écrit le discours.
- Je parlais de la façon dont tu l'as dit.
- J'espérais juste ne pas me vomir dessus avant d'avoir fini !"

Je ne pus me retenir de rire. Mon grand héros avait le trac !
"Je ne ferais plus jamais de discours ! C'est le premier et ce sera le dernier !"

Je soupirai. Je songeai un instant à argumenter, à lui faire valoir que ce n'était pas le premier et qu'il improvisait d'ailleurs très bien. Mais je jugeai que ce n'était peut-être pas le meilleur moment. Je me contentais donc de rester contre lui et de profiter de ce court moment d'intimité.

Soudain, nous entendîmes une porte claquer dans la salle commune et des pas précipités se firent bientôt entendre dans l'escalier menant aux dortoirs. Nous nous regardâmes paniqués à l'idée de nous faire surprendre dans son lit.

"Cape d'invisibilité" il a silencieusement articulé en bondissant vers son coffre, alors que je me relevais d'un bond.

Il l'a rapidement trouvée, m'en a recouverte. Il eut juste le temps de refermer ses courtines, pendant que je m'écartais le long du mur, avant qu'un Ron essoufflé ne fasse irruption dans la pièce. Il a regardé en direction du lit d'Harry, a jeté un regard intrigué à celui dont j'avais emprunté la courtepointe, puis a posé une part de gâteau et un sandwich sur une table, avant de ressortir.

Nous avons attendu que les pas s'éloignent. Harry s'est levé, a ouvert la porte, puis m'a fait signe que la voie était libre.
"Fais attention de ne heurter personne" m'a-t-il chuchoté.

J'ai répondu d'un petit rire nerveux. Heureusement, les élèves commençaient tout juste à revenir, et c'est sans trop de mal que je pus me glisser discrètement dans mon propre dortoir.

Hermione avait eu la prévenance de m'apporter quelques restes à moi aussi.


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Lundi, 12 janvier 1998 :

Nous sommes dans la Gazette. C'est Owen Cauldwell, de Poufsouffle, qui a envoyé un compte rendu de nos activités à son oncle qui y travaille. L'article publiait les objectifs du NAV et de larges extraits du discours d'Harry étaient cités. Bien sûr, ce dernier était présenté comme instigateur et chef du mouvement.

"C'est dégoûtant ! a fait remarquer Kat d'une voix sonore. Tout le monde semble oublier que c'est Ginny qui a tout commencé.
- On s'en fiche, j'ai marmonné en essayant de la faire taire. Si tout le monde a suivi, c'est parce que c'est Harry qui l'a présenté.
- Et puis l'important c'est que nous, on le sache. Nous sommes très fiers de notre petite Ginny", a renchérit Ron.

J'en suis restée comme deux ronds de flan, tandis qu'Hermione et Harry manifestaient leur approbation d'un hochement de tête convaincu.

J'y crois pas ! D'ici quelques années, Hermione aura transformé Ron en quelqu'un de tout à fait fréquentable.

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En Métamorphose, McGonagall a essayé de nous apprendre à transformer un objet inoffensif en arme :
"Même entre sorciers, il arrive que ce soient les blessures physiques ou les manœuvres psychologiques qui fassent la différence. Ainsi, blesser votre adversaire au bras avec une épée ou un poignard peut lui faire lâcher sa baguette. De même, faire apparaître un chien d'allure féroce derrière lui peut le déconcentrer."

En Potions, Rogue nous a enseigné le Polynectar. Sans être aussi direct que McGonagall, il nous indiqua que "cette potion permet de multiples usages... que je laisse à votre imagination le soin de deviner. Je n’ai pas à vous rappeler que le Ministère désapprouve son utilisation", conclut-il comme s'il nous mettait au défi de le dénoncer auprès des autorités compétentes.

Visiblement, le programme avait été revu avec une intention bien précise.


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Jeudi, 15 janvier 1998 :

Semaine folle : cours ardus, devoirs monstres, rédaction de tracts.

Je ne sais pas comment Harry va s'en tirer : malgré les efforts de Ron et Hermione, il est tout le temps dérangé. Ils vont me le rendre fou !!


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Dimanche, 18 janvier 1998 :

15h : Putain, je fais comment pour l'aider s'il ne peut pas s'échapper deux minutes !
MAIS FOUTEZ LUI LA PAIX !!!

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21 h : Ai finalement pu voir Harry un petit moment. Il a réussi à sortir une heure avant le dîner. Je l'ai suivi, accompagnée de Kat pour égarer les soupçons. Elle est partie à la bibliothèque pendant que je filais vers le 6ème étage de l'aile ouest. Harry m'attendait bien sous le portrait de Basil.
Mue par la force de l'habitude, j'ai passé la main sous le cadre pour vérifier si Nico n'avait rien déposé. Harry a été surpris par mon geste et, une fois entassés dans le petit réduit attenant, je lui ai raconté ma dernière conversation avec mon ami Serpentard.
"Oui ! a-t-il soupiré. Les Serpentards, quel casse tête."
Mince au lieu de l'en sortir, je le replongeais dans ses problèmes.
"Comment tu te sens ?" ai-je demandé.

Pas très bien apparemment. Pas tranquille cinq minutes, tellement de choses à régler qu'il n'en dormait plus la nuit, marre d'être redevenu "Harry Potter, le Survivant" sur lequel tout le monde se retourne et sur lequel la haine des Serpentards se cristallise.
"Et Malefoy, j'ai demandé.
- Quoi, Malefoy ?
- Il t'insulte toujours ?
- Non, tiens, c'est vrai ! Mais tant mieux ! Avec Nott et Zerbini , j'ai déjà suffisamment à faire comme cela !"

Je l'ai laissé parler, me contentant d'approuver et de le serrer contre moi.

Alors que la cloche précédant le repas retentissait, il prit soudain conscience que notre rendez-vous n'avait pas été très romantique et s'excusa. Je haussais les épaules, l'embrassai et nous n'eûmes d'autre choix que de nous hâter vers la Grande Salle.


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Jeudi, 22 janvier 1998 :

J'ai eu une conversation déprimante avec Hermione.
Les résultats du NAV sont décevants. Les parents ont tendance à répondre à leurs enfants de rester bien sagement derrière les murs de l'école, sans pour autant laisser entendre qu'ils ont le moins du monde l'intention de s'engager dans la lutte.

En plus, entre la déception, le stress causé par le travail scolaire et l'interdiction de sortir, l'atmosphère se dégrade vite. Tout le monde se dispute et se tourne vers Harry pour qu'il arbitre.

"J'ai honte, mais j'espère presque qu'il y aura bientôt un nouvel attentat pour remobiliser les troupes, m'a avoué Hermione. Tu as pu voir un peu Harry ? elle a fini par me demander.
- Un petit moment seulement dimanche. Si ça continue, il va craquer !
- Je sais bien"; elle a soupiré.

Cela ne m'a pas vraiment rassurée.


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Dimanche, 25 janvier 1998 :

Trois attentats la nuit dernière ! Une petite Serdaigle a perdu toute sa famille. Elle a été emmenée en état de choc à l'infirmerie.

Harry est monté sur sa chaise :
"Nous sommes en colère, a-t-il hurlé. Ni atterrés, ni attristés, ni apeurés ! EN COLERE !! NON A VOLDEMORT !!
- NON A VOLDEMORT" nous avons tous hurlé en nous levant d'un bond.

Evidemment les préfets ont rappliqué et une réunion d'urgence a été décidée l'après-midi même. Nous avons mangé rapidement et sommes sortis pour que la Grande Salle puisse être transformée en salle d'entraînement.

N'ai évidemment pas pu voir Harry. Il FAUT que je trouve une solution !


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Mercredi, 28 janvier 1998 :

Sommes lancés dans une nouvelle campagne de tracts. Atmosphère générale améliorée.

J'ai eu un éclair de génie. J'ai pensé à un endroit PAR-FAIT pour nous retrouver.
Reste à trouver le temps.


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Jeudi, 29 janvier 1998 :

J'ai convoqué Hermione pour une réunion au sommet. Après réflexion, j'ai demandé à Kat de venir avec moi.
Hermione a haussé les sourcils en voyant Kat.
"Elle sait", j'ai dit

Les sourcils d'Hermione se sont dangereusement rapprochés.
"J'ai pas fait exprès, j'ai expliqué d'un ton penaud. Mais quand j'ai reçu ce médaillon pour Noël, j'étais tellement contente que j'ai pas pu lui cacher. Mais je lui ai fait prêter un serment sorcier de ne rien révéler."

Hermione essaya de garder un air sévère, mais finit par craquer.
"Un médaillon, tu me le montres !"
Je sortis ma chaîne de ma robe et m'approchais pour qu'elle puisse l'admirer.
"Oh, comme c'est romantique !" souffla-t-elle en déchiffrant l'inscription.

Puis elle fronça derechef les sourcils
"Un talisman ! Ne me dis pas que tu crois à ces attrape-nigauds !
- De toute façon, nous n'avons pas besoin de magie pour renforcer nos sentiments, j'ai rétorqué dignement.
- Et toi, que lui avais-tu offert ? a demandé Kat
- Une gourmette du même style.
- Ooh, ont-elles fait simultanément la larme à l'œil.

- Ce n'est pas Ron qui serait aussi délicat, a soupiré Hermione avec regret
- Il s'améliore, j'ai remarqué. Il m'a presque fait un compliment l'autre jour !
- J'y travaille, a reconnu Hermione avec fierté. Je le trouvais un peu pénible en tant que frère.
- Pas qu'un peu, j'ai répliqué férocement
- Hum, bon. Si on en venait à au sujet de notre réunion."

J'exposai, surtout au bénéfice de Kat, qu'Harry était manifestement à bout de nerfs, et qu'il aurait besoin de se retrouver un peu tranquille, quelques heures par semaine.
"Tu veux dire tranquille avec toi, a lourdement fait remarquer cette incorrigible Kat
- Il a besoin de parler, ai-je répondu froidement
- C'est ça, elle a dit en jetant un clin d'œil à Hermione. Mais cela ne nous regarde pas, a-t-elle ajouté, sous mon regard furibond.
- Quelqu'un a une idée ?"

Oui, Hermione en avait une.
"Ce qu'il faut, c'est que Harry puisse quitter la salle commune avec une bonne excuse et avoir un alibi pour expliquer le temps écoulé avant qu'il ne réapparaisse. Je peux prétendre vouloir travailler avec lui dans un endroit isolé, en interdisant à quiconque de venir nous déranger.
- Mais s'il rattrape ses devoirs le lendemain, quelqu'un va bien finir par se douter de quelque chose ! j'ai objecté, lui rappelant la façon dont elle avait deviné que je voyais Harry en cachette.
- Je lui ferai ses devoirs", a-t-elle répondu, très vite et très rouge.

Kat et moi en restâmes bouche bée.
"Il est en avance dans certaines matières de toute façon, a-t-elle tenté de se justifier.
- Parfait, j'ai dit avant qu'elle ne change d'avis. Tu sais déjà où tu va prétendre l'emmener ?
- Je vais demander une classe à McGonagall. Un petit sort de discrétion devrait faire l'affaire pour décourager les acharnés.

- Et Ron, il ne va pas trouver ça bizarre que tu t'enfermes seule avec Harry. Il a pas l'habitude de travailler avec vous ? a demandé Kat avec bon sens.
- Je vais lui faire faire ses devoirs la veille. Il ne sera que trop content d'avoir un peu de temps libre."

Je me creusais la tête pour trouver une faille
"Cela me paraît parfait, ai-je fini par dire
- Pas tout à fait, car l'idéal serait qu'il te rejoigne en utilisant sa cape d'invisibilité. Mais cela ne va pas être facile de faire en sorte qu'il l'ait avec lui au bon moment. Il va falloir que je lui explique tout à l'avance. Or Ron est tout le temps, soit avec lui, soit avec moi. Et je préfère garder ton frère en dehors de tout cela."

J'étais entièrement d'accord avec elle ! Heureusement, la solution était simple.
"Pas de problème, j'ai dit avec un grand sourire. C'est moi qui ai sa cape. Fais-moi penser à te la donner ce soir".

Elles ont eu la délicatesse de ne pas me demander comment elle s'était trouvée en ma possession.
"Kat, tu pourras accompagner Ginny, en dehors de la salle commune ? Mais attendez quand même cinq bonnes minutes avant de partir.
- C'est d'accord a dit Kat. Au fait, où allez vous vous retrouver ? elle n'a pu s'empêcher de demander.
- Alors ça, c'est mon secret !"

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